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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 16 juillet 2025 15 min

Budget 2026 : "Depuis 8 ans avec Macron, la situation n'a cessé de se dégrader" (Charles de Courson)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous, la grande interview Europen C News. Bonjour Charles Decourson. Bonjour député Liot de la Marne, rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes l'un des grands spécialistes de la question budgétaire. Vous étiez hier après-midi présent dans la salle où le Premier ministre a dévoilé son plan d'économie.

Avez-vous assisté à un moment de vérité de la part de François Baï ou à une litanie de mesures qui n'ont aucune chance d'aboutir ? Alors le premier ministre le mérite de rappeler que la France ne peut pas continuer comme cela. Voilà.

Mais je voudrais quand même rappeler que le président de la République est au pouvoir depuis 8 ans et que l'État des finances publiques n'a cessé de se dégrader et que nous sommes dans une situation où il faut maintenant prendre des mesures importantes et urgentes. Donc c'est un mérite d'avoir un premier ministre. Vous me direz que d'autres François Fillon avait déclaré un jour je suis à la tête d'un état en faillite.

Voilà. Euh mais con est partagé depuis longtemps mais est-ce que François Baou fait preuve d'assez de courage dans ce que vous avez pu entendre ? Alors il il a développé un plan de 44 milliards d'économie.

Alors moi, j'ai consacré une partie de ma nuit à examiner cela analysé. Voilà. Et ce que je constate euh c'est que dans ces 44 milliards, il y a 14 milliards d'augmentation des prélèvement obligatoires.

Je vous donne quelques exemples. Premier exemple, la suppression de 2 jours euh de jours fériers de jours fériers. Alors, on a parlé du lundi de Pâqu et puis du 8 mai.

Euh la question c'est qu'est-ce qui se passe du côté des salariés ? Est-ce que il y a une modification de la rémunération ? dernière nouvell, la réponse est non.

C'est pas prévu. Non, la réponse est non. En revanche, si on vient de la proposil y a-t-il une contrepartie ?

Il devrait y avoir une contribution demandée aux entreprises. Alors alors si c'est une contribution euh aux entreprises, c'est-à-dire une cotisation patronale modèle euh de l'époque rafarin qui avait supprimé une journée et qui avait fait payer aux entreprises euh l'équivalent c'estàdire 03 points de cotisation salarié. Bon et dans les ce qu'a exposé le premier ministre, il y a 4 milliards d'eux.

Donc ça correspond à peu près à 06 points de cotisation patronale. Voilà. Sinon le différentiel, vous enrichissez les entreprises.

Si on travaille plus, ne l'a pas dit, il ne l'a pas dit. Voilà 4 4 milliards de bah parce que je suppose que ça va pas être très populaire. Voilà.

Deuxème exemple sur les prélèvements obligatoires, on nous dit on va supprimer les niches fiscales et sociales à hauteur de combien ? de 3 milliards 4, c'est bien une augmentation des problèmes obligatoires. 3è exemple sur les mesures d'équité fiscale.

Bien, il y en a pour 4 milliards 2 d'augmentation. Mais où voulez-vous en venir chez Et ben je veux dire que il ne faut pas dire que ces 44 milliards c'est massivement une réduction de la dépense publique. C'est pour grosso modo presque un/ers pour 14 milliards après mes décomtes une augmentation des prélèvements obligatoires.

Or le premier ministre l'avait dit il faut plus augmenter les prélèvements obligatoires. Là ce sont très clairement des hausses d'impôts demandé au français de cotisation demand 14 milliards. et il reste une trentaine de milliards d'économies sur la dépense.

Donc c'est 1/3 sur les recettes et 2/3 sur les dépenses. Et sur les dépenses, vous avez un certain nombre de choses qui méritent investigation. On nous a dit on va économiser 5 milliards d' sur les opérateurs.

Alors les opérateurs, c'est quoi ? Les fameuses agences de l'État. C'est des agences diverses et variées qui dépensent à peu près 70 milliards.

Alors, on aimerait savoir sur quoi on économise. Voilà. Et on a parlé des économies mais on n pas parlé des dépenses nouvelles.

Pourquoi la situation est aussi catastrophique ? Parce que vous avez des augmentations spontanées considérables. Vous avez le budget de la défense, 6 milliards et demi supplémentaires.

Vous avez les intérêts de la dette. Alors, on n' pas encore le chiffre mais ça doit être de l'ordre 7 8 milliards supplémentaires. On a la contribution à l'Union européenne 7 milliards de plus.

Vous savez pourquoi ? parce que on a été subventionné par l'Union européenne dans le cadre du plan de relance, mais maintenant il faut rembourser les dettes. C'est c'est pas plus compliqué que ça.

Vous voyez, rien que ces trois mesures, grosso modo, c'est 20 milliards de dépenses supplémentaires. Donc on voit bien que il faut prendre des mesures justes. Et est-ce qu'elles sont toutes justes ?

Alors là, grand débat. Vous estimez que François Baïou ne va pas assez loin dans les coupes du budget de l'État ? Ah, je pense que euh la priorité c'est de réduire la dépense publique, c'est pas de continuer à augmenter les prélèements obligatoires.

C'est c'est ça, je pense une première critique qu'on peut faire. Euh l'ordre de grandeur, si vous voulez, de de 44 milliards. Bon, c'est un ordre de grandeur de ce qu'il faudrait faire.

Il faudrait le faire sur la dépense et une dépense juste et puis prendre quelques mesures symboliques par exemple. Vous Charles Decourson, je crois que vous proposez, vous avez déposé une proposition de loi par exemple pour pour revoir les avantages accordés aux anciens présidents de la République, aux anciens premier ministres. C'est ça.

Absolument. Absolument. Je regrettez que le premier ministre.

C'est pas avec ça que vous allez redresser les finances publiques, mais il y a des mesures symboliques, hein, de dire tout le monde doit faire des efforts et en tête ceux qui ont les meilleurs revenus ou des situations si vous voulez qui choquent à juste raison l'opinion publique. Moi demander aussi aux parlementaires un petit effort, ça me paraît tout à fait normal, hein. On a été lu par le peuple.

C'est les impôts du peuple qui nous rémunèrent et ben qu'on fasse aussi un concrètement quel effort quel effort c'estàdire vous auriez aimé qu'il mettent quoi sur la table hier François Baïou ce qui le concerne un certain nom un certain nombre de mesures symboliques concernant les ministres la représentation nationale les anciens président les anciens premier ministres ce qui choque beaucoup beaucoup de gens prenez madame Crisson tout le monde a oublié depuis combien de temps elle n'est plus première ministre elle continue à à avoir un certain nombre de moyens qu'ils sont croyés par la République. Est-ce que ceci est raisonnable ? Moi, j'avais proposé qu'au bout de 10 ans euh ce type d'avantage voiture, chauffeur et cetera disparaissent.

Ça me paraît tout à fait réaliste d'ailleurs. C'est ce que préconisait un rapport d'ailleurs qui avait été demandé à un membre du Conseil d'État. Charles Decourson, la grande interview europeus.

Le premier ministre parle jour férier où encore antibiotique et vaccin nous consomm en France deux fois plus d'antibiotiques qu'en Allemagne et je ne crois pas que nous soyons en meilleure santé que les Allemands dit François Baou. En résumé, il veut responsabiliser les Français en les faisant davantage passer à la caisse. Il faut en passer par là.

Non mais il a raison sur ce point. Prenez les antibiotiques. Mais qui prescrit des antibiotiques ?

C'est pas c'est pas vous et moi qui peuvent aller acheter des antibiotiques. Il faut une ordonnance. Voilà.

Donc le problème c'est l'évolution du des prescriptions médicales. Il y a eu d'ailleurs des progrès. Prenez cette certaines formes de maladie, on prend des antibiotiques.

Alors c'était totalement inutile, voyez. Mais il y a il y a il y a d'autres exemples qu'on peut prendre en matière de dépenses de santé. On a parlé vaccination.

C'est vrai que si tout le monde était vacciné par exemple contre la grippe, on ferait des économies très importantes. Mais une fois que vous avez dit cela, soit vous dites "On rend obligatoire la vaccination, excusez-moi, comment vous rendez obligatoire une vaccination si les gens veulent pas se faire vacciner ?" On est quand même encore dans un pays libre, vous voyez ?

Alors là, là, j'ai pas bien compris. Mais Charles Courson, puisqu'on parle santé, économie, est-ce qu'il ne faut pas aussi d'une certaine manière responsabiliser les étrangers ? Il faut responsabiliser les Français, mais est-ce que euh ce n'est pas aussi le grand oublié de de ce grand oral de François Bairou ?

Pas une fois, pas une fois. Hier, le mot immigration n'a été prononcé. Le coût de l'immigration, ce n'est pas un problème en tout cas visiblement pour Est-ce que vous le regrettez ?

On a un un débat sur l'AME, hein, euh c'est-à-dire les médical d'État euh qui euh euh permet de soigner euh des personnes en situation régulière étrangères en situation régulières en France. Il faut bien voir que quel que soit le pays, on soigne ces personnes. Pourquoi ?

Parce que si vous les soignez pas, ça va déclencher des épidémies. Donc en terme de santé publique, c'est indispensable. Donc le François Baou cite l'exemple de l'Allemagne.

En Allemagne, il n'y a pas de médical. Le panier de soin est resserré. Le débat c'est le panier de soin.

Pas plus malade en Allemagne mais le problème c'est le panier de soin. Et et le panier de soin, il est pas législatif, il est réglementaire. C'est est-ce qu'il faut restreindre au-delà de ce qui existe actuellement le panier de soin ?

Ça, on peut en discuter, c'est tout à fait légitime. Mais ceux qui disent "On va faire une économie d'un milliard d'eux en supprimant l'AME, ça ne veut rien dire parce que dans les hôpitaux, si quelqu'un étranger se présente, il sera soigné parce que s'il a une maladie contagieuse et qui comp contamine une partie de nos concitoyens, on aura tout gagné. On aura fait aucune économie, on aura fait des dépenses supplémentaires.

Donc, il faut être raisonnable en toute chose. Vous voyez ? Donc le panier de soin, on veut supprimer le lundi de pack mais pas la ME.

Euh oui, mais ce n'est pas raisonnable de supprimer l'AME en terme de santé publique. Ceci coûterait plus cher que ce que ça rapporterait. Donc si vous voulez, c'est le genre de fausse économie, des économies que je qualifierai de démagogique.

Voilà. Alors que sur les 2 jours de suppression, le problème c'est que aux dernières nouvelles, il va y avoir une contribution qui va rapporter 4 milards d'eur voyez c'est-à-dire c'est ce qu'avait fait monsieur Rafarin quand il avait supprimé un jour euh férier et puis après les partenaires sociaux euh euh ont discuté branche par branche pour comment on augmentait de de 7 heures par an la durée du travail et en contrepartie il y a eu une cotisation dite de solidarité de 03 % sur les cotisations patronales. Charles Decourson, vous êtes bien sur C News et Europ.

Quelle position va adopter votre groupe Luyotte sur cette proposition de budget de François Baou ? On a entendu les représentants du Rassemblement national, ceux du Parti socialiste. Visiblement, on se dirige vers la censure.

Ce sera votre ligne de conduite également. Écoutez, euh nous devons discuter en fin de matinée, hein, euh avec l'ensemble de nos collègues, les connaissants, je voudrais pas anticiper sur la position euh de notre groupe, mais il m'étonnerait qu'il y ait beaucoup euh de nos collègues euh qui votent pour euh euh il y a un budget pour ce type de proposition. Alors, reste la censure.

Bah, vous savez, on est un groupe de gens libres. Voilà, il y aura peut-être un certain nombre de membres de notre groupe qui voteront la mention de censure. Mais à titre personnel, vous étiez euh euh démené face à Ellisabeth Borne en 2023, en 2025 face à François Baou.

Oui. Euh je n'ai pas voté la dernière fois la motion de censur entre Michel Barnier. Entre Michel Barnier contre Élisabeth B, vous l'avez fait et je je l'ai fait mais sur le problème d'une réforme totalement inadaptée.

D'ailleurs, la suite des opérations l'a montré que ce que nous avions développé dans notre groupe c'était la sagesse, hein. C'est-à-dire qu'il faut encourager nos concitoyens à travailler plus longtemps mais par des voix d'incitation et non pas en augmentant à titre personnel sur ce gouvernement de François Baou. Je pense que il est dangereux de rajouter du chaos au chaos.

Voilà. Et donc moi je en l'état actuel des choses, je ne voterai pas pour un tel budget. Enfin, il y a pas que la loi de finance, il la loi de financement sécurité sociale aussi.

De là voter la motion de censure, nous en discuterons d'un autre groupe. Est-ce que c'est parce que vous êtes un un ancien compagnon de route de François Baot ? Non.

Qui a l'UDF jusqu'en 2007 ? Non. Non. puisque vous savez que j'ai rompuquement avec François Baï en 2007 sur sa position au second tour des élections présidentielles où il avait fait près de 20 % des voix et Nicolas Sarkozi avait fait une trentaine à eux deux ils avaient fait 50 %.

Il était évident qu'il fallait s'allier. Nicolas Sarkozi n'attendait que cela. Moi, il me l'a dit.

Voilà, il l'a refusé. hélasme, enfin ne refaisons pas l'histoire mais c'est pas parce que j'ai rompu qu'on ne continue pas à avoir de temps en temps des discussions. Et justement parmi ces discussions, est-ce que vous abordez les éventuelles ambitions de de François Bairrou, triple candidat à la présidentielle ?

Euh non. Non, mais j'ai une petite idée. Je pense qu'il n'a jamais renoncé.

Vous le voyez et vous l'imaginez ce Ah, je pense que tout est possible. Vous savez, vu la situation politique française, tout peut arriver. Euh Charles Decourson, j'aimerais vous faire réagir parce que dans ce contexte et c'est un peu passé inaperçu, on parle beaucoup de ces chiffres, de ce bilan d'Emmanuel Macron.

Euh est-ce que ce bilan c'est aussi celui de Bruno Lemè ? Oui, moi je surnommais Bruno Lebert monsieur 1000 milliards puisque quand il est arrivé la dette publique était 2300 milliards quand il nous a quitté 3300 milliards. Je vous pose la question parce qu'il y a quelques jours, on a appris que Bruno Lemire était euh décoré nommé au titre d'officier de la Légion d'honneur dans la dans le pour le 14 juillet.

Euh comment vous avez perçu cette nomination ? C'est bienvenu dans ce moment-là. Vous savez euh quel que soi les critiques que j'ai pu adresser à Bruno Lemire qui a trouvé que parfois j'étais même très dur à son endroit, il a quand même consacré une partie de sa vie au service de notre pays, même si je conteste la façon dont il l'a fait, mais ça c'est un débat.

Donc euh euh qu'il ait la légende d'honneur, vous savez, comme tous les anciens députés euh au bout d'un certain nombre d'années, donc c'est normal, mais ça ne paraît pas anormal. Merci beaucoup Charles Decourson d'avoir accepté notre invitation. C'était la grande interview europin, c'est news.