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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 11 octobre 2025 22 min

Sébastien Lecornu reconduit : "C'est une tentative de dissolution ou de censure du peuple"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Europe 1 Europe 1 Europe 11h 13h Elliot de Val et vous c'est votre rendez-vous du weekend Elliot de Val et vous 11h 13h en direct sur Europe 1 chers auditeur à vous la parole une parole libre une parole plurielle pour commenter l'actualité et nous allons passer 2 heures à décrypter cette actualité politique majeure puisque Sébastien le cornueu vous le savez a été reconduit hier par le président de la République Sébastien Lecornu qui est attendu pour son premier déplacement dans un commissariat de laérose en fin de matinée. Sébastien Lecnu est donc reconduit. Mais pour combien de temps censure hors notre censure ?

Telle est la question et c'était une question qu'on se posait déjà avant même qu'il soit reconduit. Tout ce cirque qu'en pensez-vous ? Prenez votre téléphone et réagissez en direct sur Europe pour m'accompagner ce samedi matin, Estelle Lafond est avec nous.

Ch Estelle, bonjour. été reconduite pour être avec nous ce weekend. Maélène Trémolet est avec nous, journaliste politique européen.

Bonjour. Bonjour. Bonjour.

Quel bazar Hélène, vous allez tout nous expliquer parce qu'on y comprend rien. Enfin si, on comprend une chose plusieurs jours qu'on comprend si il y a une chose qu'on comprend qui est très simple à comprendre, c'est qu'ils préfèrent leur siège à leurs idées, qu'il préfèrent leur précarés au courage politique, retourner face aux Français, être responsable d'un bilan, disons-le, qui est un peu lourd. Et donc qu'est-ce qu'on fait ?

On se réunit en petit comité pour tenter de se maintenir ou moins de gagner du temps. Oui, gagner du temps. Oui, c'est vrai.

Gagner du temps parce que en fait vous le mur est une pensée pour euh pour euh Jean-Pierre El Cabache, le mur il est devant eux, ils vont le prendre, ils vont le prendre. Ce qui est faux, c'est qu'il se rend pas compte est avec nous. Qu'il se rendent pas compte, je suis d'accord, c'est pour gagner du temps, mais enfin si c'est pour gagner 15 jours, il aurait mieux valu tomber dans l'honneur, aller face au suffrage des Français. avaient une petite chance, je pense au LR par exemple, de faire un score pas trop mauvais, de prendre une partie des voies du bloc central.

Euh là, je pense que ils sont totalement, il sombre avec le Titanic Macron. Il y en a un qui a la gueule de bois et pourtant euh il ne prend pas une goutte d'alcool. Bien sûr, toujours avec modération, c'est George Fenc ancien député votre famille politique, que se passe-t-il ?

Vous avez pas une très haute idée de mes anciens collègues, hein. Non mais franchement George, qu'est-ce qui se passe chez les républicains ? Vous pouvez pas envoyer un petit texto pour dire "Écoutez, il y a un patron, il y a un patron qui décide et puis il y a les lieutenants qui bah exécutent".

C'est comme ça que ça se passe dans été élevé comme ça. La culture du chef, la culture du chef, ça n'existe plus. En tous les cas, il y en a un qui est il y a le chef de l'État qui sait alors lui c'est très intéressant, on en parlera dans cette émission, mais le chef de l'État c'est vraiment il veut pousser tout le monde dans sa chute.

H c'est incroyable. C'est la politique de la terre brûlée. Il veut que ces dauphins arrivent pour la ligne de départ en 2027 avec mais vraiment un désaveux complet des Français.

Il veut personne après lui. C'est le narcissisme absolu de Alan qui a dit ça. Alors Alan Min il est bien gentil, il se réveille aujourd'hui.

C'est lui qui l'a façonné Emmanuel Macron. Donc oui, c'est un peu la créature de Frankenstein d'une certaine manière. Ne parlez pas de Frankenstein alors qu'il y a le Covid en ce moment.

Je parlais pas du du variant, mais c'est exactement ça. Le le le docteur Frankenchon crée une créature qui lui échappe. Je crois que Emmanuel Macron a échappé à ses créateur.

Quel cirque ? Vous l'avez bien compris depuis hier. Donc Sébastien Lecnu qui a été reconduit.

Ce qui est intéressant et paradoxal, là aussi, on pourra en parler dans cette émission, c'est que cette semaine le seul qui a gagné des points aux yeux des Français, c'est Sébastien Lecornu parce que c'est un homme que les Français ne connaissaient pas. Ils ont découvert une personnalité politique plutôt calme, sereine, humble, posée, clair lorsqu'il prend la parole. Mais Sébastien Lecnue reste comptable évidemment du bilan chaotique d'Emmanuel Macron.

On parlera aussi de la gauche avec le Parti socialiste, compromis ou compromission. Mais d'abord, parlons du Rassemblement national. On est en direct avec le député Guillaume Bigot.

Bonjour monsieur le député. Bonjour de Val. Bonjour à vos auditeurs.

Euh, ravi de vous retrouver pour Elliot de Val et vous en direct sur Europe 1. Ce matin, quel est le sentiment du député Rassemblement national que vous êtes ? Comment vous définissez ce qui est en train de se passer sous nos yeux, sous les yeux des Français ?

Il y a un côté, on se frotte les yeux, c'est-à-dire que ça fait déjà quelques années qu'on s'enfonce dans quelque chose de tout à fait baroque. Ça peut ressembler au Gorapfie, ça peut ressembler savez à Grosand et ça ferait presque rire si on avait pas envie de pleurer. Et en fait, on a quand même envie de pleurer en tant que français et en tant qu'élu bien sûr.

Pourquoi ? Parce que tout ça se fait sur une toile de fond qui est quand même inquiétante, angoissante. Les taux d'intérêt, uniquement les taux d'intérêt pour financer la dette l'année prochaine, ce sera le premier poste de dépense de l'État. on va dépenser plus d'argent pour emprunter sur les marchés qu'on ne va en dépenser pour le ministère de la dépense par exemple.

Vous imaginez ça ? Donc dans ce contexte-là, ça donne envie de rire mais aussi de pleurer parce qu'en fait en fait il y a ces taux d'intérêt. Et l'autre raison, c'est que c'est une humiliation.

En fait, ce qu'on est en train de voir, c'est une tentative de dissolution ou de censure du peuple, de la majorité populaire. En fait, on nous a fait le coup du barrage républicain, mais le barrage républicain, il est tout de suite et maintenant. Ils font barrage à la République.

Si la République a un sens, c'est tout de même de respecter le suffrage universel et de respecter la voix du peuple français. Vous saz, c'est l'article 2 de la Constitution, j'en suis pas plus long que ça, qui dit tout. C'est la clé de voûte, c'est la souveraineté appartient au peuple qu'il exerce par le référendum et par ses représentants.

Le référendum depuis 2005, on en a plus pour cause puisqu'on a mis le résultat à la poubelle. Et là, il y a une majorité de de la population qui ne veut pas cette politique et il l'applique tout de même. C'est pas possible.

Ce matin, on parlait de pleut, le gouvernement des pleutres parce qu'ils ont la trouille justement de revenir face au aux Français et finalement de de lancer cette campagne législative anticipée. Les Français souhaitent une dissolution, ils souhaitent même la démission d'Emmanuel Macron. Je suis pas sûr que ça soit la bonne idée de de la démission d'Emmanuel Macron parce que c'est une nouvelle fois les institutions qui seraient fragilisées et la seule chose qui nous reste c'est la 5e République.

Vous pensez monsieur le député que ça peut durer combien de temps cette ce gouvernement le Cornu 2 qu'on ne connaît toujours pas en sachant que le premier a duré 12h ? Écoutez, ils sont tellement surprenants, c'est difficile. Je je je reprendrai volontiers votre excellente expression de plotocratie.

J'y ajouterai quand même une petite nuance ou deux nuances si vous permettez et autres, c'est-à-dire un, ça me paraît être aussi de la plotocratie populophobe en quelque sorte hein, c'est-à-dire vraiment j'insiste sur l'idée qu'ils sont opposés à ce que pense le peuple et derrière la peur du du souffrage universel, la peur de perdre leur place de côté allez 5 minutes monsieur le bourreau, on veut encore profiter des places et on veut encore cuire comme disait le général de Gaulle, cuire notre petite cuisine sur notre petit feu. Il y a un autre argument qui est peut-être plus difficile à comprendre, c'est que ces gens-là, un peu comme à la fin de l'ancien régime, ils ont des idéaux, ils ont des totem, ils ont des tabous, ils ont des idées qui s'appellent de plus en plus d'Union européenne, de plus en plus d'immigration, de plus en plus de pouvoir des juges, de plus en plus d'agences gouvernementales incontrôlables et cetera. Ils ont ces idées et ils y croient sincèrement.

Donc, ils n'ont pas que peur du peuple. Ils sont attachés à des idéaux et à des idées qui ne sont pas en en qui ne sont plus en accord avec ce que veut la majorité du peuple. Donc, on a un problème de légitimité forte et on a une classe dirigeante qui est déconnectée en fait et qui de bonne fois dit "Non, non, on ne peut pas changer le logiciel, il faut surtout pas changer le logiciel." Et c'est évidemment un énorme problème.

C'est un énorme problème. Puis vous avez raison, il y a ce spectacle lamentable du radeau de la méduse. Et comme sur le tableau du radeau de la méduse, ils finissent par s'entretuer et se cannibaliser, se dévorer les uns des autres à l'intérieur de LR entre LR, le PS, le bloc central.

Bloc central d'ailleurs qui n'a il a deux problèmes dans le bloc central, c'est que c'est pas un bloc et que c'est pas central non plus. Mais passons. Donc combien de temps ça peut durer ?

Ah bah écoutez, à mon avis très peu de temps et le et et plus la plaisanterie sera prendra fin rapidement et on se portera. Il y a deux issues hein et c'est pas moi qui le dit, c'est la Constitution qui le dit. Il y a la dissolution prononcée par le président de la République, c'est à sa main et il y a sa démission.

Sa démission ne serait pas du tout comparable à la destitution. D'abord, la destitution est impossible parce que le Sénat ne la voudra pas et puis parce que la destruction est un act d'une violence extrême qui abîmerait la fonction du président de la République. La démission en revanche est à sa main.

Mais est-ce que vous pensez sincèrement qu'Emmanuel Macron qui s'est maintenu contre VMaré, qui s'est qui est prêt maintenant à manger ce chapeau de sa soi-disant euh la réforme de la mère de toutes les réformes, hein, le grand Manuel Macron, la réforme de retraite, il est prêt à manger son chapeau pour encore rester 5 minutes de plus. Est-ce que vous pensez réellement qu'il va démissionner ? J'aimerais bien mais je ne crois pas.

Une dernière question, monsieur le député, j'imagine que vous êtes en circonscription, que vous êtes au plus près des des Français. Ils vous disent quoi ce matin ? Écoutez, ils ont un sentiment, ils ont un sentiment de dégoût et je veux leur passer et profiter de votre antenne pour leur passer deux messages.

Le premier message, c'est que il y a, si vous voulez un parti qui s'est tenu à l'écart de toutes les compromissions parce qu'il n'a jamais voté pour Emmanuel Macron, parce qu'il n'a jamais adhéré à ce fameux totem, à ces fameux tabou et à ce logiciel qui nous a amené dans le mur depuis 30 ans, 40 ans. C'est le Rassemblement national. Et moi-même, j'ai été très réticent à l'égard du ration national et plus que réticent à l'égard du Front National.

C'était c'était quasiment mon ennemi idéologique au Front National. Et donc je veux leur dire que le rassemblement national est aujourd'hui, comme l'a très justement souligné Paul Mar sur votre enigne hier euh et ça m'a fait vraiment très plaisir. J'ai ce sentiment que Marine Le Pen Jordan Bardella et la formation que j'ai rejoint a cette volonté de rassembler les Français queles que soient leurs origines. d'ailleurs, pas seulement à droite, mais bien évidemment bien sûr les gens de droite et que l'aspiration majoritaire, c'est-à-dire rétablir le régalien, rétablir l'autorité de l'État, stopper les prix migratoires mais aussi ne pas en l'air tout notre système de protection sociale, mais par contre faire vraiment des économies pour de bon, ce programme là, il il conviendrait à une majorité de français.

Mais il y a eu une telle propagande, il y a une telle mauvaise foi consistant à dire Marine Le Pen, c'est Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen, c'est l'extrême droite et cetera, relayé par toute la case dirigeante, relayé par le Conseil d'État, relié par le Conseil constitutionnel puis qu' a un moment il y a des gens qui de bonne foi y croient. Je veux m'adresser à eux, notamment aux électeurs d'orig d'origine, notamment aux électeurs qui ont toujours été plus ou moins qui ont été à gauche et on encore un cœur à gauche. Tous ces gens-là, je vais leur dire attendez, non seulement n'ayez pas peur, mais surtout c'est un programme qui est le vieux programme de Clémenceau, de général de Gaulle et cetera.

C'est-à-dire l'État en France, la liberté dans l'économie, l'État en France et l'ordre. C'est ce que veulent les Français et c'est ce que à toutes les crises et à toutes les étapes de notre histoire, on finit par rétablir. Donc rejoignez-nous, on a besoin de toutes les bonnes volontés.

Et bien écoutez, merci beaucoup monsieur le député d'avoir réagi en direct sur Europe he pour Elliot de Val et vous si vous souhaitez réagir vous aussi en direct et on sera dans un instant avec Hamid 01 8020 39. On vous donne toutes les dernières informations avec Maeline Trémolet dans un instant du journal journaliste politique à à Europe 1 et puis on continue évidemment d'en parler tout au long de ces 2h 11h 13h pour décrypter décoder tout comprendre de ce grand flou politique après la reconduction de Sébastien le cornu 11h15 sur europein et lieu de Valévous jusqu'à 13h avec cette édition spéciale Sébastien Lecornu renommé une seconde fois à Matignan pendant 2h On continu en parler dans un instant. Pardon à tout de suite.

Et on était en direct avec le député Rassemblement national Guillaume Bigot qui parlait de démocratique, d'humiliation pour les Français qui rejoignait donc la déclaration de Jordan Bardella hier en parlant du gouvernement Lecorn 2, nommé par un Emmanuel Macron plus que jamais isolé et déconnecté à l'Élysée. Il parle d'une mauvaise plaisanterie. La priorité ce matin, c'est de donner évidemment la parole aux auditeurs 01 80 20 39 21.

On salue Hamid qui est en direct avec nous. Cheramide, bonjour. Ravi de vous retrouver.

Oui, bonjour monsieur. Bonjour monsieur. Voilà.

Bon ben moi ce que j'ai à dire, bon bien sûr je suis l'actualité comme beaucoup mais là je crois que monsieur Macron, monsieur le président de la République n'a plus aucune carte à jouer. Il a plus aucune carte à jouer. C'est pour ça qu'il a repris monsieur le cornu.

Mais le gros problème, bon moi j'entends plein de gens qui me disent ouais Macron c'est le pire des présidents qu'on a depuis ces dernières années. Mais attendez, il y a c'est pas lui le responsable du chaos. Le cha il a commencé il y a un peu plus de 40 ans, en 1981.

Et malheureusement tous les dirigeants qu'on a eu après même quand la droite est revenue avec monsieur Chirac et Sarkozi, bah il y a des choses qui n'ont pas été faites qui aurait dû être faite. Et ben on paye tout ça aujourd'hui malheureusement. Malheureusement, on paye les factures en en même temps.

Vous dites il a pas de carte à jouer, visiblement, il en a une. C'est-à-dire que euh la carte Sébastien Lecnu, il imagine, il espère qu'elle puisse durer un peu plus que le premier gouvernement qui n'aura duré que 12h. Et certains pourraient dire à juste titre d'ailleurs, pardonnez-moi, Sébastien Lecnu et ben c'est peut-être la dernière chance avant d'avoir bah ce qui pour certains auditeurs vous avez une France qui est à droite, on imaginait un gouvernement à gauche.

Vous préférez avoir Sébastien Lecornu ou Olivier Fort à Matignon ? Euh, je vous le dis tout de suite, monsieur le Cornu. Bon ben voilà, la question qui va se poser, c'est de savoir comment il va pouvoir composer son gouvernement.

Hamid, est-ce que vous considérez qu'aujourd'hui les les responsables politiques ont peur de vous, ont peur des Français, ont peur de retourner aux urnes, est-ce que vous seriez favorables par exemple Amid à des des élections législatives anticipées ? Euh oui, pourquoi pas ? Pourquoi pas ?

Et surtout ce qui se passe, on sait très bien que s'il y a des des élections législatives anticipées comme le montrent les actuels sondages, on sait très bien que le RN risque risque de remporter une bonne partie des députés et tout et qui risque là ce coup-ci la dette majoritaire. Et je pense que c'est ça qui fait peur aux actuels dirigeants. C'est ça qui fait peur aux actuels dirigeants.

Moi je vais vous dire ce qui fait peur aux actuels dirigeants, c'est de pas récupérer, du moins aux actuels députés, c'est de repartir en campagne et de se retrouver face à des Français qui vous disent "Vous nous avez pas écouté. On vous parle sécurité, vous nous parlez taxe Guxsman, on vous parle immigration, vous nous dites extrême droite. Maintenant vous allez payer en quelque sorte votre inaction et on va penser à quelqu'un d'autre.

Moi, j'ai toujours toute ma vie voté à gauche ou moi toute ma vie, j'ai voté à droite. Bah aujourd'hui, je vais voter pour le candidat du Rassemblement national et ce sera peut-être la première fois. Et ils ont cette trouille.

C'est le trouille auomè qui est à zéro, cher ami. C'est ça qui est tout à fait surprenant. Tout à fait.

C'est ça qu'ils ont peur. Et moi, moi je vais même vous dire une autre chose. C'est mon idée propre, hein.

Je je sais pas qu c'est pour ça c'est la parole libre. Vous avez le droit d'avoir votre idée. Alors alors voilà, moi mon idée propre, je vous le dis tout de suite, moi je je ne je n'ai pas les capacités intellectuelles de tous les gens que vous avez sur votre plateau, mais moi à mon avis c'est ce qui je pense que monsieur Macron, ce qu'il fait le plus peur, s'il y a une élection présidentielle prochaine qui aura en 2027 voir anticipé, ce qui pour moi, monsieur Macron, ce qui lui fait plus peur, c'est pas vraiment que le RN soit soit majoritaire hein.

Il a plus peur je pense de la France insoumise que du RN. Et moi je ne vous dis même pas si la France insoumise arrive à l'éiser là je ne vous dis même pas le là c'est même plus le chaos là c'est pire qu'un naufrage hein. Et ben écoutez merci beaucoup cher Hamid et on va prendre évidemment des dizaines d'auditeurs durant toute cette émission.

Maaline Trémodet, vous êtes journaliste au service politique d'Europe 1 à 11h23, quelles sont les informations principales de la matinée qu'on doit dévoiler aux auditeurs pour y voir un tout petit peu plus clair ? La première, c'est que le nouveau Premier ministre est à l'Ailos ce matin à 11h30 donc dans la circonscription de Vincent Jambrin, député LR, pour un déplacement sur la sécurité et donc il se rend dans un commissariat. La deuxième information, c'est que depuis 11h a commencé un bureau national des Républicains.

Un bureau national où les lignes de fracture devraient s'exprimer puisqu'on sait que les républicains sont divisés sur la conduite à tenir. Pour résumer, on a Bruno Retaillot et les sénateurs qui sont contre une participation au gouvernement et on a de l'autre côté les députés qui sont pour un soutien et une participation au gouvernement avec une idée éviter à tout prix une censure et une dissolution. Et la troisème information, ben c'est pas vraiment une information, c'est qu'on n'est pas sûr pour le moment, il n'y a aucun écho euh sur la nomination d'un gouvernement aujourd'hui.

Sébastien Lecnu aurait pu commencer à nommer dès aujourd'hui un gouvernement et à ce stade, on est presque à la mi-journée et on n' pas d'information sur une nouvelle équipe gouvernementale. Vous restez avec nous bien évidemment et avec vous cher Maill Hélène, on va essayer de de décortiquer les toutes dernières informations. Luc Gras, politologue est avec nous dans le studio.

Alexandre Desvec du Figaro et George Fenc. Je me tourne vers vous cher George. Quel bazar.

Je vais rester poli puisqu'il est 11h24 et l'ARCOM GU j'aurais pu dire mais je ne le dirait pas. Quel bordel chez les républicains. Oui mais d'abord c'est le bordel le niveau.

Pardon reprendre ce mot euh c'est c'est c'est le chaos disons depuis depuis depuis un an depuis la dissolution. On a quand même c'est le 4e gouvernement. En un an c'est le 4e gouvernement.

Donc en fait notre constitution elle ne fonctionne que s'il y a une majorité présidentielle, on n'y en a pas. Ou alors une cohabitation avec une majorité parlementaire, il y en a pas non plus. Donc ça ne peut pas fonctionner.

Et Sébastien Lecornu, malgré toutes les qualités de diplomatie, de dialogue, gagne des points cette semaine gagne des points à titre personnel, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Il va se retrouver dans la même situation que Barnier Bairou et son premier gouvernement. Il n'aura pas la majorité, voyez-vous.

Donc on voit pas comment il pourrait tenir au-delà de quelques semaines. Quo quand je dis c'est le seul qui gagne des points, c'est en terme acroniste hein, bien évidemment. Mais quand on voit euh euh le cafouillage chez les Républicains incapables d'avoir une ligne claire, euh ils perdent bien évidemment des points.

Quand on voit Gabriel Atal qui vous explique qu'il ne comprend pas le président de la République et que le jeudi matin, il vous explique qu'il faut pas nommer un proche euh du président pour avoir le vendredi soir Sébastien Lucu, il perd des points. Eddor Philippe qui appelle à une démission du président, il perd des points. Le Parti socialiste qui va à l'Élysée, il perd des points bien sûr.

Donc tout le monde perd des points sauf le RN sauf bien répondre à vot question sur sur les LR hein vous m' posé une question bien sûr c'est qui le patron chez les LR il y a un patron c'est monsieur Rota qui vous plaz il a été élu he ah oui mais enfin il a deux patrons que le nom puisque visiblement il est contre intégrer ce gouvernement et il y a plusieurs lignes c'est ce que nous disait just sortir du bureau politique sortira rien de ce bureau mais moi mon inquiétude c'est qu'il soutiennent ce gouvernement parce que ils apparaîtront au niveau des électeurs quoi qu'il arrive comme ceux qui qui ont essayé de sauver la Macronie. Voyez-vous, le fait de dire "Nous sommes des responsables, nous sommes un peu un parti du gouvernement ne suffira pas cette fois-ci." Ah mais en revanche, il pourrait très bien dire la seule ligne qu'il pourrait avoir, la seule ligne de défense, c'est de dire "Attendez, certes, c'est un grand bazar, mais vous voulez quoi ?" Madame Tondelier qui était hier à l'Élysée, qui était il y a Sainte Soline il y a 2 ans, vous c'est ça que vous voulez ?

Bah d'accord. Bah on sort, on quitte ce gouvernement nous les républicains et vous aurez madame Tondelier à l'intérieur. C'est ça que vous voulez.

Mais mais ce chantage, je crois qu'il faut expliquer aux auditeurs que c'est c'est un faux chantage puisqueen réalité ça a été dit. C'est il y a pas de majorité, il y en aura pas plus pour madame Tondelier. Donc je pense que les les les gens ne sont pas dupes de cela.

Et là effectivement, ils avaient le les moyens de sortir en sauvant l'honneur et et ils vont euh tomber parce que effectivement le gouvernement tombera dans le dans dans le déshonneur. Euh d'autant plus que quand même les les républicains nous avaient présenté la réforme des retraites comme la mère de toutes les batailles et la la et qu'elle n'était pas suffisamment euh courageuse cette et puis c'était la raison de ne pas s'allier euh euh au Rassemblement national. Et là, il s' pardonnez-moi, c'est la réalité au socialistes pour pour découdre enfin pour suspendre et sans doute abroger au final la réforme des retrait bah elle est assez claire chez les députés mais parce que Alexandre V a raison mais il y avait déjà en 2023 des députés LR qui étaient contre cette réforme qui s'y était opposée et hier il le redisit sur les boucles et cetera les députés n'ont aucun problème avec une éventuelle suspension de la réforme des retraites dans les semaines qui viennent.

Pourquoi ils ont aucun problème ? Parce qu'ils ont un vrai problème, c'est la dissolution. C'est le retour aux urnes.

Bon, dans une politique malade, on a des docteur et on a Luc Gras qui est politologue. Doc, que se passe-t-il aujourd'hui ? Est-ce que vous pouvez nous expliquer ?

Par exemple, Jordan Bardella dit "Ce qui se passe actuellement, c'est une honte démocratique. C'est une humiliation pour les Français." C'est grave, docteur, ou pas ?

Oui, c'est grave parce que derrière il y a des dangers qui sont en train de se profiler. La 5e République, elle repose comme l'a très bien dit George sur le fait majoritaire. Eux, on les voit les adversaires de la 5e République qui sont en train de fourbir leurs armes.

On les voit, ils sont en train de remettre en cause même l'esprit de la 5e République en disant "C'est la pagaille ce matin. Monsieur Con Bendit a dit con Bendit hein mais 68 la remise en cause du général de Gaulle et de la 5e République et ce matin con Bendit a dit faut tout refaire. il est bien gentil excusez-moi il balanc des pavés vous l'avez dit en est un peu responsable aussi de ce qui nous arrive aujourd'hui interdit interdit d'interdire c'est monsieur con bendit donc qui donne des leçons ailleurs les français élection présidentielle les amis on est en retard on est en retard on est pressé on n'est pas perdu on essaie d'y voir plus clair on est en pleine forme mais c'est pas parce que les docteurs sont incompréhensibles ils sont trop longs le docteur l'est passe derrière En AM la 5 République, elle est démocratique dès lors qu'elle permet aux citoyens de trancher et si on la remet en cause alors la démocratie recule.

Et on continue d'en parler dans un instant dans la Liot de Valez-vous jusqu'à 13h. Édition spéciale politique. [Musique]

Sébastien Lecornu reconduit : "C'est une tentative de dissolution ou de censure du peuple" — Sébastien Lecornu · Pourquijevote