L'interview politique intégrale de la ministre Pannier-Runacher sur RMC
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceRéponse directe
Nos factures d'électricité vont augmenter de 10% la semaine prochaine, après 15% en février. Qu'est-ce que vous répondez aux critiques qui vous accusent d'avoir menti sur le plafonnement à 15% ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Combien de réacteurs nucléaires sont encore à l'arrêt aujourd'hui ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il n'est pas risqué de s'engager dans de nouveaux EPR 2 après les retards à Flamanville et en Chine ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Où va-t-on trouver l'argent pour financer les nouveaux réacteurs nucléaires ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Faut-il mettre fin aux chaudières à gaz et interdire leur vente dès 2026 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Agnès Pannier-RunacherFait
« la France paye son électricité beaucoup moins cher que l'Allemagne que la Belgique que l'Italie »
- 3:00Agnès Pannier-RunacherFait
« nous sommes massivement exportateur d'électricité »
- 4:20Agnès Pannier-RunacherFait
« les Finlandais étaient très enthousiastes de ce réacteur qui leur a permis de passer l'hiver beaucoup plus confortablement »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] Sébastien CREPS vous êtes bien sur RMC sur RMC Story il est 7h39 l'invité du jour l'invité du jour c'est la ministre de la transition énergétique Agnès panorina chez bonjour bonjour Sébastien nos factures d'électricité vont donc augmenter de 10% la semaine prochaine le premier août après 15 % en février se fait donc 25 sur l'année 31% depuis 2021 colère des associations de consommateurs qui parlent de coups de poignard au coeur de l'été les critiques dans l'opposition qui vous accusent d'avoir menti parce qu'on avait tous compris que la hausse serait plafonnée grâce au bouclier énergétique à 15% sur l'année 2023 qu'est-ce que vous leur répondez ce matin je leur réponds que la hausse est plafonnée c'est-à-dire que si nous n'avions pas eu le bouclier énergétique et si nous ne l'avions pas prolongé l'année prochaine la hausse elle aurait été de 100% et nous avons été absolument transparent sur ce sujet là et je vraiment je comprends à quel point la hausse de l'énergie des produits alimentaires sont une préoccupation des Français dire aussi je fais mes courses comme tout le monde je reçois ma facture et nous sommes évidemment très attentifs et c'est pour ça que nous continuons à protéger les Français nous sommes le pays aujourd'hui qui ou l'électricité est parmi la plus basse en terme de prix en Europe précisément parce que nous avons mis en place un bouclier énergétique précisément parce qu'il se poursuit en 2023 et qu'il se poursuivira poursuivra en 2024 c'est eau c'est les proportionnée l'engagement a été pris que ce enfin la précision a été donnée le second va s'éteindre en 2024 ça veut dire que ces prix vont continuer d'augmenter pas nécessairement parce que comme vous avez pu le constater les prix sur les marchés de gros donc pas ceux que nous payons nous en tant que ménage parce que nous sommes protégés par le bouclier énergétique mis en place par le gouvernement mais le prix notamment que paye les entreprises les grandes entreprises qui elles ne sont pas protégées par un bouclier énergétique mais par d'autres dispositifs ces prix ont beaucoup augmenté l'année dernière ils sont en train de rebaisser et tout l'enjeu et tout notre travail consiste à retrouver un niveau de prix correct plus normal qui sera celui que Peron les Français à horizon 2025 budgétaire sur les déficits de l'État c'est ça qui l'emporte aujourd'hui dans la décision c'est la fin du quoiqu'il en coûte c'est ça qui l'emporte dans les décisions de faire disparaître ce bouclier je veux rappeler une chose la creux dans ces calculs indiquez que c'était une augmentation de 75% qu'il aurait fallu effectuer pour être au niveau des prix du marché au 1er août le gouvernement a décidé de faire une augmentation de 10%. c'est ça la réalité la France paye son électricité beaucoup moins cher que l'Allemagne que la Belgique que l'italiement soutenu les Français sur le prix de l'électricité que non seulement nous l'avons fait mais nous continuons à le faire toute la fin d'année et toute l'année prochaine où en est notre production d'électricité aujourd'hui on se souvient on a beaucoup parlé l'hiver dernier de tous ces réacteurs nucléaires qui étaient à l'arrêt pour des travaux de maintenance combien sont toujours à l'arrêt aujourd'hui alors aujourd'hui ce qu'il faut surtout retenir c'est que nous sommes massivement exportateur d'électricité c'est plus facile évidemment de le faire l'été puisque nous avons une consommation qui est moindre et nous exportons massivement vers la Suisse vers l'Allemagne vers d'autres pays et pour l'hiver prochain nous avons plus de réacteurs qui seront connectés au réseau nous ne sommes pas encore revenus à une situation normale situation normale c'est celle que nous avions en 2019 nous sommes revenus grosso modo à une situation qui correspond à l'année 2021 où il y avait des tensions sur le réseau électrique mais pas du tout dans les mêmes proportions que l'année dernière ça veut dire que le risque de coupure dont on a parlé l'hiver dernier avec des alertes ecowatts etc ce risque n'aura pas disparu l'hiver prochain il sera toujours là ça veut dire que si nous continuons à baisser notre consommation d'énergie comme nous l'avons fait tout l'hiver dernier mais comme nous continuons à le faire parce que moi je veux remercier les Français et toutes les grandes entreprises toutes les administrations toutes les collectivités locales qui ont fait cet effort de baisse de la consommation d'électricité et de gaz nous sommes aujourd'hui encore au premier semestre dans une situation nous avons baissé notre consommation d'énergie de plus de 10% c'est énorme et donc ce n'est pas seulement la crainte du passage de l'hiver qui nous motive effectivement c'est évidemment faire un geste pour la planète et puis c'est être soucieux de bien dépenser son argent et de diminuer le poids de la facture et bien si nous continuons ces efforts nous devrions passer l'hiver dans de bonnes conditions mais il faut surtout pas baisser la garde parce que nous n'avons pas encore retrouvé le productible nucléaire que nous avons connu que nous avions entre 2015 et 2020 donc il faut continuer à travailler alors il y a les réacteurs actuels en maintenance et puis il y a les futurs réacteurs dans la construction va être lancée les EPR 2 on connaît les sites qui ont été retenus il y en aura deux à panli en Seine-Maritime 2 à Gravelines dans le nord de au budget dans l'Ain est-ce qu'il n'est pas risqué de s'engager dans ces nouveaux EPS sachant ce qui se passe à Flamanville avec ses 12 ans de retard sachant ce qui se passe en Chine avec un réacteur européen qui est à l'arrêt depuis six mois à cause de là aussi de problèmes de corrosion est-ce que ces réacteurs sont prêts à être de nouveau construit et être opérationnel il faut peut-être mentionner aussi les réacteurs qui fonctionnent celui de la Finlande par exemple qui tourne à plein régime et je peux vous dire que les finlandais étaient très enthousiastes de ce réacteur qui leur a permis de passer l'hiver beaucoup plus confortablement parce qu'ils avaient une production très importante pilotable et avec un coût compétitif au moment où les marchés de l'électricité étaient en train de s'envoler donc la réalité c'est qu'effectivement nous avons besoin de réacteurs pourquoi parce que mon combat c'est la sécurité d'approvisionnement des Français c'est l'indépendance énergétique de notre pays et que cette indépendance énergétique elle se construit avec les réacteurs nucléaires elle se construit aussi avec les énergies renouvelables je n'ose pas l'un à l'autre et vous savez que l'année dernière jamais la France n'a connecté autant de capacités de production de renouvelables mais les réacteurs nucléaires se sont des capacités de production qui fonctionnent quand on veut qui ne sont pas dépendantes de la météo ce sont des capacité de production qui permettent de produire une énergie abondante bon marché et en utilisant finalement assez peu de terrain fonciers et c'est pour ça que nous faisons cette relance du nucléaire il faut avoir en tête que avec le travail que nous faisons sur les réacteurs actuels pour augmenter notre production nous allons pouvoir augmenter massivement notre production d'électricité dans les 7 ans qui viennent donc le nucléaire c'est ici et maintenant lorsque j'étais à budget hier les perspectives d'augmentation de de la production électrique de budget sont des très importantes l'enjeu c'est 30% d'augmentation ça sera autant que ce qu'on fera en renouvelable et avec les réacteurs futurs ça nous permettra de préparer une chose importante c'est que nos réacteurs à un moment vont arriver en fin de vie il faudra les remplacer alors ce sont des investissements qui sont colossaux le patron d'EDF à chiffrer à 25 milliards d'euros par an les besoins en financement pour toute la filière nucléaire à la fois l'entretien des centrales actuels et la construction des nouvelles où est-ce qu'on va trouver l'argent et est-ce qu'on va puiser dans l'épargne des français puisque cette piste a été évoquée notamment par Bruno Le Maire qui a parlé de mettre à contribution le livre et as une piste qui est sur la table alors attention un investissement dans ce type d'installation c'est un retour c'est un retour sur investissement si par exemple on devait mobiliser la ressource de livret A les Français bénéficieraient de paiement de taux d'intérêt régulier au rythme de livret A donc nous investissons dans l'avenir il faut savoir que nous investissons en France un petit peu moins de 10 milliards d'euros chaque année sur les énergies renouvelables nous investissons également sur les réseaux les réseaux ils vont devoir être adaptés au réchauffement climatique ils vont devoir être renforcés puisqu'à chaque fois que vous mettez une installation d'énergie renouvelable il faut la connecter au réseau donc ça fait une installation en plus à réaliser et dans cet ensemble d'investissements les nouveaux réacteurs nucléaires c'est de l'ordre de 3 milliards d'euros par an à comparer à des investissements réseaux de 10 milliards d'euros par an ou le réinvestissement c'est pas seulement l'État qui va s'embêter les Français qui choisiront de savoir où ils veulent mettre leur épargne ce sera une faculté qui pourra leur être ouverte mais moi j'entends autour de moi beaucoup de gens qui sont qui soutiennent le nucléaire qui veulent redévelopper le nucléaire et qui effectivement si le nucléaire leur permet de lier l'utile à savoir sécuriser notre approvisionnement à l'agréable à savoir voir leur épargne fructifier c'est le nouveau livret alors on a parlé du livret A mais il y a aussi ce livret qui a été créé par la loi industrielle qui a été votée la semaine dernière plan épargne à venir climat donc plan épargné à venir climat si on met de l'argent dessus ça financera les nouvelles centrales nucléaires si on met l'argent dessus ça permet de financer tout ce qui nous appelons l'in souris verte c'est à dire toutes les installations les usines qui emploient des gens sur notre territoire et qui permettent et bien de d'assurer la transition énergétique et écologique de notre pays c'est la fabrication de batterie électrique c'est la fabrication d'éoliennes c'est la fabrication de composants pour les usines nucléaires tout ça est essentiel aujourd'hui si nous voulons effectivement à la fois encore une fois assurer l'indépendance énergétique de notre pays moi je les prix se sont envolés parce que nous étions dépendants de pays comme la Russie parce que nous étions dépendants de pays comme les États-Unis comme le Moyen-Orient pour livrer de l'énergie en France cette situation il faut progressivement y mettre un terme et puis c'est aussi encore une fois un enjeu climatique et notamment l'énergie nucléaire est une des énergies qui permet d'émettre le moins de gaz carbonique donc de limiter le réchauffement climatique il y a aussi le gaz est-ce que dans cette transition écologique qui nous attend il faut mettre fin aux chaudières à gaz est-ce qu'il faut arrêter de se chauffer au gaz la première ministre avait parlé d'une date 2026 pour interdire la vente de chaudière y compris dans les logements anciens c'est la perspective qui se dessine aujourd'hui je pense qu'il y a une confusion ce qui est interdit qui a vocation à être mise en oeuvre c'est l'interdiction de la pose de chaudière gaz dans des constructions nouvelles c'est à dire que au moment où on veut effectivement décarboner le bâtiment il faut éviter d'utiliser des énergies fossiles dans de nouvelles installations directement à la à la conclusion vous avez des dates de rentrée en vigueur qui sont progressives pour les logements individuels et pour les logements collectifs donc ces dates sont en train de d'être mis en vigueur on pourra toujours la changer si on a une chaudière à gaz nous avons lancé une consultation pour effectivement poser la question à la fois la filière mais également aux associations représent les les consommateurs et cette consultation elle est ouverte très largement jusqu'au 28 juillet pour poser la question de comment peut-on accompagner progressivement la diminution d'utilisation du gaz dans les bâtiments pourquoi parce que c'est la première cause c'est la première source d'émissions de gaz à effet de serre et que si on veut sérieusement travailler sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre si on veut sérieusement lutter contre le dérèglement climatique il faut prendre sujet par sujet regarder comment on accompagne la diminution de l'utilisation des énergies fossiles en particulier le gaz et le pétrole on l'a fait pour le fioul s'agissant du gaz il y a différentes solutions on va développer du bioga c'est à dire du gaz dont la la facture en termes d'émission de CO2 et beaucoup plus faible que le gaz fossile on va également s'appuyer sur des chaudières qui sont hybrides c'est à dire qui utilisent et de l'électricité et du gaz l'électricité l'essentiel de l'année le gaz quand il y a des pointes de froid ce sont des systèmes qui existent qui en plus sont fabriqués en France on peut s'appuyer sur la géothermie donc il y a des solutions et notre sujet c'est comment on accompagne les enfin tous ceux qui soient sont logés donc les ménages pour progressivement sortir du gaz mais également les grands bâtiments tertiaires les grands bâtiments publics pour sortir progressivement du gaz merci rien n'est fait à ce stade mais nous y travaillons merci d'être venu ce matin sur RMC Agnès panier runacheministre de la transition énergétique très bonne journée à vous cette heure-ci [Musique]
Agnès Pannier-Runacher