Polynésie française : Moetai Brotherson, président
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour monsieur le président. Vous nous entendez ? Je vous entends très bien.
Merci. Merci d'être présent à cette audition. Nous pouvons commencer.
Monsieur le président, ça y est, j'ai pris mon premier café donc je suis j'ai visage humain. Merci. Donc mes chers collègues, la 4e audition de ce jour sera consacrée à l'audition par visoconférence de monsieur Mai Broson, président de la policie française.
Monsieur le président, je remercie d'avoir accepté votre notre invitation à vous exprimer devant notre commission d'enquête. Je sais que vous êtes régulièrement sollicité par différentes structures du Sénat. Je rappelle que notre commission d'enquête a été constituée à la demande du groupe communiste républicain citoyens écologiste et canakis.
Nos auditions ont débuté en février dernier. Madame Eveline Corbzo en est la rapporteur. Nous cherchons à comprendre la persistance voir l'accroissement des inégalités dans les territoires ultramarins, notamment en matière de développement économique, d'emploi, de partage de la richesse, d'éducation et de santé.
Nous souhaitons en saisir les causes profondes à la fois entre les territoires ultramarins et la France hexagonale, mais aussi au sein des sociétés ultramarines. Notre objectif est également d'évaluer avec vous l'efficacité de l'action publique alors que l'impression générale est celle d'un essoufflement des politiques publiques, voire d'une mise en échec. Dans le cadre de nos travaux, nous avons souhaité recueillir votre analyse sur la situation de la Polynésie.
Votre regard est précieux étant donné le contexte très spécifique de la prénalice française de son statut de collectivité régie par l'article 74 de la Constitution. En guise d'entrée matière, partagez-vous ce sentiment d'une stagnation voire d'un recul de la convergence ou bien la Polynésie est-elle une trajectoire plus vertueuse ? Un contrat de développement et de transformation de la Polynésie française a été signé le 14 avril 2021 afin d'accompagner cette trajectoire de convergence.
Quel regard portez-vous aujourd'hui sur ce dispositif ? Nous souhaiterions également vous entendre sur la question des mécanismes de solidarité nationale et de péréquation. Contrairement au départements et régions d'outre mer, les collectivités régies par la l'article 74 de la Constitution ne sont pas pleinement intégré aux mécanismes nationaux de péréquation.
Cette situation constitue-t-elle une limite ? Plus largement, nous serions intéressés par votre analyse des relations entre l'État et la Polynésie française dans l'élaboration des politiques publiques. Le statut d'autonomie prévu par l'article 74 permet-il, selon vous une véritable construction des politiques publiques ?
Enfin, pensez-vous que la large autonomie de la Polynésie permet la mise en œuvre de politiques publiques mieux adaptées et de nature à réduire les inégalités vis-à-vis de l'hexagone ? d'une part, mais aussi au sein de la société polynisienne. D'autre part, les indicateurs disponibles montrent les écarts de revenus et de patrimoine très importants dans les collectivités du Pacifique.
Je vous rappelle par ailleurs qu'un questionnaire indicatif vous a été transmis en amont afin de mieux cerner nos premières interrogations pour lequel des réponses écrites sont adues d'ici le 22 mai. Alors avant de vous céder la parole, je vous rappelle également que cette audition est diffusée en direct sur le site du Sénat. Un faux témoignage devant notre commission d'enquête serait passible des peines prévues aux articles 334-13, 334-14 et 334-15 du code pénal.
Monsieur Proterson, je vous invite maintenant à prêter serment, à dire toute la vérité, rien que la vérité, en levant la main droite et en disant je le jure. Je le jure. Je vous remercie, monsieur le président.
Si vous le voulez bien, monsieur le président, vous pourriez faire une brève présentation liminaire de 5 à 10 minutes après laquelle je céderai la parole à madame la rapporteur puis à messieurs les commissaires. Je vous remercie, nous vous écoutons. C'est moi qui vous remercie de me donner l'occasion donc de m'exprimer sur ce sujet.
Euh d'abord rappeler un peu ce que ce qu'est la Polynésie, c'est 280000 habitants un peu au trou euh dispersé sur une surface grande comme l'Europe. Je je ne répéterai jamais assez. D'est en ouest, c'est un Roumanie Portugal.
Du nord au sud, c'est un Stockholm Sicile. Donc vous voyez, ça vous donne une idée de de ce qu'est la la Polynésie. Ensuite, du fait de cette géographie particulière, du fait de son histoire contemporaine, je dirais depuis les années 60, euh la Polynésie aujourd'hui, c'est en en terme si on veut parler d'inégalité euh et si on veut parler d'inégalité systémique, on est effectivement confronté à à un double enjeu, un enjeu interne Euh donc avec ces ces ces dimensions, cette distribution la population qui sont un vrai challenge et puis donc une dimension plus internationale donc entre la Polynésie et le reste du monde compris l'hexagone.
Ce sont les deux niveaux de réflexion sur lesquels il faut se pencher quand on veut parler d'inégalité systémique. On a en la matière, je pense ici un indicateur que les politique se comment direux à à fournir dans les différents rapports qui sont produits chaque année. C'est celui du coefficient de génie.
Euh je crois que la dernière estimation a été produite par la cour des comptes euh et qu'elle plaçait cet indice de gie à 04, ce qui est mauvais euh et ce qui effectivement traduit une concentration des richesses euh qu'on retrouve dans d'autres collectivités d'autres mè et et à la fois la la résultante de l'histoire et d'une forme de concentration. oligopolistique euh des richesses qui s'est faite à la fois euh structurellement et conjoncturellement. Aujourd'hui, les inégalités, elles se situent à plusieurs niveaux.
Elle se situe au niveau de du coût de la vie puisque ce coût de la vie euh n'est pas le même euh sur Traiti qui est l'île principal qui, rappelons-le, concentre 70 % de la population aujourd'hui et les archipels éloignés. Je mets un peu entre parenthèses ou du moins je mets de côté l'archipel dont je suis natif, celui des îles soulevants qui après euh est certainement le plus dynamique économiquement et où le différentiel à la fois de coût de la vie, de revenus et d'activité est peut-être le plus faible avec l'île principale de TTI. Donc ces inégalités, elles sont d'ordre géographique hein puisque les archipels éloignés ont on ont ont ont moins de développement économique, on moins d'infrastructure, on moins de services publics euh qui fait simplement la distance.
Euh ensuite, il y a des inégalités d'accès à l'emploi euh qui sont très liés euh toutes les études qui ont été faites sur le sujet qui sont très liées au niveau d'études euh ici comme ailleurs, plus on a fait d'études et plus on est proche de l'emploi. et avec un un taux de décrochage scolaire qui est ce qu' l' depuis des années. On observe donc qu'on a aujourd'hui une population d'environ 52000 personnes qui sont éloigné de l'emploi dont selon nos estimations quand on on précise un peu le hallot euh de ce non emploi à peu près 21 21000 personnes pardon qu'on peut espérer remettre sur le chemin de l'employabilité.
Euh il y a également des inégalités d'accès euh je dirais au logement. Euh aujourd'hui, nous avons peu près nous avons réduit ce chiffre depuis notre arrivée euh mais nous avons encore il me semble-t-il, je voudrais pas dire de bêtises et on corrigera évidemment les chiffres dans les réponses écrites euh qu'on vous fournira, mais il me semble qu'on a à peu près 4500 ou pas 4800 demandeurs de logements sociaux. Alors, quand on parle, il faut il faut je précise la terminologie puisque ce qui est qualifié de logement social dans l'hexagone euh correspond plus au logement intermédiaire chez nous.
Et ce que nous appelons logement social, c'est vraiment le trait social. Ce sont des personnes où le foyer touche moins que le SMIC. Euh donc c'est une population, voilà, qui est qui est en en grande précarité financière.
Donc à peu près 4800 demandeurs soit en soit en habitat groupé, soit en habitat individuel. Euh nous avons pour essayer de satisfaire ses besoins un seul bailleur social qui est l'office polynien de l'habitat. Nous avons également depuis à peu près une dizaine d'années une forte augmentation des des prix de l'immobilier, que ce soit pour du foncier nu ou pour du foncier bâti euh qui augmente cette distance des Polynésiens au logement que ce soit en locatif du fait en partie du développement très fort de des meublés touristiques ces dernières années.
Donc ce ce volant de logement qui est aujourd'hui placé en location saisonnière n'est plus accessible pour faire du logement à l'année et également du fait de l'augmentation des des prix du mètre carré tout simplement qui fait qu'à capacité financière égale et bien on narrive plus à financer par des prêts bancaires puisque les banques sont font une gestion du risque très strict on narrive plus à financer son habitation et on on on arrive à des situations où aujourd'hui j'ai même des membres de la fonction publique du pays euh qui ça demeure bien heureusement une exception très très rare mais de savoir que j'ai des fonctionnaires qui dorment dans leur voiture parce que leur seul logement est à l'autre bout de l'île et qu'ils ne peuvent pas se permettre de faire 2h30 de route le matin et 2h30 de route le soir. et bien ils préfèrent dormir dans leur voiture en semaine et ne rentrer chez eux que le weekend. Donc voilà, égalité inégalité d'accès au logement euh au foncier également.
Alors, ça c'est un peu plus complexe puisque ça vient introduire euh je dirais un un série de dysfonctionnement lié à l'introduction du code civil euh en en Polynésie à l'époque coloniale euh et qui a finalement généré toute une strate de de problème qui fait qu'aujourd'hui soit des personnes soit des Polynésiens sont en situation de spoliation foncière. privé de de leur propriété. Alors, ce n'est pas la majorité loin sans faut et mais le le problème le problème principal c'est celui de l'indivision qui écarte un un nombre certain de Polynésiens euh d'un accès au foncier puisque le ce foncier n'est pas partagé euh très souvent sur 4 c générations.
Euh ce qui rend donc difficile l'installation des gens sur un foncier donné. Euh, il y a également quand on parle d'inégalité, donc tout ce qui est question de connectivité, connectivité maritime, connectivité euh aérienne, connectivité numérique. Euh sur ces secteurs-là, je pense que localement, on a fait beaucoup de progrès depuis 10 ans. la couverture internet et téléphonique et même si évidemment les gens ne sont jamais pleinement satisfaits, on peut considérer que 80 95 % de la population est couverte, ce qui n'est pas un mince exploit vu le la géographie de la Polynésie avec donc des câbles sous-marins qui nous permettent de de fournir du haut débit dans dans pas mal d'île euh pour le reste des îles sur lesquelles on n' pas de câble sous-marin qui arrive, toujours sur les technologies satellitaires à orbite haute euh et nous commençons à introduire les constellations de satellites avant de basse, même si les Polynésiens n'ont pas attendu la réglementation et nombre d'entre eux sont déjà équipés dans les archipels les plus éloignés d'antenne Starling.
Euh mais cette connectivité numérique, elle est très importante puisqu'elle euh elle est une base essentielle pour je dirais une euh un exercice le plus équitable possible de du service public. quand quand on parle de téléenseignement, quand on parle de télémédecine, quand on parle d'administration, et bien si on n pas de connectivité numérique, c'est très très dur à accomplir dans les archipels les plus éloignés. Voilà, voilà ce que je peux dire en en propeliminaire et peut-être rappeler malgré tout que alors moi je suis président du pays depuis 3 ans euh et donc nous avons des indicateurs économiques depuis que nous sommes là qui sont constant de progression.
Euh à notre arrivée, il y avait à peu près 68000 emplois salariés déclarés à la caisse de prévoyance sociale qui est notre organisme de de protection sociale. Euh aujourd'hui, nous sommes nous avons dépassé les 76000. Donc il y a une bonne progression de l'emploi qui est liée à euh plusieurs facteurs dans la réforme des aides à l'emploi, des mécanismes d'aide à l'emploi que nous avons entreprise dès notre arrivée.
Euh il y a une augmentation constante du tourisme où chaque année depuis donc 2023 nous battons le record de l'année précédente. Nous avons accueilli en fin d'année 2025 un peu plus de 281000 touristes, ce qui est un record historique. Euh nous avons également donc une croissance qui est positive euh avec un PIB qui pour la première fois de l'histoire de la Polynésie va dépasser les 700 milliards.
Il était historiquement entre 600 et 660 milliards. Et donc cette année, nous devrions dépasser les 700 milliards de PIB. Donc des indicateurs économiques qui sont qui sont bons, qui ne suffisent pas à masquer des problèmes structurels autour de la chè de la vie.
échapper de la vie qui est lié à la situation euh géographique, à l'insularité, la double insularité qui est la nôtre et à notre dépendance encore trop forte aux importations euh que ce soit pour l'alimentaire ou pour l'énergie puisque nous notre mix énergétique est encore beaucoup trop dépendant des énergies fossiles. Voilà ce que je peux dire en introduction. Merci pour ces propos liminaires, monsieur le président qui nous ont éclairé et je vais maintenant laisser la parole à madame la rapporteur.
Merci monsieur. Merci madame la présidente. Merci monsieur le président pour votre pour vos propos introductifs.
Vous avez effectivement abordé les grandes thématiques, les grands enjeux qui nous qui nous occupent sur cette commission d'enquête. Évidemment, vous avez pointé le problème de la vie chère euh et ça n'est pas le seul sujet sur les pour qui pose soucis dans les dans les outresem. Euh vous avez euh noté euh les inégalités avec euh des des doubles le double enjeu sur les inégalités internes, mais aussi les inégalités au niveau international. finalement vous globaliser l'hexagone et le reste du monde.
Moi, j'aurais voulu revenir sur la question euh de la connectivité puisque vous avez commencé par pointer la spécificité, la singularité de la Polynésie française du fait de sa géographie euh de cette superficie importante de ce territoire. d'exception. Euh vous avez parlé de des progrès en terme de connectivité au niveau numérique avec le câble sous-marin et d'autres technologies qui viennent en appui et qui permettent justement de de connecter entre les différentes îles.
Je voulais savoir euh s'il existait puisque vous avez évoqué aussi les chiffres enfin les les phénomènes de précarité important euh quand nous avons auditionné la défenseur des droits euh elle nous a parlé du tarif social internet qui existe mais qui n'était pas développé en outre mer qui n'était pas mise en œuvre en outreem. Je voulais savoir si alors je sais bien la les différences statutaires entre les départements et régions d'outremè et les territoires d'outremè mais je voulais savoir s'il existait euh en Polynésie française par exemple des dispositifs tels que le tarif social internet qui viennent aider soutenir les plus précaires euh pour justement leur permettre de d'accès céder au monde du numérique et et vous l'avez lié vous directement aux services publics qui sont aujourd'hui en grande partie digitalisé. C'est le ma première question et j'aurais aimé avoir d'autres éléments peut-être un peu plus sur la question de la santé puisque nous avons pointé comme élément en amorce de cette commission d'enquête des des indicateurs en santé avec des fortes prévalences sur le diabète, sur les maladies cardio-vasculaires, sur les cancers.
Euh je voulais savoir si euh vous aviez aussi des indicateurs spécifiques comme cela et quelles étaient les politiques euh publiques en matière de santé, de prise en charge mais aussi de prévention que vous déployez euh spécifiquement sur le territoire et quels étaient les résultats, l'analyse que vous en faisiez, les résultats que vous aviez obtenu et quels étaient les besoins surtout, c'est le sens aussi de notre commission d'enquête. Quels sont les besoins que vous identifiez et que vous voudriez voir repris dans le cadre des préconisations de que nous allons émettre à la fin de notre rapport ? Merci.
Merci à vous. Merci pour votre question. D'abord sur le l'aspect numérique, nous n'avons pas de de tarif social pour le numérique.
En revanche, le je dirais que le jeu de la concurrence a fait, on a aujourd'hui trois opérateurs que ce soit en téléphonie mobile ou en fourniture d'accès internet. Donc c'est ce qui nous différencie par exemple de la Nouvelle-Calédonie. Euh il y a chez nous donc une concurrence euh intense entre ces opérateurs et il ils ont ils proposent tous des tarifs euh avec des abonnements minimal minimum pardon euh qui qui sont accessibles à la plupart des particuliers y compris le le public social avec des des offres en prépayées qui sont qui sont relativement abordables.
En revanche pour les entreprises et notamment les TPE, euh nous avons au travers d'un service qui dépend de ma qui est sous ma tutelle puisque je suis en charge du numérique, euh un service qui s'appelle la DG, la direction générale de l'économie numérique. Nous avons un certain nombre de systèmes d'aide aide à la connexion numérique, donc où on fait une prise en charge des des abonnements internet pour un temps donné. Euh à la création de CTPE, on nous avons également un aide à la connexion internet euh pardon la connexion la CI l'aide à la connexion internet, c'est la prise en charge lors des abonnements.
Nous avons la CN qui est l'aide à la création numérique euh pour les CTPE qui voudraient mettre en place leur site internet. Euh nous avons également dans le secteur de l'audiovisuel d'autres aides. Donc les je dirais que au niveau du numérique, les aides sont plus concentrés sur les TPE puisque nous voulons développer ce secteur du numérique.
Pour le grand public, les le jeu de la concurrence fait qu'aujourd'hui les polyniens ne se plaignent pas trop des tarifs finalement de de l'internet qui si on si on les comparé à l'alimentaire, c'est le seul secteur où depuis 20 ans les plis baissent chaque année et les capacités augmentent chaque année également. Euh sur la santé. Alors, c'est un c'est un vrai sujet.
C'est un sujet de préoccupation euh pour plusieurs raisons, vous l'avez dit, prévalence de certaines euh pathologies, une obésité générale euh qui va croissante, qui d'ailleurs touche un public de plus en plus jeune euh qui est lié finalement au changement de mode de vie, hein, des Polynésiens où auparemment, il fallait aller pêcher ce qu'on mangeait et aujourd'hui et bien on se contente d'aller l'acheter en magasin dans des grandes surfaces et puis on est bombardé de publicité pour des produits trop sucrés, trop salé, trop gras. Euh donc c'est c'est une vraie préoccupation puisque euh autour de ce de ce mal manger, autour de ce trop manger euh et bien viennent se greffer des pathologies cardio-vasculaires euh qui sont euh qui sont très préoccupantes. Nous voyons une une augmentation de nos dépenses en assurance maladie qui sont qui qui donnent le tournu.
Si on ne fait rien, on va se retrouver d'ici 6 7 ans avec 70 % du budget du pays consacré à l'assurance maladie. C'est juste pas connable. Euh donc ça ça joue c'est c'est une combinaison de facteurs qui est assez inquiétant.
Donc cette population euh en surpoids euh qui pose d'ailleurs des parfois des problèmes logistiques. Euh quand nous renouvelons les équipements euh du centre hospitalier de Polynésie française, nous sommes de plus en plus obligés de prendre par exemple des ligues ou des brancas euh qui sont faits pour des personnes de jusqu'à 200 kg. Euh ce n'est pas le même tarif, c'est pas c'est pas la même formation des personnels puisqu'on ne manipule pas un mal à l'aide de 150 kg comme on manipule un alade de 80 kg.
Euh tout ça est est préoccupant. Euh sur les cancers, nous avons donc mis en place l'Institut du cancer en Polynésie. Euh il va pouvoir enfin tenir un registre des cancers qui n'existait pas.
Euh vous le savez, cette problématique des cancers en polynésie, elle a une une teinte particulière puisque un certain nombre de maladies radio-induites euh reconnu par le dispositif de la loi Morin euh donc sont sources de de de cancer. un certain nombre de des cancers qui existent en Polynie sont donc liés à aux conséquences des essais nucléaires. Euh je je ne dis pas que tous les cancers évidemment sont liés à aux essais nucléaires, mais un nombre certain de cancers est lié aux essais nucléaires.
Il y a d'ailleurs une excellente proposition de loi qui devrait passer dans votre haute assemblée ce mois-ci à ce sujet. puisqu'il y a il y a une problématique au niveau de la caisse de prévoyance sociale, c'est tous les frais qui ont été supporté par la collectivité elle-même pour soigner ces malades depuis le début des essais nucléaires. Ce sont des frais qui euh ne sont pas anodins et dont on demande depuis toujours le le remboursement par l'État puisque c'est bien l'État qui a choisi de de faire les essais nucléaires chez nous.
Euh une autre problématique qui est euh liée au cancer, c'est euh le coût croissant des molécules onéreuse et c'est un sujet sur lequel puisque la solidarité nationale euh ne doit pas rester un 20 mots, nous demandons depuis notre arrivée que cette solidarité nationale puisse s'exprimer. Je je je vais je vais préciser le fond de ma pensée. Les molécules onéreuses il y a 3 ans, ça représentait euh à peu près euh un peu moins de 700 millions, ce qui est déjà al je parle en Franc Pacifique bien entendu, euh un peu moins de 700 millions de francs pacifiques dans dans le budget du CHPF.
Aujourd'hui, on a dépassé je crois les 2 milliards. Euh c'est une charge donc importante sur notre système de santé et notre système de protection sociale. Et c'est une charge à laquelle l'État ne contribue pas du tout, contrairement au reste de de la République, puisque dans le code de la santé nationale, euh ces molécules onéreuses doivent pouvoir bénéficier d'une contribution de l'État, ce n'est pas le cas en Polynésie française.
Donc nous avons demandé à ce que ce soit inclus dans dans notre convention santé. Euh l'État a refusé, nous le déplorons, nous le comprenons pas. Euh ça a été malgré tout euh sur notre insistance inclus dans le préambule de cette convention comme une porte ouverte à des des avenants éventuels.
Mais bon, ça c'est qui vivra verra. Je dirais ça c'est le premier élément sur lequel euh nous estimons que la solidarité nationale est défaillante. Le deuxième élément, c'est celui des évacuations sanitaires d'urgence.
Euh je vous rappeler la géographie très particulière unique même de la Polynésie. Et bien quand nous avons quelqu'un que nous devons aller chercher en urgence à RAPA, pour nous ça relève de la sécurité civile. Je ne parle pas des des évacuations sanitaires programmées.
Je ne parle pas des gens qui ont des traitements pour des pathologies chroniques. Donc on sait que tous les 3 mois ils doivent venir sur ces personnes-là sont prises en charge par notre système de santé et de protection sociale. Je vous parle du monsieur qui est tombé de son cocotier euh dans un anato des Toamou, de celui qui s'est fait mort par un requin à rappera et cetera.
Euh tout ça pour nous, ça relève de la sécurité civile. Or aujourd'hui, c'est bien la Polynésie et la Polynésie seule qui prend en charge ses dépenses euh alors que partout ailleurs dans la République et bien c'est c'est l'État. Euh donc là aussi nous ne comprenons pas et nous déplorons euh que l'État ne soit pas au rendez-vous de ses responsabilités, de ses compétences puisque c'est la sécurité civile, c'est une compétence régalienne de l'État.
Voilà ce que je peux vous dire sur la santé. Alors nous nous menons évidemment des efforts constants en matière de prévention. Euh la prise en charge des des malades, elle est quasi totale chez nous puisque le la protection sociale généralisée, c'est une invention polynésienne avant euh d'être prise dans l'hexagone.
La PSG a a existé en Polynésie depuis 1995 et donc avant que qu'elle soit mise en œuvre en Hexagone. Elle nous coûte très cher aujourd'hui. Mais que vous soyez employé, entrepreneur ou sans emploi, vous vous êtes couvert pour ce qui concerne l'assurance maladie.
Euh donc la il y a il y a pas de il y a pas de trou dans la raquette euh à ce niveau-là. Je sais pas si j'ai répondu à vos questions. Si si, vous y avez parfaitement répondu.
Je vous en remercie. Je vais laisser un peu d'espace de temps de parole à mes collègues. Merci monsieur le président.
Monsieur Naturel veut poser une question ou plusieurs questions. Bonjour président. Euh bon, je voulais aborder le sujet de la santé, mais ça a été fait parce que je sais que c'est un sujet qui nous préoccupe hein dans les îles du Pacifique en général et et vous avez très bien répondu.
Moi, j'aurais j'aurais une autre question. Euh lorsque vous avez abordé les personnes sans emploi, vous avez annoncé le chiffre de 21000 qui serait, j'allais dire qu'on pourrait hein ramener à l'emploi. Euh on sait tous très bien que le secteur du tourisme est le secteur le plus important dans la l'emploi en Polynie française.
Mais dans quel type en diversifiant un peu l'emploi ou l'économie, quels sont les secteurs sur lesquels vous envisagez de d'amener ces ces 21 21000 personnes dans quel secteur d'emploi ? Voilà, c'était une question que je me pose en politique française. C'est une c'est une très bonne question. elle est elle est euh étroitement liée puisque c'est ces 21 ces 21000 personnes qui sont euh je dirait qu'on peut remettre sur le chemin de l'emploi euh sont malgré tout des soit des personnes qui n'ont pas de qualification euh soit des personnes qui ont une qualification mais qui ne répond pas à un besoin euh je dirais du du secteur professionnel.
Euh nous avons ici comme ailleurs un un rêve fou, c'est celui d'avoir une GPEC à l'échelle à l'échelle du pays. C'est évidemment pas évident à faire. Il faut euh d'abord il y a toujours la dissociation entre le secteur privé et secteur public.
Donc on peut nous agir puisque c'est notre périmètre sur la l'instauration d'une GPEC et c'est en cours au niveau de la fonction publique du pays. En revanche pour le secteur privé ben c'est un peu chacun qui opère comme il veut et comme il peut. Le code du travail bien entendu s'applique mais ça ça n'en fait pas une GPEC.
Nous ce que nous essayons de faire c'est de mettre en d'abord de il faut identifier les vrais besoins parce qu'on peut avoir des de très belles idées romancées de ce de ce dont le pays a besoin. Mais c'est ce dont ce dont on a réellement besoin, c'est de chiffres et de besoins exprimés par les professionnels eux-mêmes. Quand nous sommes arrivés, il faut savoir que la Polynésie dispose enfin propose un des bourses d'études pour les étudiant postbac des bourses des bourses de deux types, les bourses non majorées que nous avons revalorisé de 50 % en 2024 puisque il nous fallait à la fois aider les nos nos enfants à faire leurs études et aider leurs parents qui autrement devaient contribuer à à ces études.
Donc nous avons augmenté les bourses de 50 %. Nous avons également élargi l'assiette d'éligibilité puisque toute une partie euh on va dire du premier cartil de ce qu'on appelle les classes intermédiaires euh était exclus euh de ces mécanismes de bourse. Euh et donc nous les avons réinclus aujourd'hui. 85 % de nos étudiants postbac sont éligibles à une bourse ce qui n'est pas rien et à une bourse qui a été revalorisée.
C'est aussi un moyen de de s'assurer que qu'on ait, on va dire le moins d'échec possible dans les dans les études. À côté de ces bourses non majorées, nous avons un système de bourse majorée parce que vous m'avez posé la question des des secteurs. Euh al nous dans notre politique générale, quand nous avons été élus en 2023, nous avons fixé quatre secteurs prioritaires.
Le tourisme bien évidemment euh c'est la première industrie en Polynésie. Le second secteur, c'est euh le secteur primaire, que ce soit euh maritime ou terrestre. Euh où là, il y a également de de de un vrai potentiel.
Euh le troisème secteur, c'est celui de la transition énergétique. Euh puisque je vous je vous le disais en préambule, euh notre dépendance euh aux hydrocarbures fossiles encore trop importante aujourd'hui. Et le 4e secteur, c'est celui du numérique et de l'audiovisuel.
Donc instinctivement euh nous essayons de positionner euh les demandeurs d'emploi sur ces secteurs. Il encore faut-il que la cartographie des formations euh existe et et puisse euh amener ces gens à se former correctement pour être ensuite finalement intéressant pour les entreprises ou pour l'administration. Ce qui m'amène au au second type de bourse que nous proposons, c'est les ce qu'on appelle les bourses majorées qui sont liées à une liste de secteurs prioritaires, de filières prioritaires que nous nous établissons euh par arrêté du conseil des ministres.
Euh historiquement, cette liste des secteurs prioritaires n'était établie que sur la base de recensement fait par l'administration, pour l'administration. Quand je suis arrivé, ça m'a beaucoup étonné puisque je pense que nous n'avons pas vocation à être le plus gros employeur de du pays, hein, c'est même si c'est encore le cas. Euh et nous avons donc mené des consultations auprès des organisations patronales pour qu'elles nous disent finalement quelles sont les filières dans lesquelles elles ont des manques. parce que à chaque rencontre avec les entrepreneurs, c'était un peu le je veux pas dire un dialogue de sour, mais nous nous disions, écoutez, il y a des il y a des gens qui sont le chef emploi et et vous vous nous dites que vous cherchez à employer et la réponse était toujours la même, c'est oui, j'ai des besoins mais je ne trouve pas les gens formés correspondant à mes besoins.
Et donc c'est la raison pour laquelle nous avons proposé de nous donner de faire une expression de leurs besoins et nous ce qui nous a permis de rajouter à peu près 100 filières d'éducation dans la liste donc des des des de ces beau de ces bosses majoré. Euh ça commence à produire ses effets mais il y a encore je dirais beaucoup de chemins à faire pour avoir cette adéquation entre les besoins qu'il faut d'abord bien qualifier, bien quantifier et ensuite établir la carte des formations qui permettent de satisfaire ces besoins. Laisse savoir les formations à amènent à des diplômes d'état ou des diplômes ou des qualifications en fait ?
Alors, nous avons effectivement deux types de formation. Euh vous le savez, notre statut d'autonomie nous permet euh de délivrer des des diplômes polynésien qui n'ont pas forcément euh de d'équivalence nationale. Nous avons par exemple dans le secteur du tourisme euh des certifications de capitaine lagonire qui n'existe nulle part ailleurs puisque c'est vraiment spécifique au type de tourisme que nous avons.
C'est un diplôme polynésien qui avec lequel vous ne pouvez pas enfin si vous le mettez sur votre CV et vous essayez de travailler en Suède, je suis pas sûr que ça vous apporte grand chose ou en Bretagne euh mais ça correspond à nos besoins. Le baccalauréat c'est un diplôme national. donc euh je dirais la la validité des programmes et la le contrôle du passage des bacalauréat, c'est l'État euh au travers des vice-factorats qui l'assurent.
Nous avons également une université donc qui relève de l'État puisque l'enseignement supérieur relève de l'État euh qui délivre des diplômes du type LMD qui sont des diplômes nationaux. Euh nous avons un certain nombre d'organismes de formation territoriaux mais qui sont adossés également euh à des organismes hexagonaux euh pour délivrer des diplômes nationaux. Je vais prendre le cas de notre école d'infirmière.
Donc cette école d'infirmière, elle est je crois adossée à à la race à l'ARS de jeux pas dire de bêtises, mais il me semble qu' c'est une ARS en Bretagne et qui nous permet de délivrer donc des des diplômes d'état d'infirmiers. Euh nous avons euh également un centre de formation au métier de la mer, donc qui forme des des des marins, qui forment des capitaines, des des mécaniciens et ce sont également des diplômes qui sont validés euh par un partenariat, une convention avec une école à Nante. À côté de ça, nous avons tout à fait la possibilité de mettre en place des formations qualifiantes, diplômantes, mais qui ne correspondent pas à des diplômes d'état, mais qui correspondre à des besoins réels.
Nous avons un centre de formation pour adultes qui délivre ainsi des formations de soudeurs, des formations d'électrotechniciens qui ne sont pas forcément liées à un répertoire hexagonal, mais qui sont tout à fait acceptés par les les employeurs locaux. Merci euh président pour vos réponses. J'aimerais aborder la question de l'éducation.
Euh j'aimerais savoir quels sont les résultats que la Polynésie française obtient en matière de maîtrise des savoirs fondamentaux. La le la problématique de l'illétrisme est est un sujet que nous avons identifié comme fortement inégalitaire enem et j'aurais aimé savoir quels étaient les indicateurs que vous vous vous pointiez sur votre territoire. Vous avez parlé euh de jeunes éloignés de l'emploi.
Je voulais savoir si en matière de décrochage scolaire, vous aviez euh euh des indicateurs qui euh vous placent au-dessus de la moyenne nationale comme c'est le cas pour les autres euh drôes et et territoires ultramarin. Et j'aurais aimé savoir si l'enseignement bilingue, mais quand je parle d'enseignement bilingue, je précise que j'entends davantage la prise en compte des langues régionales et du multilinguisme ou du bilinguisme du territoire. si cet enseignement est développé dans les classes et s'il permet s'il si c'est le cas s'il permet de développer de meilleurs résultats scolaires et je vous remercie d'avance pour votre réponse.
Alors les indicateurs dans nos disposants, bon il y a évidemment le le taux de réussite aux différents examens que ce soit le DNB ou le baccalauréat. ces ces résultats ne traduisent pas forcément le suivi d'une coorte. Euh donc dans ce suivi de coord, c'est là qu'on va mesurer les indicateurs de décrochage scolaire.
Euh et effectivement, je pense malheureusement que nous nous sommes au-dessus de de la moyenne nationale. Je voudrais pas dire de bêtises. On vous on vous fournira les indicateurs exacts euh puisqu'on on les on les on les maintient de manière très précise, mais je peux vous confirmer que le taux de découchage scolaire en Polynésie est plus important qu'en en que dans l'hexagone. concernant le le bilinguisme, alors c'est même le multilinguisme puisque vous savez que chez nous avons cinq archipeles et nous avons quasiment autant de de langues polynésiennes donc qui ont une même racine mais qui sont qui sont légèrement différentes.
Quand vous allez au marquise, on parle le marquisien, il y a d'ailleurs un marquisien du sud, un marquisien du nord. Euh quand vous allez, ils ont une langue qui est propre à leur île. Euh quand vous êtes au Tamutou, il parle Bou et quand vous êtes aux Australes, enfin voilà, nous avons des des langues polynésiennes qui sont qui sont euh spécifiques à chaque archipel.
La langue h polynésienne dominante, c'est le réotiti. Donc la la la langue thaïtienne qui est comprise par tout le monde. Euh mais malgré tout, nous ne voulons pas reproduire le le jacobinisme euh ici et donc nous prenons grand soin de de respecter les langues de chaque archipet.
Alors, cet enseignement bilingue, il est mis en place sous forme expérimentale depuis euh euh à peu près un peu moins d'une dizaine d'années chez nous. Nous avons à ce jour, je pas dire de bêtises là encore et on vous donnera les chiffres exacts, mais il me semble que nous avons 20 écoles. Alors, c'est limité aux écoles primaires pour le moment. 20 coles primaires euh qui sont donc basés sur ce modèle bilingue.
Donc il s'agit bien ici de on nenseigne pas la langue mais on enseigne dans la langue. Donc la moitié de l'enseignement dispensé toute matière confondue est fait en Rotiti ou enana ou en paro euh donc en fonction de la localisation géographique de l'école et l'autre moitié est dispensé en français. Les conclusions de cette expérimentation sont positives.
Elles démontrent que nos enfants ont de meilleurs résultats dans toutes les matière, y compris en français dans ces écoles bilingues quand on fait une comparaison avec les écoles non bilingues. Notre objectif très clair au niveau de l'éducation donc en Polynésie, c'est de faire de cet enseignement bilingue qui aujourd'hui est une expérimentation mais qui a prouvé sa validité et sa pertinence. Nous voulons en faire le standard.
Nous, notre objectif c'est que toutes les écoles de Polynésie deviennent des écoles bilingues. Euh nous sommes euh confronté à à un sujet par rapport à ça, c'est celui des moyens humains. Euh aujourd'hui, le le nombre d'enseignants polynésiens capable d'enseigner dans des langues polynésiennes et bien n'est pas au rendez-vous.
C'est-à-dire si demain je décrétais que toutes les écoles de Polynésie euh deviennent des écoles bilingues, j'aurais euh beaucoup de mal à trouver suffisamment d'enseignants euh parmi ceux qui sont déjà là euh pour euh assurer cet enseignement biling. Nous avons donc mis en place depuis notre arrivée depuis 3 ans un plan de formation à grande échelle pour euh justement arriver à terme à avoir suffisamment d'enseignants capable de dispenser cette cet enseignement bilingue. Euh nous le faisons de manière graduelle puisque à chaque fois que nous avons suffisamment d'enseignant, nous basculons une école euh dans ce mode bilingue.
Mais l'objectif, il est vraiment très clair, c'est de d'avoir 100 % de nos nos écoles qui soient euh sur ce mode-là. Et nous voulons ensuite euh on va peut-être le faire en parallèle euh expérimenter les écoles d'immersion à à la star de des écoles diw. euh en Bretagne ou des Iachtola au Pays Basque.
Alors, je connais les les je connais bien puisque j'ai avant d'être président, j'étais député. J'avais travaillé sur ce sujet précisément. Euh j'ai visité les écol, j'ai visité les Crasholin, beaucoup échangé sur le sujet.
Je connais les, on va dire les les limites statutaires et constitutionnelles qui qui s'appliquent euh à ce modèle d'école immersive. Je sais qu'elles sont la plupart du temps euh elles relèvent d'un d'une gestion associative. Euh mais malgré tout, nous allons euh nous allons faire euh une expérimentation très certainement avec l'enseignement privé euh pour commencer pour voir si jamais ça ça donne le même type de résultat que dans les écoles d'Iwan ou les ICACHola où là aussi les suivis de coop démontrent que les résultats sont meilleurs.
Merci beaucoup monsieur le président pour votre réponse très claire, très étayée. N'hésitez pas à nous faire parvenir des quelques chiffres sur l'expérimentation, cette première phase dans que que vous avez déjà testé et si vous pouviez également chiffrer en terme de formation ce que cela coûte de de d' former l'ensemble du corps professional en tout cas pour le premier degré. Merci à vous.
Bien, s'il y a plus de questions, nous allons mettre fin à à cette audition. Monsieur le président, nous vous remercions en fait d'avoir répondu à nos questions qui alimenteront notre rapport et nous attendons avec impatience avant le 22 mai les réponses au aux questions que nous avons adressées et si vous aviez aussi bah par vous-même d'autres éléments à rajouter, seront les bienvenus. Voilà, c'est moi qui vous remercie.
Nous vous souhaitons une bonne journée. Président. Voilà.
Merci. Yeah.
Evelyne Corbière Naminzo