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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 16 février 2023 27 minComplaisantMixteRetraitesSolidarités & familleSécuritéÉconomie & entreprises

Retraites : "J'attends de voir ce que les débats vont donner pour voter la réforme"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Cette réforme peut-elle être faite contre la rue et l'opinion publique ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui va se passer avec la proposition de loi sur les violences conjugales ?

  • 10:00FerméeRéponse partielle

    Quelles sont les modalités et le montant de cette aide ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    À quoi se heurte les politiques publiques pour faire baisser les violences conjugales ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Que comptez-vous faire pour attirer la quatrième gigafactory dans votre territoire ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Quel est l'objectif de votre proposition de loi sur le zéro artificialisation nette ?

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

merci d'être avec nous Valérie Létard et nous accompagner pendant cette première demi-heure sénatrice centriste du Nord vice-présidente du Sénat et vous portez une proposition de loi pour une aide universelle pour les victimes de violences conjugales on va bien sûr longuement parler dans quelques instants mais d'abord l'actualité c'est évidemment la réforme des retraites cinquième journée de mobilisation aujourd'hui est-ce que cette réforme peut être faite contre la rue et l'opinion publique je pense que on ne peut pas être insensible et ignoré ce que les Français nous expriment en allant dans la rue on le faisant respectueusement et je pense que ce qu'on peut remarquer c'est que aujourd'hui en fait ce qui s'exprime et bien c'est tout simplement une population des salariés des Français qui s'inquiètent effectivement peut-être aussi parce qu'ils ne comprennent plus très bien ce qu'il en est de cette réforme des retraites dont on mesure de moins en moins bien les contours parce que au fur et à mesure que des ajustements sont proposés par le gouvernement ou que les débats s'organisent on a l'impression de comprendre de moins en moins ce qui va atterrir même nous parlementaire nous devons regarder effectivement à deux fois avant de comprendre ce qui va nous être mis au débat alors d'abord problème de pédagogie un problème de méthode de la part du gouvernement ben moi je j'avoue que pour moi on est dans un pays où les corps intermédiaires ont toujours eu leur importance ou le Parlement on fait partie les collectivités des territoires le paritarisme et là on parle des salariés on parle de quelque chose qui est au cœur de leur mission et de leur fonction il me semble que peut-être la façon dont sa cela se construit aurait peut-être dû être posée différemment avoir un travail beaucoup plus en amont essayez d'avoir un cadre des lignes rouges un peu plus partagées avec les partenaires sociaux des ambitions des objectifs on sait qu'il faut réformer ses retraites est-ce que le gouvernement n'est pas arrivé avec quelque chose de trop ficelé présenté alors on parle de concertation à ce que c'est une concertation une information est-ce qu'on a vraiment laissé un espace pour défigures libres qu'il y a un cadre des figures imposées c'est le rôle du gouvernement d'abord comment construire ce cadre est-ce qu'on a pris la température en amont et ensuite comment on discute et on a juste les choses en prenant justement la température du terrain de tous partenaires sociaux patronat syndicat pour essayer de s'approcher de ce qu'attendre les Français et de le faire avec aussi de la lisibilité de la clarté l'exemple de 1200 euros dont on ne sait plus pour qui comment quand c'est aussi symptomatique de ce que peut générer en tout cas auprès de la population ce qui est en train de se passer il faut que les choses soient claires pour qu'elles soient soutenue ce qu'on ne comprend pas il est difficile d'y adhérer c'est un peu ça le sujet si déjà cette méthode la temporalité on arrive avec cette réforme des retraites d'un seul coup d'un seul après enfin voilà le l'Ukraine a généré une perte de pouvoir d'achat une réalité en termes d'inflation la crise de l'énergie qui s'est accélérée des choses qu'on attendait la temporalité on sait qu'il faut faire une réforme des retraites et si je peux dire un dernier élément mes collègues des affaires sociales me disaient que dans les auditions par exemple la CFDT explique que la réforme des retraites de 3 c'est 30 milliards d'économies la réforme de 2010 50 milliards d'économies et quand l'état actuel de l'art de la réforme de 2023 on atterrit en ce moment un peu moins de 10 milliards au travers des différentes mesures qui sont proposées donc on est en train d'inquiéter tout le monde le sentiment que c'est pas juste parce que c'est pas compris et pour un effort budgétaire qui a ce stade apparaît l'épaisseur du trait à côté des besoins il faut réformer comment le fait-on est-ce la bonne méthode la bonne temporalité je n'ai pas d'avis tranché aujourd'hui le débat n'a pas eu lieu au Sénat mais vous êtes réticente à voter cette réforme parce que ça arrive dans pas longtemps aujourd'hui j'aimerais bien comprendre l'intérêt contre en plus une population qui ne comprend plus où on l'emmène qui sent qui a besoin d'une réforme voilà comment avance-t-on comment aujourd'hui on redresse le cap est-ce que c'est possible moi je n'ai pas d'avis arrêté aujourd'hui mais voilà je m'inquiète parce qu'il y a beaucoup de points qui aujourd'hui font que que ce soit le par charisme que ce soit la population que ce soit même nous parlementaires on a envie d'être acteur on n'a pas envie de ne pas jouer notre rôle mais encore faut-il que on est des espaces de respiration si on veut modifier des choses l'article 47 s'applique donc on ne peut pas le faire sans l'accord du gouvernement vous voulez changer des mesures budgétaires vous êtes impacté vous n'avez pas le droit de prendre des décisions et des mesures budgétaires si elles ne sont pas acceptées par le gouvernement et enfin voilà on voit bien qu'on est dans quelque chose vous ne savez pas quelle sera votre vote à titre personnel moi j'attends de voir effectivement ce que les débats vont donner c'est partager il y a des c'est une position qui est partagée dans votre groupe il y a des gens qui qui sont dans une logique de vote du du texte évidemment on en débat on en discute dans notre groupe il y en a qui s'interroge comme je m'interroge mais parce que voilà d'abord quel texte va sortir de l'Assemblée nationale aujourd'hui et sans vouloir m'échapper d'une décision moi je suis triste de voir que un sujet sur lequel on doit avancer ben on l'a embarqué d'une façon dont on se demande si c'est pas là aujourd'hui tout de suite maintenant parce que le Président de la République veut donner des gages peut-être à l'Europe sur une bonne gestion sur un mais qu'est-ce que vous attendez pour voter ce texte qu'est-ce qui doit y avoir pour que vous votiez ce texte mais d'abord que on est une une vision claire effectivement pour chaque citoyen savoir effectivement ce que l'on vote à qui ça s'adresse aujourd'hui il faut recadrer un petit peu tout ça il y a des sujets que vous connaissez très bien c'est la retraite des femmes les carrières longues la pénibilité les familles enfin il y a plein de choses à prendre en compte c'est vrai bon là maintenant c'est sorti du débat mais la question de l'emploi des seniors qui dit travailler plus longtemps que font les seniors s'il y a pas d'emploi qui s'offrent à eux comment tout ça c'est pas vraiment sorti du débat parce qu'Olivier du seuble dit qu'il compte sur le Sénat pour remettre cette index seniors à le remettre vous et ben moi je pense que si on veut allonger les carrières professionnelles il faut quand même que des seniors on puisse l'accompagner qui est peut-être des mesures d'encourageant d'accompagnement d'incitation pour que effectivement c'est c'est possible qu'il soit offertes aux seniors soient réelles et que les entreprises et ben elles aient peut-être des des accompagnement mais aussi des obligations quand je dis des obligations bien falloir des incitations pour que les entreprises aillent dans cette direction mais aujourd'hui que va-t-il arriver ici quels seront les marges manœuvre pourquoi faire et avec quel intérêt quel bénéfice à cette réforme on passe à l'actualité du jour au Sénat et elle vous concerne Valérie Létard puisque cet après-midi le Sénat va examiner en deuxième lecture la proposition de loi dont vous êtes l'auteur qui vise à accorder une note d'urgence aux victimes de violences conjugales ont fait le point avec Audrey [Musique] bonjour et Audrey la proposition de loi de Valérie létharisons à mettre à l'abri une personne victime d'un conjoint violent revient donc au Sénat après avoir été adopté à l'unanimité à l'Assemblée nationale qu'est-ce qui va se passer et bien la navette suit son cours l'assemblée vous l'avez dit à adopter la proposition de loi à l'unanimité je pense que c'est important de le souligner en y apportant quelques modifications mais comme il faut que les deux textes soient identiques alors on le réexamine au Sénat qu'est-ce qui a changé à l'Assemblée d'abord je rappelle que vous aviez proposé une aide financière d'urgence destinée aux victimes de violences conjugales femmes et hommes pourquoi parce que les victimes sont souvent sous l'emprise financière de leur conjoint violent et c'est un frein au départ vous aviez prévu que cette aide prenne la forme d'un prêt sans intérêt avec des modalités de remboursement une aide universelle le gouvernement a ajouté la possibilité que ce soit un don écoutez les explications d'Isabelle Rome la ministre en charge de l'égalité femme homme elle a été au micro d'Aurélien Romano j'ai souhaité que ce soit un don pour permettre aux victimes de partir encore plus vite et sans préoccupation de remboursement je pense que c'est très important parce que ça pourra vraiment permettre de sauver des vies est-ce que ça change des choses et bien la ministre madame Rome a souhaité préciser en tout cas dans l'écriture qui s'est faite à l'Assemblée la nature de l'aide c'est vrai que au Sénat nous avons parce que nous tenions et je tenais particulièrement après en avoir travaillé le contenu avec les professionnels de terrain et en mesurant effectivement la complexité du sujet ce qu'on voulait c'est l'universalité on peut avoir 3000 euros de salaire par mois et être privé de son compte bancaire de sa carte de crédit parce qu'on est sous l'emprise psychologique et financière d'un conjoint qui peut être violent menaçant et être en difficulté et ne pas pouvoir s'engager dans un projet de départ parce que démuni de tout quelquefois de papier encore une fois on peut être une jeune de moins de 25 ans ne pas avoir droit au RSA d'avoir aucune ressource et avoir besoin de sentir que si on doit quitter le domicile si on se retrouve au commissariat parce qu'on a subi des violences ou à l'hôpital comment je fais pour partir sans savoir si je pourrais bénéficier d'une aide en attendant qu'on me donne des droits qu'on rétablisse mes droits si j'en ai car si j'ai moins de 25 ans je n'ai pas droit à RSA si je n'ai pas d'enfant donc l'idée c'était de dire comme malheureusement beaucoup de femmes avec ou sans enfant son petit à petit mis sous empris sous dépendance non seulement psychologique mais financière administrative quelquefois il fallait imaginer quelque chose qui sous 72 heures maximum puissent être débloqués pour donner une sécurité à une personne victime de violence femme ou homme car il y a aussi des hommes qui peuvent être victimes de violence même s'ils sont beaucoup moins nombreux ils existent il y a aussi il faut dire homosexuel qui peuvent à l'intérieur du couple homosexuel subir ces violences pourquoi cette aide je le dis dans mon temps équivalent RSA c'est ce qu'on souhaite ça se définira par décret c'est de la ministre qu'en aura besoin ce prêt puisque c'est un prêt que nous avions imaginé mais après dont on avait défini que il puisse être transformé en aide non remboursable partiellement remboursable ou totalement remboursable en fonction de la situation de la personne je suis au rsa demain une fois que ma situation est rétablie je ne saurais pas remboursé on fait une remise totale de ce prêt c'était l'esprit de la proposition initiale j'ai un salaire je vais avoir 3000 euros par mois je récupère au bout d'un mois mon salaire je peux le rembourser et c'est même pas à moi qui vais le rembourser puisque dans la proposition de loi initiale que nous avons imaginé on va chercher l'auteur des violences pour rembourser le prêt quand c'est un prêt mais donc vous le voyez bien l'idée initiale c'était dire ça peut être un don mais nous on le disait pas comme ça on dit c'est un prêt mais en fonction de la situation de ressources se prêt il ne fait pas l'objet d'un remboursement il est donc il fait l'objet d'une année non remboursable où il est partiellement ou totalement remboursable selon ma situation de ressources pourquoi on a fait ça on a fait ça pour que quel que soit ma situation que je sois jeune moi jeune personne âgée que j'ai des moyens ou j'en ai pas je peux me retrouver dans cette situation dépendante pendant un mois deux mois trois mois alors le temps de retourner mes droits madame la ministre dit dont mais c'est dont en fait elle dit la même chose j'ai pas de ressources on transforme cette aide universelle en aide non rembourse c'est pas un don pour tout le monde bien sûr que non si j'ai un salaire évidemment ou l'auteur des violences rembourse à ma place ou si il s'avère que l'auteur est un solvable on regarde la situation il peut y avoir une remise partielle ou totale de ce prêt de cette aide universelle ce qui est important de se dire c'est aujourd'hui elle est vraiment elle n'exclut personne c'est ce que nous voulions c'est ce qui apparaissait sur le terrain si on ne touche que des gens ou des dames ou des monsieur qui ont droit au RSA alors on fait fausse route donc elle est adaptée c'est une forme de prêt mais d'aide aussi universelle qui fait que toute personne en fonction de cette situation pourrait bénéficier du net financière suffisante pour pouvoir porter aller vers le rebond quitter le domicile ou s'éloigner de l'auteur de violence c'est peut-être aussi l'auteur des violences qui peut quitter le domicile mais en tout cas il faut un minimum de ressources pour pouvoir préparer ce projet on va parler du remboursement mais aimer d'abord Audrey les modalités on vous en avez un petit peu parlé Valérie l'État les modalités et le montant de cette aide alors il y a des conditions il faut qu'il y ait eu une plainte ou une ordonnance de protection le montant on ne le connaît pas encore en fait il sera fixé par des crêpes vous voudriez l'équivalent du RSA en trois mensualités versées par la CAF l'aide serait débloquée dans les trois jours sauf et c'est une modification de l'Assemblée si la victime n'est pas allocataire social dans ce cas là ce sera dans un délai qui peut s'étendre jusqu'à 5 jours mais je voulais aussi revenir sur une modification que vous voulez le gouvernement et que l'assemblée a rejeté la majorité voulait que les personnes qui reçoivent cet aide soit en situation régulière sur le territoire français ça a été rejeté à l'Assemblée vous comprenez mais écoutez dans le texte initial nous ne les rejetons pas quand vous allez questionner les associations surtout dans les territoires plus denses plus métropolitain il s'avère qu'une partie significative des femmes victimes de violence malheureusement ne sont pas en situation régulière est-ce qu'il faut exclure et laisser une femme risquée de mourir sous les coups de son conjoint sous prétexte qu'elle n'a pas régularisé sa situation je ne suis pas sûr que ce soit bien raisonnable je ne suis favorable à ce que nous ayons une politique de l'immigration myométrisée qu'on l'a choisi ce qu'on l'a subisse pas mais à partir du moment où une femme est sur le territoire national très souvent n'a pas se retrouve dans une situation où parce qu'elle n'a pas régularisé effectivement sa situation elle soit enfin voilà tenue de rester à son domicile à une piste pas bénéficier de l'aide je ne suis pas sûr en tout cas que cette décision cette proposition qui était faite par le gouvernement on peut en comprendre le sens mais en l'occurrence c'est plutôt en amont qu'il faut agir quand la femme est là enfin je ne je ne vois pas enfin c'est humainement je ne vois pas comment on peut défendre ça et en tout cas moi j'y suis favorable après peut-être que le gouvernement souhaitera à mettre des dispositions qui s'adaptent peut-être à des personnes en situation irrégulière mais il faut les prendre en compte d'une manière ou d'une autre c'est un peu l'esprit de cette loi une universalité une femme victime de violence il faut l'aider à s'éloigner des risques qui peuvent aller jusqu'au décès vous savez que depuis le covid il y a eu une explosion il y a une forte augmentation des violences conjugales des violences intrafamiliales car les enfants sont malheureusement touchés aussi et il est plus urgent de combler ce trou dans la raquette qui existe cette difficulté financière qui malheureusement trop souvent au dire des encore une fois des acteurs de terrain que ce soit dans les commissariats les services sociaux les associations nous le disent un des freins au départ c'est quand même cette phase qui existe entre l'urgence immédiate et le moment où on peut rétablir des droits une situation un emploi une formation et que je sois retraité je peux être victime de violence que je sois moins de 25 ans ou entre 25 et 65 ans il y a pas de différence il faut pouvoir aider ces femmes on le fait de façon raisonnable responsable encadrée si on veut faire de la grande cause du quinquennat les violences conjugales alors il faut s'en donner les moyens ça veut dire que le texte tel qu'il est sorti de l'Assemblée nationale vous convient que du coup il y aura un vote identique cet après-midi vous espérez encore un vote à l'unanimité j'espère sincèrement un vote à l'unanimité conforme même si j'aurais proposer quelques petites améliorations mais objectivement repartir dans une navette et dans une discussion alors que ce texte il est attendu par les professionnels sur le terrain il a été construit avec c'est vraiment un dispositif il vient compléter l'arsenal des outils des acteurs qui sont mobilisés 24 heures sur 24 vous le savez les associations sont mobilisées les services sociaux même police gendarmerie il y a des tas de dispositifs qui sont mis en place les gens travaillent ensemble ils leur manque il y a des trous dans la raquette celui-là il était quand même assez conséquent grande cause du quinquennat on parle du pack nouveau départ la première ministrement faire une priorité le 8 mars c'est bientôt mais là c'est même un cadeau qu'on fait au gouvernement de donner la l'opportunité au travers d'une initiative parlementaire du Sénat je remercie aussi nos collègues de l'Assemblée nationale qui quand on voit les débats aujourd'hui ont su sur un sujet de cette importance d'intérêt général trouver les moyens d'être unanime et d'apporter leur contribution concrètement vous espérez une mise en oeuvre pour quand et bien j'envisage une mise en oeuvre bien en tout cas promulgation rapide si nous faisons un vote conforme et c'est l'idée c'est on va tout de suite on fait pas une navette et derrière le gouvernement a dit maximum 9 mois à accepter une disposition qui raccourcisse le délai d'application à 9 mois pourquoi neuf mois on pourrait dire plus vite mais il faut que nos caisses d'allocations familiales créent les logiciels les outils qui vont permettre de débloquer les moyens après vous l'avez dit nous on a défendu l'idée d'un équivalent du RSA familiarisé c'est à dire qu'on complète par le nombre d'enfants à charge quand il y a des enfants qui partent avec avec la personne victime et il faut vraiment que ce soit sale sujet il faut vraiment que ce soit ça si on saucissonne les aides à ce moment-là on n'est plus au rendez-vous et le montant va le connaître quand et bien c'est le décret et donc là on compte beaucoup sur le gouvernement parce que les modalités d'attribution le décret va définir ces modalités ce montant j'espère que nous serons associés j'ai cru comprendre que je serai associé à l'élaboration de ce décret je serai attentive à ce que ça soit à la hauteur des attentes et des engagements merci Audrey à tout à l'heure dans le club on parle de la réforme des retraites évidemment on va voir l'actualité dans votre département du Nord Valérie d'État on valide où on retrouve Pierre Giraud Montenot rédacteur en chef de Wéo qui a deux questions à vous poser et la première concerne le sujet dont on vient de parler les violences conjugales bonjour madame la sénatrice la région des Hauts de France enregistre un nombre de violences conjugales supérieur à la moyenne nationale de près trois points 15 féminicides ont lieu en 2021 dans les hauts de France les chiffres stagnent on ne progresse pas dans ce domaine là alors ma question est la suivante à quoi se heurte les politiques publiques pour faire baisser ces tendances et quelles sont les leviers sur lesquels vous pouvez agir bonjour monsieur Montenot et bien très concrètement celui dont je viens de parler est essentiel et il est d'autant plus essentiel que vous le savez dans notre région et dans notre département la réalité socio-économique la précarité des familles fait que bien peut-être il y a encore une importance plus significative de cette emprise financière dont on parlait vous avez aussi peut-être cette période covid on en a parlé elle a fortement accentué le pourcentage de violence chez nous ça a augmenté de plus de 10% je ne sais pas si c'est même pas justement 13% donc supérieur effectivement à l'augmentation nationale mais la précarité aussi peut-être du logement des familles la cohabitation quelquefois de plusieurs générations des conditions effectivement si peut-être de précarité de ces logements on fait que on a une situation peut-être plus lourde c'est bien pour ça euh monsieur Montenot je me suis emparée de ce sujet c'est que quand vient d'une expérimentation à Valentine d'ailleurs en fait je suis élu départementale et à ce titre je participe à des commissions d'arrondissement dans lesquelles on réunit tout le monde tous les acteurs qui s'occupent de ces violences intrafamilales du procureur les commissaires la gendarmerie les services sociaux les associations les bailleurs et on voit bien on arrive vite à comprendre ce qui manque quels sont les trous dans la raquette le besoin de logement dédié le besoin d'adapter des solutions en matière d'éviction de l'auteur des violences d'accompagnement psychologique des femmes victimes de prévention tout ça monsieur Montenot évidemment et bien il faut le compléter l'améliorer le département effectivement s'engage dans ces dynamiques l'ensemble des acteurs puisque là tout le monde joue le jeu mais c'est vrai que aujourd'hui il va falloir aussi peut-être aller plus loin dans la coordination dans l'accompagnement dans le suivi des personnes victimes qui a un référent un fil rouge c'est peut-être aussi chaque nouveau départ et pourtant les chiffres sont toujours terribles il y a eu 122 féminicides l'année dernière enfin en 2021 il y a près de 300000 victimes annuelles de violences conjugales selon les chiffres du ministère de l'intérieur c'est aussi un échec du Grenelle des violences conjugales qu'on en soit encore là mais je pense que il faut prendre c'est comme tout on peut faire des on y a eu un gros travail de sensibilisation qui a permis de libérer la parole qui a permis de prendre conscience dans notre société de l'énormité du sujet il y a pas une catégorie qui est épargnée par ces réalités de violences conjugales on le voit tous les jours mais il y a en plus un phénomène de précarité qui vient s'additionner à ça et qui aggrave les situations mais ce qui est certain c'est que si on ne met pas les moyens on a fait le travail de communication de sensibilisation d'information donnons-nous les moyens en voilà très concret c'est le premier moyen concret de ce quinquennat qu'on pourrait voir arriver très enfin voilà une dame en situation de fragilité peut aller chercher cette aide cet énorme c'est une avancée mais il faut que le gouvernement aille plus loin soutiennent les associations il y a beaucoup d'acteurs aussi qui ont besoin d'être aidés au quotidien pour faire un bon travail auprès de ces personnes victimes on retourne dans le Nord voir Pierre Jérôme montre-nous qui a une deuxième question à vous poser sur un tout autre sujet on l'écoute madame la sénatrice le Nord est plus particulièrement le Valenciennois se prépare à la révolution de l'industrie automobile trois installations d'usine géantes de batterie sont annoncées une quatrième étalitude notamment près de chez vous que comptez-vous faire pour que cette quatrième gigafactory comment les appelle arrive sur votre territoire mais vous le savez monsieur Montenot nous sommes dans une région qui a toujours porté fortement l'ambition industrielle d'abord vous le savez les hauts de France et particulièrement les départements du Nord et du Pas-de-Calais sont des départements de culture industrielle que ce soit dans la métropole où on était plutôt sur le textile que ce soit dans le sud du département d'où je viens dans le Valenciennois où il y avait une tradition de débat de l'acide ururgie il y avait aussi bien sûr l'industrie minière mais bref c'est la culture de notre région aujourd'hui Xavier Bertrand vous le savez la région des Hauts-de-France de son côté est très mobilisé sur ces sujets a toujours été très proactifs à accompagner très concrètement financièrement il y a beaucoup oeuvré pour faire venir les industriels il faut travailler la filière monsieur Montenot c'est vrai qu'aujourd'hui l'électromobilité notre indépendance la mutation en fait de l'automobile vers le véhicule propre c'est nécessite de construire de la recherche l'innovation la formation les équipements qui doivent être présents il faut construire tous l'écosystème qui va permettre aujourd'hui d'être comme le dit le disent beaucoup la vallée de l'électromobilité on s'en donne les conditions le gouvernement est au rendez-vous aussi sur ce sujet mais vraiment la région s'est mis en situation d'être au rendez-vous de l'accompagnement avec des hommes et des femmes pré-embarquer tout ça Valérie Leta on veut remercier d'abord pierre Jérôme monte non quel rédacteur en chef de eau la télévision locale de chez vous du Nord merci beaucoup pierre Jérôme un dernier mot pour parler du zan zéro artificielisation net puisqu'on a parlé rien industrialisation c'est une inquiétude pour les maires pour les élus locaux cette question d'usane vous présenter une proposition de loi à ce sujet elle sera examinée le 14 mars quel est l'objectif et bien le 14 mars le souhait du Sénat et de façon transpartisane puisque la proposition de loi que nous porterons avec Jean-Baptiste blanc et bien c'est une proposition de loi qui est qu'au signée par le groupe communiste le groupe socialiste les républicains les centrices bref vous le voyez c'est une proposition qui a fait l'objet d'un travail trans partisan qui vise à assouplir un texte de loi émanant de la loi climat et qui vise à la sobriété foncière moins consommer d'espace mais ce qui a été défini c'est moins 50% de consommation foncière à horizon 203230 c'est demain mais très concrètement ça veut dire que l'on va devoir en fait réduire les surfaces constructives on va avoir ce qu'on appelle des injonctions contradictoires on vient de parler de gigafactory les giga Factory elles sont très consommatrices d'espace derrière il va falloir construire des logements pour les salariés il va falloir faire des zones pour les équipementsiers tout ça va venir manger de l'enveloppe pour les collectivités locales il va y avoir le sénor il va y avoir le parking du brexit comment tout ça va venir être contenu dans une enveloppe divisée par deux quand on a besoin de plus c'est tout l'enjeu comment assouplir des règles du jeu tout en étant sobre foncièrement bah c'est voilà trouver ces souplesse aujourd'hui l'État et le gouvernement nous proposait très rigide qui font peur aux élus locaux trouvons les voies et moyens d'atteindre les objectifs en prenant compte la vraie vie et ce sera le 14 mars au Sénat j'espère que vous viendrez nous en parler à ce moment-là de ces âmes qui inquiète beaucoup les élus locaux merci beaucoup d'avoir été avec nous dans 20 minutes dans le club des territoires on parle de la réforme des retraites nouvelles journées de mobilisation et débats suivre entre le porte-parole du PC Yann brossa il apporte-parole de renaissance prescat théveno d'abord on accueille notre prochaine invité c'est Marine Tondelier qui nous rejoint

Retraites : "J'attends de voir ce que les débats vont donner pour voter la réforme" — Valérie Létard · Pourquijevote