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Conférence de presseLCI (sur YouTube)· 19 avril 2025 55 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalTravail & emploiInstitutions & élections

Leclerc / Arnault : le clash des grands patrons ? |LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 43 %Défensif 22 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:30OuverteRéponse partielle

    Est-ce que l'un des deux patrons a plus raison que l'autre selon vous ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Bernard Arnault a-t-il raison de menacer de délocaliser ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette querelle entre patrons tombe mal ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que le patriotisme économique est compatible avec l'internationalisation ?

  • 10:00RelanceRéponse directe

    Les propos de Bernard Arnault servent-ils l'unité européenne ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le gouvernement est-il gêné par les propos de Bernard Arnault ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Promesse
    « Chercheur chercheuse du monde entier, choisissez la France, choisissez l'Europe. »
  • 0:25Fait
    « La recherche est une priorité. L'innovation est une culture. La science un horizon sans limite. »
  • 1:05Fait
    « La recherche est directement attaquée aux États-Unis. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous, soyez les bienvenus. C'est l'heure du grand dossier sur LCI. Vouloir produire ailleurs est-ce manquer de patriotisme ?

C'est la question qu'on a choisi de se poser dans notre émission ce soir. On se pose cette question, vous le savez, après les propos hier de Bernard Arnaud. Petit rappel, on sera on l'a amené à augmenter nos productions américaines forcément pour éviter les roines.

Et à partir de cette phrase, on a décidé aussi de se poser cette question entre patriotisme et business. Les patrons doivent-ils choisir ? Est-ce qu'à l'image de LVMH, d'autres groupes envisagent de produire davantage aux États-Unis ?

Jean-Claude Mailli, ancien secrétaire général de FO, sera notre invité dans la deuxème partie de l'émission. Dans ce contexte de guerre commerciale, alors que l'Europe tente de résister face à la politique de Donald Trump, certains sont choqués par cette sortie de Bar Arnaud. Ce n'était vraiment pas le moment.

Regardez ce que dit Fabien Roussell Bernard Arnaud est vendu aux Américains. Il est dangereux. Les réactions ne sont pas que politiques.

Michel Édouard Leclercin sur TF1 n'était pas non plus très content. C'est un grand monsieur. C'est un monsieur qui rapporte beaucoup de devises à la France.

Il est milliardaire mais il rapporte beaucoup de devises à la France. Il vaut des bons produits et il est un bon promoteur du made in France. Il faut pas qu'ils aillent signer leur accord avant que l'Europe nait négocié quoi.

Sinon on a l'air minable. Moi je lance un appel à Bernard Arnaud. Euh fais société, fais nation.

Ça t'empêchera pas d'investir aux États-Unis, mais nos salariés, nos collaborateurs ont besoin que les patrons jouent patriote quoi. Voilà, on verra ce que pensent nos invités sur le fond dans un deuxième temps. D'abord donc nos invités Galager Fenwick, bonjour.

Grand reporte et spécialiste des questions internationales. Catherine André, bonjour. Notre journaliste du service économie et notre nos premiers invités, Bernard Cohen Adadan, bonjour.

Vous êtes président de la CPME Paris et Christian de Boissieux, bonjour. Bonjour viceprésidente du cercle des économistes, professeur émérite d'économie à Parisien, Panthéon Sorbon. Euh, il y a deux points de vue, deux patrons qui affichent des convictions très forts.

Est-ce que il y en a un qui a plus raison que qu'un autre d'après vous, Catherine ? Pour moi, ni l'un ni l'autre en réalité. Quand je vois les déclarations de Michel Édouard Lecler, ça me fait quand même sourire parce que je repense à la période inflationniste où où Michel Édouard Lecler expliquait qu'il allait voir un peu à l'étranger pour trouver des produits moins chers et dans ce cas-là, c'était pas du tout du patriotisme pour nos industries agroalimentaires et et pour nos agriculteurs.

Et de l'autre côté, il y a Bernard Arnaud qui euh à mon sens a le droit de vouloir délocaliser s'il le souhaite parce que l'intérêt économique de de son entreprise euh c'est ce qui compte. Mais la façon de faire, la façon de tirer contre son camp, de tirer euh contre la France, contre l'Union européenne et presque de nous dire qu'il faut se jeter euh au genoux de de Donald Trump, là ça me pose un un vrai problème. D'autant plus qu'on sait qu'on est dans une phase de négociation entre l'Union européenne et les États-Unis et que ce type de message c'est jouer contre son camp.

Alors est-ce que je demande au patron ce qu'il en pense ? Moi, je suis un peu petit patron. Alors, les enjeux sont pas les mêmes.

Les enjeux sont pas les mêmes puisque surtout l'un d'entre eux, Bernard Arnaud, est quand même le leader du luxe et euh de la marque France à l'international. Ce que n'est pas Édouard Lecler, faut quand même quand même le reconnaître, hein. On n'est pas on n'est pas on n'est pas dans la même on n'est pas dans la même catégorie.

Moi ce que je trouve dommageable, c'est déjà ce type de crépage de chignon. Je trouve que c'est pas à la hauteur de l'enjeu des préoccupations que nous avons nous les uns et les autres les entrepreneurs. On sait pas ce qui va nous attendre demain.

On est dans l'attentisme. On a l'impression qu'on a fait une pause mais on a quand même pris 10 % de douanes supplémentaires actuellement. Les propos du président de la République, je les ai pas vécu comme on arrête tous les investissements à l'étranger.

C'est que pour le moment, on fait une pause et on regarde ce qui se passe. Moi, je trouve extrêmement sévère ce qu'on a entendu ce matin de la part des Michel Édouard Leclerc. Euh Bernard Arnou a sans doute raison de dire que un certain nombre d'investissements, il faut les sanctuariser à l'international et on verra, on verra.

Mais arrêtons cette guéger entre patrons, quel que soit le niveau petit, moyen et grand. On a vraiment besoin aujourd'hui d'une solidarité, d'un soutien, ça a été dit à l'instant, de la France dans le cadre d'une réponse européenne et non pas que chacun y aille soit de son intérêt personnel, soit de sa petite phrase. On a vraiment besoin d'être au-dessus du débat politique qui n'est souvent n'est pas très bon.

Mais la petite phrase de Bernard, est-ce de Bernard Arnaud, est-ce qu'elle vous gêne justement dans ce nouvelle ? Je vous rappelle qu'on a eu le même discours et que madame Binet avait dit pique pand du patronat que c'était des des chefs d'entreprise qui n'étaient pas patriotes et qui tiraient contre leur camp. On n plus dans des domaines de savoir si c'est du patriotisme économique.

Moi, j'ai beaucoup pensé le patriotisme économique pour les PME. J'ai écrit dans mon bouquin sur le patrionisme entre le patriotisme économique et l'isolationnisme économique, ce n'est pas la même chose. Mais dire ces mots-là en ce moment, c'est pas la même chose.

Patriotisme et nationalisme sont pas la même chose non plus. Euh le débat sur le patriotisme, il est revenu, il est revenu chez nous à l'occasion du Covid où on a abordé des problèmes de souveraineté sur un certain nombre de filières. Je pense à la filière santé médicament qui était pas dans le débat d'hier soir et de ce matin ou d'autres filières qui sont considérées comme importantes sur beaucoup de sujets.

Je pense que dans la mesure où chaque pays européen est trop petit pour aborder à son niveau les problèmes de patriotisme et d'effets de taille, je pense que sur beaucoup de sujets, il faut traiter les problèmes de souveraineté et de patriotisme au niveau européen. Bon, je reviens sur la quelle puisque vous êtes parti de là. Euh Bernard Arnaud, il a raison quand il dit "L'Europe va pas bien." Bon, malheureusement, on fait tout le constat, mais moi j'en tire le fait qu'il faut qu'elle se bouge.

Je suis plus intéressé par le côté surmu un peu que le constat qui constit, c'est-à-dire ça va pas bien. Et je reviens sur un sujet qu'on aborde souvent autour de cette table qui est la mise en œuvre du rapport Dragiy de septembre 2024 parce que le diagnostic a été fait quand Bernardo dit l'Europe est à la traîne par rapport aux États-Unis du point de vue de la croissance. C'est vrai 3 % de croissance des États-Unis 1 % de croissance en Europe et c'est pas sur une année, c'est sur plusieurs années et on a des retards de productivité et cetera.

Alors je trouve que cette querelle est est effectivement tombe mal. Moi, j'aurais quand même attendu avant de de dire on va se mettre à l'abri, fais ce qu'il veut. Il veut que il impose des tarifs pour qu' on a l'impression qu'il donne raison à Donald Trump dans ces mots.

C'est pour ça que comme les petits camarades autour de la table, si je puis dire, j'aurais attendu la fin des négociations. On a 3 mois, on a 90 jours durant lesquels euh les les États vont négocier avec l'Europe. On sait pas quelle est la fin du film du point de vue des droits de dou.

Donc étant donné qu'on sait pas quel va être le niveau des tarifs, euh l'avantage de contourner le tarif va pas être le même selon selon le niveau euh de la négoci la la solution de la négociation finale. Donc j'aurais attendu, je termine en revenant sur le fait que euh je suis d'accord avec ce qu'a dit Catherine André, c'est-à-dire que chacun défend un peu son biftech sur des contextes très différents. Michel Lecler, il est quand même beaucoup moins internationalisé que Bernard Arnaud et et j'aime pas tellement opposer internationalisation et patriotisme parce que pour beaucoup de boîtes, sur beaucoup de secteurs s'internationalisé, c'est une condition de l'expansion et de la rentabilité.

C'est la raison pour laquelle je pense qu'il faut pas opposer croissance domestique et croissance à l'international. Galger, votre avis ? Alors effectivement Bernard Arnaud quand dans ses propos, il laisse entendre, il demande à l'Europe de régler ça intelligemment.

Il dit que dans ce contexte, moi si ça continue comme ça, je vais produire ailleurs. Mais tout ça, c'est Donald Trump qui l'a créé. Ben justement en fait, moi c'est ce qui m'a choqué en fait dans les propos de Bernard Arnaud, c'est qu'ils sont très faciles finalement c'est très facile de critiquer l'Europe.

C'est pas très courageux de parler de la technocratie, de la bureaucratie européenne, de revenir sur ses pesanteurs, ses freins et cetera. Ce qui serait bien plus courageux, ce serait justement, comme vous venez de le faire, de rappeler qui est à l'origine de cette situation, pourquoi l'Europe doit négocier et comment rendre l'Europe responsable d'une issue défavorable en disant elle a pas intelligemment, ça veut dire quoi dans l'esprit de Bernard Arnaud intelligemment négocié ? Est-ce que c'est appelé à la rédition ?

à pour reprendre les propos de l'exécutif japonais tout récemment qui a vivement critiqué. c'est que les Japonais sont allés négocier. Vous avez vu qu'ils sont repartis avec rien du tout et écoutez les mots de l'exécutif japonais après cette séance très douloureuse de tentative de négociation et de dialogue avec l'exécutif américain.

Après, je pense qu'il faut aussi s'arrêter sur les termes et notamment ceux qu'on voyait s'afficher sur le le bandeau, c'est-à-dire ces deux notions en fait, patriotisme et business, comme si elles étaient potentiellement mutuellement exclusives. Oui. Euh si vous voulez euh c'est c'est quoi le le patriotisme ?

C'est évidemment alors d'abord et ça c'est cliché, c'est l'amour de son pays, de sa culture, de son histoire, ce qui n'exclut pas du tout la possibilité de de les critiquer. Mais cette critique, elle doit partir d'une d'une position encore une fois euh d'amour, d'appréciation. J'ai pas vraiment senti ça chez Bernard Arnaud à l'endroit de l'Europe.

Euh l'autre chose qu'il y a dans le patriotisme, me semble-t-il, c'est qu'il y a une notion d'engagement et donc ce qui veut dire une forme de sacrifice. Qu'est-ce qu'on sacrifie quand on est patriote ? Mais parfois on sacrifie son intérêt personnel sur l'hôtel d'une cause qui dépend qui dépasse sa sa simple personne.

Donc effectivement, on fait des choses qui vont pas forcément dans son intérêt premier et immédiat parce qu'on essaie de servir un intérêt plus grand. Est-ce qu'on peut imposer ça un patron de groupe ? Bien sûr que non.

Donc on a eu une opposition en fait patriotisme et business entre du côté du business des affaires la valeur, on crée de la valeur et du patriotisme les valeurs. Donc qu'est-ce qu'on doit prioriser ? Et ça c'est une affaire personnelle, c'est une affaire d'éthique, c'est une affaire de valeur.

Est-ce que son groupe il incarne des valeurs ou est-ce qu'il est là que pour créer de la valeur ? Où est-ce qu'il peut faire les deux ? Bernard Cohen Adad.

Mais j'entends j'entends le discours de Galager mais ce discours, il a été purgé en 1980 quand Jean-Pierre Côte était au gouvernement de de François Mitterran et on a vu que la politique des droits de l'homme n'avait rien à faire effectivement avec la vente d'arme. C'est qu'au bout d'un moment le patriotisme économique c'est pas forcément des bons du bon sens et des bons sentiments. Moi je défends pas Bernard.

Je juste que c'est pas le moment aujourd'hui d'être dans cette polémique. On a vraiment besoin d'avoir une vision européenne. Ça a été bien dit par Christian.

C'est ça l'enjeu. Qu'est-ce qu'on oppose aujourd'hui face à une Amérique qui veut la mort de l'Europe ? Parce que c'est ça Trump a dit "J'en ai rien à faire de l'Europe.

Elle est là pour nous enquiquiner. Moi ce qui m'intéresse c'est comment on renforce l'économie, comment on fait une Europe des capitaux, comment faire en sorte de faire du made in France qui n'est pas incompatible avec cette autonomie stratégique, cette autonomie énergétique qu'on a appelé de nos vœux après la COVID-19. Ceci étant aujourd'hui, on a de belles paroles.

On a une capacité de s'invectiver les uns et les autres mais sur le plan économique et sur le changement du modèle économique, on n pas avancé. Hm. Catherine sur le sur le plan du patriotisme et et de l'entreprise, c'est évidemment pas l'entreprise n'a pas pour but d'être patriote, elle a pour but de dégager des profits.

C'est ce qui d'ailleurs est profitable pour l'entreprise et pour les salariés. C'est ça qui crée euh les embauches et les hausses euh de salaire. Mais il faut aussi faire confiance aux entreprises parce que autant des groupes comme LVMH, L'Oréal pourraient tenter euh de euh délocaliser des ateliers aux États-Unis parce que c'est des marchés absolument stratégiques.

Pour d'autres entreprises euh qui se questionnent sur le fait de déclencher des investissements aux États-Unis compte tenu de l'instabilité, là où il faut faire confiance aux entreprises, c'est que sans doute certaines vont renoncer à ces projets aux États-Unis parce que trop risqué. il peut pas rester en quelques années peut finalement et donc la rationalité des des des acteurs économiques, il faut faire confiance à cette rationalité. C'est là que pourrait se nicher quelque part le patriotisme.

Je voudrais je voudrais revenir sur un point qu'on a pas abordé directement en tout cas qui est la question de l'emploi. Oui. Euh parce que j'ai dit tout à l'heure le fait de s'internationaliser n'est pas du tout incompatible avec l'emploi local.

Je veux dire le la force de nos grands groupes internationaux, c'est aussi parce qu'ils sont rentables, parce qu'ils ont de la croissance de créer aussi des emplois en France et pas uniquement à l'étranger. La question de l'emploi va devenir cruciale dans les mois qui viennent. Pourquoi ?

Parce qu'avec tout ce qui se passe dans le monde, la guerre commerciale et cetera, nous sommes amenés à revoir à la baisse nos perspectives de croissance. Bon là, alors on a du mal à calibrer, mais clairement veut dire la croissance de la France en 2025 cette année, elle sera pas très loin de zéro. elle sera pas très loin de zéro.

Alors, le gouvernement a dit 07, il suffit qu'il y ait que queil y ait euh que la guerre entre la Chine et les États-Unis s'accentue et cetera pour que on tombe à zéro. le chômage va monter, va augmenter malheureusement et et l'inflation peut aussi monter du côté américain et peut-être un peu dans le reste du monde. C'est tous les débats sur est-ce qu'on est à la veille d'une stacflation, c'est-à-dire stagnation de l'activité et monté des prix.

Donc je pense que par rapport à ce débat euh je vais pas trancher, je vais pas dire Bernardo crée plus ou moins d'emploi que Michel Eddouard Leer, ça a pas de sens parce que les secteurs sont pas les mêmes et cetera. Mais je dis, je pense qu'on est rentré dans une période où avec la montée malheureusement du chômage, la question des conséquences des stratégies d'entreprise sur l'emploi va être une question cruciale centrale. Oui.

Et dans un contexte, je termine, ça rejoint ce que ce qu'a dit Bernard, dans un contexte où les défaill, je prends le cas de la France, les défaillances d'entreprises dans le tissu des des PME ont beaucoup monté en 2024, je pense que ça va continuer malheureusement. Malheureusement juste sur alors vous parliez du crépage de Chignon qui n'est pas à la hauteur mais nous ça nous interpellé. Pourquoi de nouveau cette passe d'arme entre Bernard Arnaud et Michel Édouard Leclerc ?

Souvenez-vous au mois de janvier dernier, on va taxer le Maline France pour refroidir les énergies. On fait difficilement mieux hein. Pour pousser à la délocalisation, c'est idéal.

Je pense que c'est pas forcément positivement impactant d'avoir un des hommes les plus riches de France qui dit "Si le fait pas, je quitte le pays." Bon, c'est Bernard Arnaud. Ouais.

Ça, je trouve que d'abord vous m'entendrez jamais dire ça. On est des gens de terroir, on sait d'où on vient, on doit à notre pays, il y a aucun d'entre nous qui ferie qui ferions un chantage comme ça. Et ce à quoi Bernard Arnaud avait de nouveau répondu via les réseaux sociaux, regardez, quant à monsieur Leclerc, puisqu'il semble vouloir défendre les PME français, je lui conseille de vendre dans ses supermarchés davantage de produits français qu'il montre de cette façon son patriotisme.

Vous arrivez à expliquer cette rivalité ? Moi ce que je vois c'est que Donald Trump a réussi à mettre la pagaille pour employer un terme un peu élégant dans toute l'économie internationale y compris en France. Et c'est bien ça mon problème.

Et aujourd'hui, on a vraiment besoin d'un changement de de modèle économique. Euh on on pense plus en état. Ceux qui pensent que la France va être rayonnée sur le monde de manière économique, c'est pas vrai.

On a 80 % de nos grands groupes qui filialisent au lieu d'exporter. C'est une réalité euh par contre qu'on privilégie aujourd'hui le recherche et dévotement dans les territoires, qu'on fasse en sorte de ramener des talents dans nos régions, que l'on pense Europe y compris je vous le dis en matière de marché de capitaux. Ça c'est fondamental que notre monnaie l'europe.

Au lieu de nous faire croire qu'il faut sortir de l'euro comme certains le pensent encore. On en parle plus tellement on en parle plus pour le moment mais ça va revenir. On a bien vu ce qu'a fait le le Brexit Christian, vous le savez très bien.

Donc ça c'est une réalité. Donald Trump est en train de faire exploser un certain nombre de codes parce que les économistes, les politiques et nous les entreprises, on n' pas les codes parce qu'il y a pas de code. C'est complètement irrationnel.

Le problème c'est qu'on paye cash aujourd'hui ce type de politique de stop and go de droite et de gauche avec une instabilité permanente. On a vu la chute des marchés boursiers la semaine dernière. C'est extrêmement préoccupant ce dont on a besoin.

C'est de solidarité, de stratégie qui prend le temps aussi d'avoir une comment dirais-je Union européenne. C'est pour ça que le voyage de madame Mélonie n'est pas inintéressant. On verra si elle revient avec des mesures particulières pour l'Europe ou si elle fera cavalier seule.

C'est ça aujourd'hui qu'on attend. Est-ce qu'on va être dans une zone euro qui va être pacifiée et qui va avoir des moyens de faire pression sur les États-Unis ? compris mais ça les spécialistes de l'internation dans la gestion de la guerre en Ukraine qui pèse notre activité économique.

Mais concrètement vous comment est-ce que vous vivez cette période ? Donald Trump a mis ses droits douanes sur pause en ce qui concerne l'Europe. C'est pas une pause, c'est on baisse on baisse la hausse.

On baisse la hausse. Écoutez, je vais vous dire Christian Vois a bien dit 24 derniers enfin 12 derniers mois 66000 défaillances d'entreprise. Après la COVID-19 on était à 35000 défaillances d'entreprise par an.

On est dans une gamme de défaillance d'entreprise qui est dans la segment des 50 à 100 salariés. On est en manque d'emploi et avec un taux de chômage qui se développe dans la région Île-de-France. On n'est pas dans une situation merveilleuse.

Donc arrêtons ces chamailleries. Arrêtons de donner, moi c'est le patron qui parle, du grain à moudre aux organisations syndicales. Essayons de poser clairement l'enjeu du terrain et celui à 3 mois.

Voyons plus loin que ce qui nous attend dans l'immédiateté. Je sais que c'est pas facile parce que on l'a pas fait malheureusement depuis 2019, il faut peut-être s'y mettre en fin et je vous le redis sans espaces important européen, je ne crois pas à la vilitarité des entreprises françaises, y compris nos TPE PME qui restent les sous-traitants de ces grands groupes, surtout en matière de qualité. Je me réjouis infiné que Hermes a été pendant un court moment à la tête du de capitalisation voilà de la capitalisation.

Ça prouve que une belle entreprise française qui fait marcher ses artisans, qui emploient et qui payent justement ses salariés, ça encore un peu d'influence au niveau des financiers et des investisseurs. Mais vous auriez attendu la même chose de Bernard Arnaud qui est quand même une locomotive aussi de l'économie française. Moi, je je ne crois pas que ce qu'il dit, et là c'est là-dessus, on a un point de divergence avec Galager, je ne pense pas que ce qu'il vient de dire c'est incompatible de son investissement en France.

C'est simplement une vision. Il regrette il regrette que l'Europe ne soit pas plus puissante mais c'est peut-être pas la faute des entreprises. Est-ce qu'il regrette qu'elle soit pas plus puissante ?

En tout cas, elle est trop il y a trop de normes. Il est fustigé quand même. Il digère pas non plus l'attaque sur les sur les entreprises, sur les grandes entreprises.

Aussi le point de départ de de tout ça, c'est cette taxe, cette surtaxe française qui a été imposée au pire moment, il faut le dire parce que c'est vrai que les les marges de manœuvre des grandes entreprises se réduisent à l'international. on n'est plus post Covid où il y avait effectivement des résultats éblouissants et il y a cette taxe sur les super profits qui a été imposée dans le cadre de de du débat budgétaire sur ces grandes entreprises. C'est la raison pour laquelle en premier lieu, hein, il y a eu ce premier clash avec avec Michel Édouard Leclerc, mais on est quand même un peu sur des clashes d'ego.

On a Bernard Arnaud qui est le milliardaire français le plus connu, peut-être le plus controversé à chaque fois qu'il y a des chiffres sur la statue du commandeur aussi qu'il faut abattre. Voilà. Exactement.

À chaque fois qu'il y a des chiffres sur les résultats de son groupe ou sur ses rémunérations, il y a toujours une montée de des levées de bouclier des des syndicats. Il est souvent dénoncé alors qu'il fait quand même rayonner la France. C'est le premier le premier employeur privé de France.

Et puis de l'autre côté, on a Michel Édouard Leclerc euh aime beaucoup se présenter comme le défenseur des Français, défenseur du pouvoir d'achat et donc là pour moi, c'est aussi un clash des des égos, hein. Oui, on fait une courte pause, on revient le grand dossier dans un instant avec bah on attendait la réponse du gouvernement quand même sur cette sortie de Bernard Arnaud alors que le gouvernement avait appelé au patriotisme. Vous le verrez, le ministre de l'économie est un petit peu gêné.

Il a pas trop répondu à cette question et puis on se demande si les patrons ne deviennent pas finalement plus puissant que les chefs d'état. À tout de [Musique] suite. Les grands patrons sont-ils devenus plus puissants que les chefs d'état ?

On se pose la question dans cette deuxième partie du grand dossier. Jad Partouche nous rejoindra également pour nous détailler les investissements français aux États-Unis. Mais d'abord le rappel des titres de l'actualité.

D'abord on va commencer par donc par la déclaration de Marco Rubio au pied de l'avion juste après la Réunion qui a réuni donc les Européens, les Ukrainiens, les Allemands et les Anglais à Paris. C'était hier, vous vous en souvenez ? Bien, Washington menace de se retirer des efforts de paix en Ukraine, faute d'avance et rapide.

Alors que Paris parlait hier d'un excellent échange avec donc le secrétaire d'État américain et Steve Witkoff, l'émissaire de Donald Trump, les États-Unis donc annoncent très clairement avoir d'autres priorités. Écoutez, nous ferons ce que nous pourrons à la marge. Nous disons à l'Ukraine, nous serons prêts à vous aider lorsque vous serez prêt à faire la paix, mais nous n'allons pas poursuivre cette entreprise pendant des semaines et des mois.

Nous devons donc déterminer très rapidement et je parle de quelques jours si cela est faisable ou non au cours des prochaines semaines. Si c'est le cas, nous sommes prêts. Si ce n'est pas le cas, nous devons nous concentrer sur d'autres priorités.

Deuxème grand titre du jour. Le jeune homme qui avait été enseveli sous la neige à Valtorin en sa voie n'a pas survécu. Il a été emporté sur une quinzaine de mètres par une avalanche et retrouvé en arrêt cardiaque cardiorespiratoire transporté d'urgence à l'hôpital.

Il est décédé dans la soirée. Toute la Savoie reste aujourd'hui en vigence orange aux Avalanches avec les stations confinées provisoirement. 1000 foyers restent privés d'électricité.

Jad Partouche reviendra évidemment dans son journal de 18h. Mais la suite donc du grand dossier consacré à cette sortie hier de Bernard Arnaud qui continue de faire réagir, c'est même un tolet notamment à gauche, vous l'entendrez dans un instant. Le gouvernement jusqu'ici n'avait pas réagi à ses propos du patron de LVMH. ces choses faites avec le ministre de l'économie qui a été interrogé tout à l'heure par notre journaliste Mathieu Desmoulin.

La liberté d'expression dans notre pays est totale. Donc je ne commande pas les propos d'un de nos grands dirigeants. C'est une période qui demande l'unité de la nation, qui demande l'unité des Européens.

Nous devons être solidaires dans une phase où la négociation est apre. Et on continue d'en parler avec nos invités toujours autour de la table et Bastien Aug de notre service politique nous a rejoint. Sébastien, vous écoutiez attentivement Éric Lombard.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a un peu gêné, non ? Oui, en politique, c'est ce qu'on appelle de la bonne langue de bois. C'estàd que évidemment il y a une énorme contradiction pour un ministre de ce gouvernement qui d'un côté a là un grand patron qui dit tout l'inverse de ce que Emmanuel Macron a demandé il y a 2 semaines au chef d'entreprise, c'est-à-dire serrez-vous les coudes face à Donald Trump, montrer qu'on peut faire pression tous ensemble, on suspend les investissements pour voilà pour montrer qu'on peut répliquer.

Bernard Arnaud propose exactement le contraire et de l'autre côté on a à faire à un gouvernement disons et un ministre plutôt libéral qui a toujours pensé que c'était typiquement le genre de patron qu'il fallait plutôt cajoler épargner parce que il on considère que c'est des dizaines de milliers d'emplois en France donc d'où la gêne et d'où la langue de bois et et alors ce qui était intéressant c'est qu'un peu plus loin donc Mathieu Desmoulin lui demande est-ce que vous rétirez cet appel au patriotisme et là il bote en touch le dit le dit du bout de la langue mais parce queon voit bien que en effet il y a eu cet appel d'Emmanuel Macron on n pas eu l'impression impression, je dis l'impression parce que il y a ce qui se fait publiquement et après ce qui peut éventuellement se faire en coulisse que ça a été beaucoup suivi d'effet. En tout cas, on a entendu aucun des grands patrons qui ont annoncé des investissements dans les mois passés dire ensuite que finalement il est suspendé. Après quand on demande du côté du gouvernement de l'Élysée, tout ça, on nous explique que ce sont des choses qui se font en coulisse, que oui, oui, il y a des patrons qui ont suspendu leurs investissements mais que pour des raisons de confiden terre, il peut pas nous le dire.

Donc c'est un peu compliqué de vérifier cette information mais voilà en tout cas il y a pas eu de d'élan au moins public après cette annonce d'un chef de l'état qui est là aussi c'est pas une situation une situation facile pour lui Emmanuel Macron parce que finalement lui son identité politique aussi a toujours été de dire regardez on met une politique pro business donc ça refait venir des investissements là on atteint aussi entre guillemets les limites de ça dans un moment où finalement on voit qu'il y a d'autres facteurs qui rentrent en jeu qui fait que on voit qu'il y a des patrons comme ça qui peuvent faire pression voir lâcher le pays. Donc le chef de l'État fait ce qu'il peut pour au moins publiquement dire qu'il appelle ces ces personnes-là à la à la solidarité mais pour l'instant sans effet du moins public très visible. Pourquoi le gouvernement est gêné ?

Pourquoi ménager comme ça Bernard Arnaud ? Écoutez, on a besoin de tout le monde hein. Ça a été dit par les uns par les autres.

Tout le monde d'abord, si je puis dire, dans ce contexte très compliqué. Euh on a besoin des de tous les secteurs, de toutes les taxes d'entreprise pour essayer de faire face à une situation internationale, je l'ai dit tout à l'heure, qui va être très compliqué, hein. Donc il faut essayer de sauver un peu les meubles, essayer de voir ce qu'on peut sauver du côté de l'emploi.

Moi, je maintiens quand c'est une variable cruciale et dans ce débat entre qui a le pouvoir, le pouvoir politique versus le pouvoir économique, on peut pas à la fois dire qu'il y a un excès de norme et et en même temps dire ce sont les patrons qui décident. Je veux dire, l'État, il est là pour fixer les règles du jeu dans les différents domaines. On a besoin d'un état, on a besoin d'une banque centrale, on a besoin de régulateur.

Bon, ça me rappelle ce débat pouvoir politique, pouvoir économique des des bouquins qui sortaient il y a 60 ans et qui dénonçait le rôle excessif des firmes multinationales en disant voilà le pouvoir politique est à long camp, il est menacé par la croissance des bon il y a des débats je veux dire il faut fonctionner ensemble et je termine sur les normes parce que je trouve que la question est centrale. Elle a été posée par Bernard Arnaud hier dans son discours mais elle est posée par tout le monde aussi d'une certaine façon. Il y a une volonté, il y a une loi de simplification, enfin un texte européen qui s'appelle le paquet omnibus.

C'est le jargon européen pour essayer de simplifier un certain nombre de de textes européens. Je pense que ça va dans le bon sens. En même temps, face à Trump qui est en train de déréguler dans tous les secteurs, je pense qu'il faut que l'Europe essae de maintenir un peu ses propres normes.

Il s'agit pas d'en rajouter, mais il s'agit pas non plus de se mettre à poil et de jouer le jeu de la déréglementation face à des États-Unis qui jouent à fond cette carte. Exactement avec des il y en a qui n'ont pas du tout ménagé Bernard Arnaud. Ça fait beaucoup beaucoup réagir quand même ces propos à gauche.

La classe politique en France c'est la gauche qui réagit. Quelques une sélection donc Fabien Roussel pour le Parti communiste. Bernard Arnaud réussit l'exploit de défendre une zone de libre échange entre l'Europe et les États-Unis en disant que ce serait une chance pour nos agriculteurs.

Résultat, il est vendu aux Américains, il est dangereux. Marine Tondolier, on se passera des leçons politiques d'un PDG tellement clairvoyant dans son allégance à Trump qu'il a perdu des milliards dans son investiture depuis son investiture et puis Manombri. Ce n'est pas étonnant que Bernard Arnaud marche dans les pas de Donald Trump.

Cela fait bien longtemps que l'on sait qu'il ne défend pas les intérêts de la France. Sagalegar effectivement depuis hier soir, il y a des réactions en nombre. Oui.

Qui sont toutes ? Et c'est ça qui me frustre dans ce moment très attendu. Il y a pas vraiment de enfin il y a aucune surprise dans ces réactions.

Et donc c'est pour ça que je trouve que ce moment en fait n'est pas la hauteur justement du grand moment. Hier, j'essayis de dire qu'en fait il y a un découplage entre les mots et le moment. Les mots sont ceux de Bernard Arnaud qui formulent des critiques.

Vous êtes d'accord ? Vous n'êtes pas d'accord ? Mais il y a quand même un moment.

Le moment c'est quoi ? C'est une Europe la nôtre qui est attaquée sur ses valeurs. Ça c'est Jay Vens, le vice-président qui vient à Munique en disant "Le problème c'est pas la Russie, c'est pas la Chine, c'est vous." Et elle est attaquée économiquement.

Ça c'est Donald Trump qui impose des droits de douane pour punir de manière collective et d'ailleurs sans distinction les 27 de l'Europe. Donc est-ce que c'est le meilleur moment pour formuler des critiques ? Peut-être.

Peut-être que ces critiques servent permettent de renforcer l'unité européenne. Ce serait un corolaire intéressant de de ce genre de de moment. Et l'autre, c'est que on a un mélange en fait entre le politique et et les affaires, d'où l'embarras de du ministre, monsieur Lombard, qui sait très bien que dans une démocratie libérale comme la nôtre, son rôle quand il s'adresse à des groupes, des hommes d'affaires, des entrepreneurs, c'est pas de leur imposer, mais effectivement potentiellement de suggérer.

Ben, ils n'entendent pas ces suggestions. C'est le cas de monsieur Arnaud qui lui pareillement sort un peu de son champ. et on a parfaitement le droit pour faire de la politique, adresser un message politique avec un retentissement énorme qu'il avait prévu.

La question que je pose, c'est pour quoi faire ? Quel est, comme on dit en jargon militaire l'effet final recherché ? Est-ce que vous monsieur vous souhaitez par ce commentaire nous remuer être force de proposition afin de renforcer approfondir le marché économique le marché unique européen améliorer la fluidité de d'échanges commerciaux le transport de biens de personnes et cetera ou est-ce que c'est pour affaiblir de de l'intérieur et si oui au service de qui et de et de quoi ?

Donc c'est une interrogation que je traîne effectivement depuis 24 heures. Donc j'ai pas de réponse immédiate à votre à votre question. Pos juste la question effectivement.

Oui. Le but de Bernard Arnaud, on pourrait se dire c'est tout simplement de de protéger ses intérêts financiers parce que le groupe enregistre des légères pertes. On sait que le marché américain est très très important pour pour Bernard Arnaud parce que c'est 25 % de de ces débouchés.

Cela dit, le consommation la consommation aux États-Unis, les consommateurs américains bien là aussi sont un petit peu moins au rendez-vous et donc l'idée de droite douane supplémentaire, ça pourrait encore faire perdre euh du terrain à Bernard Arnaud, mais il y a aussi un côté provoque parce que par exemple quand il menace de délocaliser des ateliers, c'est pas la première fois que il agite cette menace. On sait aussi que délocaliser des ateliers euh aux États-Unis, ça n'a pas toujours entraîné de très bons résultats pour preuve cette usine au Texas où les les résultats sont pas franchement très bons parce qu'il y a pas le savoir-faire. Donc pour moi l'idée là de Bernard Arnaud c'est de dire surtout à l'Europe de ne pas aller vers l'escalade face à Donald Trump et peut-être de plier face à Donald Trump pour éviter à tout prix que le groupe pit les frais de de ses droits de douane.

Alors, je voulais vous faire écouter juste aussi une autre réaction, celle de Sophie Binet, la CGT qui évidemment fustige Bernard Arnaud, mais quand même, elle estime que le patron de LVMH aurait pu avoir une autre posture et là, je voudrais que vous réagissiez. Écoutez, de toute manière, Bernard Arnaud depuis le début, on a bien compris qu'il n'en a rien à faire de l'intérêt de la France, de l'intérêt des Françaises et des Français et des salariés et que son seul objectif, c'est de maximiser son profit. Je trouve que c'est scandaleux euh et que Bernard Arnaud devrait au contraire utiliser les leviers qui sont à sa disposition pour amplifier le rapport de force de la France et de l'Europe dans ses négociations.

Christian Boiss, elle a raison. vu la position, vu la puissance de Bernardaud, il aurait pu l'utiliser euh pour ça aurait été courageux dit euh Galegger à la fin de madame Binet, je je la rejoins à la fin, pas nécessement au début euh quand elle dit enfin je je dis à ma façon, il faut que l'Europe se bouge et c'est peut-être pas assez dité d'ailleurs dans le discours du patrima hier soir, il faut que l'Europe se bouge et je reviens sur les le début de notre conversation parce que je pense que pour se faire la la réponse de l'Europe à Trump, c'est pas c'est pas nécessairement des droits de douan c'est pas nécessairement des des protections non tarifaires. Je veux dire la vraie réponse dans la durée alors c'est pas pour dans 10 ans, c'est pour les 2 3 ans qui viennent, c'est le réarmement économique de l'Europe et je reviens sur le fait que ce rapport Dragy est dans est dans les tiroirs malheureusement depuis septembre on en a rien fait parce que d'autres choses on ont été jugées plus importantes et je pense que c'est ça la vraie réponse. il faut que l'Europe se bouge et que nous serons respectés par les Américains le jour où on aura une Europe qui soit pas uniquement disons un une collection de une mosaïque de pays qui s'entendent plus ou moins, mais où l'Europe délivrera, j'utilise le terme franglais, excusez-moi, du point de vue économique.

H effectivement, on aura le point de vue de Jean-Claude Ma qui nous attend en direct. Bonjour ancien secrétaire général de Force ouvrière. On revient vers vous dans un instant, mais d'abord Jade va nous expliquer aussi ce qui se passe au niveau des investissements français aux États-Unis parce qu'on se souvient, vous en avez parlé tout à l'heure Bastien, de l'appel d'Emmanuel Macron au début du mois donc de limiter ces investissements outreatlantiques.

Écoutez, je pense que ce qui est important et ça c'est tout le travail qu'il faut faire par filière que les investissements à venir ou que les investissements annoncés ces dernières semaines, il soient un temps suspendu tant qu'on n pas clarifié les choses avec les États-Unis d'Amérique. Je vous demande aussi de bien vouloir vous coordonner avec vos homologues européens pour faire remonter un travail unifié, fort et résolument européen. Et je le dis aussi parce que je sais ce qui va se passer.

Les plus gros auront tendance à jouer solo et c'est pas une bonne idée. Les plus gros auront tendance à jouer solo. C'est intéressant de l'entendre aujourd'hui.

Euh en attendant les investissements français aux États-Unis, ils sont importants. Bah en tout cas la liste des entreprises effectivement qui misent sur les États-Unis ça longe. Vous avez beaucoup d'exemples sous les yeux, vous allez le voir.

Alors la liste est non exhaustive mais j'en ai quand même recensé pas mal de l'actalis à l'oréal en passant par Saint-Gobin ou Per Noricard. Tous ont fait le choix effectivement d'investir aux États-Unis. En tout, en 2023, les investissements français outreatlantiques représentaient 370 milliards de dollars, ce qui fait de la France le 3è investisseur investisseur européen aux États-Unis et le 5e à l'échelle mondiale.

Parmi les investissements les plus emblématiques et les plus récents, il y a bien sûr celui annoncé par la CMA CGM. 20000 dollars d'investissement ont été promis début mars. 20 milliards, j'ai dit quoi ?

Ah oui, 20000. Non, c'est pas grand chose pour lui. Non, effectivement 20 milliards dans mon dans mon monde à moi 20000, je sais ce que c'est pour 20 milliards d'investissements ont été premiers effectivement début mars avec vous le voyez 10000 emplois à la clé.

Nous voudrions, monsieur le président, qu'il y ait plus de navires battant pavillon américain. C'est ce qu'a déclaré euh le patron de CM1 CGM, passant donc de 10 à 30 preuve de cette volonté de s'inscrire dans le temps. Autre investissement emblématique, air liquide, fleuron de l'industrie française, spécialiste euh des gaz industriels qui a annoncé il y a pas si longtemps vouloir investir 850 millions de dollars dans Exon Mobile, le groupe américain.

C'est l'investissement le plus important de son histoire. Donc c'est pas rien. Même chose pour Schneider Électrique.

Il y a un mois, l'entreprise française a annoncé injecter 700 milliards de 700 millions de dollars pour implanter de nouveaux sites dans six États américains avec à la clé 1000 emplois créés. À cela on peut ajouter parce qu'on en a beaucoup parlé Sanofi et son Dolipran américain ou encore Total Energie qui souhaite accélérer très clairement ses investissements aux États-Unis pour surfer sur la vague du drill baby drill de Donald Trump. Patrick Pouyané, son patron, a promis début début février d'accroître très clairement ses investissements aux États-Unis pour conforter sa place de premier exportateur de du GNL américain.

Il n'a pas vraiment chiffré le montant de son investissement mais bon, le groupe est déjà quand même en grande partie américain. 40 % du capital de Total énergie est américain aujourd'hui. Donc rappelez-vous ce que déclarait Emmanuel Macron.

Quel serait le message envoyé par les groupes français ou européens euh d'aller investir aux États-Unis au moment où ils sont en train de nous taper ? C'est le terme qui avait été utilisé. En l'occurrence, effectivement, chaque fois qu'un pas est fait dans ce sens, c'est l'économie américaine qui en bénéficie et ce sont surtout des milliers et des milliers d'emplois à la clé.

Aujourd'hui, déjà les entreprises françaises emploient plus de 700000 personnes. La France est par exemple, je regardais le trisème créateur d'emploi en Louisiane. En Louisiane.

Ouais. Euh merci beaucoup Jade. Jean-Claude Mailli donc est en direct avec nous.

Est-ce qu'il avait raison le président de la République d'appeler comme ça au patriotisme les grands patrons ? Est-ce que c'est possible d'ailleurs ? Ah bah il y a pas d'ordre à donner en la matière mais qu'il le disent.

Oui. Moi je pense que c'est une bonne chose. C'était d'ailleurs quand il dit quand les grandes entreprises les groses vont jouer tout seul c'est un peu près monitoire par rapport aux déclarations de de Bernard Arnaud notamment.

Je pense que là-dessus, oui, il essaye. Maintenant, c'est pas lui qui qui dirige les entreprises, c'est évident. Ouais, parce que Bernard Arnaud, pour vous, cela joue solo en ce moment pour reprendre les mots de d'Emmanuel Macron.

Alors bah, ils font tous du business, ça à la limite, je peux le comprendre hein. Bernard Arnaud fait du business sur et je rappelle que c'est 25 % du chield d'affaires. Donc, ça n'est pas ça n'est pas rien les États-Unis pour le groupe pour le groupe LVMF.

Maintenant, il est pas obligé de prendre la parole publiquement parce que quand il prend la parole publiquement comme il le fait là, à la fois, comme d'autres l'ont dit, on a l'impression que bon son c'est son entreprise le principal mais que le le pays d'où il vient et où il est l'intéresse moins. Je dirais pas qu'il est pas patriote pour autant hein, mais l'intéresse moins et il se lance dans la politique d'une il fait de la politique quand il fait ça. Et je trouve que c'est jamais très bon quand les chefs d'entreprise sont de la politique.

Général, ça se passe pas très bien. Je renvoie Berlusconi euh en Italie, je vous renvoie Musk aux États-Unis, voir Trump, tapis en France. Donc voilà, il ferait bien de rester dans son champ d'activité, hein.

Alors qu'il et je ne vois pas pourquoi il fait ça, si ce n'est pour donner un signe d'abord négatif par rapport à l'Europe, hein, parce que il craint que l'Europe ne fasse pas le boulot. C'est pas simple mais j'espère qu'elle le fera correctement. Et puis c'est un signe plutôt favorable vis-à-vis de Trump qu'il connaît depuis les années 80.

Donc c'est c'est ambigu et c'est pas de bonne loi. Ces patron qui sortent du champ comme ça purement économique et qui s'aventurent sur le champ politique. Est-ce que c'est nouveau pour vous ?

Vous l'avez toujours connu ? Non, il y en a plus qu'avant. Mais c'est aussi parce que les partis politiques sont on voit dans les sondages hein sont pas très estimés, je vais dire ça comme ça, des Français.

Donc alors que l'entreprise se situe bien dans les sondages, je crois autour de 60 % des Français qui font confiance à l'entreprise qui joue un rôle mais en même temps c'est vrai qu'on demande de plus en quand le le politique fait moins le boulot globalement on demande beaucoup plus aux entreprises. On demande aux entreprises de régler les problèmes environnementaux de régler toute une série de problèmes. Donc il y a il y a une défection je dirais du politique.

Justement, il faut pas que les chefs d'entreprise tombent dans le panneau et confondre leur activité économique avec une volonté politique. Peut-être que quand Bernard Arnaud est intervenu il y a quelques semaines, il a vu qu'il a fait le buzz, bah il est peut-être content d'avoir fait le buz et il refait une deuxième fois tout simplement. En même temps, je peux vous opposer un chiffre.

Vous allez me dire ce que vous en pensez parce que le groupe LVMH paye 40 % de ses impôts en France alors que son chiffre d'affaires chez nous n'est de que de 8 %. Vous con vous comprenez aussi sa logique économique là ? Oui mais bien sûr.

Non mais attendez, je je ne critique pas sur l'aspect business compris s'il considère lui que pour son entreprise il est sera obligé d'investir aux États-Unis. Ça à la limite je peux le comprendre mais il est pas obligé de le crier sur les toits. Voilà c'est ça la différence.

Ouais c'est la différence. Et alors, il y a une autre stratégie qui est mise en place par A RMS et là c'est extrêmement intéressant. Voilà ce que dit le gérant du groupe Hermes.

Les clients américains nous resterons fidèles et ceux qui trouvent ça trop cher viendront profiter de nos infrastructures hôtelières à Paris et achèteront au faubourg Saint-Honoré. Est-ce que finalement là on peut se dire mais Bernard Arnaud qui est à la tête de LVMH, il pourrait pas avoir aussi le même état d'esprit ? Ah il y a Catherine André pardon.

On l'a pas vu. Catherine André qui nous dit "Non, non." Catherine, vous nous dites pourquoi.

Ben parce que Hermè a pas les mêmes problématiques que que le groupe LVMH. Hermè, c'est l'ultra l'ultra luxe, les ultra riches. Et donc même si vous augmentez les prix de leur produits euh avec les droits de douan américain, ils savent qu'ils ne perdront pas de de per de marché ou même très peu.

Tandis qu'VMH, on est sur des classes moyennes hautes. C'est du luxe quand même LVH. Mais on est la gamme en dessous et donc eux voient leur voi les dépenses de consommation des Américains stagnées et se demandent si ces droit de dou ne vont pas faire plonger les recettes aux États-Unis.

Hermè est beaucoup plus épargné parce qu'on est vraiment sur le segment de l'ultra l'ultra luxe. H c'est c'est intéressant. Ça me rappelle une problématique qui était abordée dans un article que je lisais très fouillé sur les enjeux de la visite de Georgia Méloni, donc la présidente du conseil italien aux États-Unis dans ces discussions sur les tarifs doués avec Donald Trump.

Il y avait ce chiffre qui était donné. Alors, j'ai pas pu le vérifier. Il y a 3500 Ferrari qui sont vendus par an aux États-Unis.

Chaque véhicule coûte 250000 dollars. Et donc ce qu'affirmait le le journaliste qui a fait cet article assez fouillé euh c'est dans New York Times me semble-t-il, c'est que en réalité ça rejoint ce que vous dites Catherine sur les clients et ce que dit monsieur Dumaas sur les clients de d'Hermes. Ceux qui peuvent se permettre l'achat de ce véhicule, même si à l'imposition de droit de douane pourront quand même financer ces ces achats parce qu'en fait si vous voulez la courbe elle est complètement exponentielle en matière de pouvoir d'achat. une fois que vous avez franchi un seuil.

Donc on on retrouve en fait finalement cette cette même problématique et ces mêmes dynamiques à l'œuvre sur ce point sur ce point précis. Bastien ? Oui, oui, on se demandait si c'est de l'économie ou de la politique.

Rappelez-vous l'exemple d'un d'un autre grand patron Rodolphe Sadé qui lui aussi est un proche euh d'Emmanuel Macron et qui a quelques semaines, quelques mois était dans le bureau de Donald Trump et là aussi, il faisait de la politique parce que souvenez-vous, il avait un grand panneau comme ça, je sais pas si on a l'image, mais où il y avait écrit, on va investir, il y avait écrit golf de l'Amérique ce qui non on a pas l'image, pardon. Bon ben je vous la décrit. Voilà, il y avait écrit Golf de l'Amérique et c'était pour faire plaisir à Donald Trump.

Donc il faisait de la politique pour pouvoir investir. Je Oui, les patrons qui font la politique mais ça c'était et c'est ça qui m'intéresse dans la présentation que nous a faite Jade Partouche à l'instant. Ça c'est avant la guerre commerciale qu'il va falloir Non bien sûr parce que c'est compliqué surtout vu les sommes et et le le cheminement pour parvenir à à ce moment-là.

Ça va être intéressant de voir celles et ceux qui vont éventuellement franchir le rubicon poste annonce de de cette guerre commerciale. Je je pose juste une autre question. Quand on critique l'Europe, qu'on la réduit à sa dimension régulatoire et cetera, on a trois grands acteurs, j'allais dire économiqu mondiaux, c'est souvent rappelé sur ce plateau.

On a les États-Unis de Donald Trump, on a la Chine de Shijingping, on a l'Europe de Ursula Vanerleen, si vous voulez la réduire à ça. Quel est de ces trois ensembles le plus fiable aujourd'hui ? le plus attractif à vos yeux.

Il y a ça aussi de temps en temps, c'est c'est aussi comme ça, je pense à travers ce prisme là, il faut regarder cette problématique, me semble-til. Alors, je reviens sur ces poitrons qui font de plus en plus de politique. Vous en avez cité encore un.

Il y a un sondage qu'on voulait vous soumettre, Jean-Claude Mailli, je sais pas si vous l'avez vu passer. Qui a le plus de pouvoir aux yeux des Français ? Bernard Arnaud ou Emmanuel Macron ?

Alors, je vous poser la question à vous, mais regardez ce que répondent les français. Plus de la moitié des Français estiment donc à 55 % que c'est Bernardnard Arnaud qui a plus de pouvoir que le chef de l'État. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Bah Bernard Arnaud n'a rien dit sous hein. Bernard Arnaud n'a rien dissous. B non mais je dis c'est en rigolant mais non mais en ce moment le président de la République comme d'autres politiques he une côte qui est très mauvaise et quand d'autres sondages disent que les Français font je crois que c'est autour de 60 % confiance à l'entreprise pour régler plein de problèmes, ça correspond ça correspond à ça également hein.

Il y a une crise de la représentation politique, c'est clair, elle est pas d'aujourd'hui hein dans notre pays mais elle s'est aggravé ces derniers mois hein. Moi, je vois bien les gens se disent "Bon, n'écoute plus quoi, ils se demandent combien de temps le gouvernement va durer et cetera et cetera." Donc c'est pas illogique ce ce genre de chos même si ça reflète une situation à un moment à un moment donné, je sais pas ce que donnerait Bernard Arnaud comme président de la République.

Non, peut-être pas. Et le rapport entre Oui, non, pardon, ça ce sondage ne veut quand même pas dire que les Français préfèrent Arnaud Bernard Arnaud à Emmanuel Macron. souvent ça alimente un discours aussi à Toro raison selon lequel le pouvoir politique est un petit peu soumis aux intérêts des grandes entreprises.

Donc ça peut être c'est un peu contre les deux aussi, je l'interprète comme ça. Effectivement Jean-Claude Mah, merci beaucoup d'avoir réagi en direct dans le grand dossier. À bientôt en tout cas, vous restez avec nous.

Le grand dossier qui continue la troisème partie avec bah on parlait des grands patrons qui font de plus en plus de politique. Ça se passe aussi du côté des États-Unis. Ils étaient au côté de Donald Trump.

Vous avez tous cette image en tête lors de son investiture, tout sourire. Est-ce que c'est le désenchantement aujourd'hui avec cette guerre commerciale ? Restez avec nous, on en parle dans un [Musique] instant.

C'est le grand dossier qui continue. On vous parlait de ces grands patrons en France. Bah, regardez ce qui se passe aux États-Unis.

Vous vous souvenez tous de cette image à la fin du mois de janvier, tous ces grands patrons, ces milliardaires de la tech autour de Donald Trump lors de son investiture, tout sourire autour d'une tout nouveau président. Et bien de mois après donc cette investiture et Donald Trump a déclenché la guerre commerciale des millions de dollars en volés en quelques minutes seulement. Quel est leur état d'esprit aujourd'hui à ces chefs d'entreprise ?

Quelques jours après avoir déclenché cette guerre commerciale, Donald Trump l'assurait. Ils ne m'en veulent pas du tout. Écoutez.

Avez-vous parlé de droits de douane avec des gens de la tech au cours du weekend [Musique] ? J'ai parlé au plus grands de ce monde, les plus grands de tous, ils ne sont pas nombreux. J'ai parlé à quatre ou cinq d'entre eux que je considère comme les plus grands.

Vous savez ce qu'ils ont dit ? On ne vous en veut pas. À qui avez-vous parlé ?

Je ne veux pas le dire. Je ne sais pas si c'était un appel confidentiel ou non, mais j'en ai eu cin ou six. Ouais, d'accord.

Alors voilà ce que dit le président américain, sauf que depuis il y a eu la guerre commerciale, la vraie qui a été enclenchée avec la Chine qui ne cesse de répliquer. Ça va toujours plus loin. Et donc ben Tim Cook a quand même décroché son téléphone parce que le patron d'Apple visiblement n'est pas très satisfait de cette guerre commerciale.

Ça le coûte extrêmement cher pour ses iPhones. Regardez, c'est le Washington Post qui le révèle aujourd'hui. La semaine dernière, Tim Cook s'est entretenu avec le secrétaire au commerce au sujet de l'impact des droits de douanes sur les prix des iPhones.

Et apparemment, il a été entendu. Tim Cook, regardez ce que dit le secrétaire au commerce américain. Tim Cook jouit d'un grand respect parce qu'il n'est pas un plan Nichard.

Lui, il parle de la réalité. Ce n'est pas une surprise pour moi que ces suggestions soient bien accueillies. Et de fait Donald Trump, il a un peu reculé sur ça, sur ses micropossesseurs et sur ses il a eu l'oreille du président là peut-être.

Il y a eu une double une double cause à mon avis. D'abord, c'est vrai qu'Apple était vraiment dans l'œil du cyclope parce que c'est vrai qu'une grande partie de ces composants sont fabriqué en Asie, mais en plus les téléphones et les ordinateurs, c'est c'était les deux biens les les deux catégories de biens les plus importés aux États-Unis. Donc c'est aussi les Américains directement qui auraient été visés.

Donc effectivement là, il y a eu sans doute le principe de réalité enfin qui qui s'est imposé à Donald Trump et et la nécessité de de céder sur ces deux catégories de produits. et l'inquiétude des des patrons de de la tech. Malgré ce que dit Donald Trump, elle est bien présente parce que sans doute aujourd'hui ces patrons qui ont tant misé sur Donald Trump qui l'ont d'ailleurs soutenu non pas par conviction à la base surtout par opportunisme économique parce qu'on leur proposait des des baisses d'impôts, de la dérégulation.

C'est ça qu'aiment les géants de la tech he l'idée de la dérégulation. vous avez bien entendu qu'il y avait un projet de droit de douane mais il pensait pas que c'était vraiment sérieux mais ils l'ont euh ils l'ont soutenu par opportunisme à la base parce que on l'oublie souvent mais la Californie c'est de de là où viennent ces entreprises c'est le berceau du du wisme entre guillemets. Les géants de la tech au départ il y a quelques années c'était là où il y avait des des conditions de travail qui étaient exceptionnelles, le télétravail qui était proposé aux salariés.

Donc il y a une conversion par opportunisme et sans doute aujourd'hui chez les géants de la tech quand ils voient leur capitalisation boursière s'effondrer, un sentiment de de trahison sans doute mais ça prouve aussi à travers cet exemple de Tim Cook l'influence qu'ils ont sur une politique d'état. Mais je ne pense pas. Ah euh mais c'est très intéressant parce qu'il y a un contraste assez fort entre la manière dont Cook s'y prend et celle qu'on a évoqué avec monsieur Bernard Arnaud il y a il y a quelques minutes.

C'est-à-dire que lui il choisit non pas et Tim Cook pourrait très facilement s'exprimer très publiquement. Or, il choisit euh d'autres canaux, notamment l'un d'entre eux dont il est propriétaire pour s'adresser directement au au président en devenant un peu le le premier, j'allais dire lobbyiste de son de son entreprise. Euh je vous dis que je ne pense pas parce que pour deux raisons.

La première, c'est que Donald Trump et et il y a une navigation à vue. Moi, les dernières informations si vous voulez que que j'ai lu, c'est que et c'est l'hnique d'ailleurs qui l'a donné, il dit "Non mais on va quand même faire un sort au téléphone, au microprocesseur et cetera." Donc il y a une sorte de revirement un vendredi soir qui surprend tout le monde pour ensuite à nouveau rebarrer dans le sens inverse notamment parce que un/4 de tout ce qui vient de la Chine, 25 % de tout ce qui vient de la Chine aux États-Unis, c'est pas des jouets, des babioles et cetera, c'est de la haute technologie Trinandré l'a très bien rappelé téléphonie.

Voilà, c'est des objets à très haute valeur ajouté électrique. Exactement. La deuxième chose et vous l'avez très bien expliqué, ces personnes, elles étaient à l'investiture non pas par adhésion ou admiration mais par peur et par opportunisme.

Donc qu'est-ce qu'elles ont fait ? De manière très très simple. Elles ont bafoué leur valeur, pensaient-elles, au service de leurs intérêts.

Et moins de 3 mois plus tard, elles se retrouvent avec leurs valeurs bafouées et leurs intérêts desservis. Et alors là, c'est chacun pour son camp, à sa manière et avec des résultats qu'on peine encore à voir puisqu'on est face à une administration qui navigue manifestement à vue, au jour le jour avec une immense incertitude et je ne pense pas que ces entreprises et ces entrepreneurs qui ont quand même le goût du risque parce qu'il y a ça dans la notion d'entrepreneuriat, il y a la prise de risque vont s'en remettre si facilement que que cela. Et je pense que comme nous là à cet instant, mais elle avec des sentiments très différents, se remémore ce film de se retrouver en rand d'ognon comme ça au premier rang.

C'était vraiment frappant sous la coupole du Congrès de voir au premier rang non pas euh des personnalités politiques de premier plan, celles ceux qui luttaient pour être secrétaire d'état, secrétaire la défense ou quoi, mais le business qui était voilà en rond d'ognon, doigt sur la couture. Oui, monsieur le président. Bravo monsieur le président, mais personne n'y croyait.

Alors, on parlait des investisseurs euh qui partaient, qui était attiré par les États-Unis pour donc investir davantage. Et bien, écoutez l'appel aujourd'hui d'Emmanuel Macron. Alors, il il parle pas au patron français mais il appelle certains Américains à venir en France.

Alors, on l'écoute ou on le lit ? On le lit. Alors, c'est on le lit.

Bastien, c'est sur c'est sur X. C'est sûr mais euh ici en France, la recherche est une priorité. L'innovation est une culture.

La science un horizon sans limite. Chercheur chercheuse du monde entier, choisissez la France, choisissez l'Europe. Je vous donne rendez-vous le 5 mai.

Voilà. Donc en fait ce qu'on nous explique c'est qu'il va avoir une sorte de plateforme qui va être lancée par le gouvernement justement pour permettre à ces chercheurs évidemment notamment américains, c'est eux qui sont visés de venir en France. Donc forcément Emmanuel Macron, il essaie aussi comme il peut de profiter de cette situation à l'avantage de la France en disant ben voilà puisque c'est comme ça aux États-Unis et bien venez venez aussi en France, on a des atouts.

Alors ben al justement c'est la question que je pose moi donc à cette cette prise de de parole j'allais dire ou cet écrit la recherche ça se finance. Donc moi je côté américain combien combien ? parce que les chercheurs effectivement ils sont attirés par l'ura de la France.

On a station F, le chat de de Mistral, des produits innovants, inspirants et cetera. Tout ça vient d'un écosystème qui permet l'innovation, qui ouvre effectivement des horizons. Ça c'est une référence à la liberté de penser, de critiquer, d'être en rupture et cetera.

Mais il faut aussi mettre des moyens au service de de ses ambitions. Et là-dessus, mais vous sentez quand même l'appel du président de la République au regard de de la politique de Trump quand même, il y a quand même un vaste communicant. Oui.

Oui, très clairement, c'est alors c'est c'est pas dit comme ça, mais entre les lignes Oui. Oui. Ça me paraît très explicite.

La recherche est directement attaquée aux États-Unis. On parle beaucoup dans la presse américaine ces jours-ci de Harvard, d'autres grandes institutions académiques auxquelles euh au motif d'une lutte soit contre le wisme que parce qu'ils estiment que ce sont des bastions du wisme ou parce qu'il y aurait un antisémitisme rampant, bon ben on leur coupe des subsides fédérales en introduisant dans l'inconscient collectif l'idée que ce serait de la charité fédérale allouée à à ces universités alors que le gouvernement fédéral rémunère de la recherche qui est conduite dans ses universités.