Ukraine : Les divergences stratégiques du RN
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
On va parler de la guerre en Ukraine et des divergences stratégiques du RN.
- 4:00OuverteRéponse partielle
François Bayrou a parlé de complexité française, vous partagez cette analyse ?
- 6:00RelanceÉludée
Marine Le Pen refuse l'extension de la dissuasion nucléaire, pourquoi selon vous ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Antoine Armand dit qu'augmenter les dépenses de défense implique de toucher au modèle social, qu'en pensez-vous ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Les États-Unis suspendent leur aide militaire à l'Ukraine, quel impact sur le débat français ?
- 13:00RelanceRéponse directe
Marine Le Pen évite-t-elle le sujet Trump par calcul politique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Marine Le PenFait
« la dissuasion permet à notre pays de vivre en paix depuis plus d'un demi-siècle et reste la clé de voûte de notre sécurité et de notre modèle d'armée »
- 6:00Marine Le PenFait
« nous ne pourrons jamais soutenir une chimérique défense européenne »
- 9:00Emmanuel MacronFait
« nous avons un bouclier pas eux et ils ne peuvent plus dépendre de la dissuasion nucléaire américaine »
- 12:00journalisteChiffre
« entre 2021 et 2023 les importations d'engrais russes en France ont augmenté de 86 % »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et avec nous elzabeth martichou bonjour ellisabeth on est ravi que vous soyez là éditorialiste politique à TF1 LCI Michel darmond va nous rejoindre éditorialiste politique à i24 news on va parler avec vous de la guerre en Ukraine les États-Unis qui annonc cette nuit la suspension de leur aide militaire étant dans un tournant de cette guerre et puis on reviendra bien sûr sur les débat au Parlement hier à l'Assemblée nationale tout à l'heure au Sénat les députés qui ont tous affiché leur soutien à l'Ukraine mais ils se sont en revanche divisés sur la stratégie à suivre et Alex la dissuasion nucléaire notamment à fait débat effectivement Emmanuel Macron qui veut étendre le par pluie nucléaire français au pays européens Marine Le Pen est contre on en parle dans quelques instants d'abord on regarde l'info dans nos [Musique] régions et l'info dans nos régions c'est aujourd'hui du côté de la Bretagne où on retrouve Stéphane beignier bonjour Stéphane merci beaucoup d'être avec nous directeur de l'information à TV Rennes Stéphane on va parler avec vous de cette campagne de vaccination contre la méningite lancée hier à Rennes et dans sa région un dispositif de grande ampleur oui de de grande ampleur c'est une opération de vaccination hors norme qui a été lancée hier après-midi à Rennes School of Business c'est une université qui accueille 5000 étudiants et un cluster de 3 cas de ménagit a été enregistré il y avait déjà eu un émois assez important dans la capitale bretonne fin janvier dernier une étudiante de 18 ans a perdu la vie toujours par ce virus de la de la ménagite et bien le le ministre de la Défense le ministre de la Santé et des Soins est venu hier après-midi dans la dans la capitale bretonne à renes pour s'assurer des premières vaccination de centres ont été ouverts à Rennes School of Business et en fin de journée 700 étudiants avaient déjà pris rendez-vous alors c'est c'est quelque chose de de très important cela s'adresse au 15 24 ans car on le sait ce virus se propage très vite auprès des jeunes populations et Stéphane est-ce que les autorités sanitaires craignent une explosion des cas oui il il le redoutent en tout cas ils ont décidé en tout cas et bien de d'agir ça n'est pas obligatoire ce vaccin mais très fortement recommandé ça a démarré donc hier dans ce campus René à partir de jeudi l'ensemble des campus de la ville seront concernés avec des centres de vaccination on pourra également se faire vacciner dans les collège et puis et puis en pharmacie renseignement prix les vaccins seront bien là et on s'attend vraiment à à quelque chose de très important puisque l'on parle de 100000 vaccins dans les prochains jours en Bretagne face à cette ménagite qui a fait depuis juillet dernier 50 victimes dans l'Hexagone merci beaucoup cou merci Stéphane beignier d'avoir été avec nous pour nous parler de de cette campagne vaste campagne de vaccination contre la méningit un mot peut-être Michel parce que c'est vrai que on a vu une réaction extrêmement rapide des autorités la phrase queon VI d'entendre à l'instant les les vaccins seront bien là et seront là massivement et ce sera une campagne massive et rapide euh on sent que des enseignements ont été tirés parce qu'effectivement ça rappelle quand même voilà la la la période où c'était beaucoup plus compliqué concernant le la période de la pandémie et puis je remarque aussi que c'est dans c'est une chronique enfin c'est un un sujet régional qui ne semble pas être à l'agenda de la préoccupation gouvernementale au sommet la santé le ministère de la Santé tout le système de la santé gère cette cette cette affaire il vont font tout apparemment pour circonscrire la l'épidémie mais mais c'est on est bien dans une voà dans une dans une are qui at tiré desenseignements de ce qui nous est arrivé en 2020 allez on va parler de lu Ukraine évidemment et pour commencer on va voir ce qui s'est passé hier puisque la situation en Ukraine a fait l'objet d'un débat sans vote au Parlement avant le Sénat cet après-midi ce sont les députés qui en ont débattu hier après un discours de François baayrou les groupes politiques ont étalé leur divergence stratégique Flora sauvage unis dans leur soutien à Kiev les députés ont étalé lundi leur divergence sur les moyens de parvenir à la paix lors d'un débat sur l'Ukraine et la sécurité en Europe après l'altercation entre Donald Trump et volodimir Zelenski à la Maison Blanche le Premier ministre François baayrou a salué le président ukrainien vendredi soir dans le bureau oval de la Maison Blanche s'est déroulé sous l'objectif des caméras du monde entier une scène sidérante marqué de brutalité de volonté d'humiliation pour l'honneur de l'Ukraine et j'ose le dire pour l'honneur de l'Europe le président Zelenski n'a pas plié et je crois que nous pouvons lui en manifest de la reconnaissance si le renforcement d'une défense européenne est la seule stratégie possible aux yeux de l'exécutif Marine Le Pen refuse l'envoi de troupes françaises en Ukraine ou l'extension de la dissuasion nucléaire notre pays est aujourd'hui l'une des rare nation doté de l'arme nucléaire la dissuasion permet à notre pays de vivre en paix depuis plus d'un demi-siècle et reste la clé de voûte de notre sécurité et de notre modèle d'armée c'est précisément parce que la dissuision est au centre de notre modèle d'armée que nous ne pourrons jamais soutenir une chimérique défense européenne pour la gauche en revanche il faut que l'Europe devienne une puissance militaire et qu'elle s'affirme face aux États-Unis nous n'accepterons pas pour l'Ukraine une paix rapide qui ne soit une paix durable et juste avec des garanties de sécurité sérieuses notamment américaines les socialistes sont prêts en cas d'accord de paix à ce que la France participe au bataillons qui devront se porter sur le terrain après le débat à l'Assemblée nationale ce sera au tour des sénateurs de débattre ce mardi sur la situation en Ukraine et l'avenir de la sécurité en Europe Élisabeth on a vu he ce débat hier alors il y a eu un soutien affiché à l'Ukraine mais des divergences stratégiques c'est sans surprise que l'assemblée n'a pas parlé d'une seule voix sur ce sujet en tout cas c'est dommage on aurait pu avoir un moment de d'union nationale c'est dommage aussi que les mic n'est pas été davantage plein moi j'aiétaé quand même été frappé je m'attendais à ce qu'il y ait un sursaut national en tous été tétanisés ça n'est pas d'ailleurs la la meilleure des attitudes mais il faut dépasser la tétanie l'émotion pour engager ce rapport de force et hier on était pas assez nombreux euh je pense puisque c'est notre représentation nationale on peut dire on nous n'étions pas assez nombreux dans l'hémicycle pour justement installer l'idée du d'une puissance parce que c'est vrai que François baayrou a dit nous sommes plus puissants que nous le pensons nous sommes plus forts nous avons une forme de de complexe que que nous devons dépasser la réalité c'est que euh la puissance et l'unité et que si on naffiche pas l'unité il n'y a pas de puissance et hier euh pour revenir au fond mais on va en parler plus largement c'est vrai que dans le fond les cvages sont les mêmes qu'il y a 2 ans 3 ans euh des années en fait ça veut dire que la situation elle a profondément changé euh mais que les positions des uns et des autres qui sont parfois très politicardes elle ne bouge pas c'est quand même assez inquiétant ok oui c'est vrai que on est c'est c'est exactement ce ce qu'on est en train de vivre cette espèce de de contradiction entre le la puissance du moment historique alors que l'on que l'on forcément de par notre profession et activité on on saissonne jour après jour mais en réalité euh ce que l'on chronique en ce moment jour après jour c'est un événement historique c'est-à-dire que il y a euh un changement complet dans les relations internationales depuis donc cette avec cet accord américano-russe euh qui au fond installe une forme peut-être de de de de populisme planétaire qui est en train de prendre l'Europe euh euh de concasser totalement l'Europe et on voit bien d'ailleurs les divisions qui sont en train maintenant de s'affirmer parce que c'est le projet euh euh euh russe de briser l'Union l'Union européenne Poutine se frotte les yeux en ce moment il il n'y croit pas c'est Trump qui est en train de faire son travail et qu' accélère le processus pour lequel il a il a déjà lancé la guerre depuis bien longtemps ça ça évidemment il faut pas être naïf mais en Europe on l'est depuis longtemps et ce ce que l'on voit c'est à quel point l'Europe va s à quel point effectivement il est les positionnements totalement obsédés par la chéance de 2027 y compris Marine Le Pen y compris à gauche sont et même d'ailleurs le discours de François Baayou très à son aise pour faire un discours métaahistorique géopolitique qui a voilà qui a voulu prendre la hauteur mais qui aussi pointe des choses réelles c'est-à-dire que on peut parler des mouvements effectivement voilà qui quotidien qui vont qui qui se passe et la décision d'aujourd'hui mais ce que ce ce qu' fautont à mon sens retenir vraiment la tenenstion c'est que on est en train de de changer totalement de mode de fonctionnement dans les relations internationales avec le point de départ qui nous a tous construit les États-Unis patron on va dire protecteur du monde libre et allié de de l'Europe depuis 45 c'est terminé en tout cas c'est terminé tant que Trump est au pouvoir et il en a que 4 ans mais ces 4 années s'annoncent très longue et ellisabeth est-ce qu'en écoutant les débat hier vous avez le sentiment que la représentation nationale a pris la mesure de ce changement de paradigme et de ce changement de position des États-Unis pas complètement parce que alors nous sommes comme vous le disiez unis face à l'Ukraine nous le sommes enfin parce que on rappelle que les positions notamment de l'extrême gauche euh et euh de la gauche extrême n'était pas celle-là bon tout le monde est à peu près aligné on peut pas laisser l'Ukraine sans aide mais en revanche nous restons très désunis face à Poutine et à Trump et on voit bien la façon dont Marine Le Pen a soigneusement évité le sujet hier en réalité il n'en a pas été tellement question de de Trump et même pas du tout c'est un un sujet de gênance si vous me passez l'expression pour Marine Le Pen avec un Jordan Bardella qui est allé récemment à un congrès euh aux États-Unis qui consistait à à fêter la victoire de Trump bon on rappelle son retour piteux mais il y a il y a il y a une ligne de clivage aussi hein à l'intérieur du du rassemblement national jusqu'où il ne faut pas aller trop loin dans le soutien de Trump mais bref elle ne peut pas totalement se euh dissocier de Trump et elle ne peut pas évidemment sauf à être taxé de dans d'antiatriote euh être complètement derrière Trump elle peut pas être zéour si vous voulez par rapport à Trump elle peut pas le faire doncjet Mar donc elle est dans l'esquive elle est dans l'évitement elle est dans ben je vais pas plonger mes mains là-dedans et je vais rester sur mes positions c'est-à-dire une grande conférence de paix qu'il faudrait arrêtons d'armer l'Ukraine et essayons de faire la paix bon voilà ça va dans le bon sens sauf que la paix avec qui avec Poutine avec Poutine qu'elle continue de toute façon de ménager tout ça est évidemment extrêmement contradictoire avec nos intérêts européens mais elle n'est pas européenne elle est nationaliste donc on en est toujours là ça n'a pas bougé et c'est vrai que c'est gênant parce que cette désunion là elle existe à l'échelle de la France elle existe à l'échelle de l'Europe or la seule chose qui peut faire un tout petit peu dirais-je qui peut faire un peu puissance oui comme on le disait tout à l'heure c'est l'union mais on l'a pas non et puis c'est vrai que Marine Le Pen par exemple ne peut pas prendre de risque politique elle est obligée pour diverses raisons pour son propre calendrier pour une fois de plus 2027 et son objectif elle est obligée de continuer à à travailler son électorat et et et et son électorat c'est un électorat qui entend ce que dit Donald Trump et qui cautionne cette ambigué parce qu'elle est restée dans une forme d'ambigué bien sûr bien sûr qu quand vous entendez effectivement cette vous voyez cette phrase de Trump qui dit on devrait passer beaucoup plus de temps beaucoup moins de temps s'occuper de Poutine mais beaucoup plus s'occuper des migrants des délinquants des violeurs mais combien de millions de personnes doivent dire chez eux mais il il a raison en tout cas dans l'électorat populiste euh euh voilà mais ça marche aussi dans l'électorat de Marine Le Pen en France où il y a une inquiétude vis-à-vis de cette guerre en Ukraine qui est forte l'inquiétude dans dans l'électorat de de marine- Le Pen il est essentiellement sur le pouvoir d'achat il est sur l'immigration il est il est sur tous les sujets qui font son succès électoral de de jusqu'à présent de scrutin en scrutin et encore aux dernières européennes hein vous aviez quand même 93 % des communes françaises qui avaient mis le RN en tête au soir du 9 juin donc de ce point de vue-là oui elle elle a elle a intérêt à continuer à cultiver à la fois cet esquive et à à préserver son son voilà son son son son carburant électoral mais une fois de plus ça n'est pas à la hauteur des enjeux de ce que l'on de ce que l'on vit actuellement et de ce qui est en train de se de de se de se mettre en place parce que l'Europe vacille de toute façon parce que de toute façon effectivement il n'y a pas de défense européenne et et avec la décision voilà qu'on vient d'apprendre sur États-Unis qui suspendent temporairement leur aide à l'Ukraine et bien il va falloir maintenant prendre faire des choix est-ce que ça ça peut changer la la teneur des des débats en France d'abord Michel cette décision on a appris cette nuitectivement les États-Unis suspendit leur aide milita à l'Ukraine est-ce que ça va changer les débats politiques en France alors ça ça ne fait que confirmer ce que l'on comprenait déjà hein depuis l'arrivée de Trump à la Maison Blanche et son retour mais là maintenant effectivement que c'est ça devient officiel et bien il va falloir que effectivement l'Europe passe passe des des sommets d'urgence à des décisions mais en fait on ne voit pas très bien lesquels c'est ça aussi c'est ça aussi le sujet ellisabeth est-ce que le le fait que les États-Unis aent décidé de suspendre leur aide militaire à l'Ukraine ça va avoir un impact sur le débat politique en France on voit bien que l'idée de de Trump c'est de de pousser au maximum Zelenski à à lâcher hein et il veut ça a été dit par V le vice-président cette nuit dans une interview télévisée euh il voudrait un minimum des excuses publiques de Zelenski à la télévision c'estàdire que dans le même cadre que la dispute de vendredi dernier euh il souhaite effectivement une une réparation après quoi peut-être le dialogue pourrait reprendre bref donc tout ça c'est pour pousser absolument euh à à à faire rendre gorge zéenski parce que Trump ne veut pas qu'on en reste là il veut d'une certaine façon que ces excuse invalise l'idée que jamais Trump n'a été trop brutal il a été euh légitime dans sa façon d'agresser Zelenski et oui bien sûr ça pèse tout ça pèse sur en tout cas l'analyse qu'on devrait avoir de la situation est-ce que ça va peser c'était votre question sur le débat politique que on aura tout à l'heure que les sénateurs auront au Sénat je pense que pour ceux qui défendent la ligne de la fermeté face à Poutine et Trump oui pour les autres non alors parmi les les sujets de divergence he hier et notamment les les phrases fortes de Marine Le Pen il y a eu la question de la dissuasion nucléaire Alex on va faire un petit point d'explication avec vous Emmanuel Macron il a ouvert le débat à un partage de la dissuasion nucléaire française aux Européens oui on le rappelle en Europe la France a sa propre dissuasion nucléaire avec 290 têtes nucléaires tout comme la Grande-Bretagne 225 têtes nucléaires mais les autres pays de l'Union europé de l'Union européenne bénéficient du parapluie nucléaire américain qui possède plus de 5000 têtes nucléaires dans le cadre de l'OTAN l'Alliance atlantique et d'ailleurs certains pays européens abritent des missiles nucléaires américains sur les bases de l'OTAN c'est le cas de l'Allemagne de la Belgique de l'Italie et des Pays-Bas alors que propose Emmanuel Macron alors on va reprendre ces déclarations qui datent de samedi dernier à propos des autres pays de l'Union européenne nous avons un bouclier pas eux et ils ne peuvent plus dépendre de la dissuasion nucléaire américaine il faut un dialogue stratégique avec ceux qui ne l'ont pas et ça rendrait la France plus forte une dissuasion nucléaire européenne à laquelle est favorable le futur chancelier allemand Fredrich sch Merz je le cite c'était le 21 février dernier nous devons discuter avec les Britanniques et les Français les deux puissances nucléaires européennes pour savoir si un partage du nucléaire ou du moins de la sécurité nucléaire du Royaume-Uni et de la France pourrait également s'appliquer à nous un partage de la sécurité nucléaire est-ce qu'il irait jusqu'à un partage du bouton nucléaire entre Européens et bien ce partage du bouton nucléaire français c'est la crainte affichée par Marine Le Pen mais ce n'est pas du tout le projet regardez la clarification qui a été faite par le ministre des Armées français Sébastien le Cornu notre dissuasion nucléaire est française et elle le restera de la conception et la production de nos armes jusqu'à leur mise en œuvre sur décision du Président de la République nous dev nous devons répondre aux questions de nos partenaires européens sur ce qu'est notre dissuasion sur ce qu'elle sur ce qu'elle peut signifier pour eux et ce qu'elle restera donc l'idée en fait c'est que la France prenne le rôle de parapluie nucléaire pour les autres pays européens et on le rappelle il y a 60 ans déjà le général de Gaulle avait expliqué que les que les intérêts vitaux de la France étaient en danger par exemple en cas d'attaque du beneluxe Belgique Pays-Bas Luxembourg ou de l'Allemagne et que la France pourrait dans ces cas-là utiliser le feu nucléaire il s'agirit donc 60 ans plus tard et bien d'élargir ses intérêts vitaux de la France à l'ensemble des territoires de l'Union européenne merci Alex pour ces explications ça faisait partie évidemment des des gros sujets de divergence he hier lors des débats à l'Assemblée Marine Le Pen qui dit partager la dissuasion nucléaire c'est la bolière oui al là aussi c'est effectivement elle réduit le le débat et elle peut pas être soumise au réalisme que elle pourrait éventuellement avoir si un jour elle était élue parce que là elle serait soumise au au réalisme d'ailleurs au fond c'est aussi une contradiction puisqu'elle prône la puissance de la France alors si la France se met à protéger l'Europe bien évidemment elle serait encore plus confirmée et confortée dans son rôle de de de de puissance mais il y a aussi une volonté de ne pas entendre la réalité effectivement que vous venez d'expliquer c'est-à-dire que comme l'avit déjà déjà dit le général de gaaule parce que au fond ça revient à sa déclaration initiale si on relit euh euh bien évidemment la décision de la dissuasion et d'appuyer sur le bouton nucléaire revient au président de la République française parce que c'est sa prérogative suprême mais dès le début il envisage le fait de faire de faire profiter donc les pays européens de cette protection française ce qui est pour Emmanuel Macron aujourd'hui est un moyen de remettre la France en il y a une lecture également politique de et d'opportunisme également et c'est de bon àoi de de dire on va en profiter pour remettre la France de devant de la scène qui deviendrait effectivement celle qui aurait le parapluie nucléaire et qui protègerait l'Europe face à un chancelier nouveau qui arrive qui sera manifestement dans des approches différentes de son prédécesseur avec lequel Macron ne s'est jamais entendu y compris sur ces questionsl puisque les Olaf ch Pr préfit acquérir un système antimissile de protection antimissile venant d'ailleurs une technologie plutôt israélienne que européenne comme le le voulait donc Macron donc de ce point de vue là on est aussi face à une réorganisation interne de l'Europe dont la France voudrait profiter cette puissance nucléaire c'est d'ailleurs ce qui nous a un peu aveuglé puisque nous avions cette puissance là et nous nous sommes réarmés parallèlement désarmés pardon nous nous sommes dés armé pendant des années alors pour des raisons plus larges parce qu'on pensait dans le fond que nos seules valeurs européennes auxquelles nous tenions pouvit nous protéger de de de tout conflit à venir ce qu' faux les autocrates préfèrent la guerre aux valeurs on l'a vu mais c'est vrai que ça nous a un peu aveuglé maintenant nous c'est ce qui nous aussi ce qui nous confère cette cette place assez singulière c'est que quoi que nous ayons 3300 milliards de dettes quoi que nous ayons ont laborieusement restauré un niveau de de de budget militaire à 2 % vraiment péniblement et bien nous avons cela qui nous permet de parler aujourd'hui avec les la Grande-Bretagne qui n'est plus dans l'Union européenne strict au SAU mais qui est quand même dans l'Europe dès qu'on parle deissance militaire voilà et bien ça nous permet de parler d'égal à égal face à une Allemagne qui elle est désarmée et qui en plus est aussi en en difficulté économique et politique et justement Élisabeth puisque vous parlez de de ces 3300 milliards de dettes et des difficultés économiques l'autre question c'est peut-on augmenter nos dépenses de défense Emmanuel Macron parle de les monter à 3 3,5 % du PIB on va écouter ce qu'en dit l'ancien ministre de l'Économie Antoine Armand pour lui augmenter les dépenses de défense ça implique de toucher à notre modèle social quand j'étais ministre de l'Économie des Finances et que j'allais à Bruxelles discuter avec mes partenaires européens et que je leur disais c'est la position de la France nous devons avancer sur une défense commune on peut même envisager d'isoler les dépenses de militaire du du déficit de la règle des 3 % on peut investir davantage c'est à mon avis une très bonne piste mais que pensent les pays de cette position quand vous avez vous même 3300 milliards de dettes et 6 % de déficit évidemment c'est une bonne position mais tant qu'on aura des finances publiques dégradées nos partenaires européens auront croyez-moi beaucoup de mal beaucoup de mal à s'engager sur la même pente parce qu'ils verront un pays endetté qui demande davantage de dettes ellisabeth un mot Antoine Armand dit il faut augmenter nos dépenses de défense c'est nécessaire et pour cela il va falloir toucher à notre modèle social est-ce que ça ça va faire partie des futurs débats on l'imagine ah oui c'est puiss dire oui parce que on a envie de dire c'est la question c'est pas une question c'est une obligation il va falloir effectivement se se réarmer donc il y a l'hypothèse d'un emprunt qu'avait évoqué Emmanuel Macron vous rappelez dans ce questionréponse avec les Français qui avit fait en parler avant son départ aux États-Unis et il avait é tit pardon voà TikTok les réseaux sociau il avait évoqué la nécessité d'un d'un emprunt national donc c'est une hypothèse pourquoi pas dans le fond je pense que les Français pourraient avoir envie effectivement de contribuer chacun a sa à sa propre dimension euh oui alors le modèle social j'espère que c'est pas une façon d'accélérer la remise en cause de certains acquis euh mais il va falloir trouver l'argent alors vous aurez dé tou nombre de fonctionnaires les remboursements de médicaments voilà mais bon je pense qu'on peut pas toucher énormément quand même enfin de façon brutale le le le modèle social hein ça va pas être possible il y a une façon de repenser le modèle social on est déjà un peu dans ce débat ça va l'accélérer mais le remettre en cause compte tenu aujourd'hui de la souffrance de de millions de Français et des déséquilibres en terme de revenus je pense que ça va être très très compliqué il va falloir faire preuve d'imagination un dernier Mo oui c'est vrai que soit la fiscalité soit la soit l'emprunt et d'une manière ou d'une autre les Français seront sollicités pour pouvoir aussi contribuer à cette augmentation obligatoire des défenses des dépenses militaires et et il est vrai que il est il semble difficile aujourd'hui de mobiliser les Français qui pour l'instant ne voient pas un danger immédiat sur sur le territoire national et et traduisent tout de suite et c'est d'ailleurs Marine Le Pen qui l'avait fait dès 2022 au début de la guerre en Ukraine en disant attention la principale conséquence sera un problème de pouvoir d'achat et d'approvisionnement en énergie de la part donc de la part des donc des pour les Français c'est c'est ce à quoi on a assisté donc effectivement c'est un problème supplémentaire pour pour pour le pour le gouvernement et pour le président de la République de conduire le pays à travers ce à travers ce siècle très tourmenté qui qui démarre et cette guerre qui n'est pas prêt d' d'être terminée et voilà ce qu'on pouvait dire sur ce débat en Ukraine on le suivra bien sûr la suite c'est au Sénat cet après-midi à suivre en direct sur notre antenne à 16h30 ellisabeth Michel on va parler d'une information qu'on vient d'apprendre he ellisabeth information qui est sur le site de TF1 LCI on a appris la mort de Jean-Louis Debray Jean-Louis Debray l'ancien président du Conseil constitutionnel ancien ministre d'intérieur ancien président de l'Assemblée nationale très proche de Jac chiracin oui c'est une information de la famille qui a été effectivement confirmé à aux équipes de TF1 LCI Jean-Louis Debray 80 ans ici c'est vrai que cette disparition sonne particulièrement parce qu'il a été président de l'Assemblée nationale un grand président de l'Assemblée nationale bon d'abord notre sympathie va évid à tous les proches de Jean-Louis Debray mais Jean-Louis Debray il a finalement été à la tête d'institution qui aujourd'hui sont au cœur des difficultés françaises si je puis dire était ministre de l'Intérieur et Dieu sait si aujourd'hui le ministre de l'Intérieur est au cœur des débats publics institution immigration autorité fermeté tout cela évidemment relève souvent des des des compétence du ministre de l'Intérieur il a été à la tête de l'Assemblée nationale et Dieu sait si elle est différente celle qu'il a présidé de celle qui est aujourd'hui et puis a la tête du Conseil constitutionnel qui est aujourd'hui l'instance vraiment qui dit le droit dans un monde où où le droit n'a plus rien d'évident où on a le président la première puissance mondiale qui s'assoit sur le droit et qui le revendique donc c'est vrai que ce Jean-Louis d'bray a été un homme politique après il y a beaucoup de choses à dire sur son parcours mais qui a été à la tête d'institutions qui aujourd'hui encore une fois sont au cœur du débat public okel oui et si on peut dire aujourd'hui qu'on peut avoir des sympathies pour des personnages publics et et qui et qui et qui font ceux qui font partie de ceux qui qui nous dirigent je je dirais sans ambage que jean-l Debré en faisait partie que c'était d'ailleurs un des un des plus talentueux chroniqueur pour nous journalistes extrêmement précieux de la vie politique telle qu'on ne la voyait une fois que les portes étaient fermées les ces récits de ce qui pouvait se passer au temps de la bataille Shirak Sarkozi resteront voilà très très marquant pour la mémoire de de nombreux journalistes et puis c'est quelqu'un qui une fois que le pouvoir l'avait quitté on va dire et bien il il n'est pas tombé dans l' merertume il est devenu un militant acharné de l'État de droit en ayant plusieurs vie il est devenu également auteur de polar tous de de polar politiques qui se passaient dans le cadre de l'assemblée nationale il a il était un auteur incroyablement prolifique avait un livre par an pratiquement qui qui sortait et à chaque fois il y avait un message qui portait il passait son temps je le rencontrais souvent dans les dans les dans dans plusieurs manifestations autour du livre il passait son temps à sillonner la France et à rencontrer des lycéens des étudiants des Français pour leur parler de l'État de droit pour leur parler de la situation de la République pour leur parler de cette 5e République qu'il avait si ardemment et puissamment défendu euh donc de ce point de vue-là pour beaucoup de responsables politiques il est un exemple et restaa un exemple et Elisabeth c'est aussi les dernières figures de la chirakie hein dire c'était aussi le gardien du temple un des le fidèle du fidèles quand tout le monde avait abandonné fè et d'ailleurs à une époque il avait pas une réputation extravagante parce qu'il avait été tellement fidèle à un Jacques Chirac extraordinairement impopulaire il faut s'en souvenir que effectivement ça il il en a voilà il en a payé un peu les les conséquences mais oui alors vraiment s'il en a il y en a un il y en a quelques-uns ils sont une poignée qui ont qui ont été des des veilleurs de la mémoire chirakienne pas touche à mon Chirac pardon pour le dire comme ça mais cette fidélité là en politique elle est aussi très noble et c'est aussi une une façon de mener une carrière qui n'est qui qui bien sûr il y a les convictions et puis a la fidélité et à condition qu'on ne sassoit pas sur ses convictions la fidélité c'est quelque chose qui est assez respectable d'autodérision parce que comme il est issu d'une famille prestigieuse et don particulier particulièrement un frère médecin de de grande renommée il disait toujours j'étais le petit vilain le vilain petit canard celui qui a le plus raté j'ai j'ai été j'ai fait la politique et j'ai été mise à l'intérieur juge d'instruction président de l'Assemblée nationale du Conseil constitutionnel ensuite dramaturge polar enseignant voilà donc c'est effectivement un exemple dédié à à la vie publique et l'intérêt général merci merci pour cette réaction à la mort de de Jean-Louis Debray qu'on a donc appris ce matin on termine en regardant ce qui à la une de la presse [Musique] régionale et Alex c'est la guerre en Ukraine qui fait la Une oui cette question posée à la Une du journal Ouest France l'Europe peut-elle faire sans les États-Unis alors que Donald Trump a décidé de suspendre l'aide militaire américaine versée à l'Ukraine depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine l'aide militaire américaine c'est s élevé au total à 65 milliards de dollars la Russie dont nous sommes toujours dépendants en matière agricole mais oui avec une enquête très intéressante publié dans le journal L'Union l'agriculture française est de plus en plus dépendante des engrais azotés russes avec ce chiffre impressionnant entre 2021 et 2023 les importations d'engrais russes en France ont augmenté de 86 % alors comment cela s'explique cela s'explique par l'envolé des prix du gaz naturel puisque ces engrais sont fabriqués à partir de gaz et donc les engrais russes fabriqués avec du gaz russe peu cher ont inondé les marchés mondiaux on continue à parler d'agriculture à la unee du Berri républicain et oui le Berry républicain qui consacre sa Une au retour des ha dans nos paysages agricoles français alors dans les années 60 ces ha avaient été arraché pour construire de grandes parcelles censé être plus productive mais depuis 20 ans les f font leur retour dans les champs et elles ont plusieurs bienfaits pour la préservation des sol face à l'érosion elle favorise le développement de la biodiversité et de l'agroresterie c'est-à-dire la association des cultures et des arbres qui permet aussi de produire du bois de chauffage le débat sur la fin de vie témoignage bouleversant c'est à la une de la voie du Nord ah oui le témoignage de Pierre 48 ans atteint de la maladie de Parkinson et il a planifié sa mort dans un mois ce lilois ira en Belgique pays qui pratique l'euthanasie je cite pierre avec la démence entraînée par la maladie de Parkinson on devient une coquie vide je ne me voyais pas devenir une coquie vide le seul moyen d'atténuer mes souffrances c'est la mort pierre se dit apaisé je je choisis à partir de moment c'est trop il n'y a pas de peur allez on fini avec une belle histoire oui une belle histoire à la Une du journal lardenis 18 chiens ont été sauvés dans un taudi situé dans la commune de chou la meute de chiens vivait dans les immondices dans un bagalot cette maltraitance de la part de leur propriétaire dure depuis des années selon les voisins et c'est finalement le parquet de charleseville mière qui a ordonné la saisie de ces animaux leurs propriétaire en cours 5 ans d'emprisonnement merci beaucoup merci Alex merci Michel merci beaucoup ellisabeth regarde votre livre l'art de perdre en politique c'est que vous avez coécrit merci beaucoup ellisabeth d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivi à 22h vous avez rendez-vous avec Thomas pour sens public et à 16h30 vous suivrez le débat sur l'Ukraine au Sénat très bonne journée à demain [Musique]
François Bayrou