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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 24 février 2011 53 minAutoproduitFond programmatiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Voeux 2011 du Président Nicolas Sarkozy au monde rural, à Truchtersheim en Alsace

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:30Nicolas SarkozyChiffre
    « l'augmentation de 50 % 2010 de notre excédent commercial agroalimentaire »
  • 11:20Nicolas SarkozyFait
    « 40% des céréales produites sur notre territoire soit commercialisés aux éleveurs sans aucune garantie de prix »
  • 12:30Nicolas SarkozyChiffre
    « 560 millions d'euros ont été consacrés au renforcement de soutien l'agriculture de montagne »
  • 13:40Nicolas SarkozyChiffre
    « le bilan de santé de la PAC a permis d'accroître de 707 millions d'euros les aides communautaires versées aux éleveurs »
  • 17:30Nicolas SarkozyPromesse
    « 7000 jeunes agriculteurs par an »
  • 18:40Nicolas SarkozyChiffre
    « j'ai décidé d'augmenter le minimum vieillesse de près de 7% »
  • 19:40Nicolas SarkozyChiffre
    « 230 000 retraités les plus modestes dans la carrière en agriculture »
  • 20:50Nicolas SarkozyChiffre
    « 500 millions d'euros consacrés à la baisse des charges patronales du travail occasionnel »
  • 22:00Nicolas SarkozyChiffre
    « 300 millions d'euros seront consacrés en 2011 jusqu'en 2013 pour renforcer la compétitivité des filières d'élevage française »
  • 26:40Nicolas SarkozyPromesse
    « 400 contrats pour les jeunes étudiants en médecine »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

mesdames et messieurs je voudrais d'abord vous présenter mes excuses pour mon retard mais il y a tellement de gens à rencontrer à écouter avec qui dialoguer dans cette merveilleuse Alsace que j'ai voulu prendre mon temps avec chacun et à l'arrivée je vous ai fait attendre je vous demande de ne pas m'en tenir rigueur en excuse auprès de vous messieurs les ministres chers Bruno Le Maire cher Philippe Richard monsieur le Président j'ai fait monsieur le président de la FNSEA Mesdames et Messieurs les parlementaires monsieur le Président des champs de l'agriculture mesdames et messieurs en m'adressant à vous j'ai bien conscience de ne pas m'adresser à une catégorie professionnelle comme les autres on m'adressant à vous je m'adresse à un monde le monde de la ruralité qui se confondent depuis toujours avec l'identité de la France en m'adressant à vous j'ai la claire conscience de m'adresser également avec respect à ceux qui enlament génération après génération siècle appréciait notre pays en adressant à vous je m'adresse pas uniquement à une profession à des chefs d'entreprise à des retraités à des associations je m'adresse aux dépositaires d'un savoir-faire et d'une culture en m'adressant à vous je m'adresse à des femmes et des hommes viscéralement attachés à ce bien commun et qui ne veulent pas uniquement en tirer un profit ce qui par ailleurs est légitime mais qui veulent pouvoir transmettre ce bien commun aux générations suivantes comme vos parents vos grands-parents voulant transmis transmettre la terre leur Terre notre Terre transmettent des savoirs des savoir-faire transmettre des valeurs transmettre une culture et dans le même temps fidèle à cette identité l'affaire évoluer dans un univers qui n'a jamais cessé de s'adapter on est vraiment là au cœur de la problématique agricole et rurale des savoir-faire ancestraux et sans doute le milieu qui doit le plus s'adapter votre force c'est d'être au contact d'une réalité permanente tout en étant désormais connecté un univers qui évolue sans cesse et avec une rapidité stupéfiante je veux affirmer que nous campagnes ne sont pas les survivants d'une époque révolue nos campagnes sont un élément essentiel du développement et donc de la richesse économique de la France avec la montée de la demande alimentaire mondiale le développement des énergies renouvelables l'année 2011 s'annonce pleine d'espérance pour un monde rural qui tient une partie de l'avenir de la France en ses mains je ne viens pas ici faire une visite nostalgie une France qui serait en voie de disparition je viens ici m'adresser à des gens qui portent une partie de la richesse économique de la France et avec lesquels se jouent une partie de l'avenir de notre pays l'augmentation de 50 % 2010 de notre excédent commercial agroalimentaire en témoigne largement cette embellie internationale doit être accompagnée par une politique renforcée de développement dans la ruralité une agriculture prospère ne le resterait pas longtemps dans des campagnes qui seraient marginalisées le monde rural est un tout et l'État doit veiller à ce que le tissu rural qui le constitue ne se déchire pas alors comment comment allons-nous faire en 2011 nous allons continuer une action structurelle pour revaloriser le revenu nous nous agriculteurs ma conviction est la même je crois qu'aujourd'hui elle passe sur les défendu avec acharnement à un moment nous n'étions pas tous à la défendre notamment dans ma campagne présidentielle je crois je suis convaincu que les agriculteurs doivent vivre de prix rémunérateur la première revendication qui doit être la vôtre c'est celle des prix vous êtes des entrepreneurs vous êtes des gens qui ont un savoir-faire et vous devez avoir des prix qui couvrent vos prix de revient qui permettent d'investir la clé de votre revenu c'est la question des prix c'est vraiment une conviction absolue chez moi et si on part de là la ligne pour le gouvernement chers Bruno Le Maire est simple renforcer la compétitivité des filières agroalimentaires compétitivité et prix égal revenu c'est la clé chaque fois qu'on vous a promis des subventions vous avez reçu une liasse de paperasse supplémentaire jusqu'au moment mais ça va ensemble ça va parfaitement ensemble jusqu'au moment où vous explique qu'il y a plus de budget et donc il faut diminuer les subventions c'est ça la réalité des choses alors parallèlement il y a tout un volet international pour protéger notre agriculture la présidence française du G20 sera l'occasion de travailler à la réduction de l'instabilité des marchés agricoles je peux en dire un mot le marché n'est pas un gros mot pour nous nous acceptons le marché naturellement mais nous voulons marcher régulier les deux je n'accepterai pas comme caricature la position de la France comme refusant le marché non non non mais nous voulons un vrai marché pas la spéculation car ce qui conteste le marché c'est les spéculateurs ce qui conteste le marché c'est ceux qui le font tellement instable tellement et pratique nous nous sommes pour un marché ou s'équilibre l'action de la demande et de l'offre naturellement au niveau européen il faut un budget ambitieux pour la politique agricole commune de la pré 2013 j'y reviendrai alors cette politique de développement de la ruralité s'adresse à vous tous parce que on ferait une grave erreur en définissant la ruralité comme une seule catégorie la ruralité diverse il y a les habitants des zones agricoles périurbaines dynamiques comme ici en périphérie de Strasbourg dont les terres sont soumises à la pression croissante de l'urbanisme et du prix du foncier il y a les rubans venu chercher à la campagne une qualité de vie qui n'est plus qu'un lointain souvenir dans certains quartiers de nos villes il y a aussi je le sais certaines communes qui continuent de connaître un déclin démographique et qui voit disparaître les uns après les autres services et commerces je vais revenir sur ce sujet car je vais m'attacher à ce que nous renforçons 2011 l'accès des services publics en milieu rural et je vais vous expliquer comment on va y arriver mais avant toute mesure il nous faut assurer la défense et la revalorisation du revenu de nos agriculteurs la compétitivité de notre agriculture du secteur financier et de l'industrie agroalimentaire donc un métier digne c'est un métier qui permet de faire vivre celui qu'il exerce du fruit de son travail c'est donc les prix pour que les agriculteurs puissent vivre de leur travail nous devons établir une relation commerciale responsable entre les producteurs et ceux qui achètent leurs produits le 17 mai dernier j'ai réuni les représentants des filières agricoles agroalimentaires pour leur demander de changer la qualité des relations commerciales au sein des filières agricoles Bruno Le Maire a fait adopter la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche en juillet et la relation contractuelle rénovée qu'elle porte doit permettre une plus juste répartition de la valeur ajoutée entre producteurs et industriels mais parlons clair sans contrat c'est la loi du plus fort qui règne je veux me battre pour vous convaincre de cette idée sans contrat c'est la loi du plus fort qui règne sans contrat c'est l'opportuniste qui a raison et sans contrat les producteurs investissent dans les bâtiments dans des serres dans des moissonneuses sans aucune garantie pour les déboucher l'absence de contrat c'est vous qui empruntez sur 15 ans pour moderniser vos exploitations et c'est le client le distributeur qui achète année après année récolte après récolte je crois au contrat et je veux dire quelque chose qui est assez fort à mes yeux l'agriculture française ne s'est pas débarrassée de ses anciens maîtres il y a deux siècles pour que la mondialisation lui en donne de nouveau je veux que vous réfléchissiez à ça la paysannerie française n'a pas brûlé 1000 endroits fait au dos pour tomber sous le joug de dikta commerciaux au prétexte que parce qu'on est individuel on ne s'organise pas je vous parle franchement et je suis sûr que ça fait pas plaisir à tout le monde mais c'est profondément ce que je crois c'est le contrat qui vous donnera de la force et c'est l'absence de contrat qui vous maintiendra dans la faiblesse les décrets relatifs à la mise en oeuvre de cette relation contractuelle rénovée ont été publiées à la fin de l'année 2010 elle s'appliquera donc dans la filière des fruits et légumes dès le 1er mars prochain et dans la filière laitière dès le 1er avril 2011 c'est c'est une véritable révolution que nous mettons en oeuvre je vais également m'adresser aux éleveurs de viande on peut pas accepter que le revenu annuel moyen plafonne à 12400 euros qui lui faut mettre un terme à la volatilité des coûts l'alimentation animale qui est aujourd'hui dangereuse pour les éleveurs bien sûr si les prix suivent pas et que les coûts de production explosent comment on fait comment l'éleveur de porc de volaille de peaufin peut-il raisonnablement nourrir ses animaux pendant des mois alors que dans le même temps ces charges peuvent varier du simple au double ça c'est pas une question de savoir faire est-il normal que 40% des céréales produites sur notre territoire soit commercialisés aux éleveurs sans aucune garantie de prix là où des pays importateurs de céréales comme le Mexique achète avec une garantie de prix de plusieurs mois dans un portation de maïs est-ce que cette question de la garantie de prix doit pas clairement être posée pour défendre le revenu de nos éleveurs en prenant appui sur ce que nous avons fait pour les filières laitières et fruits et légumes je demande à Bruno Le Maire en qui j'ai une grande confiance de définir avant la fin de ce premier semestre avec les représentants agricoles les modalités d'une nouvelle relation contractuelle entre les producteurs de grandes cultures les collecteurs les entreprises d'alimentation animales et les éleveurs français ce nouveau contrat je souhaite que nous l'adoptions avant la fin du premier semestre et ce nouveau contrat permettra d'assurer une meilleure régulation des prix de l'alimentation animale pour les éleveurs je le dis devant le président Monsieur moulin de la FNSEA soit on veut résoudre les problèmes si on veut les commentaires pour les réseaux il faut des relations des solutions structurelles pas un plan bricolé à la rentrée pour éteindre un incendie plan dont on sait qu'il ne tiendra pas plus de trois mois et qu'il faudra recommencer dans les pires conditions l'année suivante donc vraiment nous voulons aller au coeur des problèmes de façon structurelle préserver le revenu de nos agriculteurs c'est également poursuivre en 2011 la démarche engagée avec Bruno Le Maire pour rendre la politique agricole commune plus juste et plus équitable qu'est-ce que j'ai entendu sur le sujet j'ai même vu de près la paille qu'on est venu répondre autour de l'Élysée j'en veux à personne simplement je demande à chacun de regarder la cohérence en ce que nous avons dit est-ce que nous avons fait les uns comme les autres d'ailleurs le syndicalisme agricole sérieux et responsable a pris ses responsabilités mais en 2010 560 millions d'euros ont été consacrés au renforcement de soutien l'agriculture de montagne qui peut contester que c'était juste le bilan de santé de la PAC a permis d'accroître de 707 millions d'euros les aides communautaires versées aux éleveurs qui peut contester et à cela s'est ajouté un soutien complémentaire et spécifique aux éleveurs Eva de 125 millions d'euros en 2010 qui aujourd'hui avec le recul peut contester ses choix mes chers amis comprenez-moi bien on défendra d'autant mieux la politique agricole commune qu'elle sera juste on la défendra d'autant moins bien qu'elle sera perçue comme un juste la justice de la politique agricole commune qui permet d'élever qui permet d'élever les soutiens aux éleveurs et à l'agriculture de montagne par rapport à ce qu'on donne pour les grandes cultures ça permet de défendre mieux la PAC parce que la Pâques est juste alors il y a des bas je le sais et je l'ai vu mais aujourd'hui qui peut contester ses choix et ça renforce la position de la France pour défendre la Pâques alors il ne s'agit pas de créer certes en 2010 de nouvelles références historiques de soutien européen qui serait applicable jusqu'en 2020 pour reconduire l'immobiliste que certains me recommandaient en 2007 l'immobilisme l'agriculture ce sont deux mots qui sont parfaitement contradictoires face aux difficultés persistantes de filière fragile je souhaite une politique agricole commune plus équitable pour préparer la réforme de 2013 et je demande à Bruno Le Maire de nous proposer avant l'été prochain une nouvelle étape une nouvelle étape dans la mise en oeuvre du bilan de santé de la PAC pour renforcer dès 2012 le soutien aux production agricoles fragile et organisée mais qui pourrait nous en vouloir de favoriser et de mettre le maximum de moyens sur les filières agricoles qui souffrent qui ne peuvent pas s'en sortir c'est ça la justice ça veut pas dire que nous en voulons aux filières agricoles qui profitent de l'explosion des prix mondiaux tant mieux pour eux mais on peut pas avoir à la fois des prix qui augmentent et qui explosent et en même temps des soutiens les soutiens doivent aller à ceux qui souffrent à ceux qui en ont besoin avant 10 ans 50% des entreprises changeront demain garantir le renforcement de notre agriculture c'est aussi lui assurer un renouvellement des générations absolument capital je le dis aux jeunes présidents des jeunes agriculteurs nous allons donc prolonger en 2011 les financements à l'installation avec un objectif de 7000 jeunes agriculteurs par an comprenez-moi bien une profession où les jeunes ne s'installent plus c'est une profession qui est morte la question de l'installation des jeunes agriculteurs est absolument centrale on ne peut pas céder sur le sujet pas de jeunes agriculteurs plus d'agriculture entendons-nous bien pour que les jeunes s'orientent vers le métier d'agriculteur il faut que la situation de leurs aînés soit réglée de façon juste et équitable dès 2009 j'ai décidé d'augmenter le minimum vieillesse de près de 7% . on me dit c'est pas suffisant certes mais c'est bien au-delà de l'inflation j'ai décidé de mettre en place une véritable filet de sécurité pour les 230 000 retraités les plus modestes dans la carrière en agriculture était incomplète la loi du 9 novembre 2010 qui réforme les retraites facilite l'accès à ce dispositif de revalorisation des pensions agricoles pour les plus modestes et pour leur femme en août les agriculteurs et ses capitales non plus à craindre de demander le minimum vieillesse puisque la loi exclut désormais les terres agricoles et les bâtiments qui en sont indissociables de l'assiette de recouvrement sur succession c'était demandé depuis combien de temps nous vous l'avons donné parce que c'était juste d'Achir ainsi vos terres ne seront donc pas confisqués par l'État au prétexte qu'il n'a pas su pendant des décennies adapter notre système de protection sociale à la vie d'une exploitation agricole pour assurer un revenu durable au producteur il nous faut renforcer notre compétitivité en 2011 nous poursuivrons le chantier que nous avons ouvert pour alléger les distorsions de concurrence dans l'agriculture moi je peux accepter les distorsions de concurrence avec la Chine avec l'âme pas avec l'Allemagne il y a aucune raison c'est totalement incompréhensible et je le dis pas simplement chez Philippe et Jacques parce que je suis en Allemagne en un je suis en Alsace c'est là où vous voyez que j'ai raison de m'investir dans le chantier de la dépendance dans toutes les régions frontalières comme la vôtre il n'y a pas de raison que les producteurs de lait allemand produisent un coût compétitif meilleur que celui des producteurs de lait ici en Alsace il y a aucune raison aucune ça ne se justifie pas ça ne s'explique pas ça ne s'accepte pas de la même façon que les distorsions de concurrence pour nos amis des Pyrénées-Atlantiques ou des Pyrénées Orientales avec nos voisins européens espagnols ça ne s'explique pas de la même façon je l'avais dit à l'époque que lorsque les magasins sont ouverts le dimanche en Belgique et qui sont fermés dans le nord de la France il y a une réalité frontalière cette réalité frontalière elle est incontournable on ne peut pas nier ses réalités si on veut qu'il y ait des agriculteurs en France des producteurs de lait des éleveurs en France en Alsace dans toutes nos régions qui produisent il faut qu'on les mette dans une situation de compétitivité armes égales avec nos voisins et au premier rang nos amis allemands en 2010 nous avons donc décidé une réduction du coût du travail agricole 500 millions d'euros consacrés à la baisse des charges patronales du travail occasionnel vous ne payez plus de charges patronales nous maintiendrons cet effort en 2011 je sais que ce n'est pas suffisant parce que il y a encore d'autres éléments qui rentrent en ligne de compte chez nos amis allemands l'emploi d'une main d'oeuvre étrangère se fait dans des conditions sociales un pardon de le dire qui a peu avoir avec ce qui se passe en France et il faudra en tenir compte et donc c'est un objectif pour nous majeur alléger les distorsions de concurrence c'est permettre aux agriculteurs de se regrouper dans des conditions plus aisées sans augmentation notable des effectifs comme c'est le cas de beaucoup chez beaucoup de nos partenaires européens le décret relatif aux conditions de regroupement de modernisation d'exploitation d'élevage vient d'être publiée ce matin même sur le président au Journal officiel je vous annonce donc que ce texte sera accompagné pour les exploitations laitières d'un relèvement de 100 à 150 vaches du seuil d'autorisation au titre des installations classées pour la protection de l'environnement et de la mise en oeuvre d'un régime d'enregistrement c'est une promesse que j'avais fait c'est une promesse qui est tenue cet ensemble de mesures facilitera dès 2011 mais les nécessaires regroupement des exploitations d'élevage de porcs de volailles et de bovins pour vous permettre d'être compétitif s'il n'y a pas de de restructuration et de regroupement vous ne serez pas compétitif mais on peut pas à chaque fois que deux agriculteurs deux exploitations veulent se regrouper leur mettre des têtes seuils que le regroupement est insupportable est impossible enfin la généralisation du transport par des camions de 44 tonnes pour l'agriculture et pour l'agroalimentaire est effective le décret est paru ce matin au Journal officiel et permet l'utilisation immédiate du transport des produits agricoles agroalimentaires pour des camions de 44 tonnes cette mesure tant attendue par le secteur permettra de réduire le coût de transport des produits agricoles et alimentaires tout en réduisant les émissions de CO2 à la tonne transportée alors vous me direz mais pourquoi c'est paru ce matin c'est vrai ça aurait pu paraît-il bon mais ne croyez pas que c'est facile pour Bruno Le Maire comme pour moi ne croyez pas que c'est facile parce qu'il y a des intérêts contradictoires qui ne sont pas illégitimes qui ne sont pas les légitimes et à chaque fois c'est un véritable combat et je voudrais d'ailleurs vous le dire n'opposons pas en France l'écologie l'agriculture nous posons pas l'écologie et le transport routier les agriculteurs vivent de la nature et au milieu d'elle les présenter comme des ennemis de leur propre milieu de vie est inapte et je veux réaffirmer clairement devant vous mon attachement une agriculture durable respectueuse de son environnement et qu'il n'est pas en danger la santé des paysans donc c'est très important vous savez nous tiendrons avec Bruno Le Maire nos promesses et nos engagements mais nous retiendrons d'autant mieux que vous aurez à coeur vous les agriculteurs vous les organisations socioprofessionnelles de ne pas caricaturer votre discours je vous le demande la préoccupation environnementale fait partie de votre quotidien parce que c'est votre santé qui est en cause et on pourrait d'autant plus ouvert à ce que vous nous demanderez en la matière que vous-même serez ouvert à cette réalité là je crois que c'est c'est ça l'équilibre gagnant-gagnant et c'est toute la question du Grenelle dont l'environnement nous essayons de réconcilier ces sujets fondamentaux que certains voudraient opposer sans cesse et d'ailleurs ceux qui veulent l'opposer économiques ce sont des idéologues qui conteste une réalité économique et une économie de marché ceux qui veulent opposer environnement et agriculture et agriculteurs ce ceux qui voudraient vous transformer au jardinier en cantonnier j'ai rien contre d'ailleurs dans ma situation on peut avoir de contre avec personne mais les agriculteurs sont des producteurs pas les cantonniers du canton il produisent ils ont un savoir-faire et donc il y a tout un courant idéologique qui conteste cette règle l'idée de l'agriculture et de l'économie nous n'appartenons pas cela mais ne leur faisons pas le cadeau de contester la préoccupation environnementale qui est tellement importante qu'elle ne doit pas simplement être l'apanage de ce qui font profession d'écologie ce serait trop facile et à ce rythme là les deux côtés ont perdrait le développement des énergies renouvelables doit nous permettre de réduire les écarts de compétitivité de notre agriculture le gouvernement fixera dans les prochaines semaines un nouveau tarif de rachat du gaz et de l'électricité produit par méthanisation pour assurer une meilleure valorisation des déchets des exploitations agricoles aider comme une enfin il faut que nous soyons plus fortement exportateur c'est une carte majeure 300 millions d'euros seront consacrés en 2011 jusqu'en 2013 pour renforcer la compétitivité des filières d'élevage française un mot sur la structuration des industries agroalimentaires ce que je regardais la situation de l'agroalimentaire vis-à-vis de l'Europe nous perdons des parts de marché sur tous les secteurs c'est pas être critique que de dire ça c'est de regarder la situation telle qu'elle est il faut donc qu'on en tire des conséquences et nous avons décidé que le fond Stratégique d'Investissement confortera cette démarche en accompagnant les coopératives agricoles Limagrain et cyclaé par un apport de 200 millions d'euros de fonds propres en 2010 nous continuerons 2011 mais que le fond souverain de l'État investissent dans des coopératives agricoles sa témoigne bien de notre volonté absolue de croire dans votre secteur économique et de ne pas fuir protéger les intérêts de notre agriculture dans les négociations internationales que fait-on face à l'impressionnante volatilité des prix des céréales du Sud du cacao dans les effets sont absolument dévastateurs pour notre agriculture et pour la sécurité alimentaire mondiale après la sécheresse de l'été dernier en Russie les inondations en Australie la sécheresse en Amérique du Sud les quantités de matières premières agricoles disponibles ont réduit dans les proportions considérables les stocks de maïs sont aujourd'hui au plus bas ce qui amplifie la volatilité des prix des matières premières agricoles en 1987 le stock mondial était de 168 jours de consommation pensez qu'aujourd'hui on est tombé à 57 jours de consommation c'est un point bas historique le monde n'avait pas connu cela depuis 35 ans je me rends mes morts il y a encore quelques années lorsque certains l'Europe disait qu'on produisait trop en termes agricole que distille aujourd'hui on les entend plus c'est extrêmement étrange le spectre de la pénurie mondiale se profile et avec lui la spéculation mondiale et des émeutes de la fin peuvent se produire j'ai aussi tôt demander à Bruno Le Maire de réunir au cours du premier semestre 2011 les ministres de l'Agriculture du G20 pour travailler sur des propositions visant à répondre à ces problèmes lorsque la monsieur Poutine a pris la décision d'interdire les exportations de même que l'Ukraine sur les pays du Maghreb il n'y avait aucune transparence sur l'état des stocks est-ce que le monde ne doit pas se mettre en situation de connaître l'état des stocks parce que vous comprenez bien quand il y a pas de transparence sur l'état des stocks qui en profitent les spéculateurs créant l'effet de panique je souhaite une régulation harmoniser des marchés de matières premières agricole là encore est-il normal qu'on puisse intervenir sur un marché de matières premières agricole acheter virtuellement des quantités considérables et les revendre en empêchant la plus-value avant même de les avoir payés est-ce que c'est normal moi je dis ce n'est pas normal ça contribue à déstabiliser complètement le système soit on est là pour acheter des quantités physiques de matières premières dans ce cas on les paye et on apprend livraison soit on est là pour jouer et dans ce cas là on doit payer d'une autre façon mais la pénurie fait monter les prix c'est l'offre et la demande mais la spéculation se met sur la pénurie et fait exploser les prix et il y a plus un éleveur qui peut après conduire à l'équilibre de son exploitation enfin il faut sans doute qu'on améliore la coordination des politiques agricoles pourquoi d'abord est-il besoin qu'on plante tous les mêmes choses au même moment il y a tant d'organisations agricoles mondiales là parfois on se demande comment ça se passe et ce qui se passe deuxièmement les décisions unilatérales de fermeture des frontières ne peuvent être prises il faut de la concertation avant de créer les conditions de la panique sur des marchés mondiaux l'année 2011 sera aussi l'occasion au plan européen de préparer une politique communautaire de stabilisation des marchés l'Europe ne peut pas renoncer à défendre son agriculture de production elle doit protéger la qualité sanitaire et environnementale de son alimentation et je m'inscris en faux quand on me dit il y a les pays agricoles en Europe et ceux qui ne produisant pas de matières premières agricole ne sont pas intéressées par la politique agricole c'est faux parce qu'ils ont tous des consommateurs quand il y a eu la crise de la vache folle et tout ce qu'on a connu on était bien content d'avoir une politique agricole commune qui garantissent la sécurité du consommateur et je voudrais dire que le préférence communautaire n'est ce ne sont pas des gros mots là non plus pourquoi imposer à nos agriculteurs des règles de traçabilité notamment pour les éleveurs et continuent à importer du monde entier des viandes qui me répondent à aucune de ces règles de traçabilité où elle est la logique s'il y a des règles de traçabilité pour protéger le consommateur européen et qu'on ne peut ce que je comprends les imposer aux autres et bien dans ce cas là il faut au minimum prévenir le consommateur que les produits qu'on lui vend viennent d'un pays où les règles de sécurité sanitaire sont en bonne qu'en Europe sinon ça revient à martyriser notre système de production et avantagé le système de production des autres je veux dire que nous allons avec Bruno Le Maire nous opposer au dumping environnemental social fiscal et monétaire il n'y aura pas de nouvelles concessions de l'Union européenne qui sacrifierait notre agriculture dans les négociations à l'OMC ou avec le Mercosur ce problème est clair c'est tranché et nous ne reviendrons pas dessus enfin la prochaine réforme de la pacte ne peut se résumer une anticipation des concessions déjà considérable fait par la Commission européenne sur le volet agricole à l'OMC je dis d'ailleurs à nos amis de la Commission bien sûr qu'il faut des laboratoires de recherche bien sûr qu'il faut de la technologie bien évidemment qu'il faut des salles blanches bien sûr qu'il faut que beaucoup de nos enfants soient bac + 18 bien sûr je suis persuadé que dans cette salle tout le monde a des enfants qui font même entre bac + 18 et bac + 24 c'est certain mais parlons pour ceux qui sont en dehors de cette salle il faudra bien qui ait des emplois pour des gens qui ont un savoir-faire et ce savoir-faire n'est pas simplement dans la connaissance théorique il est dans la connaissance pratique et en Europe on est bien content d'avoir une agriculture européenne qui donnera des emplois une formation à des gens qui sans cela n'auraient ni emploi ni formation ni statut c'est une question de bon sens et l'engagement de la France au moment de la crise financière nous avons mis sur la table près de 100 milliards d'euros pour soutenir les États européens en difficulté financières donc nous avons largement contribué à la solidarité européenne c'était notre devoir et je ne regrette nullement que nous l'ayons fait mais à l'inverse et en contrepartie nous n'avons pas nous excuser de défendre la préférence communautaire et la politique agricole commune on peut pas dire à la France quand sur les marchés financiers ça se dérègle on a besoin de la solidarité européenne de la France pour soutenir des États en difficulté et de l'autre côté quand la France dit préférence communautaire politique agricole commune ah non ça ne serait pas légitime la logique c'est les deux choses pas une et cette réforme de la pacte doit mettre fin cette absurdité qui consiste à verser des soutiens européens adhérentiers qui laissent leur terre en friche la France n'est pas un square c'est un très vieux et très grand pays agricole doit rester et l'agriculture c'est de la production j'ajoute que le droit à la concurrence européen avec Bruno Le Maire nous allons nous battre pour le faire évoluer parce que c'est une chose d'empêcher les accords sur un marché où il y a deux ou trois intervenants l'électricité la téléphonie mobile les grands groupes d'informatique mais appliquer les mêmes règles pour empêcher des milliers de producteurs de lait de se mettre d'accord sur la définition d'un coup de production ça n'a pas de sens c'est tout simplement absurde qu'on s'occupe des géants de l'informatique américain et pas du petit producteur de lait qui doit pouvoir définir avec ses collègues qui versent à la même coopérative un coup de production sans qu'on hurle à ce moment-là à la rupture de concurrence ça n'a pas de sens enfin je voudrais dire que l'Europe doit garder des outils d'intervention sur les marchés je voudrais de ce point de vue dire combien je suis opposé à la suppression des droits de plantation supprimer ou libéraliser les droits de plantation c'est choisir le produit standardisé le produit sans terroir le produit au plus bas coût possible le produit qui va inonder le marché venant de nulle part pour aller partout ce n'est pas la récompense d'un savoir-faire ce n'est pas la récompense d'un travail et ce n'est pas l'organisation des filières que nous souhaitons donner à notre agriculture c'est condamné à terme une culture du savoir-faire et de la qualité j'ajoute qui me semble particulièrement étrange de vouloir supprimer les droits de plantation au moment la consommation mondiale diminue ou le nombre de producteurs dans le monde augmente et on va vraiment arranger les choses en augmentant la capacité de production chez nous franchement je ne sais pas qui a pensé à cette idée mais il faut qu'il change d'avis parce que c'est pas une idée pertinente c'est une idée qui conduira la catastrophe enfin un chantierai par là les services publics en milieu rural c'est un sujet considérable pour vous mais Mesdames et Messieurs mes chers amis vous avez vu ce qui s'est passé en Irlande vous avez vu ce qui s'est passé en Grèce vous voyez les difficultés de nos amis portugais voulez-vous que la France soit traitée de la même façon je n'ai pas été le pour ça je n'ai pas été élu pour ça regardez la situation de pays qui ont repoussé à plus tard des réformes indispensables et qui ont imaginer qu'on pouvait dépenser sans compter regardez la situation où il se trouve et voyez la France avec nos voisins allemands protégés de ces turbulences la question française est simple nous présentons un budget en déficit depuis plus de 35 ans nous avons 8 points d'impôts de plus que nos voisins allemands notre question centrale c'est le montant de nos dépenses publiques nous devons dépenser moins nous avons créé un million d'amplois dans la fonction publique depuis 1990 je prends même un exemple difficile l'éducation nationale nous avons 640000 élèves de moins qu'en 1990 45000 enseignants de plus donc c'est un point sur lequel je ne pourrai pas transiger qui est celui du non renouvellement d'un départ sur deux à la retraite de fonctionnaires l'ensemble des fonctionnaires font un travail remarquable sont des gens compétents honnêtes et dévoués mais si nous voulons rester un pays indépendant nous devons réduire nos dépenses car nous n'avons pas les moyens d'augmenter les impôts car nos impôts sont déjà trop élevés d'ailleurs à ceux qui me demandent d'augmenter les impôts je me demande bien pourquoi en même temps qu'il me demande d'augmenter les impôts ils me disent qu'il faut préserver le pouvoir d'achat ou ceux qui me disent il faut augmenter les impôts sur les entreprises et en même temps lutter contre les délocalisations donc la question des services publics et de la restructuration de nos services publics et clairement posé je souhaite que vous ayez des services de santé de proximité mais quand même temps les services qui sont dangereux parce qu'ils n'ont pas assez d'activité seront transformés de manière à faire des maisons de retraite médicalisées à l'époque de la télémédecine on ne peut pas garantir un maillage tel que celui qu'il y avait il y a 50 ans nous allons dépenser de l'argent de plus pour la santé mais c'est pour avoir de meilleures techniques de meilleurs médecins de meilleures machines de meilleurs médicaments pas pour entretenir des structures qui coûtent cher sans apporter de garantie pour la santé là aussi est-ce qu'il vaut pas mieux un commerçant dans un village à qui on donne un peu plus de chiffre d'affaires en lui permettant de faire également un bureau de poste et sécurité sociale plutôt que donner la fiction de maintenir tous les bureaux postes tous les agents sociales toutes les brigades de gendarmerie lorsque j'étais ministre de l'Intérieur je regardais qu'est-ce que veulent les gens que les gendarmes fassent détourner fassent des rondes pas simplement que la brigade reste ouverte pour recevoir un citoyen tous les deux jours c'est pas une question de statut c'est une question de pertinence des services publics donc nous allons restructurer l'ensemble de nos services publics avec le souci de préserver la ruralité pour que vous puissiez avoir accès à ces services publics le premier des enjeux c'est le sujet du très haut débit absolument capital dans le cadre du grand emprunt nous avons réservé 2 milliards d'euros pour le financement du déploiement du très haut débit à travers tous les territoires et le très haut débit sera déployé à la fois dans les zones urbaines et dans les zones rurales je crois pouvoir dire que nous sommes des rares pays d'Europe à faire ainsi c'est absolument capital mais les plus importants d'avoir le très haut débit dans notre ruralité que de garder un bureau de poste consacré uniquement à la poste alors que le dernier commerçant du village se trouverait bien d'avoir un peu plus de chiffre d'affaires en faisant l'activité du bureau de poste sans que ça pose de problème à personne et ce que je me fais comprendre c'est absolument essentiel service public du 21e siècle organisation du XXIe siècle un élu local me disait récemment ce n'est pas en améliorant la bougie qu'on a inventé l'électricité je n'avais pas pensé mais je suis d'accord et démultiplier l'offre de service c'est créer des offres de service public multifonctions EDF GDF post SNCF Pôle Emploi mutualité sociale agricole nous pouvons créer des maisons de service public dans votre ruralité mais qu'est-ce que vous voulez vous c'est pouvoir avoir accès à ces services publics peut vous importe que chacun se spécialisé et après tout même pour le fonctionnaire c'est plus intéressant d'avoir plusieurs métiers et après tout celui qui est capable de servir à la poste peut capable aussi d'avoir une autre activité on a un problème plus important sur la santé parce qu'on ne peut pas continuer à avoir un système où chacun peut s'installer où il veut donc nous avons décidé 400 contrats pour les jeunes étudiants en médecine dont l'état payera les études de médecine et en échange de quoi ces jeunes étudiants pendant un certain nombre d'années iront s'installer dans des régions et dans des territoires où il n'y a pas de médecin si vous prenez une autre région c'est pas la peine qu'on ait trop de médecins à Montpellier avec trop de médecins dans les quartiers qui parfois souffrent de ne pas avoir une clientèle assez nombreuse et pas un seul médecin en Lozère il y a un problème d'égalité d'accès à la santé sur l'ensemble du territoire nous allons prendre des décisions très fortes et enfin nous allons cette année si pour les collectivités territoriales notamment les petites communes parler de la question des normes je suis toujours stupéfait qu'en France quand on veut créer une halte-garderie une école ou une crèche on impose les mêmes règles qu'on soit un charmant petit village alsacien on conçoit la capitale de la France à force de traiter tout le monde prétendument de façon égale on crée des inégalités je le pense profondément moyennant quoi certains villages n'ont pas les moyens de se payer des infrastructures publiques dont on aurait bien besoin je veux dire par là que l'égalité n'est pas l'uniformité et que l'égalité n'est pas le nivellement on doit absolument essayer la mission que nous avons confié Eric de Liger permettre le coût du foncier n'est pas le même à Strasbourg et dans telle village du Bas-Rhin ou du Haut-Rhin ce lien jury et personne que de dire ça dans un coin l'espace est beaucoup plus grand mais les conditions de personnels ne peuvent pas être obligatoirement les mêmes ont tué la diversité française en appliquant sans pragmatisme des normes de façon aveugle et on se demande d'ailleurs si c'est norme de son pas faites pour empêcher plutôt pour favoriser alors ce qu'il faut c'est favoriser dernier point la péréquation vous avez vu la réforme des collectivités locales que nous avons mise en œuvre mais plus personne n'y comprenait rien mes chers amis je sais que dans votre cher Alsace c'est un débat qui prospère et qui prospère plutôt dans le bon sens mais qui savait parmi les élus locaux qui sont ici qu'est-ce qui relève de la commune de la communauté de communes du département de la région de l'État ou de l'Europe qui en tirent les conclusions donc nous avons profondément réformé notre carte territoriale en supprimant la clause de compétence générale pour la région et pour le département en la préservant pour la commune et pour l'État mais mes chers compatriotes si tout le monde s'occupe de tout est-ce que vous êtes sûr qu'on va s'en occuper bien et par ailleurs on a fait quelque chose je le sais pas toujours très bien passé mais la dix minutes 40% de nombreuses moi je crois aux élus je crois la démocratie mais je peux vous croyez que c'était vraiment le moment d'augmenter encore le nombre d'élus et c'est ce que ce que les gens attendent de nous ou est-ce qu'ils veulent des responsables qui s'engagent dans leur responsabilité alors la pire équation est tout à fait nécessaire parce que le potentiel fiscal est de 1 à 1000 entre les communes nous avons proposé pour 2011 que 2% des recettes fiscales du bloc communal irait à la péréquation c'est à dire 1 milliard d'euros qui seront redistribués aux petites communes notamment en zone rurale voilà Mesdames et Messieurs ce que je tenais à vous dire en conclusion je voudrais que vous compreniez que j'ai bien le sentiment de Lourdes responsabilité qui pèse sur mes épaules pendant des années la politique d'aménagement du territoire monsieur le ministre cher Bruno Le Maire a consisté à accompagner vers la mort des territoires qui perdaient des habitants c'était bien ça il fallait les accompagner en faisant en sorte qu'il me protège pas trop et qui ne souffre pas trop aujourd'hui c'est tout à fait différent vous gagnez des habitants la ruralité reconquière des parts de terrain il faut donc définir une nouvelle politique de l'aménagement du territoire dans cette politique d'aménagement du territoire il y a des choses fondamentales qui doivent rester il y aura par exemple pas de tourisme vert s'il y a plus d'agriculture parce qu'il n'y a pas de tourisme quand il n'y a pas de production mais en même temps il faut que chacun d'entre nous entendent raison sur la situation de notre pays accepte de se remettre en cause la qualité des services publics c'est pas d'avoir pour tous une sous-préfecture un commissariat un tribunal un centre de sécurité sociale un bureau de poste un centre d'EDF un centre GDF c'est pas un problème de statut c'est l'égalité sur l'ensemble du territoire et au fond ce que vous demandez c'est pouvoir travailler et vivre de votre travail est-ce que vous demandez c'est pas de chute ou que dans 20 ans dans 30 ans dans 40 ans quand vous serez à la retraite vos enfants puissent prendre la succession du métier qui est le vôtre au fond vous voulez que la France reste fidèle à elle-même et en même temps qu'elle est les armes pour se battre dans la compétition mondiale voilà c'est ça l'accueil mais moi je pense qu'on reste fidèle à soi-même en ce mois dernier ça en changeant qu'on reste fidèle à soi-même en tenant compte du monde tel qu'il est et que la France peut pas rester immobile dans son coin alors que le monde bougeait une vitesse stupéfiante est-ce que chez vous y a-t-il quelqu'un qui dise à ses enfants travail moins tu te feras une grande place et moins tu travailleras mieux ça sera pour toi est-ce qu'il y en a une une famille d'Alsace qui dit ça ces enfants une seule d'ailleurs plutôt que se focaliser sur la durée du temps de travail on ferait mieux de se focaliser sur la qualité de vie au travail parce que je conteste l'idée qu'il suffit de dire le mot 35 heures pour être heureux dans son travail 35 heures pour un travail qu'on aime pas c'est 35 heures de trop et beaucoup plus que 35 heures pour un travail qu'on aime c'est encore pas assez donc on se trompe en résonnant en termes de quantité alors qu'on doit raisonner en termes de qualité et bien c'est exactement pareil pour la ruralité vous n'êtes pas condamné à mourir c'est pareil pour les agriculteurs vous représentez l'avenir économique de la France avec d'autres secteurs comme le spatial l'aéronautique je n'ai aucun problème avec ça mais vous devez accepter de vous inscrire dans le monde tel qu'il est et si vous en inscrivez et si vous inscrivez dans le monde tel qu'il est vous serez fidèle à ce qu'on fait vos parents qui eux-mêmes ont construit les premières révolutions agricoles et les premières révolutions de la rivalité c'est pas dans l'immobiliste bien un espoir c'est pas dans le découragement qui est un espoir et c'est pas dans le travailler moins qui ait un espoir il y a un espoir dans la réforme dans le mouvement dans la compréhension du monde et parce qu'on comprend le monde dans lequel on vit on peut être fidèle aux valeurs que porte la nation française bonne année vive la république et vive la France

Voeux 2011 du Président Nicolas Sarkozy au monde rural, à Truchtersheim en Alsace — Nicolas Sarkozy · Pourquijevote