E-commerce & petits commerçants - Adrien VOGEL
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:21Locuteur non identifiéFait
« Le boom des ventes le plus spectaculaire en 2020, c'est les ventes sur Internet mais des petits magasins de proximité près de chez soi. »
- 1:50Locuteur non identifiéChiffre
« Pour plus de 6 petits commerces sur 10, la présence sur Internet a permis une augmentation du chiffre d'affaires de plus de 20%. »
- 1:57Locuteur non identifiéPromesse
« C'est à peu près les mêmes chiffres que ceux d'Amazon. »
- 2:45Locuteur non identifiéChiffre
« En 2018, il n'y avait que 3 petits commerces sur 10 qui vendaient en ligne. Aujourd'hui, on est à presque 5 sur 10. »
- 3:55Locuteur non identifiéPromesse
« Il y a une déception, quand même, c'est le fameux click and collect. Vous savez, vous commandez en ligne, vous venez chercher. »
- 4:00Locuteur non identifiéChiffre
« Là, les petits commerçants, il n'y en a que 2 sur 10 qui disent « bah oui, ça nous a profité, on a fait plus de chiffres d'affaires ». »
- 4:14PrésentateurPromesse
« J'ai voulu connaître le ressenti de certains commerçants qui ont proposé leurs produits et services sur la plateforme clickandcotelube.fr. »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Locuteur non identifié27 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous et bienvenue sur ce nouveau podcast où l'on parle e-commerce et consommation locale. Je m'appelle Adrien Vogel, je suis étudiant en Master 1 Marketing Digital et e-commerce à Sub de Publion et aujourd'hui, je vais vous parler de l'e-commerce chez les petits commerçants. Vous êtes prêts ? Alors c'est parti, jingle ! Vous le savez, depuis un an, la crise sanitaire et les confinements ont impacté l'ensemble des agents économiques mais plus particulièrement les petits commerçants. C'est pour cela qu'ils ont dû s'adapter en trouvant des solutions afin d'endiguer les pertes et sauver leur outil de travail.
Le digital a été très vite la solution mais en face, les grandes marques et les grandes plateformes comme Amazon ou Cdiscount étaient déjà présentes sur le marché. L'objectif était donc de rattraper ce retard. Et pour mieux comprendre l'évolution de l'avant-crise et la crise elle-même, Emmanuel Le Chypre, éditorialiste et économiste sur BFMTV, a fait le point sur la situation. Écoutons-le.
Parce que la vraie opposition, elle n'est pas entre les petits commerces et les géants comme Amazon, elle est entre ceux qui ont réussi à vendre sur Internet et ceux qui ne sont pas présents pour vendre sur la toile. Le boom des ventes le plus spectaculaire en 2020, c'est les ventes sur Internet mais des petits magasins de proximité près de chez soi.
Ce que je trouve intéressant dans cette intervention, c'est que l'on a pour habitude de comparer les géants du web avec les TPE et PME. Finalement, on se rend compte que la comparaison à faire est celle entre les entreprises ayant une présence en ligne ou non. Que ce soit Amazon ou un commerce de proximité, chacun y trouve son compte quand il y a une présence en ligne. Écoutons les résultats d'une étude menée par l'agence Simple & Beaux.
Pour plus de 6 petits commerces sur 10, la présence sur Internet a permis une augmentation du chiffre d'affaires de plus de 20%. C'est à peu près les mêmes chiffres que ceux d'Amazon.
Cette étude révèle donc qu'il n'y a pas réellement de concurrence entre les grandes plateformes et les petits commerces car l'ensemble a vu une augmentation quasi identique de son chiffre d'affaires. Cette donnée est bien évidemment une moyenne. Il faut maintenant avoir une vision secteur par secteur car je me doute bien que le secteur du cosmétique et le secteur de la restauration n'ont pas eu les mêmes résultats. Être présent sur Internet, c'est aussi réaliser une stratégie pour atteindre nos objectifs. La présence en ligne ne correspond pas à avoir obligatoirement un site e-commerce. On se rend compte qu'avoir un site vitrine peut également attirer des visiteurs vers son commerce.
C'est donc une stratégie d'acquisition. Écoutons ce qu'Emmanuel Lechypre explique à ce sujet.
On avait des petits commerces qui étaient très peu présents sur la toile. Mais il faut bien mesurer l'effort qu'ont fait nos petits commerçants pour s'adapter. En 2018, il n'y avait que 3 petits commerces sur 10 qui vendaient en ligne. Aujourd'hui, on est à presque 5 sur 10. Donc c'est un effort très important. Et puis attention, on a parlé de la vente en ligne, mais il n'y a pas que ça. C'est-à-dire que ce qui a beaucoup marché, c'est aussi le fait d'être sur Internet. Ça fait venir les clients physiquement, puisqu'on a 6 petits commerçants sur 10 qui disent qu'effectivement, ça a fait venir plus de gens dans la boutique et que c'est un chiffre d'affaires à la clé qui augmente de 20 à 40 %.
Alors ces petits commerces, ils ont fait quoi ? Soit ils se sont mis, vous savez, sur les plateformes qui étaient notamment créées par les villes ou bien ils ont carrément créé eux-mêmes leur site Internet et ça, c'est important.
Donc d'une manière générale, la crise a pu faire prendre conscience de l'importance de la présence sur le digital, que ce soit simplement sous forme de site vitrine ou sous forme de site e-commerce. Cette prise de conscience est forte, mais cela montre aussi que, en tant que professionnels de la communication et de l'e-commerce, nous avons une niche qui se révèle, puisque nous devons aller plus loin avec eux pour les accompagner vers une véritable stratégie d'acquisition jusqu'à la fidélisation. Dans un second temps, Emmanuel Lechypre évoque les plateformes mises en place par les villes, écoutant ce que révèle l'étude Simple & Beaux à ce sujet.
Il y a une déception, quand même, c'est le fameux click and collect. Vous savez, vous commandez en ligne, vous venez chercher. Là, les petits commerçants, il n'y en a que 2 sur 10 qui disent « bah oui, ça nous a profité, on a fait plus de chiffres d'affaires ». Il y en a 4 sur 10 qui disent « non, ça n'a pas eu d'effet ». Et 4 qui disent « on n'est pas capable de mesurer ».
Eh bien justement, pour pouvoir comparer ces chiffres à la réalité, j'ai voulu connaître le ressenti de certains commerçants qui ont proposé leurs produits et services sur la plateforme clickandcotelube.fr mis en place par la communauté de communes Cotelube dans le Vaucluse pendant le deuxième confinement. Un producteur de légumes m'a indiqué qu'il ne savait pas, au moment où il a mis ses produits en ligne, ce que cela allait donner. Et finalement, il a été surpris, puisqu'il a eu près de 30 commandes par mois. Mais depuis le lancement, les commandes via cette plateforme baissent.
Un autre commerçant qui vend des vêtements, quant à lui, a été très déçu, car il est difficile de se différencier quand il y a d'autres commerçants concurrents sur la plateforme. Et les commandes ont été réalisées qu'à la sortie de la plateforme, et depuis, il est rare que des personnes commandent en clickandcollect. Mais il y a aussi le fait que la communication autour de cette plateforme a été éphémère, car il n'y a qu'une communication pour acquérir, mais il n'y a pas une réelle stratégie sous la méthode AR.
Pour renforcer la visibilité des petits commerces, il est important d'apporter une réelle stratégie de communication, pour éviter que l'investissement ne soit qu'éphémère, et qu'un commerce prenne du retard face à une concurrence en constante augmentation. Pour conclure ce podcast, je dirais que le monde change, que la façon de vendre et d'échanger évolue.
Mais en tant que professionnels du digital, nous avons un rôle important à jouer, puisque notre objectif est de convaincre les commerçants de s'adapter au digital, mais je pense que nous ne devons pas oublier de garder une certaine proximité humaine et locale, afin d'éviter d'être acteur d'une transition 100% digitale, où le risque est que les commerces locaux n'existent plus physiquement. Voilà, c'est la fin de ce podcast. Je remercie tous les commerçants qui ont voulu témoigner sur ce sujet. Merci à vous de m'avoir écouté, et puis je vous dis à très bientôt. Ciao ! Tout ce salon Bye Sudepub