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AutreC dans l'air (sur YouTube)· 7 septembre 2024 8 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & famille

Michel Barnier, un Premier ministre plus fort qu'on ne le croit ? - Reportage #cdanslair 06.09.2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelques titres... 'L'Humanité' titre 'L'outrage'. Le Nouveau Front populaire est arrivé largement en tête, 193 sièges.

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Ca va être la difficulté à laquelle il va devoir faire face, à l'Assemblée nationale.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00G.AttalPromesse
    « Des mesures devaient être présentées cet été. Elles sont sur votre bureau, monsieur le Premier ministre. »
  • 4:00M.BarnierPromesse
    « Nous allons davantage agir que parler. »
  • 8:00M.BarnierPromesse
    « L'école restera bien la priorité du gouvernement, l'école de la République. »
  • 9:00M.BarnierPromesse
    « Je pense aussi à la maîtrise de l'immigration. »
  • 14:00J.-L.MélenchonFait
    « Le président vient de décider de nier officiellement le résultat des élections législatives qu'il avait lui-même convoquées. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

avec G.Attal. Aujourd'hui, le nouveau Premier ministre commence ses consultations en vue de la composition du futur gouvernement.

Ce matin, il recevait notamment les représentants des Républicains et de la majorité. - Une passation, c'est d'habitude, pour le sortant, le moment des remerciements, de clore un chapitre. G.Attal, lui, avait pourtant bien envie d'écrire la suite. - G.Attal: 8 mois, c'est court, trop court. - Plus de 15 minutes de discours et des conseils, presque des injonctions. - G.Attal: Des mesures devaient être présentées cet été.

Elles sont sur votre bureau, monsieur le Premier ministre. Nous avons, ces derniers mois, élaboré un plan national d'adaptation au changement climatique. Ce plan national devait être présenté cet été.

Il est sur votre bureau, monsieur le Premier ministre. - Il n'en fallait pas moins pour que celui qu'on disait lisse ne donne un coup de griffe. - M.Barnier: Je peux dire quelques mots, là? - M.Barnier donne le ton, à sa façon. - M.Barnier: J'ai bien aimé la façon dont vous m'avez donné, non pas des leçons...

J'ai compris qu'il y avait des tas de projets de loi en suspens, qui n'avaient pas pu être menés à bien. Vous me permettrez...

Je vais les reprendre, bien sûr. Il y en a plusieurs auxquels je tiens. Je vais peut-être ajouter ma propre valeur ajoutée. - G.Attal: Bien sûr. - M.Barnier: Nous allons davantage agir que parler. - Discussions pourtant encore ce matin avec les différentes forces politiques, dont sa propre famille, la droite, qui applaudit tout en restant méfiante. - B.Retailleau: Une des 1res questions que nous lui avons posées, c'est quel Premier ministre il compte être.

Un Premier ministre collaborateur? Auquel cas, ça pourrait être sans nous. Ou est-ce que c'est un Premier ministre de plein exercice? - L.Wauquiez: Depuis le début, on veut sortir la France du blocage.

On a dit qu'on assumerait nos responsabilités. Mais on ne le fera que sur un programme qui donne la garantie de répondre aux préoccupations des Français, et rien d'autre. - M.Barnier attendu sur son programme, qu'il a rapidement esquissé hier. - M.Barnier: Je pense à l'accès aux services publics.

L'école restera bien la priorité du gouvernement, l'école de la République. Je pense à la sécurité au quotidien. Je pense aussi à la maîtrise de l'immigration. - Sécurité, immigration, des thèmes déjà portés par cet homme de droite par le passé.

Mais c'est aussi un signal envoyé au Rassemblement national, dont dépend sa survie. Validé par M.Le Pen, il devra convaincre pour éviter la censure. - M.Le Pen: Sur les sujets de fond, nous attendrons de voir quel est le discours de politique générale de monsieur Barnier et la manière dont il mène les compromis qui vont être nécessaires sur le budget à venir. - Quant à ses alliés supposés du bloc central, si certains y croient, d'autres beaucoup moins. - A.Bergé: C'est courageux, dans la période, d'accepter d'être Premier ministre, parce qu'on sait que c'est particulièrement difficile, à la fois au regard de la situation politique, mais aussi au regard de la situation budgétaire.

Notre intérêt collectif, c'est que M.Barnier réussisse. - Si je le comparais à un yaourt, sa fin de vie, sa DLC politique, ce sera le budget. - A gauche, on dénonce un déni de démocratie. - J.-L.Mélenchon: Le président vient de décider de nier officiellement le résultat des élections législatives qu'il avait lui-même convoquées.

L'élection a donc été volée au peuple français. - M.Barnier doit désormais constituer son gouvernement.

Le Rassemblement national n'a pas prévu d'y participer, et y faire rentrer des personnalités de gauche sera bien compliqué. - A.de Tarlé: Question.

Quelques titres... "L'Humanité" titre "L'outrage".

Le Nouveau Front populaire est arrivé largement en tête, 193 sièges. - C.Vigoureux: Ca va être la difficulté à laquelle il va devoir faire face, à l'Assemblée nationale.

Il disait dans son discours que sa mère lui avait donné le conseil de ne pas être sectaire, que c'était pour lui une faiblesse. C'était une manière d'envoyer un message politique et de dire qu'il était ouvert. Ce sera arithmétiquement nécessaire.

Quand bien même on additionnerait les voix du bloc central, des Républicains et du groupe Liot, un groupe hybride à l'Assemblée, qui pourrait soutenir le gouvernement, ça fait 235 sièges. La majorité absolue est à 289 voix. Il faudra aller chercher des voix.

Est-ce qu'il peut aller les chercher à gauche et apaiser cette gauche pour répondre à votre question? Je pense que ce sera très difficile. Côté insoumis et côté écologistes, c'est niet.

Ils parlent de déni démocratique. Ils n'apporteront quelque soutien qui soit à M.Barnier et aux textes qu'il pourra présenter.

Il y aura peut-être des voix à aller chercher côté socialiste. L'épisode de Matignon a laissé des traces à gauche. Il y a un PS fracturé.

Peut-être qu'il y aura des voix à aller chercher de ce côté-là. A l'Elysée, on a jugé les communistes assez constructifs dans les échanges qu'il y a eu avec E.Macron.

Peut-être que de ce côté-là et du côté des Ultramarins, il pourra essayer d'engager un dialogue. Mais côté insoumis, je pense qu'il n'y aura aucun dialogue possible, juste un affrontement. - A.de Tarlé: On parlait des dissensions qui commencent à apparaître au PS.

Aujourd'hui, A.Hidalgo met les pieds dans le plat dans "Le Figaro". Elle dit ceci. ...

Elle ajoute: "Comment a-t-on pu à ce point passer à côté de l'histoire? On aurait pu avoir un Premier ministre de gauche correspondant au vote des Français." - B.Teinturier: Cette question de l'élection volée est importante.

Ce n'est pas une victoire volée. Je pense que le chef de l'Etat aurait eu intérêt à prendre quelqu'un issu de la coalition du NFP, arrivée en tête. Elle est arrivée en tête mais n'a pas gagné non plus les élections.

Il ne peut pas y avoir de vol. Là où A.Hidalgo a raison, c'est qu'il y avait une possibilité d'avoir B.Cazeneuve comme Premier ministre.

La gauche n'aurait pas été spoliée. Mais il fallait faire des compromis. Il fallait accepter un certain nombre de choses.

Il y a 2 gauches. Il n'y en a pas une qui serait la gauche radicale, la vraie gauche, et une autre gauche qui trahit. Les 2 gauches s'affrontent depuis longtemps et les 2 sont légitimes pour porter la dénomination de "gauche".

Les chances de B.Cazeneuve ont aussi été obérées parce que le PS d'O.Faure a mis fin à cette hypothèse.

Ca aboutit à quelque chose de problématique. Le nouveau Premier ministre est issu des LR, qui ont 47 députés. C'est quand même un peu compliqué.

C'est aussi le fruit de la volonté du PS de ne pas soutenir B.Cazeneuve. Le chef de l'Etat a bien joué, d'une certaine façon.

On ne peut pas lui faire porter intégralement le chapeau de ce qui est perçu comme une anomalie. Là où on peut malgré tout être inquiets, c'est quand je vois la résonance qu'a encore l'idée du référendum de 2005 que les responsables politiques n'ont pas respecté et qu'ils ont contourné. Aujourd'hui encore, les Français nous en parlent. - A.de Tarlé: Le peuple avait voté contre le traité constitutionnel.

Les politiques de l'époque l'ont imposé par d'autres voies. - B.Teinturier: Ca a marqué considérablement les Français.

On ne peut pas écarter l'idée qu'il y aura une trace importante, négative, une méfiance, l'idée malgré tout, et J.-L.Mélenchon en joue, qu'on aurait détourné les résultats du scrutin de leur réalité et qu'on aurait commis une anomalie.

Michel Barnier, un Premier ministre plus fort qu'on ne le croit ? - Reportage #cdanslair 06.09.2024 — Michel Barnier · Pourquijevote