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InterviewLCP (sur YouTube)· 25 octobre 2023 5 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsEnvironnement & énergieSécuritéInstitutions & élections

Manifestation contre l'A69 : Clément Beaune fustige le "complotisme" d'une députée écologiste

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 0 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteÉludée

    M. Attal, depuis la réforme blanquaire, la France ne sait plus compter. Samedi, entre 9000 et 10 000 manifestants dans le Tarn, Clément Bonne en annonce 2400.

  • 1:13FerméeÉludée

    Sommes-nous d'accord, M. le ministre, sur ce pourcentage de 60% ?

  • 1:22FerméeÉludée

    Sommes-nous d'accord, M. le ministre, que ce contrat a bien été signé pour 55 ans ?

  • 1:26OuverteÉludée

    Pourriez-vous nous dire pourquoi une si longue durée ?

  • 1:29OuverteÉludée

    Pourriez-vous également nous confirmer qu'à l'aune des formules mathématiques figurant dans le contrat, le tarif entre Castres et Verfeuil pour 53 km ne serait déjà plus de 6,80 euros ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16InvitéChiffre
    « Samedi, entre 9000 et 10 000 manifestants dans le Tarn, Clément Bonne en annonce 2400. »
  • 0:22InvitéFait
    « Samedi, en marge de ces rassemblements, une cinquantaine de personnes masquées s'en prennent à une entreprise »
  • 1:02InvitéChiffre
    « l'État a choisi de confier la concession autoroutière à la société Atosca, détenue à 60% par deux sociétés capital-risque de droit luxembourgeois. »
  • 1:18InvitéFait
    « l'État a consenti un contrat de 55 ans avec la société Atosca. »
  • 2:35PrésentateurChiffre
    « le chiffre est malheureusement élevé, des 7 gendarmes qui ont été blessés par des violences scandaleuses »

Temps de parole

  • Invité48 %
  • Présentateur44 %
  • Présentateur 28 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Cette question de deux minutes, le temps de la démocratie du mardi, s'adresse à Clément Bonne, ministre des Transports. Alors, M. Attal, puisque vous êtes présent, je pousse un cri d'alerte, parce que depuis la réforme blanquaire, la France ne sait plus compter. Non, non, je vous adresse à vous, M. Attal. Samedi, entre 9000 et 10 000 manifestants dans le Tarn, Clément Bonne en annonce 2400. Samedi, en marge de ces rassemblements, une cinquantaine de personnes masquées s'en prennent à une entreprise, action heureusement circonscrite par les forces de l'ordre que l'on remercie, M. le ministre en annonce cela des milliers.

Alors, évidemment, je pousse un cri également d'interpellation, Mme Rotaillot. Le gouvernement tourne délibérément le dos à la communauté scientifique qui ne cesse d'alerter sur les effets de l'inaction climatique et se fait déloger dimanche à coups de gaz lacrymo lors d'un débat déclaré en préfecture, dans un champ privé prêté par un agriculteur. Or que vous, une démocratie qui relativise les savoirs scientifiques, nous alertait hier dans une tribune de Guillaume Carbout. Pendant ce temps, l'État a choisi de confier la concession autoroutière à la société Atosca, détenue à 60% par deux sociétés capital-risque de droit luxembourgeois. Sommes-nous d'accord, M.

le ministre, sur ce pourcentage de 60% ? Pendant ce temps, l'État a consenti un contrat de 55 ans avec la société Atosca. Sommes-nous d'accord, M. le ministre, que ce contrat a bien été signé pour 55 ans ? Et pourriez-vous nous dire pourquoi une si longue durée ?

Pourriez-vous également nous confirmer qu'à l'aune des formules mathématiques figurant dans le contrat, hormis les véhicules électriques dont on ne sait ni comment, ni par quelle technologie ils seront repérés, le tarif entre Castres et Verfeuil pour 53 km ne serait déjà plus de 6,80 euros, soit 6,77 euros arrondis au terme du contrat à 6,80 euros, mais de 7,90 euros, auxquels il faut rajouter à ce jour 1,70 euros pour arriver jusqu'à Toulouse par là, 68, soit aller-retour, 19,20 euros, soit 100 euros par semaine, 96 exactement.

2:04
Présentateur

Merci, Mme la députée. La parole est à M. Clément Beaume, ministre délégué chargé des Transports. Mme la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Mme la députée Arigui, tout à votre complotisme et à votre humour noir, je regrette que vous n'ayez pas commencé par le commencement, Mme Arigui, que vous n'ayez pas commencé, Mme Arigui, par les principes républicains les plus élémentaires, que vous n'ayez pas commencé par condamner les violences inacceptables qui ont eu lieu, et ce n'est pas une question d'arithmétique à part celle, et le chiffre est malheureusement élevé, des 7 gendarmes qui ont été blessés par des violences scandaleuses, Mme la députée Arigui.

Je regrette que vous n'ayez pas commencé par saluer l'action des agents de l'État, du préfet du Tarn, des forces de police sous l'autorité du ministre de l'Intérieur, qu'il faut respecter l'ordre républicain. Je regrette, Mme Arigui, que vous n'ayez pas eu un mot pour les fonctionnaires de l'État, pas un mot pour rappeler le nécessaire respect du droit de manifester dans le cadre de la République et de l'ordre nécessaire. Mme la députée Arigui, ce n'est pas une question d'arithmétique, c'est une question de démocratie.

Je regrette que vous n'ayez pas eu un mot pour condamner et vous cautionner de fait ces violences, parce que, Mme Arigui, quel que soit le nombre exact, il y a eu des centaines et même des milliers d'individus radicalisés qui ont incendié, vrai ou pas vrai, Mme Arigui, qui ont incendié deux bâtiments, qui ont empêché les pompiers d'éteindre l'incendie, Mme Arigui, qui ont porté, parce que Mme Rousseau a porté très loin l'indécence, en défendant le port de canif avec des couteaux, avec des pioches, qui ont voulu être violents. Alors, Mme Arigui, vous avez le droit d'être contre un projet. Nous en avons discuté longuement. Vous avez le droit d'encourager et de participer à des manifestations.

Vous n'avez pas le droit d'oublier le respect des principes républicains les plus élémentaires. Quant à la discussion, elle a toujours été ouverte. Vous avez passé des heures à en discuter avec moi. Vous le savez, mais il faut d'abord respecter les principes nécessaires de notre démocratie et de notre État de droit. Merci, M. le ministre. La parole, Mme Arigui. Vous ne... Je ne crois pas qu'il ne vous reste pas de temps de parole. Vous n'avez plus eu de temps de parole. Non, non, non. La parole à Mme Arigui, c'était le temps de parole de M. le ministre. La parole est à M. Alain David. Merci.

4:30
Locuteur

Merci. Merci.