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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 10 septembre 2023 6 min

«Les voyous n'ont plus peur d'aller en prison mais les policiers, eux, en ont peur»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on a une inversion des valeurs on a des voyous qui ont plus peur d'aller en prison mais on a des policiers qui par leur action de police hors cas de probité évidemment ont peur d'aller en prison les émeutes de cet été à la suite du décès de nail semblent avoir laissé des séquelles au sein de la police quelles sont-elles alors pour les émeutes j'ai vu des policiers courage j'étais moi-même engagé dans le Val-de-Marne en bac de nuit je suis affecté on a rien les idées on a rien mis de côté on a fait tout ce qu'on pouvait on a eu 900 policiers pompiers gendarmes blessés ce qui montre quand même que les policiers ont été engagés et dans ses émeutes effectivement il y a eu un goût amer qui en est ressorti en fait en une semaine on a deux on a dit aux policiers il faut rétablir l'ordre il faut faire tenir la République est en train de vaciller et après tu montes et atteint d'amnésie ou de ou d'effacement de mémoire on est passé du procédé métiers au procès des policiers tout le mois de juillet le mois d'août on nous a parlé de la fin de la bague de Marseille avec Eddy l'affaire du raid avec Marseille il y a 20 ans le voyous disait je touche pas un policier je suis pas n'importe quoi parce que j'ai peur d'aller en prison aujourd'hui on a des policiers qui se disent attention en faisant correctement mon travail en essayant de prendre des décisions dans des conditions de plus en plus difficiles de plus en plus rapide dans un monde où on exige de plus en plus deux je peux me retrouver en prison même si j'ai le sentiment d'avoir fait le mieux possible en un dixième de seconde et donc du coup parfois effectivement aujourd'hui quand les policiers sortent dans certains moments ils sont prêts à partir dans des guet-apens dans des interpellations houleuses où les gens les films et viennent au contact pour libérer les Indiens interpeller il pourrait utiliser le lanceur de la de défense ou même le pistolet impulsion électrique qu'on appelle le Taser mais ils ne le font pas parce qu'ils ont peur tout simplement il faut dire les mots d'être emmerdés après judiciairement administrativement parce qu'on sait qu'on leur dira mais le problème c'est qu'il fallait pas utiliser l'arme fallait interpeller de manière la plus propre possible mais la plus propre possible ça veut dire quoi ça veut dire quoi quand on a une personne qui met des coups de poing des coups de pied à des policiers qui leur arrache les vêtements qui défilent qui veut extirpent individu interpellé vous prenez l'exemple pas plus tard qu'hier soir à Élancourt on a un individu mineur sans casse sur un engin homologué donc est dangereux pour la pluie qui peut faucher les victimes innocentes dont les policiers interviennent et aujourd'hui ne me fait ils ne font même plus de prise en charge ils ne font même plus de course-poursuite ils essaient de suivre à distance et véhicules ils essaient de prendre le moins de risques possible au risque que cette personne qui conduit sans casse de manière intelligente oui percute une victime innocente et qu'est-ce vous dire la police était là mais elle n'a rien fait et quand elle essaye de faire quelque chose si c'est pas le doigt sous la couture du pantalon tout le monde tombe sur les policiers on voit bien que c'est gardien de la paix c'est policiers qui pour 2000 euros par mois sont prêts à risquer leur vie pour protéger les constituants et des fonds de nos libertés aujourd'hui ont plus que jamais besoin de soutien moi j'ai 20 ans de police en disant on nous a mis les caméras piétons on nous a obligé à faire des confrontations dans les prestations judiciaires parce que notre parole ne suffit plus quand on rédige un procès dans l'interpellation on remet systématiquement notre parole en cause aujourd'hui on est sur une dérive grave de dire le policier par nature est un citoyen comme les autres alors qu'il a des droits supérieurs aussi tournés il peut contrôler il peut interpeller il peut présenter le site pour les judiciaire des gens qui ont fait des infractions et donc c'est pour ça qu'on dit que la parole du policier doit pas être légal de la parole du voyou pour autant des erreurs on peut être commises comme avec Neil et dit comment justifier de tels débordements de violence n'y a-t-il pas un problème de recrutement dans la police Camus disait mal nommer les choses c'est rajouter du malheur au monde moi je n'accepte pas le terme de bavure quand il y a un médecin un aide-soignant un pompier une personne qui gère la vie des gens qui peut faire une erreur comme tout être humain personne n'est infaillible bien heureusement on parle d'erreur médicale on peut parfois considérer qu'il y a des erreurs policières mais comme aujourd'hui on ne laisse rien passer aux policiers qu'elle a moindre faute la moindre erreur la moins de difficulté d'appréciation tout le monde de tombe dessus la classe médiatique la classe politique la justice aussi parfois chez nous les policiers violents c'est une extrême minorité alors que les délinquants c'est une extrême majorité dans les interpellations qu'on fait donc moi je dis qu'il faut mettre l'église au centre du village j'aime beaucoup cette expression bah effectivement si on accepte certains policiers ont droit à l'erreur ça serait aussi peut-être plus simple pour les policiers de reconnaître ses erreurs on doit être exigeant avec ceux qui portent uniformes on doit essayer de compréhensible parce que derrière uniforme il y a des êtres humains vous avez tout vous avez des policiers qui ont rien à faire dans la police et d'ailleurs on ne les inte pas dans notre profession on est la profession la plus contrôlée et la plus sanctionnée de toutes les fonctions publiques et puis on a une administration qui a des difficultés à faire des prévisions de recrutement de ressources humaines il y a 10 ans moi quand je suis rentré on était 70 officiers recrutés aujourd'hui ils sont plus de 420 vous voyez un peu le yoyo que l'administration fait donc si on veut une vraie politique de ressources humaines avec une vraie politique de recrutement il faut avoir une vraie vision avez-vous des propositions pour établir la confiance entre le peuple et la entre les pouvoirs publics et vous d'abord ce qui est important quand c'est difficile c'est qu'on est soutien sans faille de l'autorité politique effectivement sur des affaires compliquées et je peux comprendre que quand il y a une émotion ou une interrogation dans l'opinion publique sur certaines actions de police c'est normal qu'on d'ailleurs on a une administration publique qui rend le plus de comptes donc ce qui est important c'est que dans les situations difficiles on est le politique qui prennent toujours les propos mesurer le respect de la présomption d'innocence le respect de l'attente de la struction qui semaine sans qu'on fasse des conclusions hâtives tu ça ça paraît anodin mais c'est très important pour les policiers mon syndicat en tout cas ce qu'on propose la première chose c'est la présomption de légitime défense c'est quoi c'est une chose très simple c'est qu'on dit que plus de 73% des Français ont confiance en leur police donc ils ont confiance en leur manière d'intervenir d'agir et de les protéger et dans ce cadre là et ben lorsque policier utilise la force utilise une arme intermédiaire ou en tout cas est obligée de utiliser la violence légitime pour interpeller ou faire une action de police la charge de la preuve incombe à la partie adverse et plus vous policier de se justifier c'est à la partie adverse de dire par des preuves que le policier n'avait pas agir de la manière dont il décrit on l'a aujourd'hui dans le code de procédure pénale pour défendre des biens de nuit pour des particules et des commerçants on a cette présomption d'une défense donc aujourd'hui on vaut mieux faire croire que c'est plus important de défendre des biens que des personnes ça c'est une première mesure forte que les policiers attendent ça sera un signal fort de la confiance de la justice envers les policiers [Musique]