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Conférence de presseSénat (sur YouTube)· 13 octobre 2022 126 minFond programmatiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesEurope & international

Énergie : quels enjeux stratégiques pour l’Union européenne ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les trois piliers des mesures d'urgence adoptées par l'UE pour le gaz ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Comment l'UE compte-t-elle réduire les prix du gaz à court terme ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Quels sont les risques d'un plafonnement des prix du gaz ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Comment l'UE envisage-t-elle la solidarité entre États membres face aux pénuries ?

  • 12:00OuverteRéponse partielle

    Quels sont les critères pour définir un consommateur vulnérable en Europe ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Quels enseignements tirez-vous du paquet Ajustement 55 sur l'énergie ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Locuteur 2Chiffre
    « la moitié des États membres dispose d'un parc de deuxième génération et un quart est engagé dans la construction de réacteurs de troisième génération »
  • 4:00Locuteur 2Fait
    « la taxonomie est défavorable à l'énergie nucléaire qui est assimilée à une activité de transition »
  • 5:00Locuteur 2Chiffre
    « la Russie fournit 45% du charbon et du gaz et 25% du pétrole de l'Union »
  • 8:00Locuteur 3Fait
    « la crise actuelle elle peut tout à fait durer 5 ans voire plus »
  • 10:00Locuteur 4Fait
    « nous sommes en situation de guerre et nous sommes nous-mêmes en posture de drôles de guerre »
  • 12:00Locuteur 4Chiffre
    « les Américains mettent plus de 300 milliards de dollars pour soutenir le déploiement technologies bas carbone made in USA »
  • 14:00Locuteur 5Chiffre
    « la remise à la pompe bénéficie presque trois fois plus les plus riches qu'elle est plus pauvres »
  • 2:00Fait
    « on a établi les obligations de stockage de gaz parce que il faut se préparer autant que possible avant le début de chaque hiver »
  • 16:00Pierre LaurentFait
    « il va falloir travailler tout à fait différemment à l'international en tout cas il va falloir envisager cette dimension même en ayant l'ambition d'une véritable souveraineté européenne »
  • 24:00Jean-Yves LeconteFait
    « en 15 ans les États-Unis sont sortis de leur dépendance énergétique »
  • 30:00Jean-ClaudeFait
    « la petite hydroélectricité est sacrifiée et n'est plus considérée comme une énergie renouvelable »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames et Messieurs mes chers collègues je vous propose qu'on commence bonjour à vous tous monsieur le Président mes chers collègues nous nous retrouvons aujourd'hui pour cette table ronde sur le thème de l'énergie et de l'Union européenne thème qui nous quitte pas puisque on a terminé tard hier soir avec un débat ici sur l'énergie en France c'est bien sûr toujours un plaisir que de travailler avec la commission des affaires européennes donc je salue et remercie son président Jean-François Rapin c'est en effet la troisième fois que nous nous retrouvons sur l'énergie c'est évidemment légitime au regard de la structuration de l'énergie en France et en Europe après nos travaux sur la taxonomie verte européenne et le paquet ajustement à l'objectif 55 notre commission est très engagée la commission des affaires économiques en faveur de la décarbonation de l'énergie à l'échelon national mais aussi à l'échelon européen je rappelle que l'Union européenne est face à un double défi d'ici 2030 réduire de 55% ses émissions de gaz à effet de serre conformément au paquet 55 5 et sortir de sa dépendance aux hydrocarbures russes en application du plan ripower bien consciente de la nécessité mais aussi de la difficulté de cet exercice notre commission a fait adopter une résolution forte que vous devez connaître sur ce sujet appuyé par les parlementaires des 27 États membres le 14 mars 2022 dans le cadre de l'apfue dans ce contexte très délicat je souhaiterais recueillir l'opinion de nos intervenants que je salue et que je remercie évidemment d'être là surtout à trois points le premier c'est l'énergie nucléaire la moitié des États membres dispose d'un parc de deuxième génération et un quart est engagé dans la construction de réacteurs de troisième génération la Belgique est dans une moindre mesure l'Allemagne aux suspendu leur trajectoire de sortie du nucléaire or la taxonomie est défavorable à l'énergie nucléaire qui est assimilée à une activité de transition vous me direz c'est déjà un premier une première victoire en soi mais une pensée que ce n'est pas assez comme le gaz d'ailleurs et non à une activité durable comme les autres énergies décarbonées par ailleurs les délais et les conditions posées sont impraticables pour accompagner la relance du nucléaire en France sans compter le contentieux annoncé par l'Autriche et le Luxembourg j'aimerais avoir votre point de vue sur ce sujet il faudrait-il pas corriger le tir pour mobiliser tous les moyens de décarbonation au sein de l'Union et respecter le droit souverain des États membres de définir leur mixte énergétique le deuxième point dont je voudrais parler ce sont les métaux stratégiques nous le savons nos pales d'éoliennes nos batteries électriques nos électrodiseurs d'hydrogène sont de grands consommateurs de métaux rares et stratégique or nous ne devons pas troquer notre dépendance actuelle aux énergies fossiles par une dépendance future évidemment aux métaux stratégiques c'est pourquoi nous plaidons pour que la taxonomie intègre le Conseil le concept de mine durable et que le paquet 5 soit complétée par une stratégie européenne de sécurisation des métaux mindurables et approvisionnements si la Russie fournit 45% du charbon et du gaz et 25% du pétrole de l'Union elle est aussi un grand exportateur de métaux 30% de l'aluminium du nickel ou du cuivre quel est votre appréciation ne faudrait-il pas réduire cette dépendance minière pour extraire en Europe mais aussi développer des substituts et bien sûr renforcer le recyclage troisième point que je souhaiterais évoquer c'est le stockage de l'énergie car les énergies renouvelables pêchent toujours par leur intermittence pour y remédier nous pouvons développer leur stockage l'hydraulique les batteries électriques les électrolyseurs d'hydrogène c'est une possibilité j'allais dire et même une obligation nous souhaitons donc consolider les projets d'intérêt européen commun les pièques qui existent en matière pour les batteries et l'hydrogène il est crucial de combler leur financement hauteur d'un milliard 600 en France de plus il faut garantir une neutralité technologique entre tous les modes de stockage le paquet 55 se focalise sur l'hydrogène renouvelable en oubliant peut-être l'hydrogène nucléaire alors qu'il est au fondement de la stratégie française pour un hydrogène décarbonate quel est votre position sur le sujet ne faut-il pas constituer des chaînes de valeurs européennes en matière de stockage pour accompagner les sorts des énergies renouvelables et préférez une production locale à des importations lointaines je veux je vous remercie de votre éclairage sur d'avance sur ces questions qui nous semblent cruciales en réfléchissant peut-être à ce qu'on appellerait un peu rapidement les impensés du Green Deal que sont l'énergie nucléaire les métaux stratégiques et le stockage de l'énergie je pense que nous pouvons progresser dans le sens d'une économie européenne moins émissive et moins dépendantes les deux étant à égalité dans je pense les priorités actuelles de l'Union européenne en tout cas devant l'être la transition et la souveraineté doivent à notre avis agir de concert voilà je laisse la parole au président après merci Madame Présidente chers Sophie messieurs les directeurs mesdames mes chers collègues la crise de l'énergie n'a pas encore commencé qui trait la chronique des échos de mardi dernier ce titre illustre jusque là de la flambée des prix des énergies à laquelle l'Europe doit faire face et qui je le rappelle a débuté dès la fin de l'été 2021 donc avant l'agression russe en Ukraine ce profil un choc d'activité majeur et durable pour l'économie européenne dans son ensemble avec un risque de désindustrialisation il est évident qu'il n'y aura pas de retour au niveau de prix d'avant la crise que nous traversons actuellement ce moment critique mais brutalement au jour la dépendance de l'Union européenne elle est garde des énergies fossiles ça dépendances envers un petit nombre de fournisseurs et aussi ces divisions profondes en matière de politique énergétique pourtant les questions d'énergie ont joué un rôle déterminant dans sa naissance puisque la première institution commune des 6 pays fondateurs de l'Union européenne fut en 1951 la Communauté européenne du charbon et de l'acier suivi de la Communauté européenne de l'énergie atomique les pères fondateurs de l'Europe moderne avaient bien saisi le caractère stratégique du sujet après avoir largement libéralisé les marchés de l'énergie l'Union européenne se trouve aujourd'hui face à un double enjeu il s'agit à la fois d'assurer sa souveraineté énergétique et d'accélérer la transition énergétique ce double objectif n'est pas simple à atteindre ainsi le charbon contribue-t-il à la sécurité des approvisionnements mais nuit à la performance environnementale les énergies renouvelables aideraient à réaliser cette dernière même si elle se heurte à la problématique du stockage de l'électricité mais elle coûte encore trop cher ou se déploie au prix de nouvelles dépendances avec des fournisseurs le gaz est finalement apparu comme le combustible de choix des investisseurs dans le marché libéralisé de l'électricité mais son utilisation a augmenté les importations et l'énergie nucléaire dont certains discutent le bilan environnemental malgré son caractère décarboné cristallise encore des oppositions fortes en Europe un des enjeux clés dans cette équation complexe et le prix de l'énergie le niveau actuel de ce prix oblige l'Union à résoudre cette quadrature du cercle et ramène la question énergétique au centre du projet européen à la fois dans sa dimension économique et dans sa dimension géopolitique les réunions du Conseil européen et du Conseil ainsi que les réunions informelles consacrées à l'énergie se succèdent ces derniers mois un rythme soutenu la Commission a ainsi été invitée par les États membres à plancher et doit poursuivre sa réflexion sur des mécanismes de réduction des prix des énergies à court et moyen terme elle devrait présenter une nouvelle proposition législative sur le plafonnement des prix du gaz tout prochainement c'est ce contexte sensible qui a conduit les commissions des affaires européennes et à faire économiques et organiser cette table ronde sur les enjeux stratégiques de l'énergie pour l'Union européenne d'ailleurs suivant un débat au titre de l'article 50-1 hier soir en séance je remercie les intervenants qui ont bien voulu se rendre disponible pour y participer et je vais d'abord laisser la parole à Monsieur pèlerin Carlin monsieur le directeur qui a rejoint l'Institut économique pour le climat en tant que directeur du programme Europe selon vous comment la crise de l'énergie met-elle à l'épreuve l'Union européenne et quelles sont les causes de la crise et les voies de sortie à court et moyen terme je sais aussi que vous êtes contraint en horaire donc la parole est à vous merci beaucoup donc je m'appelle Thomas Pellerin Carlin je suis effectivement directeur du programme Europe de l'Institut de l'économie pour le climat et donc notre spécialité c'est vraiment de travailler sur les enjeux d'économie d'investissement et de finances pour affronter et surmonter ce défi macroéconomique qui est le dérèglement climatique à la fois dans la transformation de notre économie pour réduire les risques climatiques au 21e siècle mais aussi dans l'adaptation à ce dérèglement climatique qui est carrément inévitable pour j'aimerais en fait dresser un peu le contexte historique voir quels ont été les crises passées quelle est la situation actuelle aujourd'hui et quelles peuvent être les pistes de sortie de crise pour le futur d'abord il faut se rappeler qu'on ne vit pas la première crise des énergies fossiles vous voyez sur cette petite frise chronologique les différentes crises des énergies fossiles crises de prix et de quantité et parfois seulement crise de prix donc on n'est pas du tout dans la première la première crise des énergies fossiles qui a marqué la France et l'ouest de l'Union européenne évidemment le premier choc pétrolier qui faisait suite à la guerre du Kippour juste pour rappeler la situation et vous pouvez faire le parallèle historique qui me semble assez évident vous avez une petite nation démocratique Israël qui se fait attaquer par surprise par ses voisins en tout cas deux en particulier de ces de ses voisins qui au début crée la surprise réussisse à gagner militairement et après il y a une réaction de ce petit État démocratique ces acteurs là ensuite les envahisseurs sont dans une situation difficile et utilise l'arme de l'énergie fossile à l'époque c'est le pétrole pour sanctionner pas simplement ce petit état mais aussi ses alliés vous voyez le parallèle évidemment avec la situation absolument donc premier choc pétrolier 73 qui provoque sur l'économie française pas une inflation et l'entrée dans un nouveau monde et la sortie de souvent ce qu'on a appelé les 30 glorieuses pétroliers de 79 et dans les années 2000 on a eu les premières crisesières qui sont des crises provoquées par des désaccords pour le dire comme ça entre la Russie l'Ukraine dès 2006 l'Ukraine fait une première révolution essaye de devenir une nation démocratique indépendante de la cryptocratie de l'oligarchie russe l'oligarchie de l'admire Poutine pour être plus précis et la réussite va devenir Poutine utilise l'arme gazière pour essayer de faire plier l'Ukraine dès 2006 la leçon qui est donc évidemment depuis 2000 21 il faut quand même le dire voilà on est rentré dans cette grande crise énergétique européenne donc je voulais vraiment placer la situation dans laquelle on vit dans cette histoire longue cette histoire longue qui nous rappelle le coût économique et géopolitique de notre dépendance aux énergies fossiles qui est évident aujourd'hui mais qui est évident en fait depuis un demi siècle en réalité si on dézoom et qu'on regarde la situation au niveau mondial la grande spécificité énergétique du continent européen c'est que c'est un continent européen qui est pauvre en énergie fossile et le paradoxe historique c'est que nous Européens pendant des décennies nous avons construit notre dépendance aux énergies fossiles nous avons construit nos dépendances à des sources d'énergie que nous ne possédons pas au début du 20e siècle c'était fait parce qu'en fait les Européens possédaient ces sources-là parce que les pays européens non même le pétrole parce que les Européens étaient les empires et donc du coup en toute conséquence la période de décolonisation et de fin des empires européens aurait dû nous amener à nous poser la question de nos choix énergétiques puisque désormais nous ne contrôlions plus directement la production de pétrole en particulier à l'époque alors regardons la situation présente là ce que vous avez c'est le mix énergétique français je le présente en énergie finale il est peu souvent présenté comme ça et ça me semble dommage l'énergie finale c'est l'énergie durant ces la statistique qui nous permet de mieux mesurer l'énergie réellement utile pour les activités humaines donc là par exemple ce que vous avez sur le nucléaire vous voyez que le nucléaire n'est que à 17% de l'énergie finalement en France c'est l'énergie que le nucléaire produit et qui est effectivement utile donc c'est l'électricité c'est pas les nuages de vapeur d'eau qui sont au-dessus des centrales qui ne sont pas dans ces statistiques là mais qui sont étant passant pour être utilisés un slovaque l'utilise pour chauffer des villes donc c'est la leçon à tirer de ce graphique là c'est que la France est un pays extrêmement dépendant du pétrole et du gaz la première source d'énergie consommée en France en 2019 c'est le pétrole c'est quasiment la moitié de l'énergie consommée en France qui vient du pétrole la deuxième c'est le gaz possible la troisième en 2019 c'était le nucléaire dès 2020 ce sont les énergies renouvelables le nucléaire du coup aujourd'hui n'est plus que la quatrième source d'énergie consommée en France elle est évidemment extrêmement importante pour secteur de l'électricité mais il faut toujours remettre cela dans le contexte plus général de l'énergie et qu'on regarde au sein des énergies renouvelables vous voyez en fait que la majorité des énergies renouvelables consommées en France c'est de la biomasse qui n'a aucun problème en termes d'intermittence et des autres énergies renouvelables qui sont en train d'être développés notamment l'éolien et le solaire mais qui pour l'instant représente une toute petite part de la consommation énergétique française puisque la République française a choisi de ne pas vraiment soutenir les énergies renouvelables non on a 27 États dans l'Union européenne ils ont tous un objectif de déploiement des énergies renouvelables fixées par le droit européen sur les 27 États membres de l'Union européenne il y en a 26 qui l'ont atteint il y en a un qui vient pas atteint c'est la France donc en termes de déploiement des énergies renouvelables la France fait moins bien et vraiment à la fin des 27 la France a moins fait d'efforts que la Pologne ce qui est d'autant plus paradoxal que la France est un pays qui est extrêmement riche en énergie renouvelable on a la chance d'avoir des montagnes et du bois c'est d'ailleurs ce qui fait la majorité des énergies renouvelables qu'on utilise aujourd'hui on a aussi la chance d'avoir énormément de vent et des régimes de vente très différents ce qui permet de gérer l'enjeu de variabilité la production éolienne et on est aussi un pays qui est extrêmement riche en soleil et le soleil on peut utiliser pour faire de l'électricité mais aussi pour faire de la chaleur moi ma technologie préférée c'est le solaire thermique qui permet de chauffer de l'eau pour des usages résidentiels mais aussi industriels et la France a moins développé le solaire thermique que l'Autriche par exemple alors que la France est un pays qui est globalement plus ensoleillé que que l'Autriche alors petit tour d'horizon de la situation dans laquelle nous sommes sur le pétrole les prix sont absolument normaux les prix sont même bas quand vous regardez les prix du pétrole au niveau mondial les prix du pétrole aujourd'hui sont plus bas qu'ils ne l'était durant toute l'année 2012 toutes les années 2013 et le début de l'année 2014 et je ne promets pas même pas en compte l'inflation donc les prix sont absolument normaux ce qui est anormal au regard de l'histoire c'est la politique française de subventions de consommation de l'essence par la réduction des taxes donc la subvention aux énergies fossile y compris dans un contexte où les prix du pétrole sont encore une fois historiquement complètement normaux sur l'enjeu de la quantité de pétrole il n'y a pas de risque de pénurie au niveau structurel et il y a évidemment l'enjeu de des grèves que qui est au coeur de l'actualité en ce moment sur le gaz la situation est très différente sur le gaz on a des prix qui sont historiquement élevés et c'est un euphémisme puisque les prix aujourd'hui sont environ 1000% plus cher que les prix qu'on considéré comme normaux dans la décennie 2017 ces prix-là devrait rester très élevés dans le très élevé dans la durée probablement pendant 5 ans donc je pense que la mandature actuelle de l'Assemblée nationale et du président de la République va être marqué par des prix du gaz qui vous restez élevés pendant toute la mandature probablement jusqu'en 2027 les prix peuvent baisser mais ils resteront à des niveaux extrêmement élevés et c'est peut-être même en réalité l'entrée dans une nouvelle ère un peu comme après le premier choc pétrolienne 1973 on est passé d'un pétrole qui ne coûtait rien du tout un pétrole qui avait un prix important on est peut-être déjà passé dans un monde où on passe d'un gaz vraiment pas cher à un gaz qui est structurellement extrêmement cher parce que nous repérant somme devenu dépendants du gaz naturel et le gaz naturel qui est pour des raisons physiques et des raisons économiques et structurellement deux fois trois fois quatre fois plus cher que le gaz qu'on a porté de la Russie par gazoduc dans la décennie précédente pour le dire autrement il faudra qu'on vit avec des prix japonais du gaz c'est une transformation importante pour notre industrie en particulier il faut que notre industrie réussisse à trouver un modèle économique viable en étant dans un monde où les prix repère du gaz seront globalement au même niveau que les prix japonais ce qui n'était pas du tout le cas pendant 40 ans sur le gaz il y a un risque de pénurie à partir de février mars de 2023 et surtout courant 2024 l'hiver qui s'annonce sera compliqué l'hiver d'après sera encore plus dur puisqu'il faudra très probablement refaire des stocks de gaz sans gaz russe et donc du coup là aussi on est sur une crise dans la durée du coup je me permets vraiment d'insister sur ce point la crise qu'on vit aujourd'hui sur le gaz c'est peut-être même pas une crise au sens où c'est pas un problème aigu qui dure trois ans et après on retourne à la normale c'est peut-être et je pense c'est même très probablement l'entrée dans un nouveau monde de gaz qui coûte structurellement extrêmement cher pour des décennies juste pour vous interrompre vous dites pénurie dès février 2023 pourtant le gouvernement nous dit aucun aucun souci pas de pénurie n'ayez pas peur puisque nos stocks sont à plus de 110% je crois de réserve alors les stocks que est-ce que c'est une pénurie d'approvisionnement et auquel cas mais où est-ce que c'est une pénurie chez les industriels et les particuliers alors les stocks de gaz sont pas dimensionnés pour qu'on puisse passer tout l'hiver uniquement avec les stocks les stocks de gaz en Europe globalement là on doit avoir 80 milliards de mètres cubes stockés au niveau européen donc y compris les stocks français 80 milliards de mètres cubes je parle sous le contrôle de Marc-Antoine mais on sait ce qu'on consomme en hiver en deux mois globalement donc nos stocks de gaz ils sont faits pour comment dire stocker du gaz durant durant l'été il utilise un peu durant l'hiver alors qu'on continue à avoir des approvisionnements en hiver on n'est pas au stade des questions de stockage manuels sont remplies voilà c'est quand le gouvernement dit nos stocks sont plein c'est nos capacités de stockage qui sont remplies mais nos capacités de stockage ne couvrent pas les besoins absolument pour poursuit plus rapidement du coup cette sur l'électricité on a des prix qui sont anormalement élevés avant toi à cause de la hausse des prix du gaz puisque les prix de l'électricité sont déterminés par les prix du gaz dès qu'on a besoin de gaz pour produire de l'électricité donc c'est pas tout le temps là pour le coup on est dans cette situation où il y a besoin du gaz pour produire l'électricité parce que la demande d'électricité reste très élevée parce qu'il n'y a pas eu encore de mobilisation nationale ou européenne pour baisser les prix de l'électricité comme ce qu'on fait les Japonais en 2011 après Fukushima où ils ont réussi à baisser de 15% immédiatement pas de promettre de le faire pour plus tard et on a évidemment le problème de la production nucléaire en France que j'imagine est connu donc là dessus les risques de pénurie sont surtout en décembre 2022 puisque on a l'espoir que EDF réussisse à relancer certains réacteurs nucléaires à partir de janvier février mais évidemment c'est une c'est une inconnue là aussi sur les prix de l'électricité pour autant qu'on puisse prédire l'avenir là aussi on a on est parti probablement pour deux trois quatre ans de prix de prix très élevés parce que la faible production nucléaire française va rester faible pendant deux trois quatre ans au minimum et parce qu'on a des prix du gaz qui sont extrêmement élevés alors les causes profondes je vais quand même dire un mot là dessus il y a eu un choix de sous-investissement dans l'efficacité énergétique et dans les énergies renouvelables on paye aujourd'hui aujourd'hui on paye le coût économique de la procrastination dans les investissements dans les énergies propres pas assez de rénovation en France je vous cite juste un chiffre si la France avait mis en œuvre le plan de rénovation des bâtiments adoptés en 2008 lors du Grenelle de l'environnement dont je vous parle d'un plan tout à fait raisonnable approuvé par Nicolas Sarkozy si ce plan-là avait vraiment été mis en oeuvre la France serait indépendante du gaz russe évidemment ça n'a pas été fait on est toujours dépendant du gaz russe et du gaz plus généralement là aussi trop peu de déploiement des énergies renouvelables production très insuffisante évidemment sur le secteur électrique si on avait installé par exemple plus d'éolien ou de solaire on aurait des prix électricité plus bas on évidemment sur la question de la chaleur si on avait installé plus de soleil thermique en particulier on consommerait moins de gaz aujourd'hui pour finir les leçons qu'on peut tirer de cette septième ou huitième crise des énergies fossiles mais qui est particulièrement grave et particulièrement aigus pour moi la première leçon c'est vraiment que nous ne pouvons pas nous payer le luxe de rester dépendant des énergies fossiles les journalistes me posent souvent la question du coût de la transition et moi je le réponds par le coût de la non transition je parle même pas du climat juste si regarde d'un point de vue économique ça ne fait pas sens pour le continent européen qui est pauvre en énergie fossile de continuer de rester dans un système où le continent et notre nation dépend d'apportation d'énergie fossile de l'étranger ça nous coûte extrêmement cher dès qu'on a un problème sur les énergies fossiles on a un choc flacioniste comme on l'a eu en 73 comme on l'a eu au 79 comme on l'a aujourd'hui ça crée des dépenses géopolitiques majeures aujourd'hui évidemment c'est la Russie de l'annuaire Poutine qui est centrale dans notre pensée mais quid des États-Unis lorsque ils éliront à un président qui nous sera hostile ça peut être Donald Trump au run de 110 en 2024 comme ça peut être quelqu'un d'autre plus tard donc là aussi c'est une dépendance géopolitique extrêmement importante qui nous coûte extrêmement cher je politiquement du Mondial évidemment l'impact climatique puisque quand on choisit de rester dans les énergies fossiles on climatique qui nous coûte cher et on l'a vu cet été on a et c'est une première estimation qui est raffinée probablement 50 000 Européens qui sont morts cet été des vagues de chaleur on a les feux de forêts qui coûtent cher y compris au dépenses publiques et on a évidemment la sécheresse qui crée des disruptions importantes sur les chaînes de valeur industrielles sur les chaînes de valeur agricoles et tout ça c'est de l'argent privé comme public qu'il faudra malheureusement bien trouver la crise actuelle elle peut tout à fait durer 5 ans voire plus le Premier ministre belge d'Alexander de Crau a dit qu'il fallait se préparer à 5 à 10 hivers difficiles ça me semble tout à fait raisonnable et du coup il faut à mon avis que votre réponse politique à vous il est la nation part de ce diagnostic nous sommes sur une crise de moyen terme qui s'inscrit dans une histoire de long terme de crise d'énergie fossile il faut donc apporter une réponse évidemment une partie de la réponse c'est l'urgence sociale mais il faut aussi apporter une réponse de moyen terme et un moyen terme sur ces décennies là on a un besoin massif d'investissement dans la sobriété énergétique la sobriété énergétique c'est aussi des investissements notamment des collectivités locales il faut que les collectivités locales et les moyens d'investir pour par exemple déployer les systèmes de transport public de piste cyclables aménagé etc besoin d'investissement dans l'efficacité énergétique la rénovation des bâtiments c'est un élément essentiel pour qu'on puisse se sortir de la crise et les énergies renouvelables toutes les énergies renouvelables à mon avis sans aucune exception puisqu'on n'a pas le luxe on peut pas se payer le luxe de mettre de côté une source d'énergie des carbonées pour faire tout ça il faut planifier il faut planifier ses investissements là vous et les nations vous avez un devoir de planifier ces investissements là au niveau de l'État mais notamment au Sénat de le faire en coopération avec les collectivités territoriales puisqu'il faut du coup que cette planification nationale s'articule avec le niveau européen avec peut-être à venir un plan d'investissement européen pour sortir de la crise des énergies fossiles avec le niveau national avec les collectivités locales et bien sûr évidemment avec les entreprises puisque il nous faut trouver une manière d'alimenter en énergie notre industrie ça peut plus être le gaz fossile ça coûte trop cher il faut donc trouver d'autres solutions pour sortir des énergies fossiles puisqu'on ne sortira de cette crise qu'en sortant des énergies fossiles merci beaucoup je vais donner maintenant la parole à Monsieur Marc-Antoine el mazega directeur du Centre énergie climat de l'Institut français des relations internationales et merci d'aborder la dimension internationale les enjeux géopolitiques de la crise de l'énergie même si on les a déflorés dans l'intervention précédente je vous demande d'essayer de tenir les 10 minutes si vous pouvez que les autres interlocuteurs et le temps et surtout que je sens qu'il va y avoir des questions merci beaucoup et pour compléter ce premier cette première analyse peut-être vous en réalité c'est de renforcer ce que dit Thomas pour vous dire que mon sentiment mon analyse c'est que Poutine a déclaré la guerre à l'Europe a déclaré la guerre à l'Union européenne à l'OTAN et pas ceux depuis le 24 février mais en réalité depuis bien avant probablement 2014 peut-être même encore avant et les seuls qui finalement l'avaient vu de façon assez claire en Europe c'est les pays baltes c'est la Pologne la deuxième chose c'est qu'évidemment l'arme gaziaire est extraordinairement efficace pour les raisons qui évoquées Thomas c'est à dire que nous sommes nous avons même renforcé dans un certain nombre de pays en Europe la dépendance au gaz en général et au gaz russe en particulier évidemment parce que cinq années de prix bas 2015-2020 nous ont totalement anesthésiés on a quand même eu une période extraordinaire de prix extraordinairement bas sur l'électricité sur le gaz sur le charbon sur le pétrole donc ça nous a permis de nous doter de façon consensuelle d'objectif extraordinairement ambitieux de décarbonation puisque il n'y avait pas de sujets de sécurité d'approvisionnements tout cela avait l'air assez facile finalement heureusement tant mieux mais d'une autre façon ça nous a anesthésié et ça nous a aussi empêché de prendre pleinement la mesure du sous-investissement généralisé qui a eu lieu alors Thomas évoqué le sous-investissement dans les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique dont on paie le prix très fort aujourd'hui mais sous-investissement aussi dans le gaz sous-investissement aussi dans la mine et on va en reparler dans un instant sous-investissement dans les infrastructures en général électrique les réseaux etc donc on sort en réalité on est dans la dans le tambour de la machine à laver qui tourne à 600 tours pour pouvoir similtour et on est effectivement pas prêt d'en sortir donc il faut voir un petit peu aussi tout tout ses conséquences là on sort aussi je crois d'un d'une situation on s'était payé le luxe d'avoir des débats idéologiques que vous ayez référence madame prima sur est-ce que le nucléaire finalement c'est bien ou pas est-ce que les éoliennes à terre c'est bien ou pas est-ce que les parcs en mer gâche la vue voilà non mais on en était là dans toute l'Europe et on en est encore là malheureusement et en fait je suis très choqué de voir que c'est un peu comme si vous étiez un soldat ukrainien au front les Russes avancent et vous vous demandez s'il vaut mieux prendre le fusil autrichien le couteau fourni par les Allemands le casque j'allais dire fourni par je ne sais qui non mais en fait on en est pas là en réalité donc pour vous traduire cela autrement nous sommes en situation de guerre et nous sommes nous-mêmes en posture de drôles de guerre et quand je dis ça ça concerne aussi toutes les mesures d'efficacité d'économie d'énergie c'est à dire il faut quand même voir les choses en face Thomas le rappeler on écoute au début des crises et les choses ne vont qu'empirer et donc notre principal instrument pour faire face là dans l'immédiat c'est les économies mais pour faire des économies il faut les faire de façon ultra efficace et ultra intelligente donc réduire de 35 pour tout le monde les le prix de l'essence à la pompe c'est absolument inefficace d'augmenter le prix de l'électricité du gaz que de 4% cette année et de 15% et prochaine c'est hyper inefficace par contre avoir une vraie politique de redistribution pour les plus vulnérables dont le nombre de fé qu'augmenter ça c'est important ça c'est hyper important mais où est le signal prix où est le signal prix et où est la crédibilité de la mobilisation c'est un immense défi et encore une fois on n'a pas 36 instruments la crise va être terrible il faut dégager des volumes de gaz pour l'industrie c'est un impératif et ça ne se fera pas comme ça effectivement me semble-t-il donc là il y a quand même un sujet très très grave sur lequel j'aimerais vous vous alerter alors un autre point peut-être sur ce qui se passe ma spécialité c'est un peu quand même de regarder ce qui se passe dans le reste du monde là il faut bien avoir conscience que l'Europe après l'Ukraine évidemment et l'immense perdante tout ce qui se passe le choc est absolument dévastateur donc en fait pour le dire autrement c'est un peu comme si 500 missiles russes c'était abattu pour détruire 10% de notre industrie d'ergot intensive et chaque mois qui passe on rajoute un point de pourcentage de destruction donc c'est absolument colossal mais j'ai pas l'impression qu'on soit en situation de mobilisation et la conséquence de cela évidemment c'est qu'il va falloir éviter qu'on ait une fermeture définitive d'un certain nombre d'industries mais il faut aussi avoir confiance que une partie de certains de ce capital installé va en réalité fermée définitivement la production d'ammoniac en Europe je la vois jamais repartir donc voilà ça ça des conséquences quand même très sérieuses sur le sur finalement que ce qu'on peut faire et il me reste encore je crois quelques minutes alors sur ce qu'on peut faire la première chose évidemment vous évoquez le l'électricité nucléaire mais alors d'abord c'est pas ça qui va nous sortir de la crise au contraire c'est ce qui ne malheureusement nous a un petit peu renforcé dans notre crise ça c'est pas Poutine qui a créé les problèmes sur le parc français donc il faut encore il faut quand même bien avoir ça exprimer cela dit c'est pas une solution là pour les trois quatre prochaines années c'est vraiment une solution évidemment pour le long terme mais il est absolument évident que nos amis Autrichiens luxembourgeois et autres et bien en réalité contribue à s’aborder notre effort général pour nous sortir de nos crises et surtout pour atteindre les objectifs 2030 et 2050 donc là il y a quand même un moment il va falloir se dire des choses très clairement la deuxième le deuxième élément c'est que en réalité c'est pas juste une crise nucléaire c'est une crise structurelle tout le parc installé de génération en France va devoir être remplacé d'ici 2050 enfin c'est quand même immense voilà on le sait et c'est en réalité le cas dans la plupart des pays européens on va falloir qu'on ait des nouvelles capacités flexibles qui devront être thermiques parce qu'on n'a pas 36 autres solutions on va pouvoir mettre des batteries pour le court terme il faudra en mettre beaucoup plus les États-Unis sont beaucoup plus avancés que nous là dedans dans ce domaine-là les Allemands aussi d'ailleurs en Europe mais il va falloir du stockage de long terme et ça bien sûr on pourra parler d'hydrogène quel que soit la couleur mais cela dit ça ne suffira pas donc il va falloir quand même avoir il faut en avoir conscience des moyens thermiques parce que on va devoir sortir du charbon et structurellement nos surcapacités de son train de s'effacer alors que l'électrification va progresser on a un problème sur les prix d'électricité et ça aussi on peut le régler nous-mêmes mais on n'a pas le luxe d'attendre trois ans pour le faire j'étais à Bruxelles il y a deux jours sur sur ce déballage la bonne nouvelle c'est que ça y est le sujet du Market design il est maintenant pris en compte alors que on le pensait que ça le serait dans quelques années mais arrêtez l'urgence est là parce que on a une opportunité quand même qu'il faut tout n'est pas noir c'est que l'euro se déprécie très fortement c'est évidemment ce qui contribue à renforcer nos coûts de l'énergie apportée c'est pour ça donc voilà mais c'est une opportunité pour attirer des investissements d'Europe mais quand vous êtes investisseur asiatique la team américain ou américain vous regardez là vous dites ah oui c'est vrai le rose des précis formidable opportunité mais d'un autre côté on ne voit pas du tout où vont aller les prix de l'électricité et d'une manière structurelle ils sont désormais les plus chers parmi les pays de CDE donc vous dites attentisme et j'investis aux US et j'aimerais vous vous attirer votre attention sur ce inflation qui a été passé début août au milieu de nos vacances c'est une déclaration de guerre économique des Américains c'est à dire les Américains mettent plus de 300 milliards de dollars pour soutenir le déploiement technologies bas carbone made in USA et on n'a pas vraiment d'équivalent alors il y a énormément de choses qui sont faites on y reviendra évidemment dans un instant mais c'est d'une puissance extraordinaire et leur objectif c'est pas d'atteindre des objectifs que nous nous fixons qui sont hors d'atteinte en réalité non leur objectif c'est de créer des emplois de créer de la valeur de créer des chaînes de valeur résilientes aux États-Unis troisième mot sur les métaux bien alors il faut bien avoir l'esprit que on sera pas indépendant c'est une illusion en indépendance énergétique l'indépendance minérale faire des mines en Europe on pourra en faire ici là mais les projets sont trop petits sont pas rentables bien sûr tout compte mais le sujet c'est non il va falloir en fait aller renforcer notre présence à l'étranger avec des moyens politiques diplomatiques financiers considérable des alliances industrielles c'est ce qui est en train un petit peu de se constituer à Bruxelles mais malheureusement on a 10 ans de retard sur les Japonais et 50 retard sur les Américains donc et dans ce milieu là évidemment ça pèse énormément sur le stockage des vernis c'est absolument essentiel j'ai déjà dit quelques mots là aussi des initiatives vont être prises mais d'une manière générale c'est le sujet des infrastructures qui va falloir reprendre pas seulement des infrastructures hydrogène on ne parle que de ça mais soyons réalistes on ne peut pas faire de l'hydrogène qui est réellement ba carbone avec le système électrique qu'on a en ce moment et surtout si on est obsédé par l'hydrogène verte ça ne marchera pas donc si on veut ce décollage là soit on va à l'étranger soit effectivement on se dit bon il va falloir attendre encore un peu qu'on décarbonne vraiment ce système électrique et ensuite on mettra le paquet dessus mais c'est voilà il y a un dilemme là et je crois qu'il faut pas non plus fermer totalement la porte à ce que nous disent les Allemands sur les importations encore une fois on n'aura pas d'ammoniaque il faut emporter de l'ammoniac et donc à terme il va dire c'est à dire deux trois mots encore pour vous dire que cette politique industrielle elle va devenir essentielle c'est à dire maintenant le sujet c'est comment on sauve nos industries énergo intensives alors les Allemands ont mis le pied dans le plat en disant 100 milliards par an en grande partie pour cela ben malheureusement oui en fait il y a pas le choix parce que sinon c'est l'hémorragie voilà et le problème c'est que on est 27 pays membres et le risque de fragmentation en Europe est plus élevé que j'avais donc il va falloir effectivement que d'autres étapes puissent mobiliser de telle somme pour sauver leurs industries pas seulement les Allemands et éventuellement un petit peu la France mais que tout le monde puisse effectivement maniesta parce que sinon on va avoir une fracture territoriale etc qui va se renforcer alors donc si vous voulez le mauvais sage c'est de dire je crois qu'on va je ne peux que conforter ce qualitoba on est au on voit le sommet de l'iceberg des crises tout cela va en fait se renforcer s'inscrire dans la durée et nous sommes en posture de drôles de guerre alors qu'en fait c'est une vraie mobilisation pour une dont on a besoin et je prends un dernier juste un dernier exemple en Autriche en France en Allemagne en Espagne vous avez énormément de projets hydro ENR qui sont prêts à être lancés et pourquoi ils ne le sont pas parce qu'il manque des autorisations parce qu'il manque l'interconnexion électrique parce qu'il manque je ne sais quel signature parce que je ne sais qui n'est pas d'accord mais c'est inadmissible c'est inadmissible c'est pas possible c'est un peu comme si les Ukrainiens face à l'avance et russe en leur disait bah oui mais en fait on a oublié de balayer le hangar où sont l'émulsion donc on sort pas l'émission non mais c'est ça c'est totalement absurde et donc voilà cette posture là quand j'évoque cette mobilisation pour une économie de guerre c'est vraiment tout cela qu'il faut absolument d'urgence finalement je vous remercie pour votre attention Maria Eugenia Sana maître de conférence en économie de l'université Paris-Saclay alors pourriez-vous nous éclairer sur l'avenir énergétique de l'Union européenne et les moyens de répondre à l'urgence climatique dans le contexte de la crise de l'énergie ça fait une belle transition avec avec l'intervention précédente OK et après par rapport à Marc-Antoine je suis tout à fait d'accord avec et ce qui était dit sur les les le fait que il faut sauver notre notre secteur industriel et que à ces moments-là il faut penser à des moyens thermiques mais à différents de des marques Antoine je pense que on doit justement dégager des donc on doit massivement et comme Thomas l'a dit investir les thermiques à des secteurs où on peut vraiment pas de carboner notamment la défense ok donc où les moyens thermiques sont effectivement les plus efficaces et ça serait stupide des faire une transition pour des chars par exemple d'accord j'arrive voilà donc pour répondre à la question qui m'a été posée il me semble que la meilleure façon de regarder ça c'est de regarder quelles sont les volets principaux de Reaper moi ils sont 4 donc il a on a le back-stop donc le mécanisme pour des solidarités entre pays européens dans le cas où on aurait plus de gaz russe mes collègues ont évoqué et ça risque de passer de problèmes et il va mettre la solidarité européenne à l'épreuve on a eu en juillet qu'on en a parlé de diminuer des 10% la consommation de gaz au niveau européen Bruxelles a cette proposition et la ministre espagnol des raisins écologiques a répondu l'Espagne ne se passe au-delà de ses possibilités en disant voilà nous on va pas réduire de 10% pour sauver donc il y a c'est un jeu qui est vous savez citer des choix souverains qu'on a fait le cheminement qu'on a qui en a pris pour le mix énergétique qui en a aujourd'hui et Madon on est confronté à cette problématique avec des pays qui ont fait des choix très différents avec des coûts et des risques par exemple le risque de nucléaire différent mais on est confronté au même problématiques et donc ça risque de d'avoir d'être très difficile donc le volet c'est voler là de backstop pour le gaz risque d'être très compliqué et mettre la solidarité européenne à l'épreuve et donc il nous reste les ultravolets qui sont efficacité énergétiques diversification des sources énergétiques et le hausse dans le dans l'objectif de renouvelables après il y a plus de détails mais bon moi je ferai la synthèse donc comme c'est le 4e il risque d'être difficile effectivement il faut travailler sur les sur les autres 3 l'efficacité énergétique pourquoi c'est une bonne idée parce que dans le court terme l'offre elle est donnée donc la seule façon qu'un peu on a des diminué les coûts c'est de diminuer la demande et là la fausse bonne idée c'est de faire juste de l'exhortation en ces moments j'allume la radio et on parle de comment on peut faire pour réduire degré il y a des méta-analyses fait par des experts même avec des messieurs qui ne sont pas qui sont des blessures incitatives juste avec des prix des différentiels des prix pas très importants et les il y a aucun étude que trouve plus de 4,5% de des économies dans le ménage et bon les économies peuvent arriver jusqu'à 15% dans le secteur industriel mais ça dépend de secteur donc il nous faut un état stratège donc chez Marie de d'être ici aujourd'hui parce que il nous faut une politique claire d'efficacité énergétique et donc pour les bâtiments publics c'est facile c'est des mandats pour les pour les les saints industriels et les ménages il faut pas oublier comme on dit mes collègues le signal prix donc il faut laisser le prix montrer le signal et protéger que les vulnérables que les secteurs qui sont vraiment énergivores etc donc si on veut avoir une véritable efficacité énergétique il faut avoir une politique d'efficacité énergétique laissez le prix qui est un prix très élevé et travailler c'est à dire je veux pas prendre un chat privé si effectivement ça m'écoute 20 fois plus cher que prendre la face classe de il y a plein de plein de plein de questions que pour être résolus si on laissait les plus aisés voir le vrai prix des synergies et il y a d'ailleurs un étude qui a fait avec une de mes étudiantes ou on montre que par exemple la remise à la pompe bénéficie presque trois fois plus les plus riches qu'elle est plus pauvres donc et exactement donc il faut réfléchir il faut pas il faut et donc comme a dit Thomas l'efficacité énergétique on peut pas faire de la ficase énergétique avec un bouclier tarifaire ou avec une remise à la pompe il faut faire de l'efficacité génétique avec un signal prix et les prix intelligents tu veux pas me répéter et comme a dit Marc-Antoine on est dans un moment très difficile il faut que la politique soit à l'auteur de cette de cet enjeu d'accord donc ça c'est pour pour l'efficacité d'intérieur critique que c'est une très bonne idée je répète parce que diminuer la consommation ça coûte rien ok ça coûte juste les donc déjà au début ça coûte rien et même tous les tous les investissements qui ont fera seront pour avoir un coût de moyen long terme plus faible diversification des ressources donc le deuxième volet dont je voulais parler donc le texte il est écrit d'une façon ça nous fait penser à diversifier nos partenaires commerciaux sur les énergies fossiles ok pour le vraiment à cet instant ok mais ça peut pas être notre stratégie de diversification de sources donc en marquant toi a raison ça va être très difficile d'avoir beaucoup tous les mines dont on aurait besoin en Europe donc la diversification de source c'est plutôt diversifier nos partenaires commerciaux sur les métaux et stratégiques à cette transition sur certains métaux ça va être très difficile cobalt graphite ça sera compliqué vu là où se trouve les mines et des métaux rares des sauts de métaux comme les lithiums sont pas des métaux rares et aucune raison pour que ces lithium soit produits dans la plupart en Australie à la grande majorité en Australie et au Chili et après soit chipé en Chine pour qu'il fasse nos batteries et pour qu'après nous on laisse un porte nous on peut tout à fait et il y a des accords l'accord franc calmant sur les gigafactories il faut pousser encore plus loin si vous voulez là et juste pour vous donner d'ailleurs un élément intéressant par rapport à cette question des donc l'hydrogène vert tous tous les choses que on s'est dit tous ces options que c'est dit ça va pas ça va ils vont pas nous sortir du cours court terme en fait je suis une étudiante aussi qui fait sa thèse sur les hogène vert pour les secteurs industriels donc là votre rôle en avec le contact et dans les collectivités locales et très importante parce que les ces types des innovations notamment l'implémentation de l'hydrogène verte les lettolyse c'est ça va coupler avec une politique industrielle sectorielle et donc votre travail il est très important parce que effectivement pour certains secteur avec les prix des synergies fossiles qui vont rester durablement élevé notamment le gaz effectivement ça devient intéressant et et on a des plus en plus de cas d'études sur l'hydrogène vert grâce à cette à cette situation actuelle donc pour assumer vis-à-vis à par rapport à la question de la diversification des sources il faut diversifier véritablement des sources il faut pas diversifier les partenaires il faut diversifier les partenaires d'un des sautes métaux comme vous savez bien souligner et métaux et autres matériaux importants et effectivement on a les moyens pour pour dans certains cas ça serait tout à fait possible parce que ce n'est pas que ils sont produits dans des pays qui nous sont hostiles ou qui sont voilà mais il faut rattraper le retard parce que on a parlé de des sauts de pays occidentaux qui sont qui ont déjà des et pris la main mais la Chine a plus de 20 ans de d'avance sur ces types de de des métaux et ces ressources même pas je parle pas de des cils qui sont en Chine voilà et juste en dernière point parce que on parlait de au début donc il a été la question il y avait trois questions le nucléaire on a déjà parlé les métaux stratégiques qu'on a aussi un peu parlé il nous restait le stockage comme comme l'importance stratégique de le stockage en fait le stockage électrique pour l'instant donc effectivement on voit des plus en plus déployer le déploiement des du stockage électrique à grande échelle et il faut il y a des études qui montrent leur efficacité qu'on s'est couplé avec l'investissement en réseau que c'est le grand oublié de cette crise le resto électrique ok donc les centaires collections même à l'intérieur de la France on pourrait beaucoup améliorer en termes d'interconnexion pour l'interconnexion améliore l'efficacité nous permet de connecter plus de renouvelables et donc il faut pas l'oublier c'est quelque chose de très important et finalement chose pour conclure donc par rapport à ces volets le grand il me semble la grande barrière pour la l'installation massive de renouvelables ce n'est pas ce n'est pas les financements des études sur les finances vertes et effectivement l'attractivité des énergies renouvelables dans les marchés financiers on monte avec avec condilia une crise de cet ordre là d'ailleurs j'ai un travail fait aussi avec une un de mes étudiants qui montrent ça et donc par rapport à ça et mais une grande barrière elle a été soulignée par Thomas c'est et l'accélération des permis pour pour pouvoir implémenter beaucoup de renouvelables etc et c'est très important et il faut pas oublier non plus que il y a des contraintes environnementales liées au déploiement de ces de ces énergies et donc la meilleure façon d'accélérer je vois que une partie des barrières sont liées à la bureaucratie mais il a une autre partie qui sont liées à des contraintes environnementales concrètes il faut il me semble c'est pour ça que je suis très contente d'être ici aujourd'hui que vous puissiez entamer le dialogue pour il y a de il y a des études fait par l'îlot par exemple qui montre le bénéfice des déplaiements de ces salariés au niveau en termes des professionnels de la main d'oeuvre etc donc il faut que vous puissiez entamer ces dialogues et parler de ces bénéfices au niveau local pour effectivement réussir cette transition merci merci juste un petit point par rapport à ce que vous avez dit sur le fait que la remise à la pompe bénéficie finalement à ceux qui ont le plus de moyens ça sur une vue macroéconomique je suis d'accord mais quand on revient au territoire et qu'on analyse la situation notamment dans les milieux ruraux où les gens modestes utilisent leur véhicule pour aller travailler l'impact sur le porte-monnaie de l'aide à la pompe il est il est très très important oui en fait dans l'étude on regarde la différence entre Essonne urbaine périurbaine rural avec grand plaisir je peux le donner effectivement ma cinquième propose dans le papier c'est ce qu'on appelle des boucliers ciblés c'est-à-dire une progression et qui change aussi parce que on fait ça on dégage des ressources qu'on peut utiliser pour le changement de mode de transport pour inciter à changer par exemple par des voitures électriques par l'utilisation des des transports en commun etc il faut mais ce que je voulais vous dire c'est en volume effectivement ça peut ça peut bénéficier aux gens les plus aisés mais en impact c'est important pour les gens les plus modestes en volume d'argent voilà en fait c'est un enjeu de ce qu'on économie on appelle le coût d'opportunité c'est à dire que le tarif le bouclier tarifaire l'année prochaine il coûterait environ 45 milliards en tout cas c'est ce qui a été budgété 45 milliards si jamais vous ciblez ça sur les 10 millions des Français les plus pauvres par exemple vous êtes dans 4000 euros vous êtes sur 4000 euros par personne par an donc la question c'est quelle est la meilleure manière d'utiliser l'argent public voilà là pour l'instant il y a eu un mécanisme effectivement qui arrose absolument tout le monde et sur la question du pétrole les gens qui consomment le plus sont les gens que les voitures les plus lourdes et les gens que les voitures les plus lourdes sont les plus riches donc c'est vraiment cet enjeu là du coup d'opportunité c'est bien ce que je disais en volume c'est plus important là mais en impact c'est peut-être l'impact on peut c'est facile la cibler on sait on sait qui habite dans une région donc quand vous déclarez des impôts pour être très simple vous déclarez on sait où vous quel est votre activité c'est par exemple vous savez une voiture de fonction tout ça le ciblage serait très simple et on pourrait d'ailleurs pour les personnes qui sont les plus Sécession veut pas les pénaliser autant parce que ils font partie de on pourrait les aider à transformer leur forme de d'utilisation merci votre étude nous intéresse madame Tatiana marquez uriarté donc membre du cabinet de quadrille Simpson donc commissaire européen oui bonjour monsieur le Président Madame la Présidente effectivement je travaille dans les cabinets de du commissaire pour l'énergie je m'occupe des surtout du gaz et de l'hydrogène mais depuis un an plus que rien d'autre sur la sécurité d'approvisionnement et sur les prix de l'énergie je voudrais toucher sur trois points aujourd'hui d'abord j'aimerais bien expliquer un petit peu qu'est-ce qui a changé ou combien le système énergétique européenne a changé dans les dernières années deuxièmement j'aimerais bien évoquer un peu les blessures que l'Union européenne a déjà prise pour s'attaquer à ce crise énergétique Christ approvisionnement et Chris de prix et troisièmement j'ai méridiens avancer un peu quels sont selon nous les perspectives c'est à dire c'est ce qui reste à faire et on croit qu'il y en a encore beaucoup à faire pour nous sortir de cette crise ou au moins pour essayer de le faire d'abord qu'est-ce qui a changé cette année beaucoup de choses ont changé beaucoup plus de c'est ce qu'on a vu dans les si vous prenez les dernières années sur les gaz nos partenaires commerciaux ont complètement changé avant un an notre principal apporte exportateur des gaz était la Russie si on regarde combien de gaz arriver par gazeux jusqu'à 2021 était autour de 40% de notre de nos importations aujourd'hui c'est la Norvège le pays on importe le plus par casque et nous sommes dépendants simplement à 7 points 5% du casque de la Russie en ce qui concerne les garçons si on regarde ensemble du gaz russe donc à ce duc + engie plus donc les coups de pied on se fait autour de 14%. donc ça complètement changé deuxièmement c'est ce qui a changé aussi c'est la direction de flou donc traditionnellement on a importé les gaz de la Russie et on les transportait par nos gasoducts de l'est à l'ouest maintenant on fait l'inverse et pas toujours les infrastructures glaciaires étaient préparées à ça parce que il faut avoir des directions inverse aujourd'hui on utilise beaucoup plus les gaz les utilisant les terminales gaciaires de l'ouest et du sud de l'Europe et on les transporte au centre et à l'est de l'Europe donc déjà ça a complètement changé notre fournisseur d'électricité des des gaz de cuisine été traditionnellement les États-Unis c'est encore le cas mais avec des volumes qui ont battu des records de la dernière année donc maintenant c'est clair que nous sommes complètement dépendants du gaz liquidifier qui nous envoie les États-Unis heureusement qu'ils ont augmenté leur volume d'exportation sans lesquelles ce serait très difficile pour nous de continuer à voir la consommation que nous avons actuellement sur les prix de du gaz je n'avais pas m'attarder là-dessus parce que je crois que Thomas il a il a déjà très bien expliqué ce qui s'est passé dans la dernière année notre évaluation de des causes de cette de cette augmentation c'est très partagé par c'est la même en fait que les principales institutions d'abord en début de l'automne fin de l'été 2021 c'était la sortie du covid de restrictions du covid donc une très grande augmentation de l'aliment de du gaz globalement surtout en assis ensuite les tensions avec la Russie ont inspiré la situation et après l'invasion de l'Ukraine disons ça fait les prix complètement flambés dans l'électricité les prix de l'électricité comme Thomas évoqué ils sont entraînés par les prix de gaz et ça parce que nous sommes encore comme on a déjà répété très dépendant des combustibles fossiles notamment du gaz il inclut pour la production d'électricité donc comme résultat c'est ce qui s'est passé c'est que beaucoup des pays européens et encore plus les pays en dehors de l'Europe ils ont commencé à regarder au delà du gaz et à produire de l'électricité aussi à partir d'autres combustibles fossiles notamment les charbon donc encore plus polluante que le gaz est polluant l'évolution que nous voyons pour les prochains années c'est effectivement pas très positif dans les sens où nous croyons que au moins jusqu'à ce que la guerre continue on va avoir ces prix de gaz très haut parce que la Russie continue à manipuler les prix il en fait comme ça a été dit probablement depuis 2014 et effectivement dans ces dernières années tout ce qui tout ce qu'on a vu c'était c'était vraiment très clair en dehors des sabotages d'une enreg la Russie et la couper les robinets a beaucoup d'États il y a beaucoup de compagnies qui a porté du gaz et on ne prévoit pas que ça va améliorer dans les dans les prochains années ça va continuer à avoir une tension permanente quelle a été donc la réponse de l'Europe face à cette crise d'abord c'est ce qu'on a décidé c'est d'échanger complémentaires jusqu'à maintenant comme on a déjà évoqué on était très dépendant du gaz russe on a pris la décision qu'on avait plus l'être et donc on veut l'arrêt total de importation des combustibles fossiles hautes de la Russie aussi vite que possible ça c'est la première décision qui a pris l'Union européenne comment comme disait en regardant sur trois volets d'abord les diversification ensuite les renouvelables donc promotion des renouvelables augmentation de nos objectifs dans les renouvelables et troisièmement aussi augmentation de nos objectifs qualification énergétique pour améliorer l'efficacité de notre consommation la deuxième chose que la l'Union européenne a commencé à faire dans cette crise et de se préparer pour les pires les pires c'est la fin totale des flux du gaz de la Russie et aussi on est là de ça peut-être d'autres incidences qui peuvent se produire ça suffit qu'il y a un problème dans une terminale gaciaire aux États-Unis comme on a vu avant l'été où qu'il y ait des problèmes dans dans une ligne un gâteau à l'intérieur de l'Europe on peut avoir des gros problèmes de des approvisionnements donc sur ces volets qu'est-ce qu'on a fait d'abord on a établi les obligations de stockage de gaz parce que il faut se préparer autant que possible avant le début de chaque hiver et comme ça a été dit l'année prochaine probablement sera plus plus difficile et peut-être plus cher des remplir nos notre stockage des gaz parce qu'on aura peut-être pas le gaz rouge deuxièmement on a réduit et on a établi des obligations pour réduire la consommation des gaz en Europe d'abord d'une façon volontaire on établit un plan cet été pour dire on veut qu'elle est un membre diminue de 15% leur consommation malheureusement on n'est pas encore là on est à 7% . et donc il faut faire plus efforts la Commission européenne disons dans ce règlement à un instrument dans la poche qui est la possibilité de déclarer l'état d'alerte qui ne donnerait la possibilité de faire que c'est objectif volontaire pour l'instant puissent venir obligatoire et troisièmement c'est ce qu'on a fait c'est améliorer la coordination entre les États membres en question de sécurité d'approvisionnement nous avons des réunions nous avons établies disons un cabinet d'écrit si vous voulez l'appeler comme ça ou les représentants de cet arbre se réunissent presque tous les semaines pour en discuter de la situation de l'approvisionnement de gaz donc de façon il y a un disons un échange constant si jamais il y a des incidents si jamais il y a des problèmes avec la Russie gastrom ou d'autres fournisseurs on y partage et aussi on s'entraide dans les sens où peut-être il faut demander de l'aide des voisins pour donner des réponses à des à des manques d'énergie spécifique la troisième chose qu'on a fait c'est donc j'ai évoqué le changer les caps deuxièmement [Musique] complètement se préparer pour les pires donc les problèmes de sécurité d'approvisionnement et troisièmement on est en train d'agir sur les prix d'abord on s'est attaqué à l'électricité on a adopté c'est moins de septembre des mesures d'urgence pour diminuer les prix de l'électricité des Européens ça comporte ses paquets 4 mesures principales la première et d'établir des objectifs de réduction des la consommation d'électricité cette fois-ci surtout dans des moments des points donc vraiment où on a une grosse consommation d'électricité et où une réduction des 7 consommation pourrait faire en sorte qu'on n'a pas à faire court aux plantes d'électricité à base de gaz qui sont les plus coûteuses donc afin de diminuer les prix pour tous les pour tout la production du de l'électricité deuxièmement il y a une deuxième essieu qui est des limitée les revenus des générateurs d'électricité qu'on appelle inframmarginaux c'est-à-dire ceux qui sont moins coûteux que le gaz que les plantes électriques du gaz pourquoi parce que effectivement comme les prix du marché établit par les technologies les plus chères donc les centrales électriques au gaz tous ceux qui ont des coûts qui ont des clous des coups moindres ils ont de grosses revenus cette année parce qu'ils sont payés comme si c'était en train de produire électricité à partir du gaz et donc c'est ce qu'on a proposé et ça a été accepté par la par les conseils et des établir un cap établir un plat un plafond à ce que c'est générateur un frais marginaux pouvait recevoir dans les marchés électriques ça produisent des revenus pour les États membres qui peut s'utiliser ces différences entre le prix du marché et les plafonnement pour financer leur mesure des soutien aux consommateurs donc par exemple des prix reculés pour l'électricité à certains types de consommateurs ou des soutiens pour faire des blessures d'efficacité énergétique ou d'autres troisième est sûr on a donné la possibilité on l'a reconnu dans la législation des données des prix réguliers pour l'électricité non simplement pour les foyers et pour les micro-entreprises mais aussi pour les PME donc ça c'est aujourd'hui possible avant c'était pas possible dans notre règlement d'électricité donc temporairement on peut aussi aider le PME et finalement on a établi une contribution des solidarités à charge des compagnies productrices des combustibles et fossiles et des raffineries afin que elle aussi contribue à payer ou à aider les plus vulnérables les consommateurs à payer les gros prix de l'électricité finalement qu'est-ce qui reste à faire selon nous il reste beaucoup à faire parce que pour l'instant on s'est surtout attaqué au prix de l'électricité et on voudrait aussi s'attaquer au prix de gaz et dans les prochains jours la Commission va adopter une proposition aussi une proposition d'urgence parce que on est vraiment dans une situation d'urgence ou on prévoit de prendre des dispositions pour essayer de diminuer les prix du gaz et surtout aussi la volatilité les marchés du gaz la première mesure qui aura là c'est de créer un index alternatif quotidienne c'est l'index nous avons aujourd'hui pour établir la plupart des contrats commerciaux des ventes du gaz il utilise pour établir la formule des prix mais les titillets est un index qui est surtout basé sur les prix du gaz dans le marché hollandais qui à ce moment-là malheureusement il a beaucoup de difficultés parce qu'il reçoit moins de gaz russe parce qu'elle est gaz russes diminué et parce que il y a des problèmes dans les infrastructures surtout des raisons pour recevoir plus de gaz liquides on s'en fait que dans les marchés hollandais les prix du gaz sont très hauts et donc un conséquence ça fait que pour tous ceux qui avaient indexé leur contrat avec le prix du TTF le prix de gaz qu'il s'achète c'est extrêmement cher surtout un comparant avec c'est ce qui paye donc d'autres économies nos concurrences à Nancy ou ailleurs dans la première chose qu'on veut faire c'est d'établir à l'index alternatif quelque chose qui puisse être utilisé par les acteurs économiques qui passent des contrats des fournitures des gaz qui reflètent plus les vrais prix du gaz du gaz liquidifier en Europe qui sont beaucoup plus bas en réalité que le prix que nous avons à nous rendre à ces moments-là mais établir ces index ça va nous prendre un petit temps donc jusqu'à l'année prochaine on sera pas capable de la voir et entre temps c'est pour ça que nous prévoyons aussi d'établir des limitations des prix à tous les gaz qui va être importés à l'intérieur de l'Union européenne aussi bien les gaz les cuir que le gaz les gaz qui vient par exemple c'est ce qu'on prévoit c'est des engagés négociations avec nos partenaires commerciaux qui sont pas la Russie pour essayer de diminuer les prix de du gaz qu'on achète aujourd'hui ça c'est difficile mais si les négociations n'aboutissent pas on aura toujours la possibilité d'établir un plafonnement un prix maximal à ce que au gaz qu'on va acheter bien sûr ça comporte des risques parce que dans une négociation qui n'aboutissent pas si on décide d'établir à un prix maximal peut-être on n'aura pas tous les gaz dont on a besoin c'est pour ça qu'on est en train de regarder aussi si on ne devrait pas prendre des messieurs aussi plus contraignants en ce qui concerne la réduction de la consommation de gaz si jamais ça devait se produire donc il faut se préparer aussi à un moment où si vraiment on pousse la question de prix on leur a peut-être certains problèmes de fournitures dans certaines parties de l'Europe troisièmement nous voulons prendre des mesures des solidarités en français entre les États membres parce que si effectivement il y a des problèmes des fournitures dans certains partis de l'Europe il va falloir s'entraider il va falloir que les États membres qui ont du gaz peuvent donner du gaz à ceux dont on n'ont pas de gaz par exemple parce qu'il dépendent trop du gaz russe et non pas assez surtout pour remplir les besoins de ce qu'on appelle les consommateurs protégés donc vraiment par exemple les foyers ou les industries critiques donc en état qui est voisin et qui n'a pas tellement de problèmes normalement devrait pouvoir aider ceux qui ont plus de problèmes même si ça signifie qu'il doit réduire la consommation de ces consommateurs non protégés ça c'est le principe ça dépend jusqu'à maintenant c'est une solidarité des accords bilatéraux entre les États membres donc on est en train de réfléchir si on a on ne devrait pas faire cette solidarité plus un automatisme que quelque chose qui dépend de ses accords bilatéraux qui pour l'instant malheureusement sont très peu il devrait être beaucoup plus et finalement on va prendre des blessures pour opérationnaliser les achats conjoints de gaz donc ça a été évoqué déjà dans les passer nous considérons que une possibilité aussi pour faire que les prix diminuent c'est que les États membres les compagnies européennes s'effacent pas la concurrence dans l'achat de l'achat de gaz pour donner un exemple si vous allez à nager ces jours là vous allez trouver des Français des Italiens la Commission européenne tous en train d'essayer d'avoir plus de gaz et le mois d'août quand nous avons les États membres des V a commencé à remplir très fortement leur capacité de stockage de gaz on a vu une flambée des prix du gaz parce que tout on a couru au même un fournisseur pour acheter différemment on s'est vraiment fait la concurrence cette coordination des Comores et quand remplir les stockage de gaz nous devons la faire mieux nous devons la faire mieux et une des façons de le faire c'est probablement en achetant aussi conjointement donc on va prendre monsieur créer les cadres juridiques pour que les États membres et les compagnies qui veulent acheter ensemble puissent le faire et ça c'est plutôt les blessures qu'on veut prendre immédiatement mais nous regardons ailleurs par exemple très tôt nous pensons que ça va être possible de adopter aussi des blessures pour améliorer la liquidité des entreprises énergétiques qui participent dans les marchés des futurs d'énergie vous seriez entendu ça est arrivé dans beaucoup des pays ça commençait dans la chouette mais après dans un dans d'autres pays tous ces compagnies énergétiques qui participent aussi dans les marchés des futurs d'énergie ils ont eu des problèmes de liquidité donc ils peuvent ils pouvaient pas ils savaient pas assez d'argent pour pouvoir participer dans ces marchés parce que les règles du marché leur demandaient des grosses sommes d'argent pour pouvoir garantir que les transactions dans les futurs allaient se faire comme les prix ils ont augmenté les garanties ont monté aussi et donc on est en train de regarder comment élargir par exemple les types de collatéraux les types de garanties qu'on peut donner pour participer dans ce marché par exemple aujourd'hui apparemment ils peuvent simplement fournir des liquidités des caches on est en train de regarder s'ils peuvent pas garantir aussi avec des et qui dit donc des vraiment des biens ou avoir des garanties de l'État par exemple donc on voudra on va modifier les règles des d'états pour s'assurer que les États membres puissent donner des garanties publiques à ces entreprises aussi on regarde un système de c'est ce qu'on appelle un circuit breakers donc mettre un franc à une flambée et spontanée donc augmentation de prix de l'électricité par exemple dans les marchés donc arrêtez les marchés arrêtez la cotisation si vous voulez comment ça se passe dans les marchés financière quand ça pousse une certaine limite pour que les autorités régulatrices se posent la question de savoir si c'est normal et c'est pas normal il y a un mouvement en spéculatif une manipulation des prix et puis recommencer quand les conditions sont à nouveau rétablies pour pouvoir avoir vraiment une une un échange de offres et des mondes qui soient raisonnable et finalement pour l'année prochaine nous passons aussi à revisser les règles du marché d'électricité parce que c'est un les dessins que nous avons jusqu'à maintenant ça beaucoup davantage ça nous donner la possibilité qu'on a ça a été dit d'avoir des prix de l'électricité très bas pendant très longtemps mais il faut s'assurer que ça va continuer dans les temps aussi quand nous aurions un système électrique très dépendant de des renouvelables donc nous voulons des prix qui continuent à être bas parce que est en train de passer dans ces dernières années et nous voulions quand même que le système continue à donner des encouragements au s'investissement des renouvelables donc ça doit trouver l'équilibre entre donner l'encouragement au s'investissement mais aussi avoir des prix d'électricité qui soit abordable conclusion je voudrais finir par dire que dans l'Union européenne nous avons compris à la Commission européenne qui est dans les temps exceptionnels qu'on est en train de vivre nous en savons besoin de mesures exceptionnels donc vraiment notre mentalité est vraiment la métalité d'un d'une situation de guerre nous avons adopté des mesures d'urgence pour l'électricité nous allons adopter des mesures d'urgence pour les gaz mais il faut savoir que notre direction un moyen long terme n'a pas bougé c'est à dire on a on a accepté que pendant un certain temps probablement la consommation de comme si les fossiles va déplacer le gaz donc des combustible plus polluants la déplacer les gars pour des raisons de sécurité d'approvisionnement et pour des raisons des prix mais notre objectif final est vraiment la carbonisation du système parce que nous croyons que c'est la façon de réunir la sécurité d'approvisionnement la compétitivité des prix de l'énergie et la lutte contre les changements climatiques c'est quelque chose sur laquelle on veut continuer à travailler et finalement simplement dire que il va falloir faire des sacrifices dans les prochains années et les sacrifices vont être d'un côté de voir réduire notre consommation donc faire des choix sur vraiment les situations critiquent pour lesquelles on avait soins de l'énergie que nous avons si jamais il faut décider et deuxièmement il va falloir que les États membres montrent toute leur solidarité les ont envers les autres parce qu'autrement on sera la suite situation où les pressions externes pour nous définir seront trop fort c'est la parole à Daniel grimillet qui est notre spécialiste énergie un des spécialistes énergies le président de la groupe d'études d'énergie oui merci madame la présidente monsieur le Président je remercie nos quatre invités nos quatre intervenants spécialiste est un grand mot je j'ai travaillé avec d'autres collègues et notamment avec ma collègue Dominique Estrosi ça sonne où nous avons travaillé sur un rapport complet sur le volet énergie du paquet ajustement 55 on a retiré trois enseignements le premier c'est le besoin d'accorder une plus grande attention à la question du coup l'énergie on n'a pas beaucoup de temps mais franchement il est pas abordé et le citoyen l'entreprise n'est vraiment pas prise en compte sur le côté supportabilité le deuxième enseignement c'est l'impératif de respecter les compétences car ce paquet propose parfois des objectifs des moyens inadaptés deux exemples tirés des directives sur les énergies innovables l'exemple 45% d'énergie renouvelable d'ici 2030 installé des panneaux photovoltaïques tous les bâtiments vie commerciaux et les anciens neuf c'est clairement inatteignable de 2030 le dernier enseignement c'est le la nécessité de garantir une plus grande neutralité technologique car ce paquet laisse de côté l'énergie et l'hydrogène nucléaire bien sûr mais aussi l'hydroélectricité nous avons eu le plaisir d'entendre quand même un intervenant qui est l'a évoqué où les bioénergie ainsi le Règlement sur les carburants alternatifs ou les initiatives sur l'aérien ou les maritimes sont focalisés sur les traumabilité sans se soucier du biogaz ou des biocarburants c'est un tort car ce paquet suppose de doubler notre production d'exciter pour être réaliste réalisé ne mettons pas tous les œufs dans les mêmes paniers nous pouvons-nous nous pensons nous que ces questions de soustabilité de subsidiarité de neutralité devrait être davantage prise en compte c'est ça la vraie question à notre niveau merci alors je voulais donner la parole à Claude Kern il y a Pierre Laurent peut-être qui voulait s'exprimer il était là pire comme tu es où oui je merci pour pour toutes ces introductions avec des constats très intéressants je voulais évoquer de deux questions qui n'ont pas été évoquer en tout cas ces termes qui me paraissent importante parce que vous avez parlé des ta stratège d'investissement massifs nécessaires et on sait que les murs d'investissement sont considérables quel que soit d'ailleurs les options qu'on est sur le mix énergétique dans tous les cas de figure on est face à des besoins d'investissement extrêmement important or on vit encore sous le régime de toute une série de politiques européennes qui ont conduit et poussés à la déréglementation et à la concurrence et qui ont affaibli nos moyens stratèges moi je prends la France nos grands opérateurs industriels sont soit hors de des politiques stratégiques et public il faudrait construire soit ils y sont encore mais très affaiblis par toutes ces politiques là donc est-ce qu'on est-ce qu'on privilégie vraiment des politiques de planification stratégique en y mettant les moyens ou est-ce qu'on continue de de bricoler et d'inventer moi je le ressens comme ça perpétuellement au niveau de la Commission européenne en particulier ce que je viens d'entendre de me rassure pas des sortes d'usine à gaz et de bricolage pour faire avec ce qu'on a fait depuis 20 ans alors qu'il s'agit aujourd'hui de répondre à des problèmes stratégiques d'une toute autre ampleur auquel on peut pas réfléchir uniquement avec ça ça c'est une première remarque la deuxième remarque que je veux faire c'est sur l'international ce que vous dites et je crois que c'est vrai il va falloir travailler tout à fait différemment à l'international en tout cas il va falloir envisager cette dimension même en ayant l'ambition d'une véritable souveraineté européenne nous allons être confrontés à ces il va falloir traiter ces questions or là aussi je pense qu'il faut se dire les choses si on veut le faire il va falloir changer les modes de rapport internationaux que nous avons sur ces questions parce que les pays auxquels nous allons nous adresser et les sources ont eux aussi des enjeux de développement considérables ils sont plus ils sont même plus confrontés que nous et aux enjeux climatiques et aux enjeux états génétiques et aujourd'hui donc si nous ne leur offrons pas des rapports internationaux qui leur permettent à eux aussi de résoudre leurs problèmes je ne vois pas pourquoi ils accepteraient les jusqu'ici on a vécu sur des rapports qui étaient en fait des rapports de domination de prédation ou de dépendance et quand on était en situation de dépendance on utilisait ses dépendances pour en faire des alliés stratégiques et donc on est dans l'aberration aujourd'hui par exemple de nos rapports avec avec les pays du Golfe qui du point de vue énergétique sont sont aberrants alors que entre guillemets c'est nos alliés internationaux quoi que j'en pense par ailleurs mais c'est pas le sujet du débat mais si on veut d'autres si on veut traiter les sujets ça ne peut pas être sur ce type de rapport par exemple la question des transferts de technologie la question voilà qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on offre à ces pays comme modèle de développement qui résolvent leurs problèmes qui d'ailleurs au plan climatique par exemple sont aussi en vérité les nôtres quand on voit ce qui vient de se passer au Pakistan un pays noyé sous les eaux qui n'est pas un pays c'est pas le pays le plus pauvre du monde une telle on peut pas donc moi je pense que poser les questions vous posez qui sont à mes yeux très réels oblige à s'interroger sur les modèles de coopération internationaux qui sont les nôtres des modèles le rapport internationaux et à dernière remarque que je veux faire c'est à plusieurs reprises certains d'entre vous ont parlé des vulnérables de la protection des vulnérables moi j'aimerais qu'on soit maintenant plus précis sur ces questions parce que les vulnérables ils sont très très nombreux ils sont même probablement l'immense majorité des pays face à ces enjeux au plan international et ils sont dans nos sociétés l'immense majorité de la société donc c'est pas on fait comme ça avec des signals prix très élevés etc puis on va s'occuper de une petite partie qui serait en difficulté c'est qu'en vérité les vulnérables face à ces crises là c'est l'immense majorité de nos sociétés donc il faut être précis quand on parle de ça et et si on veut des politiques mieux ciblées je pense qu'il faut être plus précis la parole à Anne Catherine Loisier merci madame la Présidente Monsieur présent chers collègues mesdames messieurs merci beaucoup donc pour tous ces éclairages moi j'avais juste une petite remarque en fait essentiellement madame Marquet sur yat la solidarité on la pratique puisque je crois qu'à partir d'aujourd'hui à la France livre de du gaz à l'Allemagne donc je dans le cadre de convention effectivement bilatérale moi je m'interroge vraiment même si l'Europe doit effectivement favoriser cette solidarité mais je crois qu'il faut qu'elle soit attentive à ne pas aller trop loin dans ce qui pourrait être vécu comme une espèce de Missou tutelle des états enfin mon avis c'est un sujet très délicat à une période où la perception de l'Europe par nos citoyens est quand même et quand même en juin alors en fait moi j'avais surtout une question pour revenir sur notre autonomie et notre souveraineté et énergétique et sur les plus vulnérables aussi il se trouve en fait que beaucoup plus vulnérables se chauffe au bois voilà et s'il y a bien un point commun entre vous tous c'est que personne n'a parlé de l'énergie bois qui est quand même la première source de chaleur en tout cas en France et donc Madame marquez moi je voulais savoir un peu comment comment vous appréhendez les décisions les dernières décisions concernant concernant la révision de la directive red qui qui conduirait à exclure la biomasse ligneuse du champ de la directive et donc les bûches et les plaquettes qui aujourd'hui servent à chauffer de plus en plus de nos concitoyens particuliers et collectivités et qui donc se trouverait déclassé avec une fiscalité qui exploserait donc je pense vraiment que dans le contexte actuel il faut peut-être qu'on essaie d'optimiser les ressources dont on disposées pour lesquelles on a une certaine souveraineté plutôt que de les renchérir merci Jean-Yves Leconte oui merci et merci pour vos éclairages qui sont particulièrement malheureusement inquiétants et je le remets en travaillait sur la question de la baisse de nos de nos émissions carbone les optimistes peuvent se dire finalement si on constate notre dépendance aux énergies fossiles c'est cohérent avec nos objectifs de réduction des effets de toutefois tout ce qu'on peut faire alors qu'on représente que 9% des émissions mondiales c'est peut-être un exemple or notre crise énergétique n'est pas un exemple pour le monde donc quoi qu'on peut faire sur le reste si on n'arrive pas à résoudre cette crise énergétique rapidement alors nous ne serons pas un exemple sur nos objectifs exemplaires en matière climatique la deuxième chose c'est que je ne sais pas si c'est bien ou pas parce que dans la crise que nous avons il faut regarder tout personne n'a évoqué les raisons qui expliquent qu'en 15 ans les États-Unis sont sortis de leur dépendance énergétique et est-ce que je suis désolé de te poser la question et je ne voudrais pas la réponse soit positive mais je pense qu'il faut pas non plus s'interdire de poser la question est-ce que c'est un modèle est-ce qu'on peut changer la dépendance de la Russie avec ce que fait actuellement la Commission européenne vis-à-vis de l'Azerbaïdjan finalement il y a aussi une question de valeur qui a été un peu exposée par Pierre Laurent tout à l'heure la construction de finalement l'économie énergétique de l'Union européenne depuis depuis qu'elle existe enfin qu'elle existe depuis très longtemps c'est la concurrence alors quand on regarde comment on s'achète le gaz et le gaz russe était à des prix différents en fonction des acheteurs et en fonction des pays est-ce qu'il est pas temps de se dire que sur un certain nombre d'achats stratégiques en matière énergétique il doit y avoir une politique vraiment commune d'achat et d'égalité pour qu'il y ait pas finalement de de distorsion ou du marché et ça revient aussi ce que fait actuellement en Allemagne en matière de de compensation de l'amortissement tarifaire qu'elle est en train de mettre en place enfin il y a toujours moi je trouve un impensé sur quand on parle d'énergie en particulier d'électricité c'est les réseaux de transport et le fait qu'on considère que transport ben c'est le transport donc en fait c'est pas la production donc on regarde pas on peut aussi faire des investissements dans le transport en matière de supraconductivité en matière de réseau de transport aussi d'autres vecteurs énergétiques comme en particulier d'hydrogène et je voudrais avoir votre avis sur cette espèce de que moi j'ai l'impression de conseils c'est un petit peu lubie française de se donner la première ministre à évoquer hier l'hydrogène nucléaire enfin je veux dire quand on n'est pas capable de produire l'électricité nucléaire comment est-ce qu'on peut en plus se demander comment on va faire de l'hydrogène nucléaire donc qu'est-ce que vous pensez de ça qu'est-ce que vous pensez de ce que cette lubie engendre comme friction entre la France et l'Allemagne en particulier et comment est-ce qu'on peut arriver à travailler aussi parce qu'il y a des exemples qui sont en train de se mettre en place d'importation d'hydrogène qui proviennent de Mauritanie et du sud de la Méditerranée pour alimenter un certain nombre d'astyrie qu'est-ce qu'on peut faire en matière de de pour vraiment construire ce réseau hydrogène et travailler avec les pays du Sud où il y a un potentiel solaire quand même un peu supérieur aux autres merci Jean-Claude merci madame la Présidente alors merci pour les pour les propos que vous avez tenu jusqu'à aujourd'hui jusqu'à maintenant à propos que je partage finalement le constat qu'on peut partager après les réponses que vous apportez peut-être un peu sont un peu difficile à entendre mais pourquoi pas moi j'ai une question assez précise je voudrais aborder la directive sur ces énergies renouvelables qui est encore en cours de négociation au niveau européen et le traitement qui est réalisé pour la petite hydroélectricité dans ce texte en effet suite à l'adoption d'un amendement qu'il devrait perdurer seul les installations hydroélectriques avec une capacité de production de plus de 10 MW minimum ce qui correspond à la moyenne à la grande hydro pour en rester dans le champ des énergies renouvelables au titre de cette directive ainsi pour l'instauration de ce seuil la petite hydroélectricité est sacrifiée et n'est plus considérée comme une énergie renouvelable sur ce sujet il est bien sûr indispensable de respecter la continuité écologique et les réglementations en vigueur mais se priver d'un levier de décarbonation est incohérent à mon sens dans période actuelle et face aux enjeux de transition énergétique alors que l'hydroélectricité est la grande absente du projet de leur gouvernementale sur l'accélération de la production d'énergie renouvelable ce retrait européen pourrait être préjudiciable pour de nombreuses petites installations ainsi je leur souhaité savoir si vous aviez éventuellement des éléments sur le traitement de l'hydroélectricité au niveau européen est plus spécifiquement du coup pour la petite hydro merci très bien bien vous laisser peut-être répondre les autres peut-être pas sur toutes les questions mais chacun mais peut-être madame marquez vous pouvez vous avez été souvent voilà [Rires] interroger interroger interroger je l'ai dit de façon amicale ok j'essaye de un peu lié à les différents questions que vous avez que vous avez mentionné peut-être plusieurs d'entre vous vous avez parlé des révélations avec les pays tiers et c'est ce que nous les offrons comme relation commerciale étant donné que on est très dépendant de du point d'un point de vue énergétique et mais que eux aussi ils ont un légitiment des intérêts que nous devons tenir compte et là les sujets je crois qu'on a on a adopté une communication amenée de cette année sur nos relations internationales énergétiques avec les pays tiers et je crois que la Commission européenne a proposé un système innovatif je dirais jusqu'à maintenant effectivement on a acheté du gaz on achetait du pétrole de cette attière de cet un producteur et on s'arrêtait là plus ou moins des fois il y avait quelques transferts technologies ou coopération dans d'autres dans d'autres champs mais en général on avait des relations de simplement d'achat et pour beaucoup de ce pays effectivement des fois ils ont senti qu'on utilise certains façons parce que des fois les prix du gaz qu'on a acheté n'était pas très haut par exemple c'est les cas de du gaz qu'on a acheté de l'Algérie jusqu'à ça fait très peu et c'est ce qui a créé aussi par exemple l'intérieur de l'Algérie beaucoup de mouvements internes des politiciens des groupes politiques qui disaient que bon ça y est c'est fini ce sont nos ressources naturelles nous devons mettre un prix conséquent pour ceux qui c'est ce que nous vendons en Europe et ailleurs c'est ce que nous proposons maintenant c'est effectivement de continuer à des se diversifier comme ça pouvait pas être d'une autre façon malheureusement on n'a pas autant d'énergie renouvelable qu'on voudrait ou nucléaire pour un pouvoir remplacer le gaz qui nous consommons aujourd'hui donc on va falloir dans ces situations de guerre changer notre fourniture du gaz russe pas gas venant d'autres pays mais c'est clair et je l'ai dit à la fin de mon intervention notre objectif à long terme c'est pas le gaz le gaz pour nous c'est une technologie transition qui doit nous aider à équilibrer notre consommation avec notre production de renouvelable mais c'est ce que nous voulons c'est avoir des rénovénables autant que possible pour le pays qui le veulent aussi les nucléaires et bien sûr nous voulons regarder de plus en plus l'hydrogène qu'on fasse des remplacer remplacer les gaz dans les utilisations qui ne peuvent pas être électrifiées par exemple certains manufactures industrielles ou certains types de transport donc notre message avec les pays tiers dont on achète le gaz c'est de plus en plus Nancy je dirais on leur dit dans les relations qu'on a commencé à voir avec eux depuis six mois les discours est différent les discours et de dire nous voulons bien sûr votre gaz nous voulons acheter plus de gaz qu'on a fait on faisait auparavant parce que nous devons remplacer le gaz russe par d'autres types de gaz mais c'est pas là la fin de l'histoire dans les futurs c'est ce que nous voulons acheter des bouts c'est électricité électricité rénovable et c'est hydrogène rénovable et donc quand on nous ouvrons ces perspectives dans ce pays en disant on veut de partenariat à très long terme avec vous pas simplement les temps que nous nous décarbonissons mais nous voulons que vous développiez aussi grâce à notre technologie et l'aide de nos compagnies européennes dans votre territoire les énergies renouvelables suffisant pour créer d'électricité et pour créer des l'hydrogène nous croyons que c'est un message beaucoup plus intégré et beaucoup plus à long terme de de c'est ce qu'on a eu jusqu'à maintenant on a commencé à établir des c'est ce qu'on appelle des mémorandas avec certains de ces pays et tous ceux mémoranda qu'on a signé jusqu'à maintenant ils s'incluent des chapitres concernant l'hydrogène et l'énergie renouvelable c'est par exemple les cas des mémorandum qu'on a signé avec l'Egypte et avec l'Israël même chose avec la cerveillance mais bien sûr on est conscient que il faut pas simplement remplacer nos dépendances successives par une dépendance par exemple dans le futur de l'hydrogène d'ailleurs nous croyons que nous avons besoin de développer tout d'abord les la production d'hydrogène domestiques donc à l'intérieur de l'Union européenne mais même si on le fait dans des très gros volumes et vraiment dans son objectif sont immenses on parle de 10 millions de tonnes de production de hydrogène en Europe ça sera pas suffisante pour remplir les besoins qu'on aura dans les futures donc on devra avoir au moins la même quantité des importations d'hydrogène venant d'ailleurs c'est pour ça que on est conscient qu'on va aller voir établir des des partenariats stratégiques avec nos voisins et des fois avec des voisins très lointains parce que l'hydrogène dans la forme de d'ammoniac peut être transporté à très longue distance pour pouvoir assurer la décarbonisation des notions de série deuxièmement sur la question de [Musique] la question de long terme court terme donc un peu ce point de vue qu'effectivement sur lesquels je suis d'accord qu'on est très souvent en train de essayer des chipoter de mettre des petits patchs pour continuer à marcher et mais n'est pas prendre des décisions stratégiques qui parfois sont dures au moins depuis l'Union européenne depuis la Commission européenne on est un peu la conscience derrière les États membres en disant attention il faut prendre des choix stratégiques il faut aller pour les renouvelables il faut aller pour l'efficacité énergétique c'est la seule façon que nous avons de vraiment avoir pas être indépendant complètement énergétiquement mais avoir un peu plus d'indépendance dans les futurs de ce qu'on a mis aujourd'hui et les problèmes c'est que mettre ça vraiment impratique c'est difficile et a besoin de beaucoup d'investissement pas simplement public mais aussi privé public la majorité des fonds qui on était alloué en cet amende dans les programmes next generation du groupe ils vont aller à la transition énergétique ou au changement climatique donc il y a une grosse opportunité des financement européen qui peuvent être utilisés pour la production de l'hydrogène pour la production de l'énergie renouvelable pour la rénovation de ces édifices donc il faut absolument profiter ça mais ça sera pas suffisant il faut aussi l'investissement privé pour cela troisièmement sur la question de vulnérable je suis totalement d'accord qu'elle est vulnérables sont des plus en plus sont de plus en plus vulnérables c'est un terme qui ont les sociétés membres des définis les consommateurs vulnérables donc chaque état il y a quelques critères mais chaque État établis qu'est-ce qui est considère vulnérable et nous croyons que les vulnérables doivent être spécialement aider par les pouvoirs publics mais c'est vrai que avec les prix l'électricité du gaz que nous avons actuellement les difficultés sont en train d'être soumis simplement pas simplement par les vulnérables mais aussi par la population moyenne en général par les foyers par les petits et moyennes entreprises c'est pour ça comme je disais qu'on a changé aussi notre cadre législatif afin de permettre cette ambre temporairement pas simplement aider tous les foyers c'est ce qui n'est pas et d'État mais aussi aider les entreprises le petit et moyennes entreprises effectivement pas les grandes les grandes un corps considérés comme et d'état donc il faudrait voir s'il y a des raisons suffisantes pour donner de l'aide pour tout ce qui est grand consommateur industriel les missures qu'on est en train de prendre c'est plutôt des comme j'ai dit plafonner les prix de gaz essayez d'établir des nouvelles délimiter les revenus de producteurs en fromage d'électricité etc [Musique] et je crois que c'est important de ce point de vue qu'on défend tous un peu les règles de la concurrence là c'est sûr parce que il faut se rappeler et ça a été évoqué les cas de l'Allemagne qui est pas tous les États européens ont la même possibilité financière d'aider leur compagnie donc grâce à ce qui nous avons des règles de la concurrence on peut au moins s'assurer que les effets sur la concurrence à l'intérieur de l'Union européenne sont pas excessivement fauchés par des septs publics ils doivent penser ce qui n'est pas des centres pour ce qui n'est pas des entreprises il n'y a pas de problème pour ceux qui sont des entreprises il y a des règles de la concurrence que mes collègues de la DG Concurrence la direction générale des concurrence doivent regarder et doivent autoriser bien sûr il faut les autoriser troisièmement sur la question de la révision du des la directive renouvelable je ne connais pas les détails par exemple de ce qui est en train de se passer dans les négociations sur l'hydroélectrique ça je ne connais pas encore qu'est-ce qui parce que je suis pas je suis plutôt l'hydrogène je ne suis pas tellement l'électricité renouvelable mais la position de départ de la proposition de la Commission pour la rémission de la directive et bien sûr très positif par rapport à l'hydroélectrique et l'hydroélectrique pour nous pour nous pour nous la proposition tout compte comme renouvelable après les négociations ça peut mais pour nous c'est renouvelable et pour les biomasses qui ont parlé aussi de la biomasse on est aussi super en faveur de de la des renouvelables biomasse la biomasse consiste et la source la plus importante des renouvelables aujourd'hui en Europe c'est absolument nécessaire on pourra pas faire sans elle et d'ailleurs ma commiseur qui vient d'un pays Baltique où il y a des grosses la forêt et c'est la plus intéressée et celle qui a défendu le plus les la considération de la biomasse comme renouvelable bien sûr dans les discussions à l'intérieur de à l'intérieur du Parlement européen du Conseil il y a aussi certains autres intérêts des groupes qui considèrent que il y a certains problèmes de durabilité de la biomasse dont il faut tenir compte donc ils ont c'est un peu le jeu politique là qui joue nous faisons une proposition après c'est vous les politiciens qui les idées [Musique] oui je voulais juste compléter par rapport à la question de modèle US d'indépendance énergétique parce que en fait il y a je pense que c'est un lien aussi avec l'histoire de la compétitivité donc quand on fait des choix technologiques pour notre énergie on fait un choix de quel est notre niveau de compétitivité donc la France et l'Allemagne ne sont pas ils n'ont pas la même comme les utilité en dépendant de prise de gaz et indépendant des combien de centrales nucléaires on a à l'arrêt ou pas donc le choix énergétique c'est un choix de compétitivité qui a été déjà souligné par la commission d'ailleurs depuis des années et donc il y a aussi c'est le choix de compétitivité il est aussi un choix d'indépendance dans l'essence l'électricité ne peut pas être transportée à travers les océans sauf l'Inter connexion et interconnexion qui sont très coûteuses comme celle qui a sera indépendant et plus on aura besoin des matériaux des métaux pour pouvoir construire tous ces et donc c'est là où il faut et là j'ai beaucoup travaillé développement en Amérique latine et la Chine a beaucoup d'expérience dans ces sujets donc il fait des gens Adventures avec des saintes avec des milliers dans des pays en développement et il fait toute la accompagnement donc il effectivement il développe à la fois le pays du Sud ont garantissant des ressources pour son pays donc c'est une et le chemin vers le renouvelable dans le sens large c'est-à-dire batterie batterie grande batterie hydrogène changement d'où sage donc électrification d'usage plus de plus de transport en commun même grandes lignes etc plus tout ça sera produit ici en créera et plus comme c'est des secteurs avec plus de technologie plus de diversification et nos partenaires nos partenaires commerciaux en dehors de l'Europe seront aussi auront plus de retombées et plus intérêts pour implémenter tous ces mêmes technologies chez eux donc ça c'est quelque chose d'important par rapport à les boules d'érables donc effectivement chacun parmi nous a une idée de qui est les burnales vulnérables d'ailleurs si vous vous rappelez le rapport de chiec disait que 10% des plus riches aimaient 40% des cas ça fait de serre qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire qu'il consomme 40% des salariés fossiles donc si bien évidemment que et c'est pas les chiffres on peut pas prendre les chiffres directement pour la France mais si c'est le cas vous voyez que on pourrait enlever on peut rester épargner 40% des des subsides fossiles ok si on laissait libre au marché chose les 10% les plus riches je suis en train de faire un gros un gros raccourci que j'espère vous me permettez juste parce que c'est une discussion informelle voilà [Rires] payer le vrai prix des choses et pas les donner des subventions et même si on veut les donner on veut les censité on peut les donner des incitations pour installer des panneaux dans leur maison changer à des voitures électriques moins polluantes plus petites etc très rapidement parce que le retourne peut-être deux trois remarques de ma part la première sur cette fameuse neutralité technologique dont la France évidemment que la France souhaite et que l'on sent que dans un certain nombre d'État membres à Bruxelles ça coince je crois que là il y a un vrai sujet quand même mais il faut pas oublier une chose c'est que en France on a passé quand même 10 ans à pas savoir vraiment sur quel pied danser c'est à dire on voulait plus vraiment relancer le nucléaire vous voulez plus vraiment avancer dans les renouvelables donc finalement ce qui se passe à Bruxelles refléter un peu ça et à Bruxelles il se trouve que les Allemands et les Autrichiens et ça tombe d'autres eux avaient une vision très claire du gaz russe pas cher en complément des renouvelables et puis ensuite on fait de l'hydrogène au moins c'était clair donc ils ont été très convaincants et entendu je crois qu'une partie du du cabinet de Madame vanderline reflète encore ça maintenant le sujet c'est effectivement en France on voit clair dans un certain nombre de détails européens en Europe centrale on voit très clair sur ce qu'on veut c'est à dire du nucléaire pour sortir de charbon et il faut que maintenant ça se soit quand même pris en compte à Bruxelles de façon une équivoque et là je crois qu'il y a encore un tout petit peu de chemin à faire quitte à aller un peu de tordre le bras d'un certain nombre de partenaires maintenant nous dans notre relation bilatérale avec l'Allemagne le sujet c'est quand même de reconnaître que bon les Allemands sont très plantés dans leur affaire mais que par ricochet ça les impacte sur nous que notre sécurité d'approvisionnement électrique là depuis quelques mois dépend très largement de l'Allemagne et donc de du relance du charbon et du gaz en Allemagne et un petit peu d'ailleurs de l'Espagne parce qu'on tire aussi de l'électricité des spines qui est produite avec des centrales à gaz et d'ailleurs dans les deux pays en Allemagne et en Espagne on a produit beaucoup plus d'électricité au gaz que l'année d'avant parce que il y a le problème français il faut quand même le dire et c'est un vrai problème donc l'autre message pour les Allemands c'est de leur dire mais effectivement en fait le nucléaire en France il est il n'est plus surpuissant il ne pourra plus tout faire il faut qu'on rééquilibre très fortement sur les énergies renouvelables d'ailleurs on veut qu'il y ait des investissements Allemands dans nos grands projets d'éolien en mer etc parce qu'on pourra pas tout faire nous même et de la même façon ça voudra dire de dire aux Allemands bah écoutez maintenant on attend quand même aussi des positions beaucoup plus neutres sur un certain nombre de dossiers qui sont absolument essentiels pour nous et quand le président français dit et aux Espagnols et aux Allemands le projet Mika tout ce que vous voulez c'est complètement absurde on veut même pas en entendre parler on est choqué des deux côtés et nous on s'isole complètement et du coup les Italiens sortent du bon en disant bah pas de problème nous on a des infrastructures on peut même faire un tube sous-marin à travers la Méditerranée pour vous connecter etc et regardez du côté de chez nous parce qu'on est très pragmatique en Italie voilà donc là il y a quand même il y a quand même aussi une question de posture où il faut aussi regarder ce qui se passe chez nous pour pour comprendre un peu comment ces dynamiques se jouent à l'heure actuelle on est très isolé en Europe en fait et quand vous allez à Berlin et ben il faut 10 ben une partie de l'accroissement de nos émissions cette année c'est pour vous c'est pour servir la France je crois qu'il faut l'entendre alors ensuite juste un mot sur nous ne sommes plus un modèle pour le reste du monde je suis absolument d'accord je crois c'est extrêmement préoccupant parce que le reste du monde nous regarde en disant ah les Européens sont ceux qui sont les rois de l'ambition de la déclaration ils veulent l'un ils ont arrêté les énergies fossiles avant tout le monde résultat ils en ont plus ils sont dans un choc économique etc bon c'est vrai qu'il y a un vrai problème de modèle et l'autre problème de modèle c'est que il nous regarde et on n'a pas fait assez de NRD ça donc en fait on est vulnérable des deux côtés et sur les fossiles et sur les énergies Rennes mais on a quand même un certain nombre d'atouts à faire valoir je crois que ce que disait ma collègue Tatiana c'est extrêmement important c'est-à-dire d'aller voir ces pays en donnant une vision de long terme et une vision vraiment intégrée on n'est pas juste là pour prendre de l'hydrogène on est là pour avec des capacités sur les réseaux sur les énergies renouvelables sur l'agriculture sur les villes propres et durables etc mais cette approche là il faut encore la consolider il y a beaucoup de chemin à faire je crois que c'est très intéressant initiative vous en avez peut-être rendu de parler qui vise en fait aider à fermer des centrales à charbon avant leur durée de la fin de leur durée de vie technique donc à financer cela à accompagner cela et à développer des systèmes alternatifs ça c'est une opportunité énorme parce que ça peut mobiliser nos entreprises ça répond à des problématiques très concrètes dans ces pays-là qui eux aussi comprennent que garder un mix avec du charbon ça va ralentir leur attractivité pour les investissements etc ça crée de la pollution donc ils veulent aussi se sortir de cela et notre force dans le monde de demain ça va être aussi de montrer qu'en fait on est capable de réaliser cette intégration de la poursuivre des marchés la plupart des pays de mon nom du monde qui vont devoir développer des énergies renouvelables en fait ne sont pas intégrés avec leurs voisins et celle-là elle est à concept intégration à la construire elle dégage d'efficacité et là on est un modèle à leur proposer et le dernier chose c'est qu'on est des seuls ou parmi les seuls à pouvoir mobiliser des capitaux beaucoup moins cher que le marché et dans un monde où en fait les taux d'intérêt etc notre capacité à les présenter voilà des offres de financement très intéressantes pour un certain nombre de pays je crois en émergent va va pouvoir faire la différence mais voilà là aussi je crois que la stratégie extérieure du Green Deal elle est encore à faire alors il y a une communication externe enfin tout ça est quand même très on va dire formel maintenant il faut la traduire dans la réalité et c'est vrai qu'il y a des vrais opportunités à noyer d'autant plus qu'on voit que ça tombe de pays dont on pensait qu'ils étaient nos partenaires le Sénégal l'Afrique du Sud etc et bien évidemment reste extraordinairement attiré par deux cargo de céréales et des prouesses d'armes de vente d'armes russes c'est quand même assez préoccupant évidemment merci beaucoup à tous les quatre moi je me permets cher je suis très intéressée évidemment et vraiment merci beaucoup des apports et des positions qui ont été les vôtres ce matin qui sont tout à l'heure je l'ai entendu inquiétante finalement parce que je trouve qu'on a vraiment du retard à l'allumage on a du retard à l'allumage vous avez utilisé le mot de terre j'ai versation pendant 10 ans je pense qu'on est dans des terres et versations et dans des modèles économiques différents qu'il faut arriver à rapprocher en Europe et je me doute que c'est pas un sujet facile à faire c'est un sujet qui va falloir faire et moi je suis très préoccupé peut-être comme certains de mes collègues par le temps par le temps parce que tout je l'ai dit hier en devant le gouvernement tous les jours tous les matins on a des entreprises qui nous disent mais c'est pas dans deux ans ou dans trois ans qu'on va disparaître c'est au 1er janvier là et donc je suis très très occupée vraiment par à la fois la nécessité d'aller vite à la fois dans la nécessité d'aller vite prendre des dispositions qui sont des dispositions qui sont orthogonales par rapport à des objectifs stratégiques c'est à dire le conjoncturel qui va nous faire déployer un plan de protection des entreprises peut-être de l'ensemble des concitoyens européens c'est de l'argent qu'on fasse du c'est de l'eau dans du sable donc c'est nécessaire mais mais ça construit rien et en même temps la nécessité d'avoir tes capitaux et des investissements monstrueux pour changer de stratégie et avoir une stratégie européenne de l'énergie voilà c'est ce timing là c'est cette cette difficulté de calendrier qui est très difficile et j'ai entendu tout à l'heure mais il est parti monsieur Pellerin Carlin parler de des collectivités territoriales vous comprenez que les des collectivités territoriales elles n'ont plus un seul chiffre l'un et qu'elles ne savent même pas comment elles vont clôturer leur budget 2023 ils ne savent pas la date comment 2023 les 2022 déjà ça va peine elles vont elles vont aller puiser dans leur ressources d'investissement puisqu'il paraît qu'il y en a mais en tout cas 2023 tous ceux qu'on rencontre partout nous disons c'est pas faire notre budget 2023 on sait pas donc voilà on est dans cette dans cette urgence là voilà qui est très très compliqué à gérer pour tout le monde en tout cas vraiment merci pour vos interventions en plus il y a une autre volée qui s'ajoute à ça que vous avez dit c'est que les marchés réagissent aux politiques donc si on voit que la politique elle est plutôt souvent Sion fossiles pour passer le cap etc on va avoir encore moins des investissements sur les sources dont on a besoin pour le moyen le moyen terme c'est ça ok je m'associe au propos de Sophie pour vous remercier bien sûr moi il y a deux choses qui m'ont qui m'ont interpellé ce matin c'est tout d'abord vous nous avez dit Monsieur el mazega nous sommes dans un modèle martial donc on est dans une économie de guerre mais avec notre philosophie européenne et de l'Union sans vouloir y être donc ça c'est un vrai paradoxe à gérer de la part de nos populations parce que notamment en France mais je suis sûr dans d'autres pays de l'Union européenne on n'a pas encore compris qu'il y a 3000 km de chez nous il y avait un conflit et je crois que ce paradoxe est aussi provoque aussi la peine que nous avons à faire passer les messages notamment sur la sobriété bien sûr sur l'inflation telle qu'elle est aujourd'hui et ses raisons et puis sur le coup de l'énergie donc là on a vraiment aussi un travail et un travail politique à faire à l'échelle européenne je pense à l'échelle de la commission j'en suis certain pour donner peut-être une autre image de la commission aujourd'hui qui soit plus une commission en soutien en soutien des en soutien des états et en soutien des populations parce que sinon aujourd'hui et vous le voyez et je ne suis pas alarmiste on a une configuration qui est quand même assez dramatique effondrement de la monnaie on peut commencer à parler d'effondrement parce que ça baisse vite quand même effondrement de la monnaie inflation considérable et c'est en lien bien sûr problème d'économie d'énergie et puis des vulnérables qui augmentent et dont on ne sait pas encore quelle est la définition quoi est-ce que ce sont des gens qui peuvent se chauffer est-ce que ce sont des gens qui peuvent se nourrir ou tout simplement des gens qui qui vont être à la rue donc moi je suis vraiment enfin dans un j'ai pas j'ai pas un caractère pessimiste mais je suis dans dans l'esprit d'inquiétude bien sûr et je rejoins vraiment votre propos en disant attention on ne veut pas de la guerre bien sûr mais préparons-nous à cette à cet effet on