Violences urbaines : les sénateurs auditionnent des réalisateurs
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la mort de Naël n'est-elle pas citée comme déclencheur dans toutes les régions ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous la diffusion nationale des émeutes en 2023 vs 2005 ?
- 14:00OuverteRéponse directe
Quel rôle ont joué les réseaux sociaux dans l'escalade ?
- 16:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi Perpignan n'a pas connu d'émeutes en 2023 ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Comment justifier la recherche d'images choc par les émeutiers ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quel rôle pour les associations culturelles dans les quartiers ?
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
qui est de comprendre ce qui s'est passé à l'occasion de ces éutes ne pas seulement avoir un regard qui soit un regard qui relève de la compétence direct de la commission des lois à savoir justice police mais d'aller beaucoup plus loin dans ce travail et singulièrement d'avoir aussi un peu un regard sociologique finalement dès lors que nous avons auditionné de fait nous avons auditionné des professeurs d'université sociologue beaucoup de grande diversité de de personnalit nous sommes allés en déplacement et pas plus tard que la semaine dernière je regarde madame Narin puisque nous étions ensemble à Laval qui é une commune qui a eu un certain nombre de d'événements importants aussi pas que il y en a d'autres bien évidemment on a auditionné des maires on a auditionné beaucoup de monde et l'idée d'ailleurs de vous entendre c'est vous avez évidemment réalisé des films sur avec en portant un regard sur les banlieu notamment et l'intérêt pour nous c'est de croiser les regards euh de façon par ce que les choses sont assez claires pour compreniez bien nous voulons essayer de nous approcher le plus possible de la vérité de ce qui s'est passé des raisons qui ont été celles qui ont final servi c'est pas le terme mais qui ont occasionné les événements du mois de juin dernier on aura peut-être une réponse législative pour partie peut-être pas peut-être une réponse réglementaire simplement peut-être des travaux à prolonger sur d'autres pistes mais via peut-être d'autres commissions et c'est ça qui nous intéresse notre rapport sera rendu au mois de mars et nos travaux se Contin continuent au cours du mois de février voilà j'ai été beaucoup trop long donc nous sommes très heureux de vous accueillir ce matin deux autres personnalités devaient venir mais euh j'ose pas dire qu'on a pas de nouvellees mais c'est un peu ça quand même mais vous êtes là donc c'est l'essentiel on va vous laisser la parole les les collègues poseront sans doute des questions ensuite je vous indique que normalement nous sommes retransmis en direct sur la chaîne publque Sénat et peut-être même le site internet du Sénat contenu du retard je mesure pas les les enjeux techniques mais en tous les cas vous avez la parole al je sais pas si vous avez prévu un ordre entre vous deux ou pas du tout je vais laisser la parole à mon aîné d'abord alors Monsieur dufreine Vous AVEZ LA PAROLE bonjour Merci le le cadet donc il laisse la parole à îné ouais merci mesdames et messieurs monsieur le Président merci de de nous accueillir je suis un petit peu dans l'expectative mais j'avoue une belle expectative je trouve ça formidable réellement que le Sénat aille sonder les réalisateurs la culture pour parler de la commission des lois surtout et et et en plus la plus belle des commissions hein la plus ouais mais je suis déjà venu mais non mais enfin B la plus importante enfin bon on va pas faire voilà on a compris euh je je je voudrais vous dire d'où d'où je parle il se trouve que en 2007 j'avais réalisé mon premier documentaire qui s'appelait quand la France sans bras qui faisait suite aux émeutes de 2005 et euh au CPE de 2006 c'était un premier travail sur le maintien de l'ordre et depuis cette date entre autres choses je travaille beaucoup sur le maintien de l'ordre euh et notamment le le maintien de l'ordre dit répressif puisque il y a le maintien l'ordre récréatif le maintien fait de la musique le maintien de l'ordre sportif les les les matchs et cetera et le maintien de l'ordre répressif et cetera et c'est peut-être de cela dont je pourrais éventuellement vous parler ça compte pour moi j'ai vécu aussi cette année à Saint-Denis et donc j'ai une vision outre périphérique des choses qui me semblent extrêmement importantes alors puisque euh tu as parlé de que j'étais ton aîné je voudrais juste mettre les choses en place par par rapport à à un rapport qui date de 2005 mais qui à mon avis aurait pu être écrit en 2023 par la Direction centrale des renseignements généraux ce sera pas long mais ça me semble capital la France a connu une forme d'insurrection non organisé avec l'émergence dans le temps et l'espace d'une révolte populaire des cités sans leader et sans proposition de programme c'est la direction centrale des renseignements généraux la DCRG qui n'existe plus on pourra peut-être en parler qui a publié ce rapport le 2 3 novembre 2005 les policiers y affirmé aucune manipulation n'a été décelée permettant d'accréditer la thèse d'un soulèvement généralisé et organisé ainsi les islamistes n'auraient joué aucun rôle dans le déclenchement des violences et dans leur expansion ils auraient au contraire eu ouvre les guillemet tout intérêt à un retour rapide au calme pour éviter les amalgames les policiers assurent par ailleurs que ouvrez les guillemets c'est le rapport des renseignements généraux c'est pas euh bah vous avez compris voyez d'où ça vient les jeunes des cités étaient habités d'un fort sentiment identitaire ne reposant pas uniquement sur leur origine ethnique ou géographique mais sur leur conditions sociales d'exclus de la société française les policiers précisent les jeunes des quartiers sensibles se sentent pénalisés par leur pauvreté la couleur de leur peau et leur nom ceux qui ont saccagé les cités avaient en commun l'absence de perspective et d'investissement par le travail dans la société française la conclusion les policiers évoquaient en 2005 avec inquiétude à propos des cités ouvrez les guillemets des getteaux urbains à caractère ethnique il est à craindre désormais que tout nouvel incident Fortui décès d'un jeune provoque une nouvelle flambée de violence généralisée c'était donc en 2005 tout était dit il se trouve que Nicolas Sarkozi va dissoudre les renseignements généraux pour les mettre dans ce qu'on appelait la la la dessérie qui va devenir la DGSI je sais que vous avez déjà travaillé sur la la question du du du renseignement c'est peut-être pas utile d'en parler ici mais il est quand même absolument incroyable de se dire qu'à 20 ans d'écart quasiment 18 ans d'écart tout était déjà dit l'élément déclencheur est toujours le même la mort d'un pardon je suis d'accord vous êtes d'accord non mais je vous dirai après vas-y ah oui d'accord euh si vous êtes d'accord c'est c'est c'est c'est parfait donc il y a toujours un élément déclencheur dès lors qu'on parle d'émeutes il est intéressant de voir que les renseignements généraux parlaient de soulèvement populairire des quartiers il est intéressant de voir que les les acteurs des quartiers pour 2023 parle de révolte parle de soulèvement et ne parle ou de colère et ne parl pas d'émeutes dès lors que l'on parle d'émeutes comme vous l'avez fait au début qui est le langage courant en fait qu'est-ce que l'on fait on pointe uniquement le côté délictuel et criminel l'émeut et on dévitalise totalement le message qu'il y a derrière il s'agit pas de dire est-ce qu'on est pour ou contre le message mais je vous remercie de faire en sorte qu'on puisse écouter qu'il y a des messages qui sont autre que ce que la doxa politicomédiatique grosso modo nous a raconté en 2023 comme en 2005 alors Monsieur Paron coup là voilà euh bonjour à toutes et à tous je tiens à remercier remercier la commission des lois pour l'organisation de cette commission le président et toutes les personnes présentes au sein de cette Assemblée je sal sal mon confrère David juffreen pour ses travaux lui ainsi que mes aînés je suis très respectueux vous voyez de ceux qui étaient là avant moi pour leurs travaux en ce qui concerne la question des violences policières parce que j'ai réussi à comment dire à comprendre qu'en fait c'était un fléo qui minait la société française depuis bien longtemps bien avant ma naissance donc je vais faire un retour rapide sur mon parcours je m'appelle Jarad jiki je suis cinéaste je viens de la ville de Gren que vous connaissez peut-être ville malheureusement comment dire la plus pauvre de France est connue un peu pour son côté sulfureux donc voilà j'ai grandi là-bas euh au dans le quartier de la Grande Borne et malheureusement euh le quartier de la Grande Borne et d'autres quartiers on va dire on fait face à la police plus que la norme si je peux dire ça comme ça et malheureusement les rapports sont souvent conflictuels euh il y a de la peur il y a de la défiance et euh ça je l'ai vu depuis euh l'âge de 10 ans je vais vous raconter une anecdote un de mes aînés que j'apprécié beaucoup euh s'est fait contrôler devant mes yeux alors que je sortais de l'école avec mes amis j'avais 10 ans et euh voilà il était en train de faire la mécanique sur sa voiture et une patrouille de police est arrivée et très vite c'est monté voilà ce qu'on a pu voir avec George Floyd euh le le le genou sur la sur la tête les injures le tutoement délibéré ça j'ai vu ça que ce soit moi ou d'autres personnes on a vu ça très très tôt donc c'est très très difficile de grandir et de se construire avec voilà ce genre de de situation car il y a directement sentiment de de défiance et de peur qui se met en place bref je vais m'arrêter de ce côté-là mais j'ai grandi j'ai développé des passions notamment pour cinéma et en 2015 j'ai réussi à intégrer euh la féis qui est la meilleure école de cinéma de de France voilà euh j'ai réalisé un premier court-métrage qui voilà dieu merci il a eu un petit écho et par la suite je me suis dit j'aimerais bien faire un un courtmétrage qui serait un peu plus ambitieux qui serait un peu plus d'utilité publique sans prétention aucune et voilà je je me suis tourné euh vers mes amis vers euh ma vie et vers ce qui se passait malheureusement actuellement en France donc on était en plein dans l'affaire Adama trauré Théo laka donc je me suis dit bon euh nous aussi à grininy malheureusement des fois il y a ce genre de chos qui se passe dans cette ville donc je vais faire un film en tout cas un courtmétrage sur les violences policières et je dis bien violence policière et non bavure policière parce que bavure policière on a signue qu'il y a une erreur c'est fait une fois deux fois mais quand c'est constant c'est systémique voire systématique ça ça s'appelle des violences des crimes policier donc je tiens vraiment à à bien préciser les termes sont importants quand on les utilise donc je me suis dit que j'allais faire un film dessus voilà en fin 2017 et voilà il y a eu un un petit écho quand même on a été pris à Cann et on a eu quelques prix en festival et et cetera bref euh ce que je veux dire par tout ça c'est que si on veut comprendre la question des des violences policières attention c'est pas il y a un camp les des gentils et un camp des méchants d'accord c'est pas c'est pas une dichotomie il y a du mal des deux côtés il y a de la délinquence dans les quartiers ça il faut le dire on va pas faire le le bisounours mais ce que moi et d'autres personnes amoureuses de justice et de paix tout simplement parce que beaucoup de personnes veulent vivre en paix en France et ça peut étonner certains et certaines mais bien évidemment en banlieu beaucoup de personnes veulent vivre en paix et comment on peut y arriver et ben tout simplement en en respectant ces personnes en les humanisant euh en quand un policier par exemple je vais vous parler de Steve Maya caniko voilà qui est décédé euh en 2019 lors de la fête de la musique suite à à une intervention de police le policier voilà qui a été mise m en cause euh va être promu euh chef de la circonscription de police nationale à Lyon euh quelques jours avant qu'il passe en procès euh pareil une ou deux semaines avant Théo luaka à bobini voilà qui a été violé je dis bien violé parce que quand on introduit un objet euh forcé euh en quelqu'un ça s'appelle un viol donc quand à la suite de son procès euh enfin de du jugement des policiers bah qui l'ont agressé euh on émane du surcil ce genre de choses font que malheureusement la la défiance va être automatique et on peut pas tout de suite dans les médias avoir confiance on va pas essentialiser tout le corps policier bien évidemment moi le premier je suis tombé sur des policiers qui faisaient leur métier par vertu par amour et par souci de de de servir la la population française quel que soit son origine mais c'est ces petits excusez-moi du terme cracha aux familles de victimes et eu à la population française tout simplement font que il y a une défiance qui se met en place et et la synergie elle peut pas être totale quoi donc j'ai essayé avec mon court-métrage en m'inspirant bien évidemment des travaux de mes aînés l'algée Mathieu kassovit et cetera de de proposer le pourquoi du comment parfois dans les banlieux ça peut être incandescent entre l'institution policière et et les gens de baneu voilà merci à vous merci Monsieur alors y a-t-il des questions moi j'en ai quelquesunes mais allez-y alors madame narass oui merci beaucoup pour C ces propos introductifs ce qui nous laisse je pense du temps pour un pour un échange plus plus précis sur ce qui s'est passé en en 2023 et et par rapport justement à 2005 puisque vous avez commencé monsieur par parler de de 2005 en 2005 il y avait c'était quand même plus circonscrit sur la les il y avait eu moins de de contagion au niveau national et par ailleurs le lien direct avec les événements euh déclencheur la la la mort des deux jeunes euh à à clichi euh était était établi et contesté par personne et ce que on entend quand même beaucoup euh depuis le début de nos auditions et dans nos déplacements c'est et notamment à travers aussi les témoignages de ceux qui ont sont passés en comparution immédiate euh c'est que Naël enfin le l'événement de déclencheur la mort de Naël est très peu cité cité plus sur les par les émetiers en en région parisienne en île-de-fance mais beaucoup moins ailleurs et puis il y a quand même eu une diffusion là qui est quand même on connaît le rôle des réseaux sociaux notamment qui qui qui a été beaucoup plus large et inattendu et y compris dans des dans des sur des territoires où on n' pas l'habitude de voir des émeutes au niveau national euh et donc je je voudrais comprendre de votre point de vue un peu cette des connexions parce qu'on entend aussi on a aussi vu des médiateurs et ce et qui donc disent même s'il y a pas de des sociologues qui disent que même s'il y a pas eu de de revendication politique construite par rapport à ce qui s'est passé sur elle il y a quand même un clair phénomène d'identification et il y a on va dire une atmosphère et une et une colère qui existe et qui peut expliquer aussi cet embrasement même si elle n'est pas euh clairement euh exprimé euh et et donc euh d'une part plus généralement à à à à vous deux comment est-ce que vous voyez cette cette déconnexion qu'il y a avec aussi c'est vrai il y a eu beaucoup de comportements qu'on peut qualifier d'opportuniste euh avec des pillages très organisés qui étaient clairement pas juste parce que on mange pas à sa fin à cause du à cause de l'inflation hein et de de réduction du pouvoir d'achat mais qui était aussi une volonté de per des choses qu'on va pouvoir revendre avec avec clairement aussi des lien avec du crime organisé quand même enfin des bandes et ca donc l'arêvage de mortier qui était aussi très organisé tout ça donc il il y a quand même un des phénomènes un peu complexes peut-être euh qui qui sont qui sont mis en place de manière un peu plus euh enfin qu'on a pas vu en 2005 euh et et je voudrais comprendre de votre point de vue sur ces origines sociales euh comment est-ce que vous expliquez qu'elle soit pas exprimée clairement mais quel quelles sont quel quel euh quelles sont pour vous leur importance et et et et les mécanismes qu'il y a derrière ça et et aussi le fait qu'on soit on soit passé dans un niveau de violence qui est en fait euh plus élevé avec une volonté vraiment délibérée là de cibler les policiers de cibler aussi dans pas mal d'endroits les bâtiments publics euh et aussi même souvent des des des endroits qui profitent à la population euh de manière beaucoup plus systématique euh et euh et puis monsieur dufren comme vous avez aussi travaillé sur les les questions de de maintien de l'ordre euh je voudais avoir un petit peu votre votre avis sur euh sur sur C cette façon qu'on a peut-être un peu spécifique française de de gérer le maintien de l'ordre est-ce que ça est-ce que ça augmente le désordre finalement euh ou est-ce que c'est est-ce que donc on doit interroger ces pratiques de maintien de l'ordre et euh euh et et pour pour Monsieur Diara par rapport à cette relation avec avec la police euh justement quel est euh euh quel est l'effet euh de de ce que vous appelez effectivement des des discriminations et des des et des comportements violents systémiques que cette perception là euh à quel quand dans le les travaux que vous avez fait pour produire pour pour réaliser vos films euh quel est le vraiment euh le le le le niveau de de de sentiment est-ce que c'est très très partagé dans dans chez les jeunes de ces quartiers ou est-ce que c'est quelque chose qui reste sur des des populations très restreintes voilà merci Madame josand puis madame Floren et puis peut-être monsieur kerouche et sans doute moi merci monsieur le Président et et merci nos intervenants pour leurs propos introductifs effectivement qui laissent davantage la place au au au débat mais euh je je dans ce que ce que vous avez dit j'ai quelques interrogations et peut-être quelques euh h euh rectification à faire parce que on on est déjà sur sur une un niveau de de débat qui semble donc laisser entendre qu'on n'a pas pris en compte le fait qu'il y a toujours un fait générateur qui est la mort d'un jeune et dans le cadre de ces de cette commission des travaux que nous avons réalisé des auditions que nous avons faites il a clairement été dit euh que le le point de départ très clairement est la mort d'un d'un jeune simplement euh comment expliquez-vous le fait que la mort d'un jeune puisse alors moi je suis sénatrice des piranis oriental puisse générer dans certaines villes des émeutes et des débordements et des manifestations de violence donc important et dans d'autres noms je m'explique plus précisément Perpignan qui est une place en général de d'meut de violence et de de de rébellion hein clairement pour différentes raisons que que vous connaissez en 2005 ça a été très très très fort très violent chez nous on a même été malheureusement cité un exemple comme étant un centre névralgique de cette violence et donc de ces ces difficultés social qui qui sont souvent exprimé et comme sousbassement de ces ces émeutes et et très étrangement en 2023 on a interrogé ici des spécialistes personne n'a su nous donner la réponse euh pourquoi en 2023 sur père Pignan ça n'a pas bougé mais pas bougé du tout voilà quel est votre regard là-dessus deuxième chos euh dans dans dans sans trahir les les secrets de nos auditions mais il a été aussi clairement dit qu'il y a eu deux temps dans ces émeutes il y a eu le moment où on a parlé de cette mort du jeûne systématiquement comme étant le l'élément l'événement de référence pour justifier euh ou ou en tout cas qui a entraîné hein c'est peut-être pas le terme justifieré mais les manifestations de violence et il a été aussi clairement dit et partagé par par beaucoup d'observateurs de de de d'obédience et de niveau d'analyse différents euh qui a eu un deuxième temps euh à partir duquel euh les euh on ne faisait plus référence à la mort de Naël mais on faisait référence à euh un tas de d'autres éléments qui peuvent justifier des manifestations de de de violence et et et notamment effectivement des difficultés sociales mais pas que euh donc euh ça c'est une c'est la rectification que je voulais faire parce que c'est important aussi on a du mal à comprendre ce qui fait qu'à un moment donné on oublie quasiment la mort du jeune pour justifier les les émeutes ou en tout cas se sentir en adéquation avec un mouvement de de de violence là où je voudrais avoir votre avis c'est vous êtes des professionnels de l'image ce qui a été clairement dit aussi dans le cadre de ces auditions c'est que le le deuxème notamment moment pardon a été notamment abondé par le fait que il y a avait un un culte une course à à à à à l'image à aux images choc et et l'influence des réseaux sociaux a été Poé du doigt comme étant un élément déterminant puisque les jeunes faisaient la course à ceux qui auraient euh le l'image la plus euh la plus forte qui passerait bon non seulement en boucle sur les les les réseaux de de communication et les et les euh et et les les les groupes euh privés mais aussi et surtout celui qui pour pourrait avoir son image sur les les chaînes d'information et quel est pour vous qu'est-ce qui justifie donc le rapport à l'image évidemment on se dit c'est une notoriété peut-être rechercher même même de courte durée mais une notoriété quand même mais mais pourquoi pourquoi chercher cette ce ces images choc plutôt que d'être plutôt témoin par exemple de ce que vous vivez et et et et de reprendre les propos tels que vous les exprimez c'est-à-dire qu'ils sont beaucoup plus justes par rapport à ce que vous vivez et finalement euh quelle est votre analyse par rapport au fait que ces images choquent et cette cette violence peut être contreproductive par rapport au message que que que souhaitent justement transmettre ceux qui qui sont en en situation peut-être pas donc d'émeut je j'entends ce que vous dites mais de de de de rbellion ou de manifestation d'une d'une colère voilà merci merci Madame Floren merci monsieur le Président euh merci beaucoup Monsieur dufen et Monsieur Diara pour vosos vos premières interventions euh évidemment c'est m'intéresse particulièrement je suis sénatrice des hautes scène j'étais député euh donc de la 4e circonscription des hautes scènes jusqu'en 2022 qui comprend la ville de Nanterre et je suis toujours élu à Suren et et donc particulièrement intéressé et je vais pas répendre ce qu' dit mais ma collègue mais effectivement sur le fait générateur euh comment vous dire euh on a vu les choses de près et on a vu aussi et je vois depuis un certain nombre d'années le climat de de certains de ces quartiers euh et on le vit et les habitants le vivent quotidiennement ce que je voulais juste faire comme remarque avoir votre sentiment là-dessus c'est euh que par exemple à Nanterre il y a plus de trois programmes de rénovation urbaine sur la France il y a eu un rapport he de la Cour des comptes sur les programmes de d'en rue il y a des remarques intéressante dont il faudra qu'on tienne compte d'ailleurs je pense dans cette commission d'enquête mais c'est pas rien c'est énorme c'est c'est c'est des milliards d'euros les chiffres de 2004 à 2020 et comme vous faites le parallèle 2005 2023 c'est 600 quartiers rénovés 4 millions d'habitants con anné 12 milliards d'euros de l'EN rue et encore pour 2030 17 12 milliards d'en rue qui vont être et qui sont programmés donc moi ma ma remarque c'est euh par av par rapport à votre intervention préliminaire euh à quoi ça sert à quoi ça sert dans votre monde qui est ce pourquoi vous êtes là aujourd'hui le monde culturel est-ce que vous jugez quelle est la place des associations culturelles justement dans ces cartes quel est leur rôle en quoi on peut l'améliorer si ça ne fonctionne pas parce que ça c'est un c'est un vrai sujet par rapport à à ces à ces millions et et et milliards d'euros sur ces 20 ans qu'est-ce qui fonctionne qu'est-ce qui ne fonctionne pas notamment dans les quartiers dans ces associations et qu'est-ce qu'on pourrait améliorer on a déjà un certain nombre de réponses je vous le dis par par la Cour des comptes et au-delà de ça euh voilà moi je je m'interroge voilà je je suis une habitante de ces quartiers euh je connais les habitants de ces quartiers j'y suis allé euh je je pense qu'il y a un travail très sincère et très réel sur le terrain euh maintenant euh je crois qu'il faut tenir compte de ce qui s'est passé en 2023 et qu'il a des réponses très concrète à apporter euh je crains aussi je vous le dis très sincèrement une influence grandissante d'un certain nombre d'associations qui ne rendent pas service à cette jeunesse et on pourra éventuellement en reparler je ne veux pointer aucune d'entre elles spécifiquement merci FL monsieur kerouche oui je vais je vais aller vite en vous remerciant d'abord de votre de votre présence aujourd'hui il y a des sociologues qui sont qui qui qui sont venus nous voir qui nous ont fait et proposer leurs analyses et il y en a une notamment qui m'a qui qui qui qui qui m'a marqué j'ai correspondu avec le le chercheur en question qui m'a renvoyé vers des travaux comparatifs entre la France et et l'Allemagne qui dit de manière très très résumer la chose suivante c'est que en en Allemagne il y a une capacité d'insertion plus forte des jeunes issus de de l'immigration singulièrement dans les filières industrielles et que au niveau global en France il y a une désillusion de plus en plus forte des descendants d'immigrés dans la mesure où il y a une promesse il y a une promesse d'universalité qui est la promesse française à travers notamment les diplômes et que cette promesse étant sans cesse remise en cause il y a une il y a une une désillusion et un retrait de de de de ces jeunes vis-à-vis donc des des des institutions parce que les promesses ne sont pas tenues donc simplement comment vous percevez comment vous percevez et mesurez cette désillusion pas pas c'est pas on vous demande pas une observation sociologique mais est-ce que vous confirmez cette cette façon de voir il s'agit pas là d'excuser ce qui s'est passé Corine darassiga l'a dit il y a eu il y a les il y a le débordement en tant que tel et il y a tout ce qui se fait à la périphérie du du débordement qui relève plutôt de la de la délinquence que du mouvement du mouvement social les deux étant la plupart du temps intriqués mais sur sur l'ambiance et sur cette cette cette défiance ou cette promesse pas tenue par par la République comment vous jugez la chose merci merci alors vous avez vous avez la parole moi je vis simplement préciser euh on voulait aller à Grigny en en déplacement c'était prévu et puis on on nous a fait dire en tous les cas le mè qu'il avait pas eu d'événement particuli donc nous irons à év Courcouronne pour tout vous dire voilà donc on se déplace partout j'insiste sur enfin j'insiste je ce qui est très intéress enfin ce qui ce qui nous paraît intéressant c'est qu'effectivement la mort de Naël constitue évidemment une première réaction lié aux conditions de celle-ci sur le territoire de nanter je l' fait très simple ou très courte c'est même extrêmement simplifié mais on constate en tous les cas on nous dit on constate c'est la constatation elle vient du fait qu'on nous le raconte sur le reste du territoire national plus personne ne revendique avoir agi pour cette cause là ou cette situation là et on est dans une situation semble-t-il d'abord d'opportunités incontestablement de casser les magasins pied dans les magasins ça c'est la première chose euh de destruction de bâtiments publics de de toute nature qui marque une volonté de contester une forme toutes les formes d'autorité si je puis dire et que paradoxalement euh il y a des réactions dans des communes et des événements qui ont lieu alors qu'habituellement elles n'ont pas lieu et qu'à l'inverse dans des territoires où habituellement euh ça bouge grosso modo les les les ce qu'on appelle les banlieux difficiles moi j'ai jamais trouvé des mots très précis pour qualifier les choses mais où ça n'a pas bougé ou très peu bon et puis enfin il y a effectivement ce qui caractérise ces événements c'est la violence extrêmement forte des émetiers à l'égard de la police alors quand je dis violence euh bon il peut y avoir en cas de manifestation et des choses très viriles on est d'accord enfin on est d'accord on constate mais là avec la volonté de blesser voir de tuer et notamment par l'usage l'utilisation des fameux mortiers d'artifice qui ont été qui ont servi de on appellerait ça en milieu militaire de lance de je cherche le nom j'ai oublié ça m'a passé pardon non non non non enfin bon peu importe chacun comprendra bien ce que je veux dire et et ça ça semble très nouveau plutôt par rapport à ce qui s'est passé en 2005 où ENF essentiellement par rapport à 2005 donc votre regard que vous avez porté par votre caméra sur les événements post 2005 ou plus récemment 2017 pour vous monsieur Diara est-ce qu'aujourd'hui vous feriez la même chose vous regarderz les choses de la même manière ou est-ce que vous voyez les mêmes événements qui sont à l'origine de C de de ces événements voilà est-ce que je suis clair je suis pas sûr mais en tout cas on essaie de comprendre et puis je voulais vous dire que sur oui tout à l'heure vous parliez des renseignements généraux effectivement mais ce sont les événements de 2015 qui font que sont remis en place ce qu'on appelle le renseignement territorial et finalement et qui est reconstitué et et qui aujourd'hui fonctionne voilà ben je sais pas dans l'ordre que vous voulez monsieur dufreine alors je vais essayer de j'ai pris beaucoup de notes je vais essayer d'être rapide on a du papier on a du papier ouais non mais c'est bon je mon ger maintenant euh alors d'abord je voudrais quand même vous dire que il faut pas minimiser 2005 2005 c'est 3 semaines 2005 c'est 80 départements sur 100 c'est pas exactement ce que vous nous avez dit c'est l'état d'urgence qui est décrété par Dominique de Villepin contre d'ailleurs la vie de Nicolas Sarkozi état d'urgence qui n'était pas arrivé depuis 61 en France 1961 en France la l'Algérie la guerre d'Algérie hein c'est c'est c'était ça la référence donc il faut c'est vrai que c'est loin mais il faut se rappeler qu'en réalité c'était absolument considérable et toutes les questions euh auquel on va essayer de répondre euh en fait elles sont elles se posaient déjà en 2005 c'est pour ça que je pense que le le parallèle est à faire il y a effectivement des distinctions à à à à mener alors vous vous disiez au début euh c'était pas tellement contesté Z desbouna euh si c'était contesté puisque euh euh on on nous expliquait queil y avait eu un com violage dans un cabanon de de de de chantier et que c'était des des jeunes délincants qui avaient fui et cetera enfin ça a été extrêmement extrêmement compliqué d'avoir la la vérité en revanche il n'y avait pas l'image il n'y avait pas l'image de de la centrale électrique de cliché sous-bois avec la mort de ces deux jeunes hommes et les brûlures gravissimes du 3isème qu'on oublie toujours muitine il y avait pas l'image donc il y avait un flou autour autour de ça euh vous disiez euh il y avait plus de violence en 2023 c'est revenu plusieurs fois là je je crois que vous avez raison en effet l'intensité de la violence d'après les rapports de police qu'on a pu qu'on a pu voir ou les témoignages là il y a pas y a a il y a pas à dire il se trouve que en 2005 la seule fois où une arme à feu est sortie c'était à grininy justement je suis désolé et ça avait fait la Une de Paris Match mais ça avait été un événement ça avait été la preuve ça avait été la la une une de Paris Match on est en 2005 et en fait la première fois où des policiers vont essuyer des tirs et c'est très important de de des mtiers c'est en 2007 à villier- Lebelle et c'est à partir de là que les policiers dans les quartiers vont être dotés de flashball qu'on appellerait aujourd'hui LBD ça c'est extrêmement important parce que ça modifie considérablement le maintien de l'ordre et les rapports police population et cetera et en effet en 2023 il semblerait qu'il ait des armes à feu qui a été brandies qui a été sortis par par certains émetiers ça reste extrêmement de la Ve même des services de renseignement dont vous parliez très faible par rapport aux armes dont on nous dit je crois avec raison qu'elles peuvent circuler dans certaines cités en fait elles ne sont pas sorties de la même manière que les les agriculteurs n'ont pas sorti leur fusil de chasse euh récemment c'està qu'il y a au niveau le niveau de la violence il faut toujours jour le le le mîre par rapport comment dire au rapport de force qui est qui qui existe sur euh l'identification vous avez dit à plusieurs reprises en 2005 comme en 2023 les émetiers au départ s'identifie soit zbouna soit Anael et dans un deuxième temps non et vous vous interrogez légitimement sur pourquoi à ce moment-là pour reprendre votre exppressionion ça bouge dans un certains quartiers et pas dans d'autres bah tout simplement parce que le rapport de force justement il est il est il est différent c'est-à-dire que l'étincelle a déclenché un incendie et que cet incendie le temps de de sa propagation il est en partie tenu par les émeotiers il y a plus besoin d'avoir de slogan pour dire et bien nous nous exprimons notre colère tout le monde n'exprime pas une colère on est bien d'accord mais pourquoi voudriez-vous que ça s'arrête alors que justement le feu a pris ce qui m'étonne en fait c'est c'est c'est de de ne pas comprendre que ce qui est à l'œuvre c'est quand même une si vous ne voulez pas mettre de mots politiques si vous voulez pas dire que ce sont des slogans ou des revendications c'est quand même l'expression d'une exaspération d'un sentiment d'injustice c'est pas de l'amusement alors opportunité oui il y a des gens qui ont piliqué des téléphones ou des ou ou des télévision pour aller les revendre mais il y a aussi des mères de famille qui ont volé du papier toilette du papier toilette ça vous dit le le le l'état social de de la dans lequel nous sommes aller voler du papier toilette qu'est-ce qui reste bon alors sur le maintien de l'ORD me lancez pas là-dessus mais je crois que vous avez reçu Fabien jaobard et Sébastien rocher qui sont vraiment d'éminemment d'éminent d'éminents spécialistes mais est-ce que ça augmente le désordre j'ai beaucoup aimé cette question philosoph phique j'ai fait un film là-dessus euh ce que l'on peut dire c'est et on l'a vraiment vu euh ces derniers jours avec un nouveau changement de de doctrine de maintien de l'ordre dès lors que le ministère de l'Intérieur dit on n'envoie pas des CRS sur des gens qui souffrent euh il n'y a quasiment pas de problème de violence et c'est en gros ce que Fabien jaobard a dû vous expliquer ou Sébastien rocher avec la doctrine dite de la désescalade allemande hein c'est-à-dire que on revient à un système à l'ancienne qui était d'ailleurs un petit peu celui de 2005 hein des parce que il faut aussi rappeler que du côté des émeutiers en 2005 il n'y a pas d'éborniers de mains arraché de morts en dehors de Naël et et de zadbouna enfin en dehors de zadbouna en 2005 il y a pas eu de mort pendant les émeutes il y en a eu à Marseille donc le niveau de violence il est il est il est il est aussi là euh hop h hop Grini ça j'ai voilà alors pourquoi certaines villes perpignon pas perpignon à l'époque de de 2005 il y avait eu une énigme une énigme totale qui était Marseille Dee ville de France pas d'émeutes il y en a eu cette année enfin en 2023 dans le centre-ville de de de Marseille mais pas dans les quartiers on a eu et je crois que personne n' été capable de bien expliquer pourquoi on a eu des des explications dis bah à Marseille dans les quartiers nord on voit la mer alors on se révolte pas à Marseille on va pas se révolter parce que c'est la concurence Paris Marseille donc on ne va pas objectivement je n'en sais rien et je pense qu'il faudrait travailler à Perpignan avec des travailleurs sociaux pour essayer de comprendre pourquoi à tel endroit ça a bougé ou ou pas bougé il y a des paramètres extrêmement compliqué il peut y avoir des rivalités entre les quartiers il peut y avoir des rivalités entre les villes qui peuvent soit jouer un caractère d'émulation soit au contraire de d'annulation le le le le rôle des images et ensuite il y aura l'en rue et puis je je te laisserai je vous laisserai la parole le rôle des images bah évidemment il est central mais si nous faisions un retour en arrière nous parlerions des JT nous parlerions des JT de France 2 de TF1 à tel point que nous apprendrions par la presse estce que on a demandé à France Télévision qui sera suivi par LCI et par TF1 à l'époque je suis rédacteur en chef de iTélé petite chaîne d'information alors il a rien rien à voir avec ce ce qu'elle est devenu et je me souviens que un moment donné le téléphone a sonné en disant arrêté avec le palmarès chaque soir arrêté avec le palmarès du nombre de voitures brûlées du nombre de commissariat attaqué du nombre de de d'arrestation et cetera et donc à l'époque on a CNN qui débarque qui fait des cartes extraordinaires en mettant Strasbourg à Varsovie l'Î à Montpellier enfin c'était je vous assure je vous invite à aller voir ces cartesl où on nous expliquait que il n'y avait pas de raison sociale que c'était simplement la soif de reconnaissance la soif de l'image qui animait les ameetiers qu'elle les anime comme ça anime toute la société je veux dire toute la société est traversée par l'idée que il y a des caméras qu'on veut être beau à la caméra qu'on veut avoir le plus de followers possible c'est à tous les niveaux des ministres aux émetiers donc c'est un ensemble de la société qu'on doit interroger par rapport à ça mais surtout surtout croire comme l'a dit Emmanuel Macron que les émeutes c'est les jeux vidéos et les réseaux sociaux c'est vraiment faire acte de mon point de vue d'irresponsabilité et enfin pour la rénovation urbaine vous avez 1000 fois raison après 2005 il y a beaucoup d'argent qui a qui est arrivé dans les dans les quartiers on a rénové beaucoup de quartier ça fait même l'objet de de film bâtiment 5 de de la jelie par exemple qui raconte la destruction d'un bâtiment il y a eu effectivement les les les 12 milliards dont vous parlez euh c'est beaucoup moins que l'argent qui est injecté pour les Jeux Olympiques qui vont durer 3 semaines enfin passons en effet il y a eu une une rénovation urbaine et je je pense que mon mon mon acolyte sera plus précis que moi mais semble-t-il on a changé les bâtiments on n' pas changé la vie des gens ça c'est le premier point et le deuxième point en juillet 2023 la presse sinroge qu'est-ce qui se passe pourquoi il y a ces émeutes et je voudrais juste vous citer très très très vite de deux phrases l'une de Jean-Louis borlau pas la peine de de le présenter qui nous dit quand ça a commencé à aller mieux au milieu des années 2010 on a arrêté de s'occuper des banlieux ce n'était plus un problème un peu plus bas dans le même article un ex-préfet de scène Saint-Denis dont on n' pas le nom mais on peut deviner assez facilement qui il est nous dit cette chose extrêmement imp importante il nous dit en fait une génération aura été sacrifiée les 15 17 ans c'estàd les émetiers qui constituent le gros des émetiers sont les oubliés de la politique de la ville c'est-à-dire qu'au moment où on a baissé la politique de rénovation urbaine d'égalité des chances et cetera et cetera c'est une génération qui sort quelques temps plus tard et ça c'est un ancien préfet de sa sa c'est jean-l borlau qui le disent euh moi je vais je vais pas être très très long parce que beaucoup de choses ont été dites par Monsieur dufreen avec lesquels je suis totalement d'accord et je pense que j'aurais sûrement mis le point dessus euh en ce qui concerne les images euh il est vrai qu'en alliant euh du son et de l'image on peut influencer et manipuler beaucoup de personnes ça c'est c'est évident qu'on le fasse de manière professionnelle comme Monsieur dufine et moi via le cinéma ou par les réseaux sociaux avec tel que TikTok Instagram et cetera et c'est vrai qu'il y a eu beaucoup de de de personnes dans la révolte qu'on été opportunistes qu'on saccageit des magasins qu'on par la même occasion fait beaucoup de mal aux personnes qui tenaientent ces magasin là mais comme dans tout mouvement comme dans toute revendication il y a une minorité malheureusement euh de fraude si je peux appeler ça comme ça de fraude d'opportuniste de euh pour ce coup là des gens qui sont pas amoureux de justice et c'est une minorité malheureusement qui fait beaucoup de bruit parce que parfois on leur tend le micro et c'est peut-être la minorité qui intéresse le plus et et il y a eu beaucoup de bêtises j'été le premier au fusquer en voyant certains saccage certaines exactions qu'on n'accepte pas et qui malheureusement entachche la mémoire de Naël euh et de toutes les personnes qui ont perdu la vie euh via les violences policières donc oui c'est quelque chose à dénoncer c'est saccage mais je pense qu'il est important de recentrer euh la question sur mais qu'est-ce qui a amené ces violences en fait la base de du pourquoi du comment de ces violences bah c'est une déshumanisation euh de d'une partie de la population euh de l'injustice à tout va de la brutalité policière le fait de considérer certaines personnes comme des citoyens de 2e 3e 4e voire 5e zone c'est tout ça en fait qui font que voilà on a un cocktail sans voilà faire de mauvais jeux de mots mais on a un cockil Molotov en face et à un moment donné ça explose et et c'est c'est regrettable parce que encore une fois sans être redondant beaucoup de personnes et c'est l'immense majorité veulent vivre en paix en France et C violen cela elles sont dénoncées c'est vrai dans un premier temps par ces habitants des bonlieux mais ça va au-delà et la France le monde entier a vu que ce problème des violences policières c'est vrai de Prim àord touche on va dire les population dit maghrébine noir africaine voilà mais elle a touché aussi des Caucasiens des blancs on l'a bien vu avec le mouvement des gilets jaunes et avec voilà des mains arrachées des gens avec hbornier tout ce qui va avec c'est pour montrer à quel point ce fléo là il faut le dénoncer il faut le combattre et ce qui peut en fait les les les violences policières c'est juste l'extension de d'unun d'un système qui est de base très très violent raciste je vais le dire raciste parfois négrophobe parfois antisémite islamophobe c'est tout ça en fait c'est tout ça qui ont engendrer ce monstre que sont les violences policières donc c'est important de de de de parler de ça en ce qui concerne les rénovations je vais je vais aborder moins de points parce que il y a il m'a il m'a mché le travail et je suis totalement d'accord en ce qui concerne les rénovations sans manquer de respect à toutes les personnes à la jeunesse de ces rénovations c'est pas en mettant un coup de peinture que ça y est c'est bon les gens vont être heureux désolé he si vous le prenez mal mais faut que ce soit beaucoup merci il faut que ce soit plus profond en fait enfin il y a la question du logement la question du travail la question de des perspectives d'émancipation pour ces personnes c'est tout ça en fait rénover une façade c'est bien et il faut saluer le le travail mise en place par par les villes mais il faut accentuer le le travail et accompagner ces personnes plus profondément si je peux dire ça comme ça parce que la considéraation elle ne change pas quand on regarde bien c'est toujours les les les mêmes problèmes qui reviennent le logement le travail et cetera ensuite euh ce que je voulais dire les violences policières les brutalités policières c'est c'est cyclique en fait c'est périodique c'està dire il y a des moments où ça va être calme comme il l'a dit excusez-moi monsieur dufine de 2010 à je sais plus quelle année on va dire c'est c'est plutôt C puis après ça revient parce que comme dans dans toute ch il y a il y a il y a il y a un pic en fait 2005 2007 2023 l'année dernière avec naë il y a il y a des pics il a il y a des des des des interrogations de la frustration de la colère qui font que ça explose et enfin voilà c'est c'est pas encore une fois c'est pas par joie que ces personnes se révoltent vont créer leur colère dans la rue ou quoi que ce soit c'est il y a un ralbol qui est partagé que ça déplaise à à beaucoup de personnes mais c'est un ralbol qui est partagé par l'immense majorité des Français pas que les noirs et les Arabes et je pense c'est ça le plus important à retenir c'est que il faut apporter une solution à cette question des violences policières comme ça ça permettra de faire en sorte qu'on sorte un peu de cette situation de poudrière dans laquelle on est en France depuis un moment voilà ce que je peux dire dans les médias merci alors qui s'exprimer encore on n pas répondu à la question monur ah allez-y allez-y allez-y alors Monsieur duf j'ai oublié sur la sur la désillusion est-ce qu'il y aurait donc si j'ai bien compris une forme de de désillusion de la part de de certains citoyens vis-à-vis de la République c'est ça ce que vous disiez c'est ce que semble montrer les les études il y a une différence il y a une différence en tout cas entre les descendants d'immigrés allemand en l'espèce les descendants d'immigrés français d'un côté on a une intégration je disis pas qu facile forcément en Allemagne mais qu'elle se fait dans des moins mauvaises conditions alors que en France on a une définition de la République de l'égalité à travers par exempleaccès à l'école et cetera et en fait il y a une désillusion par rapport au message par rapport à ce message républicain quand on voit sa situation réelle alors moi je je vous donnerai que des que des chiffres qui répondent mais sur le sentiment sur la désillusion le dis en chantement et le détachement je pense que Monsieur Diara sera plus plus à même que moi j'ai j'ai j'ai je suis allé chercher les chiffres de l'INC de 2023 c'estàdire au moment des des des émeutes 1514 quartiers prioritaires de la politique de la ville le taux de pauvreté est trois fois plus élevé il est de 43% que dans le reste des unités urbaines trois fois plus élevé le taux de chômage il est de 18,6 %. c'est entre 2 et 3 % trois fois plus que le reste et surtout surtout les enfants plus de la moitié des enfants qui vivent vivent en situation de pauvreté 57 % des enfants vivent sous le seuil de pauvreté dans ces quartiers contre 21 % ce qui est déjà énorme dans le reste de la France donc comment voulez-vous avoir la moindre illusion quand vous vivez dans ces dans ces conditions avant même d'avoir des désillusions pouvez-vous avoir des illusions je ne connais pas la situation allemande mais sur la situation française ça paraît très clair le séparatisme il est là la ségrégation elle est là et c'est Linc qui le dit euh pardon allez-y non non allez-y allez-y et puis OK eu c'est c'est c'est c'est très difficile de de en fait le la merci beaucoup ou j'ai une carte là de c'est très difficile de rêver en tout cas la la possibilité de rêver chez certains elle est coupé très tôt moi euh des 10 ans ça a été compliqué de de de pouvoir croire aveuglément en l'institution qui est la police et et la France en règle générale mais bien évidemment de part ma famille et les gens qui étaient qui sont toujours autour de moi on on a espoir de de pouvoir vivre comme il se doit comme tout le monde même si voilà le racisme sera toujours là il y aura toujours des problématiques mais euh il y aura toujours moyen de de de de viser une vie meilleure voilà mais puis il faut que je donne suite à mon prénom qui dans les langues moningues veut dire espoir donc si je suis défétiste c'est pas je ça va pas être possible mais c'est vrai que pour certains et certaines la la la la la possibilité de croire en en les institutions elle est couper très tôt donc voilà pourquoi il y a ce sentiment de défiance et ce sentiment de de rejet et et c'est là comme l'a dit monsieur dufen qui a le le vrai séparatisme en fait et c'est la base de une des bases en tout cas de de certaines problématique merci alors madame Mercier m' demander la parole oui merci monsieur le Président je je partage ce que vous dites à la base c'est l'éducation comment élever nos enfants élever nos jeunes dans l'amour de cette république mais c'est vrai qu'on peut on a des prismes différents mais moi il y a quelque chose que je n'arrive pas à comprendre si je prends le département de sonellloire la ville de ons surs la grosse ville avec vraiment des quartiers prioritaires il n'y a absolument rien nu vous descendez de 60 km à Macon il y a eu des dégâts considérables des émeutes vous remontez au nord dans le bassin minier des dégâts considérables j'ai auditionné l'équipe municipale ils étaient en pleur ils allaient dans les quartiers la médiathèque a été en feu et personne ne comprend pourquoi en fait c'est ça pourquoi la précarité et malheureusement elle est égale partout dans ces trois pôles que j'ai vient de vous citer pourquoi deux pôles ont été vraiment l'objet de violence inouie et pourquoi pas la ville de chalonurs merci euh je prends la main cette fois-ci euh mais moi je pense tout simplement madame que le rapport entre la police et les habitants n'est pas le même partout en fait même s'il y a des quartiers dans votre ville euh la brutalité policière bref les les les relations qu'on euh les personnes habitants dans les quartiers que vous avez cité et par exemple grenny ou nan c'est pas c'est pas du tout les mêmes moi je suis persuadé que ça peut être l'explication du pourquoi du comment ça n'a pas été incandescent dans dans dans certains endroits et il faut s'en réjouir en fait moi je suis content vraiment je euh faut pas qu'il ait tout le temps des problèmes quoi c'est c'est c'est c'est très bien de de de de se réjouir de ça et et peut-être de de s'inspirer de ces endroits et savoir bah com comment le dialogue est instauré la confiance et tout ce qui va avec quoi moi je pense c'est pour ça que parfois dans certains endroit c'est le braser et dans d'autres noms voilà merci est-ce que s'il y a pas d'autre prise de parole est-ce que on on peut dire c'est une question que ce que vous constatez post 2005 ce que vous avez dit tout à l'heure finalement euh n'a pas varié comme vous avez lu le le rapport tout à l'heure mais que par contre l'intensité euh de la violence au sens large du terme là par contre a nettement progressé et et et enfin moi je suis convaincu de ça la question est de savoir le pourquoi est-ce que vous l'expliquez notamment par le fait que les gens ou les les habitants de certains quartiers ou ou pas seulement des quartiers d'ailleurs parce que faut pas faire une généralité sur les quartiers on vient de le voir la situation personnelle et le la difficulté individuelle ou collective d'une partie de la population fait que euh l'espoir est pas là quoi pour faire pour utiliser un très grand mot l'espoir est pas là et que du coup ben la révolte est d'autant plus forte je je oui je je suis absolument convaincu que le l'intensité de la révolte et indexé sur l'intensité du du désespoir ça me semble ça me semble évident mais il y a quelque chose d'important c'est que les quartiers ont de la mémoire les émetiers pas forcément puisque la plupart n'étaient pas né en 2005 donc voilà et même s'ils parlent de leur grands frères ce serait presque leur père quasiment mais n'empêche que ils ont de la mémoire et cette mémoire c'est quoi c'est un ministre monsieur borlot qui démissionne parce qu'il dit dit moi on me donne pas les moyens euh parce que je vous ai donné les chiffres sociaux et de travail et cetera je veux dire il c'est c'est c'est un moment d'exaspération qui est extrêmement fort et par ailleurs on a aussi vu une police beaucoup plus violente qu'en 2005 on a vu des services de police qui n'ont rien à faire eux-mêmes le disent à mot caché dans le monde et et autres n'ont rien à faire dans le dans le dans le maintien de l'ordre ce sont très très mal comporté je pense notamment au raid et au GIGN à Marseille c'est eux qui ont provoqué des des des morts et blessés il y a une intensité policière extrêmement forte qu'on avait pas connu en 2005 pour pour pour faire des émeutes faut être deux en fait c'est comme les manifestations et il faut vraiment avoir en tête me semble-t-il enin tous les travaux sociologiques dignes de ce nom démontrent dans une démocratie et et dans un moment qui n'est pas un moment révolutionnaire et ça n'est pas un moment révolutionnaire c'est l'État qui détermine le niveau de violence on en a eu un exemple très clair avec les les les agriculteurs il y a 10 jours qu'on avait pas vu depuis 20 ans donc ce serait ça ma réponse je ne crois pas que ce soit que les jeunes soient plus violents que les armes à feu soient plus plus accessibl elles sont quasiment pas sorties et cetera je crois que c'est plus sur les deux raisons que je vous ai donné euh monsieur di oui après je je vous laisse reprendre la main mais et je rajouteraiis Internet les réseaux sociaux vraiment ça a été le vecteur euh aussi de de euh de l'escalade des deux côtés hein que soit des émetiers des des des révoltés et de la police aussi quand on voit euh en manifestation ou lors d'une intervention policière l'intensité euh des répressions bon euh le soir même ou le lendemain quand les révoltés répondent ils ont envie de répondre face à à ce qui a été proposé en face et vice-versa en fait donc c'est vrai que les réseaux sociaux Internet a été un vecteur pour moi des deux côtés voilà monsieur dufreen vous avez le mot de la fin écoutez ceux qui ont eu des déclarations sédiicieuses ceux qui ont eu des déclarations guerrières ce sont certains syndicats de police rappelez-vous le communiqué euh qui a suivi euh le la mise en détention du tueur présumé enfin du du meurtrier présumé de de de naë euh communiqué sédiicieux notamment d'alliance mais pas seulement de ce qu'on appelle le bloc syndical et communiqué qui n'a pas été dénoncé comme il aurait dû par le ministre de l'Intérieur et là alors moi mon mon prénom c'est pas espoir alors je je vais je je vais être un peu un peu désespéré c'est-à-dire que si on laisse les syndicats de police prendre le pouvoir sur le pouvoir si on laisse les identitaires de tout bord prendre le pouvoir sur les quartiers je pense notamment aux descentes de l'extrême droite à crépole euh si on laisse ceci alors dans Comment à lon bien sûr mais là à crpool parce que c'est quelque chose qui qui était un peu de cet ordre là c'était un peu comme une une revanche euh fasciste sur sur sur sur les émeutes il y avait il y avait quelque chose de cet ordre-là si les institutions ne prennent pas de ce qui est en train de se passer alors en 2030 je serai pas là pour vous dire 2023 c'est comme 2005 2030 c'est comme 2023 je veux dire là il y a quelque chose d'extrêmement important et me semble-t-il la base c'est le social c'est le travail alors évidemment ça coûte plus cher évidemment c'est moins comment diraisje moins démonstratif que de dire il faut plus de bleu dans la rue mais c'est infiniment plus profond merci messieur merci de votre présence ce matin on renouvelle nos excuses pour le retard du début de cette audition et puis merci aux collègues qui sont restés jusqu'au bout et bien écoutez euh nous rendrons le rapport au mois de mars évidemment quand la Commission en aura débattu il vous sera adressé merci merci beaucoup merci à vous merci La Réunion a suspendu cher colè
François-noël Buffet