Élèves radicalisés et sécurité à l'école: Gabriel Attal est l'invité de BFMTV
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Benjamin duel vous regardez c'est pas tous les jours dimanches et tout de suite pour commencer c'est l'invité de la [Musique] semaine bonsoir gabrielal bonsoir Benjamin duamel vous êtes l'homme de la semaine on peut le dire avec ses annonces que vous avez pu faire sur le fait de sortir les mineurs radicalisés de l'école on va y revenir dans dans un instant bien sûr mais avant je voulais vous vous soumettre une information qui a révélé BFM TV hier qu'un lycéen de nationalité syrienne avait été interpellé pour avoir un prod une bouteille d'acide chlorhydrique dans son établissement dans l'heure dans l'intention a-t-il été suspecté de fabriquer des explosifs est-ce que les professeurs est-ce que les élèves sont en danger en France Gabriel Atal on a un très haut niveau de sécurité dans nos établissements scolaires qu'on a encore renforcé après l'attentat d'aras vous savez qu'on est passé au niveau de B pirate le plus élevé urgence attentat ce qui implique que désormais il y a des contrôles aléatoires des sacs qui se se font à l'entrée des établissements scolaires et effectivement c'est dans ce cadre là que dans un établissement scolaire du petit queevilli un bout une bouteille d'acide chlorhydrique a été trouvé et c'est un un élève qui tentait de la faire entrer dans l'établissement scolaire manifestement mais une enquête est en cours pour mettre en place des produits explosifs et donc moi je veux saluer le travail de très grande vigilance de nos personnels les personnels de direction les PSI les CPE les assistants d'éducation les enseignants bien sûr euh qui ont permis de faire en sorte que cet élève puisse être identifié la police est intervenue il a été interpellé avec un autre camarade il y a une enquête qui est en cours et donc dans le cas d'espèce vous suspectez un projet d'attentat un profil qui se serait radicalisé pour dire les choses moi je suis prudent il y a une enquête qui est en cours ce que je peux vous dire c'est que l'élève en question avait été suivi euh dans une instance de suivi d'élèves radicalisés euh précédemment pour ceux qui nous regardent et je vous repose la question les professeurs les élèves les parents d'élèves ils se disent après ce qui s'est passé à haras et on va y revenir dans dans quelques instants bien sûr on a peur on a peur quand on emmène notre enfant à l'école on a peur pour notre enfant des professeurs qui se disent on n'est pas rentré dans ce métier en se disant que c'était un métier qui était susceptible de d'amener ce genre de risque qu'est-ce que vous avez envie de leur dire d'abord moi j'entends parfaitement les inquiétudes je les entends et mon travail M responsabilité c'est d'y répondre et ce que je veux dire c'est que tous les moyens sont mis en œuvre pour assurer le plus haut niveau de sécurité pour nos élèves nos enseignants et le plus haut niveau de sérénité dans nos établissements scolaires je le dis il y a tout ce qui se voit il y a tout ce qui ne se voit pas en matière de suivi de surveillance de sécurité pour nos établissements qui a encore été renforcé ces derniers jours à la suite de l'attentat d'aras et tout le travail que je mène en ce moment et tout ce pourquoi je me bats c'est de renforcer encore ce niveau de sécurité qui s'agisse des établissements scolaires eux-mêmes j'ai l'occasion d'avoir un certain nombre de réunions avec les organisations syndicales des enseignants les associations de parents d'élèves les collectivité locale puisque vous savez que c'est elles qui sont en charge des bâtiments SCOL de comment on peut protéger et la sécurité des bâtiments mais aussi en matière de suivi d'élèves pour lesquels on a des signaux de radicalisation vous vous dites face à ces menaces face à ces risques on sera intraitable bien sûr il y a une fermeté qui est absolue une vigilance qui est totale mais pourquoi parce qu'on doit défendre notre école d'abord parce que ce sont nos enfants nos élèves nos enseignants mais aussi parce que les islamistes qui cherchent à s'en prendre à notre école ils s'en prennent finalement aux valeurs qu'on défend à travers notre école ils veulent éloigner le plus grand nombre du savoir nous on accueille tout le monde dans nos écoles ils veulent soumettre les femmes notre école elle accueille les petites filles avec les petits garçons elle éduque tout le monde et ils veulent imposer le règne de la religion dans nos établissements scolaires dans notre école c'est le règne de la République et de la laïcité qui s'applique donc oui on doit défendre ses valeurs et on doit défendre nos établissements scolaire comme on le fait au quotidien et vous me permettrez vraiment de saluer de remercier tous ceux qui concourent à cette sécurité évidemment les enseignants les pscien les CPE les personnels de direction les assistants d'éducation les aesh mais aussi les forces de sécurité les forces sentinelles qui en ce moment patrouille régulièrement autour de nos établissements je le disais tout à l'heure vous avez lancé une proposition choc jeudi soir sortir des établissements scolaires les mineurs radicalisés les plus dangereux vous avez évoqué d'abord plusieurs dizaines d'entre eux est-ce que vous avez eu une idée un parce qu'on a un peu de mal à comprendre géralin parle de d'un millier de mineurs radicalisés vous avez dit il y en a plusieurs dizaines qui sont dangereux de quoi parle-t-on qui est susceptible de représenter une menace pour l'école parmi ces mineurs radicalisés bon d'abord moi ce que je veux dire c'est que je crois profondément au rôle de l'éducation aussi pour lutter contre ces phénomènes d'embrigadement et de radicalisation évidemment que l'éducation le développement de l'esprit critique ce qui se fait dans nos écoles est en soit une arme contre la radicalisation un nombre d'élèves au fond c'est trop tard on peut plus rien faire il faut les sortir ce que je dis c'est que dans certains cas vous avez un niveau d'embrigadement qui est tel dans la famille ou avec des associations qui gravitent autour qu'on se bat plus à armes égales on peut demander beaucoup de choses à nos enseignants au personnel de l'éducation nationale sur ce qu'il peuvent faire pendant les 6h ou 8h pendant lesquelles les élèves sont dans l'établissement la réalité c'est qu'avec tout ce qui se passe autour quand ils ne sont plus dans l'établissement on ne se bat pas à armes égales et moi il y a un principe que je défendrai toujours donc je ne dérogerai jamais c'est un principe de protection absolue pour nos élèves et pour nos enseignants et donc oui j'assume de le dire même si ça fait débat dans certains cas quand on a des signes qui attestent d'une potentielle dangerosité je souhaite que ces élèves puissent être sortis de nos établissements scolaires et écartter de la présence d'autres élèves et des enseignants et donc entre ces plusieurs dizaines que vous évoquez jeudi soir ce que dit Gérald Harin sur le millier de mineurs fichess quels sont ceux qui sont V il n'a pas évoqué un millier de mineurs fich s il a évoqué un millier d'élèves qui étaient suivis dans le cadre de nos instances de surveillance de la radicalisation donc je vais rentrer un peu dans le détail parce que c'est un sujet qui le mérite on a des instances au niveau départemental qui s'appellent les cpraf qui sont des cellules qui associent les services de l'éducation nationale de l'intérieur de la justice du social le chiffre qu'a évoqué Gérald haranin un millier de mineurs ce sont les mineurs qui sont suivis dans ces instances mais ils le sont parfois et souvent au titre de leurs parents qui sont pas tous dangereux non il y a un certain nombre de mineurs qui sont suivis dans ces instances parce que leurs parents eux-mêmes sont suivis et donc euh on étant à la famille ou parce que c'est la fratterie un oncle une tante et cetera effectivement j'ai été interrogé sur le nombre d'élèves pour lesquels on peut considérer qu'il y a potentiellement une dangerosité en tout cas pour lesquelles il doit y avoir un suivi encore plus renforcé j'ai évoqué plusieurs dizaines d'entre eux et évidemment ils retiennent toute notre attention et ils sont au cœur du travail qu'on mène en ce moment vous dites c'estes plusieurs dizaines représent présente une une dangerosité pour potentiel pour les professeurs pour les autres écoliers collégiens lycéens les vacances scolaires ont commencé là est-ce que vous nous dites compte tenu de la dangerosité de ces profils là à la rentrée scolaire ils ne seront plus dans leurs établissements en tout cas ce que je dis c'est que on est d'ors et déjà à l'œuvre pour trouver une organisation qui nous permette de répondre à l'objectif que j'ai fixé qui est que ces élèveslà ne soit plus au contact des autres élèves et des enseignants j'ai affiché cet objectif jeudi soir dès vendredis DS hier avant-hier pardon dè avant-hier on avait une réunion sous l'autorité de la première ministre avec mes collègues géralde armanin Éric dupomoretti pour avancer d'autres réunions sont prévues en début de semaine pour avancer sur cette organisation ensuite j'ai eu l'occasion de prendre un certain nombre de décision et d'ordonner un certain nombre d'exclusions d'élèves qui avaient perturbé des hommages l'hommage qui a été rendu à Samuel paatti et à Dominique Bernard qui ne feront pas leur rentré le 6 novembre parce que la gravité des propos qu'ils ont tenu ou des menaces qu'ils ont eu est telle que cela justifie que sans délai ils soit exclus de leur établissement dans l'attente du conseil de discipline on va se poser la question dans un instant de savoir ce que vous allez faire de ces élèves que vous souhaitez sortir des établissements mais vous évoqueiez les les contestations à l'hommage pour pour Dominique Bernard vous avez vous aviez évoqué plus de 500 signalements combien ne reviendront pas à la rentrée combien seront exclus de leur établissement parce qu'ils n'ont pas respecter cette minute de silence ou cet hommage vous vous souvenez que j'avais été très clair avant ce temps d'hommage et j'avais dit très clairement que je ne tolérerai absolument aucune contestation aucune perturbation de cet hommage don je rappelle c'est un hommage pour deux professeurs Samuel paatti Dominique Bernard qui ont été tués parce que professeur il y a eu un certain nombre de perturbations peu plus de 500 et donc comme je m'y étais engagé et c'est très important d'abord d'affirmer des règles mais surtout de les faire respecter il y a des signalements systématiques au procureur de la République et des mesures disciplinaires systématiques qui sont engagées ensuite sur ces 500 un peu plus de 500 perturbations ou contestations vous en avez qui relève d'une gravité particulière c'est-à-dire des menaces à l'encontre d'enseignants ou de l'apologie du terrorisme et oui j'assume de le dire pour ces contestations là qui sont d'une particulière gravité j'ai demandé aux chefs d'établissement qui sont responsables des élèves concernés qu'il y ait une exclusionusion il y a 183 élèves qui ne feront pas leur rentrée le 6 novembre parce qu'ils sont exclus dans donc c'est-à-dire ça fait plus d'un tiers plus d'un tiers des signalements euh il y a des élèves qui ne reviendront plus qui ne reviendront pas euh dans l'attente du conseil de discipline qui staturera mais je pense que ce sera des sanctions ce seront des sanctions qui seront d'une particulière fermeté mais enfin chacun peut comprendre je pense moi je me bat pour une école euh du respect des règles et des droits et devoirs et donc quand il y a ce type d'actes qui sont particulièrement grave il est pour moi totalement légitime et attendu qu'il y ait une fermeté totale parce que ceux qui ont perturbé ces hommages ils ont sali quelque part ou cherché à salir la mémoire de Samuel paatti et Dominique ber Bernard mais ils ont aussi je le dis contesté l'autorité à l'école et l'autorité à l'école on ne la conteste pas on la respecte et donc on s'y soumet Gabri la question qui se pose donc sur ces ces mineurs radicalisés que vous voyez que vous voulez éloigner de l'école et la question de savoir ce qu'on va en faire écoutez ce que disait c'était ce matin Jordan Bardella le patron du RN il a pas l'air franchement convaincu par votre proposition regardez euh pour les mettre où on lui a posé la question il n'a pas il n'a pas de réponse donc il faudrait qu'on trouve une réponse à cela qu'est-ce que vous en faites bah c'est précisément le travail qu'on a engagé je vous disais qu'une réunion avait eu lieu vendredi déjà avec mes collègues de l'Intérieur et de la justice on doit trouver une autre organisation chacun comprend si on considère qu'il y a une dangerosité potentielle il peuvent pas rester dans le cadre scolaire habituel avec les autres élèves et les enseignants pour autant on faut pas les laisser dans la nature et donc il faut donc c'est quoi c'est des centres éducatifs fermés c'est Mario maréchal disait même ce midi sur BFM politique il faut solliciter l'armée vous savez je pense que c'est vous avez aujourd'hui des dispositif qui existe qu'on appelle des classes relais notamment je dis pas que c'est ce dispositif qui va être repris mais ça peut être une organisation dans laquelle on a un encadrement qui est renforcé avec des personnels de l'Éducation nationale évidemment mais aussi avec des personnels par exemple de la protection judiciaire de la jeunesse peut-être des forces de sécurité et donc vous mettez tous ces mineurs ensemble au risque que ils s'autoengrainent dans une forme de de de de radicalisation vous voyez bien qu'on on a un peu de mal à voir comment euh vous pouvez dépasser ce que certains ont pris comme une sorte d'effet d'annonce d'abord je pense que chacun peut comprendre et chacun peut souhaiter que quand il y a des élèves pour lesquels on a une inquiétude sur une potentielle dangerosité on les laissent pas au milieu d'autres élèves et des enseignants dans un cadre normal ça je pense que les parents d'élèves qui nous écoutent l'entendent assez aisément ensuite on parle d'élèves qui sont d'ors et déjà radicalisés donc le fait de les mettre ensemble c'est pas il va pas y avoir entre guillemets des élèves qui arriveraient dans ces dans cet environnement là qui ne serait pas radicalisé et qui le deviendrait encore une fois l'enjeu c'est d'avoir un un encadrement un accompagnement qui nous permett à la fois les sortir du milieu ordinaire dans lequel ils sont aujourd'hui et surtout de tout faire pour lutter contre cette radicalisation on a quelques exemples de ce qui est réalisé aujourd'hui dans certaines prisons avec des quartiers de déradicalisation donc ça pourrait ressembler à ce qui se fait pour les les détenus qui sont détenus radicalis d'environnement en terme d'encadrement on a des exemples de ce qui est fait aussi pour des enfants qui sont rentrés de théâtre de guerre ou de Syrie par exemple et qui sont revenus en France pour lesqueles il y a un encadrement en accompagnement spécifique mais vous considérez qu'ils sont perdus pour la République parce que au fond vous le disiez au début et c'est d'ailleurs aussi une critique qui revient de la part des des syndicats enseignants par exemple ce que dit le le G scfdt est-ce qu'on dit qu'on renonce au principe d'éducabilité de tous ce serait quand même une pente très problématique est-ce que c'est pas un incroyable aveux d'échec que de dire de toute façon ceux-là ils sont perdus pour la cause non moi j'ai j'ai commencé en m'exprimant sur ce sujet quand vous m'avez interrogé en disant que je crois profondément au rôle de l'éducation en la matière maintenant la réalité c'est que je suis pragmatique et que je vois que dans certaines situations qui sont certes très limitées heureusement d'ailleurs on ne se bat plus à armes égales on peut demander beaucoup de choses aux enseignants on peut demander beaucoup de choses au personnel de l'éducation nationale mais à un moment vous avez un niveau d'embrigadement familial voisinage qui est tel que le principe de protection que je veux appliquer à notre école pour protéger nos élèves et nos enseignants fait qu'il ne peuvent pas suivre une scolar éta dans les mêmes conditions et c'est ce à quoi je travaille avec mes collègues il y a ceux que vous souhaitez exclure et puis il y a ceux qui font partie de ces milliers évoqué par Géral amalin est-ce que l'idée de transmettre aux établissements la liste de ceux qui pourraient être dangereux mais qui ne sont pas exclus fait partie des des des pistes que vous avez en tête non mais d'abord vous savez beaucoup d'élèves qui sont suivis dans les instances que vous évoquez ont été signalés par les enseignants eux-mêmes le terroriste d'aras s'il a pu être inscrit au fichier s'il a pu être suivi c'est précisément parce que des enseignants avaient réalisé un certain nombre de signalements avec quel résultat en tout cas avec un suivi qui a été mis en place par les forces de sécurité ces conversations qui été écouté malheureusement et dramatiquement ça n'a pas empêché l'attentat et le drame qui est survenu donc moi déjà ce que je veux c'est qu'on puisse en toute circonstances écouter la parole des équipes éducatives vous savez je me suis rendu à à à ras d'abord le jour du drame et le lendemain du drame ce que m'ont dit un certain nombre d'enseignants qui étaient présents m'a glacé et surtout m'a mobilisé ils m'ont dit quand on a entendu la intrusion qu'on a su qu'il y avait une attaque dans l'établissement on a tout de suite pensé à lui et il y a 3 ans quand Samuel Patti avait été tué on s'était retrouvé en salle des profs et on s'était dit si un jour ça devait arriver dans notre établissement ça serait avec cet élèvei ma priorité aujourd'hui et je le dis mon obsession c'est dans des établissements scolaires en France vous avez des enseignants qui après le drame d' race se sont peut-être dit bah tel élève il nous inquiète il nous fait peur bah qu'il ait des mesures qui soient prises pour protéger nos enseignants et nos élèves face à ces élèves qui sont signalés est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous dites pour ceux qui nous regardent vous nous dites je discute en salle de prof avec des gens qui nous disent je me disais que si un jour il m'arriverait quelque chose ce serait peut-être le terroriste et on se retrouve 3 ans après avec un terroriste qui passe à l'acte dans les mêmes conditions quasiment que ce qui s'est passé avec Samuel paatti ceux qui nous regardent se disent c'est quasiment de la non assistance à personne en danger je non parce qu'il y a beaucoup de choses qui ont été mises en place il a été suivi ces conversations ont été écoutées il y a une surveillance qui a été mise en place malheureusement ça n'a pas permis empêcher l'attentat c'est un fait et donc moi je le dis ma priorité ça veut dire que parce que Gérard dit il y a pas eu de faille est-ce que à minima vous admettez qu'il y a eu des failles ou que quelque chose n'a pas fonctionné non non d'abord moi je suis ministre de l'éducation nationale s'agissant de l'action des services de renseignement ou des services de sécurité c'est mon collègue de l'Intérieur qui en est responsable il a exprimé très clairement les choses et la manière dont il avait été suivi et la réalité c'est qu'il y a eu un suivi il n'a malheureusement pas pu empêcher qu'il passe à l'acte à à race mais en tout cas ce que j'essaie de vous faire comprendre et ce que j'essaie de dire c'est que lorsqu'il y a des signalements qui viennent des enseignants ou des personnels de direction sur des élèves qui leur semblent à risque je considère que ma responsabilité de ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse c'est de prendre toutes les mesures qui s'imposent pour protéger nos enseignants et protéger les élèves c'est ça mon obsession et oui je vais me battre sur ce sujet même si je vois que ça peut faire débat et que certains ça peut faire débat parce que certains ont du mal à à voir comment cela pourrait devenir une solution t pense que en tout cas je pense que chacun et tout le monde peut comprendre que ces élèves là dans ces conditions on préfère qu'ils ne soi pas dans les établissements comme ils le sont aujourd'hui un mot gabrielal sur les les les propositions vous l'évoquez tout à l'heure qui se multiplient sur la protection des établissements on entend certains responsables politiques tenez par exemple le patron de la région auverne ronalp Laurent vqui qui dit moi je veux pouvoir tester la reconnaissance faciale devant les lycées est-ce que vous dites il y a pas de tabou même ce type de mesure qui de primeabord peut aller à l'encontre d'une forme de d'usage des images voire de liberté individuelle est-ce que vous dites moi vraiment je n'ai carte aucune piste mais d'abord moi je ne donne de leçons à personne et certainement pas à des élus qui cherchent des solutions pour renforcer la sécurité de nos établissement scolair maintenant évidemment je souhaite pas non plus a une forme de course à l'échalote politique entre présidents de région sur le sujet non encore une fois moi je donne pas de leçon donc vous l'avez dit ce sont les collectivités locales qui sont chargé des bâtiments scolaires et de la sécurité c'est les régions pour les lycées les départements pour les collèges et les communes pour les écoles le ministre de l'Éducation nation que je suis sa responsabilité c'est de fixer un cadre national et j'ai réuni l'ensemble des associations d'élus cette semaine précisément pour à la fois rappeler ce cadre et faire un point avec eux sur où on en est aujourd'hui le cadre il est très clair on doit avoir en tout en tout lieu une organisation qui permet d'éviter au maximum qu'un intru qui n'a rien à faire dans un établissement scolaire puisse y pénétrer et dans le cas où il tente d'y pénétrer où il y pénêtre il faut qu'il y ait un système d'alerte qui permette immédiatement à un personnel formé de confiner de les élèves et de prévenir les forces de sécurité et la police pour qu'elles interviennent très rapidement je le dis parce que par exemple on a vu qu'à haras l'alarme a été a été déclenché immédiatement ce qui a permis au for de d'arriver 4 minutes en 4 minutes et les personnels étaient formés il y a d'autres établissements où il y a des manques de personnel certaines de ces de ces solutions là ne sont ne sont pas mis en uvre doncoin d'améliorer les choses c'est pour ça que j'ai déclenché en début de semaine une enquête flash c'estàdire que tous les chefs d'établissement tous les directeurs et directrices écool ont reçu un formulaire sur lequel ils doivent indiquer où ils en sont dans leur sécurité quels investissements ont été effectués ces dernières années en matière de formation en matière de bâtiment en matière de dispositifs d'alarme ce qui va nous permettre de garantir une mise à niveau de tous les dispositifs existant et ensuite une montée évidemment en gamme maintenant c'est pas le ministre de l'éducation nationale depuis Paris qui va dire pour chaque lycée quelle organisation il faut trouver et chacun peut le comprendre parce que chaque territoire est différent chaque lycée est différent vous avez des présidents de région qui disent n met en place des porties de sécurité ou des SAS on voit que sur certains établissements où il y a beaucoup de plac c'est quelque chose qui peut être mis en place pour d'autres établissements on voit que si on mettait cette organisation vous aurez des attroupements d'élèves qui attendrai de pouvoir passer les fameux porties qui pourrait les exposer à de la dangerositéil faut faire du cas par cas évidment il faut qu'il il faut le cadre national et ça je viens de vous le rappeler et ce cadre national c'est on ne doit pas pouvoir pénétrer dans un établissement scolaire quand on a rien à y faire et si quelqu'un cherche à y pénétrer ou malheureusement réussit à y pénétrer il faut que tout de suite que les élèves puissent être confinés et protégés et que les forces de sécurité arrivent au plus vite une fois qu'on a dit ça territoire par territoire les élus qui sont responsable de la sécurité de ces bâtiments mettent en place les mesures appropriées je les ai réunis cette semaine ils sont particulièrement mobilisés sur ce sujet je vais leur partager les données de l'enquête que j'ai diligenté et j'auraai les donné demain pour qu'il puisse savoir précisément ce qu'il a à conduire en matière de mise au niveau dans dans leurs établissements pour qu'on puisse avancer vous évoquez le le précédent de Samuel paatti je voudrais vous faire faire écouter un témoignage fort c'était cette semaine au Sénat écoutez ce que disait la sœur de Samuel Patti Michel Patti alors est-ce que la mort de mon frère a servir à quelque chose bon comme vous le savez si çaavit servir à quelque chose peut-être que Monsieur Dominique Bernard sera sera encore là donc je pense qu'effectivement les mesures n'ont pas du tout été prises puisque l'affaire de mon frère n'a absolument pas été analysée c'est accablant pour le pour le gouvernement auquel vous appartenez pour la majorité depuis 2020 et l'assassinat de Samuel paatti ce que dit Michel paatti bien sûr ça n'a pas été entendu vous n'avez pas tiré les conséquences de du drame de l'assassinat par un terroriste islamiste de Samuel Patti Michel Patti il a vécu un drame absolu son frère a été assassiné par un terroriste islamiste à raison de son métier de sa vocation d'enseigner et 3 ans plus tard un autre ignant a été assassiné par un terroriste islamiste chacun peut comprendre la colère qui est la sienne moi ce que je dis c'est que beaucoup a été fait ces dernières années notamment pour que les signalements qui sont faits par la communauté éducative par les enseignants remontent systématiquement et c'est le cas et qui soit transmis au ministère de l'Intérieur et c'est le cas pas assez elle n'a pas l'air convaincu par maintenant moi je regarde de l'avant et je veux continuer à avancer je crois par ailleurs que dans son audition elle a salué un certain nombre de mesures que j'ai prises depuis ma prise de fonction au ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse notamment sur la question de la laïcité à l'école à la rentrée scolaire j'ai eu à prendre des décisions pour clarifier un certain nombre de règles il me semble que dans son audition elle a salué cette ces décisions là mais oui je continue à à à aller de l'avant et à chercher des solutions pour répondre à ce phénomène elle dit par exemple Michel Py il faudrait que chaque professeur menacé puisse se mettre en retrait s'il en send le le besoin est-ce que ça ça fait partie des solutions non mais en tout cas ce qu'il faut c'est que chaque enseignant qui se sent menacé un puisse le signaler deux que ce signalement soit pris en compte et tr qui a des mesures de soutien qui soient mises en place je peux vous dire que j'attache une attention absolue à ce que ce soit le cas et d'ailleurs à la suite des incidents qui ont eu lieu des perturbations dans les temps dommag il y a eu dans certains cas des menaces parfois nominatives à l'endroit d'enseignant on a évidemment accorder la protection fonctionnelle à chacun de ces enseignants qui ont été menacés et qui nous en ont fait la demande et évidemment on a des mesures qui sont mises en place pour certains enseignants protectionelle certains enseignants qui ont par exemple une protection policière après ce qu'il leur est arrivé ça peut arriver évidemment un accompagnement une protection juridique aussi pour des démarches judiciaires qui sont engagées vraiment sur ce sujet-là je le dis j'ai une vigilance absolue à ce que les signalements effectués par les enseignants ou les personnels de l'Éducation nationale soient pris en compte avec la plus grande gravité le plus grand sérieux et soit suivi des faits pour accompagner nos personnels vous évoquiez tout à l'heure ces 183 élèves qui vont donc être exclus de leur établissement pour non respect de ce ce temps d'hommage de en l'honneur de de de de Dominique Bernard qu'est-ce que cela dit au fond d'une partie de de l'incompréhension du principe de de laïcité chez les jeunes générations parce qu'il y a c'est sans doute la face émergée de l'iceberg ceux-là qui peuvent en comment dire qui sont prêts à aller jusqu'à des menaces quant à leur quant à leur professeur mais il y a plus généralement cette impression que les règles ne sont plus comprises euh l'école a perdu cette cette bataille sur la question de la laïcité non mais d'abord quand vous dites ce que ça dit faut aussi rappeler qu'il y a 5 ou 6 millions d'élèves dans le second degré et que dans la quasi totalité des cas ces hommages ont été rendus et se sont tenus avec la plus grande dignité je pense que c'est important de le dire aussi maintenant vous l'avez dit parfois se pose la question du respect des règles dans nos établissements scolaire moi je me bats pour que les règles soient respectées mais il suffit d'avoir un ministre qui se bat pour qu'elle soit respecté parce que je je vais rebondir encore une fois sur ce que disait Michel Patier elle disait aussi parfois les formateurs laïcité ils sont partisans de ce qu'on appelle une laïcité ouverte c'est-à-dire que eux-mêmes même ceuxl même qui sont censés aller apprendre ce qu'est la laïcité dans les établissements ils ont une façon de voir les choses parfois considérer que la laïcité c'est un principe islamophobe est-ce qu'il suffit d'avoir une ligne ferme à la tête de l'éducation nationale pour que ce soit efficace d'abord je pense que c'est nécessaire ensuite peux vous dire sur ces sujets là et compris sur les formateurs laïité on a une très grande vigilance et vraiment on a des formateurs des formatrices laïité de très grande qualité on a des équipes laïité valeur de la République dans les rectorat qui sont d'une très grande qualité d'un très grand sérieux je vais vous donner un exemple j'ai pris une décision à la rentrée vous le savez qui est l'interdiction du port de tenue religieuse à l'école la BAA et le camis cette décision je l'ai annoncé elle a été appliquée les choses se sont plutôt bien passées pourquoi précisément parce que les formateurs laicit que vous évoquez et les équipes laicité valeur de la République dans l'é rectorats j'ai demandé qu'elle soit positionnée dès le jour de la rentrée dans les établissements scolaires pour lesquels on savait qu'il y aurait le plus de tension liée à cette annonce et donc ils ont pu par le dialogue par la pédagogie par l'explication de la règle et par l'explication de de ce que c'est la laïcité et que la laïcité ça n'est pas une interdiction une contrainte c'est précisément une liberté une émancipation pour les élèves par cette pédagogie ils ont pu faire en sorte que la règle que j'ai fixée a été appliquée et elle est appliquée aujourd'hui il n'y a plus d'abaya de camis dans nos établissements scolaires mais mais gabrielal vous évoquez ces décisions que vous avez effectivement pris en arrivant au ministère de l'Éducation nationale on ne peut pas ne pas constater que vous êtes arrivé après un ministre de l'éducation nationale qui s'appelait papendia et qui sur ce sujet sur la question des abayas et des camis était au mieux discret au pire franchement ambigu est-ce qu'on peut vraiment revendiquer un combat en faveur d'une laïcité implaacquable quand on a eu dans un gouvernement pendant près d'un an un ministre qui semblait considérer que ces sujets c'était quantité négligeable non non il y a eu un texte qui avait été publié en novembre 2022 sur le sujet qui c'est ça qui a été critiqué qui renvoyait la responsabilité de définir ce qui était acceptable ou pas dans l'école aux chefs d'établissement sur le terrain ce qui évidemment entraîn it un certain nombre de pression et de tension pour les chefs d'établissement sur le terrain parce que si le message qui est envoyé c'est que c'est le chef d'établissement qui décide pouvit avoir des élèves ou des famille qui viennent mettre la pression sur le chef d'établissement c'était le retour du pas de vague non je je je dirais pas ça comme ça en tout cas moi je regarde de l'avant j'ai été nommé cet été j'ai pris cette décision j'ai publié un texte réglementaire qui a permis d'acter cette décision et cette décision est aujourd'hui appliquée et les chefs d'établissements il savent qu'il y a une décision au niveau ministériel national ils la font appliquer je vraiment les en remercier parce que c'est pas toujours facile mais en tout cas aujourd'hui cette décision elle est appliquée et vous considérez qu'elle est rentrée dans les meurs parce qu'on a vu toutes les contestations que qu'il y a pu avoir au moment de cette interdiction il en a eu la première semaine les premières semaines euh mais la réalité c'est que la décision est appliquée aujourd'hui il y a plus d'abaya et de camis dans nos établissements scolaires donc moi je crois profondément que quand on prend une décision qu'on l'affirme qu'on l'assume et qu'on se donne les moyens qu'elle puisse être appliquée et ça passe aussi par de l'humain c'est pour ça que c'était important que les personnes formées à la laïcité aux valeurs de la République soit dans les établissements pour la faire appliquer on voit que c'est possible et ça ça fait le lien avec beaucoup de sujets parce qu'on parle souvent des enseignants des difficultés qui peut y avoir de l'autocensure qui peut exister aussi sur un certain nombre de sujets comme la laïcité quand vous êtes un enseignant que vous devez expliquer à vos élèves ce qu'est la laïcité et comment elle s'applique à l'école avec la loi de 2004 mais que vous avez en face de vous des élèves qui ne respectent pas cette loi puisqu'il porte une tenue religieuse c'est très difficile de faire cours en réaffirmant ces règles en les faisant appliquer oui je pense que on franchit quand même un pas important pour ces questions de laïcité dans nos établissements scolaires et je vais vous poser une question précise sur cette question de l'autocensure des des professeurs un mot juste avant on a vu les réactions comment dire suscité par votre interdiction de de laaba et des camis notamment à l'international dans les dans les pays arabes on a vu aussi euh des en l'occurrence une une revue terroriste Akpa qui appelait à viser un ministère en France sans préciser s'il s'agissait de votre ministère ou d'un autre ministère est-ce que vous avez eu le sentiment en prenant cette décision euh d'être en danger est-ce que vous avez fait l'objet de menace de ce point de vue-là non mais alors sur ces sujets là vous savez je et notamment pour des raisons de sécurité euh il m'est plutôt indiqué de ne pas m'exprimer et de donner de détails maintenant c'est en tout cas une décision que j'assume totalement et moi je mène un combat pour la défense de nos valeurs républicaines dans l'école pour le respect des règles à l'école et c'est pas des menaces qui vont me faire reculer de ce point il eu des il y a eu des menaces plus que quand vous étiez vous étiez ministre du Budget avant est-ce que vous avez eu le sentiment d'être davantage une cible je je je ne rentre pas dans ces dans ces sujets là notamment pour encore une fois des raisons de de sécurité sur la question de l'autocensure des professeurs on Contin continu à avoir ces témoignages on a eu un livre passionnant de Jean-Pierre Aubin qui était à l'origine du du rapport qui a abouti à la loi de 2004 sur les sces religieux et qui continue à dire moi quand je vois ce qu' s'est passé j'ai peur d'enseigner la choix j'ai peur d'enseigner la biologie qu'est-ce que vous pouvez leur dire à ces professeurs là aujourd'hui il y a un enseignant sur deux qui déclare cette être déjà autocensuré par crainte de réaction ou de représaill de certains élèves liés à leur enseignement ça peut être des professeurs d'histoire géographie sur la Choa ou sur d'autres faits historiques ça peut être sur la laïcité ça peut être des professeurs de sciences de la vie et de la terre sur la théorie de l'évolution ou autre ça peut être des professeurs de LED des professeurs de philosophie c'est un véritable enjeu moi je pense d'abord que ça passe par une réaffirmation absolue des règles un soutien absolu aux enseignants et que dès lors qu'il y a un enseignant qui est contesté ou qui est menacé ça passe par le fait d'être implacable et d'avoir des sanctions extrêmement fermes moi je me bats aussi pour rappeler quelque chose qui peut sembler banal mais qui est malheureusement pas partout c'est que la relation entre un enseignant et ses élèves ce n'est pas une relation d'égal à égal il y a celui qui sait et il y a ceux qui apprennent et celui qui sait a une autorité qui est l'autorité de son savoir ça paraît comme ça banal ça paraît peut-être quelque chose de de d'évident pour certains qui nous regardent malheureusement je constate que ça ne l''est pas partout et une fois que vous avez rappelé ça faut faire appliquer ce principe et ça suffit parce que il y avait un livre qui s'appelait les territoires perdus de la République qui était publié au début des années 2000 avec ces constats là répétés et beaucoup de ministres de l'éducation national sont arrivés en disant je laisserai rien passer pas le sentiment que ces autocensures là est particulièrement reculé alors parce que le phénomène est très structurant donc il faut une batterie de mesure mais d'abord le réaffirmer ensuite le faire appliquer quand je prends des sanctions compris en matière d'exclusion sans délai pour des élèves qui ont eu un comportement inacceptable pendant le temps d'hommage à Samuel paatti et Dominique Bernard on montre que la fer fermeté elle s'applique et que les sanctions elles sont prises au quotidien je pense que c'est très important de le faire y compris en matière d'exemple pour les autres élèves et puis enfin vous avez effectivement pour certains enseignements dans certains territoires où des enseignants peuvent effectivement s'autocensurer par crainte de réaction dans leur classe sur certains enseignements là il y a je pense des mesures dédiées à trouver j'en ai beaucoup parlé avec les organisations syndicales je vais continuer à le faire je me déplace beaucoup dans les établissements scolaires j'ai déjà vu des enseignants me dire est-ce que que par exemple sur tel sujet sur tel cours on sent qu'il peut y avoir particulièrement des tensions parfois avec certains élèves est-ce que ça serait possible si on en fait la demande d'avoir peut-être un enseignant qui vient d'un autre établissement ou un formateur qui vient faire le cours avec nous pour partager un peu la responsabilité et partager un peu le poids de cet enseignement là par exemple sur prenons un point précis d'actualité des professeurs vont être amené à aborder en classe la question du conflit au Proche Orient on sait toutes les difficultés que cela peut impliquer exemple là vous savez que c'est un enseignement et un cours qui revient chaque année et que quand avant même AUD c'est toujours un moment qui est évidemment les professeurs d'ire vous craigz que ce soit un absès de fixation supplémentaire moi je je fais confiance j'ai une confiance absolue en nos enseignants ils savent que voilà c'est l'histoire vivante donc chaque année c'est toujours un moment qui est particulier au moment de ces ces cours d'histoire ils le font avec un très grand professionnalisme ils savent que l'importance c'est toujours de s'attacher aux faits maintenant ce que je dis c'est qu'on doit trouver une organisation et j'y travaille avec les organisations syndicales il y a des idées qui me sont données sur le terrain par des enseignants pour que si des enseignants en font la demande sur certains sujets ils puissent avoir le concours d'un autre adulte d'un autre enseignant d'un formateur qui peut venir faire le cours faire classe avec eux il faut que ça soit possible maintenant il faut pas que ça soit obligatoire il faut que ça soit toujours quand c'est demandé par l'enseignant lui-même moi j'ai vu des enseignants sur le terrain qui m'ont dit que c'est quelque chose qu'il souhaiteraiit pouvoir avoir sur certains cours euh je vrais pour terminer Gabriel Atal aborder deux sujets d'actualité avec vous le premier c'est la polémique de la semaine entre le ministre de l'Intérieur Gérard haranin et Karim Benzema le premier accusant le footballeur d'avoir je cite des liens notoires avec les Frères musulmans eu est-ce que vous pensez aussi que Karim Benzema est lié aux Frères musulmans moi je suis ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse je n'ai je n'ai pas les les informations dont dispose mon mon collègue ministre de l'Intérieur est-ce que vous considérez que c'est le le le moment de lancer ce type de ce type de polémique quand on est ministre de l'Intérieur et précisément qu'on fait face à ce ces moments de crise aussi aussi tendu je suis pas là pour faire la leçon et encore une fois mon collègue ministre de l'Intérieur je crois qu'il a eu l'occasion de le dire sur votre plateau dispose d'informations dans sa qualité de ministre de l'Intérieur voilà moi je n'ai pas ces informations là donc je peux ni confirmer ni infirmer ni me prononcer sur sur ce sujet vous ne voulez pas polémiquer je comprends malgré tout vous êtes à la tête d'une institution où il y a beaucoup de jeunes qui pour certains peuvent prendre Karim Benzema comme un modèle considérer que voilà c'est quelqu'un qu'on écoute qu'on suit sur les réseaux sociaux 200 millions de de de de followers je crois est-ce que vous avez été choqué par le fait qu'il s'exprime sur ce qui s'était passé à Gaza et pas sur le reste non enfin moi je suis pas là pour donner laçon à qui que ce soit maintenant ce que je peux vous dire d'une manière générale c'est que c'est vrai que il y a des voix notamment dans le sport mais aussi dans la culture qui parl au jeunes euh et que c'est vrai que je pense que toutes ces voixl ont une forme de responsabilité passer un certain nombre de messages ça vaut pour ces sujetsl ça vaut aussi par exemple sur la question de la lutte contre le harcèlement scolaire vous savez que c'est ma grande cause la lutte contre le harcèlement scolaire on aura la journée non au harcèlement qui aura lieu le 9 novembre prochain je travaille là en ce moment justement pour qu'on puisse avoir des voix écouté reconnues par les jeunes qui puissent s'exprimer et passer un certain nombre de messages sur ce sujet donc oui c'est vrai que quand vous avez une audience forte chez les jeunes vous avez une responsabilité un tout dernier mot Gabriel Atal vous êtes le ministre le plus populaire du gouvernement ça vous donne des idées pour la suite ou pas non al là franchement vous savez par rapport à la gravité des sujets dont on vient de parler quand même euh je je quand certains disent il y a une sorte de de de course ou de bataille avec d'autres ministres comme Géral Dman pour qui pourrait prendre la la suite de d'Emmanuel Macron c'est quoi c'est des fantasmes journal enfin je je je vu ce que traverse notre pays et je parle pas uniquement de la question terroriste après le drame qu'on a vécu mais aussi les difficulté que connaissent nos concitoyens en matière de pouvoir d'achat avec l'inflation les attentes très fortes qu'il y a sur la sécurité d'une manière générale sur l'école quand même en matière d'élévation du niveau général de lutte contre le harcèlement enfin je pense pas qu'il y a un Français qui se lève le matin en se posant ses questions là et en se demandant ce qui se passera dans 4 ans je pense que c'est totalement déconnecté de des attentes de nos concitoyens aujourd'hui il pensent parfois certains disent je ne m'inter des rien c'est pas ce que vous dites mais mais c'est pas le sujet je veux dire franchement oui vous avez certains qui peuvent s'exprimer sur le sujet et et se projeter dans cet horizon là enfin moi je le dis c'est pas mon cas parce que je pense pas du tout que c'est ce qu'attendre les Français Encore une fois moi je pense que les Français ils attendent beaucoup de nous énormément de nous et de moi en particulier sur la sécurité à l'école sur l'élévation du niveau de nos élèves euh sur la lutte contre le harcèlement sur tous ces chantiers sur lesquels je suis très engagé savoir ce qui se passera honnêtement dans 4 ans enfin franchement je pense qu'il y a une forme d'indescence euh à aborder ces sujets là aujourd'hui merci beaucoup gabrielal d'avoir été l'invité de de c pas tous les jours dimanches
Gabriel Attal