Déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu | La séance est ouverte ! - 14/10/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 64 %Attaque 25 %Défensif 11 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:30Sébastien LecornuChiffre
« Le coût de la suspension pour notre système de retraite est de 400 millions d'euros en 2026 et d' 1,8 milliards d'euros en 2027. »
- 12:30Sébastien LecornuPromesse
« Le gouvernement proposera un projet qui par essence est perfectible. Il est urgent de continuer à dépenser moins. »
- 15:00Sébastien LecornuPromesse
« Nous croyons à la promotion interne, à l'ascenseur social. Je demanderai au ministre du travail et des solidarités d'engager dès cet automne des négociations par branche pour développer des parcours permettant aux salariés en bas de l'échelle de devenir agent de maîtrise et cadre. »
- 19:00Sébastien LecornuPromesse
« Je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. »
- 20:00Sébastien LecornuFait
« Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028 comme l'avait précisément demander la CFDT. »
- 21:00Sébastien LecornuFait
« La durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028. »
- 5:20Sébastien LecornuFait
« Vous êtes le seul homme du pays à avoir participé à tous les gouvernements d'Emmanuel Macron, tous sans exception. »
- 6:20Sébastien LecornuFait
« Votre passage en force sur le dégel du corps électoral aura causé 15 morts et l'effondrement économique et social du territoire. »
- 8:00Sébastien LecornuFait
« Votre première décision aura été de nommer deux haut fonctionnaires pour démanteler l'État. »
- 8:40Sébastien LecornuFait
« Nous ne participerons pas à votre sauvetage. Nous avons compris qu'Emmanuel Macron ne changera pas de politique aussi longtemps qu'il restera au pouvoir. »
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Bonjour et bienvenue à l'Assemblée nationale. Vous avez pu le vivre en direct sur LCP. C'était l'événement de la semaine.
Sébastien Lecornu a affronté la représentation nationale, la DPG de tous les dangers. L'heure de vérité pour le Premier ministre qui a été reconduit par Emmanuel Macron. Il était attendu de pieds ferme par les députés notamment sur la question des retraites.
Question centrale pour les députés socialistes qui détiennent la clé de la censure. Alors qu'a-t-il dit ? Et bien on va revoir tout de suite cette déclaration de politique générale qui était très attendue et il y avait beaucoup de tension dans l'hémicycle.
À tout à l'heure. Madame la présidente, mesdames et messieurs les parlementaires, il faut savoir tirer les bienfaits d'une crise. J'ai accepté la mission que m'a confié le président de la République parce que la France doit avoir un budget, parce qu'il y a des mesures d'urgence à prendre sans attendre.
C'est un devoir. Je l'accomplirai sous certaines conditions qui découlent d'évidence de la composition de cette assemblée. Certains aimeraient voir cette crise parlementaire virer à la crise de régime.
Cela n'aura pas lieu grâce aux institutions de la 5e République et à ses soutiens. Mais cette crise a des racines. D'autres crises sont palpables, profondes, entremêlées. crise sociale, économique, financière, écologique, climatique, culturelle, internationale.
Aux crises habituelles s'ajoutent les crises imprévisibles comme celles du Covid ou de l'énergie sans oublier les guerres. En s'ajoutant à certaines dépenses qui augmentent de manière automatique, elles expliquent pour l'essentiel la situation financière dans laquelle nous sommes. Là non plus, il ne faut rien oublier.
En vérité, plus qu'une crise, je crois que nous changeons de monde créant des fractures tout aussi locales que mondiales et des bouleversements géopolitiques majeurs. Une révolution de même ampleur que la révolution industrielle remet tout en cause. Cette révolution digitale sociétale bouleverse notre façon de vivre.
Elle choque, effrait. Il y a le monde d'avant, il y a ce monde de demain. L'irruption de ce nouveau monde provoque 1000 conflits, 1000 raidissements.
Nous vivons et nous vivrons dans une époque de crise. Soit on les subit, soit on les utilise, soit on change, soit on saura changer. Le dégagisme c'est cela.
Ceux qui ne changent pas, ceux qui s'agrippent au vieux réflexes, aux postures disparaîtront. En politique comme en tout, en France comme ailleurs, le basculement du monde ne s'arrêtera pas. Au fond, c'est la place de la France et des Français dans ce nouvel environnement qui est en jeu.
Restera-t-elle parmi les pays dont la voie compte ? Restera-t-elle indépendante ? Le déclin n'est pas certain.
Le progrès non plus. Tout dépend de notre capacité à innover en matière politique comme en matière sociale, économique ou scientifique. Innover, c'est vrai pour le gouvernement.
J'ai pris acte de cet impératif. Innover, c'est assumer des ruptures. Le monde n'attend pas.
Dans la vraie vie, nos concitoyens, pas les statistiques, travaillent, s'inquiètent, attendent des solutions. J'ai proposé un gouvernement de mission, d'objectif. Il n'agira qu'avec l'Assemblée nationale et le Sénat.
À nous, au-delà des divergences, des écoles de pensées, des confrontation de valoriser ce qu'il est possible de faire ensemble. La défiance de nos concitoyens n'est pas une personne. Ou bien la politique certent des terrains d'entente ou bien ils ne les trouvent pas et la déception se répand autant que l'impuissance.
Je vous propose d'avancer. L'assemblée dans sa diversité et ses divisions ressemble au français. Elle est le fruit du choix des Français.
Elle traduit les doutes, peurs et espérances de millions de nos compatriotes. En un mot, cette assemblée n'a jamais été aussi représentative des Français. Il faut en tirer toutes les conséquences.
Jusqu'ici, on en a tiré essentiellement des conséquences négatives. On peut aussi en tirer des conséquences positives. Il serait temps pour avancer.
La première condition élémentaire est de pouvoir compter sur le soutien des députés qui portent le besoin de stabilité. Je remercie toutes celles et ceux qui ont annoncé leur soutien. J'ai proposé au président de la République un gouvernement pour donner un budget sérieux et fiable pour la France, utile et bon pour les Français dans les 3 mois.
Ce gouvernement incarne le renouvellement avec l'entrée d'experts parmi les plus compétents de notre pays. Chacun apporte une expérience incontestable. Je les en remercie.
Ils quittent des fonctions stables pour se frotter à une vie politique qui n'a pas toujours montré sa meilleure face ces derniers jours. Ils serviront le pays avec une nouvelle génération de parlementaires qui partagent l'envie d'avancer. Toutes et tous ont une feuille de route.
Tous ont conscience des difficultés pour réussir à faire avancer notre pays avec une assemblée nationale divisée. La seconde condition que j'avais sans doute insuffisamment mesuré, je le reconnais devant vous, et de tenir le gouvernement le plus éloigné possible des divergences légitimes qui s'expriment à travers les partis politiques. Il est logique que chacun affirme ses convictions.
Chacun pose ses lignes rouges avec d'autant plus de force que des élections se profilent. C'est tout naturel. Le gouvernement de la République assure la continuité de l'action de l'État, porte ses propres convictions dans le respect de la diversité de ses membres, mais il doit incarner l'ouverture au débat et au compromis. qui recherche les points d'accord d'action plutôt que de cultiver les différences parce que dans la situation du monde marquée par une instabilité financière, militaire, économique, commerciale, migratoire, climatique, mieux vaut montrer une France unie qu'une France divisée.
C'est une évidence qui est tellement évidente qu'elle disparaît tantit dans des querelles intérieures. Ce que je vous propose, c'est de trouver un chemin commun divergences. Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez.
Là encore, c'est une rupture. La troisième condition pour esser du sens à la politique, pas par des mots, mais par des actes, par une nouvelle pratique du pouvoir qui doit amener plus de progrès pour nos concitoyennes et nos concitoyens. Mesdames et messieurs les parlementaires, partagez le pouvoir avec le parlement.
Voici incontestablement une rupture de dans une assemblée divisée. Un gouvernement, même en s'appuyant sur la majorité la plus relative, ne peut dans la durée agir sans tenir compte des oppositions. Ce n'est pas possible.
Ce n'est plus possible et surtout ce n'est pas souhaitable. J'ai renoncé à utiliser l'article 49 aliné 3 de la Constitution. C'est la garantie pour l'Assemblée nationale que le débat notamment budgétaire mais pas seulement dans tous les domaines vivra ira jusqu'au bout jusqu'au vote.
Cette décision est forte de changements radicaux. La légitimité démocratique c'est une démocratie où le parlement a un rôle politique expliqué Michel Debré père de notre constitution. Le Parlement et le gouvernement ayant, je le cite encore, chacun une semblable importance dans la marge de l'État et assurant les moyens de résoudre les conflits qui sont dans tout système démocratique, la rançon de la liberté.
Et la ronçon de la liberté, pour reprendre ce terme, c'est la responsabilité. Le gouvernement présente le budget qu'il estime souhaitable. Le Parlement l'examine, le discute, le modifie.
C'est sa liberté. et 1493 sans majorité absolue. Le Parlement aura le dernier mot, c'est sa responsabilité et nous devons lui faire confiance.
Nous ne devons pas en avoir peur. Cela paraît de bon sens. C'est pourtant presque une révolution.
À vous de saisir ce pouvoir qui est une chance, un bel exercice de responsabilité pour montrer à toutes celles et à tous ceux qui doutent que la démocratie représentative n'est pas morte et que l'Assemblée nationale et le Sénat restent l'endroit du pouvoir de décision, du pouvoir d'agir. Quel parlementaire dira à ses concitoyens qu'il ne veut pas discuter le budget de l'État, le budget social de la nation, n'est-ce pas le cœur même de la fonction parlementaire ? En renonçant au 493, il n'y a plus de prétexte pour une censure préalable.
N'est-ce pas d'ailleurs ce que réclama une grande partie de cette assemblée ? Je ne reprendrai pas ici les déclarations des uns et des autres. Vous le demandiez, c'est fait.
J'avais promis une rupture, cela en est une. Les débats sur la fiscalité, sur le niveau des dépenses publiques, sur le déficit public, chaque parlementaire se prononcera. Les débats sur les moyens à allouer pour l'écologie, la sécurité, l'éducation, le logement, les collectivités locales, la culture, l'agriculture, nos services publics.
Chaque parlementaire s'en saisira. Cette fois, son vote dictera la copie finale. On verra la position de chacun sur la dette. les impôts, les dépenses, les économies, chaque vote sera un acte.
Le budget sera donc au cœur du débat. Alors, que contient ce budget initial ? Une maîtrise des comptes publics qui réduira le déficit.
Dans la copie proposée par le gouvernement, il est réduit à 4,7 % du PIB contre 4,6 % suite au retrait de la suppression des 12 jours fériers. Comme je l'ai déjà annoncé, dans tous les cas de figure, à la fin de la discussion budgétaire, ce déficit devra être à moins de 5 % du PIB car cette impératif de souveraineté s'impose à nous tous. Nous ne pouvons pas placer notre pays en dépendance durable de prêteurs étrangers et je ne serai pas le premier ministre d'un dérapage des comptes publics.
Aussi, dès 2025, nous aurons respecté les 5,4 % de déficit prévus par mon prédécesseur. Le gouvernement proposera un projet qui par essence est perfectible. Il est urgent de continuer à dépenser moins.
L'État a engagé une revue de ces dépenses. Des économies seront faites et il faudra désormais qu'elles s'inscrivve dans un cadre pluréannuel en s'appuyant sur une véritable réforme de l'État. J'y reviendrai dès demain devant le Sénat et devant vous dans les jours qui viennent. sur les dépenses de l'État.
On peut faire beaucoup à la condition de repenser son action en profondeur, de réussir sa transformation numérique, de moderniser ses interventions et d'alléger considérablement certaines procédures qui ne sont plus explicables. Tout le monde prône la simplification, nombre d'acteurs dans le pays la réclamente. Une majorité d'idées dans les deux chambres est possible sur ce sujet.
D'autres économies seront engagées en luttant plus rigoureusement contre les fraudes, qu'elles soi sociale ou fiscale. Là encore, c'est une question de justice. Trop d'argent public est gaspillé parce qu'on contrôle pas assez à quoi il sert.
Un projet de loi contre les fraudes a été déposé ce matin en même temps que le budget de l'État et de la sécurité sociale. C'est la première fois vous pouvez vous en emparer. Il y a par ailleurs des baisses d'impôts pour les petites et moyennes entreprises.
Il y aura des hausses d'impôts ciblées et exceptionnel pour certaines grandes entreprises. Baisse d'impôts d'un côté, hausse de l'autre pour mieux répartir les efforts au sein des contribuables et garder une maîtrise de nos prélèvements obligatoires qui sont déjà très élevés pour financer notre modèle de redistribution au profit des plus modestes. La fiscalité des très grandes fortunes parmi nos compatriotes a pu interpeller un certain nombre d'entre vous.
Là aussi, il faut reconnaître qu'il peut y avoir des anomalies. Nous croyons que réussir par son travail est une bonne chose. Nous voulons une société où il est bon de travailler, de réussir et d'innover.
Nous voulons aussi être vigilants au consentement, à l'impôt. Mesdames et messieurs les députés, encadrer l'optimisation fiscale, en particulier celle qui passe par les holdings, est une première réponse. Nous demanderons à créer une contribution exceptionnelle des grandes fortunes que nous proposons d'affecter au financement des investissements du futur qui touchent à notre souveraineté pour les infrastructures, la transition écologique ou la défense.
Là encore, mesdames et messieurs les députés, le débat parlementaire aura lieu. Il permettra à chacun de faire valoir ses arguments en ne perdant jamais de vue que derrière la fiscalité se pose la question du consentement à l'impôt, de la confiance et de la justice. Le débat fiscal doit être aussi un débat sur l'emploi et la croissance.
Raison pour laquelle je ne suis pas favorable à ce que le patrimoine professionnel soit touché. Je ne détaillerai pas les mesures fiscales maintenant. J'ai ouvert le débat sans tabou.
Je vous exposerai moi-même avec les ministres les propositions que j'ai faites, les modifications que je soutiendrai et celles que je combattrai. Le gouvernement proposera, "Nous débattrons, vous voterez." Sans utilisation du 493, le gouvernement devra changer de méthode.
Il faudra des discussions préalables, des compromis, le souci du détail et ne jamais refuser la technicité et la preté du débat. La loi se fera ici pas à Berc. Je montrerai moi-même l'exemple en portant la discussion générale du budget de l'État et du budget de la sécurité sociale ici même dans les tout prochains jours.
Une fois de plus, le gouvernement proposera. Nous débattrons, vous voterez. Mesdames et messieurs les parlementaires, je veux maintenant vous parler d'un sujet majeur qui a traversé notre pays, qui l'a parfois fracturé. le mérite, la dignité et le courage des travailleurs, la légitimité d'une bonne retraite.
La fierté d'être travailleur, c'est la fierté de nos entreprises qui ne sont pas l'affaire que des patrons, mais aussi de tous les salariés. C'est celle de notre industrie, de toutes nos industries et de leurs filières électronique, automobile, nucléaire, chimique, métallurgique, aéronautique, militaire. Cette fierté, c'est celle du goût de l'effort partout et pour tous.
L'effort mérite reconnaissance et récompense. Le gouvernement sera du côté des travailleurs et de celles et ceux qui veulent travailler. Le travail est la condition indispensable à la croissance et au financement de notre modèle social.
Il nous faut nous attaquer à deux problèmes majeurs. Les Français quand ils travaillent sont productifs. Par contre, ils accèdent trop tard au travail et en sortent parfois trop tôt.
Le deuxième problème est qualitatif. Nous avons en proportion trop d'emplois de services moins rémunérés et pas assez d'emplois industriels qualifiés. C'est la raison pour laquelle il est urgent d'accélérer la réindustrialisation de notre pays par l'investissement, l'innovation, mais aussi par notre politique énergétique.
Nous croyons à la promotion interne, à l'ascenseur social. Je demanderai au ministre du travail et des solidarités d'engager dès cet automne des négociations par branche pour développer des parcours permettant aux salariés en bas de l'échelle de devenir agent de maîtrise et cadre. Le travail, le mérite, la volonté de progresser doivent être encouragé et récompensé.
Comme le disait Gabriel Atal à cette tribune, on ne peut pas rester au SMIC des années sans perspective de progression. Des nouveaux ministres sont arrivés avec de nouvelles idées. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils sont là.
Le gouvernement présente un budget pour l'emploi, pour produire, pour que le travail pai. Nous soutiendrons la rémunération, le logement, la santé des travailleurs. Ce sera aussi un budget pour préserver l'outil de production avec la reprise de la baisse de la CVAE, impôt qui pèse sur la production de nos petites et moyennes entreprises.
Des propositions ont émergé de plusieurs groupes parlementaires ici-même. pour le pouvoir d'achat des travailleurs. Là aussi, toutes seront examinées, toutes seront débattu et font actuellement l'objet d'un travail technique préalable par les ministres en charge.
Une fois là encore, le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Être du côté des travailleuses et des travailleurs, c'est être aussi auprès de celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui sont à la retraite. Nous respectons les travailleurs, donc nous respectons les retraités.
Mesdames et messieurs les parlementaires, je vis donc avec quelques convictions simples, celles qu'il faut garantir l'équilibre de notre système, qu'il faut le financer pour les générations futures, qu'il faut pour chacun une retraite digne et pérenne. Il y a moins de quotisans qu'avant et plus de retraités. Cela s'impose à nous comme dans plusieurs pays européens, plus personne ne peut le nier.
Mais je ressens aussi ce que la dernière réforme pourtant nécessaire a provoqué. des tensions, des inquiétudes, de la lassitude, parfois un sentiment d'injustice ou d'incompréhension, y compris à tort ou à raison dans sa dimension démocratique. Alors, est-ce que le gouvernement est prêt à un nouveau débat sur l'avenir de notre système de retraite ?
La réponse est oui. Une réforme sociale, aussi nécessaire soit-elle, ne peut tenir que si elle est comprise et équitable. Cet enjeu reste un enjeu d'avenir.
J'ai toujours indiqué que l'avenir de nos retraites serait au cœur de la prochaine campagne présidentielle. Mais nous devons entendre que ce débat est demandé dès maintenant par des forces politiques et syndicales légitimes. Paradoxalement, cette période de quelques mois d'ici à l'élection présidentielle peut-être une opportunité pour avancer, y compris sur ce sujet difficile des retraites.
J'ajoute que la plus grande richesse pour notre pays, c'est la stabilité et la capacité à recréer la confiance entre les acteurs, notamment chez les partenaires sociaux. La maîtrise des comptes publics, la croissance, l'emploi, le renforcement de notre défense, la perspective de réformes utiles votées d'ici à 2027 repose sur notre capacité collective à acter cette stabilité politique. La plus grande richesse du pays, c'est sa capacité collective à aller de l'avant.
C'est pourquoi je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028 comme l'avait précisément demander la CFDT. En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028.
Mais je le dis ici très directement, suspendre pour suspendre n'a aucun sens. La suspension en préalable de rien serait irresponsable. Cette suspension doit installer la confiance nécessaire pour bâtir de nouvelles solutions.
La suspension pour faire mieux et la solution si chaque acteur sait en tirer quelque chose. Mesdames et messieurs les parlementaires, résumons. L'Assemblée voulait que je n'utilise plus le 493 ou pas le 493.
Je m'y suis engagé. L'assemblée voulait débattre à nouveau des retraites. Elle en débattra et chaque parlementaire pourra défendre ses opinions.
L'Assemblée voulait que le gouvernement suspende la réforme en attendant un débat, une solution, un vote. Je le fais. Ce qui permettra d'éclairer le débat lors de la future élection présidentielle.
Mais je veux être très clair, je n'endsai pas n'importe quoi. Le coût de la suspension pour notre système de retraite est de 400 millions d'euros en 2026 et d' 1,8 milliards d'euros en 2027. Cette suspension bénéficiera à terme à 3,5 millions de francis.
Elle devra donc être compensée financièrement, y compris par des mesures d'économie. Elle ne pourra pas se faire au prix d'un déficit accru. J'ai pris des engagements.
Ceux que les oppositions demandaient, j'en prends un supplémentaire et il doit être entendu par chacun, y compris mesdames et messieurs les députés, par nos prêteurs sur les marchés financiers. Je n'endsai pas un résultat qui mettrait en danger la crédibilité de notre pays et encore moins notre système de retraite tout entier. Je fais des pas en avant à chacun aussi d'en faire.
Mesdames et messieurs, les parlementaires, je veux être encore plus précis. Suspendre doit être une opportunité. Débattre de la question des retraites n'est pas seulement une équation financière, elle est partie intégrante de notre contrat social et ce contrat a besoin lui aussi d'une refondation d'innovation, de rupture.
Ce gouvernement est prêt à renforcer le paritarisme, à faire confiance à la démocratie sociale. Une fois encore, suspendre la réforme n'a de sens que si c'est pour aller plus loin. Je propose dans les prochaines semaines d'organiser une conférence sur les retraites et le travail en accord avec les partenaires sociaux.
Grâce à la suspension, cette conférence aura le temps de se prononcer avant l'élection présidentielle. Elle se posera la question de l'ensemble de la gestion de notre système de retraite. Certains veulent les systèmes par point, d'autres par capitalisation.
D'autres veulent abandonner toute référence d'âge, mais ces propositions ne valent que si l'on sait qui est responsable aux partenaires sociaux de s'emparer ou non de cette responsabilité de gérer le régime, ce serait revenir aux sources historiques de notre modèle de retraite. C'est d'ailleurs ce que font toujours nos voisins européens. Le gouvernement y est prêt.
J'ai confiance dans la démocratie sociale, confiance dans la démocratie parlementaire. Si la conférence conclut, le gouvernement transposera l'accord dans la loi et le parlement décidera. Sinon, il appartiendra au candidat à l'élection présidentielle de faire leur proposition et aux Français de les trancher.
Elle pourra rendre ses premières conclusions au printemps prochain. Mais il y a aussi des urgences. J'ai inscrit comme si était engagé mon prédécesseur dans le budget de la sécurité sociale une amélioration concernant les retraites des femmes.
Là aussi, je pense que c'est consensuel, inutile d'attendre. La conférence devra aborder d'autres sujets cruciaux comme l'attractivité de certains métiers indispensable, le travail pénible, l'usure au travail et les carrières longues. Voilà une discussion qui a été bloquée depuis 23 ans.
Paradoxalement, la rupture c'est de conclure. Là encore, le gouvernement proposera "Nous débattrons, vous voterez." Je le dis 110 tours.
Suspendre, ce n'est pas renoncé, ce n'est pas reculé. Si nous savons utiliser ce temps avec intelligence et volonté d'avancer, la cohésion sociale, l'unité du pays et donc sa stabilité sont une force. La division, elle a à un coup, chacun doit l'assumer.
Mesdames et messieurs les parlementaires, partage du pouvoir entre le gouvernement et l'Assemblée. Partage du pouvoir entre le gouvernement et les partenaires sociaux. partage du pouvoir aussi avec les collectivités locales, pas pour faire plaisir aux élus locaux, j'en suis un, mais pour être efficace au service des Français.
On le dit souvent, on le fait rarement, déjà avec une urgence sensible la réforme institutionnelle pour la Nouvelle-Calédonie. La fin des accords de Numéa a laissé un vide institutionnel qu'il faut combler pour permettre la paix sur le caillou. L'accord de Bougival permet un chemin de réconciliation.
Il doit être transcrit dans la Constitution. Le gouvernement proposera la discussion de ce texte avant la fin de l'année afin que les Calédoniens puisse être consultés au printemps 2026. C'est une urgence.
Mais ce serait une erreur de croire que la Nouvelle-Calédonie est un cas à part. La question des outresemères se pose aussi avec la même urgence. Un projet de loi concernant la vie chère est prêt.
Il ne faut pas attendre. Certains territoires comme aux Antilles et en Guyan réfléchissent à leur avenir institutionnel. Nous devons les accompagner.
Un projet de loi constitutionnel concernant la Corse, fruit de 2 années de discussion, lui aussi est prêt. Rien ne serait pire pour l'État que de renier sa parole. Là aussi, l'Assemblée nationale et le Sénat débattront et trancheront.
Nos concitoyens veulent que le pouvoir soit proche d'eux, adapté aux réalités de terrain. Je proposerai donc en décembre un projet de loi pour renforcer le pouvoir local, un nouvel acte de décentralisation lui seul permettra de réformer l'État de manière globale et d'améliorer le fonctionnement de tous nos services publics. Qu'est-ce que l'on attend de l'État ?
C'est la question centrale. La police, la justice, la sécurité, la défense, les relations internationales. Dans ces domaines, les budgets ont augmenté depuis 2017 et continueront d'augmenter.
L'État s'est renforcé parce que ce sont des missions que lui seul peut exercer. Pour le reste, quel doit être le niveau de décision locale ? Qui est responsable de quoi ?
Je proposerai un principe simple, celui de de l'identification d'un seul responsable par politique publique. Il s'agira soit d'un ministre, soit d'un préfet, soit d'un élu. Il ne faut pas décentraliser des compétences, il faut décentraliser des responsabilités avec des moyens budgétaires et fiscaux et des libertés y compris normatives.
C'est aussi une formidable occasion de repenser complètement notre planification écologique et énergétique. Nous ferons des propositions précises. Le gouvernement peut-il engager cette réforme dans les 3 mois ? vous dites que cela prendra du temps, c'est précisément parce que cela prendra du temps qu'il faut engager cette réforme tout de suite.
Sinon, elle sera reportée une fois de plus. Et jusqu'à quand ? Au plus tôt dans 2 ans après l'élection présidentielle, nous n'attendrons pas.
Des majorités sur ce texte sont possibles dans les deux chambres. Le gouvernement en proposera, nous débattrons. Vous voterez.
Mesdames et messieurs les députés, ne pas attendre. Il y a urgence. Urgence pour tenir le calendrier d'adoption du budget et voter le meilleur budget.
Urgence pour renforcer le dialogue social. Urgence avant les élection municipal de mieux répartir les compétences et réformer l'État. Si les débats de cette assemblée débutent cette semaine, cela permettra via les discussions budgétaires de répondre aux urgences pour la santé, l'accès aux soins avec France Santé pour défendre l'environnement, la sécurité pour la loi de programmation militaire.
Il y a des urgences, il y a des projets de loi qui sont prêts pour les polices municipales et la sécurité du quotidien, pour le statut de l'élu. Des discussions sensibles doivent se poursuivre notamment sur la fin de vie. Des combats doivent sans cesse être menés contre le racisme, l'homophobie, l'antissémitisme pour l'égalité entre les femmes et les hommes.
La soif absolue de nos compatriotes pour leur sécurité, pour la justice et le respect de la loi doit être entendu sur chaque banc de cette assemblée. Les enjeux migratoires à venir, tant liés à la démographie, au réchauffement climatique et au terrorisme, pose un défi imminent qui ne peut être nié. J'y reviendrai.
Les ministres y reviendront à condition d'oser discuter, agir, avancer. Tout cela, nous pouvons le faire ensemble dans les mois qui viennent si nous mettons fin, mesdames et messieurs les parlementaires, à cette crise. Désormais, cela dépend de vous.
Je sais, je n'ai pas obéi à l'exercice de style habituel d'une déclaration de politique générale collectant chaque domaine d'intervention de l'État, citant chacune des préoccupations de nos concitoyens dans leur travail, leurs familles, leur village ou leur ville. Que personne ne se sente oublié. Je pense sinon à tout.
Je n'en ai pas la prétention, en tout cas à toutes et à tous. Cela est facile. Il me suffit de me sentir utile à mon pays et je vous le dis avec toute ma conviction. avec aussi tout ce que j'ai appris au ministère des armées, les seuls qui se réjouiraient d'une crise, d'une panne budgétaire en France, ce ne sont pas les amis de la France. qui parmi les Français se sentira mieux si la France se divise plus encore, si elle est plus faible, si elle repousse les questions de fond et les questions d'urgence à plus tard.
Je ne vous ai pas fait un discours de politique générale convenu. Je reviendrai ici pour expliquer la politique que le gouvernement entends fondamentaux. Je me suis engagé à revenir pour expliquer le budget parce qu'il traduit une politique pour la France.
Mais je reviendrai aussi sur les questions de sécurité, d'immigration, d'énergie, de transition écologique, d'éducation, du numérique. Sur tout cela, nous ferons des propositions, nous débattrons et à la fin vous voterez. Je ne vous ai pas présenté un programme à long terme.
C'est un gouvernement de mission. L'urgence est de redonner son sens à la politique, de redonner confiance en la politique, de respecter les engagements de chacun, y compris ceux des oppositions. La vraie démocratie permet à celles et ceux qui ne sont pas d'accord de travailler ensemble sans rien ren de leur conviction.
C'est ce qui se passe dans toutes les démocraties du monde et même dans tous les conseils municipaux de France. Osons, il suffit de faire un pas. C'est comme cela que l'on avance pour la France et pour les Français.
Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le Premier ministre. Voilà pour cette DPG de Sébastien Lecornu à l'Assemblée nationale.
Principale annonce la décision de suspendre jusqu'à l'élection présidentielle de 2027 la réforme des retraites. Décision de suspension à la fois sur la mesure d'âge mais aussi sur la durée de cotisation qui restera donc à 170 trimestres, a dit le premier ministre reconduit par le président de la République. Il promet aussi de se passer de l'article 493 de la Constitution.
Ce fameux article qui permet jusqu'à présent à un gouvernement de passer des réformes sans vote. Et bien ce sera fini a dit Sébastien Lecnu. Le Parlement aura le dernier mot.
Tout de suite, on va écouter la réaction, les positions des différents groupes politiques de l'Assemblée nationale à commencer par celle de Laurent Voquier qui fustige ses partenaires de gauche. Écoutez, au cours des 10 derniers jours, la politique française a donné le pire des spectacles. Une image terrible.
Oui, mais ayez juste messieurs et mesdames l'élémentaire lucidité consistant à vous dire que vous y avez tous contribué, que chacun a contribué à cette situation lamentable dans laquelle la politique française s'est abîmée. Ceux qui ont joué avec la censure et qui visiblement ont plus de mal à faire leur autocritique. qui ont la volonté de tout faire tomber parce qu'ils y voient leurs intérêts.
Et ceux, oui, reconnaissons-le, qui veulent que rien ne change alors que les Français aspirent à plus de rupture. Et vos rires sarcastiques sont l'illustration de votre incapacité à vous poser les bonnes questions. Les Français regardent cela.
Il regardent tout le monde. Il le regardent avec un mélange d'écurement. Il le regarde aussi avec de la colère. et il le regarde plus que tout.
Et vous feriez bien de l'entendre, vous qui traitez cela avec tant de légèreté, avec une profonde inquiétude. Et ne vous y trompez pas, il juge avec sévérité ceux qui jouent avec cette inquiétude parce que nous sommes dans une des pires périodes d'instabilité qui est connue notre histoire. Parce que cela renvoie à la période que nous avons connue sous la 3e République où à la fin du 19e siècle, les gouvernements duraient à peine quelques semaines et certains ici semblent s'en réjouir parce que cela renvoie à une période au moment de la guerre d'Algérie où les gouvernements n'étaient pas capables de tenir tellement plus longtemps et certains ici ne devraient pas se réjouir de ce chaos.
Mais au moins, vous qui semblez si imperméable à cette inquiétude des Français, à l'époque la France pouvait compter sur une économie solide. À l'époque, la France pouvait compter sur une économie prospère qui protégeait ses compatriotes. Aujourd'hui, notre nation fait face à une triple crise.
Une crise politique, certains ici la nourrissent. une crise économique, certains ici n'y semblent pas sensibles, et une crise géopolitique au moment où notre nation danse au-dessus du volcan. Aucun d'entre nous, je l'espère, aucun d'entre nous sincèrement ne peut s'en réjouir et chacun d'entre nous, j'en suis sûr, queles que soient les différences politiques qui sont les nôtres, aspirent à ce que notre pays retrouve les chemins de l'intérêt général et il est urgent de tourner cette page catastrophique pour la politique française et cela suppose un certain effort, un certain effort de chacun.
Est-ce qu'il y a de fortes différences politiques entre nous ? C'est une évidence. Est-ce que nous sommes tous convaincu que l'élection présidentielle dans nos institutions est la seule qui soit fondatrice ?
Évidemment, est-ce que ce moment de confrontation entre les visions politiques des uns et des autres viendra ? Tout le monde le sait. Mais entre-temps, il y a une question qui nous est posée.
Est-ce que nous voulons tout détruire ? Où est-ce que nous sommes capables de faire des efforts les uns vers les autres ? 1 an. 1 an.
Juste 1 an. 1 an avant qu'il y ait la campagne présidentielle. 1 an avant ce débat décisif sur les causes de notre impuissance et les moyens d'en sortir.
Et entre-temps juste faire cet effort minimal. qui consiste à trouver des compromis plutôt que de s'écharper, qui consiste juste tout simplement à discuter plutôt que de parier sur une éème élection par défaut. Que chaque injuste soit capable de ce petit effort agir pour le moindre mal dans cette période où le pire est possible et où nous devrions tous le redouter.
Et les Français, chers collègues, c'est cette lucidité que les Français attendent de nous. Ils nous disent "Entendez-vous." Ils nous disent discutez.
Ils nous disent trouver des solutions et j'en suis convaincu. Il juge avec sévérité ceux qui nourrissent le chaos. Et je le regrette, ceux qui nous écoutent ne l'entendent pas.
Mais au moment où je parle, vous avez dans cet hémicycle sur les debouts ceux qui ne sont que capables de hurler, qui sont incapables d'écouter et qui sont incapables juste de se respecter et qui continuent à nourrir cette image lamentable de la politique française. Monsieur le Premier ministre, c'est la condition pour que votre gouvernement puisse agir. Oui, l'Assemblée nationale est divisée mais cela n'empêche pas d'avancer.
La France l'a réussi par le passé et bien des démocraties autour de nous y parviennent. Dans un climat de division politique, trouver des équilibres, ne pas prétendre tout faire pour se concentrer sur l'essentiel. ce que vous avez rappelé, monsieur le premier ministre dans votre discours.
Les gouvernements d'Antoine Pinet pour la restauration de l'équilibre budgétaire, cher Michel, y était parvenu celui de Pierre Mindfance avec la fin des guerres coloniales y était parvenu. Le pays à l'époque avait su avancer en dépit de son instabilité politique et nous sommes convaincus avec les députés de la droite républicaine que c'est aujourd'hui notre responsabilité. C'est la position de notre groupe, monsieur le premier ministre, qui n'a pas changé depuis la dissolution.
Refuser d'abord, je l'assume et quand je les écoute dans cet hémicycle, ma détermination n'est que plus forte. refuser d'abord qu'il y ait un gouvernement sous la coupe de la France insoumise de la folie de l'extrême gauche qui est le principal danger politique pour l'avenir de notre République. [Applaudissements] Et notre deuxième priorité, c'est que la France ne soit pas bloquée et nous engageons conscient des compromis nécessaires pour que des lois indispensables soient adoptées.
Cette position, nous l'avons défini collectivement avec nos députés et nos sénateurs. Nous ne censurerons pas un gouvernement a priori et nous ne ferons pas partie de ceux qui feront tomber les premiers ministre. Cette position des députés de la droite républicaine n'a pas varié.
La France a besoin d'un minimum de stabilité. La France a besoin d'un gouvernement. La France a besoin d'un budget.
Et pour ceux qui ici ne comprennent rien, notre priorité pour les semaines à venir sera simple. Il faut donner un budget à la France parce que si nous continuons comme cela, il n'y aura pas de budget pour protéger les Français. Et il faut dire les choses.
Priver la France de budget, c'est aggraver le déficit déjà le plus élevé de la zone euro. Priver la France de budget, c'est nous mettre dans la main des créanciers. Priver la France de budget, c'est le poison de l'incertitude.
Les Français ne consomment plus parce qu'ils sont inquiets. Les entreprises n'investissent plus parce qu'elles sont inquiètes. Et vous feriez bien d'écouter les commerçants et les artisans de ce pays qui nous disent tous : "La situation n'a jamais été aussi difficile à cause de l'instabilité politique que certains nourrissent ici.
Priver la France de budget, c'est geler les moyens dédiés à l'hôpital. C'est geler les moyens dédiés à la santé et c'est même monsieur le premier ministre geler les moyens consacré à nos armées dans un contexte géopolitique encore plus menaçant que celui de la guerre froide. Et monsieur le premier ministre, je me permets de rappeler ici une évidence parce que les débats de ces derniers jours ont tourné le dos au bon sens.
Monsieur Tangi, s'il vous plaît. Le sujet, il y a un peu de tension dans l'hémissi que ceux qui nous écoutent ne voient pas parce que certains se comportent n'importe comment. Voilà, c'est un peu regrettable mais ça me permet de l'expliquer à ceux qui nous écoutent.
Monsieur le Premier ministre, je me permets donc de rappeler ici une évidence. Le sujet n'est pas d'augmenter les impôts dans un pays qui a le record de la fiscalité au monde. Le sujet, c'est de les baisser.
Monsieur le Premier ministre, il y a les questions de fond et il y a les questions démocratiques. Nous avons eu au sein du groupe écologiste et social des débats. Il n'y avait pas de vote évident sur la question de la censure.
Vous l'avez vu, nous sommes profondément opposés aux orientations de votre gouvernement. Mais comme vous l'avez dit, nous devons dans une assemblée savoir travailler ensemble tout en étant opposé. Et pourtant, le groupe écologiste et social ira à la censure.
Oui, parce que nous sommes opposés à votre politique, mais tout particulièrement parce que nous refusons d'assister sans réagir à l'accarement du pouvoir par Emmanuel Macron. Monsieur le Premier ministre, vous devez reconnaître aujourd'hui, regardez autour de vous, il est bien loin le temps où il y avait 3 361 sièges occupés par des soutiens du président de la République. Aujourd'hui, vous avez finalement deux groupes qui sont en soutien du président de la République et qui sont largement affaiblis en nombre de parlementaires.
Vous avez le groupe Hison qui est certes dans votre majorité mais demande une présidentielle anticipée et donc le départ d'un président détesté. Et vous avez enfin les Républicains qui vous ont forcé par un tweet de leur chef à démissionner. Mais vraiment, pouvez-vous compter dessus ?
Vous avez un socle parlementaire fragile, en décomposition, affaiblie et minoritaire. En d'autres termes, vous avez réussi une seule chose, c'est sans doute de nommer à votre gouvernement des visages jusqu'à inconnu, laissant l'espoir que, comme vous l'avez dit, il serait détaché des partis. Mais finalement, ce n'est pas un gouvernement détaché des partis que vous avez constitué, mais un gouvernement subordonné à une à Emmanuel Macron.
Parce que voilà, derrière la façade, ce sont les ex-conseillers présidentiels, des fidèles de Jean-Michel Blanqueur, un ancien secrétaire d'état auprès de Christophe Castaner et de nombreux fidèles du président de la République qui constituent votre gouvernement. Alors voilà, nous nous refusons cette mascarade qui consiste à dire qu'on a tout changé pour rien changer car cela a un prix et un prix qui est élevé. C'est celui de l'affaiblissement du fondement le plus précieux de notre République, la confiance des citoyens envers celles et ceux qu'ils les ont élus pour les représenter.
Cette confiance, vous le sentez, elle s'affaiblit, elle est en train de presque de disparaître parce qu'à force, il y a les mots et il y a les actes. Et sur cette question de confiance, alors certes, vous n'étiez pas premier ministre, mais il y a des précédents avant vous, je n'ai plus le temps d'y revenir. La dernière chose que je voudrais dire puisque quand on suis passé notes forcément le temps court c'est vous êtes gauliste.
Et bien voilà, vous m'avez cité le discours de Bailleux, je suis donc allé le lire monsieur le premier ministre. Il y avait cette phrase du général de Gaulle : "Le trouble dans l'État pour conséquence inéluctable la désaffection des citoyens à l'égard des institutions. Il suffit alors d'une occasion pour faire apparaître la menace de la dictature.
Nous n'en sommes pas là mais aujourd'hui le trouble de l'État c'est vous. C'est le refus d'Emmanuel Macron de lâcher les reines d'un pouvoir. C'est l'imposition de la volonté d'une minorité à la majorité du peuple français.
Et à un moment où nous faisons face à une l'international réactionnaire, nous ne pouvons pas accepter même sous des formes mondaine, même avec un discours bien posé, un accaparement du pouvoir. C'est la décision du peuple qui doit toujours prime. Il y a un an seulement et cette assemblée nationale est issue de leur vote qui lui est souverain.
Ils ne l'ont pas fait contre leur gré ou à la légère. Ils l'ont fait en pleine conscience. Comme en témoigne le taux de participation inégalé depuis des décennies lors de ces élections.
Ils l'ont fait pour envoyer deux messages que cela plaise ou non à certains ici. Ils ont d'abord dit "Nous ne voulons pas de l'extrême droite au pouvoir." Et ils ont dit aussi "Vous avez tous ces choix à nous convaincre, ceux qui sont en place depuis 2017 comme ceux qui aspirent à gouverner. et ils nous ont donc dit entendez-vous pour faire mieux.
Alors évidemment, ça ne satisfait personne mais cela s'impose à nous tous et j'entends ceux qui réclament la longueur de tribune de faire revoter les Français espérant à chaque fois que ce vote leur soit favorable et s'il leur déplaît continueront de le remettre en cause. Et voici qu'à son tour le Rassemblement national joint ses voix à celle de la France insoumise dans une forme de réflexe pavlovien. sautant sur leur fauteuil comme des cabris.
Censure, censure, censure comme seule réponse au mots du pays. Abandonnant la stratégie abandonnant la stratégie de la cravate pour celle de la cravache. Ils dévoilent ainsi leur vrai visage et deviennent les mêmes agents d'instabilité que leurs collègues insoumis. les élections, mais le vote n'est pas une loterie et on ne continue pas à jouer jusqu'à espérer gagner parce que ça n'est pas un jeu et respecter le vote, cela porte un nom et je sais que nous sommes nombreux et majoritaires à chérir ce nom et ce mot, c'est celui de démocratie.
Si l'on veut que notre assemblée soit respectée des Français, il faut les respecter dans leur vote car nous sommes condamnés à nous entendre plutôt qu'à nous opposer. Et je dois avouer qu'il y a pire qu'enation tout de même que savoir que celle d'avoir à chercher des compromis. N'en déplaise à ceux qui veulent le chaos et le conflit.
C'est la manière dont fonctionne toutes les grandes démocraties. Et j'ai été heureux déjà d'entendre des voix à gauche et à droite, plaidant désormais pour le compromis et abandonnant leur ligne rouge. Comme nous le demandions depuis des années, on a donc jamais tort d'avoir raison trop tôt.
Et ce n'est pas parce que les Français ont constitué cette assemblée fragmentée qu'il nous invite par nos attitudes et nos décisions à nous fracturer plus encore. Je crois au contraire qu'il nous demande de trouver un point d'équilibre et une forme de stabilité. Quand cet état d'esprit qui nous guide, le budget que présente aujourd'hui le gouvernement n'est pas pour nous un texte d'adhésion, mais déjà un compromis.
Oui, il comporte des mesures que nous n'aurions pas proposé. Ainsi, bien que nous restions fermement opposés à toute hausse généralisé des impôts, nous ne rejetterons pas par principe les ajustements nécessaires à la stabilité politique à partir du moment où ceci ne contreviennent pas à notre stabilité financière. Comme nous le répétons depuis des mois, aucune réforme structurelle ne pourra voir le jour dans pareil hémicycle.
Faisons alors preuve d'humilité et de tempérance. Le temps n'est pas venu pour qu'un parti, quel qu'il soit puisse prétendre appliquer son programme rien que son programme. Chacun dans cet hémicycle doit faire un pas, mais entendons-nous bien, un pas en avant pour le pays et non pas en arrière.
Je sais qu'on va me dire qu'on devrait s'accorder sur la suspension de la réforme des retraites, que ce geste ouvrirait la voie à la stabilité politique tant recherché, que somme toutes, ce ne serait qu'un compromis technique comptablement supportable. Mais mes chers collègues, intérisement serait à mes yeux profond dévastateur car la réalité est là, implacable. Nous devons être plus nombreux à travailler et le faire plus longtemps.
Nous avons aujourd'hui un système qui repose sur 1,8 actifs cotisant pour un retraité là où il a été conçu avec 4,1 actifs cotisants pour un retraité. Dans le même temps, si la durée en retraite était à l'origine de 5 ans en moyenne, elle est aujourd'hui de plus de 22 ans. Notre système de retraite par répartition ne peut pas continuer à fonctionner avec trois fois moins de cotisans pour une durée d'indemnisation quatre fois supérieure.
C'est une folie. Le groupe Horizon et Indépendant est prêt à discuter d'un compromis sur les améliorations possibles d'une réforme de retraite, sur celle des femmes, sur les carrières hachées, les carrières longues ou encore la pénibilité. Mais suspendre la réforme des retraites pour offrir une victoire politique aussi symbolique qu'éphémère au groupe socialiste, est une dangereuse facilité.
Car le compromis politique ne saurait se bâtir au détriment de l'intérêt général. Une nation qui renoncerait à la rigueur de ses engagements, à la cohérence de ses choix, perdrait la confiance de ses partenaires comme celle de ses citoyens. Et puis, disons-le clairement, la gauche a choisi de faire de la suspension de la réforme des retraites son nouveau totem et j'en suis tristement persuadé, monsieur le premier ministre.
D'autres lignes rouges apparaîtront demain. Nous connaissons la tendance à l'assuranenchère de nos collègues. S'il s'y adonnait, il nous conduirait immanquablement à l'échec budgétaire de demain.
Je l'annonce ici, nous ne voterons pas n'importe quoi. Pour des objectifs de court terme. Nous ne rendons pas service à nos concitoyens en mettant la vérité sous le tapis.
Le courage politique, c'est de dire la vérité, c'est de reconnaître que sans équilibre financier, il n'y a pas de justice sociale. Et c'est précisément cela que nous défendons. Monsieur le Premier ministre, votre première mission sera de vous libérer de cette tutelle présidentielle.
En réalité, monsieur le Premier ministre, vous devez couper le cordon et trouver l'oxygène par vous-même en lien avec le Parlement. Notre constitution est bien faite. D'ailleurs, dans son article 20, il est clairement inscrit que le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. le gouvernement, votre gouvernement et non le président de la République.
Vous avez à raison parler de rupture. C'est la toute première à engager. Les autres ruptures concernent les politiques à menées.
Elles ne peuvent et ne doivent pas se conduire dans le droit fil des 8 dernières années. Alors que l'urgence est à fournir un budget à notre pays, nous vous demandons la mise en œuvre rapide de mesures attendues et plébiscité par les Français. Vous le savez, notre groupe a été en pointe contre la réforme des retraites.
Elle a été le premier à avoir demandé sa suspension et l'idée de réunir une conférence de financement. Il s'agit là d'un discours impératif, démocratique mais aussi économique tant la censure et la dissolution aurait un coût largement supérieur de l'ordre de 15 milliards d'euros à cette suspension. J'ai entendu ce que vous avez annoncé sur la réforme des retraites.
C'est une avancée. C'est même, considérons-le, potentiellement, je dis bien potentiellement une victoire pour notamment ceux qui vont pouvoir bénéficier d'un départ anticipé à la retraite par rapport à ce qui était la loi Borne. Je dis potentiellement parce que j'ai entendu derrière votre prise de parole beaucoup de parlementaires du groupe du bloc central dire à quel point ils allaient combattre cette mesure et que il comprenaient que vous en faisiez l'annonce pour pouvoir démarrer le débat budgétaire et pas être censuré immédiatement.
Mais quand les choses viendront en débat dans l'hémicycle, ils utiliseront tout leur poids pour essayer de la combattre et que cette suspension n'adienne pas. Alors, on connaît les habilités du débat parlementaire et donc nous serons extrêmement extrêmement vigilants. Et je dois vous dire que cette première victoire que nous enregistrons aujourd'hui, on la doit surtout et je veux les saluer ici à cet instant à l'opiniatreté des syndicats et des mobilisations sociales qui ont jamais lâché l'affaire et à ceux qui ici dans cet émissi non n'ont pas non plus jamais lâché l'affaire sur la réforme des retraites.
Quand vous dans la majorité vous pensiez que les Français étaient passés à autre chose, nous on rappelait à quel point cette injustice marqué au fer rouge notre pays était une blessure démocratique au moins aussi importante que celle du non respect du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen. Nous vivons aujourd'hui des heures dramatiques et sans doute historiques. dramatique pour notre pays qui subit la pire crise politique au bord de la crise de régime depuis 1958.
Ces heures critiques de l'histoire sont celles où se défait notre nation victime d'un système aboutou. Notre pays s'effondre de l'intérieur et s'efface à l'extérieur. Les Français ont peur, sont sidérés.
Le monde entier nous regarde, stupéfait, ahurie, les marchés menacent. Mes chers collègues, ce chemin de croix, c'est celui de la France. Ce calver, c'est celui des Français, abîmé par votre politique, abîmé par votre bilan, 3400 milliards d'euros de dette, des dépenses publiques endémiques, le seul déficit de la zone euro à s'aggraver, le record du monde des prélèvements obligatoires, une immigration de masse qui ne cesse de croître, une insécurité record, le recul de l'indépendance énergétique et du nucléaire, l'effondrement des services publics et des faillites d'entreprises historiques.
Votre agonie coûte terriblement à la France combien de points de croissance perdus ? Combien de défaillances d'entreprise ? Combien d'emplois perdus ?
Combien d'acquisitions immobilières retardées ? Combien au global de temps perdus face à la submersion migratoire ? Combien d'occasions ratées pour affronter cette crise économique, financière, sociale dont vous êtes les responsables ?
Oui, monsieur le Premier ministre, ce chaos, vous en êtes responsable. Le chaos, c'est vous. L'irresponsabilité, c'est vous.
La chien li, c'est vous. Votre nomination constitue une ultime tentative d'un président délégitimé, effrayé par le jugement des Français pour contourner les urnes. Elle traduit une défiance envers les Français.
Elle est faite, elle s'est construite dans le déni, dans la division, dans le mépris, dans l'isolement, dans la provocation. C'est pourquoi, monsieur le Premier ministre, vous n'êtes pas un moine soldat mais plutôt un liquidateur judiciaire. [Applaudissements] Votre discours de politique générale était caducant d'avoir été prononcé.
Nous avons, mes chers collègues, face à nous le premier ministre le plus faible de l'histoire de la 5e République. Faible car abandonné par sa propre majorité, faible car animé par le seul but, le seul but et unique de se maintenir au pouvoir sans pouvoir l'exercer. faible car suspendu à la clémence du Parti socialiste, prêt à tout céder, à tout brader pour que Messieur Hollande et Fort ne baisse pas le pouce pour vous achever.
Faible et prêt, monsieur Hollande confirme qu'il est aujourd'hui le comptable de la survie de ce gouvernement. Quelle honte ! Et monsieur le Premier ministre rigole dans une belle complicité à saluer entre monsieur Hollande et la Macronie.
L'Union est faite, faible et prêt à s'aborder la compétitivité de nos entreprises, augmenter les impôts, s'attaquer aux retraités, s'aborder la réforme des retraites pour éviter le coup pré urnes. Faible carotage de l'idéologie socialiste. Monsieur le Premier ministre, bonjour.
Et monsieur le Premier ministre, au revoir. Comme vous le savez, on oppose souvent bonjour et au revoir alors que dans la langue française, dire bonjour quand on quitte une personne n'est pas incorrecte, tu parles déjà. Alors, bonjour et à bientôt, écrivait Jul Verne.
Alors, bonjour monsieur le premier ministre et nous l'espérons dès demain. Au revoir monsieur le premier ministre. En montant à cette tribune, c'est l'Himalaya d'un pays que vous avez endetté au-delà de tout que vous gravissez.
C'est la terrasse depuis laquelle vous regardez votre œuvre collective, celle de l'inaction, celle de l'absence de courage politique, celle de la soumission à l'Union européenne, celle de l'aveuglement idéologique. À n'en pas douter lorsqu'on vient de vous entendre, le plus dur quand il faut finir est de commencer. Missionner pour bricoler un budget se basant sur le plan de votre prédécesseur François Beou, vous allez en réalité éteindre la lumière du macronisme.
Monsieur le Premier ministre, vous nous aviez promis la rupture tant sur la forme que sur le fond et nous aurons la continuité et sur la forme et sur le fond et sans rien résoudre. Même conseiller ministériel, même premier déplacement, même pratique, même politique, même ministre. La France s'interroge d'ailleurs sur l'idée lumineuse du retour de Bruno Lemire la semaine dernière au gouvernement, l'homme de la ruine réfugié en Suisse qui aura la seule évocation de son nom plonger le pays dans une crise toujours plus profonde.
Une crise politique qui permit à feu Bruno Retaillot de s'ofusquer de l'idée de siéger à côté de Bruno Lemire pourtant issu du même parti politique que lui alors qu'il roucoulait depuis de longs mois entre Manuel Vals et Ellisabeth Born. sur la rupture sur la rupture gouvernementale, on repassera entre ministre épuisé, recyclé, débauché qui trouve sur ce radeau de la méduse l'espoir d'exister encore un peu et technel. Ce gouvernement ressemble à celui de l'an 1 du macronisme et comme dans l'Évangile, les premiers seront les derniers.
Quelques survivants du gouvernement rafarin nous rappelant davantage le train fantôme que le futuroscope. Un ministre de l'économie qui veut la fin du siège de la France au conseil de sécurité de l'ONU. un ministre du logement qui refuse la priorité nationale en matière de logement lui préférant la la priorité amicale.
Et quelques ministres quelques ministres LR quelques ministres LR désormais prêts à cautionner le contraire de ce qu'ils racontent à leurs derniers électeurs par ici la bonne soupe. Si les dernières gorgées dégoûtent les Français, ici l'Rsec. Et puis et puis comment ne pas voir avec ce holdup de la technure sur les grands ministères du quotidien la main mise de l'État profond qui gouverne ici en pleine lumière ?
Cela ne serait qu'anecdotique si ces acteurs ne portaient pas des convictions dangereuses à l'image de la nouvelle ministre de l'écologie, militante antinucléaire renforçant dans cette période de crise l'illisibilité écologique de ce gouvernement. Une écolobarbu, on a déjà vu une barbu ministre antinucléaire, on veut pas voir. Point de rupture sur les hommes, point de rupture sur les politiques.
Tout est tenté pour vous survivre à vous-même. Une gesticulation piteuse. Walter Benjamin écrivait "La catastrophe c'est lorsque les choses suivent leur cours et c'est votre objectif.
Reprendre le cours catastrophique des choses. Durer, tenir, continuer. On fermerait les yeux, on entendrait encore François Beou.
Alors, vous faites semblant, vous faites semblant, monsieur le premier ministre, de renoncer à l'utilisation du 493 pour mieux achever le débat budgétaire par ordonnance. Ces derniers jours, le plus grand cargo à voile du monde a accosté à Saint-Nazer. Un bateau français montrant que l'innovation rime avec décarbonation, que des solutions existent pour réussir la transition écologique et que ces solutions, elles peuvent être françaises.
Et puisque nous parlons transport, la 320 est devenue depuis quelques jours l'avion le plus commandé au monde et Airbus a annoncé agrandir son site de Toulouse et accélérer les recrutements. La preuve que nous pouvons encore être pionniers et que nous ne devons rien lâcher. La preuve que la transition écologique est possible, qu'elle avance mais qu'elle ne pourra jamais se faire si nous misons encore sur les blocages.
Ces derniers jours, un homme, Charlie d'Alin a confié son histoire, celle du courage, en ayant gagné le vent des globes malgré un cancer. Dimanche dernier dans des milliers de communes de France dans toutes nos circonscriptions, des concerts et démarches ont eu lieu pour octobre rose pour s'engager contre le cancer du sein. Hier à Évreux dans une ville en liè, on a célébré le ballon d'or d'Ousman Dembélé.
Certains trouveront peut-être tout cela dérisoire. S'il vous plaît, un peu de silence. C'est pourtant la France, c'est ça la France. vous plaît, c'est la France qui malgré les sousbressaux politiques travaille, crée, recherche.
La France qui s'engage, la France qui partage, la France qui a peur parfois qui s'insurge et se désole, c'est vrai, mais qui ne baisse jamais la tête. La France n'attend pas ses politiques pour vivre, mais les Français attendent de nous des réponses, des solutions, des actions. Ils attendent de nous d'agir, d'agir vraiment.
Monsieur le Premier ministre, vous tracez un chemin, il est étroit, nous le savons tous. Vous appelez à partager le pouvoir, à écouter, à agir avec les Français, avec les collectivités, avec les partenaires sociaux, avec les parlementaires. Partager le pouvoir, c'est ce pourquoi nous plaidons.
Vous vous êtes donné une mission. Donner un budget à la France, c'est aussi la nôtre. Assurer l'ordre, la stabilité dont le pays a besoin, c'est aussi notre volonté.
Alors, nous serons à vos côtés et au côté du gouvernement pour réussir. Avec mon groupe parlementaire, avec mon parti, nous n'avons jamais rien réclamé. Nous n'avons jamais brandi aucune ligne rouge, jamais exigé aucun poste, jamais jeté la Nathème sur aucun nom.
Pourquoi ? Parce que la seule chose que nous voulons, c'est que ça marche. C'est que ça marche même si parfois cela doit nous coûter.
Parce que ce qui compte à la fin, ce sont les Français. Ce qui compte, ce sont les femmes et les hommes de notre pays qui vivent aujourd'hui sans la politique et n'attendent plus qu'une chose qu'elle s'intéresse à nouveau à eux. Nous serons au rendez-vous.
Alors, je n'ai qu'un message à passer, qu'une chose à dire. Mettons-nous au travail. Au travail pour un budget, au travail pour réformer.
Au travail pour les Français. Je vous monsieur le Premier ministre, plus personne ne croit en vous car nous vous avons déjà vu à l'œuvre. Vous êtes le seul homme du pays à avoir participé à tous les gouvernements d'Emmanuel Macron, tous sans exception.
Depuis 2017, c'est votre haine de classe qui s'est abattue sur le pays. C'est vous qui avez déployé le GIGN et le raide contre le peuple Guadeloupéen en lutte pour le droit à l'eau et à la santé. C'est encore vous qui avez imposé la date du 3e référendum en Kan Nouvelle-Calédonie, rompant ainsi un processus de 40 ans de paix civil et de décolonisation.
Votre passage en force sur le dégel du corps électoral aura causé 15 morts et l'effondrement économique et social du territoire. C'est vous toujours qui avez enterré les revendications des gilets jaunes. Vous avez fait du peuple votre ennemi.
Vous incarnez surtout, monsieur le Premier ministre, la complicité de la France avec le génocide mené par Netaniaou contre le peuple palestinien. Vous avez mentiffirmant que la France ne livrait aucune arme à Israël. C'est le peuple de France qui vous a contraint à la plus minime des décences reconnaître l'état de Palestine qui agonise par l'abandon du monde.
C'est le peuple qui sauve l'honneur de la France en brandissant le drapeau palestinien partout. C'est le peuple lui-même qui est parti prendre la mer pour briser le blocus illégal de Gaza. Mais au-delà de votre parcours, vos actes parlent de même.
Votre premier déplacement aura été à l'hôpital pour expliquer que les problèmes budgétaires du pays sont dus au trop d'argent mis dans l'hôpital public. Les soignants épuisés et les patients abandonnés apprécieront cette saillant de ceux qui ont fermé 30000 lits en 8 ans. Votre première décision aura été de nommer deux haut fonctionnaires pour démanteler l'État.
La même méthode que Trump et Miley en Argentine qui avec sa tronçonneuse a mené son pays à la faillite piller les caisses de l'État pour engraisser le grand patronat. Ça ne marche jamais longtemps. La logique des insoumis a toujours été la même.
Nous ne participerons pas à votre sauvetage. Nous avons compris qu'Emmanuel Macron ne changera pas de politique aussi longtemps qu'il restera au pouvoir. À cet égard, la crise que nous traversons ne connaîtra pas de retour à la normale.
Le présidentialisme est crépusculaire. Emmanuel Macron a sans l'aide de quiconque abîmé sa fonction et épuisé les institutions de la 5e République. En organisant l'irresponsabilité d'un homme qui ne cesse de rejeter sur les autres les conséquences de cet acte, notre constitution permet toutes les dérives autoritaires.
Les caprices et combinent d'un seul homme à qui elle conflit les pleins pouvoirs. Mais dans les méandres de ces erments, le président nous a livré un aveu. De qui a-t-il donc le plus à craindre lui qui tremble à l'idée de voir sa politique démantelée ?
On apprend ici et là qu'Emmanuel Macron au soir du premier tour des élections législatives manigançait espérant voir l'extrême droite en tête. Il pensait alors que les fondamentaux de sa politique seraient poursuivis par d'autres moyens à l'inverse de ce qu'il pouvait espérer de nous. Le système et son assurance vie la loi de l'attraction ne trompe pas.
N'en déplaise aux frontistes ridicules qui pleurnichent toute la journée sur une prétendue alliance sur sur un scrutin qui leur aurait été volé. Apprenez la démocratie élémentaire. Vous avez perdu les élections car les Français ne voulaient pas de vous.
Gardez plutôt votre énergie pour vos procès. Ne faisons pas comme si la plus grande crise qui nous menaçait n'était pas d'abord celle d'une extrême droite aux portes du pouvoir. Pour reprendre vos mots, la défiance de nos concitoyens n'est pas une personne.
Ce qui se joue, ce n'est pas une affaire ce n'est pas qu'une affaire de désaccord stratégique entre forces de gauche, de différence de lignes politiques entre le centre, la droite ou nous. C'est notre avenir comme démocratie, comme état de droit, comme République. Et c'est ici toujours la même question qui vous est posé collègue du socle commun parlementaire, présent et à venir.
Que préférez-vous ? La soumission au maître chanteur du Rassemblement national ou la responsabilité républicaine au prix de négociation exigeante avec la gauche ? Monsieur le Premier ministre, nous vous avons écouté.
Les Français attendaient de votre déclaration et nous avec eux signe que vous les entendiez. Ils attendaient un signe comme un commencement de réparation de ce qui a été vécu comme une brutalité. La suspension de la réforme des retraites.
La voici. Enfin, c'est une victoire assurément pour les centaines de milliers de Français qui en bénéficieront chaque année. 3,5 millions de nos concitoyens, ce n'est pas rien pour qui la vie va changer.
À ceux qui veulent tout ou rien et qui souvent n'offrent rien, j'hésite à le considérer en ces termes. C'est la reconnaissance du combat mené par les organisations syndicales que je veux remercier ici. une fissure dans le dogme macroniste.
Nous prenons cette situation pour une victoire autant que pour un premier pas qui permet d'envisager les suivants, le blocage et l'abrogation. Nous vous avons écouté, monsieur le Premier ministre, comme un gage de confiance dans le Parlement, vous avez accepté une nouvelle règle du jeu renoncé au 493. Nous l'acceptons puisque nous l'avons demandé avec toute la gauche d'ailleurs et que nous avons la conviction que la démocratie ne meurt pas de mouvement mais d'immobilité.
Dans ce moment grave, les députés socialistes et apparentés assument de ne pas vouloir livrer sans combat ici dans l'hémicycle la République à ses ennemis mortels. Assume de croire encore que le débat parlementaire entre forces républicaines est possible et peut changer la vie. car je ne connais pas d'autres remèdes contre l'extrême droite, contre le fascisme que la justice, la République sociale, la reconnaissance de la valeur du travail, l'égal dignité, l'école publique, la solidarité nationale.
Je vous cite et vous prends au mot. Ou bien la politique sert à quelque chose, ou bien la déception se répand autant que l'impuissance si nous sommes tous attachés à la République, il nous faut faire se parer de donner un budget, un budget juste au pays. Un budget qui protège les plus fragiles et fait contribuer les plus fortunés.
Un budget qui donne aux services publics les moyens de leur mission et qui prépare l'avenir et d'abord la transition écologique. Depuis des mois, nous nous battons avec des principes simples : épargner les Français qui n'ont que leur force de travail pour vivre des efforts d'économie et soutenir leur pouvoir d'achat. Mettre à condistribution les grandes fortunes et les haut patrimoines qui ont trop longtemps été les passagers clandestins de la solidarité nationale.
Réduire les déficits sans écraser la vie. Nous avons des propositions qui sont plébiscitées par les Français dans les débats parlementaires. Nous verrons bien qui se range du côté du peuple qui en défend la cause et qui protège les milliardaires parce qu'ils financent leurs médias, parce qu'ils financent leur signe tank, parce qu'ils défendent leur politiques.
Car oui, quand depuis des semaines nous défonçons les Français qui travaillent, le RN défend les rentiers. Parce que oui, quand nous défendons le pouvoir d'achat, le RN prépare une loi d'amnistie pour sa chef. L'établissement, c'est eux.
La défense du capital, c'est eux. La justice a de vitesse et la trahison, c'est eux. Nous nous battrons, je vous le dis, de toutes nos forces, mais je le dis aussi de toutes nos armes.
Vous nous renoncez au pas au 40 Vous nous renoncez pardon au 493. Nous n'en demeurons pas moins dans votre opposition et maître d'une sanction du gouvernement tout au long du débat budgétaire. Nous ne croyons pas à la stabilité pour elle-même.
Nous ne croyons qu'à la stabilité dans la justice qui fait reculer la misère et avec elle la colère. Le premier ministre, monsieur le président Atal, merci d'avoir parlé de la France et merci d'avoir parlé des Français. Merci d'avoir parlé des compromis parce que c'est effectivement la philosophie du groupe que vous présidez.
Je peux en témoigner depuis maintenant de nombreux mois. Et surtout pardon mais merci d'avoir pris la balle au bon sur la réflexion sur les retraites parce qu'au fond certains y verront la suspension peut-être pour la suspension. Je vois déjà une certaine presse de droite tenter de dire au fond que ça serait un chèque en blanc.
Au contraire c'est une opportunité et ça on le voit bien les différents modèles qui ont pu être mis sur la table différentes espérances sur la manière de concevoir ce régime auquel au fond tout le monde est attaché ici on l'entend bien dans les prises de parole. Il est clair que ce débat de la présidentielle doit être nourri avec les meilleurs experts, avec les partenaires sociaux, avec les parlementaires, avec les différentes formation politiques. Et de cela au fond euh ce geste de la suspension qui est plus qu'un geste qui est quelque chose qui va être ici débattu, sur lequel je m'engagerai en même temps, il faudra s'engager justement sur cette discussion et sur ces concertations.
C'est comme cela aussi que l'on remet en celle un certain nombre de syndicats réformateurs. C'est comme ça aussi d'ailleurs que les syndicats patronaux pourront aussi prendre un certain nombre de responsabilités. Parfois, j'ai entendu dire que c'était un problème macroéconomique.
Non, c'est autant un problème macroéconomique que microéconomique. Et c'est bien pour ça que tout à l'heure j'ai dit que tout ce qui sera fait devra naturellement être financé. Et ça, je sais que l'ensemble des partis de gouvernement qui sont ici partage cette réflexion et nous aurons l'occasion d'y revenir.
Le ministre président Fenu l'a dit aussi dans son inter dans son dans son discussion, dans son discours euh il y a quelques instants. Monsieur le ministre président Voquier euh à travers lui, les monsieur le ministre, pardonnez-moi, euh travail travail travail. Je pense que on ne peut pas parler d'ailleurs des retraites sans parler du travail et de celles et ceux qui travaillent.
Et tout à l'heure, j'ai voulu le dire et j'ai commencé d'ailleurs par là. Ça pose la question des revenus du travail, ça pose la question de l'incitation au travail, de la récompense en quelque sorte de ce travail. Vous avez cité des mesures, des propositions dans votre discours.
Le ministre Farandou, j'en suis certain, les a entendu et ça pose effectivement tous les débats, toutes les questions autour des mesures d'incitation, des mesures qui permettent de travailler plus. Vous avez cité la question des heures supplémentaires, d'autres formations politiques nous ont saisi sur d'autres mesures. La CSG pour le Parti socialiste, les questions liées à la prime Macron pour d'autres.
En tout cas, il est clair que dans la discussion budgétaire, et je prends cet engagement devant vous, monsieur le ministre-président, il doit y avoir des mesures pour le pouvoir d'achat de celles et ceux qui travaillent et je souhaite que les parlementaires de votre groupe puissent évidemment s'engager dans ces discussions et dans ces débats. Vous avez parlé de la location sociale unique. Il y a une première étape, pardon d'être technique mais qu'il faut à tout prix remplir, c'est au fond, il existe un impôtgouff.fr.
Il faut qu'on arrive à faire le social.goof.fr.
FR. Ensuite, peut-être que les opinions divergeront dans cet hmicycle sur la manière de concevoir la location unique. Ce que je sais pour y avoir travaillé pendant ce mois, c'est que nous n'avancerons pas sur ce dossier d'ici à la présidentielle si nous ne sommes pas capables de faire le grand rapprochement de l'ensemble des fichiers, de l'ensemble des responsabilités.
J'ai été maire, présente département, vous avez été vous-même en responsabilité dans les collectivités. On voit bien que si on veut avancer sur cette allocation sociale unique, il y a un travail absolument prodigieux à accomplir. Il faut qu'il démarre dès cet automne.
Et là aussi, je prends l'engagement devant vous que l'on puisse avancer sur le sujet. Les fraudes, le projet de loi a été déposé ce matin en conseil des ministres comme je l'ai dit tout à l'heure à la tribune. Maintenant au parlementaires de s'en emparer.
C'est un projet de loi que je crois juste équilibré. Il traite autant le social que le fiscal. Il traite autant les cotisations que les prestations, il traite autant les impôts que les niches ou les différentes interventions.
Donc au fond, soit on prend ce dossier avec euh le plus d'ambitions possible et il aura du résultat et pardon de le dire pour les cordons de la bourse et pour nos comptes publics, il y aura du rendement et des économies qui seront faites. Soit on le prend avec évidemment de l'idéologie et auquel cas évidemment le rendement sera moindre. Et donc je pense que les Françaises et les Français nous attendent.
En tout cas, il faut être sourd pour ne pas entendre ce qu'ils nous disent par ailleurs et donc c'est évidemment un engagement que je prends devant vous. D'autres questions sont portées par votre famille politique, par vos parlementaires, par les députés qui sont ici. La question de la sécurité, j'ai demandé au ministre de l'intérieur euh Laurent Nunise de d'accélérer euh les discussions du texte sur les polices municipales et donc la question de la sécurité du quotidien.
On ne peut pas expliquer à nos concitoyennes et nos concitoyens qu'on a encore des systèmes de fichiers comme par exemple des fichiers aussi peu sensibles que les cartes grises qui ne sont pas consultables par les polices municipales. Il y a un défaut de bon sens et ce bon sens, il faut à tout prix le convoquer dans les discussions qui sont à venir. Et c'est donc dans ce gouvernement de mission de 3 mois, monsieur le ministre Voquet, c'est ce que je vous propose, c'est qu'on puisse avancer parce que par définition, l'engagement que j'ai pris sur le fait que les débats puissent avancer valent évidemment pour l'ensemble des formations politiques avec bon sens, avec le sens des responsabilités.
Ça a été dit par le président Fenau dans le respect de l'état de droit parce que là aussi par définition c'est le cadre dans lequel nous nous situons. Ensuite nos outres maires qui me soi permis de dire que je ne pense pas que les rangs protocolaires des ministres donnent quelque chose systématiquement à voir sur la priorité gouvernementale. Je le dis parce que vous le savez très bien dans la pratique ce sont plutôt les qualités personnelles ou en tout cas le fait que le premier ministre Manuel Val qui je veux rendre hommage et je n'aurais jamais cru monsieur le président peu que vous regrettiez Manuel Vals un jour.
Euh en tout cas euh il est clair que ce sont ces qualités d'ancien premier ministre qui l'ont amené à être ministre d'État et moi je peux témoigner de l'engagement de la ministre Naï Amutchu sur ces questions et sur ces sujets. Je n'ai pas cité l'ensemble des territoires. Ça a été dit par le président Néeline.
Je n'ai pas cité Mayotte. Je n'ai pas non plus cité Saint-Pierre et Mlelon ou Alice et Foutouna, la Polynésie française. Bref, sur Mayotte pour que les choses soient claires.
Et la députée Youssoufa, je crois était avec elle est avec nous et je la salue. L'ensemble des engagements qui ont été pris, y compris dans les lois maillotes qui ont été votées ici même cette année, suite notamment au drame que nous avons connu en début d'année. l'ensemble des engagements seront tenus et dans la copie budgétaire, madame la députée Youssoufa, telle qu'elle vous sera soumise, l'ensemble des lignes budgétaires prévu à cet effet seront bien au rendez-vous.
Et si je puis me permettre, c'est donc précisément une censure et le fait d'empêcher la discussion du budget qui repousserait malheureusement les différentes décisions qui sont attendues pour Mayotte. Là aussi, on ne peut pas avoir de double discours, mais ça je ne le dis pas pour vous, vous l'avez bien compris, mais pour d'autres bancs ici sur cette assemblée. Euh 4e chose, on peut pas faire comme si je n'avais rien dit à la discussion générale euh et à la présentation de la déclaration de politique générale sur le 49 à Ligé 3.
J'ai dit clairement "Mais qui vous a parlé d'ordonnance ? Madame député ?" Non mais et si et si et si moi je vais vous dire une chose.
Vous avez demandé l'abandon du 493, c'est fait. Maintenant prenez vos responsabilités. Prenez vos responsabilités.
N'ayez pas peur du parlement. N'ayez pas peur de la démocratie représentative. Je vous prends au mot et c'est un moment de vérité.
C'est un moment de vérité. Tout simplement par définition, vos électrices et vos électeurs vous regardent. Mais on ne vous parle pas d'ordonnance.
On vous demande, madame la députée, de ne pas empêcher le début des discussions sur le budget de la nation et sur le budget de la sécurité sociale. Rien de plus. Le bon sens et pardon, vos électeurs vous ont élu pour cela, si je puis me permettre, pour amender, pour discuter, pour voter et le cas échéant pour refuser la copie budgétaire.
C'est la démocratie mais vous ne pouvez pas le refuser au préalable. Donc la copie budgétaire telle qu'elle a été déposée et je veux répondre à ce que le président Valot a dit il y a quelques instant. Par définition, monsieur le président, ce texte entre ici dans cet hémicycle et donc par définition, il sera discuté, il sera amendé et il évoluera.
Tout simplement parce que déjà en entendant les différentes prises de parole ici même dans cet hémicycle, vous voyez bien qu'un certain nombre de sujets feront débat et les ministres le savent déjà. La vraie règle désormais, c'est comment permettre justement cet exercice parlementaire inédit qui doit nous conduire justement à avoir devant les Françaises et les Français une copie la plus intelligible possible parce que vous l'avez dit, il y a une ceux qui gouvernent et il y a les oppositions. Il y a pas de compromission mais il y a des compromis et donc il va falloir les bâtir et je mesure que pour les différents présidents de groupe, pour le ministre en charge des relations avec le parlement, pour l'ensemble des ministres, c'est un défi.
Mais je pense que ce défi mérite d'être levé parce qu'une fois de plus nous croyons en la démocratie représentative. Ensuite et j'en terminerai par là car je pense que nous aurons l'occasion de d'y revenir. Madame la présidente Panot vous votre votre énergie est bien connue ici et comme avait dit Michel Barnier, j'ai du respect pour vous et je vous le redis.
La seule chose que je ne peux pas accepter vraiment c'est de dire que la France a participé à un génocide à Gaza. Pas une arme française n'est allée à la destination de Tsal. Je ne cesse de le répéter depuis 3 ans et vous maintenez ce mensonge.
Jamais vous ne faites état de l'action des forces armées lorsqu'elles ont distribué des vivres, des denrées alimentaires, des médicaments aux populations à Gaza. Jamais vous ne faites référence à ce que l'armée française a fait à la riche avec notamment ce bateau hôpital, le dixmud. Jamais vous ne parlez de l'engagement des forces armées dans la finule à la frontière avec notamment des soldats qui ont été blessés.
Donc arrêtez de caricaturer et de mentir sur la position de la France sur un sujet aussi grave et aussi sensible. Arrêtez de remonter les Françaises et les Français les uns contre les autres. Vous avez le droit de vous opposer.
Vous avez le droit d'être brutal. Vous n'avez pas le droit de mentir sur un sujet aussi grave. C'est une question de dignité.
Et c'est pour la République. Pour conclure et j'aurai l'occasion d'être à la disposition du parlement autant qu'il le faudra avec l'ensemble des ministres. Moi, je souhaite que le débat soit le plus franc possible.
Je souhaite que la démocratie fonctionne mais elle doit se faire dans le respect, y compris dans le respect des membres du gouvernement. Un bon chef d'équipe se doit défendre les membres du gouvernement. Ce ne sont pas des marionnettes, monsieur le président Chenu.
Ce ne sont pas des ventriloques. Quand un président de la SNCF accepte de rentrer au gouvernement de son pays pour servir son pays, ce n'est pas un alibi. Quand le préfet de police de Paris, grand préfet de la République, accepte de devenir ministre de l'intérieur, ce n'est pas une marionnette.
Et pardonnez-moi, monsieur le président, de voir un vice-président de l'Assemblée nationale monter à la tribune et parler de madame Touren comme si elle était dans une tombe me semble être complètement décalée. Et vous savez pourquoi je vous le dis monsieur le président Chenu ? Parce que lorsque j'entends ces mêmes propos parfois sur Madame Le Pen, je les refuse parce que la question du respect des personnes est clé dans notre démocratie.
Le débat peut avoir lieu ici qu'il commence mais il doit se faire dans la dignité. Merci beaucoup monsieur le premier ministre, le débat est clos. Voilà pour cette déclaration de politique générale de Sébastien Lecornus suivie par les prises de position des orateurs des différents groupes politiques de l'Assemblée nationale qui, vous l'avez compris n'ont pas tous la même position. principale annonce de CD DPG à retenir et bien la décision de suspendre la réforme des retraites, réforme très décriée et ce jusqu'à l'élection présidentielle de 2027.
Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant et jusqu'à janvier 2028, a déclaré le Premier ministre conduit par Emmanuel Macron. La durée de cotisation, elle aussi est suspendue. Elle restera à 170 trimestres.
Ainsi, termine cet épisode. On se retrouve très vite sur LCP pour voir la suite. Ciao.
Ciao.
Sébastien Lecornu