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InterviewC à vous (sur YouTube)· 15 octobre 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Hausses d’impôts : combien vont payer les Français ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeRéponse partielle

    L'impératif martelé par S.Lecornu, c'est qu'à chaque dépense, il faut des recettes, des compensations, donc une augmentation mécanique des impôts. 20 milliards d'impôts qui tombent sur la tête des Français, dit déjà M.Le Pen. Elle exagère franchement ou vous minorez un peu l'addition quand même?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Qui vont concerner des Français qui ne payaient pas l'impôt sur le revenu. D'autres vont voir leurs prestations sociales gelées. Vous leur dites quoi, à ces Français?

  • 2:00RelanceRéponse directe

    Les riches seront plus concernés, mais surtout pas de taxe Zucman. Vous n'en voulez pas. Pourtant, le PS jettera toutes ses forces dans la bataille pour imposer une taxe qui, selon eux, est juste.

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le macronisme est vraiment en train de reculer sur ses fondamentaux?

  • 4:00FerméeRéponse partielle

    Vous craignez des défections? Ca va être très serré.

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Un mot pour décrire la réunion?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00R.LescureChiffre
    « 13,7 milliards d'impôts, c'est déjà beaucoup, mais c'est ça. Ce n'est pas 20 milliards. »
  • 1:00R.LescureFait
    « On a des engagements qui doivent nous amener à stabiliser la dette publique, rassurer les marchés financiers, et hier, les marchés financiers ont bien réagi à l'annonce d'un compromis politique. »
  • 2:00R.LescureFait
    « La taxe Zucman pose un gros problème. Elle taxe de manière indifférenciée l'ensemble des biens détenus par les gens riches, y compris l'outil de production. »
  • 3:00R.LescureFait
    « Des parlementaires ont voté une réforme à laquelle ils croient encore. Ils ont vu leurs permanences dégradées, ils se sont faits insulter sur les réseaux sociaux et se sont fait prendre à partie sur les marchés. »
  • 4:00R.LescureChiffre
    « Demain, ce sont 577 députés qui vont prendre leurs responsabilités. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mais oui, on est dans un moment inédit. Ce que S.Lecornu a pris comme risque, c'est de dire que si on fait la même chose de la même manière que les 2 gouvernements précédents, ça se terminera aussi de la même manière. - A.-E.Lemoine: L'impératif martelé par S.Lecornu, c'est qu'à chaque dépense, il faut des recettes, des compensations, donc une augmentation mécanique des impôts. 20 milliards d'impôts qui tombent sur la tête des Français, dit déjà M.Le Pen.

Elle exagère franchement ou vous minorez un peu l'addition quand même? Ca va être difficile à faire accepter aux Français. - R.Lescure: Je ne veux pas croire que M.Le Pen ne sache pas compter.

Si elle raconte des contrevérités, c'est qu'elle est de mauvaise foi. Elle l'a dit ce matin et ça fait 3 semaines qu'elle le dit, elle ne cherche qu'une seule chose: la dissolution. Le président du Haut Conseil aux finances publiques l'a dit...

Il y a des milliers de fonctionnaires qui ont travaillé là-dessus. On a publié des documents qui nous engagent. Lui, il est indépendant. 13,7 milliards d'impôts, c'est déjà beaucoup, mais c'est ça.

Ce n'est pas 20 milliards. Il faut arrêter de raconter n'importe quoi. - A.-E.Lemoine: Qui vont concerner des Français qui ne payaient pas l'impôt sur le revenu.

D'autres vont voir leurs prestations sociales gelées. Vous leur dites quoi, à ces Français? Tout le monde doit faire un effort? - R.Lescure: Oui.

Depuis 2 jours, on a l'impression qu'on va être matraqués sous des prélèvements exceptionnels. Non. Il y a des hausses de prélèvements qui existent et qui vont effectivement se traduire par des efforts importants pour beaucoup.

Mais on fait face à une situation difficile. On a des prélèvements, des économies de dépenses aussi importantes qui vont affecter les uns et les autres. Mais on fait ça parce qu'on a des engagements qui doivent nous amener à stabiliser la dette publique, rassurer les marchés financiers, et hier, les marchés financiers ont bien réagi à l'annonce d'un compromis politique.

Les incertitudes politiques génèrent des inquiétudes économiques concrètes chez nos concitoyens, les chefs d'entreprise, les ménages, les salariés. Quand il y a de l'inquiétude dans l'économie, ça part mal. - A.-E.Lemoine: Les riches seront plus concernés, mais surtout pas de taxe Zucman.

Vous n'en voulez pas. Pourtant, le PS jettera toutes ses forces dans la bataille pour imposer une taxe qui, selon eux, est juste. - R.Lescure: J'entends bien B.Vallaud.

La taxe Zucman pose un gros problème. Elle taxe de manière indifférenciée l'ensemble des biens détenus par les gens riches, y compris l'outil de production. Ce que je ne veux pas, c'est que des entreprises familiales ou des start-up françaises soient obligées de vendre une partie de leur capital pour payer leurs impôts.

C'est ça, la solution de G.Zucman, quand les 2 % qu'il envisage ne sont pas dans le compte en banque. - P.Cohen: Pour la famille Arnault, cela les concerne? - R.Lescure: On va pointer du doigt untel et untel...

Il y a des centaines de milliers d'entreprises de taille intermédiaire qui sont des groupes familiaux. - P.Cohen: Dans le schéma présenté, il y a 4 familles qui rentrent 10 milliards. - R.Lescure: Vous savez bien que les estimations...

Je ne vais pas faire des questions d'économiste...

Les estimations ont été critiquées, y compris par notre prix Nobel d'économie. Le risque de la taxe Zucman, c'est qu'elle soit contre-productive. Mais le débat doit avoir lieu.

Mon rôle en tant que ministre de l'Economie et des Finances, c'est de l'éclairer et de ne pas le bloquer. Donc il aura lieu. Il y aura des gens qui seront pour, contre.

Il y aura un vote et le Parlement décidera. Le Premier ministre a été très clair là-dessus. - A.-E.Lemoine: Donc si la taxe Zucman est votée, vous vous inclinerez? - R.Lescure: Tout ce qui sera voté dans le budget sera le budget.

Mais vous savez comment ça se passe, ça va à l'Assemblée et puis au Sénat, puis on essaie de se mettre d'accord. C'est ça, le processus budgétaire. - A.-E.Lemoine: Regardez ce dessin paru ce matin à la une de "L'Opinion".

S.Lecornu accueille O.Faure pour une "Demolition Party" du macronisme, référence à la suspension de la réforme des retraites et de la hausse des impôts.

Est-ce que le macronisme est vraiment en train de reculer sur ses fondamentaux? Vous comprenez ceux dans le bloc central qui disent que ça fout les glandes de suspendre cette réforme, que c'est une grosse erreur, comme O.Dussopt? - R.Lescure: D'abord, je les comprends.

J'ai été au gouvernement quand elle a été votée. Je l'ai soutenue. Et eux, ils l'ont votée.

Des parlementaires ont voté une réforme à laquelle ils croient encore. Ils ont vu leurs permanences dégradées, ils se sont faits insulter sur les réseaux sociaux et se sont fait prendre à partie sur les marchés. Evidemment que c'est difficile.

C'est le prix du compromis. On n'a pas l'habitude. Mais quand la CDU allemande accepte d'augmenter le Smic alors que c'est totalement à l'opposé de leurs convictions en Allemagne, ça leur fait mal aussi.

Donc je comprends mes anciens collègues, mais là aussi, le débat aura lieu. C'est le débat parlementaire. Nous débattrons et ils voteront. - A.-E.Lemoine: Avant même l'ouverture de la discussion sur ce budget, dès demain 9h, le gouvernement va devoir affronter deux motions de censure.

Il faut 289 députés pour censurer le gouvernement. 265 seraient prêts à le faire. La vice-présidente d'Horizons a confié qu'elle voterait la censure si elle était députée.

Même volonté pour le vice-président des Républicains. - Si j'étais député, je n'aurais aucune hésitation à voter la censure de ce gouvernement. Nous, la droite, on ne doit pas faire la politique de la gauche.

Aujourd'hui, le gouvernement de monsieur Lecornu est prisonnier de la gauche. C'est un peu comme si O.Faure était devenu le vice-Premier ministre.

Je sais que L.Wauquiez ne fait pas ce choix. Il ne votera pas demain la censure.

Je le regrette. J'espère que certains députés LR feront le choix de la clarté. La clarté, c'est de censurer. - P.Cohen: B.Retailleau appelle également les députés, dont il n'est pas le patron, puisque c'est L.Wauquiez à l'Assemblée nationale, à voter la censure.

Les sénateurs LR ont hué S.Lecornu quand il était à la tribune pour sa déclaration de politique générale, là où il y avait une abstention bienveillante à l'Assemblée nationale des LR, avec le même discours. - A.-E.Lemoine: Vous craignez des défections?

Ca va être très serré. - R.Lescure: Il l'a dit lui-même: G.Larrivé n'est pas député.

Demain, ce sont 577 députés qui vont prendre leurs responsabilités. Ce n'est pas pour accepter tout ce que S.Lecornu ou R.Lescure ont mis dans leur budget.

Ce n'est pas non plus pour accepter le budget socialiste. C'est juste pour commencer le débat. Il ne fait que commencer.

Demain, il y a des gens qui veulent censurer a priori. J'espère qu'ils seront minoritaires. Et j'espère qu'il y en a qui vont vouloir aller au débat. - E.Tran Nguyen: Le nouveau gouvernement a fait ses premiers pas.

Hier, vous étiez au premier Conseil des ministres à l'Elysée. Comme le veut la tradition, les photographes essayent obtenir des photos, notamment du Premier ministre et aussi des nouveaux venus. ... - Un mot pour décrire la réunion? ... - E.Tran Nguyen: Le Premier ministre voulait une rupture, des nouvelles têtes.

Il y a 18 ministres sur les 34 qui ont déjà occupé des fonctions ministérielles sous E.Macron. Vous êtes un fidèle parmi les fidèles du président.

La rupture, en matière de casting, on n'y est pas vraiment. C'est mission impossible? - R.Lescure: Rejoindre un gouvernement dont l'espérance de vie est forcément risquée, voire limitée, c'est prendre un risque.

Au contraire, je disais qu'il y avait une quinzaine de personnes qui quittent des emplois dans des entreprises, des administrations, pour rejoindre un gouvernement aujourd'hui. C'est d'abord très courageux. Je les remercie.

Ils nous apportent déjà des choses différentes dans la manière dont ils vont aborder les sujets. Ca me rappelle 2017, où un certain nombre de gens étaient venus de la société civile. C'était un moment où on avait un peu plus le vent

Hausses d’impôts : combien vont payer les Français ? — Roland Lescure · Pourquijevote