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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 10 mai 2022 21 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéImmigration & asile

L'interview : Nadine Morano - 10/05

Source d'origine 1 locuteur

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    On va revenir sur le discours d'Emmanuel Macron et ses pistes pour réformer l'Union Européenne.

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Nicolas Sarkozy, dont vous avez toujours été très proche, vous vous reconnaissez encore en lui ?

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Son implication aujourd'hui dans votre famille politique ?

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Et pourquoi pas ministre des Affaires étrangères, tiens, d'Emmanuel Macron ?

  • 1:57OuverteRéponse directe

    Vous trouvez qu'il est vraiment présent dans votre famille politique aujourd'hui ?

  • 2:25RelanceRéponse partielle

    Ça vous paraît acceptable, ça ? Ou peut-être que vous ne voulez pas le croire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33Nadine MoranoFait
    « Je me reconnais en lui dans ce qu'il a apporté pour la France, dans sa vision internationale, dans son implication aussi dans notre famille politique. »
  • 0:54Nadine MoranoFait
    « J'aurais bien aimé que son expérience internationale soit plus utilisée par Emmanuel Macron. »
  • 2:02Nadine MoranoFait
    « Il l'a été. Il est le président de cœur des Républicains. »
  • 2:42Nadine MoranoFait
    « Je lui avais dit, bon, la France est fracturée. Vous avez un devoir, c'est de la réparer. »
  • 3:11Nadine MoranoFait
    « Je propose un contrat de gouvernement à l'opposition. »
  • 4:16Nadine MoranoFait
    « Quand on trahit à ce point-là ses convictions, pour moi, c'est une faute politique. »
  • 6:02Nadine MoranoFait
    « Le dispositif que nous avons choisi de désigner notre candidat par une primaire fermée est aussi mauvais que la primaire ouverte. »
  • 6:12Nadine MoranoPromesse
    « Il n'y aura plus de primaire. En ce qui me concerne, de toute façon, je ne soutiendrai pas un dispositif où il y aura une primaire. »
  • 8:31Nadine MoranoFait
    « Nous avons 577 candidats et 100 députés sortants qui ont fait un excellent travail sur le terrain. »
  • 9:30Nadine MoranoFait
    « Quand nous avons mis sur le chantier la réforme des retraites, nous sommes allés au bout. »
  • 10:48Nadine MoranoChiffre
    « Les finances publiques mal gérées au point où on a une dette qui est exponentielle à 116% du produit intérieur brut. »
  • 12:13Nadine MoranoFait
    « Il a été secrétaire général adjoint à l'Élysée de François Hollande. Ensuite, il a été son ministre de l'économie et des finances. »
  • 18:59Nadine MoranoFait
    « L'atout majeur de garder le vote à l'unanimité, c'est que quand vous avez les intérêts vitaux d'un pays, par exemple, qui peuvent être mis en danger, eh bien, vous ne pouvez pas l'adopter. »
  • 20:26Nadine MoranoFait
    « Moi, je suis contre tout élargissement à l'heure actuelle. Y compris à l'Ukraine dans la situation dans laquelle elle est. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC, l'interview à Pauline de Valherbe. Bonjour Nadine Morano, merci de répondre à mes questions ce matin sur RMC et BFM TV. Vous êtes députée européenne, les Républicains. On va revenir d'ailleurs sur le discours d'Emmanuel Macron et ses pistes pour réformer l'Union Européenne. Mais évidemment, je vous interroge aussi sur la situation de la droite au lendemain de l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy, Nicolas Sarkozy dont vous avez toujours été très proche, vous vous reconnaissez encore en lui ? Bien sûr, je me reconnais en lui dans ce qu'il a apporté pour la France, dans sa vision internationale, dans son implication aussi dans notre famille politique.

Bien sûr, je me reconnais encore en lui, bien sûr. Son implication aujourd'hui dans votre famille politique ? D'ailleurs, j'aurais bien aimé que son expérience internationale soit plus utilisée par Emmanuel Macron. J'aurais bien aimé qu'il le missionne pour aller rencontrer Vladimir Poutine parce que lorsqu'il y a eu la crise en Géorgie, le président Sarkozy a lui obtenu des résultats. A l'époque, c'était Medvedev qui était au pouvoir. Et sa force d'explication, sa force de convaincre, je pense, pourrait apporter une aide importante dans cette crise. Encore aujourd'hui, vous vous dites qu'il faudrait faire appel. Et pourquoi pas ministre des Affaires étrangères, tiens, d'Emmanuel Macron ?

Non, parce que je ne vois pas un ancien président de la République devenir ministre des Affaires étrangères. Il a un statut particulier. Mais en revanche, qu'il soit missionné dans ce cadre international de négociation, comme il avait su d'ailleurs le faire dans la libération des infirmières libyennes. Je pense que franchement, je lui ai dit, et ça fait très longtemps que je lui ai dit, depuis qu'il y a démarré cette crise entre la Russie et l'Ukraine, je crois qu'il aurait un rôle important à jouer. Mais pardon, je vous posais aussi la question de son rôle. Vous avez dit son implication dans notre famille politique.

Vous trouvez qu'il est vraiment présent dans votre famille politique aujourd'hui ? Il l'a été. Il est le président de cœur des Républicains. Il l'a été. Il reçoit beaucoup de parlementaires qui viennent le voir. Après, il s'est retiré de la vie politique élective, on va dire. Pas complètement. Quand on écoute certains de ses proches, il a fait savoir qu'il était à la manœuvre, qu'il voulait emmener des députés et des Républicains dans une grande coalition macroniste. Ça vous paraît acceptable, ça ? Ou peut-être que vous ne voulez pas le croire ?

Non, mais c'est-à-dire que je pense que personne n'est porte-parole de Nicolas Sarkozy et que s'il a quelque chose à dire, plutôt que d'entendre des rumeurs et de lire des choses, je préfère que ce soit lui qui s'exprime. Ah, mais il fera le bienvenu. Il n'y a aucun problème pour venir s'exprimer directement. Sur ce sujet, moi, personnellement, je ne vois pas, et je l'avais dit d'ailleurs à Emmanuel Macron le 1er juillet 2017, dans l'hémicycle du Parlement européen, mais là, nous étions invictés. Ça, vous allez m'en raconter un peu, on va parler de l'Europe, mais... Non, mais c'est sur le sujet sur lequel vous m'interpellez. C'est qu'il était jeune président élu face à Marine Le Pen.

Et moi, je lui avais dit, bon, la France est fracturée. Vous avez un devoir, c'est de la réparer. Et donc, il aurait pu faire une grande allocution pour les Français et de dire, voilà, ma mission, c'est de réparer la France. Et donc, je propose un contrat de gouvernement à l'opposition. Il ne l'a pas fait. Donc, s'il s'agit de débauchage personnel ou individuel avec une volonté de faire renoncer à ceux qui le rejoignent à leur conviction, c'est non, je le dis très clairement. Mais vous qui parlez avec Nicolas Sarkozy, vous ne considérez pas que Nicolas Sarkozy aurait pu accepter cette forme de compromission ? Moi, ce que je vois, c'est qu'il y a quoi ?

Trois, quatre parlementaires qui étaient issus de notre famille politique qui ont l'air de s'en aller, alors qu'on nous annonçait un départ de 50 parlementaires. Il y en a beaucoup qui étaient partis avant. Beaucoup, non. L'ancien Premier ministre, par exemple. L'ancien Premier ministre, ou Gérald Darmanin, ou Éric Verre. Ça ne fait pas beaucoup. Éric Verre, c'est quelqu'un que vous avez longtemps estimé. Aujourd'hui, il est aux côtés d'Emmanuel Macron. Il s'en investit. Ça, si vous voulez, des personnalités comme Éric Verre, qui préside la Commission des Finances, qui dit pique-pendre sur la gestion de M.

Macron pendant cette dernière législature, et qui, au final, va rejoindre Emmanuel Macron, je le laisse juste se regarder dans la glace. Quand on trahit à ce point-là ses convictions, pour moi, c'est une faute politique. On n'accepte pas, pour pouvoir sauver un siège de députés, ou pouvoir entrer dans un gouvernement, de renoncer à ses convictions. Mais ça n'a pas de sens. Je reviens à Nicolas Sarkozy, parce que je me dis, quelqu'un comme vous doit quand même avoir une forme peut-être de regret, qu'il ne se soit pas au moins impliqué, un minimum, dans cette campagne. Mais je pense qu'il a reçu Valérie Pécresse, qui lui a donné des conseils. Peut-être ne les a-t-elle pas écoutés non plus.

Il faut arrêter de faire porter le chapeau à Nicolas Sarkozy en permanence. Je veux dire, quand il y a quelque chose qui n'a pas été dans un soutien, qui n'a peut-être pas été demandé d'ailleurs, il faut... Elle aurait dû le demander davantage, peut-être. Ou en tout cas exprimer davantage son besoin de Nicolas Sarkozy. C'est à eux à régler leurs problèmes ensemble. Visiblement, les comptes ne sont pas bons. Et j'en parle d'autant plus que ce soit une question de comptes, puisque Valérie Pécresse aurait renvoyé les dons que Nicolas Sarkozy a fait pour renflouer les caisses de sa campagne. C'est-à-dire que c'est vraiment un refus absolu. Elle trouve que c'est indigne.

Je pense qu'il y a évidemment entre eux un litige. C'est clair. Mais je pense que c'est de longue date au final. Et je pense aussi que Nicolas Sarkozy, vous saviez, c'est lui qui a gagné la campagne en 2007. Mais moi qui ai fait partie de son équipe de départ, je peux vous dire qu'on a commencé à travailler sur cette élection présidentielle, techniquement je parle, depuis 2004, en 2004, c'est-à-dire trois ans de préparation. Et avec une expérience très importante qui était la sienne, puisqu'il avait été maire, député, ministre. Ce que vous voulez dire, c'est qu'il était mieux préparé et qu'il avait plus bossé que Valérie Pécresse ? Je pense que...

Non mais Valérie Pécresse a une énorme qualité. C'est une femme intelligente, c'est une femme compétente, c'est une excellente gestionnaire. Je pense aussi que le dispositif que nous avons choisi de désigner notre candidat par une primaire fermée est aussi mauvais que la primaire ouverte. Donc moi, je le dis très clairement avec le micro ce matin, il n'y aura plus de primaire. En ce qui me concerne, de toute façon, je ne soutiendrai pas un dispositif où il y aura une primaire. Celui qui veut être candidat à l'élection présidentielle devra, ou celle d'ailleurs, devra être candidat à la tête du parti parce qu'un parti politique doit être incarné par un candidat à l'élection présidentielle.

Il n'y aura plus de primaire, vous ne l'accepterez plus. Il faudra qu'il y ait une sorte d'évidence. C'est une machine de destruction massive d'un parti politique, comme le parti socialiste d'ailleurs. Mais vous allez vous décider comment ? Pour vous, c'est Laurent Wauquiez ? Ça y est, de toute façon, on l'a supprimé de nos statuts, donc il n'y aura plus de primaire. Et ensuite, ceux qui voudront, qui ont cette ambition... Si c'était demain, vous diriez Laurent Wauquiez candidat ? Ah bah Laurent Wauquiez a toutes les qualités pour être candidat à cette élection présidentielle. Mais on ne l'entend plus. On ne l'entend plus.

Attendez, là, il y a les élections législatives, et c'est dommage, parce que vous l'auriez entendu samedi, il est venu au Conseil national des Républicains, il a fait un très beau discours... Il vous parle à vous, mais c'est vrai qu'il ne s'adresse peu aux Français. Mais quand le temps sera venu, il parlera. Mais la personnalité qui voudra être candidat à l'élection présidentielle devra être candidat à la présidence du parti dans l'objectif de préparer cette échéance qui est cruciale pour porter des convictions. Un parti politique, ça porte des convictions. Et ça doit être incarné. Vous avez encore cette énergie, on le sent bien, mais vous avez des regrets quand même, globalement.

Ah oui, j'ai des regrets. Finir à 4,78, si vous voulez. Je pense qu'il n'y a pas que Valérie Pécresse que j'aiderai d'ailleurs financièrement. Vous ferez un chèque ? Oui, parce que je considère que nous avons collectivement choisi ce dispositif. On en voit les défauts. On en est tous responsables. Et je considère qu'une candidate ou un candidat à l'élection présidentielle ne devrait pas être réservé qu'à des personnes qui, plus tard, pourraient se préparer. Présenter parce qu'il y a des risques financiers. Donc oui, je participerai à cette collecte de fonds. Vous avez de ces nouvelles d'ailleurs de Valérie Pécresse ? Oui, j'ai eu de ces nouvelles. Bon, voilà.

Je pense que ça a été aussi un choc pour elle. Je pense qu'elle avait une volonté qui était d'emmener notre famille politique à la victoire. Voilà. Donc maintenant, ça a été un désastre électoral. Et bon, c'est comme ça. Il faut passer maintenant, il faut tourner cette page. Maintenant, nous sommes engagés dans les élections législatives. Nous avons 577 candidats et 100 députés sortants qui ont fait un excellent travail sur le terrain. Et moi, je pense que tous les Français qui nous écoutent doivent comprendre que face à Emmanuel Macron, il y aura besoin de députés qui sont en capacité de le contraindre sur des textes pour pouvoir rapporter de la sécurité dans notre pays.

Je vais vous le dire parce qu'il y a une forme de confusion. C'est quoi la différence ? Qu'est-ce qui distingue votre droite d'Emmanuel Macron ? Qu'est-ce qui distingue aujourd'hui votre parti d'un parti comme celui de... Mais tout ! Mais tout ! Mais tout ! Je reparlais, pardon, mais ça crée une confusion quand on a quelqu'un comme Éric Woerth qui a été un des piliers de votre formation. Aujourd'hui, on se dit qu'il n'y a peut-être pas tant de différences que ça, quand même. Non, mais il devrait... Je comprends que ce soit difficile à expliquer. Non, mais vous savez, j'étais dans le même gouvernement qu'Éric Woerth et nous avons fait ensemble...

Qu'est-ce qui fait que vous, vous restez et qu'il part ? Il part sans doute pour des raisons personnelles. Moi, je reste pour des convictions. Voilà, donc c'est pas la même chose. La différence entre Emmanuel Macron et nous, c'est que nous, quand nous avons mis sur le chantier la réforme des retraites, nous sommes allés au bout. Là, vous voyez bien qu'Emmanuel Macron nous parle d'une réforme des retraites qu'il avait mis en chantier pendant longtemps, rappelez-vous... Donc, c'est pas une différence de nature, c'est une différence éventuellement de curseur. Non, c'est que... Vous êtes d'accord sur le fond, simplement, vous, vous le feriez, lui, il ne le fait pas.

Lui, dans les actes, c'est une catastrophe. La réforme des retraites n'a pas été faite. Vous avez les mêmes idées, mais vous le feriez différemment. Non, la réforme des retraites n'a pas été faite. L'insécurité est galopante. La loi sur la sécurité intérieure, la LOPSI, la loi pour la programmation sur la sécurité intérieure, il nous en propose une à la fin du quinquennat, alors que ça devrait être au début du quinquennat, pour donner les moyens sur la sécurité. C'est une question de méthode, c'est-à-dire que vous êtes d'accord sur le fond, vous ne feriez pas des choses pareilles ?

Non, mais Mme Apolline de Malère, je ne peux pas être d'accord ni sur le fond, ni sur la forme, ni sur la méthode, puisque rappelez-vous ce qu'a écrit Emmanuel Macron sur son compte Twitter le 4 mai 2017, il disait que quand Marine Le Pen est au second tour, c'est parce qu'il n'y a pas de résultat. Et il faut que le pays aille mieux. Eh bien là, Marine Le Pen aille mieux de résultat et que le pays ne va pas mieux. Et donc, réforme des retraites, endettement de notre pays, insécurité galopante, immigration non contrôlée. Mais vous croyez que ça, c'est une politique de droite ? Mais pas du tout.

Les finances publiques mal gérées au point où on a une dette qui est exponentielle à 116% du produit intérieur brut. Une gestion de la crise Covid qui a été une catastrophe. Maintenant, tout le monde dit « Oh, c'est pas trop mal, c'est pas trop mal ». Non, ça a été une catastrophe. Le quoi qu'il en coûte, on aurait fait, nous, le quoi qui est nécessaire. Pas le quoi qu'il en coûte. C'est l'argent de nos enfants, de nos petits-enfants. C'est un très mauvais gestionnaire. Il parle beaucoup, il séduit beaucoup. C'est un séducteur, Emmanuel Macron. Mais pour le reste, dans les actes, il n'y a rien.

La droite, c'est des députés qui agissent, qui contrôlent le gouvernement, qui proposent et qui sont responsables. C'est un parti du gouvernement. Et donc, voilà, moi j'entends avoir des députés qui, comme ils l'ont fait, ont été des députés responsables et contraindre Emmanuel Macron à ramener dans notre pays la sécurité, la bonne gestion, la maîtrise de l'immigration. Et quand vous voyez qu'Emmanuel Macron disait en 2018 qu'il fallait fermer des réacteurs, 15 réacteurs, de moins je ne sais plus, il fallait fermer des réacteurs et mettre par terre notre filière nucléaire. Et là, aujourd'hui, il dit tout le contraire. Vous pourriez vous réjouir, vous pourriez dire mieux vos tards que jamais.

Parce que gouverner, c'est prévoir. Quand il a dit face à Marine Le Pen au débat, il dit mais oui, j'ai été obligée de faire mes Fessenheim, on n'avait pas fait de travaux depuis 2012. Mais il signait l'acte de ses méfaits sur la filière nucléaire. En 2012, il a été secrétaire général adjoint à l'Elysée de François Hollande. Ensuite, il a été son ministre de l'économie et des finances. Ça fait 10 ans qu'on supporte une mauvaise politique en termes énergétiques. de François Hollande et Emmanuel Macron. Et ça se voit sur la facture de nos compatriotes. Et c'est comme ça que vous allez réussir à convaincre et à transformer les moins de 5% de l'élection présidentielle quand même en 100 députés ?

Je pense qu'il y a l'élection présidentielle d'un côté et il y a tous nos députés d'un autre qui sont très ancrés, enracinés dans notre territoire. Et je peux vous dire que ça, c'est la force des Républicains. Ce ne sont pas des élus virtuels, ce ne sont pas des élus des présidents de régions, des présidents de départements, des présidents de ville et des députés. Bien sûr, et des parlementaires. Et nous détenons aussi le Sénat. Enfin, la présidence du Sénat exercée par Gérard Larcher, c'est ma famille politique. Nous avons aussi des parlementaires européens. Donc nous sommes la première force d'opposition, contrairement, ce n'est pas parce qu'on crie le plus fort.

C'est parce que on sent les Français. Non mais, c'est parce que, si vous croyez que parce que M. Mélenchon crie le plus fort en disant n'importe quoi, en ayant un label avec son union de la gauche, j'espère qu'on en parlera. Allez-y. C'est le moment. Non mais, je veux dire, quand on regarde que les Français, n'empêche qu'ils... Bravo quoi, chapeau l'artiste. Il a quand même réussi. Quand vous demandez aux Français aujourd'hui qui incarne le mieux l'opposition, c'est Jean-Luc Mélenchon. Il a réussi là où vous n'avez pas réussi. Si l'opposition c'est de crier fort à la télé et de dire n'importe quoi, il réussit.

Si l'opposition c'est d'être avec le sens et responsabilité du gouvernement et de l'intérêt des Français, c'est nous. C'est un excellent orateur, c'est clair. Mais quand vous regardez son programme, je demande aux Français qui regardent de près son programme. C'est une catastrophe pour le pays. Là d'ailleurs, ceux qui seront labellisés NUPES, c'est-à-dire la nouvelle union de la gauche pour faire élire des députés qui, sous une forme d'escroquerie politique, disent aux Français il y aura M. Mélenchon Premier ministre qui est totalement faux. Parce qu'en fait, Jean-Luc Mélenchon, parce que le Premier ministre c'est le Président de la République qui le choisit, c'est nos institutions.

Alors je sais que M. Mélenchon est contre nos institutions mais enfin, ça reste quand même la cinquième république. Mais il est issu de la majorité parlementaire. C'est pas parce qu'il est issu de la majorité parlementaire que quand Mitterrand était président, vous avez quand même eu des premiers ministres de droite. D'abord, moi je ne pense pas qu'ils gagneront cette majorité parlementaire. Mais s'il la gagne, il pourrait choisir une autre personnalité que M. Mélenchon. On ne se désigne pas Premier ministre. Il n'y a pas de troisième tour à l'élection présidentielle. Emmanuel Macron pourrait choisir quelqu'un d'autre que Jean-Luc Mélenchon.

Bien sûr, mais il n'y a pas de troisième tour à l'élection présidentielle. Maintenant, nous sommes dans les élections législatives, ce qui n'a absolument rien à voir. Mais si cette coalition, dont je me réjouis d'ailleurs que certains socialistes aient décidé de se démarquer parce que c'est quand même très grave, entre ce label anti-flics, ceux qui porteront ce label nupes, c'est un label anti-flics, c'est-à-dire une haine des flics. C'est comme ça qu'ils le présentent. Vos adversaires, c'est quand même plutôt la France insoumise qu'Emmanuel Macron, j'ai l'impression, non ? Non, non, non. Moi, je pense qu'au-delà de nos adversaires politiques, nous, on a un projet à porter pour l'élection.

Donc, ils ont réussi à faire en sorte qu'ils sont vraiment l'opposition, même quand je vous écoute. Non, mais moi, quand je vois ce que j'ai vu sur les écrans télé et le discours de M. Mélenchon, entre ça, plus le burkini, d'ailleurs, un mot là-dessus, c'est la une du journal Le Parisien aujourd'hui en France et la décision d'Éric Piolle, le maire de Grenoble, de rendre le port du burkini autorisé. Oui, oui, il fait partie de cette alliance. Ça, pour vous, c'est non. On sait que Laurent Wauquiez veut carrément couper le robinet des subventions pour la ville de Grenoble. J'observe aussi que Valérie Pécresse l'a interdit en Ile-de-France aussi.

Donc, vous voyez, c'est toute la différence qui existe. C'est que nous, nous voulons respecter la culture et l'identité de la France. Pour rester contre le port du burkini. Tandis que M. Mélenchon, lui, c'est le développement de la haine anti-police. C'est la suppression des lois islamistes pour lutter contre l'islamisme. Donc, en fait, c'est un label. Quand on voit le candidat qu'il avait choisi, il y a ta boiffe qui dit avoir jeté l'éponge, qui aurait été candidat sinon à Vénitieux. Voilà. Mais tout ça est profondément scandale. Je voudrais compter, je termine là-dessus, qui veut supprimer aussi, lui, en 2045, d'ici à 2045, toute notre filière nucléaire.

Non, mais il faut que ceux qui nous écoutent comprennent le désastre de ce que porte M. Mélenchon. Alors, il a beau le dire avec énormément de talent... Vous avez beaucoup de véhémence, vous aussi, pour le dénoncer. plus, si je puis me permettre, que pour dénoncer la majorité présidentielle. Ah non, mais moi, j'y fais partie aussi de mes adversaires, mais parce que, d'ailleurs, les socialistes qui se sont démarqués de cet accord, je trouve, se sont grandis. en tout votre respect. Nadine Morano, hier, Emmanuel Macron a prononcé un grand discours sur l'Union européenne dans le cadre du Parlement. Vous n'y étiez pas ? Non, les députés n'étaient pas conviés. M.

Macron a un problème avec la représentation élective, c'est-à-dire les représentants du peuple, les représentants élus. Nous n'étions pas conviés au sein du Parlement européen. Et avec qui, dans l'hémicycle ? Je ne sais pas. Je n'ai pas reçu d'invitation. Donc, voilà, j'ai regardé la télé et c'était la conférence sur l'avenir de l'Europe qui était une idée de M. Macron où il y a eu une plateforme sur internet avec 40 000 contributions au 0,01% de la population européenne. Mélanie Morano, vous êtes parlementaire européenne. Justement, le fait qu'Emmanuel Macron consacre un des ses tout premiers discours de son nouveau mandat à la question européenne, ça, ça devrait vous plaire ?

J'aurais bien aimé qu'il nous fasse un discours devant les députés qui, eux, votent. Ils sont les représentants élus des peuples des États membres. Il le fait devant des gens. Je ne sais pas s'ils ont été tirés au sort comme la conférence... Il était venu en janvier s'adresser à le climat ? Oui, il était venu répondre à des questions parce que c'est à moindre des choses. Vous savez, la présidence de l'Union européenne dure six mois. Donc, ça va être fini au 1er juillet. On n'en tirera pas grand-chose. Sur le fond, l'idée d'avoir peut-être plusieurs cercles de décisions au sein de l'Union européenne, ça ne vous paraît pas inavancé ? Non, mais ça existe déjà. Pardon ? Ça existe déjà.

Non, moi, ce qui m'a choquée dans sa proposition... D'ailleurs, moi, j'ai voté contre. Il y a une résolution qui a été présentée au Parlement européen la semaine précédente sur la réforme, justement, de ce dont il a évoqué. Il y a un mode de gouvernance de l'Union européenne ? Oui. Et sur le fait de supprimer le vote à l'unanimité au Conseil et de passer à l'unanimité... Ce n'est pas un gage d'efficacité, ça ? De passer à la majorité qualifiée. Ah ben non, parce que là, si vous voulez, je sais qu'Emmanuel Macron est totalement fédéraliste. Il a une vision fédéraliste de l'Europe.

Donc, en fait, si vous voulez, l'atout majeur de garder le vote à l'unanimité, c'est que quand vous avez les intérêts vitaux d'un pays, par exemple, qui peuvent être mis en danger, eh bien, vous ne pouvez pas l'adopter. On va prendre un simple exemple.

Par exemple, vous voyez, sur l'embargo du gaz russe, quand on voit que la Hongrie est dépendante très majoritairement à plus de 75% du gaz russe, quand l'Union européenne décide de faire un embargo sur le gaz russe, et que les intérêts à court terme, à court terme et à moyen terme et voire à long terme de la Hongrie comme d'autres pays sont mis en cause, mais s'il y a un vote à la majorité qualifiée et que ce vote passe, eh bien, les intérêts vitaux de la Hongrie comme d'autres pays dans la même situation se retrouvent menacés. Donc, moi, je suis contre cela. Lui, il veut en finir avec l'Europe des nations. Moi, je suis très attachée à l'Europe des nations.

Il faut bien comprendre que si un jour, les intérêts vitaux de la France sont mis en cause, à cause d'Emmanuel Macron, à cause de ce vote à la majorité qualifiée qu'il veut mettre en place à l'Union Européenne, la France peut être en danger. L'Ukraine dans l'Union Européenne, oui, non ? L'Ukraine a le droit d'être candidate à l'Union Européenne. Non, mais je veux dire, si vous, vous étiez aux manettes, vous diriez oui, non ? Moi, je suis contre tout élargissement à l'heure actuelle. Y compris à l'Ukraine dans la situation dans laquelle elle est ? Oui, bien sûr, y compris à l'Ukraine parce que d'abord, il faut de la stabilité.

Quand on rentre dans l'Union Européenne, il y a des critères pour pouvoir adhérer à l'Union Européenne et puis parce que je pense que 27, c'est déjà beaucoup. C'est difficilement gouvernable. Rajouter encore des pays qui arrivent dans l'Union Européenne sans réformer notre mode de fonctionnement, ça n'est pas faisable, ça n'est pas crédible, ça n'est pas raisonnable. Nadine Morano, députée européenne Les Républicains, donc, et attachée aux Républicains ce matin à mon micro sur RMC et BFM TV. Merci à vous, 8h53.