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Discours / meetingCNEWS (sur YouTube)· 10 juin 2026 5 minActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

Sébastien Lecronu : «On doit réagir vite»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Sébastien LecornuFait
    « on peut rappeler que si l'État dispose de la force, c'est précisément pour protéger nos concitoyens »
  • 1:00Sébastien LecornuFait
    « là où il y a la victime d'un meurtre, il y a un meurtrier et que les premiers responsables quand même de cette violence sont celles et ceux qui en sont à l'origine »
  • 1:30Sébastien LecornuFait
    « nous croyons à la responsabilité individuelle »
  • 2:30Sébastien LecornuPromesse
    « il faut continuer à accélérer sur l'ensemble de ces sujets »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames et messieurs les sénatrices et sénateurs, monsieur le président d'Arnaud, vous avez raison de citer le général de Gaulle et dans sa conception de l'autorité de l'État, je pense que on peut rappeler que si l'État dispose de la force, c'est précisément pour protéger nos concitoyens et nos concitoyens que il y a pas d'autorité de l'État sans transparence. Ce que je disais aussi il y a quelques instants sur les résultats de l'enquête, ça a été rappelé par le président du Sénat, ça a été dit par le garde des sauts devant la commission des lois de cette assemblée. Euh on fera la transparence complète.

Je pense qu'il y a pas non plus de l'autorité de l'État sans responsabilité. Vous êtes nombreux à y être revenu récemment dans les médias ou dans vos travaux. Responsabilité individuelle déjà.

Et vous me permettrez avec cette liberté de m'étonner que dans beaucoup de prises de parole sur les plateaux de télévision ces deux ou trois derniers jours, on finit par oublier et c'est votre question madame la sénatrice qui quand même m'y a fait penser, que là où il y a la victime d'un meurtre, il y a un meurtrier et que les premiers responsables quand même de cette violence sont celles et ceux qui en sont à l'origine. Et je crois que dans notre philosophie politique, nous croyons à la responsabilité individuelle. Nous croyons euh aux décorations, nous croyons aux sanctions.

Ces sanctions sont individuelles et on ne peut pas s'exonérer. Certes, dans une société qui perd beaucoup de valeur, qui jadis était régulé par d'autres systèmes de valeur. On ne peut pas quand même d'un revers de main faire comme s'il y avait pas une responsabilité individuelle.

En tout cas, moi j'y crois, il faut le rappeler. La deuxième des choses, c'est la responsabilité individuelle de celles et ceux qui rendent le service de l'État. Et je reviendrai à l'État après dans sa globalité.

Vous avez des magistrats du siège ou du parquet, vous avez des avocats, vous avez des juges, vous avez du siège, vous avez des policiers, des gendarmes. Et je le dis, je je pense que le débat sur la responsabilité individuelle, c'est bien pour ça qu'on a saisi ces missions d'inspection pour faire la lumière, doivent aussi permettre de redonner notre confiance à toutes celles et ceux qui dans ce pays se sont engagés pour porter l'uniforme comme policier, comme gendarme. Certains ont passé les concours d'OPJ par vocation précisément pour protéger leurs prochains, les magistrats aussi.

Et je sens la tentation potentielle et absolument pas dans votre question et dans ce que vous avez dit justement, je me permets à travers vous de m'adresser aussi au pays. Il n'y aurait rien de pire que de jeter l'eau probe sur l'ensemble d'une chaîne de métier. Personne ne pense que les gendarmes des communautés de brigades ou des brigades territoriales autonomes de l'Ardèche, votre beau département, ne sont pas pleinement engagés.

Et je pense qu'il n'y a pas d'autorité de l'État sans que les élites politiques que nous représentons redisions aussi la confiance, ceux qui n'exclut pas le contrôle dans celles et ceux évidemment qui euh accomplissent ces missions. Ça veut donc dire aussi que là où il y a responsabilité, il peut y avoir sanction et là où il y a une responsabilité aussi politique du gouvernement devant l'opinion publique, devant le parlement. Et pardon de rappeler ces principes, mais dans un moment où les esprits me semblent parfois un peu brouillés, je pense qu'en repartant des grands principes républicains, de ce qui fondent l'État, nous arrivons à le faire.

Et enfin, vous l'avez dit, oui, l'État doit réagir soit par l'exécutif, soit par le Parlement pour adapter son droit. La réalité, c'est que il y a une violence endimique qui pousse dans le pays. Elle revient aussi à un problème sociétal beaucoup plus profond, beaucoup plus transversal.

Est-ce que d'ailleurs les seuls ministères de l'intérieur et de la justice peuvent tout ? La réponse est non. la question de la santé, la question de la psychiatrie, la question de l'éducation nationale.

Il est évident qu'il faut continuer à accélérer sur l'ensemble de ces sujets. Alors ensuite, on doit réagir vite. La ministre Aurore Verger disait à l'instant euh des textes sont à venir.

Je prends un exemple président d'Arnaud parce que je sais que c'est quelque chose qui tient à cœur à votre groupe politique, en tout cas je le crois la nécessité de motiver un classement sans par un procureur lorsqu'il y a un classement sans sur une affaire criminelle qui concerne un mineur en tout cas un crime sexuel. Typiquement c'est du décret. La rédaction de ce décret est déjà en cours et je le prendrai avec le garde des sauts dans les tous prochains jours.

Je souhaite vous associer très directement à l'ensemble de la réponse. Euh je pense qu'il faut qu'on le fasse avec beaucoup de dignité, beaucoup de sangfroid, beaucoup de fermeté. Ne pas non plus donner l'impression que à chaque je mets des guillemets, en étant respectueux fait divers, nous déclenchons une loi.

Mais expliquons aussi à la nation que dès lors que la violence évolue sur sa forme, les outils que nous devons développer, mettre en place doivent aussi s'adapter. Et je pense que un chemin est possible à l'Assemblée et au Sénat dans les toutes prochaines semaines pour y parvenir.