Sébastien Lecornu est nommé Premier ministre
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Impass, Sébastien Lecornu assiste hier à la chute de François Baou. En son fort intérieur, c'est-il qu'il lui succédera devenant le 5e premier ministre en 2 ans. Déjà pressenti par le passé à 39 ans seulement, c'est cette fois son moment.
À la veille du mouvement Bloquou, c'est pendant une autre crise qu'il tape dans l'œil d'Emmanuel Macron en 2019. Pour rebondir après la crise des gilets jaunes, c'est lui qui souffle au président une idée qui framouche le grand débat. Prise de parole pas trop long hein.
Je vais être je vais discipliner tout le monde. Venu de la droite, il gagne alors ses galons d'hommes de confiance. Un statut qui se confirme aujourd'hui en pleine crise politique.
À l'assemblée, il est plutôt bien vu, y compris par le RN. Un dîner avec Marine Le Pen l'an dernier avait d'ffrayé la chronique. Sans effet repoussoir non plus pour une partie du PS, il a pourtant fourbi ses armes à l'UMP.
Son parcours est celui d'un pur politique qui cultive la discrétion. Sur ces images de 2005, il n'a que 19 ans. Il devient le plus jeune assistant parlementaire de l'Assemblée auprès du député Franck Gillard.
À l'Assemblée nationale, tout le monde connaissait Sébastien alors que certains assistants, même un certain nombre d'assistants sont connu plutôt pour leur leur côté un peu léger. Lui était connu comme un garçon sympathique et intelligent. Mais dans son département de l'heure, l'homme force appelle Bruno Lemire.
En devenant ministre du gouvernement Fillon en 2008, il fait entrer dans son cabinet le jeune Le corn, simple titulaire d'une licence de droit. Ces deux-là ne se quitteront plus. de la campagne des primaires de l'UMP en 2016 jusqu'à leur aventure commune de macronistes d'adoption.
Entre-temps, Sébastien Lecnu se frotte au suffrage universel et avec succès. En 2014, il était lui maire de Vernon à seulement 27 ans. J'ai un côté moins soldat donc je je fais le boulot pour lequel les gens m'ont fait confiance. 3 ans plus tard en pleine présidentielle, il quitte la campagne Fillon après l'affaire Pénélope et rally incertain Emmanuel Macron.
Un choix payant pour sa carrière. Il a toujours fait partie des gouvernements depuis 2017 et occupe depuis 3 ans le très stratégique ministère des armées, défendant bec et ongles le budget de la défense. Merci de m'accueillir.
Avec plaisir. On voit bien votre sourire malgré le camouflage. Peu connu des français, Sébastien Lecnu se dit amoureux du consensus effrayant de missions impossibles.
Des mots bientôt mis à l'épreuve du réel. Nathalie Saintric. Bonsoir.
Il a donc choisi, il est allé vite. C'est donc Sébastien le Cornu. Pourquoi a-t-il choisi le ministre des armées comme premier ministre ?
Dit, c'est un proche, il le considère comme loyal, il est en pleine confiance avec lui et a priori sauf s'il se révèle différent, il n'est pas président, en tout cas, il n'est pas miné par cette obsession. Donc, il ne fera pas beaucoup d'ombre à Emmanuel Macon qui a toujours conçu vis-à-vis de ses premiers ministres quelquefois un petit engouement du début qui s'est terminé souvent en haine ou fureur. Donc, il est très macronisme, on l'a vu, il est fidèle, il est loyal.
Alors après, le problème qui se pose, c'est qu'il est très prêt. Peut-être est-il trop prêt. C'estàd qu'un premier ministre qui doit servir de bouclier, qui doit avoir des initiatives et qui doit quelquefois protéger le président, on peut supposer qu'il aura quelquefois la critique d'être juste la voix de son maître.
Et c'est c'est peut-être une des choses qu'il le handicap. Juste à noter, à préciser qu'il est jugé par rapport des personnes comme Xavier Bertrand RNPS combaatible. Ça veut pas dire qu'il va faire rentrer dans le gouvernement.
Ça veut dire qu'il a des contacts avec les uns des contacts avec les autres, qu'il connaît très bien les parlementaires et que c'est un fin politique. On va voir. Et la fonction fait l'homme, peut-être qu'il va se découvrir un premier ministre très indépendant.
Alors la fonction fait l'homme comme vous dites, il y a aussi cette précision de l'Élysée qui vient dans un communiqué. C'est à moins de 10 minutes de nous annoncer la nomination de Sébastien Lecornu et qui précise Sébastien Lecornu proposera un gouvernement seulement à l'issue des discussions avec les partis. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Ben ça veut dire que Emmuel Macron n'est pas totalement sourd. Ça veut dire qu'il a compris qu'il avait il pouvait pas envoyer au cappip un premier ministre à forcé s'il est proche de lui sans qu'il ait fait une tournée qui est totalement logique. C'estàd quand on propose un accord de gouvernement, il faut bien aller voir les gens et savoir ce qu'ils veulent et il insiste aussi sur la nécessité d'une bonne entente sans renier les convictions de chacun.
C'estàd que c'est un geste al on verra si c'est suivi des faits un geste de respect vis-à-vis des partis politiques et de dire j'ai quand même entendu ce que vous vouliez me signifier. Alors, c'est pas gagné pour l'instant hein puisque première réaction de Marine Le Pen. El fustille, je cite dans un message sur X, la dernière cartouche du macronisme.
Quant à LFI, Mathilde Panot, la nomination de Sébastien Lecnu à Matignon à la veille du mouvement du 10 septembre est une provocation, dit-elle. Jeff Vinbert, bonsoir. Vous êtes en direct avec nous de l'Élysée.
Vous avez parlé au conseiller d'Emmanuel Macron. Comment expliquer qu'il soit allé si vite ? Et bien tout simplement pour ne pas donner l'impression cette fois-ci de jouer la montre de tergiversé alors qu'on l'on est à la veille d'un grand mouvement social avec bloquou demain dans les dans les rues de France et c'est vrai que hier le communiqué de presse parlait de décision dans les prochains jours, mais on a très vite compris cet après-midi à la fois que ça allait être imminent et à la fois que ce nom de Sébastien Lecnu s'imposait de plus en plus.
On vient de le dire, c'est un fidèle du président, mais il a euh dans ce communiqué que vous évoquez tout à l'heure une vraie feuille de route. Il doit bâtir un budget, c'est ce que dit euh l'Élysée et je cite bâtir les accords nécessaires aux décisions des prochains mois. Ça veut dire en clair se tourner euh vers les forces politiques, vers la droite, ce ne sera pas difficile, il en vient, mais aussi vers la gauche.
Appeler les leaders socialistes dans les plus brefs délais. C'est ce qu'il va faire. Vous savez, pour beaucoup de proches du président, Sébastien Lecornu, c'est vraiment le négociateur du président.
Il est désormais à la place qui va lui permettre d'exercer cet éventuel talent. Merci à vous Jeff. On revient vous voir si vous avez d'autres informations en direct de l'Élysée.
Cette annonce qui s'est fait donc en direct, vous le voyez il y a quelques minutes, on le vit en direct dans ce 20h. Une nomination qui intervient seulement quelques heures après la démission officielle de François Bairou. Il était peu après 13h quand le premier ministre, l'ex-premier ministre, donc le premier ministre démissionnaire s'est rendu à l'Élysée pour remettre officiellement sa démission à Emmanuel Macron au lendemain du vote sans appel à l'Assemblée nationale.
Sébastien Lecornu est donc le 5e premier ministre nommé en 2 ans par Emmanuel Macron. Vous avez entendu Jeff Vinbert, il aura la lourde tâche de durer plus longtemps que ses prédécesseurs et surtout de faire adopter en urgence un budget dans une assemblée nationale plus divisée que jamais. Alors, quelle garantie peut-il donner aux députés ?
On fait le point avec Magaliboisson. L'art de la guerre aura-t-il appris à Sébastien Lecnu l'art du compromis ? Pour faire passer un budget sans aucune majorité, des concessions s'annoncent inévitables, par exemple sur la taxation des plus riches.
C'est le premier scénario composé avec la gauche. Taxer les grandes fortunes est une clé pour les socialistes dans ce budget 2026. Mais pour le PS, plus question d'utiliser l'article 493 qui permet de passer en force. une négociation qu'on espère plus mature et bien ça permettra derrière de faire passer des budgets parce que on a plus trouvé des compromis par exemple sur la taxe hukmane, on a pu trouver des voies pour avancer sur la fiscalisation des plus riches.
À chaque fois, on a voté des choses comme ça dans les différents budgets et à chaque fois ça a été éliminé par les 49 successifs. Le bloc central pourrait ouvrir la porte à cette taxation des plus aisés. Autre scénarios all chercher une majorité sur la question de la baisse des dépenses publiques.
Une thématique incontournable à droite mais aussi pour l'extrême droite qui pose des conditions pour ne pas censurer le gouvernement. Si en revanche on a un gouvernement qui écoute le premier parti de France était le Rassemblement national et qui par exemple supprime l'aide médicale d'État et fait faire une cure d'amergisement à un état devenu obèse, alors nous serons peut-être plus cléments. Des exigences radicales.
Alors pour rester maître du jeu, Sébastien Lecnu pourrait plutôt revenir sur la suppression des jours fériers. Abandonner cette mesure pourrait faire consensus mais le paris de concilier la gauche et la droite reste aventureux. Quand vous écoutez le son cloche des LR qui veulent plus d'économie que vous écoutez le son cloche des socialistes, bah les deux piliers sur lesquels le gouvernement tient ou en tout cas sur lequel il ne tombe pas sont en totale opposition, en totale contradiction.
Le gouvernement devra aussi très vite trancher sur le montant des économies. 44 milliards d'euros ou moins à réaliser. Nathalie François Baot est tombé sur le budget.
Avant lui, Michel Barnier est tombé sur le budget. Sébastien Lecornu peut-il faire passer un budget en urgence là dans les prochains mois ? On peut pas condamner les choses à l'avance.
On peut dire que c'est mal parti tant les sujets s'amoncellent. Le en vrac, je vous dis l'assurance chômage. Les socialistes considèrent qu'il faut faire une pause et arrêter de la réformer.
Il y a également le dossier des retraites qui est revendiqué par le Parti socialiste. Il y a les franchises médicales, il y a le fameux du jour férier mais à monévite ça la médite et puis tout le problème de la fiscalité notamment sur les plus riches. Si on veut garder les LR sans perdre le Parti socialiste, il va falloir godiller.
Et après quel montant ? 44 milliards ou moins et Godiller finalement ça sera peut-être des renoncements. Donc je dis oui, il peut faire mais à quel prix est-ce qu'Emmanuel Macron laissera faire ?
Première réaction en vidéo qu'on peut vous diffuser ce soir, celle du député insoumis Manuel Bonpard. Écoutez. Bah écoutez, c'est la nomination d'un membre des gouvernements d'Emmanuel Macron depuis 2017.
Donc c'est évidemment une décision pour le président de la République pour perpétuer sa politique plus que jamais. La question de du bras de fer et du rapport de force et de la démission du président de la République euh euh s'impose.
Sébastien Lecornu