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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 15 octobre 2025 45 minActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesBudget & impôtsSolidarités & famille

Censure : Lecornu, ou l'art de gagner du temps

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelle leçon tirez-vous des discours de politique générale à l'Assemblée et au Sénat ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre a-t-il obtenu une carte blanche du Parti socialiste ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Quelle leçon générale tirez-vous de ces discours ?

  • 18:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est l'art de gagner du temps que vous retenez des premiers pas de ce gouvernement ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Comment analysez-vous la situation politique actuelle ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    Le Parti socialiste a-t-il une stratégie cohérente face à ce gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Sébastien LecornuFait
    « Ça ne sera pas le même discours qu'hier. Pas le même discours, mais comme hier le Premier ministre a fait cour devant les sénateurs. »
  • 4:30Sébastien LecornuFait
    « Le ministre du travail et des solidarités proposera de confier la gestion de notre système de retraite aux partenaires sociaux. »
  • 7:00Sébastien LecornuFait
    « Les textes budgétaires présentés hier en conseil des ministres ne sont pas les nôtres. Jamais nous nous n'accepterons le doublement des franchises médicales, le gel du barême de l'impôt sur les revenus ou encore la nez blanche qui correspond de fait à un gel des prestations. »
  • 8:00Sébastien LecornuFait
    « C'est pas des économies pour des économies. C'est des économies qui permettront demain à notre pays de pouvoir investir pour le quotidien des Français. »
  • 10:00Sébastien LecornuFait
    « Le Premier ministre a détaillé son discours de politique générale devant les sénateurs cet après-midi. »
  • 18:00Pascal PerinotFait
    « C'est un signe d'attention par rapport à la chambre haute, hein. »
  • 19:00Pascal PerinotFait
    « Depuis des mois la tripartition et cetera, l'éclatement mais là c'est l'éclatement façon puzzle parce que tous les partis même semblent être saisis par en effet le démon de la division. »
  • 21:00Lucile SchmidFait
    « Ces premiers pas sont liés à l'adoption d'un budget et que du coup la question du déficit budgétaire et de la réalité de la situation économique se retrouve en interaction avec la question des équilibres politiques. »
  • 27:00Mathilde SirotFait
    « Il a donné corps à cette promesse de rupture à la fois sur la forme parce qu'on voit qu'effectivement Sébastien Lecnu est probablement le premier ministre d'Emmanuel Macron dont il est le plus proche depuis 2017. »
  • 29:00Lucile SchmidFait
    « Je ne crois pas du tout à l'idée d'un Sébastien Lecornu émancipé d'Emmanuel Macron. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Applaudissements] [Musique] Bonjour, bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sens Public. Vous connaissez la promesse de l'émission Donner du sens à l'actualité et vous proposez des clés de compréhension des mutations de notre société.

Voici le sommaire de ce 15 octobre. C'est au mois de novembre que le gouvernement soumettra au parlement la suspension de la réforme des retraites. Sébastien Lecnu propose également de confier la gestion du système des retraites aux partenaires sociaux.

Le Premier ministre a détaillé son discours de politique générale devant les sénateurs cet après-midi. On l'analyse avec nos experts dans une minute. Et puis dans la seconde partie de ce sens public, on remonte 5 années en arrière. la France sous le choc après l'assassinat d'un professeur d'histoire géographie décapité par un terroriste islamiste, Emmanuel Macron rendait hommage à Samuel Pati.

Nous défendrons la liberté que vous enseignez si bien et nous porterons haut la laïcité. Nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d'autres reculent. Mais 5 ans plus tard, qui porte haut la laïcité ?

Comment les professeurs sont-ils formés ? Comment sont-ils protégés ? Comment les partis politiques, notamment les partis extrémistes instrumentalisent ce thème ?

On en débattra dans tris qu4 d'heure et vous pouvez réagir, témoigner par exemple de votre expérience de professeur ou de parents d'élèves. Vous pouvez aussi poser vos questions sur l'actualité politique grâce à ce QR code que vous pouvez flasher. Vous commencez à avoir l'habitude.

Le premier ministre Sébastien Lecornu ouvre donc la bataille du budget qui va se jouer au Parlement Cécile Sixou. À son arrivée au Sénat, Sébastien Lecornul annonce : "Ça ne sera pas le même discours qu'hier. Pas le même discours, mais comme hier le Premier ministre a fait cour devant les sénateurs, Sébastien Lecnu a surtout voulu préciser les mesures présentées aux députés et notamment la clivante suspension de la réforme des retraites.

Il compte désormais confier la gestion du système des retraites aux partenaires sociaux. J'ai confiance dans la démocratie sociale. Le ministre du travail et des solidarités proposera de confier la gestion de notre système de retraite aux partenaires sociaux.

C'est une conviction profonde que je partage avec le ministre. Faire confiance, apporter ses fruits dans de nombreux domaines. La gauche sénatoriale salue comme à l'assemblée cette suspension mais conditionne la non censure des députés au futur budget présenté par le gouvernement.

Notre décision de ne pas censurer ne vaut ni approbation ni chèque en blanc à votre gouvernement. Les textes budgétaires présentés hier en conseil des ministres ne sont pas les nôtres. Jamais nous nous n'accepterons le doublement des franchises médicales, le gel du barême de l'impôt sur les revenus ou encore la nez blanche qui correspond de fait à un gel des prestations.

Côté alert aussi, on attend de voir comment le gouvernement compte compenser les pertes dû à la suspension de la réforme. À force d'empiler les dépenses, on a le sentiment que nous serons pas au rendez-vous justement des économies annoncées. et c'est essentiel encore une fois, c'est pas des économies c'est pas des économies pour des économies.

C'est des économies qui permettront demain à notre pays de pouvoir investir pour le quotidien des Français, de travailler justement pour être au rendez-vous des attentes des Françaises et des Français. L'autre attendu de ce discours au Sénat était le budget des collectivités. Elles devront faire un effort, a dit le ministre sans vraiment préciser les contours.

Mais les sénateurs de droite comme de gauche sont d'accord. Il ne faudra pas trop en demander. C'est pas en mettant une douloureuse violente comme le gouvernement a posé aujourd'hui les fondations.

C'est c'est pas un bon signal qui est envoyé. Je crois que les collectivités de manière générale comprennent bien sûr la situation, sont prêtes à participer mais il faut que les choses soient raisonnables. Comme hier le premier ministre n'est pas entré dans le détail des mesures.

Elles se discuteront certainement dans les hémicycles lors des débats sur le budget. Sébastien le corn l'art de gagner du temps. Voilà le titre de notre débat.

Je vous présente tout de suite nos invités Pascal Perinot. Bonsoir bienvenue professeur émérite des universités à sciences pot et vous publiez le goût de la politique à un observateur passionné de la 5e République aux éditions Audil Jacob. J'accueille Lucile Schmid, bonsoir.

Bienvenue. Présidente du cercle de réflexion, la fabrique écologique. Mathilde Sirot, bonsoir et bienvenue.

Heureux de vous retrouver sur ce plateau. Vous êtes rédactrice en chef du service politique du magazine Le Point et votre dernier article porte évidemment sur ce gouvernement le Cornu 2 avec cette question pour combien de temps ? On a failli titrer pour combien de temps si je suis très honnête avec vous ?

Ben oui, c'est la question. Et Jonathan Boucher Pettersen, bonsoir Jonathan. Bienvenue à vous.

Éditoriste politique à à Libération et et pour sens public. deux déclarations de politique générale, celle de l'Assemblée, celle du Sénat qui effectivement était pas était pas la même. Pascal Perino, quelle leçon vous en tz ?

Une leçon générale déjà pour commencer ? Bah, c'est un signe d'attention par rapport à la chambre haute, hein. Voilà, dans quand on a une position aussi faible que celle de de l'actuel premier ministre, en effet, il faut il faut faire de la calinot thérapie tous azimut, hein.

D'autre part, moi ce qui me frappe, c'est queon depuis des mois la tripartition et cetera, l'éclatement mais là c'est l'éclatement façon puzzle parce que tous les partis même semblent être saisis par en effet le démon de la division. Euh le Parti socialiste tente de rassembler ses troupes en disant surtout ne votez pas la motion de censure déposée par les fim. Mais on sait très bien et on s'interroge et on aura combien qui refuseront ALR, bien que l'habitude soit donnée depuis plus longtemps, ALR c'est un peu la cacophonie.

Euh et puis on a l'impression également que chez les écologistes, hein, ça ils ne vont pas tous dans le même sens. Donc si on accumule tout cela euh on s'aperçoit que normalement il ne devrait pas y avoir de motion de censure euh demain faisant tomber le gouvernement. Mais le rapport de force devient extrêmement serré parce que la politique française devient de plus en plus gazeuse et les gaz parfois peuvent être emportés par des vents mauvais. ou se en s'opposant et à ce momentlà ah bah oui, on s'aperçoit que la motion de censure est votée et surtout ce qu' nous ça nous dit que ce qui va peut-être tenir cette semaine explosera pour reprendre le l'image du gaz dans dans quelques jours, quelques semaines au gré de du de l'examen du budget.

Lucid Spit, on titre sur le l'art de gagner du temps. Est-ce que c'est ce que vous retenez vous des premiers pas de ce gouvernement, le Cornu 2 et surtout des discours du premier ministre ? Oui, certainement.

Mais ce que je retiens aussi, c'est que ces premiers pas sont liés à l'adoption d'un budget et que du coup la question du déficit budgétaire et de la réalité de la situation économique se retrouve en interaction avec la question des équilibres politiques et donc d'un accord qui a quand même été fait avec le Parti socialiste pour qu'il ne censure pas. Oui. Et donc on voit bien comme c'est difficile aujourd'hui d'articuler me semble-t-il les réalités économiques et budgétaires et la réalité politique qui comme vient de le dire Pascal Perinot est la réalité d'un puzzle d'un éparpillement et aussi du fait que chacun menace en fait de se donner un prix en bloquant ou en ou en censurant.

Oui. Donc je trouve que dans le sujet que vous venez de faire, c'est assez inquiétant parce qu'on pouvait se dire hier, bon, il y a la possibilité euh d'un accord et qu'en fait ce gouvernement, le corps nu dure mais durer sans adopter de budget, je vois pas trop l'intérêt. Donc et qu'il dure en adoptant un budget et on voit bien qu'aujourd'hui dans les différents commentaires ou dans ce discours de politique générale qui au fond n'a aucune importance, soyons soyons clair, il a de l'importance peut-être en terme diplomatique et c'est une procédure et c'est une figure de style.

Mais le sujet c'est ce qui va se passer sur le budget. Et du coup, c'est difficile pour Sébastien Lecornu euh d'imaginer avoir du temps, mais surtout du temps utile. Moi, je trouve que depuis qu'il a été nommé, il a gagné du temps avec beaucoup d'habiletés mais la là le sujet c'est qu'il peut plus seulement gagner du temps sans rien faire.

H donc il faut qu'il adopte il fasse adopter un budget et et puis une déclaration de politique générale, normalement c'est c'est un projet politique qu'on qu'on comp qu'on comporte et c'est c'était évidemment pas un projet politique euh que Sébastien Lecnu nous a présenté que ce soit hier à l'Assemblée ou aujourd'hui au au Sénat avec quand même Mathilde Sirot. Bon, il y a ce prix payé au au Parti socialistes pour obtenir pour combien de temps la la non censure qui est quand même le bilan ou une partie très importante du bilan d'Emmanuel Macron de la part de peut-être son ministre le plus proche. C'est c'est ce paradoxe dont on peut parler aussi.

Oui, Sébastien Lecornu est arrivé sur le péron de Matignon le 9 septembre en annonçant des ruptures et là je pense qu'avec son exercice de déclaration de politique générale qui est un exercice qui a beaucoup évolué du fait de la situation politique et de la situation d'absence de majorité, je pense que là il a donné corps à cette promesse de rupture à la fois sur la forme parce qu'on voit qu'effectivement Sébastien Lecnu est probablement le premier ministre d'Emmanuel Macron dont il est le plus proche depuis 2017. Et pourtant, on voit que dans un style voilà très sobre euh économe de ses mots, pas d'esbrouff, pas d'effets de manche, on voit qu'il essaie d'être en rupture par rapport à ce qui avait été les travers du macronisme, à savoir une forme peut-être parfois de d'arrogance ou de sentiment de de supériorité. Et là où on a une crise politique très forte, des comportements parfois très éruptifs, il a réussi aussi à avoir une attitude assez calme.

Mais là, il a pas besoin de forcer sa nature, il est Oui, c'est une question de tempérament également. consait par de tactique parce que quand il se présente comme quelqu'un qui est au-dessus aussi des calculs politiques et cetera, c'est quelqu'un qui est très très politique, Sébastien Lecnu, mais il arrive et aussi il a assez peu de notoriété à montrer un visage différent, plus consensuel et puis bien sûr sur le sur le fond c'est ruptures très fortes sur trois points et qui sont autant de gains me semble-t-il pour le Parti socialiste. d'abord sur la question de la fiscalité et notamment le ciblage des plus riches, l'abandon du 493 qui est quand même un changement majeur et puis bien sûr la suspension de la réforme des retraites.

On va y revenir en en détail. Lucile Schmidt, il y a cette idée de carte blanche. Alors là, on est vraiment dans la communicationne, mais à quel point il y a eu oui ou non une carte blanche donnée à à Sébastien Lecnu par Emmanuel Macron.

Je ne suis pas dans la tête d'Emmanuel Macron ni dans celle de Sébastien Lecornu, mais ce qui me semble moi, c'est que évidemment il fonctionne en couple et donc j'ai absolument pas enfin moi je ne crois pas du tout à l'idée d'un Sébastien Lecornu émancipé d'Emmanuel Macron. Je pense que ce qu'il a fait était quelque chose qu'ils ont dû concocter ensemble. Ce qui veut dire que du côté d'Emmanuel Macron, me semble-t-il, il y a quand même l'idée au fond de laisser les parlementaires en responsabilité face à la à la nécessité de compromettre ou de enfin, je veux dire de compromettre, de faire des compromis, pas de se compromettre, mais il y a il y a il y a il y a en tout cas l'idée au fond de mettre en première ligne ce qui d'habitude avaient pris enfin avait quand même justement pour habitude le fait de se dire bah Emmanuel Macron est en première ligne et on critique Emmanuel Macron et ça nous permet au fond de montrer que il a tort.

Donc là, il y a une balle de la responsabilité qui a été renvoyée, mais personnellement, je ne crois pas un instant que Sébastien Lecornu soit un homme émancipé d'Emmanuel Macron. Alors, demain évidemment le vote des députés sur les motions de censure parce qu'il y en a une déposée par les fill et une par le rassemblement national. A priori pas de suspense mais ça devrait se jouer à une vingtaine de de de voix.

Donc on va quand même rester prudent et on on s'est demandé en tout cas ce sont nos confrères du Figaro qui ont demandé à l'Institut de sondage aua à Bagbond Consulting de sonder les Français sur cette question. Serez-vous favorable ou opposé ? Est-ce que les députés votent une motion de censure ? et bien il y a une petite majorité pour la motion de censure.

Et puis alors là où ça devient intéressant je trouve Pascal Perino, c'est si on regarde par famille politique et et notamment si on regarde du côté des socialistes et du côté des LR, on voit qu'il y a une majorité presque le même chiffre 57 % d'un côté 59 % de l'autre des des socialistes ou des sympathisants socialistes ou des sympathisants républicaires. Républicains qui disent non, il faut pas voter la censure. Comment vous l'analysez ça ?

Mais je crois que si si vous voulez céd séquel d'une culture de gouvernement dans ces deux grands partis euh qu'ont été euh les Républicains et le Parti socialiste qui tout de même en dépit de leurs évolutions euh reste marqué par une culture de gouvernement et parfois quand ça quitte euh la tête des députés, ça reste présent dans la tête des électeurs. Beaucoup d'électeurs socialistes et d'électeurs républicains ne sont pas des vates en guerre. Et puis il y a un phénomène de lassitude.

L'opinion publique montre depuis de nombreuses enquêtes une extraordinaire lassitude par rapport en effet à cette instabilité qui est devenue chronique. Et peut-être aussi, vous savez l'électorat socialiste, l'électorat LR, ce sont des électorats à assez haut niveau de diplôme hein et ce sont des gens qui sont ouverts un peu sur ce qui se passe en Europe, la manière dont la presse étrangère réagit. Et je vous assure là, moi j'étais en Grande-Bretagne pendant 4 5 jours.

La presse étrangère mais nous lessive. Voyez l'image de la France dans la presse étrangère mais est véritablement pas à l'orange, c'est véritablement au rouge. Alors c'est vrai que les les anglais sont porteurs d'une vieille la plus vieille culture parlementaire.

Donc en effet, il voit une France qui est en train de de découvrir très maladroitement comment faire vivre une démocratie parlementaire dans une démocratie semi-présidentielle. Mais enfin, je crois qu'il y a une partie d'un électorat plutôt âgé, cadre qui se dit la plaisanterie a assez duré. Oui, il faut tout de même donner un autre visage.

Oui. Alors, il après il y a une vraie carte parlementaire à jouer. On verra comment ces débats autour du budget vont de de sur quoi ça va déboucher.

Jonathan, prendre la parole. Non, parce que je je me dis qu'on on a tendance à analyser cette situation, ces discours, ces postures à l'instant et que c'est quand même le fruit de tout ce qui s'est passé avant, de la tentative Barnier, de la tentative Bairou. Donc on peut pas complètement exclure que certaines personnes dans différents camps et aussi tiré des enseignements.

Donc je comprends que le côté chanlementaire fait le bonheur de ceux qui veulent qui veulent se se payer la France à l'étranger. Je suis pas sûr qu'une dissolution qui aurait fait suite à une nouvelle motion de censure aurait réhaussé l'image de la France et je suis pas sûr qu'une victoire ou en tout cas un RN encore plus dominant ferait qu'en Allemagne on nous regarderait avec plus de sérénité. Donc il y a peut-être que des mauvaises solutions dans l'état actuel et je trouve pas que ce soit complètement absurde de prendre quand même Sébastien le cornu au mot.

Moi je pense que c'est justement parce qu'il est le plus proche d'Emmanuel Macron qu'il était le seul à pouvoir obtenir quelque chose d'une certaine manière à pouvoir obtenir un changement de méthode parce que et ce renoncement à ce renoncement 493 donc on verra quoi et à la réforme des retraites parce que je pense que ça pouvait pas Michel Barnier de toute façon c'était pas l'homme de la situation. François Bairrou, ça a été quand même une une grosse déception pour ceux qui pensaient que le le côté madré et plein d'expérience adepte de la proportionnelle était le le bon premier ministre pour basculer dans le parlementarisme. Jou à peu de choses.

Enfin à peu de choses, ça dépend ça dépend de la volonté de du MEDF de oui ou non signer un accord dans le cadre du conclave. On peut on va pas refaire l'histoire mais si signe le conclave peut-être on serait peut-être pas là bien sûr mais ça se joue aussi là-dessus. C'estàd que le quand on dit le prix de la stabilité au bout d'un moment il faut que ceux qui la proclament comme étant une absolue nécessité non pas on payent le prix mais on tire les conséquences pour se dire que le blocage et la continuité c'est l'obstacle à toute forme de stabilité avec quand même sirot si on revient à la réunion à l'Élysée ma qui convoque les les les chefs de parti le leur plus petit dénominateur commun c'est le refus de la dissolution enfin on il y a pas beaucoup de projets politiques aujourd'hui.

Si on peut dire qu'au Parti socialiste, il y a une forme de cohérence depuis un certain de semaines. Mais est-ce que vous vous ressentez ça aussi dans les débats qu'on qu'on suit en ce moment ? C'est vrai que ne serait-ce que la formule de dire qu'il existe une majorité absolue contre la dissolution, donc une majorité absolue de forces politiques qui serait opposé à des élections, ça paraît quand même un non sens politique.

Enfin voilà, c'est c'est c'était le ce qu'avait dit le président pour justifier qu'il fallait voilà réunir toutes tous ces acteurs et essayer d'avancer de trouver un chemin. Mais c'est sûr que aujourd'hui ce qui empêche peut-être de pouvoir formaliser véritablement une culture du compromis, c'est qu'aujourd'hui si on prend la droite les Républicains, la gauche avec le Parti socialiste et on va le voir si les débats budgétaires commencent tels que c'est prévu après donc ces motions de censure qui seront examinées demain, on voit bien qu'il y a tellement d'idéologies malgré tout dans ces appareils politiques, tellement de marqueurs très forts que ils ne peuvent pas être d'accord euh ils sont pas d'accord sur les impôts, ils ne sont pas d'accord sur les baisses de dépenses, ils n'ont pas les mêmes projets de société. Donc on peut pas partir de de cette histoire politique là qui est l'histoire de ces de ces parties dit de gouvernement et de se dire finalement voilà, on va pouvoir on va pouvoir se mettre d'accord.

Ça peut être vrai au niveau local et on le sait, il y a des des maires de nombreux maires qui fonctionnent euh avec euh des majorités très larges et cetera, mais au niveau national et pour des choix aussi fondamentaux que ceux du budget de la nation, euh il y a des position que l'enjeu ce soit de réconcilier ou de rendre compatible le PS et LR. Ça c'est effectivement dans le monde d'avant c'était les deux blocs mais là l'enjeu c'est plutôt comment les macronistes qui quand même ont envoyé l'un des leurs au pouvoir et restent dominant dans le gouvernement sont capables de trouver des compromis avec le PS donc de retrouver un esprit de centre gauche pour certains d'entre eux. Euh, parfois, il y aura des majorités qui seront au-delà des Macronistes et de LR qui seront peut-être sur certains sujets fiscaux ou certains sujets de pouvoir d'achat entre l'ERN et une partie de la gauche.

Donc voilà, je pense que le d'une certaine manière le risque le plus important, il est pour LR qui après être arrivé sur le devant de la scène avec d'abord un premier ministre puis des ministres très importants aujourd'hui sera le grand perdant et quasiment quantité négligeable en tout cas à l'assemblée, au Sénat, c'est aussi ce qui les rend particulièrement rev. Oui. Alors après, on peut quand même se dire que là face à l'urgence de trouver un budget, il faut peut-être quand même que LR et socialistes mettent un tout petit peu de d'eau dans leur vin parce que si tout le monde est dans la surenchère, c'est d'ailleurs ça du côté des des socialistes.

Oui, peut-être mais mais c'est le gouvernement le cornu tombera assez dit Luc Schmid. Oui, moi je suis frappé Thomas, vous nous posiez la question du projet. C'est-à-dire que moi je dis toujours qu'un budget ça reflète un projet.

H et en fait ce qui est intéressant là-dedans, c'est qu'on voit bien que dans les antagonismes qui apparaissent déjà, on voit que du côté de d'un certain nombre de LR, mais qui sont pas tous les LR, il y a l'idée de montrer qu'on est responsable parce que on va faire en sorte que le déséquilibre budgétaire soit le plus réduit possible. Et puis du côté des socialistes, la responsabilité c'est de continuer à dire queon veut faire payer les riches et que ce qui compte c'est de pas trop faire payer les classes moyenne classe moyenne ou classe moyenne supérieure. Donc il y a un enjeu autour de cette construction d'un budget et c'est là que c'est compliqué parce que la culture du compromis et de trouver un projet qui puisse être commun, ça sera un budget commun.

Et si chacun retient que les socialistes ont refusé toute augmentation des impôts alors que la suspension de la réforme des retraites a un coût et que du côté des LR, ils se sont déchirés sur le fait d'être raisonnable alors qu'avant ils en ont jamais parlé lorsqu'ils étaient au gouvernement et que ce qu'ils ont fait c'est qu'ils ont couru après le Rassemblement national sur les questions toute la difficulté et quand vous dites il y a pas de projet, on sera obligé d'avoir un projet au commun autour du budget. Oui. Alors, justement le budget, on va y consacrer vraiment un chapitre important et et vous êtes certainement nombreuse nombreux à vous poser les questions de ce qu'il contient et quelles conséquences ça pourrait avoir sur votre vie quotidienne.

On va essayer de répondre à ces questions au conditionnel évidemment parce que la copie actuelle ce sera sans doute pas celle qui sera votée dans quelques semaines. Mais d'abord, je vis quand même, on va pas y passer trop de temps, mais il y a une question autour de la suspension de la réforme des retraites de du du créneau, du calendrier, de l'outil, on va dire législatif utilisé. Le Premier ministre, il a annoncé que ça passerait par un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale début novembre.

Écoutons si on veut aller le plus vite possible avec des délais qui sont tenus et un débat de qualité et loyale, je pense qu'il faut que le gouvernement dépose un amendement au projet de loi de finance pour la sécurité sociale dès le mois de novembre. Bah, dès le début du la discussion du PLFS comme chaque année depuis des décennies. Alors, sauf que alors on a essayé toute l'après-midi parce qu'il y a le période de savoir si oui ou non.

Il faudrait peut-être un texte adoc, un amendement ne suffirait pas parce que à ce moment-là ça pourrait euh finir en commission mixe paritaire et cetera et cetera. Euh il y a il y a un certain nombre de de partis politiques de gauche qui mettent là un coin pour mettre le Parti socialiste en difficulté en disant ça ne marchera pas ce que ce que vous êtes en train de proposer. Qu'est-ce qu'on peut en dire ?

Oh, je crois que ça va marcher. Ça va marcher. Tout de même.

Sébastien Lecorn n'est pas un homme seul. Il y a derrière le secrétariat général du gouvernement. Il y a des juristes qui sont plutôt de de bonne qualité.

Donc je crois qu'il faut faire il faut faire confiance. Il n'y a pas on ne peut pas accuser le premier ministre et son équipe directe d'être des amateurs. Voyez ?

Donc je crois que ça non mais par exemple les communistes du Sénat cet après-midi disaient le premier ministre et les socialistes nous mentent sur cette question là. Ça ne sera pas aussi simple de suspendre la réforme des retraites par amendement. Écoutez, moi je ne suis pas constitutionnaliste, spécialiste de ces problèmes financiers.

Donc je suis vous inquiétez pas, on n pas réussi à avoir une réponse clair l'après-midi. On apprend à droite à gauche. Ça me rassure d'une certaine manière aussi mais ça inquiète le citoyen le citoyen que je suis.

En revanche, dans le fonctionnement de cette majorité, même si elle est éphémère, on verra combien de temps ça dure. Il y a quelque chose dans les deux discours qui ont été prononcés puisque vous avez dit qu'ils étaient différents, c'est que c'est une majorité qui pour fonctionner a besoin d'être stéréophonique. Je m'explique.

En effet, le premier ministre est issu du centre de la coalition, hein. Voilà. Mais il y a une droite et il y a une gauche maintenant.

Il y a une gauche socialiste et il y a une droite républicaine. Et de temps en temps, on a l'impression qu'il y a toujours beaucoup de difficultés à faire fonctionner, si vous me permettez, les deux enceintes ensemble, l'enceinte droite et l'enceinte gauche. On a d'abord entendu l'enceinte droite quand vous reprenez là, puis après on a entendu, on entend beaucoup tout même l'enceinte gauche et comme le disait d'ailleurs je crois tout à l'heure le président des centristes Hervé Marseille euh et alors qu'est-ce qu'on dit à la droite et au centre- droit ?

On a beaucoup servi les demandes et ça a été l'habileté d'ailleurs des socialistes de mettre le paquet, j'allais dire sur la mais c'est ce que disait Jonathan tout à l'heure, on a beaucoup servi le la droite et LR auparavant depuis un an. Ça fait 8 ans qu'on sert la droite et 8h qu'on sert à la gauche. Faut les servir en même temps.

Faut les servir en même temps parce que comme vous l'avez fait remarquer euh s'ils ne sont pas servis s'ils considèrent en effet que après avoir été servis temporairement d'ailleurs, ils sont mis sur le côté et bien le gouvernement tombera. Le gouvernement tombera. On a besoin des deux.

Et il y a un un léger problème dans ces deux flancs qui font de temps en temps de la surenchère aussi bien du côté des l'air que du côté du parti socialisme. Le fait que le parti socialiste remette un coup sur la taxe Zucman, c'est peut-être pas d'une intelligence politique majeure. Ils vont pousser leur avantage.

Ce n'est peut-être pas d'une intelligence politique majeure si on veut faire durer cette coalition un peu fragile. Vous voulez tous répondre à à Pascal Perino mais ça tourne bien parce qu'on va ouvrir le chapitre budget qui permet de répondre à cette question puisque les surencher pour reprendre votre expression attendue des des uns et des autres, ce sera à l'occasion de ce de cette bataille budgétaire et on va voir avec Quentin Calmer tout de suite ce que ce que nous prévoit donc cette première copie on le rappelle. Bonsoir Quentin.

Bienvenue à à vous avec on va on a choisi de détailler les mesures qui concernent euh notre pouvoir d'achat ou en tout cas une majorité de français. On commence par les retraités. Voilà, commençons par une mesure très concrète pour l'année prochaine.

Il y aura pas de revalorisation 2026 du niveau des pensions sur l'inflation. Pas de baisse des pensions insiste Bersim et un gel au niveau de 2025. L'abattement sur les pensions de retraite est aussi dans le viseur de l'exécutif.

Les retrités qui bénéficiaient d'un abattement de 10 % souvent comparé à un abattement pour frais professionnels et instauré en 1978 par le gouvernement bar, il est supprimé dans la copie du gouvernement présentée hier remplacé par un forfait de 2000 € par personne plus favorable au petits retraités. Écoutez les précisions de la ministre du budget ce matin. Elle présentait la mesure au sénateur en commission au Sénat.

En fait, c'est une réforme assez sociale parce que vous avez un/art des ménages retraités qui vont être gagnants à la réforme. Et les gagnants sont qui ? Sont les ménages retraités modeste.

Inversement, 84 % du rendement de cette réforme se fait sur les 20 % des retraités les plus aisés. D'autres mesures que l'on détail ensemble, Quentin qui concerne cette fois-ci la santé des Voilà l'exécutif qui parle de responsabiliser les assurés pour réduire aussi le trou de la SQ. L'idée d'augmenter le reste à charge des Français.

La franchise sur les boîtes de médicaments et les actes paramédicaux est doublé à 2 € contre 1 aujourd'hui. Même chose pour la franchise sur les transports sanitaires qui passent à 8 € contre 4. La participation forfaitaire sur les actes médicaux serait relevé à 4 € contre 1 € aujourd'hui.

À noter des exemptions pour 18 millions d'assurés, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, les femmes enceintes ou encore les enfants de moins de 18 ans. Toutes ces mesures qui pourraient rapporter 2,3 milliards d'euros au caisses de la sécurité sociale dit le gouvernement. Et puis le gouvernement supprime quelques niches fiscales.

Oui. Alors il en supprime 23 mais certaines sont vraiment anecdotiqu et ça parente à du toilettage comme celle qui concerne les prix Nobel. Je l'ignorais, il y a une niche fiscale pour les prix Nobel mais beaucoup plus concernant.

Dommage, on vient d'avoir deux français prix Nobel, c'est pas de chance pour moi ça fait deux niches fiscales nors. Et à la fin du crédit d'impôt sur les frais de scolarité. Alors ça c'est très concernant.

Ça concerne 2,5 millions de ménages mais c'est 61 € au collège, 153 € au lycée et 183 € à l'université qui disparaissent donc dans ce soit l'étage des niches. Et puis alors il y a aussi des économies pour catégorie par catégorie en quelque sorte. Voilà.

Parlons des salariés par exemple s'ils nous écoutent. Les avantages comme les tickets restaurants, les chèqus vacances ou encore les activités financées par les comités d'entreprise, elles vont être taxées par une contribution patronale de 8 % et cela risque de donc de décourager les petites et moyennes entreprises qui vont peut-être réfléchir à diminuer ou supprimer ses avantages auprès de leurs salariés. On peut aussi mentionner une autre catégorie socioprofessionnelle avec le gel des salaires pour les fonctionnaires et autres catégories qui perdent des avantages, les apprentis.

Fin des exonérations de cotisation sociale pour leur employeur, fin aussi de leur aide de 500 € pour le permis de conduire également. Oui. Et puis alors on va terminer avec la taxe sur les les petits colis, les petits paquets dont évidemment les livraisons ont explosé ces dernières années.

Exactement. À vie aux amateurs d'Ultra Fast Fashion he comme Chine ou ceux qui aiment aussi acheter des gadgets sur Temo AliExpress. Il y en a beaucoup en France regarder.

Je suis pas concer. Je sais que vous aimez bien ce vous importe beaucoup. Le gouvernement qui va mettre en place une taxe de 2 € sur les colis d'une valeur de moins de 150 € et en provenance de pays non européens.

Une maère de lutter contre la concurrence des loyales venus d'Asie principalement et une autre aussi une mesure aussi écologiste he puisqu'on parle de 800 millions d'objets en 2024. Merci beaucoup Quentin. Alors ce budget c'est autant de choses trap pour pour le premier ministre Lucil Schmid.

Je vous donne la parole pour pour commencer pour continuer sur voilà les les surenchères des uns et des autres qui menace finalement la durée de vie de ou le bail pour être plus précis de Sébastien Lecnu à Matinho. Oui, merci beaucoup. Moi ce qui me frappe c'est que Sébastien Lecornu a répété à plusieurs reprises qu'il voulait maintenir cette question de trajectoire de réduction du déficit budgétaire et par ailleurs, c'est vrai que la suspension des réformes de la réforme des retraites entraîne un certain nombre de coûts 800 millions 1 million 1 milliard et demi et cetera.

Donc on est dans une situation où je dis toujours la phrase favorite de Sébastien Lecnu avant le budget, c'était de dire "Certains impôts augmenteront, d'autres baisseront." Donc on est dans cette situation où on est en permanence dans un dans un espèce de jeu d'équilibre où il est difficile de s'y retrouver quand on n'est pas un spécialiste budgétaire, d'autant plus que la France est un pays un grand pays spécialiste des impôts. Donc la question qui me semble intéressante là, c'est le ce qui est fait sur les retraités.

C'estd qu'on voit bien que c'était un sujet qui empoisonnait en fait le débat public depuis maintenant François Berou l'avait soulevé notamment. Euh les retraités étaient comme une espèce de vache sacrée sur le plan électoral et là il n'hésite pas à y aller. Moi, je trouve que c'est très bien et je pense que j'espère que là-dessus on on aura du consensus.

Euh je n'en sais rien mais en tout cas je pense que là euh le choix qui est fait est un choix assez courageux euh sur lequel en tout cas c'est une manière de dire au fond il y a aussi de la jeunesse. Il y a il y a quelque chose sur le fait de ne pas toujours exonérer les retraités de ça être intéressant de voir si les parlementaires ont le courage de taxer un peu plus les retraités qui sont ceux qui votent le plus. On ver donc on verra ça et ça je trouve que c'est une question intéressante sur la question des niches fiscales.

Vous l'avez dit c'est du toilettage et les principales niches fiscales demeurent. Donc ça c'est voilà c'est un sujet sur lequel en en prononçant cette phrase, je me suis dit mais ça fait combien de fois depuis que je suis journaliste que je prononce la phrase d'un gouvernement qui qui toilette ou supprime des niches fiscales. Je pense qu'on réussit à en créer autant que qu'on en suprime.

Quand on est écologiste par exemple, on regarde de très près cette question des niches fiscales brunes comme on dit sur les et qui en fait résistent budget après budget parce que il y a des intérêts, il y a des intérêts notamment de certains secteurs qui peuvent être en difficulté comme certains agriculteurs, mais en tout cas on ne touche jamais réellement niche fiscale. Ça c'est une deuxième chose que sur laquelle je voulais je voulais insister. Après, il y a un enjeu qui a été noté par dans le débat tout à l'heure des socialistes qui était qui refusait au fond l'année blanche, qui refusait le gel euh du barem et donc que il ne souhaitait pas au fond que l'impôt sur le revenu augmente.

Ça c'est un point important parce que le Haut conseil aux finances publiques dirigé par Pierre Moscovici a dit de manière très claire qu'aujourd'hui la trajectoire prévue par Sébastien Lecnu était extrêmement fragile et que s'il veut maintenir cette trajectoire, ça suppose qu'il y a un accord du côté des socialistes sur ce gel du barême de la peau sur le revenu et pour l'instant que je sache il y a des accords là-dessus. Donc ça c'est un sujet essentiel et on va voir au fond si les partis qui sont prêts à ne pas censurer estiment aussi qu'ils ont une responsabilité dans la réduction de la trajectoire du déficit budgétaire, ce qui ne semble pas être totalement le cas aujourd'hui. Jonathan, vous disiez tout à l'heure, il est temps de faire des concessions à à la gauche, que Emmanuel Macron marche sur sa jambe gauche en quelque en tout cas enfin on se dit que c'est par différentes options qui ont été tentées, que ce soit même quand enfin quand il avait la majorité absolue, on a quand même vu une dérive de sa politique par rapport aux conditions de son élection en 2017 clairement vers la droite, ce qui pas un mal en soi, c'est une option politique mais c'était quand même pas tant et que les premières tentatives à travers Michel Barnier ou François Bairou, c'était quand même plutôt l'idée de rally.

Donc il y a eu un revirement, une forme de nouvell tentative de nouveau Paris. Je pense qu'il faut être un petit peu cohérent et aller au bout de ça. Donc c'est ça veut pas dire moi j'aime pas trop le mot surenchère en fait quand les gens affirment leurs convictions.

C'estàd que si effectivement c'estàd que si tout le monde a a vocation à être dans la politique Canada Drave parce que il faudrait de façon un peu magique que tout le monde dise la même chose pour être d'accord. Oui, mais si on prend la taxman, la taxman, c'est évident que ça va provoquer euh lever de bouclier chez les LR, chez Horizon et donc fait si on sort les calculs de faire tomber le gouvernement. Je citais un chiffre à Mathilde avant qu'on arrive et je voulais je l'ai vérifié justement parce que j'avais peur de dire n'importe quoi.

La taxe duman 92 % des sympathisants renaissance après que la taxe duman a été mis dans le débat public s'y déclaré favorable. 89 % des sympathisants LR. Donc, est-ce qu'il y a pas aussi un enjeu pour les représentants de ces parties-là d'être non pas dans des postures un tout petit peu pavloviennes, mais d'être aussi en phase avec un mouvement qui dépasse largement les attaches partisanes sur cette question de la justice fiscale.

Après, voilà et je juste pour dire s'il y a bien un élément qui pose aussi sujet pour la gauche dans le budget tel qu'il est présenté par Sébastien Lecnu, c'est que justement sur cette contribution des plus hauts patrimoines qui représentent 1800 personnes, on est en dessous de ce que François Baou avait mis sur la table. Alors, puisqu'on parle de fiscalité, je vous donne la parole tout de suite, Mathide, écoutons le le Premier ministre qui ne veut pas augmenter la masse globale des prélèvements obligatoires. Je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, le gouvernement considère qu'il ne faut pas augmenter la masse globale des prélèvements obligatoires.

Par principe. Je considère que cet effort fiscal doit être le plus limité possible. Poursuivre l'effort de redressement de compte public, l'effort sera contenu et moins important que l'année dernière. pour nous situer.

Cela porte la pression fiscale à près de 36 milliards d'euros de moins qu'en 2017. Mesdames et messieurs et les sénateurs, je sais que cette question fera ici débat et ce débat devra avoir lieu en ne perdant jamais de vue la croissance, l'emploi, l'attractivité économique. Et je suis ouvert également aux discussions sur la répartition de ces impôts.

Le budget 2025 ne prévoyait aucune diminution. Ce projet de budget prévoit une baisse de la CVAE au profit des petites et moyennes entreprises. Là encore, c'est une proposition, vous trancherez.

Alors sur cette question, on tient pas mal de réactions, notamment celle d'Hugo de de Bretagne, de Plavec. Si le baret n'est pas revalorisé avec l'inflation, ça veut dire qu'on va finir par payer plus d'impôts, même si on ne gagne pas plus. Non, point d'interrogation.

Est-ce que ça ne va pas surtout pénaliser les classes moyennes et les petits salariés ? On voit qu'on est au cœur des interrogations des Français, de nos téléspectatrices, de nos téléspectateurs. Merci de participer.

N'hésitez pas à flasher SQR code. J'ai pas donné beaucoup de questions, je vais être transparent parce que ça marchait pas. Ça marche et donc je vais pouvoir vous donner des questions.

Mathilde Sirot, si on reprend cet objectif là donné par le Premier ministre de ne pas augmenter la masse globale des prélèvements obligatoires. Alors un jeu de de vase communiquant et là encore sous pression de ceux qui aujourd'hui lui permettent de rester à Matignon donc du camp socialiste. Oui, c'est c'est surtout qu'il en fait euh on on Jonathan disait on va on peut arrêter avec le terme surencher et cetera, mais quand on voit que Olivier Fortin est de dire bah on a obtenu ça, ça et ça et maintenant on va aller plus loin.

Oui. C'est que voilà, ce sera jamais assez. On ne parle plus de l'ISF, ça va certainement revenir dans le débat pour essayer de de le remettre en place.

Et c'est surtout que l'objectif initial et ce qui avait essayé de euh d'encoder quelque part François Bairou, c'était cette écrasante dette la nécessité surtout de diminuer les dépenses. On nen parle plus, on parle sans cesse de d'augmenter les recettes fiscales et donc d'en passer par toujours plus d'impôts. De ça fait 8 ans que les recettes fiscales baissent. dans les dans les 1000 milliards de dettes, il y a 500 milliards qui sont dû à la baisse des dépenses fiscales.

Donc bouement, faut quand même regarder les sujet fiscale qui a pu aussi apporter a été un succès absolument mesuré et des créations d'emplois. Non mais ça c'est un débat qui est pour le coup tranché c'estàd si si ça c'est le je dis pas que c'est ce que vous défendez mais ce son de cloche c'est le macronisme fondamentalement. Oui mais on reste tout de même dans un pays qui a le record de la pression fiscale.

Ouais faut tout de même réfléchir on peut dire. Donc c'est assez légitime à mon avis euh et normal. euh que cette pression fiscale est baissée convaincre et s'est mis à l'acquis et s'est mis à l'acquis euh du président de la République.

Alors, je vais vous donner la parole sur le Parti socialiste parce qu'on est en train effectivement de de poser qu'on a commencé à poser pas mal de jalons sur la stratégie du Parti socialiste. Je vous propose d'écouter justement pour commencer Olivier Fort qui était au 20h de TF1 hier soir sur sa capacité, vous l'évoquiez tout à l'heure Pascal Perino à faire voter les députés comme un seul homme. Dans un parti comme le nôtre, il y a des décisions qui sont prises collectivement.

Cette décision là, elle a été collectivement et donc j'entends effectivement que tout le monde la respecte parce que quand il y a un vote et qu'il est quasi unanime, il doit être respecté. Donc vous menacez tout de même ce soir vos députés. Mais je ne menace personne.

Je suis pas là. Je suis simplement en train de vous dire que justement dans un parti démocratique quand une décision est prise et bien elle doit être respectée et nous devons le faire parce que il y a maintenant des gens qui attendent de nous que nous rentrions dans un autre dans un autre combat. Le combat ne fait que commencer.

C'est le temps du parlement. Alors Jonathan, vous vous vouliez évidemment revenir en détail sur cette stratégie situation du Parti socialiste peut-être pas si confortable. Oui, il y a des choses qu'on qu'on a déjà dites évidemment, mais c'est je pense dire que le PS est sur une ligne de crête, c'est le le moins qu'on puisse dire.

Euh déjà, il faut dire que de façon indéniable, avoir obtenu ce qu'ils ont obtenu de la part de Sébastien Lecornu comme acte fondateur, c'est une rupture pour le macronisme et c'est une victoire pour le PS et aussi pour la CFDT qui a d'ailleurs assez chaudement salué le ce bouger comme on dit. Vous citiziez des chiffres, les socialistes, ils sont assez raccord avec leur électorat. On voit que 68 % de leurs sympathisants ne souhaitait pas non pas un accord plein et entier à Sébastien le Cordu, mais souhaitait pas une censure d'entrée.

Et même d'une manière générale à gauche, 52 % des sympathisants ne la souhaitaient pas. C'est très cliveillable. Ça va très loin chez LFI sur cette volonté de faire tomber le gouvernement, d'obtenir la dissolution et infiner le départ d'Emmanuel Macron.

Cette dynamique, on la connaît mais d'une certaine manière oui pour les socialistes, le plus dur commence parce que avant la déclaration de politique générale de Sébastien Lecnu, je parlais avec certains socialistes, ils espéraient presque en gros que Sébastien Lecnu les prenne pas au mot, la formulation soit un peu alambiquée, l'ambiguité stratégique, ce qui leur permettrait de voilà d'une certaine manière de claquer la porte. Oui. Parce que à part le Parti socialiste à gauche, tout le monde va la voter cette censure.

Tout le monde va la voter. Alors le le LSI, je viens de dire dans quelle dynamique c'est les écologistes, c'est assez légitime aussi. C'est parce que la question écologiste est un totalement un impensé. dans le discours de Sébastien Lecnu comme dans celui de François Bairou, peut-être un peu moins dans celui de Michel Barnier, mais on n pas eu le temps de s'en de s'en rendre compte.

Euh et effectivement, on retrouve une forme de dualité qu'on connaît, c'est-à-dire des les insoumis qui traitent le PS de socio-traître qui les accusent d'être affligeant, d'être des nigos, d'être les idiots utiles d'un macronisme qui était déjà agonisant qu'il suffirait de de pousser pour qu'il s'achève, même si c'est plus compliqué. Et d'une certaine manière, il les tiennent comptable de tout ce qui va se passer maintenant. le maintien de Rachidati au ministère de la culture, le maintien de Gérald Armanin et toutes les horreurs, le musée des horreurs aux yeux des insoumis et peut-être de certains socialistes et de certains écologistes qui risquent d'arriver dans ce budget.

Donc en fait les socialistes ils répètent en boucle depuis hier parce qu'ils sont lucides he sur ce risque mais il y avait un risque à prendre d'un côté ou de l'autre c'est de prouver que la censure c'est pas un chèque en blanc et de prouver que c'est aussi l'occasion d'obtenir des victoires dans ce nouveau parlementarisme. Et alors oui pardon de vous interrompre on l'a dit le ce cette discussion budgétaire là qui va démarrer qui a déjà commencé d'une certaine façon c'est aussi pour le parti socialiste un chemin sommet d'embû. Oui, parce que si on s'arrête à la formule plutôt bien trouvée de Sébastien le Cornu sur le gouvernement propose, "Nous discutons, vous votez", on a vraiment l'impression que on a basculé dans en gros que les Macron et le Cornu vont être spectateurs simplement de ce qui va se passer à l'Assemblée et au Sénat.

Donc voilà, cette ambition affiché de partager le pouvoir entre un exécutif très affaibli et un législatif très divisé, moi je suis plutôt pour qu'on aille dans ce sens-là parce qu'on l'a pas vraiment tenté. Donc, il a confirmé le non recours au 493. symboliquement et même concrètement, c'est pas rien.

Mais voilà, je pense que Pascal Perino pourrait nous l'expliquer à l'envie, mais les outils du parlementarisme rationalisé, c'est pas complètement des naïves, ça donne beaucoup de pouvoir au à l'exécutif pour contraindre avec le Sénat, on est au Sénat ici qui va quand même être même si l'accueil a été très froid pour Sébastien le cornu le milleur allié pour que ça ne dérape pas trop. C'est pas garanti he l'accueil a vraiment été froid. Non, l'accueil a été froid mais a été froid dans le sens n'oubliez pas d'où vous venez, n'oubliez pas ce que nous vous devons.

Nous serons responsables pour deux s'il faut l'être pour deux. Donc d'une certaine manière, le PS en fait revendique une forme de sens des responsabilités. C'est un mot que chacun se renvoie, que chacun revendique.

Ça parle à son électorat. Il fait le pari du parlementarisme et c'est au fond assez raccord avec son ADN. C'est un paris risqué, sa personne pourra dire le contraire.

Mais en même temps, on peut aussi faire le pari que le cornu n'est pas bairou, que le conclave sur les retraites à la sauce bénaise, certes, il a laissé un goût amer à Olivier Fort et ses camarades, mais qu'on est peut-être capable collectivement d'écrire autre chose. Et c'est bien pour cela quand même pour se prémunir de tout procès en naïveté que les socialistes rappellent à l'envie que s'ils ne censurent pas sep fois, ça veut pas dire qu'ils peuvent pas censurer dans une semaine, dans de semaines, dans tr semaines. Votre avis Pascal Per sur la capacité du Parti socialiste de résister à cette pression dont parlait Jonathan à l'instant de des autres membres de l'ex nouveau Front populaire.

Bon, il y a il y a bien sûr il y a eu une intime une intime union dans le Nouveau Front populaire puisque même a fait signer au socialiste un texte, un programme qui était tout à fait impressionnant par son enthousiasme quasi de rupture, hein, avec les logiques de l'économie dominante. Bon, les socialistes là tout de même, j'allais dire ont pris le large. Ils ont pris le large et on voit mal les socialistes rentrer à la maison.

Et on voit ici et là sur les terrains municipaux puisque ça va être ce sont ce seront les prochaines élections des conflits et des affrontements entre LI et le PS se mettre en place avec au fond des socialistes qui doivent retrouver confiance. Confiance en eux-mêmes, confiance dans la culture de gouvernement. Certains disent social-démocrates, les socialistes n'ont jamais été socio-démocrates en France, c'est pas grave. leur culture de gouvernement, hein. et ils se disent voilà on peut affronter lesfilli et d'après certains sondages que j'ai vu défiler, éléfi sur le terrain local est plus marginalisé qu'on veut bien le dire parce que c'est pas un parti c'est pas un parti local voyez c'est pas un parti qui est passionné par la gestion locale et les filles hein comme le RN d'ailleurs n'est pas un parti qui est passionné voilà voilà et comme les macronistes ça en fait beaucoup d'ailleurs quand on se dit voilà les partis ont besoin de racine et donc le PS retrouve un peu confiance en lui-même et s'il retrouve confiance en lui-même, en effet, cette confiance qu'il peut retrouver sur le terrain local peut faire en sorte qu'il appartiennent plus longtemps qu'il ne le croit à un attelage.

En plus de ça, les socialistes n'ont pas encore de chef si vous voulez. Pour la présidentielle, tout le monde pense à la présidentielle, oui, mais certains ont des candidats, les socialistes, ils ont personne. Ce qui ce qui est sûr, c'est que cette discussion budgétaire, elle va se faire vraiment sous le le regard assérré des des citoyens et citoyennes de France.

Juliette de Roy Almison qui réagit à ce que nous disait Quentin tout à l'heure sur le la fin des crédits d'impôts sur les frais de scolarité. C'est 61 € au collège, 130, 153 au lycée, 183. Elle nous dit "J'ai trois enfants au lycée à la fac. cette réduction d'Omtait de respirer un peu financièrement, la supprimer, ça va augmenter de beaucoup le budget familial.

Enfin, c'est c'est ce qui est passionnant dans un dans un budget, c'est que tout le monde enfin, il y a des arbitrages et qui ont des conséquences qui sont parfois radicales pour le pour pour les Français et et je reviens à cette tentation de bah finalement essayer de de mettre tout le monde d'accord. Vous voyez ce que je veux dire ? Ce qui est quasiment impossible.

Moi, j'ai le sentiment que la campagne électorale de 2024 s'est faite à l'aveuglette sur la question économique et sur la question du déficit budgétaire et au fond ça nous a sauté à la figure collectivement après la campagne électorale. Et donc, une des difficultés aujourd'hui pour les partis politiques, c'est qu'ils ne savent pas s'ils ont été élus au fond sur la question économique, sur la question de la bonne santé en fait, du lien entre la bonne santé de la société et la bonne santé de notre économie. Et du coup, ça c'était un des paris d'Emmanuel Macron, c'était de mettre l'économie et la société en relation.

Mais ça a jamais été traité électoralement. D'une certaine manière, on peut même penser qu'il y a eu une sorte de dissimulation, disons-le. Vous dire c'est un choix qu'on a pas vraiment c'est un choix qu'on a pas assumé, qu'on n pas débattu électoralement et on peut estimer qu'il y a une forme de dissimulation de la part du gouvernement de ne pas parler de cette cette crise économique dans laquelle nous nous retrouvons une fois que nous avons voté et qui fait tomber qui fait tomber les premiers ministres.

C'est-à-dire que d'une certaine manière, on a voté il y a pas longtemps, mais on n'a pas voté en en prenant en considération ce qui nous arrive. Moi, je pense que c'est un point important sur lequel donc on attend du côté des partis qui vont accompagner ce gouvernement d'une manière ou d'une autre une attitude de responsabilité mais que peuvent être anxieux vis-à-vis de leurs électeurs avec peut-être aussi euh en tout cas c'est ce que nous disent euh les sondages une une envie des Français de justement pouvoir trancher une élection sur euh une vraie question sociétale, un vrai projet de société, un vrai projet économique. Quand on leur demande cette question si le gouvernement le Cornu était finalement censuré, que préférez-vous pour sortir de la crise politique ? répondre quoi ? 1, la démission du président de la République, 2, la dissolution de l'Assemblée nationale et seulement mais loin derrière en 3e position nommé un nouveau premier ministre.

Voilà, merci beaucoup, merci à tous d'avoir participé à ce débat. Je vais rappeler Pascal Perinot, le titre de votre livre Le goût de la politique, c'est l'édition Audil Jacob et Mathilde Sirot. Évidemment, on vous lit dans le magazine le point.

À très bientôt sur ce plateau, à très bientôt dans dans ce sens public. Yeah.