Quel avenir pour la francophonie ? - Avec L'Assemblée Parlementaire de la Francophonie
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
cet épisode a été rendu possible grâce au CNC et à nos partenaires un grand merci à [Musique] eux [Musique] [Applaudissements] bonsoir à toutes et à tous bienvenue sur backseat bonsoir bonsoir le public merci beaucoup d'être là vous êtes merveilleux bonsoir à vous vous êtes très nombreux ce soir ça fait super plaisir de vous accueillir bonsoir à toutes celles et à tous ceux qui nous regardent en direct sur twitch vous êtes là vous êtes avec nous le chat bonsoir à vous bonjour si vous nous regardez en replay sur Youtube vous êtes super nombreus et nombreux à nous regarder sur youtube et bonsoir et bonjour si vous nous écoutez aussi en podcast là aussi vous êtes très nombreux et très nombreux on fera un petit point là-dessus plus tard dans l'émission chers amis ce soir dans l'émission backit une émission exceptionnel on va parler d'actualité on va parler de politique on va parler de beaucoup de choses mais avant ça un bfor un biffor sponsorisé ce soir on est en partenariat avec l'Assemblée parlementaire de la Francophonie et j'ai l'immense plaisir d'accueillir sur ce plateau Bruno [Applaudissements] fou bonsoir Bruno fou bonsoir bonsoir merci d'être avec nous vous êtes député Moder de la 6e circonscription du haut rein membre de la commission des affaires étrangères à l'Assemblée nationale et surtout délégué général de cette assemblée parlementaire de la Francophonie avec qui on a le plaisir de faire un partenariat ce soir c'est très gentil à vous de m'inviter ben merci à vous pour ce partenariat on va parler de francophonie du coup ce soir c'est ça j'ai vu vous faites ce que vous voulez non ouise fait c'est pour vous de ma gueule que que vous vouz truc qui marche au demeurant vous auriez le droit parce que on va parler de cette assemblée parlementaire mais avant ça on va parler de la Francophonie de quoi on parle quand on parle de francophonie on parle d'abord de l'espace dans lequel il y a 90 pays qui ont rejoint cet espace dans lesquels il y a un nombre important de locuteurs qui parlent le français d'accord et à travers ça une fois qu'on a la langue on parle surtout de valeurs de modèle de gouvernance par exemple de liberté publique d'État de droit ce qui est pas le cas de tous les pays quand on voit la Russie quand on voit la Chine quand on voit d'autres pays on ne on ne vit pas comme ça donc c'est aussi une une façon de vivre faç vire parz-nous un peu de C passe francophone aujourd'hui où est-ce qu'on parle français dans le monde ça ça ressemble à quoiout partout ouais c'est pas une bonne réponse ça je détailler allez-y s'il vous plaît partout dans le monde en Europe bien évidemment on parle beaucoup en Afrique grande majorité le le premier pays francophone c'est la RDC c'est le Congo c'est le la République Congo ouais c'est ça la République démocratique du Congo son voisin aussi par mais sont moins nombreux mais parle aussi bien le français que que que donc c'est le premier pays au monde en nombre de population voilà il y a plus de 120 millions de de personnes et il y en a un peu plus qu'en France je pense qu'il parle le français on sait pas l'unité près mais en gros voilà le premier pays et puis après on en retrouve également dans dans le Pacifique on en retrouve en Amérique par exemple en louisian on en retrouve nouau brunsville et cetera voilà puis après en Amérique du Sud aussi on en retrouve beaucoup dans quel pays en Amérique du Sud Argentine Brésil Chili voilà on en retrouve beaucoup en 2018 le français c'est la 5e langue la plus parlée au monde avec 300 millions de locuteurs ça représente 4 % de la population mondiale unrien sur 26 parle le français c'est une langue en déclin ou une langue de plus en plus parlé c'est aujourd'hui une langue qui est très apprise il y a 120 millions de personnes qui apprennent le français dans le monde donc c'est la deuxième langue apprise dans dans le monde c'est la deuxième langue de business en tout cas pour un mot Franco franco-anglais dans dans le monde en revanche on peut se poser la question de ce va se passer dans 10 15 ou 20 ans s'il y a pas un gros effort d'apprentissage du français d'attractivité du français parce qu'aujourd'hui je sa pas aujourd'hui ce que je vois le public je sais pas vers quel espace vous tournez peut-être plutôt vers un espace anglophone on parle plutôt l'anglais le chinois peut-être ou d'autres langues donc il faut que au-delà de la langue il faut que cet espèce il soit attractif qui réponde notamment à la jeunesse en Afrique vous avez la moitié de la population qui a moins de 19 ans donc si vous leur parlez que de la langue de Victor Hugo c'est bien mais c'est pas ça qui va intéress intéresser c'est d'avoir du travail d'avoir une formation d'avoir aussi des libertés publiques voilà donc faut leur donner il faut il faut que cet espace franf il réponde est langue de pouvoir est que la langue c'est un til d'influence vous parliez tout à l'heure de une langue qui véhicule des valeurs en quoi estce que le français véhiculerait des valeurs plus que l'anglais l'espagnol ou autre chose il y a le français lui-même mais mais non mais y a l'histoire qui lit l'ensemble des pays on a une histoire avec certains pays d'Afrique on a une histoire avec les gens qui parlent la même langue moi à la PF la première fois que j'ai été j'ai vu un Vietnamien un Sénégalais qui se c'était jamais vu qu' sont embrassés parce que ils sont dans le même espace francophone ils partagent vous avez signé une charte à Cotonou on a signé une charte d'engagement enfin les pays l'ont fait dans laquelle ils défendent la l'égalité homme femme ils défendent la démocratie il défendent un grand nombre de pratiques aujourd'hui qu'on ne retrouve pas dans tous les pays et ça ça crée du lien quand vous dit pas la langue elle-même c'est le fait de pratiquer cette langue qui qui qui crée du lien et c'est les engagements de c paysl quand vous parlez de l'histoire j'ai vu quelqu'un dans le chat tout à l'heure qui rappelait que l'histoire de de la langue française en Afrique c'est d'abord celui de la colonisation et de l'esclavage oui c'est un vrai sujet c'est un vrai sujet je viens de faire un un rapport justement sur les relation entre l'Afrique et la France à l'Assemblée nationale sur ce sujet-là il y a la colonisation et il y a aussi la la la la la liberté les indépendances également donc il faut faire le le le solde et et c'est vrai qu'aujourd'hui si on parle de ce sujetl la France a un regard qu'on doit porter vis-à-vis de la colonisation et des indépendances et et cette période là n'est pas soldée oui un gros travail à faire il y a un énorme travail de mémoire à faire de reconnaissance par exemple Sénégal vous avez je reviens du sénég Sénégal vous avez un nombre important de de Sénégalais qui ont donné leur vie lors des guerres en France ils n'ont pas été reconnus à leur juste valeur parlez-nous de cette assemblée parlementaire de la Francophonie qu'est-ce que c'est que cette institution et bien c'est c'est l'assemblée qui représente toutes les Assemblée nationale de tous les pays de la francophonie d'accord c'est aussi simple que ça ouais c'est un peu d'accord donc il y a que des élus qui siègent il y a que des parlementaires des élus des parlementaires et donc les parlementaires ce sont les représentants des populations donc com vous États qui s'engueulent ou sont pas d'accord entre eux ben les parlementaires eux ils continuent de parler ils font la diplomatie il continuent moi j'ai la la même façon de parler avec mes mes amis au Mali au Burkina Faso au Gabon qu'avant ça a pas changé on continue de se parler alors les États sont si les gouvernements se font la gueule les parlementaires peuvent continuer à parler ça pe arver bien sûr bien sûr mais là bien sûr j'ai discuté Sénégal pendant long long moment avec un parlementaire malien et on regarde comment moi j'habite mulouse et à Mulous il y a une trè forte communauté malienne pas combien de de dizaines de milliers de personnes voilà ben il y a des mariages entre malien et français ou entre malienne et et français et donc voilà ces gens-là n'arrêtent pas de vivre ensemble donc c'est pas les États qui forcément décident des relation entre les individus et nous on représente les individus les citoyens les populations donc c'est une assemblée parlementaire et comme dans toutes les assemblées comme comm dans l'Assemblée nationale française il y a des commissions aussi à à l'assemblée de la Francophonie commission de l'éducation commission de la culture de la communication ça sert à quoi en fait cette cet organe on on on on travaille pour essayer de de faire en sorte que dans les différents parlements on puisse voter des lois qui favorisent la vie des citoyens dans leur pays on a deux grands réseaux un réseau des jeunes parlementaires donc qui travaille sur la façon dont on peut favoriser la jeunesse dans les parlements et donc les sujets qui intéressent la jeunesse mais on aussi un réseau des femmes donc des parlementaires de femmes qui travaillent sur la reconnaissance dans les parlements de la de la de la de la présence et de l'importance des femmes on vient de faire un séminaire en côe d'ivoir un autre au Sénégal je prends cet exemple là sur la capacité des femmes à mieux exercer leur leur fonction de de parlementaire et être mieux plus plus influente justement dans l'espace dans dans leur pays c'est quoi la différence entre cette assemblée dont vous êtes le délégué général je le rappelle et l'Organisation internationale de la Francophonie l'OIF ben nous nous c'est c'est c'est le Parlement sont les parlements et l'OIF c'est les États les exécutifs voilà c'est comme un le gouvernement et et le Parlement voilà c'est ça la différence d'accord très bien vous voulez je fasse plus long non non non vous pouvez faire plus long vous pouvez nous expliquer parce que si vous avez compris ça suffit non non non mais peutêtre que vous avez pas compris j'ai compris ça ça reste intéressant on va parler de cette cette diplomatie parlementaire dont vous nous parlez depuis tout à l'heure c'est vrai que c'est assez intéressant on s'en rend peu compte la France a un réseau diplomatique avec des diplomates qui sont sous la coupe du ministre de des Affaires étrangères et de l'Europe qui lui-même est sur la coupe du Premier ministre bref c'est l'exécutif le pouvoir exécutif avec ses diplomates mais mais les parlements eux aussi jouent un rôle les parlements eux aussi peuvent dialoguer et ça peut permettre de régler des crises ça peut permettre de régler d'accélérer des dossiers des choses comme ça vous avez des exemples le dernier exemple il y a un coup d'État au Gabon c'est pas si vieux ça 2 mois c'est fin juillet ouais voilà un peu plus alors 3 mois euh les gouvern les États en général condamnent les coups d'État parce que c'est un coup d'état fait par des militaires et donc c'est contraire aux constitutions donc les les les états condamnent les coups d'État nous parlementaires qu'est-ce qu'on voit au Gabon on voit une population qui n'a pas qui n'est pas qui n'est pas respectée par un gouvernement dont les élections sont se sont déroulé depuis une trentaine d'années au Gabon sans vraiment que la population soit reconnue en gros les élections sont un peu organisé arranger donc le résultat n'est pas conforme à la volonté du peuple et en 2016 il y a un candidat jeaning qui a gagné clairement les élections en tout cas voilà et on a tiré sur lui on a tiré sur son QG on a tiré sur la foule qui manifestait parce que le rés d'élection n'avait pas été reconnu et bien il y a un coup d'état 5 ans après cette année ou 6 ans après pour les mêmes raisons et bien l'état français condamne le coup d'État par par définition par principe nous moi 15 jours après je suis au Gabon j'ai vu le général qui a fait le coup d'État j'ai vu l'ensemble des partis de l'opposition j'ai discuté avec beaucoup de de jeunes dans la rue ou de ou de ou de de gabonnais comme ça que j'ai j'ai rencontré et je comprends que la population est très contente parce qu'enfin ils peuvent s'exprimer librement et il le faisaent et leurs droits sont ont des chances d'être mieux reconnu et la Constitution et les institutions d'être respecté et ben nous on fait tout on favorise pour que il y ait une transition rapide et qu'on puisse revenir à un état de droit où les gabonnais les gabonnaises vivent librement on l'a fait aussi en Guinée par exemple chose que voilà pas mal de dessus on a été au Mali moi j'ai été au Mali trois fois pendant les les coups d'État pour essayer de continuer à faire du lien bien entre les populations et faire en sorte que les choses redeviennent à la normale sur le Mali c'est un peu moins bien tourné mais pour l'instant mais mais on continue de parler je vous ai même pas demandé Bruno fou vous êtes député du Hain comment vous vous êtes retrouvé délégué général de la de l'Assemblée parlementaire de la francoponie beaucoup de de d'amitié et de d'affection et d'intérêt pour les questions africaines et francophone moi à mulouse c'est une ville qui a 130 nationalités donc autour de ma permanence je me suis insté dans un quartier très populaire j'ai deux magasins de GABA j'ai l'amical des Algériens j'ai le sushi chinois voilà et cetera donc j'ai il y a il y a ça on constate tous autour de nous on vit dans on vit dans un monde multiculturel et bien on reste pas entre français on vit dans un monde multiculturel quel regard ça vous donne par exemple sur les débats sur l'immigration qu'on a actuellement qu'est-ce que ça vous donne non mais le fait de voir par exemple qui a commencé à l'Assemblé nationale mais le fait de voir que le que la France est un pays multiculturel que le français est parlé par un nom incalcul de personne beaucoup plus en dehors de nos frontières qu'en France est-ce que ça vous donne un regard particulier sur des questions identitaires qui sont aujourd'hui de plus en plus au cœur du débat en Europe il les question identitaire bien sûr il y a les questions également de mobilité quand vous vous allez dans un pays principalement africain la question des visas est absolument incroyable nous on ne donne des on a une vision nous en France de de visa de on donne des visas dans une vision d'immigration h or un visa ça va se donner dans une vision de de rayonnement de la France et d'échang nous on se déplace facilement en Afrique les Africains ont beaucoup plus de mal à la France so attayante c'est une bonne chose le fait que la France soit attrayante c'est une bonne chose oui c'est une bonne chose mais il faut aussi faciliter le fait que on puisse venir en France facilement et qu'on n'humilie pas ou qu'on donne pas souvent en manque de respect à des gens qui demandent le visa et et et qui n'ont pas et qui ne comprennent pas pourquoi ils l'ont pas donc ça c'est un un effort qu'on doit faire de de de respecter beaucoup mieux et et cette vision là de l'immigration elle doit quand on on a une vision internationale de la France et de de d'échange avec les autres pays on doit le voir comme comme de la richesse on doit pas le voir comme un flux migratoire on doit le voir comme un enrichissement que d'échanger avec beaucoup de de citoyens d'autres pays j'ai vu quelqu'un dans le chat tout à l'heure poser la question de savoir est-ce qu'il y a des linguistes au sein de votre organisation est-ce que vous travailler sur la langue en elle-même alors nous pas particulièrement nous on on défend les les les les valeurs on défend on est essaie de faire en sorte que dans les parlements on puisse on travaille sur la désinformation sur la régulation des plateformes numériques sur l'accès à l'eau sur le code forestier enfin des tas de sujets qui ont un impact direct sur la vie des populations travaille pas particulièrement nous ça c'est plutôt Leif ou Lauf quiation desuniversités Francou vraiment le parlementa on est sur le volet parlementaire et qu'est-ce qui bénéficie aux populations dans les textes de loi et dans le travail législatif est-ce que ça vous empêche d'avoir une vision sur la langue française cette langue qui évolue cette langue qui est-ce que vous avez par exemple quand vous voyez un débat surgir comme celui sur l'écriture inclusive est-ce que ça vous fait réagir oui on a on a débattu de l'écriture inclusive moi j'ai créé dans ma circonscription un parlement de ma circonscription donc qui est l'émanation d'une 150 citoyens de ma circonscription on a travaillé sur ce sujet on a débattu sur ce sujet oui bien sûr vous défendez une francophonie agissante ça veut dire quoi ça veut dire qu'on doit se projeter dans l'avenir si on dit on est bien on a été bien ensemble tous les pays de la francophonie on a été bien ensemble parce que la francophonie ça a été créé pas par des Français hein ça a été créé juste après les indépendances par le président du Sénégal par le président du Cambodge par le président du Niger et le président de Tunisie c'est pas les Français qui ont créé ça mais si on se dit la francophonie c'est ce qui a existé c'est un lien uniquement de la langue de des choses qui ont existé bon je vois des des gens qui ont entre 20 et 30 ans dans la salle ça va pas les intéresser ce qui va les intéresser c'est se projeter dans l'avenir c'est comment répond au au défi de demain quel est le lien entre entre nous tous francophones dans un monde de demain pas dans le monde d'hier et c'est ça le le le la francophonie agissante on doit essayer de se projeter et de créer un lien qui est un lien dans lequel on se sente bien mais qui nous unit dans le monde de demain avec des enjeux de demain avec des enjeux sur l'environnement avec des enjeux sur les liberté publi avec des enjeux de de de formation et d'emploi surtout vous répondz j'ai vu oui vous parlez de l'Afrique ben j'ai vu pas mal de personnes dans le chat montrer plutôt une vision sur laquelle la langue française serait moyen pour la France d'assoir son pouvoir dans une vision néocoloniale qu'est-ce que vous en pensez ça la langue française peut-elle être le le le fruit d'un néocolonialisme c'est oui ça peut ça peut si on si on le prend comme ça moi je me déplace beaucoup en en Afrique les gens sont contents de parler le le français et de pouvoir se communiquer les uns avec les autres c'est notre histoire et spécifiquement en français ou dans Lang non c'est spécifiquement en français oui parce que c'est notre histoire quand vous allez en Côte d'Ivoire ou au Gabon les gens parlent entre eux en français il y a tellement de langues ethnique en tout cas de langue local que il il parlent entre eux en français ils se comprennent pas autrement ça c'est notre histoire qu'après il y ait eu dans le passé très clairement une vision etconiale et postcoloniale et ensuite pe de France-Afrique oui mais je pense qu'on est sorti de là c'est à nous maintenant nous Français de donner les gages pour montrer qu'on est dans une relation égale à égal une relation respectueuse et et qui garantit les intérêts des des deux parties vos collègues parlementaires avec qui vous dit discuter il se place comment par rapport à vous il se place en défiance il se place en niveau d'égalité est-ce que la France c'est le grand frère de ces pays francophones d'Afrique non mais il y a une relation du passé dans lequel on a été grand frère parce que pour la raison que vous avez cité mais mais il faut que on arrive à sortir de là et c'est à nous Français de donner des gages qu'on ne cherche pas à créer de l'influence on ne cherche pas à faire de l'économie contre les pays africains par exemple vous allez dans la plupart des pays d'Afrique il y a très peu d'entreprises de transformation on a extrait des matières premières on les a importé que ce soit les Chinois les Américains les Français alors com on est pays colonial nous on en prend plus que les autres mais on a fait comme les autres et et et les erreurs qu'on a commises par exemple c'est de ne pas avoir créer d'entreprises de transformation comprenez le cacao en Côte d'Ivoire pendant des décennies on l'a importé on a fabriqué le chocolat en Europe et on a réimporté ensuite du chocolat sur place aujourd'hui on commence à faire d'entreprise de transformation donc on a on a des gage à donner pour montrer qu'on ne veut plus être dans cette relation et je je pense que c'est quelque chose qui est possible de faire moi ce qu'on me dit dans la zone francophone on me dit pas qu'on a'ime pas les français on dit qu'on aime pas une partie de la politique française mais on me dit moi on aime bien les Français on veut parler le français c'est notre histoire le français sauf qu'on veut la France autrement on veut on veut la France différemment donc c'est à nous Français et et grâce à mes mes mes collègues francophones eux ils me disent qu'il faut on fasse ils me disent les limites dans lesquelles nous on doit se comporter pour qu'on soit pas taxé justement de vouloir faire de l'influence et d'utiliser la langue comme un étud d'influence je pense qu'on est sorti de ça mais comme on l'a fait pendant très longtemps sur place bah oui on on nous suspecte encore de de vouloir le faire euh le le vous parliez tout à l'heure de la langue française comme étant porteuse de valeur par opposition à d'autres langues comme par exemple la langue russe est-ce que vous pensez que la France est porteuse de quoi du coup de liberté de démocratie est-ce que ça un peu c'est pas la langue elle-même mais c'est le le système politique ou de valeur qui est porté par la langue aujourd'hui clairement quand vous êtes en Russie il y a pas de presse les gens qui sont contre le pouvoir ruses on les met en prison ou ou même quand ils sont pas assez discrets on on les assassine clairement je sais pas qui ici a envie d'aller vivre en en Russie par exemple le président de centra-afrique qui a appelé Wagner et qui est protégé aujourd'hui par les Russes il a ses enfants qui étudient dans les universités françaises ils sont pas à Moscou ces enfants ils sont en France donc on voit bien quand on a envie de vivre quelque part c'est plutôt en France et et quand on a cherche de l'intérêt certains se méfient de la France oui c'est sûr on va retrouver en visio Francis Droin le président de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie qui est avec nous depuis la Chambre des communes du Canada bonsoir Francis Droin bonsoir merci d'être avec nous il est quelle heure chez vous il est 12h54 il est 1254 alors bonjour à vous merci d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de baacit je le disais vous êtes député à la Chambre des communes du Canada au sein du Parti libéral du Canada du parti de Justine Trudeau euh vous êtes le plus jeune président de l'histoire de cette assemblée parlementaire de la Francophonie ça représente quoi comme responsabilité pour vous mais ça représente je pense les mêmes défis que j'ai connu lorsque je suis devenu député quand j'avais 32 ans donc on je dis je suis bien entouré de la sagesse dans la francophonie et vous venez de parler avec mon délégué général avec qui j'ai une très bonne relation d'affaires et d'amitié et et d'ailleurs je tiens à le saluer ce soir et et pour moi être jeune président c'est c'est donner de l'espoir à la jeunesse je crois qu' qu'il est important que les jeunes s'impliquent en politique et en France vous aviez un bon système je je je sais qu' qu'il y a plusieurs jeunes sénateur sénatrices et et député français que que je connais et avec qui j'ai plusieurs relations mais même avec d'autres d'autres députés dans l'espace francophone et et la langue j'ai j'ai entendu le débat aujourd'hui la langue me permet d'avoir ces échanges là avec des jeunes députés partout à travers l'espace francophone euh c'est quoi la situation du français au au Canada c'est tout un symbole d'ailleurs que ce ne soit pas un Français qui soit président de l'Association française de la parlementaire de la Francophonie pardon ouais mais au Canada bien sûr moi je suis je suis député de de l'Ontario donc je je ne suis pas du Québec je vis en situation minoritaire nous sommes 600000 francophones en Ontario je suis habitué de me battre pour ma langue on dit souvent v en Ontario on choisit de parler en français et l'anglais on l'attrape c'est pire que la covid-19 donc oui le français est en déclin au Canada bien sûr l'anglais on vit en même le Québec et les francophones nous sommes 22 millions à parler pas 22 millions mais 10,5 millions à parler français au Canada et nous vivons dans une situation minoritaire en Amérique nous avons les Américains à côté la culture américaine est quand même assez forte pas seulement au Canada mais partout à travers le monde donc nous nous devons de de nous serrer les coudes ensemble travailler ensemble et je tiens d'ailleurs à saluer l'ouverture du gouvernement du Québec à travailler avec les populations francophones hors Québec parce qu'il en il en a plusieurs partout dans les autres provinces et oui nous sommes en déclim mais nous nous nous battons nous nous battons mais alors justement vous vous battez je sais pas contre qui mais les anglophones de leur côté comment ça fonctionne pour eux est-ce qu'ils ont le même attachement à la langue que les francophones je dirais plutôt dans le passé les francophones hors Québec et les anglophones au Québec parce qu'ils étaient minoritaires avaient un attachement quand même dans les cours judiciaires pour se battre justement pour leur protéger leurs droits au sein des écoles scolaires par exemple pour vous donner un exemple mon père m'a souvent compté lui quand il était jeune il pe avoir vivait dans une major éé francophone en Ontario avait 30 francophones dans la salle de classe le professeur était français mais s'il y avait un anglophone la classe devait se passer en anglais aujourd'hui bien sûr on a nos conseils scolaires on a nos classes en français donc oui il y a des groupes de revendication euh au Québec qui qui défend la langue anglaise mais c'est pas la même situation je dirais que que que nous les francophones les francophones ont vraiment un attachement à protéger leur langue protéger leur culture et je pense que vous l'avez bien dit euh la le français pour nous c'est la défense de la liberté les valeurs et au Parlement diplomatie parlementaire aussi euh plus plus globalement c'est quoi la position de la langue française sur le continent américain dans son ensemble vous dites que ça recule au Canada ça qu'est-ce qu'il en est aux États-Unis qu'est-ce qu'il en est en en Amérique centrale et et du Sud ben même aux États-Unis je sais pas mais il y a 2,4 millions de francophones aux États-Unis 9,7 millions dans l'espace des Caraïbes 2,8 millions en Amérique centrale et du Sud donc j'étais en Louisienne il y a 2 mois j'ai rencontré des francophones là c'est un peu le le le créol mais une la Louisiane avait quand même un attachement avec la France par le passé la déportation des Acadiens qui a eu lieu en 1755 donc il y a des familles encore qui qui parlent français et et il y a cette espèce de de revendication qui qui est redevenue une renaissance P un peu pour protéger la langue les jeunes veulent être capables de parler à leurs grands-parents et veulent apprendre le français en louisian et ça j'ai trouvé ça quand même incroyable que même après on a sauté une génération mais la la plus jeune génération tient à vouloir parler à leurs grands-parents dans leur langue maternelle qui était le français à ce moment-là merci beaucoup Francis Droin président de de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie donc d'avoir accepté de venir nous parler ce soir dans le plateau en direct sur backsit merci à vous je reviens vers vous Bruno fou Emmanuel Emmanuel Macron le président de la République a inauguré son grand projet politique et culturel dans le château restauré de villercotret 211 millions d'euros ont été investis pour ce lieu dédié à la promotion et à la défense de la langue française est-ce que c'est de l'argent bien dépensé tout ça ben on saura dans dans 10 ans non si c'est d'abord c'est bien parce que le château était restauré c'est comme le CH de François 1ier donc on a un patrimoine qu'il faut qu'il faut préserver en France et et la réponse oui il y a une vraie vraie intention il faut que c'est ça le problème de la de la politique c'est que on lance des idées si es sont pas mises en œuvre et qu'elle ne trouve pas derrière un vrai impact 5 10 ans après par qu'il faut du temps pour donc on verra dans 5 10 ans l'histoire jugera je pense que oui mais c'est pas c'est oui c'est l'histoire non si on est capable de mettre en œuvre le projet qu'on dit c'est très facile je pense que c'est ça qu'on reproche souvent en politique moi je suis pas un politique professionnel hein j'en fait depuis 6 ans avant je faisais autre chose j'is dans la vie normale j'allais dire professionnel le problème il est là c'est que il y a beaucoup de gens qui ont promis qui ont fait des grandes annonces mais derrière si on ne met pas en œuvre et moi j'ai été chef d'entreprise il faut réaliser les choses si vous ne les faites pas et ben votre annonce elle sert à rien donc oui c'est une belle intention maintenant il faut mettre en œuvre il faut que dans 5 ans ou 10 ans il y ait des dizaines de milliers d'artistes qui sont venus ici qui ont pu créer qui sont rencontrés et si ça ça marche oui ça aura été une B est-ce qu'il y a pas un risque de muséifier la langue française non je pense pas on voit avec ce que vient de dire le le président droit ça vit tous les jours et puis a des des mots tous les jours qui viennent dans la langue française voilà qui sont issu d'autres d'autres cultures qui sont rentrés dans la langue française il y a il y a 10 20 30 ans ou encore plus et qui aujourd'hui c'est ça ça bouge tout le temps ça bouge tout le temps vous avez parlé de de d'écriture inclusive il y a ça mais il il y a plein de mots qui arrivent tous les jours dans la dans la langue française dernière question pour vous il va bientôt y avoir un sommet international de la Francophonie qu'est-ce que ça veut dire à quoi ça sert bah il y a plusieurs niveaux le le sommet c'est la rencontre des chefs d'État d'accord et donc ils disent voilà voilà ce qui se passe il donent des grandes des grandes orientations sur les 2 ans ou ou 3 ans à venir et puis après il y a tout ce qui se fait à côté il va y avoir pendant 6 mois des expositions des artistes il va y avoir le business aussi puis qu'on cherche aussi à faire du de l'activité économique créer de la valeur dans les pays francophones on a besoin de créer des richesses parce que notamment en Afrique vous avez la moitié la population qui qui a moins de de 18 ou 19 ans donc il faut créer des des emplois et donc il y a toute la partie de d'économie qu'il faut pas négliger et quand vous parlez la même langue c'est quand même plus facile de faire une activité économique de lancer une entreprise d'embaucher des gens les faire venir de l'étranger pour qu'ils travaillent avec vous que quand c'est pas dans la même langue donc a une facilité à à créer de la valeur et donc à créer des des emplois et donc du pouvoir d'achat pour les les membres de la de la zone francophone merci beaucoup Bruno fou d'avoir accepter de venir je rappelle que vous êtes député MoDem du du ha rein et délégué général de l'Assemblée parlementaire de la francophonie merci beaucoup on va marquer une petite un petit générique on se retrouve juste après [Applaudissements] [Musique] merci
Bruno Fuchs