L'intégralité du discours d'Emmanuel Macron devant les maires de France
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« on a embauché plus de 10 000 policiers et gendarmes »
- 2:55PrésentateurChiffre
« on a embauché plusieurs milliers de magistrats et greffiers »
- 4:13PrésentateurFait
« On a vu la démographie médicale se déliter. »
- 5:47PrésentateurFait
« Nous sommes sur la trajectoire des accords de Paris. »
- 12:05PrésentateurFait
« Depuis que je suis président, on n'a pas baissé les puits de population. »
- 21:46PrésentateurFait
« Quand on regarde les chiffres de démission de maire, on ne peut pas dire que ces 15 dernières années est améliorée la situation. »
Temps de parole
- Présentateur100 %
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Bien. Madame la Première Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, Monsieur le Président de l'Association des maires de France, chère David, bravo pour votre réélection. Mesdames et Messieurs les membres du bureau du comité directeur, félicitations aussi.
Mesdames et Messieurs les maires, Mesdames et Messieurs les parlementaires, conseillers municipaux, Mesdames et Messieurs les représentants de l'Association internationale des maires francophones, et je veux en particulier saluer Madame la Présidente du Sénat de Côte d'Ivoire et Monsieur le Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, invité par Mesdames et Messieurs en regard de l'équilibre, chère David, je suis très heureux d'abord de vous retrouver. Je vais dire quelques mots.
Nous allons ensuite décorer l'une d'entre vous, voudrais-je dire la première d'entre vous, nous y reviendrons dans un instant, et puis surtout, ça sera du temps avec chacune et chacun pour pouvoir échanger sur le quotidien qui est le vôtre, comme je le fais à chaque fois que je me déplace sur le territoire. Mais je voulais dire quelques mots en effet du moment que traverse la nation, et la Première ministre aura l'occasion demain de revenir sur les sujets du moment, comme les ministres ont l'occasion de travailler avec vous tout au long de votre congrès, de vos travaux et du salon, mais nous vivons un moment très particulier.
L'année est faite de tempêtes, après les violences urbaines que nous avons traversées en juillet, les épisodes climatiques extrêmes qui ont touché tant d'entre vous, et j'étais aux côtés des maires de Finistère, puis des maires du Pas-de-Calais, mais je n'oublie aucune des régions qui ont été touchées ces dernières semaines et ces derniers mois par ces épisodes. Et nous avons affronté de plus en plus des épisodes de violences contre vous, élus de la République, mais aussi des épisodes de violences qui nous ont tous marqués, et j'ai une pensée pour votre collègue de Drôme, qui a organisé aujourd'hui une marche blanche après le terrible assassinat et cette agression, qui nous a tous marqués.
Dans ce contexte-là, je vais être clair avant d'ouvrir quelques lignes, notre rôle à tous, à vous comme à moi, c'est de ne pas subir et de rester fermement attachés aux valeurs de la République, pas simplement aux valeurs, à l'action que nous devons conduire en républicain, sur quelques lignes fermes. La première, la sécurité. Ces dernières années, nous avons réarmé la République. Et je le dis parce que ça prend du temps, c'est toujours trop lent pour vous comme pour moi, je vous rassure. Mais on a embauché plus de 10 000 policiers et gendarmes, et on continue avec la loi de programmation.
On a embauché plusieurs milliers de magistrats et greffiers pour, là aussi, réarmer la justice et que la raconte suive. Maintenant, c'est une affaire d'exécution, on a des lois de programmation, elles descendent sur le terrain, en même temps qu'on a amélioré le continuum de sécurité grâce aux inondations que beaucoup d'enfants vont porter et qui nous permet de faire mieux travailler que l'histoire municipale, que l'histoire nationale. Sujet sur lequel nous allons encore poursuivre le travail et l'améliorer, c'est l'une des leçons de l'ÉPDA. La sécurité, la sécurité, la sécurité.
Ne jamais s'habituer et face aux violences qui seraient instables à ce que j'ai pu qualifier de décivilisation, réaffirmer ce sans quoi la liberté n'a pas de sens,
ce qui est l'ordre républicain. Le deuxième pilier de l'action,
ensemble, en conduisant, c'est celui des services publics. Ce sera très court, je ne vous détaillerai pas. Deux priorités en ce qui nous concerne, l'école et la santé, sur lesquelles la feuille de route a été donnée en début d'année aux ministres compétents, elle est au cœur de l'action de Mellon. En lien avec les territoires, les conseils de la refondation territoriale se déclinent sur chacune de ces politiques. Nous avons des défis énormes, vous les connaissez comme moi. Nous sommes dans une phase, là, par son reconquête de certains de nos territoires complètes. On a vu la démographie médicale se déliter. Mais il y a des choix qui ont été faits il y a longtemps.
Nous sommes en train de réorganiser les choses, de réinvestir. Et nous y arrivons. Mais plus largement, ce sont les services publics. Et c'était une des leçons du grand débat. Nous sommes au rendez-vous des maisons sans service. Nous allons continuer les déployer. Et grâce au travail que vous faites, que font vos équipes, que font à côté de vous les services de l'État, nous continuerons là aussi de remettre du service sur le terrain. Parce que c'est absolument indispensable. Et c'est une conquête de chaque instant. Mais là aussi, les choses commencent à se mesurer et avancent. Et le troisième défi, c'est celui, j'allais dire du triangle, c'est difficile.
Mais le XXe siècle nous ouvre ce défi. Les ministres étaient à vos côtés pour en parler. La souveraineté agricole, industrielle, la création d'emplois sur le territoire et la bataille du plein emploi qui est indispensable. Sinon, aucune des promesses que vous faites ne sera tenue. Parce que le seul moyen de pouvoir réinvestir sur nos services publics, de vous accompagner, c'est de gagner la bataille du plein emploi. Donc souveraineté au pluriel, création d'emplois et décarbonation de notre économie. Et nous avons à inventer un modèle et nous sommes en train de le faire avec beaucoup d'entre vous.
Partout où nous sommes en train de décarboner notre industrie, partout où on fait le changement, ça doit se faire au plus prévu du terrain en laissant monter les solutions du terrain. Et c'est un des décès que nous aurons dans les prochains mois, c'est de tenir nos objectifs nationaux. Et la France les tient depuis 2018. Nous sommes sur la trajectoire des accords de Paris. Mais on doit faire deux fois plus dans les années qui viennent. C'est faisable si on investit, ce qu'on est en train de faire, si on met les bonnes incitations, mais si on sait également faire émerger toutes les initiatives du terrain et les accompagnements comme ils se font.
Voilà les quelques priorités au niveau national face aux tempêtes que nous vivons, à la crise. Elles sont simples, mais je voulais ici y rappeler. Alors face à ça, la crise que nous vivons tous, le malaise, qu'on ressent souvent, que plusieurs d'entre vous exprimez, qui est au cœur du combat que, honnêtement, j'essaie de mener à la tête de la nation depuis un peu plus de 6 ans, c'est au fond une crise tout à la fois de l'efficacité et de l'autorité.
C'est que nous vivons dans des sociétés de plus en plus complexes, où les règles se sont accumulées, où les objectifs deviennent multiples, où, il faut bien le dire, la vie de tous les décideurs publics est régie par le droit pénal, de plus en plus, où les esprits s'échauffent immédiatement, les discours de haine sont plus importants que les discours de raison. Il nous faut remettre une bonne hiérarchie des choses et remettre les valeurs de la République au centre et réussir, au fond, à pouvoir décider de manière plus simple et plus rapide, clarifier les responsabilités et faire avancer le pays du national au local.
Et réussir simplement ce chemin qui peut paraître de bon sens, c'est à mes yeux la manière la plus sûre de répondre au malaise qui ressent comme compacture, qui est face à un système qu'ils jugent trop complexe, qu'ils nous comprennent de moins en moins et aux autres sentiments, qu'on n'est pas assez dur et assez vite face aux gens qui les empêchent de vivre dans la tranquillité et l'équitude et qu'on complexifie la vie de ceux qui voudraient faire quelque chose d'utile. Alors, face à ça, on va ouvrir quelques lignes très simples. La première, c'est celle de la décentralisation. Je l'évoquais à vos côtés, j'en parlais avec le président de l'association des maires.
Plusieurs travaux ont été faits par le gouvernement, elle a été commencée sur le logement, par le Sénat, qui a amené des travaux importants. J'ai confié à Eric Wirtz, ancien ministre parlementaire, élu local depuis de nombreuses années, homme à la fois innovant et responsable, une mission qui n'est pas une mission impossible, qui est difficile, mais à laquelle je tiens beaucoup. Vous savez, de me soumettre doublé, qui est pas ici, vous l'avez détaillé, mais qu'est-ce qu'elle est, cette mission ? Le fait qu'on est au bout d'un système. C'est que notre système de décentralisation a délué les responsabilités.
Alors, on peut tous dire qu'on est pour la décentralisation parce que personne ne sait clairement qui fait quoi. Alors, vous, qui êtes maire, vous êtes responsable de tout. C'est notre communauté de l'EFTA. Non, c'est pareil. Mais après, quand on commence à leur dire oui, je voudrais bien mettre ce point parce que ça, c'est fait là, ça, c'est ici, là. On sait dire, d'accord, j'essaie de m'embrouiller. Je voudrais bien les embrouiller, c'est ce qu'on doit faire. Et au fond, le partage des compétences, ça ne marche pas. Et donc, il faut recréer, reclarifier des responsabilités
derrière lesquelles on met des compétences et des financements
avec une vraie autonomie financière, c'est-à-dire des financements qui ont une bonne dynamique. Je vois ici parmi vous, et là, pour les raisons que j'évoquais, le président d'un département ordonne. Le CDI, on a des financements aujourd'hui pour nos départements. C'est les droits de mutation. Ça n'a rien à voir que ça dépense que par les départements, qu'ils soient les dépenses sociales. Rien. Donc, on a un système qui est tué par-dessus tête, pardon, de l'évoquer comme ça. Et donc, chaque matin, dès que ça ne va pas, on se retourne vers tout vers vos locaux, vers les dents, en disant, ça ne marche pas. Et le système est sur d'une efficacité parce qu'on partage des responsabilités.
Et donc, tout le monde se retrouve quand on met au fond plus de dépenses publiques. Donc, le mandat qui est donné à Eric Wirt, c'est de clarifier les responsabilités, où est-ce qu'elles doivent s'appliquer et à quel niveau. Derrière les compétences et quand une responsabilité est donnée à un niveau, toutes ces compétences vont être. La clarification du mandat bérocratique et le financement. Est-ce que c'est ce qu'on a fait ce qu'alors ? Non. Est-ce que, par exemple, quand on parle des dépenses sociales et du RSA, quelqu'un pense qu'un président du département en décide ? La réponse est non. Parce que personne d'ailleurs en France ne voudrait qu'il ait 100 politiques du RSA.
Et donc, on a donné au département une compétence sur laquelle ils n'ont pas de responsabilité et sur laquelle d'ailleurs, personne n'y vote pour son conseiller départemental ne le pense une seule seconde qui vote pour avoir une politique du RSA différente que dans le départemental. On a confondu une gestion d'opérateur avec une décentralisation. À l'inverse, est-ce que il est raisonnable qu'on continue à faire au niveau central l'essentiel de la politique du logement, les aménagements urbains, encore trop de transports ou autres ?
Donc on va remettre du bon sens sur la clarification, sortir des cofinancements, avoir une chaîne d'action et avec des fonds de réploitation locale, mais c'est vital pour la clarté de notre vie démocratique et pour les élus que vous aurez, vous qui avez une compétence générale, une clarté des interlocuteurs avec lesquels travailler de manière privilégiée sur les politiques que vous avez accompagnées. La décentralisation, le premier point. Le deuxième point, la clarté sur les moyens financiers. Je vous rassure, je ne sais pas que ce que vous avez été pas, il m'est arrivé quand j'étais beaucoup plus jeune ici de nous battre sur la taxe d'habitation, l'autonomie financière et fiscale.
Les étudiants connaissent mes arguments, je pourrais faire railler. La Première ministre, demain, reviendra sur ces sujets. des équations, il n'en demeure pas moins parce que les chiffres nationales le montent. Depuis que je suis président, on n'a pas baissé les puits de population. Au niveau national, c'est une vérité. Là où mes deux prédécesseurs traversant des crises moins graves les avaient baissés. C'est tout ça pour eux. Être œcuméniques, dans mon approche. En même temps. On ne les a pas baissés, on a même rajouté sur des dotations ciblées plus d'âmes. C'est que beaucoup d'entre vous vont me dire « Et à raison, moi, mes dotations ont baissé.
» Parce que vous avez été rattachés à des intercommunalités qui ont changé le potentiel fiscal qui était pris en référence. Parce que les règles, ceci ou cela, c'est ça la réalité. Et donc, je suis prêt à ce qu'on rouvre ce sujet. Et je souhaite qu'on puisse confier au comité des finances locales un travail de reconte de la VG. Je pense que le moment est un autre sujet dans les prochains mois. C'est-à-dire que moi, je suis responsable sur les finances locales. Ce sera avec la trajectoire qui est dévotée. Mais, simplement, je ne peux pas entendre chaque matin, on m'a lésé, et qu'il y a un débat ouvert. On dise comment on fait plus juste, mieux, en fonction des besoins.
Ce qui va supposer le débat. Et on va découvrir que l'État qui en fait souvent beaucoup de choses est souvent celui qu'on appelle quand il y a des conférences entre les élus locaux. Néanmoins, c'est le deuxième chantier que vous l'ouvrez. Il est essentiel cette reforme de la DGF pour faire un système plus juste, plus clair et plus prévisible. Et ça, je pense que c'est très important pour les élus que vous êtes. Parce que votre génération a vécu la fin des rentrées dans certaines intercommunalités. qui a beaucoup contraint votre exercice et brouillé beaucoup de votre visibilité fiscale et budgétaire. Ça, c'est une réalité. C'est une réalité que je reconnais totalement.
C'est l'effet de l'antérieur. Mais c'est vous, en tant qu'élu, qui avez l'idée. Vous en avez élu les 15 élus. Le troisième point, c'est que, vous le connaissez, beaucoup veulent agir. Et on rentre tous dans un système, on l'évoquait là aussi avec le président de l'AMF, qui est en fait de se dire « Qu'est-ce que je peux encore faire ? » Et il y a un appel collectif à la simplification. Alors là, je sers beaucoup de choses ces dernières années dans la matière, mais je suis très lucide. On n'a pas fait assez. On n'a pas fait assez parce qu'au fond, c'est une révolution de méthode culturelle qui est la chose à plus difficile.
Et à chaque fois qu'on a pris des lois pour simplifier, il y a encore plus de lois qui arrivaient pour complessifier par le beauté. Non mais, c'est un schéma, c'est la faute à tout le monde et à personne. Alors, quelle est la cause de cela ? D'abord, on chérissonne tous la loi. Je le dis tous autant qu'on l'a fait. C'est-à-dire, dès que quelqu'un a un problème sur le terrain, vous vous dites « Faites passer une loi, changer de texte ». Dès que quelqu'un vous dit « Je simplifie l'élan », quel que soit le milieu économique, il prenait un entré d'eau pour bloquer les concurrents. Dès qu'on a un problème, nous, État républicain, culture jacobine, on pense que le problème est vraiment reconnu.
Avec mon expérience et la liberté de ton que j'avais avec vous, je peux le dire. Il y a deux manières de reconnaître quelqu'un vraiment sans problème. C'est soit créer un ministère face au sujet, parce que c'est parfois fait, c'est pas sûr qu'on a finalement beaucoup de ministères. Et la deuxième chose, c'est de faire une loi sur le sujet, de mettre dans un texte de loi. Vous êtes sûrs, les gens disent « J'ai été compris » et bien entendu. Les mêmes, ils vous disent après qu'il y a trop le jour à être pris. Bon, malade française. Néanmoins, on doit pouvoir simplifier les choses. Je vois quelques leviers pour le faire.
C'est de redonner beaucoup plus de place à la déconcentration et au droit de déroger. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire, et ça c'est le travail que nous sommes en train de signaliser avec Mme la Première Ministre, Mme la Ministre du Gouvernement, c'est qu'à travers le temps, on a créé beaucoup d'agences. Mais je dis ça, c'est le fruit, c'est les lourdeurs de la fonction publique et de ses règles. On est en train et on va encore les simplifier, vous allez voir, en début d'année prochaine. Avec ces souplesses qu'on trouve, ces libertés d'action, on doit réussir en fait à sortir de cette logique qui a enlevé beaucoup de responsabilités aux ministres, aux administrations.
Et au fond, il y a un phénomène qui s'est installé ces dernières années qu'on a tous dit. Des agences qui ont une logique nationale, des grandes régions qui ont reconcentré au niveau des capitales de régions beaucoup de la décision et qui l'ont éloigné. Et donc, bien des courses, vous avez des préfets de départements qui se retrouvent face à des services régionaux qui ont gonflé et que ce soit dans la capitale régionale, dans les grandes régions ou à Paris, c'est à peu près la même chose. Et des agences qui passent au-dessus des préfets et qui donnent leurs instructions à leur satellite.
Et donc, on a une politique qui vous donne pas simplement le sentiment mais qui est du coup de plus en plus centralisée, empêchée avec des lois qui sont un peu impossibles. La réponse à ça n'est pas que dans la décentralisation que j'ai évoquée sur laquelle on va avancer. Elle est dans la déconcentration et là, il faut un peu mousculer du monde. On a refus la COVID plusieurs fois parce qu'il y a plein de résistance. Mais moi, j'ai une expérience très simple avec vous. Quand le pire arrive, on se fait très bien. Quand on a eu le Covid, tout le monde a été au charbon et on a glorifié le coup que le maire préfet.
Quand on a des inondations, des tempêtes, des attaques terroristes, etc., les choses se mettent en ordre de bataille de manière incroyable, on a le coup. Mais après, ça finit. et tout le monde est derrière avec un objectif simple et on avance. C'est exactement ce système qu'on doit remettre en place et c'est cette réforme de la déconcentration qu'on doit faire. Un chef de tous les services de l'État, quel qu'il soit, l'obligation des agences de mettre sous l'autorité du préfet et de la possibilité donnée au préfet avec vous de déroger.
Ce qui suppose aussi de clarifier le nombre de nos textes et de sortir de logiques de moyens pour arriver à des logiques d'objectifs, de donner plus de souplesse au niveau local sur les moyens et, ça c'est un chantier qu'on va devoir ouvrir tous ensemble, d'être courageux sur la responsabilité pénale des décideurs locaux, qu'ils soient élus ou fonctionnaires. Il n'y aura pas de simplification de la décision publique et des concentrations si on ne rouvre pas ce sujet. Je le disais tout à l'heure à la ministre mais là on va devoir tous se battre parce que ce n'est pas forcément évident pour beaucoup de nos compatriotes. Ce n'est pas une culture de irresponsabilité que je défends, loin de là.
Mais je prenais l'exemple des fameux protocoles sanitaires quand on a rouvr les écoles. Je ne sais pas si vous en soumettez. J'ai l'impression que oui. Au début, Carlis Saint-Fernand, j'étais chez lui. Je me battais parfois tout seul avec quelques-uns d'entre vous parce que tout le monde faisait on va rouvrir les écoles le 11 mai et je m'en souviens. On est confinés. C'est quand même personne ne savait où on allait. Je me félicite qu'on ait été l'une des premières d'Assemblant à rouvrir. Le protocol il faisait deux pages. Il y a 80 pages. Mais pourquoi ? Mais pour des tas de bonnes raisons.
Parce que les directeurs d'école, les directeurs, beaucoup de maires sont revenus vers les pas en disant « T'en ai clarifié ce plat, sinon ça va être mal la responsabilité. » Et le processus qui s'est joué dans la préparation des interactions, c'est que tout le monde avec les meilleures intentions du monde, pour les meilleures raisons du monde, a produit un texte très long parce qu'on lui a fait couvrir tous les cas de figure pour que le maire ne puisse pas être attaqué en site par des parents ou par telle association au pénal parce que tel enfant est infecté. Et donc, c'est la faute à personne et la faute à tout le monde.
Mais c'est que la responsabilité pénale a inhibé l'initiative et a complexifié le droit parce qu'on veut tout. Les derniers rachs que je voudrais ouvrir, c'est les conditions d'exercice du mandat. C'est un peu le dire. Vous avez fait un travail, la ministre, l'histoire a fait avec vous aussi une grande concertation et moi je regarde les sites. J'essaie de défendre ce que j'ai fait avec à vos côtés. Certains sont d'accord, pas d'accord depuis 6 ans. C'est la vie démocratique. Moi j'aime la controverse publique. C'est comme ça qu'il y a de la santé et que dans un cadre on met nos accords et nos accords ensemble. Mais je regarde aussi là où on n'en parle aussi.
De manière très claire, on en parlait. Quand on regarde les chiffres de démission de maire, on ne peut pas dire que ces 15 dernières années est améliorée la situation. La responsabilité n'est pas unique mais je n'ai pas réussi d'entraver ça. Alors, l'exercice de tous les mandats est plus compliqué parce que la vie dans la société est plus compliquée, plus violente, on l'a évoqué tout à l'heure, elle est plus difficile, plus ingrate dans les réseaux sociaux. Il y a une impatience de citoyens qui ont une forme de consumérisme par rapport à l'action publique. On voit tout de suite au clic. Bon, je connais ça.
Néanmoins, beaucoup de trônes de compatriotes ignorent le fait qu'une écrasante majorité d'entre vous c'est quasiment de manière bénévole son travail. En fait, c'est beaucoup d'heures bénévoles, sacrifient beaucoup de son temps professionnel à des sujets de responsabilité, en particulier pénales, qui sont mal couverts et surtout des reconversions qui vont être très difficiles. Et donc, il y a un ensemble d'éléments qui, aujourd'hui, font que on aura une désaffection, on a une désaffection qui est en train de se mettre en place, un découragement.
Parce qu'on a dans le même temps une capacité à agir qui est de plus en plus entravée, une responsabilité, en particulier pénale du fait, de plus en plus activée et une difficulté à être reconnue dans ses fonctions pour pouvoir les valoriser en sucre dans la vie. Donc, nous devons, et là-dessus, c'est un chantier que j'assume, et même s'il y a eu des améliorations qui ont été faites avec la loi Engagement et proximité de 2019, le sujet des rémunérations, de la formation, de la conciliation vie professionnelle, personnelle et élective et du sujet de la reconversion doivent être couverts par un texte qui doit être finalisé de la mécanique.
Et ça, c'est indispensable si on veut régler une partie de ce problème démocratique. Voilà. Puis, au-delà des grands actes de politique publique que j'ai rappelé très rapidement et de notre politique, déconcentration, mais réelle et audacieuse, décentralisation, réelle et audacieuse, déconcentration pour recréer de la simplicité, clarté sur les moyens financiers par un travail de refonte de la DGF et des relations financières, et reste à tous les élus. C'est les 4 objectifs que je nous fixe pour l'année qui vient sur les sujets qui nous préoccupent et les ouvertures que je fais.
Maintenant, et pour conclure mon propos, avant d'avoir un moment plus convivial, je voudrais maintenant appeler, pardonnez-moi, Madame Nonnais, notre doyelle, Madame Yvette Vigy. C'est à travers vous, les maires de France, que je vais ici célébrer. Célébrer, je veux simplement dire quelques mots sur votre parcours avant de conclure. Votre ville, Natira, joyau du Périgord noir, fameuse pour sa tarte à la fraise de 30 mètres carrés, confectionnée chaque année, la germinale, à la victoire record. Vous en êtes, en quelque sorte, un jour toute seule, vous êtes, Madame la doyenne de nos femmes mères. Depuis le 383 habitants, vous êtes nés.
Oeuvrant très jeune dans la ferme familiale auprès de vos parents, vous obtenez le certificat d'éducation à 14 ans. Et très tôt, allumés par le sentiment d'injustice devant toute assignation pour renvoi à cette condition qui est la vôtre, vous rêvez de quitter la ferme pour aller à Paris. En 1958, déterminé et intrépide, vous laissez vos vaches, cochons et canards pour monter à la capitale comme infirmière. La mère d'Hubert, votre mari, l'aurait, paraît-il, rassérénée en lui confiant votre propos. Ne t'inquiète pas, la semaine prochaine, Yvette sera revenue à Nadira.
Votre maillère a les torts puisque vous avez passé deux décennies à Paris réussissant le concours de cadres infirmières que vous préparez au cours du soir et devenant l'âme battante du service de pédiatrie de l'hôpital Trousseau. C'est la pomme d'un caractère exceptionnel, d'une envie évidemment de servir, de secourir. Vous les déplourez également au centre hospitalier de Gourdeau à 9 km de Nadira où vous revenez en 1983. Là encore, vous obtenez pour vos collègues exploitants comme pour vos patients davantage d'attention, de confort, davantage de modernité.
À la fin des années 80, parce que l'une de vos amis vous a recommandé de vous occuper alors de votre retraite à venir, vous concentrez à ce que votre nom figure dans le scrutin municipal. La même année vous rappelle le dimanche stratégique de ne pas oublier de voter pour vous-même. Réchinez, puisque vous voilà élu, presque sans le rechercher. Et depuis 34 ans, dans votre commune, chaque jour, chaque nuit, avec une abnégation totale, vous avez œuvré de petites victoires en grand succès. L'école a été conservée, rénovée, elle est devenue une école maternelle, la station-service a été maintenue, l'église et la bibliothèque restaurèrent, l'assainissement collectif a acheté.
sur la place du village que c'est les moutons, la halle accueille la foire de la fraise chaque mois d'avril. Votre commune a gagné une centaine d'habitants et avec votre équipe municipale, avec aussi votre secrétaire de mairie, parce que je n'oublie pas votre secrétaire partout. et votre secrétaire de mairie, Bernadette Audry, vous êtes depuis plus de 30 ans sur le pont. Et je sais que ce ne sont pas les projets qui m'ont. Vous préparez l'implantation d'une maison d'assistante maternelle, d'un cabinet médical pour que la bière continue d'attirer les jeunes et les familles. Fille de pays dents, vous aidez à la conversion au bio, à la métallisation des agriculteurs.
Vous êtes une enracine de visante en patois, soucieuse de la santé de vos canards et de vos lapins, mais portez toujours au-delà des clivages une ambition de progrès. Vous, qui avez la main verte dans ce périlure noir, vous avez inlassablement brodé, rapiécé, recousu et embelli le tissu bleu-blanc-rouge qui nous tient lieu ensemble de drapeaux qui tient notre nation. Vos amis mères, présidents de conseils départementales, élus départementaux, régionaux et de vos proches et de grands, tous les mères ici rassemblés, nous savons que la valeur n'attend pas le nombre des années mais la grandeur parfois se mesure au défini de développement, pardonnez-moi, à 90 ans.
Vous écrivez à votre manière un traité sur l'art d'être une grande mère. et ce soir aux yeux de la République, il a le vôtre. Pour toutes ces raisons, devant ces mères qui vous ressemblent et autour de ces valeurs qui nous rassemblent, je suis heureux et fier de vous remettre les insignes de chevalier de la vision d'honneur. Vive la République et vive maintenant.