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Nos questions à Mélenchon + Les racisés au cinéma - Algorithme

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 10 %Défensif 40 %

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci pour votre question. J'espère qu'elle vous a là. Bonjour, je suis Somb de rédacteur en chef de la chaîne Histoire crépu.

Monsieur Mélenchon, dans votre programme vous appelez à passer à la francophonie des peuples. Mais dans notre histoire, la francophonie, elle a été utilisée pour détruire des langues, des cultures de peuples colonisés par la France. Est-ce que pousser au développement de la francophonie dans le monde, ce n'est pas une politique néocoloniale ?

Ça peut et ça a longtemps été compris comme ça la francophonie comme un instrument de puissance. Alors bon, il y a d'abord une discussion à avoir sur la puissance. Je ne partage pas l'idée que se font les colonialistes de la puissance.

D'ailleurs, pour les colonialistes, la puissance C'est Monsieur Mélenchon, Monsieur Mél dans votre programme, vous appelez à passer à la francophonie des peuples. Mais dans notre histoire, la francophonie, elle a été utilisée pour détruire des langues, des cultures de peuples colonisés par la France. Est-ce que pousser au développement de la francophonie dans le monde, ce n'est pas une politique néocoloniale ?

Ça peut et ça a longtemps été compris comme ça, la francophonie comme un instrument de puissance. Alors bon, il y a d'abord une discussion à avoir sur la puissance. Je ne partage pas l'idée que se font les colonialistes de la puissance.

D'ailleurs, pour les colonialistes, la puissance c'est le service de leurs intérêts. Donc c'est assez limité. Mais il y en a d'autres qui ont une vue plus large qui pensent que la puissance et des forces armées.

Bon, c'est pas ma vision. Donc déjà premier élément. Deuxème élément, bon sommes là au 21e siècle et la francophonie est un fait.

Je veux dire, il y a des gens qui parlent français. Et dès lors, que fait-on de ça ? Alors, vous avez plusieurs versions.

Moi, je m'en tiens à celle de Thomas Ankara. La francophonie est une prise de guerre. C'est et alors moi je vais plus loin.

Vous savez que ça me vaut quelques ennuis hein. J'ai osé dire une fois que puisque à qui appartenait la langue française, c'est un vieux débat. Au 17e siècle, ça a commencé à s'engueuler sur le sujet et la langue appartient à ceux qui la parlent.

Alors bon, quelle horreur la langue à ceux qui la parlent mais enfin monsieur Mélenchon est de faire sous-entendu enfin quand même quoi. Il y a une Académie française. Ben justement si vous me parlez de l'académie française, elle me pose problème et je serai pour qu' a une académie de la francophonie.

Pourquoi ? Parce que spontanément, mécaniquement, toute langue se créolise. J'ai dit que je préférerais plutôt que de parler euh de langue française.

Moi quand je me rends dans un pays francophone, je dis toujours, je fais attention hein, je dis la langue commune. Eu Il voit le son et là c'est bon. Ça rend ouf.

Les gens ils ont dit "Ouais, ça me rend fou moi aussi en fait." Oui, le son est hors phase. [grognement] Et là c'est bon.

Est-ce que Ah ok, nickel. OK. Sinon sous-titre.

Ah bah là c'est bon. OK parfait. C'est good.

Ouais c'est bon. Là c'est bon. OK bizarre mais OK.

Vous êtes vous êtes bien beaucoup en plus hein. [rires] Ouais. Ah [ __ ] le con.

C'est pas grave c'est pas grave. Je je vois où on est. OK.

Et ce que je trouve intéressant donc Ah ouais là c'est bien fort maintenant. Excuse-moi ce que tu trouves intéressant. Ouais.

Ouais. Ce que je trouve intéressant, c'est que il a parlé de l'académie là de la francophonie là de des peuples. En gros, le problème aujourd'hui dans plein de pays qui parlent le français par exemple je prends l'exemple de la Côte d'Ivoire qui est un pays francophone du coup principal enfin avec le français la langue officielle et dans ce pays il y a pas d'académie de français de Côte d'Ivoire.

Oui, ça c'est terrible. Tu imagines, tu as un pays entier avec des gens qui parlent en réalité plein de langues Ouais. qui doivent euh pour leurs études et pour accéder à des postes importants maîtriser le français sans avoir une académie de français qui correspond à la le français qui est parlé dans le pays.

Je vois ce que tu veux dire. Et du coup, ça pose vraiment des grosses questions de d'indépendance si tu maîtrises pas la langue sur lesquelles les lois sont faites. Enfin voilà, toute l'ascension sociale dans ce contexte est permise.

C'est terrible. Et donc là, il propose francophonie des peuples, des académies de la francophonie qui soient décentralisé de la métropole. H je pense que ça c'est intéressant mais je trouve pas ça suffisant sur la déconstruction de la francophonie en fait.

Oui. Euh la question c'est bah c'est en vrai est-ce qu'il y a une académie de l'anglais par exemple ? J'avoue, je sais pas, je sais pas comment fonctionneux dire genre est-ce que il y a une académie par exemple de du p Ouais. ou euh d'autres langues, tu vois ce genre de truc.

Et du coup là, c'est un peu chelou effectivement parce que il y a une un endroit où on fait les règles qui est en France et qui fait qu'on repartage derrière ce trucl quoi en soft power quoi. Bah là, il y a Volterine qui dit "L'anglais n'a pas d'académie, ça ne pose pas de problème." Ouais.

Voilà. Ouais. Voilà.

Peut-être qu'il faut juste enlever l'académie française en fait. Ouais. Voilà. [rires] pas donc le donc là l'idée même créé de d'académie francophones.

Ouais. Ouais. OK.

Donc euh on n'est pas donc on n'est plutôt pas d'accord à avec la proposition et derrière il enchaînait sur autre chose et que 9 personnes sur 10 dans le monde, il y a déjà 29 pays hein qui ont la langue française comme langue officielle. Par conséquent quand on entend dire on dit alors c'est qu'est-ce que c'est être français ? Ah bah alors si on veut pas rester sur des choses un peu discutables d'ailleurs la cuisine par exemple hein.

Bon la cuisine marocaine est aussi repère et la cuisine chinoise doner deux exemples. Les gens souvent tâtonnent et à la fin ils disent bah c'est la langue française pas de bol 29 pays la parlent donc c'est pas non plus ça qui définit la France et j'étais pour j'ai dit que je préférais dire qu'on j'aurais préféré qu'on dise la langue créole bon alors ça m'a j'ai lu après vous savez dans le sens des nuan c'est ça on y croit ça le truc de du créole ah le créole dans le sens la créolisation du mélange de tous les de tous les pays quoi plutôt en de toutes les langues. En fait, il il aime enfin ça c'est quelque chose qu'il avait dit je crois dans la précédente campagne là il l'a réévoqué mais c'est plus j'ai l'impression la position qu'il le défend mais c'est l'idée de dire la France le français est une langue créolisée mais il y avait Mewen qui est un des journalistes qui travaille pour histoire crépue qui était avec moi hier dans la salle et qui me disait mais en fait du coup qu'est-ce qu'on fait pour le créole pour le coup parce que les créoles il y a des langues créoles en France et qui sont qui sont justement invisibilisé par la francophonie et la manière dont la francophonist déploie au sein même de la France et des outresem.

Donc plutôt que de dire le français c'est une créolisation, qu'est-ce qu'on fait déjà pour les créoles ? Il y a un truc qui est encore pas genre on traite pas l'intérieur et on va déjà commencer à traiter ce qui se passe à l'extérieur quoi. Truc est pas hyper fluide je trouve encore.

Bon, j'ai lu que je voulais détruire la langue française ensuite que je voulais aussi détruire le peuple qui la parle pendant qu'on y était. Voilà où nous en sommes. Pour moi, il y a une francophonie des peuples qui permet de mettre en commun l'accès à des savoirs qu'on partagerait.

Je dis bien qu'on partagerait car il n'y a que ceux qui vivent sur une autre planète qui croient que pour prendre l'exemple, les pays francophones euh d'Afrique ne produirait rien sur le plan intellectuel ou scientifique. Euh or, ce n'est pas le cas. Et donc on pourrait échanger.

J'avais imaginé que Attends là là il dit quoi là ? Il dit que en gros il y a des francophones à l'étranger en Afrique notamment qui écrivent des choses en français quoi. Ouais, c'est ça.

Et qui produisent de la pensée, de la nouveauté en français et que justement l'intelligence, ça c'est un truc qui développe après l'intelligence, l'innovation même intellectuelle, elle vient justement de cette francophonie non française. Non française. Ouais.

Mais en vrai, en vrai de vrai, tu vois, par exemple Franz Fanon. Ouais. J'ai découvert Franz Fanon en 2022 par exemple après avoir fait histoire crépu.

Mais avant ça et du coup j'en parle à des potes bah blancs et tout je leur dis le nom Françoon, ils me disent tous c'est un c'est un auteur américain ou c'est un auteur de je sais pas d'où il sort tu vois. Et c'est c'est assez incroyable. Du coup, je trouve qu'il y a un truc de on reconnaît pas encore les gens qui parlent français et qui produisent de la pensée alors queon va connaître enfin je sais pas moi.

Oui. Les Américains en tout cas sur les questions d'antiracisme beaucoup plus facilement quoi. Mais mais même au-delà de Non mais au-delà de l'antiracisme ça au de l'antircisme aujourd'hui il y a plein d'auteurs, d'autrices africains africaines.

Nous, on a fait une série bah sur Histoire Crépu avec Marie Mamoussanang euh une série donc afhropique on est allé interroger 10 personnes africaine sur le continent qui produisent de la pensée et là qui s'exprimait en français dans le cadre de cette série de vidéos mais qui peuvent s'exprimer en d'autres langues en fait aussi et justement les apports des autres langues parce que là c'est la question de la francophonie qu'on traite les apports des autres langues parfois ça permet de penser le monde différemment avec une cosmogonie différente et tout et je veux juste qu'on finisse cette phrase de Mélenchon donc il disait qu'il y a de la pensée qui peut venir aussi de l'Afrique et là il va évoquer un sujet spécifique que la cette francophonie pourrait donner lieu à une université de l'espace des métiers de l'espace. Il y a 17 pays africains qui ont une politique spatiale et maintenant il y a une association des des pays qui participent à l'exploration de l'espace. Donc on aurait beaucoup de choses à échanger.

Bon là il prend un exemple comme ça et ce qui je trouve ouf c'est que du coup sous son poste qui avait fait 37000 vues. Donc ça fait partie des des phrases qu'il a choisi de d'extraire de sa conférence. Ça veut dire tu poser une question un peu banger quoi.

Je sais pas si qui va dans le sens de son sa campagne plutôt. Je [rires] sais pas parce que je sais pas si ça a convaincu, tu vois, la réponse. En tout cas, c'était intéressant qu'il y réponde parce que c'est un truc que c'est un truc j'ai l'impression qu'il vient vraiment de lui.

Il est déterre à défendre la francophonie et la manière dont il la défend, moi je suis pas convaincu, tu vois. Mais bon, attends, quand tu dis lui, c'est pas tu veux dire Jean-Luc Mélenchon hors LFI. Bah, j'ai l'impression en tout cas que c'est une idée qu'il porte personnellement et qu'il y a d'autres idées qui sont plus des choses, tu vois, de l'extérieur de lui, quoi.

OK. Ouais. qu'il a appris, qu'il a accepté.

Celle-là, j'ai l'impression que c'est un truc auquel lui tient personnellement. Mais peut-être que je me trompe, tu vois. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que les réactions derrière c'était euh c'était que des trucs ultra racistes.

Ah oui, bah j'en étais sûr. Tu vois, c'était sûr qu'ils allaient faire ça. Pourriez-vous ?

Bon, là, ça c'est un autre truc. euh les programmes de l'université de l'espace des africains selon Mélenchon et du coup c'est parti direct sur critique de euh l'Afrique enfin de la capacité des Africains à avoir des projets technologiques en fait et euh et alors que il a développé quelque chose de beau 4 minutes là ils ont juste été récupérés la fin du truc c'està dire ils ont regardé jusqu'au bout et ils sont allés sortir des versements de haine raciste sur la question de est-ce que les africains sont capables ou pas d'avoir accès à la course spatiale quoi. Ouais, Twitter ça trolle trop pour que ça euh pour ça que j'utilise pas ce social médiia hein.

Ah ouais. Non mais c'est terrible. Il y a le mot qui dit "Je pense qu'on est un peu touché par la francon francophonie parce que ça remonte à la colonisation mais le truc c'est que la francophonie aujourd'hui est un fait.

Il existe tout un tas de peuples parlant français qui s'apportent énormément de choses. Je trouve ça dommage qu'on arrive toujours pas à en tirer quelque chose. Ouais.

Ouais, mais en fait c'est ça, c'est que mais du coup ça pose la question de comment on pense la francophonie concrètement. C'est sûr que c'est un fait, mais la manière dont il le formule dans le programme, JeanC Mélenchon, il y a le il y a l'idée de développer en fait que la France soit motrice dans la manière dont la francophonie se déploie. Et du coup, c'est là où il y a toujours un usage un petit peu néocolonial de la francophonie.

C'est la francophonie, oui, mais au service de qui en fait ? Et au service de quelle culture ? Et comment la francophonie fait aussi pour casser les autres cultures ? parce qu'en fait c'est une bataille de langue.

Il y a un livre qui est génial sur les questions de langue qui a été écrit par Huang. Ça s'appelle La tour de Babel. Ah attendez.

Ah c'est le livre que tu es en train de lire là. Ouais c'est c'est un livre de fiction. Merde pour Voilà.

Ouais reconstruire les échanges. Je suis vous afficher une image. Ouais bah ouais.

Tu es sûr c'est ? Attends je je sais plus. Livre.

Ouais voilà. Livre roman. Pardon, pardon la team.

Pardon la team. Ah non mais ils vont me mettre n'importe quoi. Je l'avais je l'avais juste avant.

C'était ce livre là. Ah ok ok. Voilà.

Lu ang. OK. Euh non c'est pas celui-là.

Pardon. Mais ah c'est pas possible. Bon je vais je vais vous retrouver ce livre par la suite.

Vas-y raconte. Donc le livre en fait, c'est un livre qui raconte comment euh les ça se passe à l'époque coloniale en Angleterre et c'est un personnage qui vient de Chine et qui est envoyé en Angleterre et en fait dans le dans ce monde-là, ils ont des euh Ouais. Non, si c'est ça, c'était ça.

Celui-là. Ouais, mais vas-y. Et le livre s'appelle Un tour à Babel.

Non, c'est pas Il faut qu'il juste qu'il mette le nom du Ouais, voilà, c'est ça. Ah voilà. Et donc ça ça se passe donc en Angleterre et donc le personnage arrive et c'est un monde qui fonctionne avec une technologie un peu magique où il grave des mots sur des barres de métal et du coup ces barres de métal mais c'est incroyable queon puisse pas voir le le livre quoi.

Ouais, c'est ça. Mais sauf que c'est pas ça la cover du livre. Je suis désolé.

Voilà, c'est ça. Ouf ! C'est bon, on y est.

Euh donc et en fait les le métal qui est gravé euh permet d'activer des pouvoirs magique mais en fonction des de la langue qui est parlée. Du coup en fonction des nuances de chaque langue, bah tu peux déclencher des pouvoirs magiques. Et du coup tu vois comment l'empire anglais essaie de capter toutes les autres langues pour récupérer le pouvoir des langues en fait.

Et ça donne des batailles de de langues. Franchement si vous avez aimé des trucs fantastiques genre Harry Potter et tout ça, vous avez un truc décolonial. Ah oui, OK.

OK. Fantastique et c'est incroyable. OK.

C'est c'est quoi ? C'est un voyage initiatique après Ouais. Après, c'est une histoire de Ouais, c'est une histoire de lutte un peu.

Donc le personnage va se retrouver dans une lutte contre l'empire en essayant de maîtriser sa langue pour la retourner contre l'Empire colonial britannique. OK. OK.

Ah oui, donc c'est OK. Euh, attends, il pourrait être intéressant de défendre une francophonie mais en retour d'avoir aussi une politique poussant l'apprentissage des langues d'autres pays qui utilisent le français en retour de manière égale. C'est ça.

Ouais. Mais là, c'est un peu bizarre parce que ce serait à la France de dire "Allez apprendre votre langue." [rires] Ouais.

C'est un peu chelou. Mais oui, il faut juste laisser les gens faire leur leur live quoi. Et si potentiellement ils veulent faire leur vie en entièrement en français, bon ben prenez votre français à vous et et enfin je sais pas ou peut-être garder enfin je sais pas il y a un truc d'autodétermination qui est un peu un peu bizarre dans ce truc de français français français.

Ouais mais c'est un peu comme l'anglais tu vois. Au final nous on apprend l'anglais c'est nous nous on se fait imposer un peu cet anglais-là. à l'école, c'est je crois pas que comme comme il a dit, il y a pas de d'académie de d'anglais euh de l'anglais.

Ouais. Du coup euh c'est plus la France qui a décidé d'apprendre aux enfants français de d'apprendre l'anglais, quoi. Donc potentiellement, c'est plus au pays africain d'apprendre, de dire "Vas-y, c'est toi qui dit quelle langue je vais apprendre." C'est ça.

Mais le problème c'est que la francophonie enfin la mécanis qui sont mis politiquement dans la défense de la francophonie font que c'est difficile de sortir du français. Ouais. Et ça c'est c'est là où c'est géopolitique enfin c'est c'est diplomatique, c'est stratégique.

La France, elle va vraiment toujours essayer de faire en sorte que le français reste central et elle va mettre en place des moyens culturels, des moyens bah diplomatiques pour que ça se passe. Et donc c'est là où je me dis la position de Mélenchon, elle est enfin je trouve qu'elle elle continue à s'inscrire dans cette logique néocoloniale de défense de la francophonie pour le coup. Ouais.

Et vous nous direz ce que vous en pensez en commentaire. On va juste passer au deuxième sujet rapidement parce que moi je vais devoir filer mais h juste il y a un docu qui vient de sortir Christian Tobira une loi pour mémoire qui est paru sur France télé et je t'ai mis le time code. Euh ouais ouais et euh ouais ouais sur Discord juste au-dessus.

Voilà et euh ouais je voulais juste voir le début peut-être il y a des lois qui font date. Nous sommes ici pour dire ce que sont la traite et l'esclavage. Tout d'un coup il y a un commencement, il se passe [musique] quelque chose.

Mais en même temps, on s'inscrit dans quelque chose et ça pour moi c'est merveilleux. Pourtant, nous allons décrire [musique] de cri l'œuvre d'oubli, le silence et dire les raisons de donner nom et statut à cette abomination. Il y a des discours qui bouleversent.

C'est par la reconnaissance d'un événement historique que après on peut construire du commun, on peut construire du collectif [musique] et la loi Tobira le permet. Il a juste dénoncer que c'est dans nos idéaux de justice, de fraternité. de solidarité que nous puisons la raison de dire que le crime doit être qualifié et inscrit dans la loi.

C'était important que la République aille jusqu'au bout de ce qu'était finalement la traite l'esclavage et la préabolition quand il y a des blessures, on recouvre. Après, il y a néanmoins toujours une trace. Nous sommes là pour dire que la traite et l'esclavage furent et sont un crime contre l'humanité.

Le 10 mai 2001, [musique] la France devenait le premier pays au monde à reconnaître que la traite négrière et l'esclavage sont un crime contre l'humanité. J'ai pas grand monde dans la salle, j'avais peur. Voilà.

Non, c'était juste pour voir le contexte qui explique c'était quoi la loi Tobira parce que c'est clair, je savais pas ce que c'était. Mais si, je savais mais je voulais juste qu'on remette là-dessus quoi. Du coup, Christian Tobira, le Docu euh a été réalisé par Mathildeoiselle et il est sorti hier et on va en entendre beaucoup parler ce mois-ci puisqu'on est au mois de mai et que je crois que c'est les 25 ans euh si je me trompe pas de la loi Tobira.

Donc c'était une loi de 2001. Oui, c'est ça. 25, c'est ça.

Ouais. Et euh Ouais, le MOA Trigger Warning François Hollande, je m'y attendais pas non plus. Il y a il y a d'autres personnages encore plus euh Moi, j'étais en mode "Ah bon ici mais surprise.

Ah ok, ça veut dire Attends juste un truc. Ça veut dire là là c'est je peux je peux faire un truc un peu chelou ou pas ? Hop on est là.

Il y a Et là on est c'est 13 c'est 13 c'est quoi ? 13 13 24 et là on est là dans la dans la même séquence on boy et François Hollande et pas dans la même image on se pose des questions. Ouais, on on a aussi Kevi et Kevy Dona.

Ouais, trop bien, trop bien. Non, mais en tout cas ce qu'ils ont essayé de faire c'est un documentaire dans lequel ils interviewent plein de personnes qui ont été plus ou moins connectées ou qui sont héritiers héritières de cette histoire de la la loi Tobira en fait. Kontecours si vous connaissez pas Kev qui organise les visites du Paris Noir dans Paris et est-ce qu'on a déjà vu SBY et François Hollande dans la même pièce ?

Non non, pas encore. [rires] Et je mets juste le petit bout parce que moi-même j'ai pas encore vu le doc donc je serais grave chaud d'avoir votre avis. Mais là, il y a genre quelques secondes où j'apparais, je sais pas pour dire quoi.

Euh play. Ce qui est important avec le terme crime contre l'humanité, c'est que ça remet les personnes qui en sont victimes dans l'humanité. Or, on sait que à l'époque de l'esclavage, de la colonisation, les personnes noires, les personnes qui ont été esclavisées ont été quelque part retirées de l'humanité.

On leur a déigné leur humanité. Bienvenue sur la chaîne Histoire crépu. Je suis Sy.

Je fais de la vulgarisation d'histoire coloniale française. Je travaille sur cette question de la mémoire de comment est-ce que les représentations coloniales restent dans notre paysage public ou dans nos imaginaires. Cette loi Tobira de 2001 en fait moi je l'utilise beaucoup comme un argument face aux personnes qui me disent l'esclavage ça date c'était rien parce qu'il y en a encore qui disent ça.

Tu peux leur dire bah si c'est un crime contre l'humanité et regardez dans la loi c'est reconnu comme un crime contre l'humanité et c'est vrai qu'on peut entendre ici Abdel mal wou incroyable ils ont fait un casting là ouais déjà machallah de d'apparaître sur France TV dans un documentaire sur un truc aussi important donc bravo. Euh et euh et oui effectivement c'est un peu chelou la voix que tu avais. Bon, c'est pas grave.

C'est pas grave. Mais en tout cas, bah bravo au taf de Mathilde Demoiselle qui a réalisé le le docu. Elle a fait un docu précédemment qui est hyper intéressant aussi qui s'appelle Histoire du sucre, histoire du monde, je crois.

Et en fait, elle raconte vraiment l'histoire coloniale du sucre en deux parties suré qui est intéressant. Il y a il y a Françoise, il y a François, j'allais dire, il y a Rokaya Dialo, il y a il y a plein de gens qui sont dans ce documentaire. Ah oui, il y a une autre partie où on voit.

Ouais. Ouais. Je me sens de ce cette vidéo.

Est-ce que je vais vous raconter l'histoire du racisme ? Parce que oui, le racisme a une histoire, ce n'est pas un sentiment universel qui a toujours existé dans toutes les sociétés humaines. Non, le racisme c'est un système de domination particulier qui est né au 17e siècle pour permettre les conquêtes coloniales européennes.

Mais ça, ils ont pas demandé les autorisations. Non, mais ils m'en avait parlé mais c'est vrai que je sais c'est vrai qu'il y a pas eu On va rediscuter, on va on va appeler [rires] l'équipe. On va les appeler.

Euh moi je suis diasporique africain, je continue à subir aussi cette histoire parce qu'elle fait partie de notre histoire française, de notre culture française. Et donc aujourd'hui, tu subis encore aujourd'hui ou pas Somy ? Oui.

Réponse question simple, réponse simple. Attends, je veux juste voir à quoi ressemble Mathilde Damoiseau. Damoiselle Damoiselle pardon.

Mathilde Demoiselle c'est elle ? Ouais. OK.

Mais elle avait elle était apparue dans une on a fait une vidéo sur sur justement pour parler du documentaire sur le sucre dans laquelle elle intervenait enfin on discutait de ça. Il y a un gros live il y a un gros live on avait fait la vulga autour de ce su sucre et tu tapes Ouais Sy vas-y. Ah oui elle était là ouais et [grognement] elle elle pourquoi elle parlait de sucre ?

Bah son documentaire. Ouais, il ont peut-être retiré déjà S. Il y a trop de trucs he sur Non non c'est pas là.

Non. Ben on la retrouvera pas comme ça. OK.

Ouais. Non. Bon en tout cas elle a fait un super documentaire sur le le sucre.

Ouais. OK. OK.

Bah trop bien. Euh moi je voulais du coup parler d'un dernier sujet. Je pense qu'après on va s'arrêter parce que euh on doit partir.

On Comment est-ce qu'on en est ? Attends, je regarde juste petit message et euh et voilà, un dernier un dernier sujet parce que euh du coup euh là le fait de voir Mathildeoiselle apparaître me fait parler me fait penser à quelque chose, c'est que dans le cinéma euh on a un truc qui est que il y a peu de personnes racisées. Moi, juste pour raconter un petit peu mon passé, euh j'étais pote avec un gars qui est au lycée.

J'étais pote avec un gars. On est parti tous les deux à Paris euh pour faire nos études. Lui, il a fait des études de cinéma et moi, j'ai fait mes études d'ingénieur et puis on est resté potes quand même pendant un moment.

Et lui en sortant de l'école, il a commencé à faire des films et je me suis dit "Vas-y, j'ai envie de faire des films, je suis encore un peu au chômage et j'ai le temps de j'ai le temps de faire des choses quoi." Et ils ont créé il a créé avec des amis à lui que j'ai rejoint assez vite aussi. Atelier 7.

Ah ouais, mais aujourd'hui on il y a rien qui veut nous laisser tranquille. C'est pas ça. C'est les parasites.

Je sais pas si vous connaissez. Qui connaît les parasites dans le chat ? Il arrête pas de changer de sens.

Est-ce que vous connaissez les parasites dans le chat ? Euh si vous connaissez pas, en fait c'est un petit groupe de réalisateurs qui rouge, vert bleu, les parasites. Exactement, c'est ça.

Oui, oui, oui, oui. Nope, je connais pas. Ah, je connais pour le mois cast.

Ah ben trop bien. Et ben c'est un petit groupe de réalisateurs de deux réalisateurs aujourd'hui et qui faisaient des courts-métrages qui sont plutôt bien. En tout cas à gauche, enfin en tout cas ils essayent d'être à gauche et euh voilà.

Donc ça ils ont réussi à faire une série qui s'appelle l'effondrement sur Boloré plus [rires] sur Canal Plus. C'est mais à l'époque c'était déjà Boloré. Non je crois pas.

Je sais plus c'était en il y a 6 ans. Il y a 6 ans. Je sais pas si ça avait déjà ou bien c'était au moment où c'était racheté.

Ouais ouais, je pense c'était un moment où c'était racheté et ça parle de l'effondrement de la société sous euh on sait pas exactement c'est quoi la la raison mais il y a l'effondrement de la société et c'est 6 h épisodes de plan séquence de 20 minutes de plan séquence et c'est quand même pas mal et j'apparais deux fois et oui la vie secrète de rire [rires] j'apparais une fois je suis joué par quelqu'un là-dedans dans cet épisode là et une autre fois j'apparais pour de vrai. Ah mais c'est toi qu'on voit là ? Non dans celui-ci non c'est pas moi.

Non non non [rires] non non mais allez voir ça ça ça peut peut-être vous intéresser la back story de Ra. Mais tout ça pour dire que du coup on a fait une école de cinéma qui s'appelle l'atelier 7. Regardez, je suis là.

Attends on voit ou pas ? Voilà. [rires] J'étais jeune à l'époque.

On a créé une école de cinéma avec ces deux garsl Guillaume et Jérême et qui s'appelle la telé. Je vais en parler juste après. Pourquoi on a fait ça ?

Non, vas-y, je vais en parler juste après. Euh là, moi ce que j'ai remarqué du coup dans le monde du cinéma en en y restant un petit peu, peut-être 10 ans mais à travers des potes et cetera, c'était pas j'étais pas full dedans, c'est que c'était quand même bien Whiteos. Hm.

White, c'est très masculin aussi comme endroit. Il y avait peu de diversité dans tous les sens du terme. Ouais.

Ouais. C'est très comment dire ? Bah ça c'est un constat que je fais moi mais c'est un constat qui a été fait aussi par Media Part.

Mais typiquement, tu vois euh ce que je me suis dit aussi, c'est que en voyant le film là de Mathilde deelle Ouais. Ouais, c'est une personne blanche qui fait un film sur l'esclavage. Je me demande pourquoi il y a pas eu d'une personne noire qui a pu le faire avant ou qui s'est posé la question ou peut-être qu'elle s'est posé la question mais n'a pas pu le faire.

Et pareil, tu vois, on en avait on a on avait parlé de des tiilleurs là, le film de avec Omarcy. Et ben de ce que j'ai compris, c'est que c'était un film qui a été fait par non, c'est un homme qui est effectivement aussi blanc, qui a travaillé pendant plus de 10 ans sur le film Tirailleur. Ouais.

Voilà. qui a été produit par mais qui est réalisé par B ouais faut cliquer dessus cliquer et réalisateur Mathieu va de pied voà Mathieu va de pied on va voir sa petite tête voilà et donc qui a qui a eu l'occasion ou le temps de pouvoir réfléchir dessus et pendant 10 ans ouais [rires] avant de faire son film et voilà c'estàdire que lui même avec le fait d'être un homme blanc il a galéré pendant 10 ans pour le faire alors imagine pour une personne racisée qui veut parler des tirailleurs sénégalais. Ouais.

Ouais. Ouais. Et du coup, de ce que j'ai compris après ça c'est que des Wier de de bruit de couloir, c'est que ils ont ils ont filmé une partie euh à en Afrique ou Ouais.

Ouais. Afrique tout court et il il devaient avoir des traducteurs euh peu français euh pour pouvoir parler avec les comédiens uniquement mais pas avec l'équipe technique qui l'équipe technique elle était importée entre guillemets de la France vers vers l'Afrique le Sénégal. Ça veut dire même pour faire un film sur des sujets aussi proches de ce qu'on fait et ben on est quand même obligé d'avoir de des techniciens ou des réalisateurs ou des auteurs qui viennent qui sont blancs ou pas forcément concernés.

Et ça a été le cas aussi avec récemment Bandy, la série Bandy qui est sortie. On a vu aussi beaucoup les acteurs racisés. Il y a principalement des personnes racisées dans le dans le dans la série, mais c'est encore deux personnes blanches qui sont à la réal et ça pose la question du coup dans le métier et la technique.

Vas-y. Ouais. Voilà, c'est ça.

Car les blancs, le moquest qui dit car les blancs sont les seuls à avoir l'œil, le recul historique, l'intelligence articique pour le faire. [rires] En fait, ils sont trop intelligents. Nous, on peut pas, on peut pas. [grognement] Et voilà.

Donc, il y a Miapart qui a fait un article dessus. Je pense qu'on va pas le lire, c'est un peu long, mais euh en gros, ça dit que il y a du racisme dans le cinéma et ça vient pour moi, ça ne vient pas forcément du fait que nous nous ayons pas envie d'y aller, c'est que il y a un problème dans le déjà dans l'accession à cet endroit-là qui moi je je savais pas qu'on pouvait faire une école de cinéma, par exemple. Bon, peut-être que je suis un peu con, tu [rires] vois, mais il y a plein de choses que je sais pas faire, mais je vois les gens sur TikTok et tout ou des gens qu'on rencontre aujourd'hui qui se disent "Ouais, j'ai envie de faire du cinéma, j'ai envie de faire des courts-métrages" et et je vois vraiment l'endroit où ils se ils sont où on est bloqué.

C'est-à-dire que l'accession au matériel, elle elle te elle te elle t'arrête complètement. Bon, maintenant tu as les téléphones, c'est un peu plus simple et tout, mais si tu passer à un niveau un peu un peu mieux, et ben tu es foutu en fait parce que ça coûte super cher et et voilà. Et tu sais pas comment faire du montage et tu sais pas ce que ça veut dire de faire du son.

Regardez. Ouais. La galère [rires] la galère qu'on a tous les jours avec le son.

Tous les jours ? Ouais. Ouais.

Attends, j'ai On m'informe que monsieur Bali Bakayoko vient d'arriver au bureau. Donc je vais vous laisser. Et je désolé mais je mais le sujet est très très important donc restez bien restez bien.

Là c'est c'est très mystérieux mais Ouais ouais ouais. On en on dit pas plus on dit pas plus on en dit pas plus. Il y a des dingueries qui arrivent.

Il y a des dingueries qui arrivent. Ouais. Ouais.

Tu as liqué là. Tu es un peu liqué. Non mais semaine prochaine ouais on en reparlera.

Bref vas-y. Moi je vais continuer à parler de cinéma. Si ça vous intéresse.

Je reste encore 10 minutes et et voilà. Vas-y, vas-y, j'arrive, j'arrive à toute. Bah, invitez-le ici.

Bah, il a peut-être autre chose à faire, [rires] mais on va voir. On va voir. Et et du coup, voilà, on en reparlera tout à l'heure.

C'est comme si c'était un dome gate qui Bah ouais, c'est ça. Et que la porte d'entrée est difficile d'accès pour les noms blancs. Bah, c'est un peu ça.

Ouais. Et et du coup, nous avec l'atelier 7, on a créé ça. Ouais. [rires] Parle-nous de cinéma. ré le réa euh réa le gorilla quoi.

Et on a créé on a voulu créer euh une école de cinéma qui soit le plus accessible euh possible à au plus grand nombre et du coup au plus grand nombre c'est les personnes euh précaires ou et beaucoup et aussi les femmes et parce que il y a aussi un manque de diversité d'inclusion chez les femmes. Attendez, je vais vous sortir ça. C'est le collectif 5050 qui est un collectif je crois féministe dans le cinéma, association pour l'égalité et l'inclusion dans le cinéma et l'audiovisuel qui traite spécifiquement de la parité homme-femme dans les dans le dans l'audiovisuel.

Du coup, eux, ils ont fait un petit rapport qui disent qui analysent la parité entre les hommes et les femmes dans les 206 films sortis français sortis en 2025. Je crois qu'ils font ça tous les ans et on va voir. Donc 80 et sans surprise, les métiers restent fortement genrés. 90 % de chefs costumière, 94 % de femmes script, seulement 11 % de chefs de poste effets spéciaux et 15 % d'ingénieurs du son.

Donc ça c'est juste pour dire bon euh les métiers sont quand même très genrés de base. Ça veut dire il y a pas beaucoup de réalisatrices, il y a très peu de et il y a beaucoup d'assistantes. Ré Non bah non, voilà.

Bah je me suis trompé. 44 % d'assistantes réal et euh 33 % de réalisatrices. Bon, ça a augmenté quand même mais voilà.

Du coup, l'idée c'est je jusqu'à que on parle de maquilleuse et pas de maquilleur. Exactement. Tu vois euh une script, une femme script, c'est une femme euh qui c'est une personne plutôt, un script, c'est une personne qui va lire le script, le scénario du du de l'auteur et qui va dire "Bon bah là, on a fait cette scène-là, euh on a lu toute cette scène-là et on va lire la on va tourner la scène suivante et ainsi de suite." Elle fait juste le elle fait en sorte que toutes les scènes soient bien remplies, soient bien tournées.

Euh voilà, vous êtes déjà dépassé, on a déjà passé la partie de Méuche et surtout SBOY est parti pour aller voir Bali Bagayoko. Je refais un petit teaser. Euh et voilà.

Et du coup, on a créé l'atelier 7. Qu'est-ce que c'est l'atelier 7 ? C'est une résidence démocratique de création audiovisuelle.

Euh donc ça ça existait en 2020, ça existait en 2021. Les deux premières années euh on avait 22 et 24 personnes qui venaient participer. Le concept c'est que on héberge, on nourrit et on loge les participants pendant un mois et ils ont accès à tout le matériel nécessaire pour faire des films comme ils veulent.

Euh c'est euh c'est partie du constat que à l'école donc les potes avec qui j'étais ont fait une école de cinéma où il se disait "Bah en fait c'est chiant parce que en 1 an seul film parce que il y avait pas assez de matériel dans l'école. Qui on C'est toi qui a fait ça ?" Ouais, c'est moi.

Moi avec Guillaume et Jérémy, je faisais partie de cette j'ai créé ce tru là et et donc on se disait et après leur école, ils sont sortis, ils ont été accueillis par une boîte de prod qui qui leur ont laissé pendant un an des locaux et des des du matériel parce que ils ont ils avaient fait ils avaient gagné des concours de de courtmétrage et cetera. Mais est-ce que cette école est reconnue par les élites du cinéma et que grâce à cette école, les étudiants peuvent accéder au films du grand public ? Bah, je vais en parler juste après.

Et et du coup, ils ont ils ont fait pendant 1 an, ils ont fait beaucoup plus que ce qu'ils avaient fait pendant 3 ans et nous, on a fait cette école là pendant 1 mois. Chaque personne a fait environ trois films. Trois films.

Ça veut dire à la fin du mois, on est on est sorti avec 40 entre 30 et 40 films par mois. C'est énorme. Genre à l'école, dans une école normale, les gens ils font un film maximum ou participent à faire un film.

Là, chaque personne a fait au moins un film, a réalisé et créer au moins un film en tant que réal et cetera. Non, non, vraiment parent parent parents les gens ils font un film dans une école de cinéma. C'est un truc de fou.

À chaque fois que j'en parle, les gens ils me dis sont en mode "Mais attends, c'est fou." Je me dis c'est c'est pas possible quoi. Ah, je regrette tellement pas euh je regrette tellement pas avoir connu ça avant.

Ouais. Bah oui. Bah ça existait pas avant quoi.

Mais est-ce que cette école est reconnue par les élites ? Ouais. Donc on a on a on l'a mis un peu en pause parce que j'ai j'ai eu une autre vie entre-temps.

J'ai dû retravailler et cetera et j'ai créé Histoire crépue qui a pris un peu de temps. Enfin, j'ai créé j'ai participé à la à la montée d'histoire crépu qui a pris un peu plus de temps. Donc voilà.

Donc on a un site qui s'appelle atelier-7.org. L'atelier 7, c'est quoi ?

L'atelier 7, c'est une résidence de création audiovisuelle pendant 1 mois où on où sont réunis 28 participantes eux avec du matériel professionnel pour apprendre et créer du contenu audiovisuel, un lieu d'écriture, de tournage, de postprod pour une immersion totale de production. Les films ont-ils été dans des festivals ? Les films sont disponibles sur sur la page YouTube.

Je vais je vais le montrer, je vais la montrer après. Et et surtout du coup pendant un mois, ils étaient nourris, élogés et blanchis. Ils avaient accès à du matériel pro comme ils voulaient.

Euh et on avait organisé des masterclass avec des gens du milieu qui sont assez proches de la sortie d'école. C'est-à-dire, c'était pas forcément des grands pontes genre euh qu'est-ce que j'ai en nom ? C'est pas James Cameron qui est venu, tu vois, mais c'est des gens qui sont plus proches de la réalité du du monde de l'audiovisuel. du coup qui vont te donner des conseils beaucoup plus proches de la réalité que James Camerron qui va te dire eh fais ton idée et vas-y, écris ton idée et vas-y.

Tu vois ça ça a moins de sens d'avoir James Cameron dans ta salle que euh que l'ingénieur du son qui sait comment ça se passe pour pouvoir arriver à à On a une petite surprise pour vous. [rires] Attends, je vais passer comme ça. Regarde.

Salut. Ça va ? Comment toi ?

Maf, c'est bien. Ça va et toi ? Ça va.

C'est le chat. On Bonjour. Il y a [rires] super à toutes à toutes.

Ouais, j'arrive. C'est c'était c'était Bali Bagayoko. C'est tout.

Ouais. Ouais, c'est tout. Ça suffit.

Ça suffit. Clip. Clip. [rires] Le go ultime.

Euh, j'ai bien fait de demander. Il t'a pas ramené un master pou ? [rires] Non non non non.

Mais euh histoire cré pu dans des histoires de deal d'après BFM. Ouais carrément. Le go de futur président un jour.

Inchallah. Mais je crois qu'il a dit qu'il voulait pas euh le camo de monsieur [rires] le maire quand ça parle de cinéma. Exactement.

Bref, vas-y, je finis là-dessus et après je vais vous quitter parce que je vais devoir aller les rejoindre. Et l'idée aussi c'était de faire de l'autogestion dans cette dans cette école de cinéma, c'est-à-dire que les on avait pas de programme. On leur disait "C'est vous qui dites ce que vous voulez faire pendant un mois.

On vous donne juste accès à tout ça et c'est vous qui dites, c'est vous qui faites. On on on va juste vous aider si vous avez besoin d'accéder à des salles, accéder à des euh à à des à des lieux de tournage parce qu'on était en lien très fort avec la mairie dans laquelle on était ou dans les endroits dans lesquels on était et du coup on était juste des facilitateurs plutôt de ça. Et derrière euh derrière voilà donc là on l'a on va la refaire cette année.

Euh, il faut postuler pour pouvoir pour pouvoir participer à ce trucl. J'en parle ici parce que parce que je faisais partie de la la création de l'atelier 7 et avec Histoire Crépu, on est partenaire du coup de l'atelier 7. Euh voilà, on a un petit mot qui dit "L'atelier 7 s'engage à participer à la transformation du paysage audiovisuel et du cinéma français historiquement marqué par une forte homogénéité.

Euh à casa, on est tous blancs, ce secteur peine encore à refléter la pluralité de notre société. Nous croyons que la diversité des regard et le socle de indispensable à la création d'une plus grande diversité de récits. Exactement.

Du coup, la 2e année, la première année, c'était assez white quand même dans dans les candidats. Euh la et la 2e année, on a fait un on a fait un plus un plus gros effort euh pour aller chercher des gens qui étaient concernés pour bah avoir cette pluralité de vision et d'avoir plus de diversité dans ce qu'on va raconter quoi. Je finis sur les les deux engagements qui qu'on a écrit paritaire.

Depuis sa création, la T7 garantit une sélection paritaire assurer une représentation égale entre femmes et hommes et pour nous le minimum pour participer à rééquilibrer la parité de cette industrie. Diversité. Euh conscient de la sous-représentation des profils issus de la diversité dans les métiens les métiers de l'image, nous irons rechercher ces talents et les encourageons à candidater.

Une attention particulière sera apportée à ces parcours. C'est quand même dommage de devoir chercher pour avoir de la diversité. Ex.

Je suis d'accord. Je suis d'accord. C'est vraiment dommage.

C'est juste que comme on a dit comme je disais au début, c'est que on a les les personnes concernées Ah, pardon. Ouais, merci. Et c'est que les personnes concernées ne sont pas non ne sont pas au courant que ce trucl existe.

Du coup, c'est au système de enfin pour moi, en gros, le système fait en sorte que tu n'es que tu n'es pas accès à cet endroit-là. Euh du coup, moi je je du coup en faisant euh cette institution-là atelier 7, je considère que je fais partie du système et que du coup c'est plutôt au système de faire en sorte de trouver les endroits des gens qui n'ont pas accès à à l'endroit que je suis en train de proposer. Et c'est un peu notre travail à nous de faire en sorte que ce soit que ce soit diversifié quoi.

L'atelier 7 a été cofondé par Réa Simon. C'est moi aujourd'hui producteur chez Histoire Crépu. Il continue de soutenir le projet, son ouverture à toujours plus de diversité.

L'histoire l'équipe d'histoire crépus soutient la chaîne la prochaine résidence en relayant l'appel à candidature sur ses réseaux en participant à la sélection des profils et en intervenant pendant le temps du masterclass. Donc effectivement, je vais je vais lire avec C'est un problème de communication. Ouais.

Ouais, carrément. C'est un un problème de diffusion, de où est-ce qu'on diffuse ces ces informations-là. c'est que l'école de cinéma, tu vois, tu en tu en entends parler quand tu es un peu bourgeois et que tu dis "Tes parents sont peut-être un peu artiste ou ils ont la capacité de d'aller au théâtre ou d'aller au à très souvent cinéma ou je sais pas et qui qui ont des relations avec d'autres gens et euh et les et les autres ne savent pas comment faire pour aller là-bas quoi.

Enfin, en tout cas, moi je savais pas comment faire pour aller là-bas. Et voilà. et le népotisme.

Exactement. Et bref, et donc on va du coup voilà à la fin de cette de ces deux premières précédentes éditions euh donc c'est ça qu'on disait. Il y avait 70 films qui ont été créés.

Il y a des documentaires qu'on a fait qui qui racontent les deux les deux sessions. Allez voir en vrai si vous avez le temps. C'est c'est vraiment bien.

Attends, je vais juste copier le lien de ça dans le chat. Donc les Ouais, donc les bourgeois les gars, il faut commencer à apprendre aux gens comment être prêt et comment aller voter carrément. Et euh voilà, donc on avait des partenaires assez incroyables les deux premières années.

Là, on est en train d'en chercher des nouveaux pour pouvoir compléter le le les équipements qu'on a besoin. Et surtout euh la question c'était euh est-ce que c'est reconnu par les élites du cinéma ? C'est pas reconnu, il y a pas de diplôme qui est reconnu par les écoles, par les métiers du cinéma pour moi.

Euh ça c'est un un autre un autre constat, c'est que tu as beau avoir si sauf si tu as fait la fémis ou l'huile lumière, tu es peut-être un peu reconnu mais tu deviens souvent quand tu fais l'huile lumière ou la fémis, tu deviens soit réalisateur, soit très technicien dans un endroit et tu deviens presque un peu chercheur ou tu fais de l'art quoi. Tu étais pas, tu fais pas de tu tu fais pas d'argent avec ça. Enfin, tu te tu te nourris pas avec ça, quoi.

Et là, en sortant de ce trucl, la fémie c'est pas cher, mais c'est compliqué d'y entrer. Exactement. Pour la fémis, tu dois faire tu dois faire une prépa, tu dois faire des concours et tout.

Enfin, c'est un c'est un enfer. Et voilà. Et du coup là, en sortant de cette école de de ce qui s'est passé, c'est Attends, est-ce qu'on va voir est-ce que je vais retrouver euh Mince, je Est-ce que on parle de ceux qui sont sortis ?

Je vais juste retrouver ça. Bon, on va pas le retrouver. Est-ce que sur atelier 7 en gros en sortant la plupart des gens ont trouvé des jobs euh des jobs enfin sont devenus intermittents, ont créé des boîtes, il y en a plusieurs qui sont associés entre eux parce que à la fin du truc alors qu'ils se connaissaient ni d'Ev ni d'Adam avant, ils ont créé des associations ensemble pour faire de l'audiovisuel.

Il y en a qui qui sont devenus réalisatrices, réalisateurs. Il y en a qui sont inessons qui ont refait d'autres écoles derrière mais euh mais euh mais voilà avec une nouvelle expérience. Il y en a qui sont clippers euh reconnus, il y en a qui bossent avec Quentin du Il y en a un qui bosse avec Quentin Dupu carrément et qui a fait des films avec lui quoi.

Et et voilà. Et du coup pareil, on aide ces gens-là, on leur montre comment on fait pour créer des C'est pas que dans l'audiovisuel en mode technique caméra, c'est aussi dans le truc de créer des entreprises, créer enfin comment se structurer dans la vie, tu vois. [rires] C'est vraiment l'école de la vie ce truc là.

Sans ça, il y aurait pas histoire crépu, sachez-le. [rires] Bref, euh donc voilà, donc c'est c'est ça. Euh je vous mets le lien de ça aussi et euh voilà.

Qu'est-ce que vous en pensez la team ? Est-ce que j'ai bien expliqué ? Est-ce que vous avez des questions ?

Et je vais vous montrer le documentaire dont je parle. Ah ouais, il y a une petite vidéo, peut-être qu'on va la regarder. [grognement] La chim dit bravo.

Merci. Merci Barotose. Euh non, je on va pas la regarder.

Toujours content que des initiatives de ce genre existent. Oui, c'est bien expliqué. Bien expliqué.

Super. Est-ce que ça vous a donné envie même ? Super, merci.

Étrocilas, comment vous avez financé ça ? On a financé ça de nos propres moyens. Et en tout cas, la première année, ce qu'on a fait, c'est qu'on a j'ai toujours voulu écrire et bah vas-y, frère.

Là, c'est James Cameron qui dit [rires] "Vas-y, frère, je me sens trop vieux." Ouais, on a il y a pas d'âge minimum, il y a pas d'âge maximum pour pour ce truc là. [grognement] L'idée, c'est que ce soit vraiment un tremplin pour les gens les gens qui veulent vraiment aller dans le dans le cinéma ou l'audiovisuel.

Euh, du coup, ce qu'on a fait la première année, c'est que on a mis nos propres notre propre argent vieilles économies de con pour louer le un premier chalet. Attends, atelier 7 et on s'est entre guillemets remboursé euh par euh la participation le coût de la participation des euh des participants qui était de l'ordre de 2500 € pour le mois nousur log et blanchi. et et la de mais en parallèle ce qu'on faisait c'est que pour essayer de rendre ça le plus accessible au accessible au plus grand nombre, on a contacté le CNC, on a contacté la SACD, on a contacté des loueurs de cinéma qui nous ont prêté du matériel pour réduire le au max le prix euh de d'entrée.

Et parfois même du coup la SACD, la SCAM, le CNC nous ont offert ont offert des bourses à à des participants qui a qui avait pas forcément les moyens de le faire et qu'on pensait très bon pour pour ça quoi pour venir participer. Et voilà. Donc là, cette année, on a plus le CNC hein, vous connaissez l'histoire de ce qui se passe en ce moment.

ça être un peu compliqué. Euh et donc le système est pas complètement bloqué. Non, pas complètement.

On essaie de le débloquer justement. Et allez et du coup allez voir sur la page atelier 7 cinéma. Je vais la copier ici aussi.

Hop. Parce que c'est une mine d'or déjà pour ceux qui veulent faire du cinéma euh ou de l'audiovisuel. On a les on a republié toutes les masterclass euh qu'on a filmé pendant les euh pendant les pendant les résidence.

On a notamment Antoine le boss ici qui est scénariste consultant qui aide plein de grands films et tout à se produire à à se à se finir d'écrire plutôt. On a Vanessa Brias qui a été productrice pour notamment euh est-ce que c'était studio Studio Bel ou plutôt monsieur Poulpe ? Alice Murio qui était assistante réal sur les les films les séries de des garçons là donc l'effondrement et Alexis Girodo qui est régisseur général mais lui c'est un régisseur il est trop fort il a fait des films avec des Américains.

Je j'ai plus j'ai plus les noms en tête Gladiator. Le dernier Gladiateur c'était lui qui était régisseur dessus. Donc on a quand même des pointures quand même qui faisaient qui faisaient la les masterclass.

Ah c'est marrant, on n pas toutes les toutes les masterclass. Guillaume Toulon qui expliquait comment ça se passait les les droits d'auteur pour pour le pour les gens qui rentrent dans le cinéma parce que c'est un truc vraiment très complexe. On avait un directeur de prod qui était chez France TV qui expliquait sa life de comment on vit en tant que directeur de développement.

On avait un un scénariste Benjamin Parent qui est connu, je crois quand même hein. Je le connais pas moi. Mais ouais. [grognement] Et voilà, je vais je vais m'arrêter là.

J'espère que ça vous a plu. Rid les Scott. Ouais, exactement.

Ouais, ouais, ouais. Il était dessus. et Benjamin parent qui a fait un film connu, je crois.

Vous voyez comme je suis cinéphile. Real le gorilla. Pas vraiment en fait. [rires] Ouais, désolé, c'est trop c'est c'est un peu court mais là on va devoir y aller.

Bon ben été trop cool. Hop, je passe au large. Ah oui, dernier mess.

Ouais, je passe au large et euh ça fait bizarre d'être un peu solos devant la cam. Euh truc, c'est ça. Hop hop.

Salut Stoliac. Mais je m'en vais là. Euh du coup pour rappel euh on nous a on pour nous soutenir si vous si ça vous a plu et que les vidéo qu'on fait sur l'histoire coloniale et l'antiracisme vous intéresse, et ben si ça vous dit de nous soutenir, venez sur histoirecrépu.fr/soutenir et vous pouvez mettre ce que vous voulez mensuellement.

Ça nous fera plaisir et ça nous permet de continuer à fonctionner normalement et surtout à faire de beaux programmes dont dont tuin l'ambiance Toliaque dont ce qui va sortir lundi spoiler, c'est euh c'est Badi Bagayoko en interview comme ce qu'on a pu faire avec Rima Hassan dont recevoir Bali. Exactement. Ouais.

Ouais. C'est quand même assez incroyable. Vous vous vous parlez aussi du racisme antiblanc. [rires] Allez, ça dégage.

Voilà. Merci à tous. Je vais couper YouTube et est-ce que je vais demander Salut YouTube.

Bye bye. Hop. et euh