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InterviewLCI (sur YouTube)· 22 juin 2025 40 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseInstitutions & électionsSécurité

Frappes américaines en Iran, Trump, menace terroriste… Bruno Retailleau invité de LCI |LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Dites un mot du caractère de gravité qu'il prend ce soir.

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Commentaire sur l'opération secrète et la casquette MAGA de Trump ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vous redonne confiance ou défiance en l'Amérique ?

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que quelque chose vous chiffonne dans l'action unilatérale des États-Unis ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous craignez l'aventure de renverser le régime iranien ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques de contre-coup terroriste en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Bruno RotaillotFait
    « Un conseil de défense, c'est une instance secrète confidentielle où sont regroupés autour du chef de l'État qui le préside, le Premier ministre et les ministres qui sont impliqués. »
  • 5:00Bruno RotaillotFait
    « L'Iran est une puissance déstabilisatrice du Moyen-Orient depuis longtemps. »
  • 9:00Bruno RotaillotFait
    « On ne change pas un régime à coup de bombe et à coup de missile. »
  • 11:00Bruno RotaillotFait
    « Aucune réaction de la défense antiaérienne iranienne. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Merci à vous de nous suivre dans cette opération spéciale, cette édition spéciale à la mesure de l'événement historique, les États-Unis entrent en guerre contre la République islamique d'Iran dans une opération fulgurante, massive et menée de manière secrète. Nous recevons le mise de l'intérieur. Bruno Rotaillot.

Bonsoir. Bonsoir Darius Rogemin. Merci beaucoup d'être là.

Les sept bombardiers furtifs B2 avaient décollé du Missouri dans le secret le plus absolu au cœur de la nuit pour frapper les sites nucléaires iraniens. Fordau, Nathans, Ispa, on sera en direct avec nos envoyés spéciaux. Nous suivons ensemble les dernières images, les informations sur le secret, les leurs à la fois politiques, militaires pour tromper les Iraniens, les bombardements et maintenant la riposte et les risques du basculement dans l'inconnu.

Monsieur ministre, dans quelques instants, juste après cet entretien, vous vous rendez à l'Élysée. Un conseil de défense se tient autour du président de la République. Dites un mot du caractère de gravité qu'il prend ce soir.

Bien sûr, un conseil de défense, c'est une instance secrète confidentielle où sont regroupés autour du chef de l'État qui le préside, le Premier ministre et les ministres qui sont impliqués à commencé bien entendu par le ministre de la défense, le ministre des affaires étrangères, le ministre que je suis ministre de l'intérieur est impliqué notamment en terme de répercussion notamment sur la sécurité intérieure des menaces potentielles qui peuvent désormais se développer, se déployer sur notre territoire national. Avec vous, on parlera de deux aspects en particulier. l'uranium enrichi qui peut-être peut se dissiminer et évidemment les risques de contre-coup terroristes ici en France et vous avez un certain nombre d'informations de première importance à nous donner.

Rappelons d'abord, si vous le permettez, la la le le le l'acte 1, l'acte 2 et l'acte 3 de cette opération. Tout a commencé euh dans la nuit à 23h. Hier, les tirs de diversion d'un sous-marin euh qui a tiré les missiles Tomawog, sous-marin américain.

Euh peu après minuit, euh les bombardiers sont entrés dans l'espace aérien iranien. À minuit 40, les sept bombardiers ont largué 14 bombes. 12 bombes antibunquers sur Fordaux, deux bombes antibunkers sur Nathans. 30 missiles de croisière qui partent d'un sous-marin sur Natan et Isparan.

À 1h30. Les B2 ont quitté l'espace aérien de la République islamique. Juste après, la Maison Blanche à ce moment-là seulement donne l'information au Congrès.

Jusqu'à présent, c'était le secret absolu gardé par la Maison Blanche et Donald Trump en a fait l'annonce. Commentaire là-dessus sur regardez cette image tellement incroyable, Trump dans la situation room avec sa casquette MAGA. Bah c'est c'est Donald Trump simplement.

Peut-être que on peut reconnaître qu'il a mené une opération en le rendant tout le monde euh et une opération peut-être aussi qu'il a décidé en contradiction avec euh sa base électorale MAGAGA qui est très isolationniste et on dit souvent que c'est un populiste. Là il a pris une décision à l'encontre de ses intérêts en tout cas provisoires à court terme électoraux mais il les embarque avec la casquette justement hein. Vous avez vu il a sa casquette du parti.

Bien sûr, bien sûr. On n'imagine pas une pareille chose et croyez-moi que ça n'est pas au conseil de défense que préfera Emmanuel Macron tout à l'heure qui abordera ce genre de signe distinctif. Bien évidemment, on est en France.

Bruno Rotaillot, vous avez en 9 mois 9 mois de pouvoir incarner maintenant la droite, y compris par la présidence que vous tenez aujourd'hui. Une des grandes questions de la droite depuis des décennies, c'est être plutôt atlantiste ou plutôt dans la tradition gaulienne. Quand vous regardez ces images, est-ce que ça vous redonne confiance ou défiance en l'Amérique ?

Non, je pense que justement la droite euh a toujours été gauliste sur le plan des relations internationales et là, on peut peut-être euh déployer cet argumentaire et qu'est-ce que ça signifie être gauliste en voyant ces événements ? Moi, je pense que le gaulisme, c'est d'abord une politique d'équilibre. Peut-on dire que l'Iran est un facteur d'équilibre dans la région depuis des décennies ?

Non, je ne le crois pas. L' gaisme, c'est la souveraineté des nations. Peut-on dire que un état comme l'Iran qui souhaite l'éradication d'Israël de la carte préserve justement la souveraineté de cette nation ?

Non. Donc euh je pense que sans s'aligner sur les États-Unis et euh j'en parlerai dans quelques instants, je pense que euh forcé de reconnaître que un personne n'avait envie d'un djihad atomique et l'Iran est une puissance déstabilisatrice du Moyen-Orient depuis longtemps. Deuxième chose, évidemment qu'il faute et c'est la position française, éviter l'escalade mais force de reconnaître là encore que celui qui a provoqué l'escalade, c'est bien l'Iran puisque il y avait un traité depuis des années, on discute.

Donald Trump lui-même a fait pression depuis ces derniers jours, ces dernières semaines sur l'Iran pour qu'elle revienne à la table des discussions. Ils n'y sont pas revenus. En revanche, en revanche, là où euh il peut y avoir précisément une position très gauliste, c'est que on n'importe pas, on ne change pas un régime, on n'importe pas la démocratie libérale à coup de bombe et à coup de missile.

Ça c'est le peuple iranien qui devrait en décider. Droit, le droit international pas respecté he c'est le c'est il y a pas de mandat de l'ONU, il y a pas de Il y a des mandats de personne. C'est les États-Unis seuls qui font ça.

Est-ce que quelque chose plus que le droit international n'est respecté par l'Iran, traité de non prolifération nucléaire. Ouais. Mais là, le fait que les États-Unis d'Amérique, on comprend bien que le résultat vous vous si même vous ravie, mais le fait que la première puissance du monde agit seule sans mandat de l'ONU, est-ce que quelque chose vous chiffonne en ça ?

C'est la République impériale. C'est la République impériale. On était habitué ces dernières décennies à des très mauvaises décisions des Américains notamment en Irak en 2003 qui ont suscité le chaos.

Ils ont tenté de changer de régime, ils l'ont changé mais on a bien vu avec les conséquences dans lesquelles ils avaient placé la région avec Daesh notamment et l'État islamiste et on a eu un certain nombre de retours en matière de terroriste et et de mort ici l'Afghanistan. Donc vous dites pardon la République impériale, pardon de vous couper mais ce mot est tellement fort que vous utilisez la République impériale tout je sais pas si vous connaissez le mot magnifique de de Jefferson, l'empire de la liberté les deux à la fois. C'est une démocratie mais c'est un empireou.

Il y a eu un livre qui porte le nom de République impériale. Ce sont les États-Unis. On pensait simplement que Donald Trump en revenait à une position très isolationniste par rapport encore une fois à sa base.

C'est un homme d'affaires avant tout et il pense que le business ne s'accorde pas bien avec la guerre. Donc on était sur ce créneau là. Mais là il y a quelque chose qui s'est joué.

Il a considéré que des intérêts sans doute américains, israéliens et d'autres. Et sans doute que l'Iran euh a été un peu trop loin en matière de prolif, non pas de prolifération, mais ils étaient sans doute tout près d'acquérir euh la bombe atomique. Là, quand les États-Unis jouent comme ça le rôle de gendarme du monde, est-ce que vous dites bravo ?

Non, je ne dis pas bravo. Non, je ne dis pas bravo parce que parce que ce rôle-là, on a bien vu que euh il s'est accompagné de conséquences qui ont été souvent désastreuse. Simplement, je je l'ai dit, aujourd'hui, on ne pouvait pas remettre euh dans les mains euh du régime des MOLA l'arme nucléaire, euh sachant que euh il désignait Israël qui voulait qui voulait tout simplement rayer de la carte.

Mais pardon, toute l'ambivalence de la France, l'ambivalence de l'Allemagne, l'ambivalence de tant de pays, l'Allemagne un peu moins, elle est allée très très loin dans le sens allez-y, faites le travail. Et là vous dites je ne dis pas bravo mais enfin on est quand même content qu'il laissait. Ça n'est pas je vous ai dit tout à l'heure que personne ne pouvait se satisfaire que l'Iran puisse avoir cette arme atomique.

J'ai même parlé de djihad atomique voyez. Donc euh de ce côté-là, je reconnais cette légitimité simplement je trace. Donc bravo, je vais vous dire, je ne dis pas brav il y a de quelques secondes.

C'est bravo. Je ne pleurerai pas euh sur le régime des mola. Simplement je mets une limite.

Euh cette limite vous vous l'exprimez. On ne change pas un régime à coup de bombe et à coup de missile. Est-ce que ça veut dire que vous craignez l'aventure ?

Il y a des précédents terribles, c'est-à-dire ce qui s'est passé en Libye avec Haddafi, ce qui s'est passé en Irak avec Saddam Hussein. Est-ce que l'UBris, est-ce que la tentation de dire "Allez, on va on va aller plus loin, renverser Hamene, le tuer vous inquiète bien sûr. Et puis il faut rester très humble.

J'entends plein de commentateurs. En réalité, même les les Américains ne savent pas ce qu'ils ont produit. Quel a été l'effet ?

On craint bien entendu que la matière enrichit plusieurs centaines de kilos qui pourraient finalement servir à créer une dizaine de bombe que cette matière là les Iraniens les finalement dissimulé les cacher et qu'elle ne se soit trouvée sur aucun des trois sites qui sont qui ont été frappés et quand bien même pour ces sites qui ont été frappés et notamment le site de Forbeau. Qui a la preuve d'une destruction totale ? personne.

Donc il faut rester très humble, très modeste. Simplement, je pense que on ne pouvait pas supporter que l'Iran ait la bombe nucléaire. Ça pour moi, c'est à titre personnel, plus en tant que chef de parti si vous voulez que en tant que ministre de l'intérieur.

Mais mais c'est ce que j'affirme. Bonne, on reviendra dans quelques instants sur ce que vous dites sur l'uranium parce c'est un point important, y compris où peut cet uranium. Mais mais si on reste un instant sur cette idée de changer le régime ou non, le président de la République a dit si on essaie de le changer par la force, ce sera le chaos, le pensez-vous ?

Ben je le pense d'ailleurs euh il a raison de le dire et et on a bien vu en Afghanistan, on a vu en Irak que cette tentative d'importer de l'extérieur à à coup de missile euh à coup de de bombardement euh la démocratie libérale, ça a été le chaos. Donc faisons très attention, d'autant que là on a un grand pays, 90 millions d'habitants, mais on a une grande civilisation millinaire et on a un pays avec des iraniens qui sont très très éduqués. Donc un maman ou un autre, ce sera à eux de prendre finalement en main leur propre destin.

J'ai eu quelques contacts que j'ai eu avec des gens qui sont là encore qui ont les contacts en intérieur. Ce qu'il me dit c'est que un, ils veulent ils détestent le régime des mola qui a fait des morts et des centaines et des centaines de morts. Bon ensuite deux, ils ne veulent les tuer les civils qui sont tués.

Évidemment, ça les révulse et il est pour eux hors de question de voir le moindre uniforme israélien ou américain sur le seul iranien. La dimension du secret est complètement fascinante. Je sais pas si vous avez vu que le les avions les bombardiers sont sortis de l'espace de la République islamique d'Iran, donc vers minuit vers 1h30 et jusque-là même le Congrès des États-Unis n'était pas au courant.

Maison Blanche à minuit 30 et à 1h30 et quelques minutes averti le Congrès. Ça vous qui êtes un politique habitué au secret à mal. C'est c'est une opération rondement menée tout comme l'avait été d'ailleurs la première opération d'Israël qui a fait quand même je veux dire l'étonnement et parfois même l'admiration simplement sur le plan technique et militaire de nombreuses armées dans le monde. 18h de vol.

Regardez ces avions, ils sont partis donc du Missouri. Ils ont volé pendant 18h avec des ravitaillements en vol jusqu'à l'Iran. dans le secret le plus absolu.

Aucune réaction de la défense antiaérienne iranienne. Ils ont ouvert le feu avec leurs 12 leurs 14 bombes de 13 tonnes dans la nuit dans un secret qui a été maintenu jusque-là de manière absolue. À votre connaissance, quand la France a-t-elle été avisée ?

Je ne le sais pas donc je ne le dirai pas. Simplement l'opération a été rondement menée mais encore une fois il est beaucoup trop tôt pour savoir si cette opération a été réussie. L'-elle ne l'est-elle pas ?

Elle le sera si elle a détruit fondamentalement la possibilité, la capacité des Iraniens précisément à enrichir et à faire la bombe nucléaire. elle ne le sera pas si ses capacités n'ont été qu'un petit peu repoussées ou à peine. C'est très important de vous avoir ce soir parce qu'il y a beaucoup de connexions entre le danger international et le danger ici en France en matière terroriste.

On va y venir et vous avez notamment des informations en en primeur à nous donner sur un attentat qui a été déjoué, je le sais, mais d'abord sur le risque de la la dissémination de l'uranium. Il y a une certaine d'uranium enrichi. des images assez étranges où on voit des dizaines de camions qui quittent le site de Fordau.

Nul ne sait ce qu'il y a dans ces camions. Existe-t-il un risque de l'uranium voyage ? Bien sûr et c'est ce que je vous disais, il est vraisemblable parce que finalement ça n'est pas une suputation, c'est simplement du bon sens.

Il est vraisemblable que le régime iranien ait mis à l'abri un certain nombre de stocks de matières qui avait déjà été enrichis pour les cacher ailleurs, pour les dissimuler. La menace maintenant, ça pourrait être si tentait que euh la capacité a vraiment été atteinte de faire une vraie bombe nucléaire, mais ça pourrait être une bombe sale, une bombe sable avec des éléments précisément euh nucléaires euh qui qui fait beaucoup moins de dégâts évidemment ou une bande salle parce qu'ils n'ont pas rencé au programme biologique. Donc bien sûr que on peut les uns ou les autres les entendre se réjouir ou déplorer, mais on rentre dans une zone qui est une zone très critique.

L'hypothèse de la bombe sale quand on connaît le passif de la République islamique d'Iran, de du terrorisme de cette République islamique, elle existe ? Bien sûr, elle existe et je voudrais simplement pour les auditeurs, les téléspectateurs revenir aussi au facteur déclenchant de ces opération. Il faut savoir que ce régime iranien tentait d'avoir non seulement la bombe, mais on sait désormais qu'ils ont des missiles balistiques.

Ces missiles balistiques peuvent atteindre d'ailleurs une partie du territoire national. Ensuite, c'est un pays qu'on peut appeler d'ailleurs terroriste qui a répandu les terrorismes, qui a financé les mouvements de terrorisme, le Hzbola, les outils, euh le régime euh d'ailleurs syrien. Donc ça n'est pas rien. 79 a été une bascule de ce point de vue-là parce que le régime Kremeney est arrivé au pouvoir après la révolution.

De même qu'il y a eu l'Afghanistan, de même qu'il y a eu les désordres économiques consécutifs au secondes choc pétrolier. cette année 1979 dans l'histoire du monde et notamment de la fin du 20e siècle est une date à retenir. Est-ce que nous vivons de ce point de vue là des heures historiques ? signer ce ce cet essai ne rien céder et manifeste contre l'islamisme et on va entrer dans certains détails tout à l'heure notamment des sunnites et des chiit puisqu'il y a des ponts nouveaux qui sont en train de se créer. 79 à 2025, le premier foyer historique de l'islamisme d'État, l'islam radical comme on dit aujourd'hui, c'était là, c'était Roménie.

Le réacteur de l'islamisme, ça a été précisément cette révolution théocratique. Ça a été le régime des Mol des Mola. Certes, ils étaient cheites, mais ce qui est en train de se passer est inquiétant parce que jusqu'à présent, alors ils ont diffusé euh cette haine haine notamment contre le Grand Satan, les États-Unis, contre Israël, plus généralement contre contre l'Occident.

Ils ont disséminé avant le nucléaire le terrorisme, mais il y avait une fracture irréductible entre les musulmans, les chiites, les Perses, les Iraniens contre euh les sunnites. Et là, on voit qu'il s'est passé quelque chose qui est très important la semaine dernière parce que le numéro 2 par intérim les frères musulmans, frères musulmans, ceux qui font de l'entrisme, ceux que je combat, que je veux combattre aussi en France parce qu'ils tentent de s'implanter, ils sont déjà implantés chez nous et ils pouvaient faire des dégâts. Le numéro 2 par intérim a envoyé à Hameney une lettre pour lui dire que désormais il le soutiendrait parce que il forment les chites et les sunnites une seule et même humain.

Nous formons une seule et même humain communauté musulmane. Et ça c'est quelque chose d'important. Pourquoi ?

Parce que jusqu'à présent ils se sont combattus à tel point qu'ils se sont même massacrés l'histoire de l'Irak. Ça ça a été cela. Cit la haine bien sûr, on peut l'envisager aussi avec le Liban sous une autre sous une autre forme, mais là on a y compris sur le territoire français, ça fait partie de mes préoccupations, un nouveau risque qui émerge et qui peut amener à une menace grandissante du terrorisme islamiste chez nous en France.

Ça veut dire concrètement que des réseaux sunnites et chiites sont en train de fusionner en quelque sorte. En tout cas, on voit que il y a une jonction au plus haut niveau entre le représentant du chisme, c'est-à-dire l'ayatola, donc le dirigeant démocratique iranien et puis justement la confréie mondiale au niveau des frères musulmans. Et ça ça peut pas passer inaperçu.

Ramene, vous l'avez cité, c'est le successeur de Roménie. Dans les heures qui viennent, on verra si les Israéliens tentent de déborder un peu Trump et tuent Ramene quand même gouvernement israélien par la voix de Cat qui a dit "Cet homme ne doit plus exister. président des États-Unis qui dit "Pour l'instant, on ne le tue pas mais enfin, on sait où il est.

Donc, sous-entendu, on pourrait le faire. Est-ce que ça vous est-ce que ça vous paraît acceptable que alors même s'il y a rien de recommandable chez Ramene, que la première puissance du monde dise "On peut tuer le dirigeant d'un état constitué Je je vous ai répondu toutes les tentatives par le passé qui ont en tout cas la plupart des tentatives dans l'Extrême Orient, en Afghanistan et dans le proche Orient notamment en Irak et et ailleurs. À chaque fois qu'il y a eu cette tentative d'importer à coup de missile, à coup de bombardement par la force occidentale précisément des changements de régime, ça s'est traduit par une haine très profonde, une haine antioccidentale et en réalité aussi par le chaos.

Donc méfions-nous. C'est de ce point de vue-là ma réserve, la réserve principale que j'ai parce que je sais que pour la France, il peut y avoir des répercussions qui peuvent être graves. Quels sont les reposts possibles de la part de l'Iran ?

On va venir au repost sur le territoire français plus généralement. Euh il y a d'ailleurs des bases françaises dans la région encore, il y a des troupes françaises. Est-ce que vous craignez un contrefeu iranien ?

Bah, on a des bases par exemple en Jordanie. Cette base d'ailleurs en en Jordanie nous avait permis euh il y a 1 an d'intercepter un certain nombre de missiles qui n'étaient pas des balistique iranien que l'Iran avait projeté euh sur Israël. Donc, on a des bases évidemment euh avancées et euh ils peuvent tenter précisément de nous atteindre parce que je remarque une chose, euh nous sommes très précautionneux et le président de la République veille à maintenir justement euh cet équilibre dont je parlais tout à l'heure.

Pour autant, euh vu d'Iran et notamment des molata, on est totalement assimilé au camp occidental. Totalement. Là, les risques ici, parlons-en très précisément, les risques d'attentat, de risque en particulier sur les les communautés juives, sur les lieux de culte juif sont-ils en train d'augmenter ?

Je pense que cette menace augmente. Déjà, la menace terroriste n'a jamais cessé. Vendredi dernier, c'est une information que je veux vous donner, elle n'a jamais été pour l'instant donnée aux médias et à la presse.

A été arrêté un jeune de 17 ans euh dans la Sart qui voulait préparer des attentats contre des lieux de culte, notamment des synagogues, contre de sex shop et contre des mouvements, en tout cas des événements festifs. Heureusement notamment la DGSI qui dépend du ministère de l'intérieur a repéré son activité. Il n'était pas au point de commettre un attentat mais il était en train de se préparer.

Donc vous voyez bien que la menace on a déjoué neuf attentat y compris trois qui visaient les Jeux Olympiques l'an dernier. Donc il y a déjà la menace. Mais est-ce qu'on connaît l'affiliation pardon de ce jeune de 17 ans qui voulait agir ?

Oui précisément c'est une affiliation classique chez nous. euh c'est euh le islamiste, c'est les gens peut-être ont plus entendu parler du mot de Daich. C'est donc c'est sunnite euh c'est allégance et jusqu'à présent si vous voulez euh Daesh, l'État le l'État islamiste, voyez plutôt d'un bon œil que des chites puissent se faire massacrer ou puissent se faire taper, si j'ose dire.

Mais c'est là qu'intervient ce que je vous ai dit, cette espèce d'alliance qui est une alliance euh incroyablement nouvelle d'ailleurs qui qui peut produire des effets chez nous et qui va renforcer la menace, cette alliance entre le chisme et et justement le sunisme. Et là, il faut rien négliger. On avait des menaces aussi vis-à-vis des iraniens, pas tellement de la communauté et pas du tout de la communauté des 62000 iraniens qui vivent en France parce que tous ceux-là sont opposés au régime des Molas et ça se passe très très bien.

Vraiment je on a ici un cas d'école pardon ça veut dire qu'il il a 17 ans. Il voulait frapper au nom du groupe État islamique, vous le dites hein, contre des lieux de culte juif, des sex shop, des des lieux festifs. Où en était-il de ça de ces préparatifs ?

Je peux pas le dire parce que le PNAT s'est saisi. Ah simplement quand même. Il faudra qu'un jour on essaie de voir ce que les les algorithmes, la responsabilité dans ces jeunes qui se radicalisent souvent bien seul mais ils se radicalisent par la voie des réseaux sociaux, des algorithmes et on voit bien que là plus de 70 % dans les derniers attentats qui ont été par exemple déjoués et cetera, plus de 70 % sont des jeunes, des jeunes de moins de 21 22 ans. lui était mineur, il avait 17 ans.

Donc là, il y a un souci. Le PNAT est saisi, le parquet national antiterroriste est saisi. Est-ce que ça demande aujourd'hui un déploiement supplémentaire, un plan vigipirate renforcé ?

Alors, on a déjà renforcé il y a il y a 8 jours, on a eu déjà un conseil de défense. On a avec Sébastien Lecornu, je voudrais lui rendre hommage parce que il a été très facilitateur notamment avec la force sentinelle. On a doublé sur les forces sentinelles, on a doublé les patrouilles.

Voilà. et on a une possibilité, une capacité de mobilisation en 24 12h et 24h de plus d'un millier de de soldats. Donc ça je pense et c'est le conseil de défense à 19h30 qui va en décider.

Simplement, on avait pris un certain nombre de dispositions. J'avais demandé au préfet de veiller à prendre contact notamment avec les représentants de la communauté juive pour que les lieux de culte notamment pour les fins de cérémonie, pour que les écoles là encore soient protégées et que on ait une présence visible. Quelle est l'option ?

Les options on comprend que pas livré ici ce que vous allez livrer dans le secret du conseil de défense dans quelques instants. Enfin, les options qui sont possibles présenté au conseil de défense pour renforcer pirate. Il y a beaucoup d'options mais on peut encore le renforcer.

On peut encore le renforcer. On peut renforcer le dispositif. On est déjà à un niveau qui est un niveau assez substantiel mais on peut encore le renforcer.

J'ajoute qu'il y a une autre menace qui pourrait venir de l'Iran. L'Iran d'ailleurs l'a mise a tenté de le faire en 1900 oui en 1900 pardon 18 2018 excusez-moi en 2018 c'était à Ville contre des opposants. Il y avait une manifestation d'opposants contre le régime des des mol et il y avait une tentative qui a été déjouée grâce d'ailleurs à une coopération entre la Belgique, l'Allemagne et puis la France.

Et dans ces cas-là, euh l'Iran utilise des proxis, des proxis qui sont souvent liées au narcobanditisme, au narcotrafiquants. Ces narcotrafiquants reçoivent un contrat et ils ne savent même pas que le contrat les relie d'ailleurs avec le régime iranien. Mais c'est la modalité d'intervention souvent qu'àattent l'Iran, le régime des des molas sur le territoire national.

Et ça, vous avez des preuves de ça, c'est-à-dire cette filière régime des molcotrafiquants, action en territoire français. Bien sûr, bien sûr. Vous savez, je je veux vraiment saluer euh les services qui travaillent euh notamment euh la direction générale de la sécurité intérieure, les renseignements territoriaux et cetera.

On a des services de très haute qualité en France. Vous savez qu'on a déjoué euh depuis quelques années, depuis une quinzaine d'années, pas moins de 86 attentats. Incroyable.

On en a déjoué neuf. Il y a jamais eu autant de tentative d'attentat. L'an dernier, il y a pas eu de mort.

Malheureusement, on a eu mulous. Et au moment où je vous parle, demain, j'apprendrai peut-être qu'il y a un nouvel attentat. Mais encore une fois, on a durci la vigilance et le dispositif qui est le nouveau dispositif avec un certain nombre de d'armes nouvelles notamment en terme de renseignement, ça nous permet d'être plus efficace.

Est-ce que ces leviers existent encore à votre connaissance ? Est-ce que demain la République islamique si elle veut nuire à la France peut les activer demain ? Bien sûr.

Bien sûr. Évidemment. Évidemment.

C'est c'est très simple. C'est très simple parce que c'est très archaïque. Il s'agit de encore une fois de proxy.

Alors on parlait de proxy au Moyen-Orient. on désignait les outils, on désignait le RS Bolla et non, là c'est encore plus simple. Ce sont des contrats euh qui passent par des intermédiaires qui ne permettent pas justement de relier la commande directement au régime des MOLA et qui actionne bah des voilà des narcotrafiquants en fait.

Voilà pour celles et ceux qui nous rejoignent maintenant, je rappelle à quel point nous sommes en train de suivre en direct l'événement historique les États-Unis qui gent en guerre contre la République islamique d'Iran. Et monsieur le ministre, dans quelques instants, vous vous rendrez en tant que ministre de l'intérieur au conseiller de défense sous l'autorité du président de la République, ces sep bombardier B2 qui ont décollé dans le plus grand secret du Missouri qui ont volé 18h pour aller bombarder trois sites nucléaires en Iran. Fourdeau, Nathans, Ispaan.

À l'aide de ces bombes performant, perforantes, antibunquer qui pèse plus de de 13 tonnes. Cette opération massive. Est-ce que vous espérez que ce régime arrive à sa fin ?

Vous venez de décrire de manière assez saisissante comment il avait une capacité de nuire. Est-ce que vous espérez quand même que le résultat soit la un coup porté à la à l'adre islamiste ? Ça n'est pas moi qui pleurerait sur la chute du régime des Mollas qui a opprimé son pays.

Depuis longtemps, des femmes ont été tuées, pendues parce qu'elles portaient le voile. C'est un régime qui est abjecte. Simplement, je leur dit, euh on ne change pas, on n'importe pas. la démocratie libérale de type occidental simplement avec des bombes.

Il faut s'en méfier. Mais si cela doit arriver et c'est ce que j'espère, si le peuple iranien se saisit de son destin et trouve les moyens précisément de reprendre le pouvoir, alors je m'en réjouirai bien sûr parce que ça stabilisera la région et ce sera une menace en moins pour nous. De ce point de vue-là, est-ce que est-ce que ça peut être la fin de l'histoire d'une histoire ?

Dans ce livre, vous dites à quel point l'islamisme a été la grande affaire. Certains Américains considèrent que c'est une forme de 3e guerre mondiale, hein. Il y a eu la guerre contre le nazisme, le guerre la guerre contre le communisme, contre l'Union Soviétique et cette 3e guerre mondiale.

Est-ce que c'est votre vision ? Je j'ai toujours assimilé euh cet islamisme là à un totalitarisme et et de ce point de vue-là, il y a eu le communisme, il y a eu le nazisme. D'ailleurs, le fondateur, vous savez, monsieur Albana, quand il crée, quand il fonde les frères musulmans, c'est en 1928. il va pas se cacher quelquesunes après de ses sympathies vis-à-vis de Hitler. euh on a des régimes qui euh qui sont totalisants, c'est-à-dire qu'ils ne veulent que aucune partie de la vie humaine n'échappe à leur emprise.

Voilà, tout doit être relié précisément euh à un certain nombre de prescriptions. Donc oui, moi je pense que ça fait beaucoup de mal mais je suis en train de vous dire que les frères musulmans, c'est autre chose. La disparition de ce régime ne réglerait pas pour autant la question de l'islamisme ni en France ni dans le monde.

En ce sens l'idée de la guerre préventive, c'est une guerre préventive que mènent les Israéliens et les Américains. C'est mal vu en général en Europe. La guerre préventive depuis des décennies, on considère que ça ne se fait pas.

Ils le font. Est-ce que c'est bien ? Ça a pas toujours fonctionné.

Le problème, c'est que ça a pas toujours fonctionné. C'est ça c'est bah voilà, c'est débouché sur des catastrophes. Donc il faut voilà, on est français, on n'est pas américain, voilà et on essaie de stabiliser les choses.

Ils se sont nos amis. On reste les alliés américains et je dois vous dire, on parlait de gaulisme tout à l'heure, mais euh général de Gaulle s'est jamais trompé, hein. Quand au moment de Cuba et les fusé, il fallait choisir, il il s'est non pas soumis, mais en tout cas, il a aidé euh les Américains.

François Mitteran, d'ailleurs sur autre chose avec les missile notamment avec l'Allemagne du temps de la RDA, là aussi avait pris le parti de l'allié traditionnel. Monsieur le ministre de Gaul est allé très loin quand même dans une forme de sympathie à l'égard des Arabes. Rappelez-vous le fameux discours sur le peuple juif sur de lui dominateur.

Des mots terrible vu d'aujourd'hui sur la Israël créé dans des conditions plus ou moins justifiables. Mais bien sûr, mais de même qu'il a été assez loin puisque je vous rappelle vis-à-vis il reçoit Kouchov quand même quand on sait ce qu'a fait le communisme et communisme notamment russe et et là aussi va reconnaître la Chine parce qu'il considérait que au-delà des régimes, il y a des peuples, il y a des nations, il y a des permanences historiques. Aujourd'hui, un certain nombre de musulmans dans le monde et en France vous diront il faut aussi montrer qu'il y a pas de poids de mesure.

On est actif contre le danger nucléaire iranien, mais il faut aussi parler de Gaza, de la reconnaissance de l'État palestinien. Est-ce que ce serait de ce point de vue-là le moment ? Je pense que ça n'est pas le moment, mais la question du de ce qu'on appelle le double standard se pose et beaucoup notamment dans ces pays nous reprochent à nous les occidentaux de faire de poids de mesure.

Mais je pense, est-ce que vous les entendez là quand ils vous disent, pardon, soyons très concret. Le Israël, alors Israël évidemment se bat pour sa survie, surtout après le 7 octobre, mais Israël aussi ce sont les colonies illégales de 6 Jordanie. Euh beaucoup de morts innocentes à Gaza, des ministres racistes.

Est-ce que c'est le moment d'être simultanément plus ferme avec Israël ? Mais il faut être exigeant bien sûr avec Israël, plus ferme que dans le passé. Mais parce que derrière c'est pas avec Israël, c'est aussi avec son premier ministre actuel, avec cette alliance avec des partis d'extrême droite.

En revanche, je considère que le moment venu de la reconnaissance de deux États, je suis évidemment avec cet héritage gauliste pour la reconnaissance d'un état palestinien et d'un israélien. aujourd'hui le faire alors qu'il y a encore des otages. Voilà, alors que le Hamas n'est pas totalement éradiqué, alors que l'autorité palestinienne éprouve des difficultés à se stabiliser, ce serait, je veux dire, un peu un peu tôt, en tout cas un peu rapide.

J'aimerais vous revenir sur l'événement parce que beaucoup de ceux qui nous rejoignent maintenant sans doute veulent suivre exactement ce qui s'est ce qui s'est produit. toute la puissance militaire américaine, la machine américaine avec cette énorme Armada qui s'est mise à disposition autour de l'Iran, trois euh porte-avion, euh des centaines de d'avions, les sous-marins qui ont lancé les Tomahaw. En réalité là, est-ce que cette puissance nous est utile ? les 30 dernières années, l'histoire de ces 30 dernières années a montré qu'en réalité l'arme, l'armée, les missile, les bombardements, ça ne règle rien.

Il faut de toute façon qu'à un moment donné, il y ait des solutions politiques. C'est l'histoire de ces 30 à 40 dernières années. Donc il faut apprendre de l'expérience. parfois l'arme et notamment l'utilisation du moyen militaire, c'est important mais on voit bien que ça n'est qu'une phase, ça n'est qu'un moyen et que à la fin il faut trouver une solution politique.

Beaucoup de ceux qui nous écoutent pensent par exemple à ce que dit Dominique de Villepin. On n pas les meilleurs rapports du monde. Ça c'est le moins compliqué.

Écoutez, je je le connais très peu mais il s'en prend régulièrement à moi. Mais je écoutez, je Dominique il parle bien Dominique Villepin mais il parle comme l'extrême gauche. Il parle comme monsieur Mélenchon d'ailleurs qui l'a soutenu.

Donc moi et vous me connaissez, on connait chacun connaît mes convictions. La droite voyez ou ceux qui se disent de droite cette pseudo droite qui parle comme la gauche ou comme l'extrême gauche franchement je la combat parce que c'est cette droite là qui nous a beaucoup abîmé depuis des années et des années. Et cependant quand Dominique VP et d'autres disent en réalité c'est pire Kaddafi tombé c'est pire ensuite Saddam tombé c'est pire ensuite.

Et le risque existe aujourd'hui que tout ce qui se passe là ce soit si possible pire ensuite. Je ne dis pas autre chose. Je ne dis pas autre chose.

Simplement puisque vous me parlez de lui. Ça fait sourire quand même de de se dire gauliste pour finir comment dirais-je par appuyer un parti politique qui attise régulièrement les les braises de l'antisionisme et disons-le tout de go de l'antisémitisme qui ne souhaite pas d'ailleurs que la France conserve son siège permanent au conseil de sécurité. Par de qui là ?

Je parle des insoumis. Ouais. Et je parle de Dominique Vipin, se dire gauliste, vous voulez dire lui aussi voulez dire que lui aussi attise l'antisémitisme.

Non, je je suis en train de vous dire que ce dir gauliste pour finir par appuyer, c'est ce qu'il a fait après la dissolution, après notamment les législatifs, par appuyer notamment les insoumis qui attisent régulièrement les braesses de l'antisémitisme, qui veulent la disparition du siège au conseil de sécurité, du siège permanent de la France, ça fait doucement rire. l'invocation de Dieu dans le discours de Trump. On a vu l'image, on peut-être revoir l'image de Trump au moment de la situation room, ce moment où il prend la décision, il est entouré de Pet, le secrétaire à la défense.

Il y a Dan Kane qu'on va revoir plus tard dans l'émission, un personnage tout à fait central. C'est le chef d'état-major des de l'armée de l'air. Voilà.

L'invocation de Dieu est permanente. À la fin du discours, 4 minutes de discours, Trump dit "Je veux juste remercier tout le monde, en particulier Dieu. Je veux juste dire à Dieu qu'on l'aime et qu'on aime nos soldats.

Protège-les. Dieu bénisse le proche Orient. Dieu bénisse Israël.

Dieu bénisse l'Amérique. Vous qui êtes croyant. Ah oui, mais moi, voyez, sur sur mon sur mes euros, sur mon billet, j'ai pas In God we trust." En Dieu, je crois.

C'est c'est ben voilà, c'est deux mondes très différents. À chaque fois que je suis allé aux États-Unis, d'ailleurs, j'ai eu cette surprise. On on pense que ce sont des anglais qui parlent avec un accent américain, que c'est une même culture.

C'est une culture très très différente, très très différente de la nôtre. Et nous, on est une République laïque et on a tellement souffert des guerres de religion que on a appris que ce n'est pas la religion qui pouvait déboucher sur la Concorde civile, mais c'était vraiment la laïcité. Quel commentaire s'appelle chez vous ?

Dieu invoque. Trump invoque son dieu. Ramené invoque son dieu.

Netaniaou, je sais pas si vous l'avez entendu, parle beaucoup de dieux dans cette affaire. Beaucoup. Je pense les Européens.

Non. Les Européens, je pense quand on y croit, je crois qu'on devrait pas le mêler à tout cela. Voilà.

On devrait pas l'instrumentaliser. Le dieu des armées, c'est fini. Écoutez, chacun voit à sa porte.

Simplement pour ce qui me concerne, la fois être quelque chose d'intime. Voilà. et et je non je voilà c'est c ces références cette justification euh d'un ordre religieux euh pour euh venir si j'ose dire légitimer des actions temporelles et non seulement contraire d'ailleurs à ce que je crois de la laïcité de la République française et contraire aussi à ce que je crois il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est adieu et pas mélanger les deux choses.

Il y a un passage dans votre livre que j'ai souligné. Vous dites "Le relativisme et le consumérisme ont vidéo à les remplir." Et j'avais presque l'impression qu'il y a chez vous pas une forme d'admiration mais une forme de conscience que l'islam l'islam conquérant vif vif.

C'est une religion qui est pleine d'énergie et en réalité a pris une place que le christianisme a perdu et d'autres. Alors de euh bien sûr je ça me permet de préciser que je suis très dur et je combat l'islamisme mais je veux dire à compatriote musulman que l'islamisme n'est pas une foi, n'est pas une religion, c'est une doctrine politique, c'est une idéologie et je ne mélange pas les deux et je pense que ceux qui euh ne supportent pas, qui nous traitent d'ailleurs d'amalgamer, c'est eux qui amalgament les islamistes et les musulmans. Moi, je fais la distinction, j'y tiens beaucoup.

En revanche, ce que je crois fondamental et le problème de l'Occident, c'est que il y a une part matérielle, y compris dans les peuples. Il faut du pouvoir d'achat et cetera. Et c'est peut-être ce que la droite aussi française peut porter, c'est qu'on peut pas réduire tout au matériel.

Il y a notamment dans les catégories, ce que j'appelle la France, des honnêtes gens, bien sûr que on a envie de mieux vivre, de produire plus, de consommer plus, mais ça règle pas tout. Il y a un cadre de l'existence qui comporte une dimension matérielle, des repères culturels et la France est un héritage, une œuvre de l'esprit à prolonger. Je pense que c'est important et de ce point de vue-là, la la grande faute de l'Occident a été de ne rien proposer.

C'est la perte du sens, le vide de sens et le vide de France. Le vide de sens parce qu'on s'est dit notre horizon à nous, ça sera de consommer plus. Ça ne peut pas satisfaire l'âme humaine, je le pense, au sens classique du terme et pas religieux du terme et par ailleurs vide de France parce que il y en a marre de la culture de la repentance.

On a tellement dit que la France était coupable, que la France était abjecte, que on a finalement pour plein de jeunes, on les a dissuadé d'adhérer à notre destin collectif. C'est Occident qu'incarne aujourd'hui Donald Trump. Il est est-ce que vous employez encore le terme monde libre ?

Est-ce que c'est le chef du monde libre pour vous ? Non, je jamais d'ailleurs euh trop utilisé ou bah bien sûr. Ah ben moi j'ai été bien sûr j'ai été ma vie politique, mon parcours politique a été structuré.

Vous êtes seul seul géniticien. Exactement. Exactement.

Et d'ailleurs, c'est ce qui m'a permis c'est ce qui m'a permis de repérer dans monsieur Poutine, contrairement à certains de droite, le retour de l'homme de l'homme rouge. Voyez, l'État cagébiste. Ça ça m'a permis au moins ça m'a donné cette lecture particulière.

Et pourquoi ne donnez-vous plus voulez-vous plus donner ce titre à Trump aujourd'hui ? luiême se reconnaî pas comme le chef du monde libre parce que lui reconnaît c'est maga, c'est comment on peut dire faire de l'Amérique le retour de l'Amérique. Voilà make America great.

Oui mais vous êtes le premier tout à l'heure vous étiez le premier à dire quand même il nous a servi là de votre point de vue pas c'est pas mon point de vue c'est le vôtre moi j'ai pas en position mais vous vous dites il nous a servi en l'affaire. Ah mais mais bien sûr si mais écoutez quand on a déjoué c'était sur Toulouse il y a un à peine un an par exemple on a déjoué un autre attentat là c'était des Afghans qui étaient mêlés à cet attentat c'était la DGSI entre nous c'était avec une coopération américaine. Donc euh ne nous trompons pas là encore on est des alliés mais on n'est pas totalement aligné.

On doit garder cette politique cette position d'équilibre d'indépendance. Le problème c'est que l'indépendance ça a des conséquences en terme de puissance, en terme de prospérité qu'il faut que on puisse euh récupérer. Le risque du contre-coup euh on comprend bien ce qui se passe là-bas à des milliers de kilomètres à des répercussions sur ce qui se passe ici.

Il y a notamment le D3 d'Ormouse. Il y a comme vous le disiez tous les proxis outilers. Est-ce que vous craignez le chaos général ?

Certains en font la conjecture he que tout ça tourne mal. Ça peut mal tourner. Ça peut mal tourner.

Une anecdote, on est en 2014. Monsieur Al Bagdadient de proclamer le khalifat. Donc Daesh, euh on est en joint euh à partir de Mossou sur l'Irak et je vais me rendre avec mes propres moyens.

J'étais le premier parlementaire en août euh 2014, je m'y rends pour voir de quoi il s'agissait. Et là, j'ai été saisi d'une impression d'une intuition qui était de dire "Mais ce qui se passe là va se passer chez nous, aura des répercussions." Au 2014 et vous voyez euh dès les attentats donc janvier 2015 euh voilà donc on voit bien que il y a pas aujourd'hui tout se mêle, le front extérieur, le front intérieur, une hybridité de la guerre, les menaces extérieures, les menaces intérieures, tout est désormais beaucoup plus complexe.

C'est pour ça qu'il faut être prudent. Voilà. Est-ce que c'est une guerre de civilisation ?

C'est une guerre. En tout cas, je pense que cet islamisme là n'a rien à voir avec la civilisation. Je pense que euh je pense même qu'il défigure la civilisation musulmane, je le pense et la foi musulmane bien sûr.

Bruno Raillot, euh on on vous parlez évidemment d'abord comme ministre de l'intérieur, comme un ministre qui sera dans quelques instants au conseil de défense, qui voit beaucoup plus largement, mais aussi comme chef de la droite. Maintenant, à quand la droite devra-t-elle avoir un candidat formel à la présidence de la République ? Elle en aura un mais pas avant la rentrée 2026.

La rentrée 2026, c'est le bon calendrier. En en tout cas, il faut que ce soit à partir de la rentrée 2026. Soit c'est juste avant l'été, soit c'est juste après l'été.

Il y a plusieurs étapes si on veut se reconstruire. On voit bien que tout a changé. Euh aujourd'hui, la droite, il y a un vent de fierté.

Je l'ai senti au moment des élections internes qui s'est levé. Il y a 9 mois, on nous donnait pour mort et aujourd'hui, on fait l'actualité au quotidien. Et est-ce qu'il y a pas une urgence quand même ?

Alors, ne me sortez pas votre truc de colline après colline. Vous l'avez fait, vous l'avez trop fait, c'est fini là. L' la corde des ususé.

Est-ce qu'il y a une forme d'urgence ? Sarkozi, il était candidat depuis des plombes. Chirac a été candidat longtemps avant et vous à droite on l'impression vous attendez quoi ?

Vous attendez Godo ? Non mais j'attends pas du tout God. Simplement quand c'était du temps Nicolas Sarkozy, c'était des centaines de milliers de militants.

C'était autre chose. Donc première étape, on doit reconstruire, je le fais, j'ai le conseil national samedi, il faut qu'on remette en ordre de bataille le parti. Ensuite, il faut qu'on ait un projet, pas seulement un catalogue de mesure, un projet de société pour faire se lever l'espérance chez les Français qui pour beaucoup d'entre eux de droite ou qui ne sont même pas de droite sont sur nos solutions.

Le travail qui paye plus que l'assistanaat, une école qui transmette, une fermeté, une autorité et puis aussi des gens qui sont liés les uns par rapport aux autres, par rapport à des repères et puis ensuite il y aura l'élection présidentielle. Il y a trois étapes : le parti, le projet et l'élection présidentielle. Merci beaucoup Bruno Rotillot.

Vous vous rendez au conseiller de défense, il y a le président de la République, il y a monsieur le Cornu qui d'autre ? Oh ! Il y aura le ministre des affaires étrangères, il y a les services bien sûr qui sont autour de la T.

Le premier ministre évidemment, c'est le plus grand degré de secret là. Les PV du conseil seront rendus publics dans combien d'années ? Une vingtaine d'années peut-être.

Non, mais en tout cas évidemment c'est secret. Je compte sur vous. Je compte sur vous.

Je compte sur vous. Merci beaucoup monsieur le ministre