Mélenchon : « Depuis 10 ans, l'Europe est illégitime en France »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous aimez le football ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Quel regard portez-vous sur ce qui se passe à la FIFA en ce moment ?
- 3:00RelanceRéponse partielle
Vous n'êtes pas du tout surpris par tout ce qui se passe en fait ?
- 4:00FerméeÉludée
Et pour vous, la terre Platini, c'est la même chose ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Il y a pile 10 ans, près de 55 % des Français disaient non au référendum sur la Constitution européenne. 10 ans après, qu'avez-vous fait de cette victoire ?
- 7:00RelanceRéponse partielle
Vous transposez le résultat d'il y a 10 ans dans les élections d'aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« il y a pile 10 ans, près de 55 % des Français, un 15 millions d'électeurs, disaient non au référendum sur la Constitution européenne. »
- 6:00Jean-Luc MélenchonFait
« depuis 10 ans, l'Europe est illégitime en France. »
- 8:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« le parti qui en a le plus profité c'est le Front National avec une base électorale qui grosso modo a doublé en 10 ans en passant de de 15 à 30 %. »
- 11:00Jean-Luc MélenchonFait
« la Grèce est malade à mort du fait que l'Europe lui appuie sur la gorge avec un talon de fer pour l'obliger à payer une dette qui est une dette illégitime. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
L'interview politique. Thomas, vous recevez ce matin Jean-Luc Mélenchon, député européen du fond de gauche, ancien coprésident du Parti de gauche. Bonjour Jean-Luc Mélenchon.
Bonjour. Est-ce que vous aimez le football ? Euh, je vais dire oui hein, parce que sinon ça le fait pas.
Mais quel regard vous portez sur ce qui se passe à la FIFA en ce moment ? Ben, je sais pas pourquoi, peut-être j'ai l'esprit mal placé, mais quand on m'a dit qu'on faisait un championnat du monde de foot au Qatar, j'ai trouvé quelque chose de curieux. Euh voilà.
Donc je pense que ça fait ça fait ça le fait pas quoi. Le football ordinaire, je l'ai connu comme élu local. C'est les clubs, c'est une espèce de petite passion ou grosse passion gratuite.
Ça c'est là c'est c'est autre chose quoi. Vous êtes pas du tout surpris par tout ce qui se passe en fait. Je sais pas si je suis surpris, c'est pas mon domaine, je n'y connais rien.
Mais que l'argent ici comme ailleurs pourrisse tout, ça c'est pas vraiment une découverte. Le monde entier est pourri par le fric. Euh la vie de tous les jours est pourrie par le fric dont se gorgent les puissants et dont il pensent que euh c'est c'est sans fin quoi pour eux.
C'est c'est la fête pour eux. Il y a pas de crise. Ça fait ça fait 30 ans que c'est la bringue.
Euh il y a alors le club des millionnaires s'élargi, le club des pauvres concerne 80 % de l'humanité. C'est pas 90 mais ils s'en foutent. Moi, il y a dans le foot ce que vous dénoncez dans l'ensemble de la société aujourd'hui là-dedans à ce niveau-là.
Oui, il y a les petits et plein d'enthousiasme et d'al gros plein de morg ils s'en foutent. Il il désonore un un sport, il déshonore. Bon, chez nous en France, ça marche beaucoup avec ces ces ces réseaux de base, mais qu'est-ce qu'ils s'en foutent.
Et pour vous, la terre Platini, c'est la même chose ? Je peux pas dire ça. Je suis pas connaisseur.
Me faites pas dire des choses que sur lesquelles demandez-moi mon avis sur autre chose que que sur ça. On va y aller. Nous sommes nous sommes Jean-Luc Mélenchon le 29 mai 2015.
Il y a pile 10 ans, près de 55 % des Français, un 15 millions d'électeurs, disaient non au référendum sur la Constitution européenne. 10 ans après, qu'avez-vous fait de cette victoire ? Euh, c'est pas comme ça qu'il faut prendre les choses.
Ça c'est très politicien. Le grave de l'affaire, c'est que il y a 10 ans, le peuple français a donné son avis et que deux dirigeants, Nicolas Sarkozy et François Hollande qui s'étaient déjà montré en photo ensemble pour appeler à voter oui à la une de de de Paris Match si vous vous souvenez, se sont accordés pour que le nom des Français se transforme en un oui. C'est-à-dire que le texte qu'ils avaient rejeté, ils l'ont quand même fait adopter euh au Congrès à Versailles.
Et je dis la main dans la main parce que sans les voix du Parti socialiste de l'époque, je faisais partie des 30 qui ont refusé de voter, enfin qui ont voté non, le Nicolas SarkoZi était obligé de retourner à un référendum. Donc depuis 10 ans, l'Europe est illégitime en France. Vous prenez le problème par le voulez, ça veut dire que les Français pensent que c'est une arnaque et c'est une arnaque et et par conséquent, ils le savent, ils l'ont compris et ils supportent un état de fait qui les équeurs, les révoltes et la démocratie française est malade depuis cette date de cette maladie du fait que on ne plus personne n'a confiance en elle.
Et vous verrez qu'on ne ressortira de tout ça que en changeant notre République, en faisant une constituante, en faisant notre 6e République. Vous le verrez parce que aujourd'ui aujourd'hui 10 ans après, le parti qui en a le plus profité c'est le Front National avec une base électorale qui grosso modo a doublé en 10 ans en passant de de 15 à 30 %. Oui, j'ai vu c'est la thèse mais c'est pas le bon sujet.
C'est pas la thèse, ce sont les chiffres. Oui, bien sûr, bien sûr. Mais ça c'est vous qui décidez que c'est les mêmes électeurs que ceci que cela.
Mais si vous vouz ce sont des chiffres d'élection. Bien sûr, bien sûr. Pardon, je veux pas vous contredire, vous avez forcément raison.
Mais je Si vous me permettez amplement Oui, oui, bien sûr. Non, mais vous transposez le résultat d'il y a 10 ans dans les élections d'aujourd'hui. Et vous dites "C'est les chiffres, naturellement, sont les mêmes personnes.
Personne n'est mort entre-temps, personne n'a changé d'avis mais ce sont les chiffres. Façon, je vais pas vous contester, vous avez raison. Vous avez toujours raison et vous avez raison depuis 2005 car en 2005 celui qui était assis à votre place tous les matins faisait du catéchisme pour le oui et tous les jours expliquait que voter non c'était d'extrême droite.
Alors ça tombe bien 10 ans après. Ah vous voyez ils étaient bien en extrême droite. Mais les gars atterrissez un peu là.
C'est votre pays qui est malade. C'est la démocratie française qui a été violée. C'est l'Europe entière qui est remplie de fascisme d'un bout à l'autre.
Pas seulement la France. Alors sortez un peu. C'est toujours vous.
Pardon, je vous prends vous parce que vous êtes en face de moi, mais c'est pas à vous que je m'adresse. On a l'habitude, vous savez, Jean-Luc Mélenchon, c'est pas c'est pas un souci, mais bon, alors laissons-le de côté et réfléchissons de manière ouverte ce qui est en train de se passer en Europe, êtes-vous conscient les gens qui m'écoutaient que c'est en train de très mal tourner ? La question, c'est pas de savoir si c'est Madame Le Pen ou monsieur Mélenchon qui a le mieux profiter du vote de de 2005.
C'est pas ça le sujet. Le sujet c'est comment ça se fait que cette belle Europe qui devait être l'Europe de la paix et de la Concorde, bon on a mis de dans ces statuts qu'il y aurait pas d'harmonisation sociale donc on l'a fait par le bas et qu'il y aurait pas d'harmonisation fiscale donc on se fait détrousser tous qui aurait pas de de protectionnisme solidaire donc c'est une passoire que cette Europe et partout ce sont des fachaots. En Polne ils viennent délire un président qui est d'ultradroite.
En Hongrie, ils ont un type que que Junker lui-même appelle un dictateur. C'est l'extrême gauche he qui a gagné Syiza. En Espagne, c'est Podemos ce qui marque dépend aujourd'hui.
Ce matin Christine non arrêtez une seconde. La Grèce n'est pas l'extrême gauche. C'est un parti de républicain et de gauche.
Non, ce n'est pas l'extrême gauche, s'il vous plaît. Et en Grèce, le la Grèce est malade à mort du fait que l'Europe lui appuie sur la gorge avec un talon de fer pour l'obliger à payer une dette qui est une dette illégitime. Deuxièmement en Espagne en effet ce sont les des mouvements comme Podemos et autres parce que il y en a d'autres.
Oui, on appelle ça comme ça en France. Là-bas, ça s'appelle des marées citoyennes. Et bien oui, c'est vrai.
Mais ce sont deux pays, rendez-vous compte, nous sommes 28 et dans tout le reste, c'est l'extrême droite qui perse. Rendez-vous compte de ça ? Alors, on peut s'en fiche, continuer la fête et ne pas se rendre compte que l'Europe est en train de rouler à la Bible.
Ce matin, Christine Lagar, la directrice du FMI, dit dans un journal allemand que la sortie de la Grèce de la zone euro est une possibilité. Faut-il sortir les Grecs de la zone euro ? Écoutez, faites comme vous voulez hein.
Euh mais si vous croyez que sortir la Grèce vous pas échappé que je suis pas Christine Lagarde he j'imagine. Oui, j'ai bien compris. Mais vous me dites, vous me posez la question, moi je réponds, je sais pas qui qui me la poserait.
Faites comme vous le sentez. Si vous pensez que sortir la Grèce de la zone euro, mais vous pensez quoi vous ? Vous Jean-Luc Mélenchon, moi je pense que s'ils font ça, ils écrouleront l'euro.
Mais c'est peut-être ça le but, hein. Peut-être que le gouver C'est encore une bonne idée l'euro aujourd'hui ou pas ? ou est-ce que c'est un des symptômes de cette Europe que vous rejetez vous ?
Ah ben clairement ça marche pas. Donc il faudra ou bien changer l'euro ou bien l'euro va s'effondrer. C'est tous les économistes le savent.
Voilà. Alors, on peut se dire que le gouvernement allemand, qui est quand même pas le dernier et le plus bête de toute la zone, a compris ça et que son but, c'est d'arriver à une situation où il reviendrait avec une espèce d'euromarque qui gouvernerait tout l'est de l'Europe où ils sont déjà implantés comme chez eux puisque vous avez des pays comme la Tchéquie où le capitale est quasiment entièrement possédé par les Allemands et cetera et cetera. La grande usine de production des pièces détachées de du made in Germanie, c'est toute l'Europe de l'Est.
Donc cette partie-là de bras de fer au ciel pendant ce temps-là elle se joue et pendant ce temps-là les dirigeants français sont les bisouss de l'Europe. Tout le monde est gentil, tout le monde est sympa et la France et ben elle dit oui ce que dit madame en même temps Jean-Luc Mélenchon se rend compte qu'il y a pas de solution facile. Regardez Syiza au pouvoir au pouvoir depuis quelques mois en Grèce B ils n'y arrivent pas pour l'instant.
Ils ont du mal à payer les fonctionnaires. Ils reculent, ils vont finalement privatiser le port du Piré alors qu'ils avaient dit c'était un des symboles qui ne privatiserait pas et qui reviendrait sur cet engagement du gouvernement précédent. Il n'y arrive pas.
Alors, ça c'est la joie pour euh la la réaction, vous comprenez ? Euh écoutez bien ce que vous êtes en train de dire vous-même. Vous êtes quand même journaliste.
Vous appuyez sur des faits. Vous m'avez assez rappelé tout à l'heure. À votre avis, attendez, on prend juste une petite seconde pour essayer de faire fonctionner le truc gris qui a sous nos cheveux, euh le cerveau.
Pourquoi est-ce qu'il n'y arrive pas ? Posons-nous la question une seconde. Alors, il y a deux explications.
La première, c'est qu'il y a qu'un modèle économique possible et que puisque ces gens-là veulent pas le suivre, ils ont qu'à crever. Et la deuxième, c'est de se dire que on leur met le talon de fer sur la sur la gorge. On Est-ce que vous savez que la Grèce a ses liquidités, c'est-à-dire sa capacité à avoir des euros tous les jours pour aller acheter le pain, le beurre et le reste, hein, quand par hasard on peut le faire.
Et bien ces liquidités-là, la Banque centrale les a coupé. C'est-à-dire que c'est un pays qui subit un véritable état de guerre du point de vue du reste de l'Europe. Donc après, c'est facile de dire, ils vont s'écrouler.
Mais mes chers amis et en même temps si on regarde les prévisions de croissance le 4 octobre la Commission européenne disait plus 2,9 pour cette année en Grèce. Le 5 février c'était tombé à 25. Le 6 mai, il y a quelques jours, c'est tombé à 0,5.
Ça veut dire que la Grèce s'apauvrit. Ah oui. C'est-à-dire ça, je vous garantis qu'elle s'apauvrit.
Elle a perdu 20 % 25 % de sa capacité de production sous les gouvernements précédents. Vous citez le premier chiffre. La commission avait prévu 2,9 de croissant.
À quelle dites la date, s'il vous plaît. C'est le 4 octobre 2014. Voilà.
C'est-à-dire avant ou après les élections ? C'était avant les élections ? Bien sûr, c'était pour aider les gens.
Mais il faut souffrir un bon coup comme ça ça ira mieux après ah misère. Non, c'est pas possible. C'est la gauche qui a gagner alors il y a rien qui marche.
On la connaît celle-là. On nous l'a fait beaucoup de fois. Donc moi ce que je j'ai à dire, je sais pas pourquoi vous me posez toutes ces questions.
Je ne suis pas dirigeant grec. Je peux vous dire une chose. Qu'en pensez que vous aviez un avis sur la situation largement.
Mais oui, je vous donne mon avis. Je dis que avec ce genre de méthode làà, nous conduisons euh la zone euro à à l'explosion et que euh nous nous menons toute l'Europe à une catastrophe. Bon, c'est mon avis, je me permets juste de dire qu'il est basé sur un peu d'expérience, beaucoup d'observation car figurez-vous chers Européens qui croyez que vous êtes le centre du monde et et le matin qui se lève, que tout ça a déjà été expérimenté en Amérique latine pendant plus de 15 ans et que ça n'a produit qu'une seule chose, des désastres.
Vous êtes un homme souvent en colère, Jean-Luc Mélenchon. il y a 3 ans, Mélenchon, c'était un espoir, c'était un programme, c'était une ferveur. Aujourd'hui, ce sont beaucoup de de d'insultes, des buz sur les réseaux sociaux.
Est-ce que ça vous chagrine pas ? Est-ce que vous ne vous gâchez pas ? Jean-Luc Mélenchon, écoutez, votre question est extrêmement intéressante et politique et euh bon non, j'ai rien à dire, je je trouve ça incroyable.
Bah, je fais mon travail d'éclaireur euh de personne ne vous empêche de le faire en l'occurrence. Oui. Et ben voilà, ça y est, je vous ai répondu.
Mais ça vous chagrine pas queon se dise bah mélchons à chaque fois, c'est des petites polémiques, c'est du buz, c'est du Je sais pas, c'est vous qui les déclenché donc je suis pas responsable de ça. Moi j' rien déclenché du tout. Est-ce que vous étiez au Panthéon cette semaine pour l'entrée au Panthéon des des quatre résistants ?
Non non, ce jour-là, il y avait séance à à Bruxelles et je m'y trouvais et d'ailleurs, j'ai pas été invité. Par conséquent, j'ai pas eu à récuser une invitation. Mais vous trouvez que c'est un moment important ?
C'est un moment fort pour la nation ? Euh oui, je crois que le panthéon, voilà, c'est comme ça, c'est le temple républicain. Ça illustre d'une manière laïque les exemple de vie que nous voulons célébrer.
Voulons donner un exemple. C'est bien que ça déclenche des polémiques. Ça a toujours été le cas quand on y amené Victor Hugo, quand on y amené Jean Jorè, faut voir les les pelades que ça a été.
Mais c'est bien parce que ça oblige tout le monde à réfléchir. Vous savez, pour peut-être prolonger la réponse que je faisais tout à l'heure, c'est le dissensus, c'est la polémique qui crée la conscience. Les puissants rêvent d'une chose, un monde calme où personne ne discuterait rien ou seulement s'ils préfèrent le yaourt à la banane par rapport au yaourt à la fraise mais qui ne mettrait pas en cause que ce soit des yaourts chimiques.
Et là c'est pareil les grands hommes, les grandes femmes et il faut en parler. Alors si vous n'êtes pas d'accord, n'ayez pas honte de ne pas être d'accord. Dites-vous que vous avez le droit et que c'est ça une grande nation républicaine et et démocratique.
Et là ce sont des exemples de résistance. Vous savez c'est dommage de voir des gens se gâcher comme ça. Jean Moulin il avait une belle carrière devant lui.
Qu'est-ce qu'il avait besoin d'aller s'opposer ? D'ailleurs, la plupart des dirigeants de l'époque collaboraient. Pourquoi il a fait ça ?
On se demande vraiment, il y a des gens, vous savez, ils sont comme ça, ils préfèrent le courage de la polémique à au confort de la soumission. C'est étrange. Vous prenez pour Jean-Moulin.
J'ai dit ça quand ? Non, je vous pose la question. Euh ben Jean Moulin est mort et dans les conditions que vous savez, il a été assez odieusement tabassé, je ne souhaite pas ce sort.
Mais vous faites partie des gens qui avaient le courage de la polémique. Alors oui, je pense qu'en France, il y a toujours eu des têtes dures et nous sommes les les éclaireurs. C'est-à-dire que après, on dit "Ah bah oui, c'était vrai, mais trop tard les amis".
Ou des fois, ça sert. C'est le la lumière de la conscience, elle disperse toujours des évidences et ce sont les évidences souvent ça s'appelle autrement des préjugés. Et le préjugé, c'est toujours un obscurantismement.
Merci Jean-Luc Mélenchon d'être venu en direct sur Europin ce matin. [Musique]
Jean-Luc Mélenchon