Bayrou, ça se complique... - C dans l'air du 20.12.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:00FerméeRéponse directe
Vous avez trouvé que c'était clair, hier?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00F.BayrouFait
« Nous ne pouvons pas nous en sortir si nous ne sommes pas ensemble. L'obstacle est immense. J'ai parlé d'Himalaya. »
- 4:00F.BayrouPromesse
« J'ai dit que je n'utiliserai pas le 49-3 sauf s'il y a blocage absolu sur le budget. »
- 6:00S.ChenuFait
« En réalité, il n'y a rien à négocier. Monsieur F.Bayrou va continuer la politique budgétaire de monsieur Macron. »
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Les associations disent que c'est la 1re fois qu'il y a autant de dons en si peu de temps. Ce n'est pas souhaitable d'employer des mots pareils mais c'est assez logique. On ne sait pas, cette dame... - A.de Tarlé: Elle a parlé longuement avant. - N.Saint-Cricq: "Démission, démission..." - A.de Tarlé: On revient à la politique hexagonale.
Aura-t-on un gouvernement pour Noël? C'est la promesse de F.Bayrou qui a réuni hier les principaux représentants des partis politiques.
Les oppositions sont moins optimistes. - A son arrivée à Matignon, il a promis de rassembler. Une semaine plus tard, le pari est loin d'être gagné.
Hier, F.Bayrou tente d'accélérer. Coup de pression en direct à la télévision. - F.Bayrou: Nous ne pouvons pas nous en sortir si nous ne sommes pas ensemble.
L'obstacle est immense. J'ai parlé d'Himalaya. C'est ce que je pense.
Tous les prévisionnistes disent qu'on y arrivera pas. Vous vous rendez compte? Tout le monde spécule sur le chaos.
Si on ne réussit pas dans cette essai, c'est la dernière station avant la falaise. - Une main tendue aux oppositions sur la réforme des retraites. - F.Bayrou: J'accepte qu'on rouvre tous les sujets, que chacun des syndicats mette sur la table ce qu'il considère comme souhaitable, acceptable. - Comme un appel de la dernière chance car depuis lundi, les négociations avec les formations politiques patinent.
Hier, F.Bayrou réunit autour de la table tous ceux qu'il veut convaincre. 3 heures de discussions mais, à la sortie, toujours pas de solution. - M.Tondelier: Quand il nous faisait cette proposition sur les retraites de dire qu'on va ouvrir un débat est dans deux mois, on fera une autre loi, on avait l'impression qu'il croyait sincèrement que c'était le bougé politique de l'année et qu'on allait sortir en le remerciant.
Si on faisait un pari pour savoir si F.Bayrou sera encore là dans 9 mois, peu de gens prendraient le pari. C'est des promesses pour la saint-glinglin. - O.Faure: Je le dis avec une forme de désarroi.
Nous n'avons pas trouvé de raison de ne pas le censurer. - Des participants pas non plus convaincus par la promesse du Premier ministre sur le 49-3. - Il a dit qu'il ne souhaitait pas en abuser mais qu'il se gardait la possibilité de l'utiliser néanmoins.
C'est une réponse de Normand, même si c'est un Béarnais qui la prononce. - Le soir même, F.Bayrou tente de clarifier les choses. - F.Bayrou: J'ai dit que je n'utiliserai pas le 49-3 sauf s'il y a blocage absolu sur le budget. - Faute d'arriver à convaincre les partis, F.Bayrou opte en parallèle pour une autre stratégie, celle du débauchage de personnalités.
Ces derniers jours, plusieurs anciens ministres socialistes ont été approchés pour intégrer le gouvernement, sans succès. B.Cazeneuve, S.Le Foll, P.Moscovici ont refusé.
M.Touraine semble sceptique. ...
Seul nom donné par F.Bayrou pour l'instant, celui du très droitier ministre démissionnaire de l'Intérieur B.Retailleau, qu'il souhaite reconduire.
Le patron des Républicains, L.Wauquiez, ménage le suspense sur la participation de son parti au gouvernement. Entretien téléphonique avec le Premier ministre cet après-midi.
Les pressions viennent aussi des partis qui n'ont pas été conviés aux discussions, LFI et le RN. - S.Chenu: Si F.Bayrou mène la même politique qui n'est pas une politique de rupture avec le macronisme, un budget qui ressemble à celui de M.Barnier, il en tirera les mêmes conséquences et nous aussi. - En réalité, il n'y a rien à négocier.
Monsieur F.Bayrou va continuer la politique budgétaire de monsieur Macron. Je dis à mes camarades du NFP: il faut peut-être qu'on se resserre les coudes et qu'on se prépare à censurer ce gouvernement. - Le nouveau locataire de Matignon promet un gouvernement avant Noël et l'espère même ce week-end. - A.de Tarlé: N.Saint-Cricq, hier, vous étiez sur le plateau de "L'Evénement".
Vous avez interrogé F.Bayrou. Comment l'avez-vous trouvé? - N.Saint-Cricq: Je l'ai trouvé assez optimiste.
Même le timing qu'il avait donné...
On l'a vu dans le reportage. Les socialistes sortent en disant qu'ils ne voient pas de motifs de ne pas censurer. Je me dis bêtement...
Si F.Bayrou est aussi optimiste...
Son idée à lui, c'est plutôt le centre et la gauche, plutôt que le centre et la droite. Il va peut-être se passer des choses dans la nuit du fait que les socialistes bougent...
Il ne s'est rien passé, à l'heure où on parle. Il y a peut-être des choses qui m'échappent. Je l'ai trouvé un peu non pas présomptueux mais étrangement optimiste. - A.de Tarlé: Sur le style Bayrou, il a l'air aux manettes?
Il est sur les grands principes? Jean-Marie Colombani disait qu'il était fait pour être président, pas technicien à Matignon. - N.Saint-Cricq: S'il veut mettre momentanément un peu tout le monde d'accord sur quelques textes, il ne peut pas déjà leur imposer...
Beaucoup de gens ne savaient pas sur quoi ils allaient signer car on ne connaît pas son projet sur les impôts ou les charges. Il dit qu'il ne peut pas imposer quelque chose parce qu'il dit que ce qu'il est, c'est le compromis. Je considère que chacun est dans une posture.
On nous a fait une scène de théâtre sympathique pour nous. Ca nous occupe. En gros, on sait que ce sera oui pour les LR.
On sait que B.Retailleau reste. C'est réglé, tout ça.
B.Retailleau dit qu'il n'a pas de fétichisme sur la loi immigration...
Je pense que les socialistes vont peut-être finir dans le soutien sans participation mais ils ne sont pas d'accord entre eux. Certains considèrent que jouer au tir au pigeon avec le Premier ministre, ça va leur être nuisible au niveau de l'opinion. Il y a un congrès au printemps.
L'autre partie considère que tout compromis est une compromission. F.Bayrou a dit que le moment venu, il inviterait ceux qui n'étaient pas invités...
Ces derniers veulent une présidentielle anticipée. Concernant B.Cazeneuve ou P.Moscovici, ce sont des gens...
Ils considèrent que ce n'est pas forcément leur intérêt et que s'il y a des accords, c'est parti à parti. Ils ne sont pas d'accord avec le PS. - A.de Tarlé: Question.
Vous avez trouvé que c'était clair, hier? - C.Cornudet: Non.
Pour poursuivre ce que dit Nathalie, ce qu'on attend, c'est de voir ce que font les socialistes. On aura le socle commun centristes-macronistes et la droite qui serait au gouvernement...
Obtenir la mansuétude du PS comme Barnier pensait avoir la mansuétude du RN mais on voit que ça n'a pas marché, c'est le changement de stratégie. J'ai l'impression que le PS avait envie de bouger, de se détacher de LFI, de ne pas être celui qui censure. Ils avaient peur du regard des électeurs. "N'êtes-vous pas les fauteurs du chaos?" Dans les entretiens qu'ils ont eus en tête à tête avant cette réunion, je crois qu'il y en a eu cette semaine, ils ont été effondrés par F.Bayrou, par son impréparation, son incapacité à répondre...
Ils sont très sévères. Ils l'ont trouvé mauvais. En plus de lui il y a une autre difficulté.
Du point de vue socialiste, le budget de Barnier était assez "à gauche". En tout cas, il y avait beaucoup d'impôts. Ils l'ont censuré mais ce n'est pas du tout évident et c'est même le contraire, j'ai l'impression, que F.Bayrou veut faire un gouvernement avec autant de hausses d'impôts.
Il l'a même déjà un peu dit en disant qu'il y aurait moins de hausses d'impôts et plus d'économies. Ils ont fait un pas en arrière par rapport à leur volonté première, leur volonté spontanée. J'ai l'impression qu'on est plutôt dans une idée de "pas d'accord de non-censure".
Pour répondre à la question de notre auditeur, on serait Plus fragile encore que celui de M.Barnier. Ce serait un gouvernement droite-centre et quelques figures socialistes mais très peu, manifestement... - A.de Tarlé: Qui?
On parle de F.Rebsamen. - C.Cornudet: Et peut-être D.Migaud qui resterait à la Justice.
François Bayrou