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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 mai 2026 3 minComplaisantFond programmatiqueTravail & emploiÉconomie & entreprises

Que reste-t-il des 35 heures ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10inconnuFait
    « La durée du travail, c'est la durée légale, ce n'est pas la durée effective. »
  • 0:25inconnuFait
    « On peut toujours travailler plus longtemps, simplement on est payé en heures supplémentaires dès la 36e heure. »
  • 1:10inconnuChiffre
    « 30% des femmes sont à temps partiel. »
  • 2:30inconnuFait
    « Nicolas Sarkozy a été élu président de la République. »
  • 4:30inconnuFait
    « À l'échelle européenne, si on prend le temps de travail annualisé, nous sommes bien inférieurs à l'intégralité des pays européens. »
  • 5:30inconnuFait
    « Si le temps global de travail en France apparaît comme plus faible, c'est aussi parce que nous avons plus de temps partiel, parce que nous avons plus de précarité. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La durée du travail, c'est la durée légale, ce n'est pas la durée effective. C'est-à-dire qu'on a toujours, même avec une durée légale à 35h, on peut toujours travailler plus longtemps, simplement on est payé en heures supplémentaires dès la 36e heure. Et la façon dont ont été détricotées les 35h par les gouvernements, notamment les gouvernements de de droite après, ça a été justement de jouer sur cette question des heures supplémentaires.

En particulier, Nicolas Sarkozy avait fait toute sa campagne et sur l'idée travailler plus pour gagner plus. Ça, c'est un discours qui parle aux hommes. C'est dans les métiers à prédominance masculine qu'on fait des heures supplémentaires, alors qu'au contraire, on le sait, 30% des femmes sont à temps partiel.

Et pour elles, il aurait fallu au contraire permettre de passer du temps partiel au temps plein, ce à quoi aucun des gouvernements qui ont suivi ne s'est attaqué. Ce slogan Nicolas Sarkozy explique justement combien cette loi était contournée et comment on est passé par les heures supplémentaires. Alors, est-ce que ça c'est un tropisme de la famille républicaine à laquelle vous appartenez pour faire évoluer encore cette loi héritée des 35h, Frédéric ?

Je je rappelle que Nicolas Sarkozy a été élu président de la République. Ça veut dire qu'on n'est pas sur un tropisme, mais on est bien sur une attente des Français. Il y a des gens qui aiment travailler, qui effectivement ont des conditions de travail qui leur conviennent et je crois qu'il faut qu'on s'en félicite.

Et puis il y a des gens qui ont besoin de travailler plus. Et ça aussi, c'est une notion de [musique] liberté auquel je suis, mais je crois nous sommes tous particulièrement attachés. En tout état de cause, cette notion 35h, elle renvoie quand même une notion de productivité.

Combien de temps ? Combien sommes-nous à ? Et pour quelle productivité au ?

Cette productivité, je le rappelle quand même, nous permet d'enrichir notre pays, mais aussi de payer nos filets sociaux auxquels nous sommes tous attachés et auxquels nécessairement nous devons faire face. Donc, ça veut dire que ce totem des 35h, il va falloir avoir le courage de se dire comment est-ce qu'on aborde ce sujet de productivité dans notre pays. Et je rappelle quand même qu'à l'échelle européenne, si on prend le temps de travail annualisé, nous sommes bien inférieurs à l'intégralité des pays européens.

Quand la durée du travail est correcte et qu'on dispose de temps libre, qu'on peut se reposer, qu'on peut avoir un travail intéressant, qui a du sens, la productivité du travail s'améliore et l'absentéisme d'ailleurs diminue. C'est vrai. Ce qui est un gros problème pour le travail aujourd'hui, c'est qu'à force de traiter les salariés comme des pièces presque interchangeables, de ne pas les reconnaître, au fond, elle est contradictoire avec la productivité.

Et puis je voudrais ajouter que si le temps global de travail en France apparaît comme plus faible, c'est aussi parce que nous avons plus de temps partiel, parce que nous avons plus de précarité.