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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 13 novembre 2024 44 min

Budget : Michel Barnier a-t-il perdu la main ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous Bienvenue c'est sens public votre rendez-vous de débats de chroniques et le reportage 90 minutes pour donner du sens à l'actualité grâce à nos invités experts et aux journalistes de la rédaction de Public Sénat et voici le sommaire de ce 13 novembre c'est donc au Sénat que le destin du budget 2025 va se jouer les députés ont largement rejeté le volet recette remagné par la gauche un budget Frankenstein selon le ministre Laurence Saint-Martin comment Michel Barnier et les sénateurs LR vont-ils travailler l'objectif de 60 milliards d'économie reste-t-il atignable pourquoi le premier ministre retarde l'usage d'un article 493 qui semble inévitable on répond à toutes ces questions dans une minute et puis dans la seconde partie de notre émission c'est un gros plan sur les conséquences internationales de la réélection de Donald Trump que je vous propose actuellement je crois que le président Trump veut vraiment une solution rapide il en veut une mais cela ne veut pas dire qu'elle va se produirera mais aussi proche Orient en Iran en Chine ou encore en Europe le retour de Donald Trump devrait changer la donne qui sontes fidè pressenti pour les poes à la défense au Affaires étrangères quel rôle va jouer el mus qui a participé à la première conversation téléphonique entre Zelenski et Trump l'Europe est-elle prête à se défendre sans les États-Unis c'est une are d'incertitude qui s'ouvre on va la décrypter dans 3ois quarts d'heure mais d'abord donc ce débat budgétaire et la décision de renoncer au gel de la revalorisation des pensions de retraite un recul du gouvernement annoncé par Laurent vquier ça s'appelle tirer la couverture à soi les détails de ce compromis avec Samia de chir sans sur prise la majorité sénatoriale va défendre la proposition de Laurent vquier sur la revalorisation des retraites fruit d'un compromis avec la droite l'exécutif pourrait revoir sa copie initialement le gouvernement prévoyait de décaler de 6 mois l'indexation des retraites sur l'inflation prévu au 1er janvier 6 mois sans revalorisation avec 3,6 milliards d'euros d'économie attendu pour faire participer les retraités à l'effort de redressement des finances publiques finalement il y aura bien une revalorisation au 1er janvier pour tous les retraités mais indexés sur la moitié seulement de l'inflation soit 0,8 % de plus les plus petites retraites inférieures au SMIC seront ensuite revaloriser totalement au 1er juillet on a trouvé finalement un équilibre entre la nécessité de faire en sorte que les retraites les retraités puissent participer à l'effort collectif demandé mais tout en sécurisant tout en préservant les petites retraites on a d'ailleurs un débat pour définir quel était le niveau des petites retraites nous l'ONS fixé au niveau du SMIC 44 % des retraités ce qui touche moins que le SMIC serait donc épargné les 56 % des retraités qui gagnent plus que le SMIC eux seront perdants la gauche sénatoriale continue de réclamer une indexation sur l'inflation pour tous les retraités le prix de l'alimentation va augmenter le prix du logement va augmenter donc il faut impérativement qu'on maintienne le pouvoir d'achat c'est pas donner du pouvoir d'achat supplémentaire c'est maintenir le pouvoir d'achat des retraités mais dans un hémicycle largement dominé par la droite et le centre la proposition de Laurent voquer sur les petites retraites a toutes les chances d'être adopté au Sénat qui commence l'examen du budget de la Sécurité sociale la semaine prochaine Michel Barnier a-t-il perdu la main sur ce dossier budgétaire on en débat avec Anne Charl Bina bonsoir bienvenue vous êtes constitutionnaliste maître de conférence en droit public et vous publiez cette constitu qui nous protège aux éditions XO Adrien matou bonsoir et bienvenue à vous aussi rédacteur en chef du service politique de Mariane Stéphane zumste bonsoir et bienvenue directeur du département Opinion à l'institut de sondage hipsos et Mathieu croissandau bonsoir Mathie bonsoir à tous bienvenue à vous éditorialiste politique Adrien voulez bien regarder derrière vous la température qui fait il y a un petit un petit compteur combien là vous le voyez à droite de l'Éc je vois pas je vous avoue là TR ah oui 26 plus de 26 deg bon 26 degr c'est c'est moins chaud que les débats à l'Assemblée mais on va voir si on va réussir à faire un peu retombler la la la pression euh on fera le compte hein à la à la fin de nos 45 minutes de de débat bon je voudrais qu'on revienne là on on a vu le le le contenu du compromis mais quand même la forme Laurent Vauquier euh qui annonce cette cette décision ce compromis l'abandon du euh du gel de la risation des des des retraites Anin beina c'est quoi c'est un signe de la fragilité c'est pas nouveau de cette de cette majorité htéroclite comment vous l'analysez ça bah c'est-à-dire que il y a il y a en quelque sorte trop de personnalités qui veulent émerger dans cette espèce de de socle commun parce qu'on on ose même plus l'appeler majorité et c'est vrai qu'il il y a pas vraiment le ressort d'une majorité parlementaire mais ce qui est particulièrement conflictuel à mon sens c'est qu'on a dit on est dans un temps parlementaire on va laisser le Parlement travailler et donc le principe du temps parlementaire c'est de ne pas avoir de personnalité émergente et de se faire un travail collectif alors là si l'urent voquier ce s'autoproclame en quelque sorte numéro 2 du gouvernement et que c'est lui qui donne les annonces et bien évidemment on perd complètement cette idée d'un acquis parlementaire d'un travail collectif et donc je crois précisément que non seulement ça montre la faiblesse du budget et de cette adoption mais peut-être aussi la faiblesse du gouvernement qui en tant que tel a été assez peu présent dans les débats a eu un un début assez marquant sur des discours et cetera et qui petit à petit a laissé les discussions se faire et puis se défaire au point que cette espèce de budget parchwork don dont on parle est aussi un peu une responsabilité de ce gouvernement là qui sait il faut le dire désengager un peu de ce dossier budgétaire oui effectivement Laurent vouquier qui joue sa carte personnelle on pourrait dire la même chose de Gabriel hatal hein d'ailleurs si on va chercher les les deux piliers de cette non majorité héroclite euh Adrien matou il joue la carte perso l'enqué il y a quand même un risque politique parce que c'est enfin bon c'est tellement gros que que il peut aussi en payer le prix personnel c'est pas très discret ça se voit un petit peu euh ceci dit je rebondis sur sur ce qui vient d'être dit c'estàdire que c'est pas seulement dans le socle commun depuis le début des débats sur le budget on a l'impression que chaque groupe parlementaire ne se comporte pas comme un groupe dans un régime parlementaire c'estd que c'est toujours les meurs de la 5 républiqu qui sont là et dans cette situation o il y a pas de majorité claire pas d'opposition claire on a plutôt l'impression que chacun essaie d'obtenir des mesures qui peuvent brandir devant l'opinion en disant voilà on a obtenu ça pour tel ou tel groupe là je prends l'exemple on prend l'exemple de Laurent voquier c'est évident que c'est une mesure catégorielle l'électorat de LR c'est beaucoup de retraité il est évident que Laurent vquier arrive en disant voilà vous les retraitz je vous ai obtenu ça oui sauf que depuis on a fait les calculs et on le voyait très bien dans le sujet de Samia B finalement il y a plus de retraités qui vont en pâtir 56 % que que que ceux qui vont en profiter oui alors ceci dit avir boomerang aussi tous les retraités vont profiter de la mesure parce que a priori c'est pour tout le monde voilà donc mais en tout cas c'est pas en plus ce qui est intéressant c'est que sur le fond ça tranche avec la posture de LR LR a toujours dit nous c'est le sérieux budgétaire c'est la rigueur des comptes on est là pour être sérieux bon là clairement le on sait que le poste budgetaire des retraites c'est quelque chose qui pèse très lourd dans les compte de l'état ils sont allés chercher une économie pour la réduire et pour dire regardez on vous a obtenu ça et en réalité tout le monde fait ça le RN fait ça la gauche fait ça les différents les différentes parties du sole commun font ça parce que le pouvoir est tellement dilué que la responsabilité de gouverner et notamment de réduire ce déficit qui est colossal échappe un petit peu à tout le monde et voilà on a une espèce de course à l'échalotte de qui va obtenir des mesures catégorielles dans un monde idéal on aurait puis espérer un sens des responsabilités collectives on y'y est pas sur Laurent vquier je reste là-dessus Stéphane zumstey ça doit pas vous surprendre finalement cette cette initiative pourquoi oui si vous voulez l'image de Laur en voqué dans l'opinion elle est un petit peu particulière pourquoi il a fait ça Dee façon il avait pas le choix d'accord c'est un un vilain tour qu'il a joué à ses jeose dire alliés du du socle commun il a réussi à contraindre obtenir du Premier ministre d'avoir la primeur mais il n'avait pas le choix il est condamné à agir Laurent voquier parce qu'il est en retard il est en retard sur tous les autres compétiteur que vous dont vous avez évoqué l'existence et surtout les autres écuries présidentiell parce que quand on regarde la structure de sa popularité il a deux il y a deux problèmes deux principaux handicaps en tout cas pour l'instant je parlais d'être en retard à droite y compris au sein de son socle électoral y compris au près des quelques millions de Français il y en a plus beaucoup mais ça pourrait s'améliorer évidemment dans les années à venir personnes qui se déclarent toujours proche des républicains et bien des gens comme gerérald armmanin des gens comme évidemment Édouard Philippe sont beaucoup plus populaires que lui donc se pose la question de l'utilité de la légitimité d'une candidature LR à la présidentielle et s'il devait y avoir une candidature LR encore faudrait-il qu'il puisse s'imposer parce que la situation a quand même radicalement changé pour lui depuis quelques mois il y a quelques mois Eric soti était président d'un parti relativement uni et avait très clairement exprimé le souhait lors de son élection à la direction de ce parti à la présidence de ce parti que le renvoqué soit le candidat à l'élection présidentielle Eric cioti il est parti et depuis il y a quelqu'un qui est arrivé au ministère de l'Intérieur et qui lui fait de l'ombre je ne dis pas encore que Bruno rotaillot est un présidential oou c'est déjà taillé de nouveaux habits ça pourrait venir c'est une possibilité mais on voit bien que le renvoquier sans être isolé il est quelque part en retrait il est moins exposé médiatiquement que les darmanins que les hatal que les que évidemment Édouard Philippe et le Premier ministre et son ministre de l'Intérieur donc il était obligé de bouger et vous le soulignez tout à l'heure sur ce segment évid ultra stratégique que sont les seigneors d'ailleurs il l'avait théorisé il y a de nombreux mois en disant le macronisme c'est une c'est une parenthèse dans l'histoire politique de la 5e République pourquoi qu'est-ce qu'il faut faire en priorité c'est récupérer les millions de seniors les millions les millions de retrait est dans l maintenant son notre problème je terminer avec là sur son image son notre handicap c'est que à cause de ces différents revirements idéologiqu tout au long de de sa carrière qui est déjà longue rappelez-vous au début c'était le chentre la droite sociale c'était Jacques Barot le fils spirituel de Jacques Barot donc quelqu'un qui était pe dire à l' gauche de l'UMP ensuite il a viré d'un coup sur la lutte contre le contre le terme m'échappe mais contre l' 0 et ce qu'on lui reproche quand on le conna dans l'opinion c'est une suspicion d'insincérité d'une part et surtout c'est l'ouvoiement ce qui a aussi abîmé son image c'est le fait que ces dernières semaines c'est je rentre au gouvernement je ne rendre pas au gouvernement finalement je n'y rentre pas parce que j'ai parce qu'on m'a pas donné l'intérieur on lui avait proposé ber quand on est un présidentiel on refuse pas ber ou effectivement Matthieu c'est il s'est autoproclamé secrétaire d'État au bonne nouvell dans un gouvernement qui a pas eu beaucoup de bonnes nouvelles annoncer c'est assez sidérant que que Michel Barnier lui est lui a fait ce cadeau d'une certaine manière ça on dit long sur le poids parce qu'on en rigole de le renvoquer on a un peu raison il a la tête de 47 députés il a des ambitions qui dépassent aujourd'hui ses moyens mais mais il pèse la preuve c'est que Michel Barnier lui a fait ce cadeau assez cher payé du point de vue de du du bruit médiatique après on verra si ça pèse dans l'opinion ou ou si ça et et c'est en creux la question qu'on pose dans ce débat est-ce que Michel Barnier a pas un peu perdu la main c'est quand même and même bah quand on se prive d'annoncer une pareille nouvelle alors que on est premier ministre et qu'on a promis du sang des larmes de la sphur c'est quand même très particulier après moi ce qui me frappe c'est vrai qu'il y a ce défaut d'insincérité il y a eu même une interrogation sur la crédibilité d'une certaine façon parce que quand le quand leur voquier annonce ce geste il est incapable de l'estimer le coût je sais pas si vous souvenez il dit entre 500 millions et 1 milillliard c'est quand même assez large comme comme fourchette il est incapable de le financer il dit bah on va faire quoi on va fusion donn le Haut Commissariat au Plan France stratégie France qui évoqué déjà depuis qu anné et surtout quand on regarde le budget de ces organismes là budget du Haut Commissariat au Plan c'est 1,9 million celui de France 2030 et de France stratégie il doit en avoir à la louche pour bonne vingtaine de millions à eu de mais en gros on n'est pas du tout dans les sommes attendues donc il y a un côté amateurisme ou poudre aux yeux de la part de quelqu'un qui qui qui envisage les plus hautes responsabilités c'est aussi ça qui pêche chez le alors au-delà cette annonce il y a évidemment ce ce projet de budget qui a été largement remagné par le nouveau front populaire et donc rejeté à la fois par les députés qui soutiennent ou qui sont censés soutenir Michel Barnier et par le rassemblement national on écoute Jean-Philippe Tanguy le député RN ce budget est extrêmement mauvais pour notre pays c'était initialement un budget de faillite LR Macron et c'est devenu un budget de faillite Macron NFP bon les sigles changent mais la catastrophe est la même pour les Françaises et les Français est-ce que c'est un budget qui permettait au début ou à la fin de rétablir les comptes publics non est-ce que c'est un budget qui baissait les impôts pour les classes moyennes populaires non est-ce que c'est un budget qui augmentait les impôts et les prélèvement pour les entrepreneurs et les travailleurs oui est-ce que c'est quand même un bon on n'est pas surpris he mais il y a pas là un échec du parlementarisme disait on pouvait toujours rêver tout à l'heure c'est vrai que c'est un échec d'un certain esprit parlementaire qu'on qu'on recherche parce que on nous a dit le 7 juillet voilà on aura trois blocs on se groupe qu'est-ce qu'on va faire et on pouvait s'attendre à ce que les français deviennent un peu plus allemands et que la culture du compromis naisse au sein de l'Assemblée nationale ça semble être mal parti en effet et c'est là qu'on se dit que finalement les armes du parlementarisme rationaliser je je veux dire les armes plutôt autoritaires qui permettent au gouvernement de reprendre la main dans les débats budgétaires qui sont le souhait de la 5e République qui sont sa marque de fabrique sont plutôt bienvenus puisque en quelque sorte ce pourquoi la 5èe République a créé des outils très populaires aujourd'hui comme le 49 aliné à 3 et cetera c'est pour mettre fin à ces arrangements d'appareil qui consistait à avoir des budgets qui mettaient 6 mois à être votés parce que chacun allait on a parlé de course à l'échalot je crois qu'on est vraiment là-dedans au départ c'était la rigueur aujourd'hui c'est au contraire des cadeaux fiscaux qu'on cherche à à donner partout donc on voit bien qu'un budget n'arrive pas à garder sa physionomie sa rigueur du début jusqu'à la fin et précisément ça pose la question de savoir est-ce qu'un jour on arrivera à se mettre d'accord sur un denier public parce que quand on voit la coloration politique qui est aujourd'hui donnée au budget c'est quelque chose qui qui qu'il faut réfléchir aussi l'idée d'avoir des impôts incitatif punitif et cetera aujourd'hui comment arriver à mettre autour d'une table un NFP un RN un socle commun les les idéologies il y a eu des beaux débats finalement dans dans ce budget là sur les idéologies c'est-à-dire au fond on se rend compte que quand on parle de le rétablissement de l'ISF quand on parle d'Exit tax et cetera personne ne peut vraiment adhérer aux propositions de l'au donc c'est c'est vraiment un écueil qui risque d'être long oui je parlais du parlementarisme ad matou il y a eu aussi cette image de ban de l'Assemblée quand même souvent vide quoi ou souvent et souvent vide des députés macronis d'ailleurs bah ça crée un vrai malaise parce qu'on a l'impression que le sort de tel tel amendement qui parfois peut représenter plusieurs de milliards d'euros dépendait du fait que les députés restent debout ou se lèvent tô ou se motif pour aller à la et on a un petit peu quand même on a une image catastrophique en réalité depuis quelques semaines il y a toujours ce risque avec le parlementarisme parce que la la responsabilité dans diluer dans chaque député il y a toujours le risque d'une espèce d'incurie une espèce d'absence de responsabilité après on peut se questionner pourquoi ça ne marche pas pourquoi on n'est pas allemand comme comme vous le disiez moi je pense qu'il y a plusieurs facteurs mais j'en retiendrai deux d'une part il y a une tripartition de la vie politique avec une distance extrême entre les trois blocs qui sont vraiment à à des années lumières les uns des autres et ce qui est assez intéressant d'ailleurs c'est de voir que chaque bloc accuse les deux autres d'être en collusion ce qui n'est pas vrai dans tous les cas c'est pas vrai la gauche dit regardez l'extrême droite et le macronisme marche main dans la main le RN on a entendu Jean-Philip de N macroni et macroni dit les extrême se rejoignent donc voilà tout le monde accuse les deux autres de s'allier tout ça est un petit peu cacophonique et pas très intéressant finalement et le deuxième facteur c'est là pour le coup c'est un facteur lié à la 5e la proximité de la présidentielle 207 le fait que dans au sein de l'assemblée il y ait des personnages qui jouent cette carte de la présidentielle et alors là personne ne se risque à prendre des mesure impopulaire tout le monde dit il faut être sérieux il faut faire des économies mais au moment d'avancer médiatiquement on a bien vu que Laurent voquier on on veut pas annoncer de mauvaise nouvelles oui et puis la réflexe catégoriel chaque catégorie de population qui dit ok on veut bien faire des économies mais pas nous chaque ministère veut bien faire des économies mais pas nous c'est déjà des segments l'électorat qui sont flattés en avance pour les 3 ans à venir alors le nouveau front populaire forcément il s'affiche déçu on écoute le député socialiste de l'UR Philippe brin l'assemblée est devenue une sorte de théâtre d'ombre ceux qui ont participé à ces majorité et qui ont construit avec nous ce budget ont décidé de le rejeter aujourd'hui tout le travail fait patiemment fait de négociation et de discussion depuis 3 semaines et maintenant jeté à la pouvelle moi j'appelle nous appelons les députés les sénateurs à la responsabilité la France a besoin d'un budget et le seul budget possible c'est c'est un budget qui rétablisse une forme d'équité une forme de justice il n'est pas acceptable que l'on demande finalement à ceux qui travaillent dur d'assumer seul le redressement des comptes publics Mathieu donc on le rappelle c'est le volet recette du budget qui a été qui a été rejeté et il était très clairement estampillé nouveau front populaire oui ce budget est le budget du nouveau front populaire il est le budget que le peuple français a choisi le 7 juillet dernier ça c'est ce que ce qu'avait déclamé le député insoumis Aurélien leco félicitant au passage que la gauche a trouvé quelques 75 milliards d'euros de recettes supplémentaires mais la fin de la blague c'était donc hier puisqu'il ne s'est trouvé que 192 députés issus du NFP pour l'essentiel pour approuver ce ce budget contre 362 pour le rejeter et alors pourquoi est-ce un nouveau coup dur pour la gauche alors les élus du nouveau front populaire voudraient croire le contraire ils veulent croire qu'ils ont fait la preuve qu'un autre budget était possible qu'il y avait une alternative ils ont profité on en parlait de la deséserion des élus du bloc central et du laisser faire purement tactique du gouvernement de de de Michel Barnier et ils étaient parvenus c'est vrai à faire adopter toute une série d'amendements avec des nouvelles taxes des impôts pour augmenter les ressources de l'État ça jugeant des commentaires épouvanté de la droite et du centre qui ont dénoncé un véritable matraquage fiscal un barbouilli budgétaire mais ça c'était autant de médaill sur les costumes des députés de la gauche parce que si la droite est pas d'accord c'est vraiment qu'on est de gauche mais qu'en auront retenu les Français on peut les ement se le demander la seule chose que le nouveau front populaire aura surtout réussi à prouver c'est que contrairement à ce que ses élus nous ont chanté tout l'été et ben la gauche n'aurait pas eu les moyens de gouverner et encore moins d'appliquer son programme rien que son programme tout son programme selon la formule désormais consacrée puisqu'il n'existe pas à l'assemblée de majorités qui souscrivent à ces idées alors la gauche c'est-elle trompée de tactique oui si elle veut pouvoir peser un jour sur les choix politiques dans cet hémicycle éclaté et donc transformer le quotidien des Français non si elle veut rester incantatoire et se borner aux postures en attendant une prochaine dissolution qui ne manquera pas d'arriver alors pour l'instant la gauche des idées pures mais stériles l'emporte sur la gauche des mains dans le cambouille et du réel les élus du nouveau front populaire se fichent en fait comme d'une guigne de peser sur les arbitrages ils ne cherchent pas vraiment de compromis de peur de se compromettre ils sont dans le jusque bouisme au point d'en oublier parfois leurs propres promesses hein ils ont on ainsi préféré manquer une occasion d'abroger la réforme des retraites comme le proposait le rassemblement national lors de sa niche parlementaire officiellement pour ne pas donner le point aux élus de Marine Le Pen des élus auxquels ils s'empresseront de tendre la main pour faire adopter leur proposition d'abrogation à la fin du mois lors de la niche parlementaire des insoumis cette fois-ci vous comprenez quelque chose pas grand-chose le nouveau front populaire on est réduit à faire ce qu'il sait le mieux faire c'està-dire jongler avec cette tactique au détriment de ces principes les plus élémentaires c'est un choix qui peut s'avérer payant pour faire le buzz le temps d'une journée sur les réseaux sociaux mais qui risque de leur coûter à mon avis beaucoup plus cher à terme dans les isoloirs et merci Mathieu justement Stéphane Z que que que peuvent retenir les Français de ces 3 semaines de débat à l'Assemblée où finalement on a annoncé t mesure fiscal on a pu faire espérer à certaines catégories de la population pour au final un texte qui est totalement RET qu'est-ce qui en ressort de ça en samimage tout le monde est perdant il y a aucun gagnant ça c'est sûr mais tout le monde perd parce que évidemment il y a ce spectacle on on dès aujourd'hui toute la classe politique dit finalement tout ça n'a servi à rien donc vous avez des responsables politiques des responsables parlementaires qui sont en train d'expliquer aux Français que ce qu'ils ont fait pendant plusieurs semaines n'a servi à rien on est quand même dans un système fr l'absurdité évidment tout ça ne fait qu'abîmer encore plus la la relation que peuvent avoir les Français avec leur personnel politique et c'est l'Assemblée nationale évidemment qu' en est la principale victime et les députés maintenant Michel Barnier il avait annoncé sait que ça se passerait comme ça d'une certaine façon Sion revient à son discours de politique générale c'est un discours qui se voulait de rupture c'était fini avec la brutalité des des gouvernements born et et et àal ça aurait été très compliqué pour lui de passer en force et de de déclencher un 493 tout de suite est-ce qu'il a fait ça pour piéger les oppositions je n'en sais rien je suis pas dans sa tête mais ça aurait été enfin il était lui aussi condamné à donner du temps au temps pour montrer que les choses ne se passeraient plus comme elles avaient pu se passer depuis depuis les précédentes législatives de de 2022 un mot peut-être aussi sur la gauche c'est que évidemment la gauche est divisée pourquoi il y a cette situation ces 192 députés qui ne bougent pas d'un yota l'erreur orinelle enfin en tout cas la déclaration originale c'est celle de Jean-Luc Mélenchon même s'il n'est pas le seul responsable à gauche c'est nous ce que nous voulons c'est le programme de nouveau front populaire tout le programme et rien que le programme à partir de là vous fermez les portes puce que vous ne disposez pas d'une majorité et j'insiste il n'y a pas que Jean-Luc Mélenchon quand certains socialistes torpill le la cand enfin le le dossier cas ne comme premier ministre il ont il porte également la même responsabilité on est aussi dans un système ce n'est pas une coalition politique ce n'est pas une alliance politique c'est un cartel c'est un accord électoral pourquoi il y a 192 députés de gauche parce que la gauche a été et ça c'est une réussite porale a été capable de présenter des candidats uniques dans des circonscriptions si ces députés socialistes écologistes ou insoumis représentait véritablement le poids de leur parti avait été capable de se qualifier pour le second tour et de gagner de remporter des circonscriptions alors qu'il y avait d'autres députés de gauche présent leur assise serait bien plus forte et leur autonomie leur capacité à à s'affranchir des des dictates des appareils politiques seraiit différent j'ai été élu tout seul non je n'ai pas été élu tout seul le premier qui bouge qu'il soit écologiste ou socialiste c'est que lors des prochaines législatives il y a un insoumis qui qui sera là uniquement non pas pour lui prendre son siège mais pour l'éliminer pour l'éliminer dès le premier tour donc il y a une sorte d'équilibre de la terreur avec des députés finalement qui sont je ne sais pas si son sont des députés godillot mais évidemment la gauche est divisée elle est plus divisée idéologiquement quand on parle des appareils mais à l'Assemblée nationale elle n'est pas si divisée que ça parce que vous avez besoin des autres parce que vous n'avez étélu que pour une seule raison pour la très grande majorité pas pas pour pas pour tous mais pour la très grande majorité de ces presque des députés parce que les autres partis ne vous ont mis personne dans dans les pattes ouais un pas stratégique moi à vous entendre passionnantin je c'est ces mots qui me viennent Adrien matou pour la gauche oui mais bien sûr mais en plus je rajoute à tout ce qui a été dit et qui est vrai à gauche il y a la religion de l'unité faut toujours être uni il y a une espèce de mystique comme quoi voilà il faut être ensemble pour gagner ce qui est pas forcément vrai quand on parle des premiers tours de présidentiel mais qui aujourd'hui au vu des rapports de forces électaux est vrai pour les législativ si la gauche arrive divisée au législative elle va quasiment disparaître de l'assemblée et donc là vous êtes un peu coincé dans cette alliance là parce que le premier qui fait un pas de côté ben c'est lui qui est celui qui brise l'alliance c'est lui qui qu' qu'on accusera de de mettre fin l'union de la gauche de de menacer les espoirs du peuple de gauche et cetera donc on peut comprendre que chacun se dise bah en plus il y a une dissolution qui va aré sans doute assez vite probablement avant 2027 personne ne veut être celui qui met fin au NFP h et donc c'est ça qui explique aussi la paralysie des appareils de gauche finalement on se pose la question de la la stratégie Barnier a-t-il ou non perdu la main mais quand même Charl beina il a joué aussi la carte du pourissement Michel Barnier stratégiquement cyniquement ou parce que effectivement il a fait le constat que c'était la réalité parlementaire à l'Assemblée comment vous l'analysez ça alors moi je je vais prendre un pas de côté mais je vais considérer qu'en fait ça n'est pas complètement lui qui a pris cette carte là moi je crois que le NFP est très conscient de l'usage du 49 3 de l'épée de Damocles qui existe puisqu'on sait qu'en Conseil des ministres de toute façon elle est elle est déjà actée donc à mon sens tous les amendements qui ont été ajoutter toutes les belles paroles qui ont été dites sont des paroles euh dont on sait qu'elles n'ont pas d'effectivité parlementaire le NFP ne veut pas gouverner ne veut pas prendre la responsabilité justement d'un budget d'austérité ou d'un budget qui le colore un peu politiquement donc précisément cette posture là d'unité dans quelque chose qui de toute façon n'amènera à rien et quelque chose qui à mon avis est conscient de leur part parce que comment ignorer qu'à partir du moment où on ajoute des amendements sur lesquels on croit des victoires par absentéisme sur quatre députés on on on en arrivera à voler à à voter un budget complètement coloré politiquement à gauche c'est c'était c'était tout à fait conscient moi j'ai un peu le sentiment que les oppositions se défautent sur le fait que ce ne sont pas eux qui sont au gouvernement et que précisément le gouvernement devra user du passage en force et que tout est du pain béni dans ces moment-là c'est-à-dire que ce ne sont pas eux qui ont pris les responsabilités au contraire ils ont eu le sentiment de montrer aux Français qu'ils savaient faire quelque chose et c'est le gouvernement qui en pâtira j'ajoute un dernier point de calendrier c'est-à-dire que au fond tout ce qu'on a dit sur la présidentielle sur l'incarnation sur l'idée que chacun veuille se tirer dans les pattes c'est la dissolution de 2025 qui donne cette cette cette atmosphère très particulière au sein de ces premières législations qui ont été voté par cette nouvelle Assemblée mais celui qui détient le bouton on le sait depuis le 9 juin 2024 de la dissolution c'est le président de la République et il est pas certain que ça arrange complètement son propre camp le socle commun avec la droite d'avoir une dissolution en juin 2025 parce que si toutefois le président décide de retarder ce calendrier là on verra véritablement qui acceptera la responsabilité d'un vrai régime parlementaire donc moi je crois que si on veut en arriver à voter des choses dans le consensus et main dans la main il faut pas dissoudre en juin 201 al si on va pas ouvrir ce chapitre mais les conséquences économiques d'une période d'indécision comme ça cell-là il faut pas non plus les les sous-estimer on parlait des effets dans l'opinion mais quand on est petit chef d'entre enfin chef d'une petite entreprise artisan et cetera on se dit est-ce que je vais investir ou pas dans une période comme celle-là je peux vous dire que on met le pied sur le frein ça c'est sûr c'est donc ici au Sénat que le destin de ce budget 2025 va va se jouer je vous propose d'écouter déjà premières annonces faites par le rapporteur général des finances le le LR Jean-François Husson il répond à la question d'Alexandre Poussard quelles économies la droite au Sénat va-t-elle proposer nous avons déjà adopté un certain nombre d'amendements nous sommes aujourd'hui à plus de 4 milliards d'économies quelles économies supplémentaires vous proposez sur quel poste bah ils sont nombreux et divers ils font partie alors on a sur sur laame sur l'aide médicale de l'état voilà l' médical sur la formation des enseignants et puis sur un certain nombre déjà d'opérateurs qui disposent d'opérateurs de l'État qui disposent de trésorerie confortable on leur laisse évidemment une marge absolue de sécurité mais comme tout le monde on leur demande un effort parce que l'effort qui est demandé aujourd'hui il est h temps de crise jamais vu et il est massif et on va se projeter justement dans ce qui doit se passer dans les prochains jours avec Fanny veille bonsoir bienvenue c'est donc le le texte du Gouvernement on l'a dit qui arrive au Sénat et oui vous venez de le voir hier soir l'Assemblée nationale a rejeté le volet recette du budget 362 voix contre 192 pour on vient de le dire conséquence et bien c'est l'ensemble du budget qui tombe fin des débats à l'Assemblée c'est le Sénat qui reprend la main et tout repart de 0 c'est la version initiale du texte celle du gouvernement qui va être examinée est-ce une bonne nouvelle pour Michel Barnier bien oui parce que contrairement à l'Assemblée national le gouvernement Barnier dispose au Sénat d'une solide majorité le socle commun entre guillemets il est très large cinq groupes parlementaires environ 250 sénateurs sur les 348 de l'hémicycle le club des 5 comme l'appelle le rapporteur de la commission des finances du Sénat jean-françon que vous venez d'entendre Michel Barnier compte donc s'entendre avec les sénateurs pour faire voter un budget dont il dit lui-même même c'est son mot qu'il est perfectible est-ce que ça veut dire que le texte du Gouvernement sera peu amendé non c'est possible mais le Sénat veut tout de même faire des économies supplémentaires pour faire face à ce qu'il appelle une situation inédite c'est ce qu'a rappelé tout à l'heure le rapporteur du budget le même Jean-François honon nous devons faire davantage d'efforts pour réduire la dépense publique et les dépenses de l'État je crois qu'on peut aujourd'hui considérer que ce budget est enfin celui qui marque la fin du quoi qu'il en coûte alors concrètement le Sénat veut faire 3 milliards d'euros d'économie supplémentaire pour dit-il faire baisser les hausses d'impôts parmi les mesures envisagées on en a entendu quelques-unes il y a un instant je vous cite aussi la suppression éventuelle d'un jour férier remplacé par une seconde journée de solidarité suppression du service national universel réduction du budget de la formation des enseignants ou encore baisse des fonds alloués à laame l'aide médicale d'État pour les sanspiers entre autres en en parallèle le Sénat veut notamment supprimer la hausse de la taxe sur l'électricité en tout cas les sénateurs promettent de maintenir la cohérence du texte ils ont insisté dessus justement parce que souvenez-vous hier soir l'incohérence et bien c'est l'un des reproches qui a été fait par les députés du socle commun à leurs collègues de la gauche pour justifier leur rejet du volet recette du budget merci beaucoup Fannie est-ce que c'est c'est totalement nouveau ou vraiment très rare Charline besina que les sénateurs récupèrent un texte entre guillemets budget vierge c'estàd le le texte initial du gouvernement c'est tout à fait nouveau il il y a jamais eu de rejet comme celui-là du premier volet qui fasse tomber le 2uxème qui amène un texte tout neuf au Sénat donc c'est clairement une posture de chambre de la majorité que le Sénat va endosser aujourd'hui et et c'est particulier notamment par rapport à ce Sénat LR qui a très longtemps joué la carte de l'opposition on se souvient des commissions d'enquête un peu musclés qui ont existé ici et donc cette idée d'être une chambre majoritaire ça change complètement la responsabilité des sénateurs aussi même si on sait que le vote des budgets au Sénat c'est plutôt quelque chose qui file droit dira-t-on étant donné que il y a il y a cette culture de la rigueur notamment par on a parlé de ce groupe des CIN et donc je pense qu'il ne devrait pas y avoir trop de difficultés à faire adopter dans un délai encore plus court hein que l'assemblée il faut le rappeler hein c'est c'est à peine une quinzaine de jours pour le Sénat et bien dans ce délai plus court je pense qu'on aura évidemment un consensus à trouver ce Sénat va donc clairement être considéré comme la chambre de S de ce nouveau gouvernement à charge pour lui de le faire sur d'autres lois que les lois budgétaires et ça ça risque d'être une autre paire de oui effectivement et alors justement le le la dénonciation des des déficits d'un côté la lutte contre l'endettement de la France de l'autre Stéphan zumseek c'est c'est un marqueur de la droite c'est pas je voilà je dis rien d'extraordinaire là mais en revanche on avait un peu l'impression que que la dite droite l'avait oublié oui c'était un peu le un des un des multiples paradoxes de de de cette étrange période où oui vous aviez les défens des comptes publics on les trouvait pas là où on les trouvait traditionnellement C ces dernières décennies après la question de savoir est-ce que la la réduction des déficits est-ce que c'est une priorité des Français est- que ça parle au français pas vraimenté ça étéé malgré la surprise des 60 milliards à trouvé et cetera et ca ça pas changé oui mais il y a eu plein de choses il y a eu le covid il y a eu l'inflation il y a eu l'Ukraine il y a eu plein de crises de chocs économique ou en tout cas l'économie jouit un rôle très important et et qu'est-ce qui s'est passé finalement depuis 2017 2018 il y a eu les gilets jaunes aussi évidemment c'est la réhabilitation de dépenses publiques et l'une des erreurs alors c'est une erreur stratégique ou alors c'est par candur ce que Michel barnierou ce qu' ce gouvernement n'a pas compris au début en disant mais bon il y aura euh il n'y aura 20 milliards d'impôts mais ça ne concernera que que les plus les plus grandes entreprises ou les 0,3 % de Français donc rassurez-vous français vous n'êtes pas impacté oui mais les Français euh ce qui les intéresse eux c'est pas forcément la fiscalité c'est leur pouvoir d'achat quand vous expliquez un Français que les dépenses publiques la dépenses publiques ça veut dire des allocations des aides enfin tout type de dépenses va ces dépenses vont baisser de 40 milliards les gens font très vite le lien avec leur pouvoir d'achat savent très bien qu'il y a toute une série de services de de produits d'allocations d'aide qui vont être supprimé et à partir de ce moment-là il y a une ça a été très clair l'image du gouvernement c'est très très très vite effrité aujourd'hui ce n'est plus du tout ça n rien à voir ce que le gouvernement pouvait véhiculer comme trait d'image il y a 2 mois et cette dépense publique c'est une erreur je pense que cétait c'est une erreur pour la droite ou pour le socle commun de de considérer que ce c'est des bonnes nouvelles qu'on annonce au français en disant nous allons on faire des économies très bien il y a des arguments qui font pit quelque part de Laurent vquier en citant deux agences de l'État et puis on va rationaliser tout ça non les Français n'y croit plus à ça ils savent très bien que il y aura de l'argent en moins j'ajoute une chose on parlait des enseignants là encore on a un gouvernement qui annonce finalement que là encore il faut se rassurer puce qu'on va supprimer 4000 postes d'enseignants c'est pas vraiment la direction que les Français souhaitent voir prendre pour les les pouvoirs publics il y a des domaines sanctuarisé pour les Français des domaines sacrés il y a évidemment la santé et ça c'est encore plus fort depuis depuis l'épisode du covid évidemment les multiples confinements mais les enseignants ils ont très très bonne très très bonne presse auprès des Français et quand vous annoncez à des français qu'on va supprimer un certain nombre de postes non ça ne va pas de soi les Français ne sont pas d'accord donc prudence là encore je pense qu'on est on a aussi des réflexes un peu candides de la droite se disant on annonce des baisses de dépenses publiques ça plaît aux gens non ça plaît moins aux gens qu'autrefis ça plaît même pas à l'UR électorale ou plus plus vraiment ça n'a jamais fait lire personne l'orthodoxie France un programme punitif voilà la droite c'est plantée avec Fillon oui al fon a décroché pour histoir de ses costumes et de son épouse mais avant même ça je sais pas si vous vous souvenez en décembre 2016 il décroche notamment sur ces mesures SQ parce que les gens ont compris que ils allaient être moins remboursés que s éta au chômage il allent être moinsabnisé et que on allait faire devoir faire des des des économies monstrueuses dans le train de vé ils en ont pas envie Valérie PCR qui avait promis de supprimer vous souvenez un nombre de fonctionnaires je sais plus combien c'était je ve pas dire de bêtises mais c'est en centaines de milliers plusieurs centaines de milliers en en en en décidant de mettre fin à l'administration administrante vous souvenez splandide formule et ben je même topo je les gens n'ont pas envie d'un programme punitif alors ça veut pas dire qu'ils veulent des dépenses fes ils sont responsables la dette les les les intéress mais vous ne vous faites pas élire sur l'orthodoxie budgétaire effectivement avec quand même un contre-emploi savoureux Adrien matou c'est c'est c'est un gouvernement avec beaucoup de de ministres et un premier ministre de droite qui vote un nouvel impôt sur les plus riches oui alors ça c'est qui va sûrement durer un peu plus longtemps que prévu d'ailleurs on a appris là que tant que le déficit serait pas revenu sous la barre des 4 % ça serait maintenu c'est lié à la période particulière qu'on traverse c'est un peu le le paradis des constitutionnalistes depuis quelques années quand même on a eu un président qui dissou mais qui ne il y a pas de majorité d'opposition claire on a maintenant la première fois qu'un budget est rejeté sur la partie recette par l'Assemblée nationale voilà c'est une période absolument inédite les repères idéologiques sont un petit peu bousculés ce qui est intéressant pour la droite c'est que elle ESS tout toujours de jouer sur cette fibre là d'orthodoxie budgétaire mais ce qu'elle essaie de faire c'est toujours de présenter des dépenses qui sont absolument indolor pour tout le monde donc elle dit voilà on a trouvé des agences on a trouvé des fonctionnaires qui font absolument rien vous inquiétez pas on va tout supprimer tout ça et il se passera rien sauf que là le problème c'est qu'ils sont au manettes et on voit bien qu'ils ont beaucoup de mal quand même à trouver des dépenses qui peuvent être supprimées sans que ça n'ait un impact sur le quotidien des Français c'est très compliqué d'autant que le poste le plus important c'est les retraites et pour la droite ce serait suffis de de de dire on va tailler dans les retraites donc là on est quand même dans une position très difficile et on en arrive donc à ce côté un peu ubuesque où la droite championne de l'orthodoxie budgétaire et protectrice on va dire des des plus favorisé bah évidemment on va dire voilà on va faire finalement un impôt sur les plus riches parce qu'on a pas trop le choix oui avec cette mesure envisagé la la suppression d'un d'un jour Ferrier remplacé donc par une seconde journée de solidarité alors à condition nous a dit le ministre des solidarité Paul christofhe que cet argent soit précisément fléché vers les bénéficiaire qui pourrait être les les les plus âgés et les personnes en situation de handicap on l'écoute moi ce que je peux dire aujourd'hui c'est que lorsque je rencontre des Françaises et des Français dans les visites que nous proposons et bien ils me témoignent tous de leur très grande attention à ce que ce soit bien pour la question de solidarité donc notamment à les aspects démographiques liés au grand âge et en tout cas pas pour boucher le déficit du pays un Charl Mina vouz intervenir peut-être pour encore un rappel constitutionnel mais c'est inconstitutionnel d'affecter une dépense à une recette poser la question est-ce que est-ce que on peut est-ce qu'on peut le vérifier c'est même pas c'est même pas constitutionnel d'acord non parce que en réalité c'est mais c'est même un principe cardinal de notre régime parlementaire c'est cette idée que on doit afficher toutes les colonnes de dépenses et toutes les colonnes de recettes et que chacun vient au pot commun de l'État ça n'est pas tabou au contraire que ça viennent boucher le déficit comme comme je l'entends donc voilà il y a y a il y a quand même des éléments de pédagogie et de démagogie à revoir dans certains des discours publics qui sont tenus sur la dépense et et je rejoins complètement ce qui a été dit c'est-à-dire que on a Michel Barnier euh par rapport à ce profil justement de négociateur du brexit qui a été choisi je crois en conscience sur le fait que ce budget allait être peut-être l'un des plus durs de la 5e République et que précisément en arrivé avec des armes sûrement autoritaires à la fin pèserait sur lui pèserait peut-être même sur sa survie de manière à ce qu'il soit le fusible qui saute c'est le principe de ce régime et et je crois qu'il en est assez conscient cette idée de de jouer l'austérité auprès du Sénat qui est peut-être plus apte à l'entendre marchera peut-être mais infin il y a cette logique de déresponsabilisation personne ne veut être le premier violon de l'orchestre du Titanic et je crois que c'est vraiment ce qui est en train de se passer aujourd'hui sur la situation parlementaire et politique mais aussi sur la situation financière et alors là aussi si on regarde le nombre de jours travaillés le classement européen bon ben la France elle est sur le podium du nombre de jours ferriers du nombre de jours de congé à prendre dans dans l'année Stéphane zumseek pour autant est-ce que l'idée de supprimer un un un un jour Ferrier peut passer dans l'opinion oui ça peut passer c'est passé une fois enfin c'est passé une fois mais ça a été fait dans le aès la canicule ça avait été très mal expliqué on a toujours pas compris pourquoi le public n'était pas concerné dès le début les collectivités locales de gauche j'avais dit de toute façon ça ne nous concerne pas on ne veut rien rien en savoir c'est c'est toujours le problème les Français sont capables de de évidemment qu'ils sont prêts à faire des efforts il y a pas d'égoïsme vis-à-vis du du du vivre ensemble mais tout dépend aussi de la façon dont vous l'annoncez parce que il faut pas oublier une chose supprimer un jour férier pour une seconde journée de solidarité ça s'appelle un recul d'un acquis enfin la fin d'un acquis social c'est pas pour autant qu'il faut pas y toucher able mais quand on en parle on parle ça comme d'un effort naturellement vous supprimez une journée de travail enfin une journée non travailler au français oui ils en sont ils en sont capables le vrai problème je parlais tout à l'heure de l'image du gouvernement qui a été écorné avec la présentation de de de son budget problèm fiscaux c'est l'opinion se retourne quand il y a une suspicion d'injustice regardez ce qui s'est passé avec le retraite c'est la même chose qui est en train de se passer avec avec ce budget avec la hausse de la fiscalité ou la baisse des dépenses publiques on vous présente quelque chose qui est naturel évident et indispensable c'était la même chose il était indispensable et inévitable d'augmenter de 2 ans la la durée de de travail et et de passer à 64 ans et à un moment donné les gens se ditent mais c'est totalement injuste pourquoi est-ce vraiment utile et pourquoi moi je suis concerné et c'est ça et c'est un peu un peu ce qui s'est passé là on a un gouvernement qui n'avait qu'un seul atout au tout début c'était pas son assist parlementaire évidemment céit le fait que les Français étaient soulagés d'avoir un premier ministre d'avoir un gouvernement aujourd'hui il y a plus ça il y a plus on a pas de soulagement on ne rend pas grâce on on n'est pas on ne rend pas grâce à Michel Barnier d'avoir d'avoir accepté de prendre le le salale boulot quelque part et dans doser le mauais rôle parce que il y a cette suspicion d'insincérité et de d'effort trop violent de choc fiscal et je le trouve que le gouvernement que les ministres soi issus de la droite républicaine ou du bloc central ex macroniste s'exprime avec beaucoup beaucoup de maladresses notamment les ministres qui qui parlent à leur propre administration qu' s'agisse du ministre de l'éducation nationale ou du ministre de la Fonction publique ouis et et d'ailleurs notre question est-ce que Michel Barnier a perdu la main ce que vous êtes en train de dire c'est alors le le défi était très très compliqué à relever hein on va on va on va rappeler ce qu'on disait il y a il y a quelques semaines mais il est en train de perdre la main dans l'opinion c'est ce que vous nous dites bien sûr oui et je trouve l'épisode voqué au-delà des des considérations stratégiques ou tactiques et des présidentiables les uns par rapport aux autres le fait de finalement laisser un président de groupe parlementaire ça a été Dilé entre eu alors même qu'on apprend immédiatement après que le ministre de l'Économie n'était pas au courant ça donne une drôle d'idée d'un Premier ministre qui est censé être le chef d'un groupe qui joue collectif là pour le coup c'est pas un c'est pas un électron libre du gouvernement qui qui crée la polémique là c'est le premier ministre qui fait un petit peu dans l'esprit des Français un peu n'importe quoi comment se fait-il que ministre de l'Économie n'était pas au courant ça paraî bizarre allez il nous reste de 3 minutes pour parler vous l'avez déjà mais parler de de du 493 sans doute inévitable Adrien matou est-ce que justement Michel Barnier ne prépare pas l'opinion finalement à ce que il utilise le 493 et que ce soit une sorte de soulagement bon ben ça y est enfin on arrête de parler du budget bah c'est intéressant de se poser la question parce que ces dernières années on a pris l'habitude du fait que le qu soit un drame ou c'était le cas pour les retraites et on honnêtement les oppositions pouvaient légitimement s'agiter crier au scandale dire voilà c'est un dénis démocratique dans le cas de la réforme de la retraite c'était absolument évident là je pense que Michel Barnier peut faire le Paris de se dire les Français ont bien vu le cirque fait par les oppositions pour nous amener au 493 et finalement elles sont tellement irresponsables je pourrais le dire devant les Français que je suis obligé voilà je je m'y résous je pense que bon il faudra pas qu'il joue trop le le bonhomme obligé parce que le 43 c'est quand même assez commode dans ces cas-là et il jouer ce truc là après ce qui est intéressant c'est le Sénat le Sénat a une vraie carte à jouer le Sénat a gagné en popularité auprès des Français ces dernières années il s'est taillé l'image d'une chambre plus indépendante par rapport au à l'exécutif durant le premier quinquen Macron via les commissions d'enquête et cetera alors qu'on avait vraiment une une chambre de godillot et là il peut apparaître comme la chambre responsable par rapport aux excès au tapages que cause l'Assemblée nationale donc je pense qu'il y a une vraie carte à jouer pour le Sénat qui de manière un petit peu inespérée est peut-être en train de de finalement prouver sa légitimité aux yeux des Français un petit Paris 493 donc il y a 2 semaines ici ensuite commission mixte paritaire moi je ça revient à l'Assemblée ça va être rapide voilà je fais ce pari de de du 493 de lecture ultime qu'on a eu justement pour la réforme des retraite c'est-à-dire après CMP quand l'Assemblée nationale reprendra le texte puisque il y a tout lieu de penser que le Sénat aura un texte assez dur que la CMP étant favorable au positionnement de droite et donc du Sénat gardera une proche en tout cas de de ce texte sénatorial et que dès lors et bien en retour à l'Assemblée nationale on voit mal comment les les les les les les au moins la gauche acceptera cela alors on peut peut-être compter sur des abstentions mais c'est un Paris tellement risqué c'est une roulette russe sans ça c'est le shutdown c'est le budget de fonctionnement au mois de mars donc je crois en effet que que Michel Barnier non seulement prépare l'opinion mais mais vraiment se dit voilà cette cartouche elle est inévitable j'ajoute le 493 il a fait beaucoup de bruit pour la réforme des retrait moins pour les budgets am parce que justement il y a ce a il y a ce a ce risque cette espèce de de rationalité budgétaire qui récupère l'opinion merci beaucoup à tous merci et à très bientôt sur ce plateau un charine Bina je rappelle le titre de votre livre qui vient de sortir he cette Constitution qui nous protège c'est au éditions XO à très bientôt sur sur public SCNA