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ChroniqueSud Radio (sur YouTube)· 1 novembre 2025 4 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéNumérique

10 personnes jugées pour cyberharcèlement envers Brigitte Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Jean DoridoFait
    « la propagation d'une fausse nouvelle relève de la psychologie de la rumeur »
  • Jean DoridoFait
    « ce qui était très compliqué au siècle dernier est devenu aujourd'hui tragiquement dramatiquement simple »
  • Jean DoridoFait
    « l'humoriste Fabrice Soué en a même fait un sketch »
  • Jean DoridoFait
    « les dégâts psychologiques sont terrifiants »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, ça va mieux en le disant. Jean Dorido, [musique] bonjour mon cher Jean. Bonjour mon cher Maxime.

Bonjour à tous. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Vous êtes docteur en psychologie, créateur du sitehypnose.com.paris.com et Jean cette semaine vous revenez sur un fait d'actualité qui a fait du bruit. 10 personnes ont été jugées pour cyberharcèlement à l'encontre de qui ?

De la première dame, Brigitte Macron. Jean, comment une telle fake news, une fausse nouvelle peut-elle se propager à ce point ? On rappelle accessoirement que la fausse nouvelle est d'avoir fait croire que Brigitte Macron était en réalité un homme.

Et bien voilà. Exactement Maxime. En fait, la propagation d'une fausse nouvelle relève de la psychologie de la rumeur.

Il faut qu'il y ait d'abord un caractère sensationnel. l'idée d'une information qui relèverait d'un scoop du genre typiquement vous l'avez dit l'identité de gens de la première dame ou alors les grands classiques la terre n'est pas rondelle est plate ou alors l'homme n'a jamais marché sur la lune. L'idée si vous voulez c'est que plus c'est gros et mieux ça marche à partir de ce moment-là oui je je vous écoute.

Non non non allez j'acquais j'inquiéis. Ah d'accord. Et alors à ce moment-là, si vous voulez Maxime va se créer un petit noyau de personnes qui croient à cette fausse nouvelle, qui y adhère et cette adhésion va créer euh chez ces personnes un sentiment d'appartenance assez fort comme l'idée de faire partie d'un petit club d'initié.

Et alors le troisème point qui aboutit précisément au cyberharcèlement, c'est que ce petit club va faire du prosilitisme. Il va tenter de recruter de nouveaux adhérents et ce qui était très compliqué au siècle dernier est devenu aujourd'hui tragiquement dramatiquement simple. Mais ce que vous appelez l'aspect dramatique et tragique en réalité c'est tout ce qui vient des réseaux sociaux.

Non, ça part de là quand même à chaque fois. Bah exactement mon cher Maxime, c'est exactement ça. La possibilité de partager des textes ou des vidéos montées, trafiquées, bidonnées cré que l'on nomme une viralité inouie.

À cette viralité et bien elle aboutit à une masse critique ce qui au départ représente une infime minorité de personnes qui adhèrent à une fausse information se transforme en une majorité artificiellement gonflée par les algorithmes. L'humoriste Fabrice Soué en a même fait un sketch. Il parle de DD.

Euh DD, c'est l'Ou du village qui prétend au bistro que la Terre est plate. Il est tout seul DD et tout le monde rigole bien. Et ça c'était avant les réseaux sociaux parce que désormais le fameux DD rencontre autre personne qui croit ce qu'il croit et voici comment ça se passe typiquement écouter et tout d'un coup lui dit toi aussi tu avais remarqué que la terre était plate et un jour ils sont deux puis 10 puis 100 puis 1000 puis un million et un jour c'est toi qui arrive au bistro et qui dit vous savez comme la ter ronde ah il est conervez-li à boire C'est ça les réseaux sociaux des bandes à DD.

Les gens, c'est sûr que le sketch de Fabrice et Bé là décrit parfaitement la mécanique, mais comment on peut réussir à lutter justement contre cette propagation ? C'est ça l'essentiel ? Et ben alors l'essentiel Maxime, c'est d'abord de mettre en valeur dès le plus jeune âge l'esprit critique, éduquer les jeunes et aussi les moins jeunes à décrypter les images.

Parce que le pire des biais cognitifs, c'est le fameux "Je crois ce que je vois. Rien n'est plus trompeur qu'une image sensibilisé aussi au mffets psychique terribles du cyberharcèlement parce que les dégâts psychologiques sont terrifiants. Et puis le dernier point, c'est de rester très méfiant vis-à-vis de ce qui circule sur les réseaux sociaux parce que très souvent ce sont d'énormes bêtises et les réseaux sociaux, ils ne se reposent jamais.

C'est l'occasion de conclure typiquement cette chronique par un ahorisme fameux de Michel Audiard. Vous savez quelle différence il entre un con et un voleur ? Non. un voleur de temps en temps ça se repose.

Évidemment éternel Michel Audiard. Merci beaucoup mon cher Jean Dorido. Il y a de la magie en vous.

Je rappelle que c'est votre dernier livre publié chez Dunino et évidemment qu'on se retrouve la semaine prochaine.