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InterviewRMC (sur YouTube)· 27 mai 2025 13 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieSantéEurope & international

Loi Duplomb : les avis divergent sur RMC

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce matin vous nous annoncez que vous suspendez la mobilisation ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous n'avez pas l'impression aussi que les Français finissent par être inquiets de ce qu'ils mangent ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous répondez aux opposants qui disent que vous n'êtes pas un agriculteur mais un lobbyiste industriel ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Sandrine Rousseau dit que cette loi encourage la multiplication des cancers. Qu'est-ce que vous répondez ?

  • 8:00RelanceRéponse directe

    Qui a fait obstruction dans cette histoire avec les 3000 amendements ?

  • 10:00FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que la réintroduction des néonicotinoïdes est responsable de malformations des fœtus ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Arnaud Rousseau (FNSEA)Fait
    « Nous on est très sensibilisé sur les questions environnementales et on veut pas faire n'importe quoi. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

7h44, excellente journée à tous sur RMC. La loi agricole rejetée pour être mieux adopté à l'Assemblée nationale. Hier soir, les députés ont donc voté une motion de rejet de la loi du plomb.

C'est la loi agricole que vous qui vous avait été promise après votre précédente mobilisation. Bonjour Arnaud Rousseau, vous êtes le patron de la FNSEA, le premier syndicat agricole. ce vote de rejet pour rejeter en réalité les 3000 amendements qui avaient été déposés pour contrer cette loi.

C'est donc une bonne nouvelle pour vous. Oui, c'est une bonne nouvelle même si c'est difficile d'expliquer à un agriculteur que ceux qui ont défendu la loi l'ont rejeté hier à l'Assemblée et que le spectacle qui a été donné est pas un spectacle très réjouissant. Ce qui compte pour nous, c'est encore une fois d'avoir des résultats concrets dans les cours de ferme après près d'un an et demi, vous l'avez dit, de mobilisation et faire en sorte que après la loi d'orientation agricole qui était plutôt d'ordre des principes, on ait des choses très concrètes dans nos cours de ferme quand on parle de l'eau, quand on parle de la possibilité d'avoir quelques animaux de plus dans son élevage, tous les sujets qui encore une fois sont palpables pour les agriculteurs.

Vous étiez venu annoncer ici même sur RMC dans Apoline Matin la mobilisation qui a bel et bien eu lieu à partir de du 26 mai, disiez-vous, c'est-à-dire hier. Est-ce que ce matin vous nous annoncez que vous suspendez la mobilisation ? Oui, à Pauline de Malève, on suspend la mobilisation parce que notre objectif encore une fois c'était de d'attirer l'attention des pouvoirs publics et notamment des députés sur la forte attente du monde agricole.

à partir du moment où le texte continue sa vie, si je puis dire, et ne fera pas l'objet d'obstruction, il va donc aller maintenant en commission mixte paritaire. C'est un peu compliqué, mais ça veut dire que sa vie continue. La vie de ce texte continue.

Il y a pas de raison de continuer à être sur le terrain. Donc on suspend. Mais vous avez compris que ce texte n'est pas arrivé à son terme et donc on va rester extrêmement vigilant jusqu'au bout de la vie de ce texte parce que moi les agriculteurs quand ils m'interrogent, ils me disent "Et pour nous c'est quand ?" Donc pour vous, vous suspendez aujourd'hui la mobilisation.

Ça veut dire qu'au moment où on se parle, les cam les les tracteurs rentrent à la ferme. Il n'y aura plus de blocage sur les pourtetour de Paris, à l'intérieur de Paris, près de l'Assemblée. C'est fini.

Les tracteurs rentrent à la ferme. Oui. Oui, c'est exact. les tracteurs rentrent à la ferme alors que nous avions prévu d'être là encore aujourd'hui et demain.

Donc nous avons hier soir suspendu le mouvement et puis nous allons rester vigilants parce que ce qui compte maintenant c'est d'avoir la date de cette commission mixe paritaire pour savoir quel est le timing. Nous ce qui compte c'est qu'avant l'été on puisse dire voilà cette loi qu'on attend depuis un an et demi elle est maintenant arrivée. Si toutefois effectivement il y avait à nouveau obstruction ou ou des ou des complications pour que cette loi arrive à son terme, vous pourriez revenir ?

Oui, oui, vous savez, il y a plein d'autres sujets que la loi d' la loi, pardon, euh cette proposition de loi sur les entrates. Vous savez, il y a toujours le le le mercossur qui nous plane au-dessus de la tête, les sujets budgétaires. Vous savez, en agriculture, ça ne s'arrête jamais.

Mais en tous les cas, pour ce qui concerne ce sujet, nous l'avons suspendu. Nous allons continuer à suivre le texte et je le redis pour nous, ce qui compte aujourd'hui, c'est la date de la commission mix paritaire et surtout répondre aux agriculteurs quand est-ce que tout ça sera concret dans maffaire. Et à la question quand, je la poserai tout à l'heure au premier ministre.

Euh effectivement euh François Baou savoir quand aura lieu cette commission mixte maritaire paritaire et quand est-ce que tout cela se pourra se traduire dans les faits euh dans les faits pour vous euh Arnaud Rousseau. Dénit de démocratie tout de même 493 déguisés. Voilà ce que disent les oppositions puisque cette loi n'a même pas été débatue.

Oui, je peux entendre cet argument mais moi je crois qu'il appartient aux députés d'assumer leur responsabilité. Vous savez, nous on a été très allant pour obtenir ce texte. Souvenez-vous après le salon de l'agriculture, nous nous étions battus pour avoir un créneau de temps pour que le débat a lieu parce que l'Assemblée nationale, c'est le lieu du débat et à plusieurs reprises, ce temps avait été repoussé.

Nous avions réussi à obtenir du gouvernement 5 jours de débat et c'est vrai que jeudi dernier quand on a observé que 3500 amendements avaient été déposés, c'est énorme et ça nécessite selon les spécialistes de l'ordre de 3 semaines de débat. ce que nous n'avions pas et notre crainte c'était que finalement au terme des 5 jours, il ne se passe rien. Et vous comprenez que quand on vous a fait des promesses depuis 1 an et demi et que vous sentez qu'au terme du débat, il ne se passera rien, ça n'était pour nous pas accep sur le retour notamment des néonicotinoïdes.

Alors certes de manière très encadrée, dérogatoire et ce sont des néonicotinoïdes qui ont été réautorisés par l'Union européenne jusqu'en 2033. Euh donc ça ne déroge pas du tout à ce que désidait l'Union européenne, mais vos opposants, ils disent qu'au fond, vous n'êtes pas tellement un agriculteur, vous êtes surtout un lobbyiste industriel. Qu'est-ce que vous répondez à ça ?

Ben écoutez, d'abord moi je leur réponds que ce n'est pas une demande d'Arnaud Rousseau. C'est une demande de la profession complète et notamment des producteurs de noisettes, de pommes ou de betteraves qui disent "Aujourd'hui moi en France, je ne sais plus produire" et on le fait en Allemagne, en Italie et en Espagne. Et donc qu'en tant que président de la FNSA, je porte cette ambition de la production pour continuer à produire et nourrir en France, ça me paraît important.

J'ajoute à Pauline de Malerbe que nous on est très sensibilisé sur les questions environnementales et on veut pas faire n'importe quoi. Et donc on a aussi besoin que la recherche et l'innovation nous aide à progresser. On a fait d'énormes progrès depuis 20 ans.

On veut continuer à le faire pour que les Français dans 10 ans, dans 20 ans aient une alimentation française dans leur assiette qui est une des plus durables au monde. C'est ça qui est important. Pour vous l'enjeu, c'est la souveraineté.

Oui, bien sûr. Vous savez, on importe énormément de plus en plus. On on va devoir attirer beaucoup de jeunes agriculteurs.

Il faudra qu'ils gagnent leur vie. Or, pour ça, il faut qu'on produise de manière raisonnable, de manière encadrée, de manière responsable et c'est le cas aujourd'hui. Mais il faut encore qu'on ait ces moyens de production parce que sinon on dépendra d'ailleurs et ça ça nous.

Est-ce que vous n'avez pas l'impression aussi qu'avec toutes ces alertes lancées notamment par vos opposants euh les les Français finissent par être inquiets de ce qu'ils mangent ? Oui, je je crois qu'il y a il y a un peu de panique parfois dans l'assiette et certains jouent là-dessus mais moi je voudrais leur redire. Vous avez euh Sandrine Rousseau hier qui n'est pas votre sœur hein, c'est pas parce que vous appelez Arno Rousseau.

Sandrine Rousseau, la députée écologiste qui dit au fond que c'est une manière d'encourager quasiment de la multiplication des cancers. Qu'est-ce que vous répondez à ça ? Non mais franchement, enfin moi je trouve que ça n'est pas sérieux.

Le produit qu'on utilise, il est homologégué au niveau européen par des scientifiques àsa. Moi, je je ne suis pas compétent pour juger de ça au même titre que quand je vais chez le pharmacien et que j'achète un médicament que m'a préconisé mon docteur, je ne suis pas compétent. Donc attention avec ça.

Nous, on constate qu'il peut y avoir aujourd'hui un certain nombre de sujets de santé publique. On est les premiers à les utiliser. Donc on fait pas n'importe quoi.

Mais en revanche, on a besoin pour soigner nos plantes, pour soigner nos animaux d'un certain nombre de produits qui sont homologués. Et ce produit qui est utilisé, la cami, vous l'avez dit, en Allemagne, en Italie, il n'est il y a qu'un pays en Europe où il n'est pas utilisé, c'est la France. Ne nous mettons pas dans des impasse maintenant, je le dis, continuons la recherche d'innovation pour faire mieux demain, mais ne faisons pas peur aux français.

La qualité de l'assiette française est une des plus élevées au monde. Merci Arnaud Rousseau, patron donc de la FNSEA, premier syndicat agricole et c'est donc sur RMC que ça se passe. Vous étiez venu nous annoncer il y a quelques semaines la mobilisation.

Vous nous annoncez donc ce matin au micro d'Apoliine matin que vous suspendez la mobilisation agricole. Il est 7h51. Bonjour Aurélie Trouvé.

Bonjour Aurélie Trouvé. Vous êtes député LFI de SC Saint-Denis. Vous êtes aussi la présidente de la commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale.

Tout à l'heure 8h20 dans un peu plus de 10 minutes maintenant je recevrai le le Premier ministre François Bairou hier. Hier motion de rejet voté à l'Assemblée nationale sur la proposition de loi agricole. Faut bien expliquer les choses.

Ce sont les députés du socle commun, c'est-à-dire censés être ceux qui devraient défendre cette loi, qui ont voté contre cette loi, cette motion de rejet parce qu'ils veulent échapper aux 3000 amendements que vous avez déposé, LFI et les écologistes. Qui a fait obstruction dans cette histoire ? Alors d'abord, c'est une forme de 493 he qui vient de se passer.

Pourquoi ? Bah surtout parce que le bloc présidentiel veut éviter un débat public sur une loi qui est une loi qui va rendre malade des des Français tout simplement. Mais mais pardon, en déposant ces 3000 amendements, vous saviez très bien que vous alliez dans le mur.

Alors hier, nous avons proposé de retirer autant d'amendements qu'il faut et le Bloc présidentiel a refusé. En réalité, il voulait cette motion de rejet. Il voulait ce 493 pour qu'on ne débatte pas de ce que j'appelle la loi pesticide.

C'est-à-dire une loi qui va réintroduire un pesticide dangereux, qui va faire qu'il y a des bébés qui sortent mal formés du ventre de leur maman. C'est ça dont on parle. Mais vous êtes sûr de ça ?

Et bien sûr, il y a des dizaines d'études scientifiques qui prouvent qu'il y a des risques très élevés pour euh de cancer. Ce que vous dites est très grave. Vous dites au fond que les députés hier seront responsables de fétus mal formés.

Ah, en avez-vous ? Pardon, je vous repose la question parce que l'Union européenne s'est penché sur la question et a réautorisé jusqu'en 2033 ces fameux néonicotinoïdes. Donc ça veut dire que l'Union européenne sachant cela alors autorise des pesticides qui vont déformer les fétus.

À votre avis, pourquoi la France a interdit les les néonicotinoïne pourquoi la France l' interdit en Pourquoi la France l'a interdit en 2016 après euh toute une revue de la littérature scientifique ? Vous savez de quoi le principe de précaution ? Parce qu'il y a des très graves risques sur la santé humaine.

Vous savez de quoi parle Christian Wick est directeur scientifique de LINRA ? Il parle du nouveau chlore déconne de l'hexagone. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que il y a un risque de scandale sanitaire d'un pesticide qui serait comme le chlore décon aux antilles. C'està-dire ce pesticide qui a fait des milliers de maladie grave et de morts parce qu'on a mis des années à l'interdire. Mais c'est aussi un pesticide qu'on appelle tueur d'abeilles.

Et d'ailleurs, tous les apiculteurs sont contre la réintroduction de ce pesticide parce que ça tue massivement. Ça risque de remettre en cause la pollinisation des abeilles. Or, les abeilles, vous savez, c'est la pollinisation de la plupart des plantes que l'on j'entends tout ce que vous voulez.

J'ai juste euh une question parce que c'est très grave. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui oui ou non que la réintroduction au niveau d'ailleurs européen puisqueaujourd'hui l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie utilise ces néonicotinoïdes sont responsables aujourd'hui de malformation des fétus ? De risque très important de malformation euh des fétus.

Oui. Et ce principe de précaution, il est dans la Constitution décidée par Jacques Chirac en 2007. Et c'est là-dessus que ça soit le président de la République et le Premier ministre si jamais cette loi est mise en œuvre.

Et moi, je considère que c'est une loi trumpiste qui remet en cause les résultats de la science. Et ça qui est très et je le dis aussi, il existe des alternatives. Évidemment, il y a des filières en difficulté.

Je pense aux noisettes par exemple, mais on peut faire autrement. Il y a des alternatives qui émergent. D'accord.

Et il suffirait d'abord d'aider de soutenir les agriculteurs en difficulté, hein, c'est quelques centaines d'agriculteurs, hein, dont on parle pour ce qui concerne la noisette, d'assurer leur revenus. La noisette, la betterave principalement. Oui.

D'assurer leur revenus en attendant de trouver des alternatives. C'est une question de quelques mois. Et par ailleurs, il y a quelque chose que ne fait pas le gouvernement, c'est interdire les importations de produits interdits en France.

Il suffirait aujourd'hui de dire et ben les noisettes traité ainsi ou les betteraves traités avec des néonicotnoïdes, elles rentrent pas en France. Mais vous connaissez la loi, vous connaissez parfaitement la loi. Aurélie trouvé ces noisettes, elles sont pas faites au bout du monde, elles sont faites par nos voisins allemands, italiens, espagnols.

Vous n'allez pas interdire en France des produits qui viennent de l'intérieur de l'Union européenne. Et ben si, c'est tout à fait possible. Ça la clause de sauvegarde.

On l'a fait par exemple sur un autre pesticid qui s'appelle le dimétoat sur les cerises il y a une dizaine d'années. Donc c'est tout à fait possible. C'est une question de choix politique et donc oui, une autre agriculture est possible.

Il faut s'en donner les moyens. Il faut protéger les agriculteurs et les soutenir. Mais cette loi fait précisément l'inverse.

Cette loi, c'est vraiment une capitulation, une résignation alors que la transition écologique est absolument nécessaire. Non, on ne doit jamais reculer pour la santé des France. Avez-vous une date pour la commission mixte paritaire ?

A priori, pour l'instant, elle avait été prévue début juillet. Donc, j'imagine que elle aura lieu dans ces eau-là. Elle aura lieu début juillet. une loi trumpiste, dites-vous.

Je poserai la question dans un instant à François Bairrou qui est donc mon invité, le le Premier ministre Auréli Trouvé. Merci à vous. Vous êtes député la France insoumise de SC Saint-Denis et présidente de la commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale. [Musique]