Estrosi : «Le congrès et la primaire ensemble pour clarifier les choses»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Coup de tonner lundi avec le résultat des élections européennes. Coup de tonner mardi avec la démission de Jean-François Copé de la tête de l'UMP. Et aujourd'hui, qu'est-ce qui va se passer ?
Et bien, on va en parler avec Christian Estrosi, le député maire UMP de Nice. [Musique] Monsieur Estrosi, bonjour, merci d'être dans notre studio. Trois petites questions pour commencer.
Êt-vous soulagé par le départ de Jean-François Copé de la tête de l'UMP ? Oui, je crois que c'était la seule voix digne et responsable de toute évidence ce départ clot une séquence extrêmement délétaire dans laquelle nous entraînit la direction de l'UMP ces derniers temps. D'accord.
D'accord avec Jupé quand il dit l'UMP c'est l'égooliste et les centristes réunis. L'UMP avait cette vocation au départ, mais tout le problème posé aujourd'hui et c'est la bonne décision, c'est de demander aux militants l'occasion d'un congrès de fixer la ligne politique et c'est à eux et ça n'est pas à nous de le décider à leur place. Alors la guerre est-elle finie à l'UMP ?
En tout cas, je fais partie de ceux qui n'ont jamais commenté pour être hors quota. Ouais. Et c'est bien pour cela que je ne participais pas au bureau politique.
D'ailleurs, lorsque vous m'avez invité la semaine dernière, nous n'avions pas prévu ni les résultats de dimanche, ni les événements de lundi, Big Malion et et compagnie. Donc non, je ne fais pas partie du bureau politique. Je suis hors quota puisque nous étions dans une guerre de clan où si on appartenait pas au clan Fillon ou au clan Copé, on avait pas le droit de siéger au bureau politique.
Et comme j'ai fait le choix de ne siéger dans aucun clan, je n'appartenais à aucun quota. Bruno le maire. Oh, c'est le petit euh quota résidu euh qui a fait qu'on a repêché quelques-uns pour y siéger, mais je ne n'ai pas fait partie de ceux qui l'ont revendiqué.
Et euh enfin euh en même temps, je participais ce jour-là à une réunion avec le Premier ministre à Matignon sur les réductions de dotation dans les collectivités territoriales. Pour les défendre ou pour les soutenir ? Pour les défendre bien évidemment.
D'accord. Donc euh vous êtes contre la réduction des dotations. Je suis contre la réduction des dotations.
Je n'étais pas seul d'ailleurs de manière très transversale pour euh faire partie des dirigeants avec l'association des communautés urbaines et métropole de France avec Gérard Colomb. D'accord. On en reparlera.
Oui. Mais c'est important de rappeler que la forme d'économie que nous voyons, c'est aussi une relance de la croissance par les investissements territoires. Alors on va écouter Rachid Adati qui était chez Jean-Michel Apati ce matin.
Quelqu'un que vous connaissez bien tous les deux. Vous les connaissez bien. C'est quand même pas très agréable et c'est pas très digne.
C'est pour ça que le comité autodésigné hier, moi j'étais plus Oui. Non mais moi j'étais réticente. Pourquoi ?
Parce que quand même moi j'aurais préféré avoir totalement des personnalités neutres et qui n'ont pas participé et qui n'ont pas été, j'allais dire complices de ces haines fratricides. Voilà qui ont qui ont abouti à ce qui s'est passé hier. Il a Vous êtes d'accord avec Rashidati ?
Euh si je vous dis que je suis d'accord avec Rashida Dati. Je remets en cause ce que je vous ai dit il y a quelques instants, à savoir que je pense que d'abord de se laisser aller au moindre commentaire ou Ouais. sur la déclaration de telle ou telle personnalité de notre famille politique, c'est continuer à entretenir des affrontements entre les personnes.
Alors on va faire autrement et moi je ne le veux pas. Il vous plaise Tumvira, Jupé, Rafarin, Fillon, trois anciens premier ministres de façon collégiale et temporaire. Mais à partir du moment, c'est la meilleure les moins ils sont là pour assumer les affaires courantes, rester neutre, c'est tout ce qu'on leur demande et ne prendre aucune position pour laisser les militants libres de leur choix.
On leur demande d'organiser un congrès à l'automne prochain pour que ce soi les militants et personne d'autre qui ne fixe la ligne politique de notre parti. Mais bien évidemment, j'y prendrai toute ma part mais euh ce congrès doit être là pour nous permettre de définir un nouveau modèle politique. MP c'est des clans en ce moment.
Alors si je vous écoute bien là, vous êtes en train de me dire moi j'ai pas envie. Non non justement je suis en train de vous de souligner que Christian Estros il veut pas faire partie de cette cette guerre de clan. Je je je veux rassembler, je veux fédérer, je ne veux pas commenter la phrase de l'un contre l'autre et je veux appeler les uns et les autres à ne plus s'affronter.
Alors est-ce que c'est le moment où jamais nos militants et nos électeurs ne supportent plus cela. Est-ce que c'est le moment ou jamais pour Nicolas SarkoZi de revenir ? Mais bien évidemment.
Ah bien évidemment. Vous lui demandz mais je le lui demande. Il est 12h4.
Christian Estrosi, Autol Orange Le Figaro demande à Nicolas Sarkozi de revenir. Oui, je l'ai bien fait chez un de vos confrères ce matin. Merci de me le dire mais je suis heureux de le refaire au Tooc Orange ce matin de toute évidence puisqu'il y a un nouveau rendez-vous où en même temps j'estime que imposer à nos militants la même souffrance que pendant l'été 2012 à de l'été 2014 leur dire que nous aurons des primaires ensuite en 2016.
Je crois que nos militants n'attendent pas cela. Ils attendent qu'une fois pour toutes on désigne un chef qui nous conduira à la victoire en 2017. Sarkozi doit être au congrès de et donc de toute évidence c'est l'opportunité pour Nicolas Sarkozy de dire vous savez c'est lui qui disait la France se donne à celui qui en a le plus envie et bien c'est à Nicolas Sarkozy de dire aujourd'hui en a vraiment comme toujours.
Je dis c'est à Nicolas SarkoZi de dire s'il en a vraiment envie. Oui mais moi ce qui m'intéresse c'est ce que vous pensez vous. Et ce que je pense c'est qu'à partir du moment où il dit qu'il en a envie, il a une opportunité pour le faire et que en même temps il participe à ce dialogue avec les militants pour définir une nouvelle ligne politique qui peut nous conduire à la victoire, celle qui nous a fait défaut sans doute dimanche dernier parce que nous voulons un nouveau modèle politique.
Oui, mais je veux affirmer une chose. On parle toujours de personne. parler de par les hommes les hommes et les femmes sont importantes.
Il y a pas de politique sans cela. Vous êtes d'accord avec ça ? Oui mais des hommes et des femmes sans nouvel modèle politique parce que notre modèle politique est usé aujourd'hui.
Est-ce qu'il faut que usé ? On va en parler. Si Nicolas Sarkozy revient, est-ce qu'il doit se soumettre à des primaires ?
Ça c'est une question précise. Peu importe la forme, il doit d'abord dire si aujourd'hui il estime que sa famille politique est malade et que face à cela, il a un rôle à jouer pour permettre à sa famille politique de se redresser. C'est ce que moi j'attends de sa part.
Vous êtes partisan des Moi, je suis partisan du fait que nous n'ayons pas successivement l'élection d'un président de l'UMP, l'élection ou la désignation de notre candidat au primaire. Je voudrais que ce congrès nous permettre de définir d'abord une ligne politique, un nouveau modèle. Est-ce qu'il faut des primaires ?
Mais bien sûr qu'il faut des primaires. Bien sûr qu'il faut des primaires. Bien sûr qu'il faut des prima. estolas doit soumettre à je dis en même temps parce que je ne veux pas me renier là-dessus euh que je trouve que imposer à nos militants à la fois délire un nouveau président à la tête de notre mouvement à l'automne et ensuite leur imposer un an plus tard de faire des primaires, autant aller ou directement même sur un calendrier un peu plus reculé primaire ou un peu plus avancé ou je préférerais qu'elle soit avancée.
Au moins, on aura une fois pour toutes un chef qui pourra nous mener à la victoire en 2017. Estros pourrait être candidat à cette primaire. Ce serait insolent de ma part.
Si alors ce serait, laissez-moi aller jusqu'au bout de ma phrase. Ce serait insolent de ma part vis-à-vis de nos militants. Ce serait arrogant. ce serait donner l'impression d'avoir une ambition personnelle au lendemain où il s'est passé un véritable séisme dans notre famille politique.
Et je dis à tous ceux qui déjà ce matin euh c'est naturel peut-être mais affirme une ambition. Attendez, on on essaie d'abord de fixer un équilibregan rien entendu ce matin. À ce qui pourrait être tenté, je dis bien au conditionnel euh adopter une position de réserve.
Voyons comment déjà nous pouvons stabiliser les choses pour organiser le débat parmi nos militants. J'écoute, j'écoute, j'écoute Christian Estros, il veut le retour de Sarkozi, il ne se refuse rien. Il veut pas mettre d'huile sur le feu.
Je Mais il en a il en a il en a fini avec Fillon. Je demande je demande euh je crois que vous transformez beaucoup mes propos. J'ai demandé simplement si Nicolas Sarkozi a envie d'un rentour en politique, qu'il le fasse maintenant, que nous sachions quelle est sa position car infliger une campagne à présidence de l'UMP, ensuite infliger des primaires et que Nicolas Sarkozy garde une position qui nous laisse dans le doute, dans le vague sur sa position, et bien ça ne facilitera pas les choses pour notre partie.
Chacun sait l'amitié, la loyauté que j'ai toujours eu à l'égard de Nicolas Sarkozi. En même temps, je pense être bien placé pour pouvoir lui dire euh Nicolas, c'est maintenant qu'il faut dire si tu envies ou si tu n'as pas ces primes pourraient avoir lieu au Congrès du mois d'octobre en même temps. Ça serait bien ça pour vous.
C'est mais bien évidemment que le congrès la primaire ensemble ça permet une fois pour toute clarifier les choses. D'accord. Qu'est-ce que vous reprochez à Fillon ?
Moi je n' je crois que vous n'avez pas compris ma position. Mais je voudrais savoir vous avez soutenu François Fillon ? Non mais vous voudriez euh continuer alors qu'hier matin on a commencé à déposer les bases de ce qui peut nous permettre de redonner cette parole à nos militants et de mettre un terme à ces conflits, à ces guerres de clan que j'ai toujours rejeté.
Donc la seule chose c'est je n'ai pas voulu être dans un camp contre un autre parce que nos militants n'en pouvaient déjà plus il y a plusieurs mois de cela et que j'ai voulu être un militant parmi les militants. Souligner un mot très important que vous avez souligné tout à l'heure, la ligne. Quelle est la ligne qui pour vous est souhaitable à l'UMP ?
D'abord j'en reviens au problème du modèle politique. Notre modèle est à bout de souffle. ou et quand je dis notre modèle c'est vrai pour l'UM pour l'organisation de la vie dans notre pays mais profitons du congrès en tout cas pour notre propre modèle pour offrir une véritable alternative crédible de mener une double révolution culturelle d'abord sur la gouvernance car nous voyons que le modèle de gouvernance que nous avions nous a conduit à l'échec très clairement et moi je reproche à la direction de l'UMP d'avoir en quelques quelque sorte dimanche dernier saboter le résultat d'un grand nombre de nos candidats qui avec briot talent ont remporté des échéances municipales.
Ils avaient la confiance largement majoritaire de leurs administrés dans les grandes villes, dans les moyennes villes, dans les petites villes de France et dimanche dernier parce que manque de ligne politique parce que gouvernance affaiblie, nous nous sommes retrouvés dans l'incapacité face à une gauche complètement sur la voie du déclin 14 % rendez compte que depuis dimanche on ne parle pas de l'effondrement de la gauche. On le sait mais on en parle pas. Mais on le voit bien.
Quelle ligne ? Quelle ligne ? Parce que ça signifie donc cette double révolution, cette double révolution culturelle, la ligne politique, Jupé l'a dit hier, ça sera centriste plus gaiste, ça sera ça sera au militant de la définir lors du congrès.
Lui, il a dit centriste, il a dit deux choses. Il a dit deux choses. Vous dites non mais on peut regarder les bobines ensemble.
D'accord. Il a dit deux choses. Il a commencé par dire c'est au congrès et aux militants de définir cette ligne politique.
Et ensuite il a dit à titre personnel, j'aurais plutôt telle position. Bien. av moi je dis les choses aujourd'hui il faut aller sur un nouveau modèle économique et social il faut arrêter le débat centriste gauliste et cetera la France du 21e siècle qui s'appuie sur des racines que nous puisons dans notre histoire celle de la nation française bien évidemment mais en même temps nous devons aller vers un nouveau modèle quelle société nous voulons quelle civilisation nous voulons pour le siè l'immigration est un problème évident et réel va-ton dans Schengen 1 qui a été négocié en 1995 alors qu'il n'est plus adapté à notre modèle et qu'en même temps il déséquilibre tout notre équilibre économique et social vaon continuer à nous enfermer dans une politique où les PME sont écrasés de charge et en même temps où on a sur aucune protection Est-ce que vous êtes vous ?
Je suis je suis gauliste. Je suis gauliste, mais je suis vous savez le gaulisme a toujours été visionnaire, c'est toujours adapté à son époque. Si aujourd'hui nous avons la chance d'avoir en matière énergétique notre indépendance énergétique grâce au nucléaires civil, c'est grâce à Degul et à Pompinou.
Et lorsque je vois la Cour des comptes qui ce matin demande au gouvernement de rendre comptes, est-ce que oui ou non vous allez fermer des centrales nucléaires, là où l'énergie nucléaire civile a augmenté de près de 20 % de coût au cours des trois dernières années. Il faut clarifier l'ensemble de ces dernière petite question. Est-ce que Marine Le Pen peut être présidente de la République en 2017 ?
Euh je je vous pose la question euh Ivre euh on on a parlé euh de la première formation politique dimanche soir et cetera, une formation politique, vous savez ça se juge sur la durée, sur le nombre d'élus locaux, sur ses implantations, euh sur sa capacité euh à proposer, à construire. Je crois que les Français euh ont exprimé un profond malaise mais n'ont pas sous un projet euh c'est l'expression. Et donc la question que je vous pose, allez, il y a eu un premier tour dimanche dernier.
Ouais. S'il y a un deuxième tour dimanche prochain, qui est-ce qui gagne ? Ouais, je vous pose la question.
Moi, je suis observateur. Non, mais qui est-ce qui gagne ? Je suis observateur.
Vous savez très bien que ça n'est pas le Front National. D'accord. C'était le to qu' rose le Figaro de Christian Estros qui nous a dit beaucoup de choses.
La première c'est qu'il appelle de tous ses vœux le retour de Nicolas Sarkozi. Il dit le mieux c'est maintenant. Et donc pour ça et bien on pourrait très bien jumeler congrès et primaire pour la présidentielle de 2017 à l'intérieur de l'UMP.
Et Christian Estros qui appelle de ses vœux aussi bah une ligne une ligne plutôt gauliste, c'est comme ça qu'on le comprend. euh et qui lui personnellement ben ne veut pas se déclarer candidat pour la primaire euh avant 2017. Voilà, Christian Estros, merci beaucoup. [Musique]
Christian Estrosi