Pesticides : pourquoi la France en consomme de plus en plus
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Fait
« « Je cultive tout mon potager, tout mon jardin, mon verger, en culture biologique. C'est-à-dire qu'il n'y a aucun engrais chimique. » »
- 2:00Chiffre
« « En 2016, on en consommait plus en 2009. » »
- 3:00Fait
« « Les coopératives s’occupent à la fois de vendre des pesticides et de conseiller les agriculteurs sur leur utilisation. » »
- 4:00Fait
« « L’Inra, l'Institut national de la recherche agronomique, a conduit plusieurs études sur le sujet. » »
- 5:00Chiffre
« « En 2008, le premier plan « Ecophyto » du gouvernement prévoyait la réduction de moitié de l'utilisation des pesticides à l'horizon 2019. » »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Lui, c’est Louis de Funès, le 11 février 1972, au milieu de son potager… « Je cultive depuis déjà… Je suis en deuxième année. Je cultive tout mon potager, tout mon jardin, mon verger, en culture biologique. C'est-à-dire qu'il n'y a aucun engrais chimique. » Quarante-six ans plus tard, le bio représente un peu plus de 6 % de la surface cultivée en France.
Un record. Mais il y a un autre record : la France consomme toujours plus de pesticides. En 2016, on en consommait plus en 2009.
Ça, ce sont les chiffres pour l'épandage. Ils seraient encore plus grands si on y ajoutait les pesticides dont on enrobe les graines avant de les semer. Alors, pourquoi la France consomme-t-elle de plus en plus de pesticides ?
Les pesticides ont été introduits dans l'agriculture française au lendemain de la seconde guerre mondiale. C’est un choix politique : la population française augmente, il faut produire plus, et plus vite, pour nourrir tout le monde. « L'agriculture française se trouve, à son tour, saisie par les facteurs de transformation qui dominent notre époque.
En ce qui la concerne, il s'agit de la nécessité d'adapter ses structures et ses organisations aux conditions de la qualité et du rendement et de la concurrence. » Résultat : la production de blé, par exemple, a été multipliée par trois en soixante ans. Au cœur de cet éco-système agricole français, il y a ça : Des entreprises mises en place par les agriculteurs eux-mêmes, qui représentaient en 2017 presque 86 milliards d'euros de chiffre d'affaires.
Difficile de s’en passer : c’est là qu’on peut se fournir en matériel, c’est là qu’on apporte les blés qu’on vient de moissonner ou le lait qu’on vient de produire. Et c’est aussi là qu’on s’approvisionne… en pesticides. Problème : les coopératives s’occupent à la fois de vendre des pesticides et de conseiller les agriculteurs sur leur utilisation.
Un conflit d'intérêt dénoncé dans ce rapport parlementaire en 2012. A la suite des états généraux de l'alimentation de 2017, le gouvernement prépare une loi qui doit mettre fin à cette confusion des genres. Reste qu'aujourd'hui beaucoup d’agriculteurs, qui ne gagnent déjà pas très bien leur vie, ont peur de perdre en rentabilité, et donc en revenus, s'ils ne peuvent plus utiliser de pesticides. « Bien sûr, si c'est une problématique de société, nous, pour continuer à faire notre métier et à le faire dans de bonnes conditions et le plus sereinement possible, il faut qu'on aille vers ce changement là.
Mais ce changement ne se fera pas sans accompagnement et sans prise de considération de la gravité dans laquelle aujourd'hui l'agriculture se trouve. » D'autant qu'ils pourraient faire face à une concurrence déloyale si ces produits étaient uniquement interdits en France. Quelle est la cohérence du gouvernement, quand dans le même temps il soutient l'accord de libre-échange avec le Canada, le CETA, qui permettra lui d'importer en France des produits contenant des dizaines, des dizaines de substances pourtant prohibées dans notre pays.
L’Inra, l'Institut national de la recherche agronomique, a conduit plusieurs études sur le sujet. L’une d’elles, réalisée avec le CNRS, sur les herbicides, montre qu’ils pourraient être diminués d'un tiers sans perte de rendement. Côté insecticides, certains produits chimiques peuvent être remplacés par des filets de protection, des produits de confusion sexuelle ou des pièges à hormones.
Mais pour certaines cultures, comme le blé, l’abandon total de pesticides reste encore un défi. Tout cela prend du temps et a un coût. En 2008, le premier plan « Ecophyto » du gouvernement prévoyait la réduction de moitié de l'utilisation des pesticides à l'horizon 2019.
Repoussé à 2025, l'objectif est pour le moment loin d'être atteint.