Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 21 mars 2024 5 min

. Valérie Boyer : le CETA ne « permet pas d’obtenir une réciprocité"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] monsieur le Président Monsieur le Ministre messieurs les rapporteurs très chers collègues notre assemblée doit se prononcer aujourd'hui sur l'accord économique et commercial global Union européenne Canada le célèbre Setta après le rejet en commission je veux saluer les travaux de notre rapporteur Pascal Alizard et du rapporteur pour avis Laurent duplom mais avant d'aller plus loin dans mon propos je veux dire que ce rejet en commission ne remet pas en cause les liens forts qui nous unissent avec nos deux pays la France et le Canada le Canada notamment avec le Québec malgré la distance qui nous sépare partage une histoire une culture et une langue commune et c'est au nom de cette amitié je crois loin des caricatures que nous ne pouvons pas tout accepter à travers un accord économique il n'y a pas d'un côté le libéralisme incontrôlé et de l'autre les les protectionnistes conservateurs alors s'il vous plaît halte à la vmence monsieur le ministre halte aux caricatures place à la cohérence car je crois mes chers collègues que la vérité se situe entre les deux qu'un équilibre peut et doit être trouvé car il ne s'agit pas ici de remettre en cause le libre échange le président Bruno rotaillot l'a rappelé nous croyons à la liberté et dans le commerce comme potentielle source de prospérité pour les peuples oui bien sûr les accords commerciaux ont tous des avantages et des inconvénients l'objectif est que les secteurs gagnants et les secteurs perdants s'équilibrent afin de créer une prospérité globale mais force est de constater comme j'ai pu le rappeler à l'Assemblée nationale en 2019 où je siégeais comme député et comme j'ai pu défendre les positions qui sont encore les miennes aujourd'hui le CTA ne répond pas à ses objectifs louables à l'image du golem il est devenu l'incarnation d'une machine économique qui échappe à ses concepteurs c'est-à-dire les nations au profit d'une logique purement mercantile ou pour reprendre les mots de notre rapporteur Pascal Alizard une épée de damoclesè sur notre agriculture et en fait il fait quelque part deux victimes d'une part le Parlement et les sénateurs ça a été rappelé très largement par mes collègues qui m'ont précéd et les agriculteurs et notamment les éleveurs C à mercosour parc accord avec la Nouvelle-Zélande la multiplication de ces accords fragilise incontestablement notre agriculture et nous ne pouvons pas parler d'agriculture sans parler de souveraineté alimentaire aujourd'hui ces accords ne permettent pas d'obtenir une réciprocité qui serait l'équilibre élémentaire pour pouvoir défendre l'intérêt de nos entreprises et de nos agriculteurs mes chers collègues faisons preuve de pragmatisme en matière commerciale mais aussi de cohérence serions-nous cohérents si d'un côté nous apportons notre soutien à nos agriculteurs mais de l'autre nous votons cet accord il est incohérent d'imposer des normes de plus en plus contraignantes à nos producteurs en les exposant toujours à plus de concurrence qui ne respecte pas nos règles comment pourrions-nous répéter que nous défendons l'environnement que nous voulons une production raisonnée plus respectueuse des équilibres écologiques et une fois que nous avons rendu la vie impossible aux paysans français faire venir des produits issus de pratiques d'élevage opposé à notre modèle français et souvent interdite en France comme cela a été largement rappelé ici même nous parlons de ici de taille d'exploitation d'alimentation des bêtes farines animales par exemple d'utilisation de substances interdites dans l'Union européenne antibiotiques hormones de traçabilité des animaux traçabilité par l'eau et non individuelle pour les animaux cela représente un risque sanitaire à ne pas négliger mais pourquoi mes chers collègues ce débat ne doit pas se résumer à sommes-nous pour ou contre le Canada sommes-nous pour ou contre les libre échanges oui nous sommes pour le libre échange à savoir des échanges équilibré libre et équilibré avec de péritables closuses miroir et pas j'oseraai le dire de miroir aux alouettes bien souvent oui le débat doit dépasser le cadre mercantil demandons-nous ce que nous voulons manger voulons-nous une France divisée en deux entre ceux qui peuvent manger sainement ceux qui peuvent manger de façon éclairée et les autres voulons-nous comme de nombreux Français conserver un certain nombre de principes et globalement aujourd'hui nous devons nous poser la question de la souveraineté alimentaire la crise du covid nous a montré à quel point nous étions vulnérables la crise ukrainienne à quel point la souveraineté alimentaire avec la crise hublée est absolument essentielle il faut changer de modèle le monde a changé et il faut s'adapter et mes chers collègues voulons-nous comme de nombreux Français conserver la Trinité cher à Fernand brodel pays paysan paysage merci merci la parole est