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Interviewyoutube.com· 8 décembre 2023ComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsJusticeSolidarités & famille

INTERVIEW : La députée EELV Sabrina Sebaihi réagit aux attaques qu'elle a subies durant la niche LR

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 50 %Défensif 35 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Sabrina SebaihiFait
    « je pense que c'est une niche qui était sur un plan très idéologique pour LR, qui ont parlé d'immigration finalement, qui ont parlé d'immigration de 9h à 20h quand même, sans discontinuité. »
  • Sabrina SebaihiPromesse
    « je compte porter plainte contre ce personnage dès demain, au vu de la gravité de son tweet. »
  • Sabrina SebaihiPromesse
    « il sera voté d'ici le 19 décembre et il sera rendu public a priori le 16 janvier »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors bonsoir madame la députée, bonsoir. Alors on le rappelle Sabrina Sebailly, vous êtes députée des Hauts-de-Seine, vous êtes un peu ma voisine, moi je suis à Malakoff, vous êtes à Nanterre dans le nord du département. Alors première réaction à chaud sur cette niche, une défaite, enfin deux défaites pour LR, un retrait de texte et une proposition de loi rejetée.

Quel bilan à chaud vous tirez vous de cette niche pour le moment madame la députée ? Bah écoutez, je pense que c'est une niche qui était sur un plan très idéologique pour LR, qui ont parlé d'immigration finalement, qui ont parlé d'immigration de 9h à 20h quand même, sans discontinuité. Alors même qu'ils ont d'autres textes dans leur niche, notamment sur les classes de découverte ou sur l'accès aux soins, ils ont fait un choix qui est celui de parler d'immigration toute la journée.

Parce que je pense que quelque part, leur objectif est depuis maintenant plusieurs mois de faire la course au RN sur les questions d'immigration. Et donc ils ont fait ce choix de ne parler que d'immigration et en utilisant les arguments les plus nauséabonds et les plus rances qu'on a pu connaître également sur les bancs du RN. Et ce à quoi on a assisté, c'est une alliance objective, mais sur le fond politique d'ailleurs, entre LR et le RN aujourd'hui à l'Assemblée nationale.

Alors, c'est vous qui avez exprimé la position de votre groupe lors de l'explication de vote du premier texte sur la remise en cause de l'accord franco-algérien de décembre 68. Et vous avez été la cible d'une attaque assez violente. Vous avez eu aussi une attaque assez virulente contre Michel Tabarro, la rapporteure du texte, qui est la fille d'un ancien responsable de l'OAS.

Et elle vous a répondu aussi de façon assez violente. Comment vous l'avez vécu ce moment ? En réalité, j'avais déjà fait une position du groupe qui expliquait, d'ailleurs, au-delà de la question qu'elle soit descendante d'un ancien chef de l'OAS, puisque ce n'est pas n'importe quelle personne, si vous voulez, ce qu'elle a mis en place, y compris elle dans sa commune quand elle était maire, ou les idées qu'elle défend, puisqu'elle défend quand même l'idée qu'il ne faut pas de repentance, l'idée, y compris d'ailleurs, elle porte les idées de bien fait de la colonisation.

Et d'ailleurs, quand elle prend la parole, elle dit « mais je suis fière de mon héritage et de son histoire ». Donc, en plus, elle assume totalement ce passé qui pose un vrai problème. On l'a vu au départ de cette législature avec le RN qui commence justement sur la nostalgie de l'Algérie française.

Donc, si vous voulez, sur le fond, moi, j'étais assez surprise de sa réponse. On aurait pu penser justement qu'elle se défende autrement. sur ces attaques, si vous voulez, ça fait plusieurs semaines maintenant qu'on subit ce type d'attaque, amis du Hamas, amis du FLN, etc.

Vraiment, je pense que ces personnes-là n'ont pas conscience, en réalité, des mots qu'ils emploient et des accusations graves qu'ils portent contre certains parlementaires au sein de cet hémicycle. Mais bien évidemment, c'est extrêmement choquant de les entendre dire de tels propos quand on sait qu'on a tenu une position de justesse, je pense, sur la question, notamment israélo-palestinienne. Et vous avez reçu aussi de très violentes attaques sur les réseaux sociaux, notamment celle de l'avocat d'extrême droite, William Goldenell, qui tweet « Dixit, une descendante du FLN qui soutient le Hamas, applaudie par des ennemis du peuple français, l'extrême gauche est la même maladie honteuse que la peste brune des années 30, où on l'éradique, où l'on meurt ».

Et il y a évidemment beaucoup de vos collègues qui vous ont apporté le soutien. Comment vous réagissez à ce tweet de William Goldenell ? Écoutez, il est extrêmement choquant.

Pour tout vous dire, au départ, quand je l'ai lu, en fait, je n'ai pas totalement compris la portée des mots qu'il avait utilisés dans son tweet. Il a fallu que je l'enlise plusieurs fois pour vraiment prendre conscience de ce qu'il disait dans son mail. Alors, il fait un amalgame de plein de choses.

Forcément, parce que mes parents seraient d'origine algérienne, forcément, je suis descendante du FLN, parce que je suis de la gauche ou des écologistes, je serais un soutien et une amie du Hamas, peste brune, avec des menaces de mort en plus dans ce tweet. Donc, oui, moi, j'ai été extrêmement choquée. D'ailleurs, je compte porter plainte contre ce personnage dès demain, au vu de la gravité de son tweet.

Mais vous savez, pendant nos interventions dans l'hémicycle, à plusieurs reprises, nous avons entendu, du côté des bancs du RN et de LR, on ne sait pas exactement d'où ça provenait, mais à plusieurs reprises, pendant nos interventions, à moi, à ma collègue du groupe GDR et ma collègue du groupe socialiste, des questionnements sur vous intervenez au nom de qui, vous parlez au nom de qui, vous parlez pour qui, etc. Ce qui sous-entend bien, quand même, quelque part, que pour eux, même le fait qu'aujourd'hui, nous soyons des députés françaises et que nous sommes françaises, eh bien, pour eux, nous restons tout de même, finalement, des Français de seconde catégorie. Et dernière question, on a passé la journée à streamer cette niche parlementaire.

C'est long, on a encore une soixantaine de personnes courageuses qui tiennent après ces dix heures de stream. Qu'est-ce que vous avez à dire à ces soixante personnes, Madame la députée ? Eh bien, moi, ce que je voudrais leur dire, c'est que c'est une journée d'échec cuisante pour LR.

Ils ont voulu passer en force sur certains textes qui ont été mis en échec, soit parce que leur texte a été rejeté, soit parce qu'ils ont dû le retirer. En plus, ils ont tenté de faire des alliances avec la majorité qui n'ont pas abouti. Donc, on voit bien aussi la difficulté dans laquelle ils sont.

Ils se sont marginalisés totalement en tapant avec le diable qui est le Rassemblement National. Donc, écoutez, c'est un échec de leur niche et il faut le prendre tel quel. Et dernière question très rapide, vous êtes la rapporteure de la commission d'enquête sur les défaillances dans le monde, dans les fédérations sportives françaises.

Le rapport doit être rendu d'ici deux semaines. On en est où du rapport ? Ça avance bien ou pas ?

Ça avance bien, mais il y a beaucoup, beaucoup de contenu. Donc, je pense que ça va être un rapport extrêmement fourni avec beaucoup de préconisations. Donc, effectivement, il sera voté d'ici le 19 décembre et il sera rendu public a priori le 16 janvier avec donc des propositions très concrètes justement pour faire évoluer ce mouvement sportif et surtout aussi rendre peut-être quelque part aussi justice à toutes ces victimes qui parfois n'ont jamais eu finalement d'oreille attentive à ce qu'elles ont vécu.

Très bien. Vous serez bienvenue pour venir nous le présenter en live, Madame la députée. Merci à vous d'avoir répondu à nos questions.

Bonne soirée. Au revoir.