Sortir de la diabolisation de la gauche : N. Abomangoli (LFI) face à S. Sebaihi (EELV) | l'Humatch
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« tous les ans à Lyon depuis maintenant 15 ans, une vingtaine d'attaques contre des personnes racisées, des militants, des personnes LGBT »
- Chiffre
« On a aujourd'hui une vingtaine de permanences de la France insoumise qui ont été attaquées. »
- Chiffre
« grâce au retrait notamment d'environ 150 candidats du Nouveau Front populaire »
- Chiffre
« un français sur deux aujourd'hui souhaite changer son maire »
- Chiffre
« 70 % des Français sont matraqués en permanence par toute cette idéologie qui suinte sur tous les plateaux de télé »
- Chiffre
« on s'entend sur 80 90 % de nos projets politiques »
- Chiffre
« il y a un texte qui a été signé par plus de 250 personnes, je crois, à travers l'Europe »
Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bienvenue pour ce nouvel match. Alors avant tout, comme de coutume, un petit rappel du concept, une question au cœur de l'ctu, deux invités et un débat de fond. et de débat de fond.
Il y en a bien besoin à l'heure euh du grand renversement où tous les mots sont vidés de leur substance pour tordre la réalité entre l'antifascisme quel qu'il soit miopilori et tentative et honté de renversement du Front républicain incluant le RN contre la France insoumise. À l'origine de cette bascule dans laquelle nous avons plongé quasiment la tête la première ces ces derniers jours, comme vous le savez, la mort du militant néo-fasciste Quentin Dean décidé le 14 février, des coups mortels qui lui ont été portés le 12 février alors qu'il était à terre lors d'une rix à Lyon avec des Antifas. Depuis, dans le cadre de l'enquête, 11 personnes ont été interpellées, puis sept ont été mises en examen pour homicide volontaire ou complicité d'homicide volontaire dont un assistant parlementaire entretemps licencié du député LFI, Raphaël Arnaud.
En parallèle de ces événements, samedi dernier, une marche en hommage à Quentin Duran à laquelle sa famille ne s'est pas associée, a été autorisée par les autorités à Lyon. Plus de 3000 personnes s'y sont retrouvées dans leur rang des représentants des groupes identitaires néonazis, néofascistes, ultranationalistes et on en passe avec slogan raciste et salut nazi à la clé. Ce qui n'a pas empêché l'extrême droite de continuer à tenter d'imposer son récit et à beaucoup d'autres s'engouffrer dans la brèche.
Alors, comment dans un tel contexte sortir du piège de la diabolisation de la gauche ? Pour en débattre, nous accueillons sur son sur ce plateau, pardon, Nadj Abomangolie. Bonjour.
Bonjour. Vous êtes député de la France insoumise. Vous avez été élu dans le département de la scène Saint-N.
Alors pour la première fois en 2022 puis réélu par la suite. Vous êtes actuellement première vice-présidente de l'Assemblée nationale. Merci beaucoup à vous d'être présente avec nous aujourd'hui.
Face à vous Sabrina Sba. Bonjour à vous. Bonjour.
Vous vous êtes député du groupe écologiste social à l'Assemblée nationale. [musique] Vous avez aussi été élu en 2022 mais vous dans le département des des Hautes scènes. Et puis à mes côtés bien sûr pour animer cette émission, alors les plus fidèles d'entre vous l'auront reconnu.
Cyprien Kaedo, chef adjoint du service politique de l'humanité. Salut Cyprien. Bonjour Julien et bonjour à nos deux invités.
Bonjour. Alors sans plus tarder, comme je disais à l'instant, on a assisté ces 15 derniers jours à un renversement du Front républicain. On commence par en regarder un condensé en image.
J'appelle donc à constituer un véritable cordon sanitaire pour isoler la France insoumise et la tenir à l'écart des institutions, que ce soit à l'Assemblée nationale où ses députés siègent dans de nombreuses instances ou en vue des prochaines élections municipales. FI, c'est pour moi les initiales de la France indécente, vous considérez qu'ils ne sont plus dans l'arc républicain aujourd'hui mais il y a Bellurette. Bien mais évidemment, j'adresse la même chose y compris à Jordan Bardella.
Si vraiment il veut mettre en place le cordon sanitaire, il y a une chose très simple à faire, c'est retirer ses candidats dans les villes où LFI peut gagner, où il sait pertinemment que le Rassemblement national n'a aucune chance. Ouais. Donc l'expression qu'on a entendu ici cordon sanitaire est très importante.
Il faut juste rappeler ce que c'est. à la base, c'est comme un concept de science politique qui parle de la stratégie de mise à l'écart de l'extrême droite notamment pour éviter qu'elle rentre dans des majorité parlementaire. En gros, c'est pas d'alliance avec l'extrême droite he tout simplement.
Et là ce qui pratique ce qui est pratiqué en Belgique, ce qui est pratiqué en Belgique notamment. Euh et donc euh bah là, on voit qu'il y a un retournant complet de l'expression euh dans la bouche de ce qu'on a entendu ici. Euh je sabais pour commencer avec vous cette stratégie de normisation du RN pardon euh couplé avec donc cette entreprise de diabolisation de la gauche, elle date pas d'hier.
Est-ce que pour vous cette séquence qui s'est ouverte c'est une étape parmi d'autres ou est-ce qu'on est sur une vraie bascule ou une rupture ? Alors effectivement, ça date pas d'hier. Je pense que ça commence déjà depuis euh quelques temps cette diabolisation d'une partie de la gauche euh et euh du coup cette normalisation, banalisation de l'extrême droite, ça avait déjà commencé déjà en 2022 mais déjà un peu avant ça.
Et en réalité euh pour moi, on suit des étapes assez logiques, c'est-à-dire qu'on commence déjà par pointer du doigt, par dire qui est fait partie du Front républicain, qui ne l'est pas, puis ensuite certains deviennent infréquentables. Puis en fait aujourd'hui c'est la France insoumise, demain ça sera probablement les écologistes puisqu'ils ne s'arrêteront bien évidemment pas là. Et donc tout ça fait partie d'une stratégie assez bien huilée en réalité.
Et pendant qu'on parle de tout cela, et bien on ne parle pas d'une chose. C'est-à-dire que on nous a beaucoup parlé de la question de l'antiflisme dans notre pays, sauf que personne ne pose le fait de savoir pourquoi il y a il y a des associations et des structures antifascistes dans notre pays. Et je trouve que c'est extrêmement grave parce que justement ces associations et ces structures, elles existent parce qu'on assiste à une montée du fascisme sans précédent dans notre pays, que l'extrême droite est quasiment aux portes du pouvoir, que le racisme, les langues et d'ailleurs depuis euh cette concentration des médias par quelques millionnaires avec une ligne éditoriale très précise qui s'en prend toujours au même avec des bouqu émissaires bien identifiés avec un retournement à la situation et bien tout ce contexte et tout ce climat fait que on a une libération totale de la parole donc avec un ex une extrême droit je l'ai dit qui est quasiment au port du pouvoir.
C'était déjà le cas en 2024 et c'est justement le barrage républicain qui a permis de l'obtenir. Et je rappelle d'ailleurs parce qu'on en a vu quand même quelques-uns qui sont passés sur les plateaux télés qu'une grande partie d'entre eux ont été élus grâce au barrage républicain et grâce au retrait notamment d'environ 150 candidats du Nouveau Front populaire. Donc à ce moment-là, ils étaient bien contents d'avoir un barrage républicain.
Et moi, je dois avouer par contre que je n'aurais jamais imaginé assister à une séquence où c'est Jordan Bardella lui-même qui dit qui fait partie du champ républicain qui ne l'est pas et qui demande lui-même à faire un barrage républicain autour d'un parti. Bien sûr, bien sûr. Alors le piège, on le voit, est d'autant plus grand avec la montée du fascisme dont parle Sabrina Sabi, mais Nadjumongoli, la dialabolisation à laquelle on assiste cette fois, elle a une particularité.
Elle s'appuie sur une mort violente et des faits établies. Celle de la participation notamment d'un collaborateur de votre groupe. Est-ce que ce processus dans ce contexte-là est réversible ?
Alors, d'abord, on ne sait pas exactement les faits exacts et la nature de la participation du collaborateur de Raphaël Arnaud qui a été licencié. Et je tiens à cette étape euh à rappeler que Raphaël Ernaud n'est responsable en rien de la mort du jeune militant néofasciste qu'il se trouvait d'ailleurs à l'Assemblée nationale à ce moment-là et que nous soutenons Raphaël Arnaud dont certains demandent la démission. Euh la réalité c'est que cette euh diabolisation, cette mise en scène de ce qularc républicain, euh d'abord elle est ancienne, elle a toujours existé et elle s'intensifie toujours dans les moments où finalement euh l'extrême droite, les fascistes sont en situation d'être eux-mêmes normalisés et sont dans une forme de quasi hégémonie intellectuelle et idéologique.
Parce que finalement ce que Sabrina a rappelé c'est que la République a été sauvée par le barrage républicain, par une sport de par le désistement républicain d'un certain nombre de candidats du NFP, mais que au regard déjà en 2024, plusieurs candidats macronistes avaient eux refusé de faire de même. Donc c'est pas non plus étonnant qu'aujourd'hui on assiste au fait que que Aurore Berger qui est quand même la ministre en charge de la lutte contre les discriminations et qui n'a jamais aucun mot pour rappeler ce qu'il se passe dans ce pays. Des militants de gauche, des militants LGBT, des hommes et des femmes racisées euh tués ou agressés.
Nous n'avons jamais un mot. En revanche, aujourd'hui, elle quéément d'une certaine manière un accord électoral avec le Rassemblement national. Et moi ce que je dis c'est que euh de Jor Mitteran en passant par Léon Bloom, à chaque fois qu'il y a eu euh la gauche en situation de de proposer un projet alternatif, de déposséder les puissants, de lutter contre le fascisme, et bien euh il y a des gens qui s'allent pour se voilà pour se liguer contre la gauche de rupture et la gauche du rupture qui aujourd'hui dit clairement les choses.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui nous avons une alliance objective entre les oligarchies et l'extrême droite et que il y a une forme d'accommandement par rapport à ça. Et donc la violence de ce qu'il se passe à Lyon, c'est aussi matériellement l'aboutissement de violence qui depuis 2010 explose. C'est-à-dire que tous les ans à Lyon depuis maintenant 15 ans, une vingtaine d'attaques contre des personnes racisées, des militants, des personnes LGBT.
Et donc la question que moi je me pose, c'est où sont les responsabilités politiques de ça ? parce que ça fait plusieurs années, plusieurs mois que nous alertons sur ce climat que les autorités ne font rien et que finalement des mouvements comme la Jingar se constitue parce qu'il y a ce climat et qu'ils organisent à la fois la solidarité, l'autodéfense populaire et une forme de protection par rapport à des gens qui aujourd'hui sont menacés et dont on ne parle jamais dans les médias dominants. On va juste avant de de passer à notre prochaine question, mais on va avec la la question de la jaune garde, le rapport à la violence aussi de la gauche qui est qui est interrogée.
Est-ce que pour sortir du piège de cette diabolisation en cours, il faut rompre avec et rappeler pardon plutôt rappeler clairement la rupture de la gauche avec la violence ? Mais nous avons nous avons toujours dit que nous n'étions pas justement pour le règlement des conflits politiques par la violence. Et c'est la raison pour laquelle nous parlons de révolution citoyenne, par exemple, de révolution enfin de changement par les urnes.
Ce qu'il se passe en revanche, c'est que aujourd'hui la June garde et des groupes dit Antif sont celles et ceux qui finalement protègent. Et la question qu'il faut poser, c'est quel est le rapport du pouvoir aujourd'hui à la protection des individus, des militants, des personnes victime de violence ? Parce que l'inversion de la question n'est pas n'est pas opérante.
Il y a toujours eu dans ce pays euh des services d'ordre. Par exemple, notre service d'ordre, nous il n'est pas c'est pas un service d'ordre d'attaque, c'est un service d'ordre de protection. Lorsque en 2023 Carlos Matins Bilongo et Loubaya ont été attaqués par une trentaine de fascistes, c'est notre service d'ordre qui l'a protégé.
C'est une service d'or qui les a fait rentrer. Il aurait pu se passer un drame et des drames comme ça sont évités régulièrement, vraiment régulièrement sans que personne ne ne s'inquiète, sans que les autorités compétentes ne soient questionnées. Moi aujourd'hui, je demande la protection également pour un certain nombre de collègues qui ont vu leur permanence attaquer.
Il y a des équipes parlementaires qui sont qui sont concernées. On a aujourd'hui une vingtaine de permanences de la France insoumise qui ont été attaquées. Et donc le rapport à la violence, c'est pas nous qui devons l'interroger, c'est plutôt les autorités qui laissent prospérer cette violence.
Et d'ailleurs, tout à l'heure, on parlait des années 30. Enfin, moi j'appelle à ce que chacune et chacun se rappelle de son histoire parce que finalement la jeune garde y compris jusqu'à son logo, c'est la reprise du logo de la SC FIO qui elle qui est lui-même la reprise du logo du SPD parce que nous savons que nous ne pouvons pas nous laisser tabasser ou tuer. C'est vrai SB peut-être une réponse sur cette question de la violence parce que sur la question de la jeune garde par exemple on sait que la secrétaire nationale des écologistes Marine Tondelier a eu des mots très critiques à appeler à rompre avec la jeune garde et aussi la démission de Raphaë Arnaud quelle est votre position par rapport à ça ?
Bah d'abord, moi je crois que la question de la violence et ça a été rappelé par Nadj, en fait, il y a aucun parti de gauche qui n'a jamais légitimité euh la légitimé la violence pour résoudre des débats des enfin du dialogue politique. On a toujours justement privilégié le dialogue. Peut-être la nuance, c'est que et lesfi, effectivement, ils parlent de révolution.
Nous, les écologistes, on parle de transition sur la manière d'accéder au pouvoir et c'est aussi ça les nuances. Et c'est aussi pour ça qu'on n'est pas dans les mêmes partis politiques d'ailleurs. On fait pas forcément la politique de la même manière.
Mais par contre, là où je la rejoins, c'est qu'on peut pas être coupable par procuration. C'est pas parce qu'on a un collaborateur qui est aujourd'hui entendu dans le cadre d'une enquête préliminaire que le député est coupable des faits parce que nous-même on a combattu ces accusations. Vous savez, on a eu pendant de nombreux mois des tentatives de l'extrême droite par exemple de dire qu'il fallait dissoudre L214 parce qu'il y avait des militants qui entraient par infraction dans des usines où il y avait des animaux qui étaient maltraités.
Donc il fallait dissoudre ces associations parce qu'elles étaient violentes. Et bien on a toujours dit absolument pas. Les associations elles existent.
Elles sont là. vous avez des individus qui eux par contre peuvent poser problèmes et la justice fera son travail. Par contre, ce qui est vrai, c'est que pendant qu'on parle de cette violence autour de la gauche, alors qu'en réalité, quand on reprend l'histoire euh finalement et et et aucune mort n'est acceptable, mais la la majorité des crimes qui ont été commis sur des sur des idéologies politiques, ce sont bien celles de l'extrême droite.
Et c'est pour ça que moi je ne mets absolument pas un signe égal aujourd'hui entre la France insoumise et l'extrême droite parce que l'existence même de l'extrême droite se construit sur un projet xénophobe et raciste qui n'a que pour vocation la fracture de notre pays et d'aller tabasser effectivement des femmes, des LGBT, des racisés dans les rues et cetera. Et je dois même vous dire que souvent on ne parle pas de cette violence de l'extrême droite parce que et pour le coup l'huma, je crois que c'est le seul journal à en avoir parlé début janvier la cocarde a fait une descente à l'université de Nantre. Ils ont tabassé des étudiants.
Il y a eu une commotion cérébrale d'une des étudiantes. Quasiment personne n'en a parlé à part votre journal. Donc on voit bien en fait que quand on veut faire monter un sujet et bien il y a toute une organisation médiatico-politique qui se met à l'œuvre pour avoir un seul intérêt effectivement c'est une alliance aujourd'hui entre les ultralibéraux qui veulent garder leur privilège et l'extrême droite qui elle veut accéder au pouvoir et donc cette alliance de circonstan elle est en route et notamment pour 2027. vous m'offrez une transition toute trouvé parce qu'on voulait justement parler de la question du cadrage médiatique puisque là on on a vu l'offensive politique mais le évidemment le le cadrage médiatique est extrêmement important dans la séquence.
On a eu en première partie euh notre invité de Nassira Madame qui parlait de comment le le récit de Nemmésis a été celui qui a été privilégié notamment dans les médias dans un premier temps. Euh visiblement la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, Nadel Jabon Mongoli, euh c'est d'acter la rupture avec ce qu'il appelle les grands médias ou les médias dominants euh et ce qu'il appelle les gardes à vu médiatiques, c'estàd les interviews des insoumis qui sont parfois à charge. Il l'a redit hier à Lyon.
Est-ce que vous avez choisi de rompre concrètement avec les médias dit traditionnels ? Est-ce que c'est pas une stratégie qui peut être contreproductive puisque vous allez alimenter forcément la diabolisation puisquon va vous accuser je sais pas si de ne pas respecter les journal on prend acte en fait on prend acte de de la situation et vous parlez du récit médiatique et du cadrage médiatique c'est exactement ce dans quoi nous somm constaté que y compris lorsqu'on nous pose des questions, c'est pas des questions simples, c'est pas des questions directes sujet verb complément pointrogation c'est déjà même dans les questions qui sont posées, le cadrage est déjà posé. Donc il y a il y a ça.
Il y a aussi les dispositifs médiatiques avec des plateau qui n'en sont pas vraiment en fait avec d'ailleurs une manière de privilégier des éditorialistes qui s'abstraient voilà des experts qui s'extraitent de bah de voilà des formes de déontologie de base qui consiste à chercher la vérité mais plutôt à imposer un récit, une opinion. Et donc de facto, il y a ce récit qui existe là. Ça a été quand même assez assez grossier concernant concernant la mort de Quentin de Rooc puisque d'abord il y a eu effectivement euh la prise euh en compte mot pour mot quasiment du récit de Mésis.
Et euh ce qui pose un problème aussi, c'est de parler avant d'avoir les faits, avant avant d'avoir des éléments mêmes objectif euh du procureur et pour d'une certaine manière euh faire en sorte que les gens soient, j'aime pas cette expression, mais un peu pris en otage par ce récit et de devoir se positionner par rapport à ce récit, de mettre en place des formes de compassion obligatoire et finalement bah de normaliser ce qui voilà ce qui n'est pas normalisable même à la en terme d'idée très concrètement, ça veut dire que du coup vous allez plus y aller sur ces plateaux ou c'est c'est ça la leçon que vous en tirez ou non mais c'est pas qu'on va plus aller mais c'est qu'on va de toute façon on y va un peu différemment c'est qu'on y va déjà c'est quasiment avec un gilet per balle donc on sait de quelle manière on est traité on accepte les invitations lorsqu'elles sont honnêtes. Vous savez par exemple je vais vous donner un exemple très concret de de cadrage médiatique. On invite ma collègue Alma Dufour sur un média BFM TV. on lui dit quels sont les sujets.
On elle le valide à plusieurs reprises, trois quatre fois euh la veille pour le lendemain et 2 minutes avant ça change. C'est systématiquement ça euh qui est fait euh parce que euh aujourd'hui manifestement nous n'avons pas le droit d'avoir des des des interviews normales. Enfin et donc du coup bah les nouveaux médias c'est un espace dans lequel il me semble plus cohérent de s'investir et par ailleurs, c'est en phase aussi avec la société d'aujourd'hui.
Alors vous Sabrina Say, est-ce que vous partagez ce constat sur le cadrage médiatique tel tel qu'on le voit aujourd'hui ? Et puis est-ce que vous partagez la stratégie décrite ? Alors sur la question du cadrage, je l'ai un peu abordé tout à l'heure.
Nous, on a une aujourd'hui il y a un vrai problème, c'est la concentration des médias par quelques personnes avec une ligne éditoriale qui est, je l'ai dit, totalement assumée. Et à vrai dire, nous euh ça fait déjà plusieurs années qu'on ne va plus chez C News par exemple, par quelques personnes dont euh Vincent Boloré, par exemple. Absolument. d'autres et donc et et ces news, on a fait le choix de ne plus y aller.
Ça fait de ça fait de nombreuses années que les écologistes ne vont plus sur les plateaux de ces news parce qu'effectivement on va sur tes plateaux où finalement ce qui est proposé à la personne qui regarde ses chaînes n'est pas la vérité, n'est pas le traitement médiatique tel qu' devrait être fait par des journalistes, mais c'est le buzz en permanence et [grognement] on joue sur l'émotion, c'est-à-dire que on crée finalement cette fracture que je que dont je parlais tout à l'heure avec ce ce ce vraiment ce tracé qui est fait sur il y a une fracture, il y a un fantasme autour de cette France finalement qui pourrait pas cohabiter avec toutes ces nationalités qui ne pourraient pas vivre ensemble. Et donc on y va et c'est le vraiment le programme de l'extrême droite qui se déroule sur ces chaînes. Malheureusement ça commence aussi à se voir sur d'autres plateaux et sur d'autres médias.
Et donc aujourd'hui, on a une vraie difficulté quand vous avez par exemple le cadrage sur la mort de Quentin de Ran et je crois que vraiment vous voyez toutes les forces politiques l'ont condamné unanimement. Et pourtant euh on a parlé de cette mort comme étant pas condamné par une partie de la gauche euh comme étant du fait on a on avait même pas les éléments de l'enquête que c'était déjà la France insoumise qui était responsable. Enfin, on a vu elle est fitu et cetera.
Enfin, c'est extrêmement grave d'avoir des personnes qui vont sur des plateaux expliquer ça. Et à aucun moment sur le cadrage médiatique, par exemple, on a évoqué le fait qu'il y avait d'abord une conférence qui a été prévue et qu'il n'y avait pas de protection de cette conférence par le ministère de l'intérieur qui est pourtant son rôle. que sur la ville de Lyon assez régulièrement, il y a des manifestations de groupuscule d'extrême droite qui vont taper des personnes de la diversité qui vont taper des LGBT dans les rues et le maire de Lyon a alerté à plusieurs reprises et pourtant ce n'est pas pris à la hauteur.
Nous avons demandé à plusieurs reprises la dissolution de certains groupesuscules d'extrême droite. Ce n'est jamais pris au sérieux. Donc vous voyez bien en fait que quand on veut faire un cadrage honnête et bien il y avait énormément de choses à dire sur justement la la venue de ce drame qui aurait pu de mon point de vue être évité parce que si on avait sécurisé la conférence, si on avait mis les moyens de sécurité à ce moment-là, et bien peut-être que ce drame, il aurait pu être évité.
Et donc euh moi si vous voulez, je vois bien et quand on veut en réalité avoir un cadrage, on l'a eu sur d'autres sujets hein, vous savez il y a quelques mois de ça, je me rappelle c'était l'Algérie matin, midi et soir. Et alors là, c'était euh c'est vraiment sur tous les plateaux, tous les médias, c'était l'Algérie, notre ennemi et cetera et cetera. C'était en permanence.
Et puis très bizarrement, à chaque fois que vous avez un sujet, donc là c'est l'Algérie, ensuite on a eu l'Islam, ensuite on a eu les vagues migratoires et cetera, il y a un sondage qui sort du chapeau. 70 % des Français sont d'accord. Bah oui, 70 % des Français sont matraqués en permanence par toute cette idéologie qui suinte sur tous les plateaux de télé.
Comment vous voulez qu'il ne soi pas d'accord avec ce qu'on leur raconte du matin au soir ? Et moi, je trouve que ce qui est dommage, c'est que nous, on est très attaché et je pense qu'on l'a démontré à plusieurs reprises à l'indépendance de la presse, au fait que les journalistes puissent travailler en étant en toute tranquillité, en pouvant défendre leurs idées sans que personne ne leur dicte une ligne éditoriale. Et donc là, on voit bien à quel point ce rétrécissement il est en train d'avoir lieu.
Et la difficulté c'est est-ce qu'on aura encore des journaux indépendants qui seront capables de transmettre l'information la plus juste possible après des enquêtes, après des interview qui sont justes et équilibré et non pas de pseudo experts qui viennent sur des plateaux raconter finalement des choses qu'ils ne connaissent pas. Alors sur ces plateaux, on va beaucoup défiler l'extrême droite, y compris qui au côté ces derniers jours, donc on le disait de la Macronie et de VLR ont entretenu ce récit du renversement du Front républicain. Mais il y a aussi une partie de la gauche qui s'est engouffrée dans cette dans cette brèche qui a été ouverte.
On voit ça tout de suite en vidéo. Clairement, la France insoumise brutalise le débat public depuis des semaines et des semaines et des mois et des mois. Vous savez, vous ne pouvez pas en permanence utiliser des mots d'une violence extrême sans penser que ces mots se traduiront en acte.
Je l'ai dit et je l'ai je l'ai dit, je l'ai incarné depuis un moment. En 2024, j'ai été candidat aux élections législatives en refusant euh l'accord électoral avec la France insoumise. Je considère que la relation avec LFI est terminée.
La relation avec Lfi est rompue pour ce qui me concerne, elle est rompue. [raclement de gorge] Totalement. Alors Sabrina SBI, euh au-delà des attaques contre les filles qui sont effectivement là, on les voit très directes, mais est-ce que ces sorties font aussi peser un danger sur l'ensemble de la gauche au-delà de la seule France insoumise ?
Ça me semble assez évident en réalité et moi je ça va s'en doute mieux en le disant. Oui oui, c'est c'est enfin moi je trouve que c'est extrêmement grave ce qui est en train de se passer d'une partie de la gauche justement qui tombe dans ce piège de finalement se ranger du côté de cette oligarchie euh aujourd'hui dans ce débat médiatique et politique tel qu'on le voit. D'abord enfin pour moi euh j'allais dire j'allais dire il y a que des candidats à la présidentielle en fait qui se sont exprimés.
C'est intéressant parce qu'en réalité c'est un peu ça le sujet. C'est-à-dire que tout le monde est déjà dans la séquence de 2027 et c'est à celui qui t'apprend le plus pour pouvoir exister par un coup de buzz et peut-être avoir euh voilà une image euh ou qui monte dans les sondages ou je je ne sais pas. Ce que je ce que je remarque aussi c'est que en fait taper comme ils le font ça affaiblit toute la gauche.
Tout à l'heure je disais ils ont commencé par la France insoumise. D'ailleurs, vous avez vu le classement à l'extrême gauche he pour les municipales de de ce parti. Enfin, je rappelle quand même que l'extrême gauche, c'est des partis qui sont par exemple pour l'abolition du droit de propriété.
Alors, je peux comprendre que l'encadrement des loyers de la France insoumise passe peur, mais c'est aussi le programme des écologistes, mais on en est quand même pas là. Donc, il y a bien une distinction à voir entre ce qu'est l'extrême gauche et ce qui la gauche dans notre pays. Et donc, il y a de la confusion partout.
On tape les uns sur les autres. Moi je franchement je l'ai déjà dit sincèrement, je dis moi je pense qu'il faut que chacun mette un peu son ego de côté maintenant parce qu'il y a un risque et je crois que notre responsabilité collective c'est de faire en sorte qu'en 2027 l'extrême droite n'accède pas au pouvoir. On a réussi à se mettre d'accord en 2024 pour éviter justement que le RN arrive à Matignon et qu'il dirige le pays.
Donc on a été assez clair et on a réussi à le faire. Là ce que je ce que je constate c'est que y compris un Parti socialiste, vous savez on peut remonter l'histoire. C'est intéressant de regarder, tu citais la SFO tout à l'heure, en 1981 euh il y avait aussi une diabolisation du Parti communiste français mais François Mitteran a refuser d'y participer.
Oui, il a refusé de le faire. Et aujourd'hui, on surjoue des divisions parce qu'en réalité, quand on regarde nos programmes, on s'entend sur 80 90 % de nos projets politiques. En 81, quand il y a le programme commun François Mitteran, le PC, le PS n'ont rien enfin ce programme commun n'a absolument rien de commun. il dirige le pays pendant 14 ans.
Donc vous voyez bien en fait qu'on peut faire toute la configuration. Pas de façon commune he il y a eu de façon commune bien sûr mais il gagne en 81 sur ce programme commun où il y avait rien de commun. Franchement, il y avait beaucoup plus de choses différentes que finalement du commun.
Mais ce que je veux dire par là, c'est qu'il faut pas surjouer les divisions parce qu'elles sont dangereuses. Et la réalité aussi parfois quand je regarde tout ça, je le dis vraiment comme je le pense, c'est que finalement on voit plutôt des privilégiés qui eux ne seront pas en première ligne en 2027 quand l'extrême droite sera au pouvoir et que par contre tous les autres Français ou t toutes les autres personnes issues de l'immigration, peu importe d'où qu'elles viennent, les LGBT, les femmes qui eux seront en première ligne, et bien je peux vous dire que eux ils n'attendent qu'une chose, c'est qu'on arrive à se mettre d'accord pour faire en sorte que l'extrême droite n'arrive jamais au pouvoir dans ce pays. Jaab mongolis une réaction aux extraits qu'on vient de voir et au déjà vous avez diffusé des passages de celles de ceux d'ailleurs c'est intéressant mais qui sont les autodestructeurs de de la gauche et qui en réalité parce que c'est très drôle d'entendre François Hollande le le sur les relations est coupé elle n'a jamais existé en fait justement la France insoumise existe par exemple parce que en fait ces gens ont échoué moi j'en étais du Parti socialiste.
Il y a un échec fondamental qui fait qu'aujourd'hui je pense qu'un certain nombre de personnes dans ce pays selon leur âge qui ne retourneront jamais dans cette gauche là. Si la gauche de rupture existe aujourd'hui, c'est aussi le fruit de leur échec. Mais moi, ce qui me pose un problème euh c'est de mettre enfin c'est dans le moment politique que nous vivons avec une normalisation sur les plateaux télé d'une marche de néonazie.
François Hollande qui a fait tabasser des gens au moment de la loi travail, parler de brutalisation de violence, c'est un problème. François Hollande qui a proposé la déchéance de nationalité, venir donner des leçons, c'est un problème. Ce sont des raisons fondamentales pour lesquelles aujourd'hui il n'est plus crédible pour rien. voir Jérôme Gage qui était supposément l'aile gauche du Parti socialiste aujourd'hui cotisé à cela, c'est-à-dire surfer sur une diabolisation basée sur une normalisation des néonazies pour taper Jean-Luc Mélenchon à la France insoumise c'est indigne quant à quant à Raphaël Gluxman rien n'a jamais été commencé avec lui.
D'ailleurs, son existence ne tient qu'à la diabolisation de la France insoumise. D'ailleurs, je rappelle qu'en 2024, alors que le RN était au portée du pouvoir, celui-ci disait qu'il ne fallait rien faire avec la France insoumise alors que nous avons grâce à ONFP sauvé la République des fascistes. Donc ces gens ne connaissent ni l'histoire et les périls qui sont devant nous.
Ils ne connaissent pas non plus la sociologie politique de la gauche aujourd'hui parce que euh la diabolisation de la France humiste c'est pas que nous, c'est les soulèvement de la terre qui sont criminalisés et qualifiés de terroristes. Ce sont des militants écologistes qui sont violentés par la police. Ce sont des militants syndicalistes qui sont accusés d'apologie du terrorisme, qui sont tapés et menacés et eux contribuent à cela.
Et bien, je pense que pour des gens qui veulent euh prendre le pouvoir dans ce pays, c'est se couper de tout ce qui fait aujourd'hui euh euh la gauche euh qui veut changer le monde. Et d'ailleurs, c'est pas très étonnant puisque ce sont ces gens-là qui théorisent aujourd'hui des grandes coalitions avec la Macronie et la droite puisque c'est ce que disent les François Holland disent les François Holland des casneu les GCH aujourd'hui. Donc la réalité c'est que nous ne sommes pas étonnés mais je pense qu'il faut dire clairement que ce sont des irresponsables et qui en aucun cas il ne représente aujourd'hui la gauche.
Alors pour aller jusqu'au bout de cette de cette question euh une une partie d'entre eux donc une partie de de la gauche estime que la France insoumise joue aussi le propre jeu de sa diabolisation. Est-ce que des déclarations comme celles d'hier soir de Jean-Luc Mélenchon sur Epstein Epstein qui n'a pas manqué de déclencher la polémique ? D'ailleurs, on pouvait par avance s'en douter.
Est-ce que avec ce type de déclaration LFI ne nourrit pas elle-même cette cette diabolisation comme qui lui est reprochée ensuite ? ce genre de de de réflexion, ça me fait penser un petit peu aux femmes qui sont agressées sexuellement à qui on dit il fallait pas porter une jupe. C'est un peu un renversement parfois.
Alors, c'est-à-dire que de toute façon euh la montée en ligne systématique de propos détournés, mal interprété, on a l'habitude. Il y a pas un jeu avec l'ambiguité ? Non, il y a pas un jeu avec l'ambiguité.
Il y a il y a il y a il y a un registre politique de l'ironie. du traitement euh euh médiatique qui a été quasi inexistant de cette affaire euh avec effectivement la focalisation sur des détails comme la prononciation du nom. Alors que nous avons affaire à un scandale pédocriminel euh qui implique des ramifications internationales, qui implique des hommes politiques et des hommes influents, qui a été totalement marginalisé.
Et je le comprends d'une certaine manière par rapport à la psychologie qui est liée à ce type d'affaire parce que dès le début cette affaire a généré euh des des des remarques complotistes antisémites, ça a existé. Et donc du coup, j'ai l'impression qu'il y a une forme de paralysie à cause de ça, mais il y a aussi une forme de paralysie parce qu'elle inclut cette affaire et bien des gens qui sont bah aujourd'hui bah bon, il y a eu l'affaire Jacquel qui a mis du temps, il y a eu une personnalité du K d'Orsais et puis à contrario, on voit par exemple en Angleterre que l'ancien ministre d'affaires étrangères anglais lui a été mis à pied et cetera et cetera. Et donc c'est une forme d'ironie euh sur laquelle comme d'habitude les mêmes viennent surfer parce que la diabolisation c'est devenu quasiment un alors parce que vous dites que que ce sont des provocations mais moi j'ai envie de dire que la diabolisation sur ce ces motifs-là est quasiment devenue un moteur.
J'ai pas parlé de provocation, j'ai parlé de formules dont on peut auparavant se douter qu'elles vont déclencher la polémique. Jean-Luc Mchon est pas à la lapin de 3 semaines. Il est tout à fait conscient que quand il va dire ça, ça va suiter la polémique.
Enfin, quand même longue carrière. Mais vous voyez, vous voyez bien pour revenir à ce que je disais au début, quasiment personne n'a parlé de de Hstein. Oui, mais vous pouvez très bien mettre en lumière le fait que Epstein n'a pas été assez médiatisé sans faire cette espèce de par c'était le cadrage, on a quand même eu un cadrage médiatique qui s'est focalisé là-dessus.
Ben moi, j'ai j'ai cherché en fait Epstein, comment on prononce et puis surtout la piste russe, ça a été ça quand même. D'ailleurs, ce qui est intéressant, c'est que la piste russe, c'est une forme de complotisme là pour le coup qui est qui est autorisée mais il y a pas eu vraiment de traitement médiatique conséquent et cohérent. Donc c'était une forme d'ironie.
Alors, c'est peut-être malheureux parce que l'ironie, c'est on en fait parfois l'expérience sur les réseaux sociaux, ça marche pas toujours. Mais alors, de là à dire que c'est une provocation antisémite, moi j'en ai un peu euh euh ralbol du fait que ça banalise vraiment l'antisémitisme et surtout venant de gens qui ont participé à normaliser une marche nazi et des gens qui ont pu aller jusqu'à dire que Quentin de Rock est mort pour ses idées. Donc voilà, ça sba rapidement sur cette question là, sur cette polémique.
Ah oui, alors moi j'ai vu ça ce matin, je pense comme de nombreuses personnes, mais c'est vrai que quand on quand on parle quand on prend la FA Epstein dans son ensemble, on voit bien à quel point en France en fait c'est totalement passé sous les radars. On a beaucoup il va parler justement de la prononciation du nom mais pas du fond du dossier. Alors, je rappelle au passage que nous à l'humanité euh on l'a on l'a euh traité en profondeur d'ailleurs on en fait un plusieurs révélations et j'invite ceux qui nous regardent à aller consulter notre site si voilà vous voulez en savoir plus sur les tenants et les habitations de mais mais une grande partie du tr alors je une grande partie du traitement médiatique a été sur la prononciation et on n'est pas vraiment rentré dans le fond du dossier et c'est vrai que quand on voit le l'effet explosif que ça a pu avoir dans de nombreux pays avec des démissions en cascade useance'estanour qu'on parle pas il a fallu attendre des jours avant que ne démissionne de l'institut du monde arabe par exemple là où moi j'ai vraiment une nuance je pense que Jean-Luc Mélenchon a fait un tweet ensuite pour parler d'ironie quand il parle de de ces de ces de finalement de comment il fallait prononcer le nom je dis effectivement c'est une ironique alors si c'était le cas c'est une ironique totalement ratée parce que vu ce que ça donne aujourd'hui en terme de résultat mais surtout Pour moi, à partir du moment où les principaux concernés disent que c'est de l'antisémitisme pour eux et qu' le ressentent comme tel, et bien il faut peut-être reconnaître que c'était une erreur, que c'était maladroit et donc peut-être voilà le reconnaître déjà c'est une première étape et c'est vrai que on le dit vous savez souvent pour d'ailleurs quand il y a des propos racistes mais oui parce que quand vous savez nous souvent quand on dit bah on subit le racisme assez régulièrement et des gens nous disent mais non c'est pas raciste en fait mais en fait à partir du moment où moi je le ressens comme la personne en face de moi, elle doit l'entendre aussi.
Et je pense que pour toutes les formes de discrimination, que ce soit l'antisémitisme, le racisme, le sexisme, même enfin voilà l'homophobie, et bien à partir du moment où les principaux concernés nous disent "Non, là pour nous on le vit comme tel et" et bien il faut savoir faire un pas de faire un pas de côté dire "OK, je suis la secrétaire nationale des écologistes" donc Marine Tondelier a dit "Rien ne va dans ses propos. Vous souscrivez ?" Ben, j'ai vu son tweet ou ce matin rien ne va.
Alors, je sais pas si elle parle de l'ensemble ou juste de cette phrase là. Donc c'est un peu difficile parce que le tweet est est très court là-dessus. Oui, de son point de vue, je pense qu'elle considère que ça ne va pas parce qu'effectivement, il y a beaucoup de personnes qui ont dit que pour eux, il le vivait comme des propos antisémites.
Donc, elle fait ce tweet pour dire que ça ne va pas. Elle n'a pas prononcé le mot, mais mais elle n'a pas prononcé le mot. Absolument.
Mais mais voilà. Mais c'est vrai que moi ce que je moi je me mets toujours du côté de ceux qui reçoivent les mots en réalité. Donc moi c'est c'est pour moi la nuance, elle se fait là.
En tout cas, on peut se mettre d'accord sur le fait que puisque le sujet de ce d'aujourd'hui c'est sorcière de la diabolisation, cette séquence-là n'aide pas à sortir de la diabolisation. Je pense qu'on peut quand même se mettre d'accord sur ce Oui, mais en fait pour moi, enfin si si vous voulez en fait le fond de la diabolisation de la France insoumise, il est il est pas enfin je veux pas attention, je veux pas relativiser euh tout ce qui concerne antisémitisme mais la diabolisation de la France insoumise ne réside pas là-dessus parce que lorsque j'entends Raphael Gluxman parler de mots violents, en fait effectivement pour Raphaël Gluxman la violence pour lui c'est oui c'est de dire les termes sur voilà qui qui qui détient les médias voilà les résultats des budgets de cas social de Macron. Voilà ce qu'est le racisme dans ce pays.
Voilà le fait que la France ne dit rien sur les jeunesses dans Palestine. C'est en fait pour eux la violence c'est euh c'est enfin c'est ce qu'on défend en fait. C'est même pas donc en fait si vous voulez la la diabolisation elle existera toujours à partir du moment où les remises en cause que nous faisons à la fois de l'ordre établi de l'ordre raciste, c'est beaucoup trop pour eux.
Et je je redis, c'est de la part de gens qui nous ont reproché par exemple euh euh qui nous ont dit et et comme la droite euh que la défense du peuple palestinien, c'est une forme de communautarisme et une forme de de clientélisme. C'est ce sont des propos fondamentalement racistes. Ce sont eux qui disent ça.
Donc si vous voulez, la diabolisation en fait à partir du moment où nous sommes radicalement opposés à ce qu'ils défendent, elle existera toujours et ce sera toujours trop violent. Alors que la violence c'est de laisser faire un génocide. Alors que la violence c'est de détruire l'hôpital public.
Alors que la violence est la caparemment des richesses dans ce pays par un petit nombre de personnes. C'est ça la violence. Alors vous parlez de cette rupture en même temps.
Tout à l'heure on parlait du NFP qui a permis de combattre l'extrême droite en 2024. Là, on voulait en venir aussi à la question des municipales qui vont avoir lieu dans quelques jours où la gauche se présente divisée avec une stratégie solitaire de LFI dans au premier tour dans de nombreuses villes avec le refus du rassemblement au second tour par un grand nombre de candidats socialistes notamment dans certaines dans certaines des plus grandes villes. la cette division qui on le pressent quand même préfigure celle potentiellement de 2027.
Est-ce que la gauche avec sa division ne parque pas un point contre son camp euh face face à l'extrême droite ? Nadj à Bomangolie puisque vous parliez de la de la rupture là qu'il y a comment les deux alors ? D'abord, moi je je je veux quand même rappeler que c'est une élection municipale et ce sont des élections à deux tours et que dans beaucoup d'endroits, en fait, il y a eu des discussions bah sur la base du projet que chacune et chacun voulit présenter aux électeurs et aux électrices et que il y a des endroits ça marche et des endroits ça marche pas.
Mais après, il y a quand même un certain nombre d'endroits où je vais même pas parler des écologistes parce que c'est pas le cas, mais c'est quand même le Parti socialiste qui a posé des préalables avant même la discussion. Je rappelle même par exemple si on prend la ville de Paris même la primaire interne socialiste s'est jouée sur oui ou non alliance avec la Franceoumise. Donc nous nous disons depuis le début que l'élection municipale c'est une élection à deux tours dans les endroits où nous proposons des candidatures.
Et bien nous sommes ouverts pour les seconds tours pour faire des listes d'unions, des listes de fusion s'il faut battre la droite ou l'extrême droite y compris à Paris où lors du précédent mandat la France insoumise n'était pas dans la majorité. Mais en fait je suis navré mais je vois vous parler justement de la ville de Paris. C'est pas nous qui avons dit cet exemple, c'est pas nous qui avons dit jamais la France soumise.
C'est encore aujourd'hui Emmanuel Grégoire et ses équipes qui le disent. À contrario, je le note, de David Béliard ou de Yan Brosa. C'est-à-dire que soit on est conséquent et on dit il y a un péril d'extrême droite à Paris, une alliance entre Knafo et Dati et donc il faut barrer la route, soit on n'est pas conséquent.
Donc la réalité c'est que moi je trouve normal à un moment donné aussi que euh la France assou mise présente des candidats parce qu'il y a aussi dans cette précampagne municipale une forme euh de une forme des formes d'expression qui ont délégitimé le droit à la France insoumise d'avoir des représentants. On est on est quand même on a quand même le droit de se présenter et je constate par ailleurs que le discours du Parti socialiste visant à dire que nous souhaitons empêcher des mairies de gauche sortant et bien qu'ils expliquent pourquoi par exemple à Strasbourg il se présente contre la mer écologiste exemple et dans d'autres endroits également. Donc tout ça est assez hypocrite en réalité.
Euh ça ça c'est un peu ce qui s'est passé au lors des dernières élections municipales où on reprochait ça aux écologistes de présenter des candidatures. Euh euh et donc la réalité c'est que nous avons une élection municipale, nous avons des projets qui sont très différents. Il y a eu beaucoup d'endroits où il y a eu un refus aussi de voir les réalités en face.
Moi par exemple, je suis dans une ville hness sous bois. La France insoumise et réalise des scores importants et on nous dénit la légitimité de tirer une liste de gauche d'union. Pourquoi ? parce que euh le PS considère que le pouvoir est à lui, uniquement à lui.
C'est essentiellement le Parti socialiste que je veux dire dans cet état d'esprit. Donc juste pour euh vous seriez pour euh pour une union potentiellement euh malgré les ruptures que vous poiez euh tout à l'heure avec euh certains chaque fois qu'il faut battre la droite ou l'extrême droite, nous sommes au rendez-vous. Nous sommes au rendez-vous lorsqu'il faut battre la droite et l'extrême droite.
Lorsque il y a des villes ou bien il y a pas d'enjeu à la fin ça ça passera pas. Bah on se présente en fait. Voilà, c'est moi je je suis assez sidérée par cet état d'esprit qui fait que voilà, on devrait pas se présenter à des élections.
Je personne ne comprend en réalité à part dans la tête des dirigeants socialistes. C'est bé sur cette question des municipales parce qu'on voit qu'en gros la séquence qui s'ouvre notamment avec le basculement du Front républicain enfin du cordon sanitaire que nous proposent certains. Ça arrive au moment où la gauche est en train de se fracturer et en train de se battre en fait autour de la question des municipales.
Est-ce que comment bah est-ce que c'est pas un peu un gros gâchi ? Est-ce qu'on est c'est pas un moment où la gauche est très affaiblie par ça en fait ? En fait, moi je crois qu'il y a un élément qui est extrêmement important, c'est que un français sur deux aujourd'hui souhaite changer son maire.
Et donc ça veut dire qu'il va y avoir peut-être énormément de mères qui vont sortir parce qu'on on va peut-être assister à une vague de dégagisme sur la la question des mères qui ont parfois tenu des villes pendant très très longtemps. Donc ça c'est un élément à prendre en compte mais c'est pas forcément une bonne nouvelle parce que ça peut basculer à gauche comme ça peut basculer à l'extrême droite. Et il y a déjà des villes aujourd'hui, je pense à Menton, je pense à Toulon où les candidats RN ou même Marseille qui sont quasiment aujourd'hui en passe d'accéder à des municipalités comme Marseille.
Enfin, on se rend compte de ce que ça va donner demain dans une ville comme Marseille d'avoir un maire du Rassemblement national. Donc, c'est un beau galo d'écn pour préparer la séquence 2027. Et d'ailleurs quand on parle du basculement et il faut bien avoir en tête qu'on a une partie des LR si j'en parle même plus mais LR qui est en train de faire des alliances à des endroits y compris voilà si c'est déjà fait mais les [raclement de gorge] autres ils sont en train d'aller vers ce basculement là et donc la réalité c'est qu'on va plutôt avoir un front qui irait de LR voir parfois même on se demande ce que pour Édouard Philippe ce qu'il fera en 2027 mais la réalité c'est que de LR jusqu'au RN aujourd'hui il y a plus tellement de distinction d'ailleurs à l'Assemblée nationale souvent quand on est pas quand on regarde pas les députés qui prennent la parole.
Vous avez l'impression que sur le RN qui s'exprime, c'est des députés LR qui prennent la parole. D'ailleurs, on rappelle au passage que Laurent Vquier appelle à une primaire qui irait jusqu'à Sarah Cnafo pour 202 et Sarah Knafo c'est reconquête donc c'est encore encore plus loin que le RN plus loin que le RN parce que il y a aussi ça dans la banalisation du RN c'est l'arrivée de de monsieur Zémour qui a centralisé un peu le RN et qui l'a normalisé dans tout ça vous avez pour moi ce que j'appelle des pyomanes qui sont en train de jouer la question des deux gauches irréconciliables pour justifier le fait qu'il y aurait plusieurs candidatures et pour moi ce qui se passe au municipal il y a la question Bien sûr des projets municipal, c'est très différent parce que c'est pas c'est pas les deux premiers qui restent au second tour, c'est tous ceux qui font plus de 10 % ou qui font entre 5 et 10 peu fusionner. Donc en réalité, il peut y avoir de la place pour les uns et les autres pour défendre son projet au premier tour et fusionner au second tour.
Mais pour ça, il faut être capable d'avoir une campagne qui n'est pas dirigée les uns contre les autres, mais bien contre l'ennemi politique qui est en face, à savoir la droite et l'extrême droite. Or aujourd'hui forcé de constater que j'ai l'impression que certains candidats de gauche toutes confondus d'ailleurs passent plus de temps à se taper les uns sur les autres plutôt que de se battre contre le vrai danger qui est de l'autre côté à savoir la droite et l'extrême droite. Donc ça, moi, de mon point de vue, c'est ça qui sera extrêmement difficile et dangereux parce que vous savez, les électeurs, c'est pas des moutons, contrairement à ce qu'on veut nous faire, contrairement à ce que certains peut-être pensent.
Si vous passez toute la campagne de premier tour à dire que les autres sont infréquentables, que vous ne ferez jamais avec eux, allez leur raconter qu'en 5 jours vous avez réussi à vous mettre d'accord et que vous allez diriger une ville pendant 6 ans ensemble alors que vous avez passé des semaines à vous taper dessus. C'est très dangereux. Et je vois bien la tentation de tout cela qui est de dire finalement et de justifier en quelque sorte le fait qu'on ne pourra d'ailleurs pas se rassembler euh pour la présidentielle, ce que je trouve moi extrêmement dangereux.
Mais vous savez, moi je je me dis peut-être que à un moment si c'est le fiasco total et l'ab résino municipal, peut-être que ça obligera les uns et les autres à se mettre autour de la table et à se dire bon maintenant qu'est-ce qu'on fait ? Parce que eux par contre à droite et à l'extrême droite, eux ils sont organisés, ils sont prêts et ils vont aller gagner des villes et peut-être même la présidentielle. Alors, en parlant de présidentiel, on a vu la primaire à laquelle votre partie participe, qui ne qui n'inclut pas toute toute la gauche loin loin sans faux, pardon.
Est-ce que cet enjeu d'unité est toujours d'actualité ou est-ce que c'est déjà trop tard en réalité ? On voit que c'est quand même mal engagé. Alors, c'est très très mal engagé.
Après, c'est vrai que nous dès le départ et ça c'est ça a été constant chez nous, c'était de dire il nous faut une primaire de toute la gauche dans son ensemble sans aucun exclusif euh parce que on estime que c'est l'une des seules manières de pouvoir gagner et de pouvoir faire barage en tout cas d'être d'abord au second tour et ensuite d'aller rassembler plus largement, d'aller gagner. C'est très mal engagé. Et c'est très mal engagé parce qu'en réalité on voit bien que tant qu'il y aura ce climat ce que je disais de deux gauches irréconciliables, bientôt on va peut-être même avoir trois gauches irréconcilable si ça continue comme ça.
Et bien je ne vois pas comment on arrive à fédérer, y compris d'ailleurs les électeurs. Mais vous savez, c'est des débats qui qui commencent à vraiment dater puisque on a eu des candidats qui nous expliquaient par exemple qu'il y avait euh on a parlé à un moment de la France des Touré des Bourgs, on a parlé enfin voilà toute cette dimension de fracture de deux Frances finalement qui cohabitent les unes à côté des autres, une deux gauches qui cohabitent les unes à côté des autres et tout ça. Je je vraiment moi je je dis pas que c'est on va réussir mais je dis qu'en tout cas notre responsabilité c'est de tout mettre en œuvre pour que ça fonctionne.
Déjà B Mongolis sur cette question de la primaire mais plus largement sur la question de l'unité et du fait que la la gauche passe plus de temps à se taper dessus qu'à qu'à ciblé l'extrême droite en gros c'est ce que dit Sabrina Sbay. Votre avis là-dessus ? Non mais alors bon alors moi je je suis un peu je suis assez direct là-dessus.
Moi je trouve que bon, d'abord les primaires ça marche pas. Euh, ça n'a pas marché, ça ne marchera pas. D'abord là, la primaire c'est la primaire de Marine Tondelier avec des bouts de d'anciens sououmis.
En fait, d'autres on a l'impression qu'ils sont là davantage pour assurer leur investiture en 2027 plutôt que pour gagner la présidentielle de François Ruffin qui court après les les fachot avec un trip un peu tu vas rappeler les tours et les bourgs alors que ça ne marchera jamais. En fait, ça ne marche pas en fait. Les gens préfèrent l'origine à la locopie.
Donc essayer de de gagner un peu un imaginaire raciste comme ça, ça ne marche pas. Et puis Olivier Fort qui n'a même pas en fait le l'autorisation de son parti pour participer à ça. Donc déjà c'est très mal engagé et de toute façon cette primaire [raclement de gorge] elle entérine juste le fait que bah il y a la France instrumise d'un côté et ceux qui ne veulent pas être avec la France instrumise de l'autre.
Et donc moi, je vous cache pas que ça ça me fatigue un peu qu'on reste dans cette dans cette forme d'hypocrisie. Euh parce que la réalité c'est que l'unité c'est autour d'un projet. Euh manifestement nous n'avons pas le même, ça ne marchera pas.
Donc moi en fait je suis désolée hein, mais moi je ne autour d'un projet, pas d'un candidat justement. Bah ouais mais sauf que oui bah on a un projet, un bon candidat. Moi je considère que c'est le cas.
Je trouve que on tourne un peu en rond, ça va pas aboutir. Il y a même pas le Parti communiste et le Parti communiste alors peut-être qu'il fait pas des scores canons aux élections présidentielles, mais c'est encore une grosse machine qui sait faire des belles campagnes. Donc voilà, il y a il y a pas euh je sais pas en fait, je suis désolé hein, mais j'essaie de m'y intéresser, je n'y arrive pas et malheureusement je pense que beaucoup de gens sont dans cette situation.
Je sais pas quoi dire de plus he je je voilà je vous voyais réagir. Oui parce que je parce que tout à l'heure j'ai rappelé 1980 justement sur la question du programme et c'est vrai qu'en 2024 en quelques heures quasiment on a réussi à poser des axes programmatiques forts pour justement dire voilà qu'est-ce qu'on ferait si on on arrivait à Matignon et je pense qu'on est en capacité de le faire en réalité. Moi quand je vois les votes y compris à l'Assemblée nationale il y a plein de choses sur lesquelles on se retrouve.
Oui, on a des divergences mais vous savez, on a des divergences par exemple avec le PC sur la question du nucléaire. On a énormément de convergence avec la France insoumise sur les questions environnementales. On a des divergences avec le PS sur d'autres sujets.
Donc en vérité, bien sûr que nous avons des divergences. Je dis pas que tout on est OK sur tout. Par contre, je crois que là où il y a un vrai désaccord peut-être dans la méthode, moi je suis pas une fan des primaires.
Je pense que les primaires, c'est un modèle à l'américaine qui fonctionne très bien aux États-Unis mais jusqu'à présent en France, je suis pas certaine du modèle. Par contre, ce dont je suis persuadé, c'est qu'on ne peut pas arriver avec un préalable qui est de dire c'est ce candidat là et il y a pas de discussion. Et je crois que ce qui a manqué peut-être, c'était de dire que tout était ouvert, y compris la question du candidat qui pourrait être en capacité non seulement d'accéder au deuxième tour bien sûr, mais aussi de gagner la présidentielle.
Et ça, on aurait pu l'avoir collectivement sur la base d'un projet sur lequel on met tout ce sur quoi on est d'accord et qu'on avance ensemble sur cette campagne électorale. Pour l'instant, moi je là où je te rejoins, c'est que c'est très mal engagé mais pour tout le monde en réalité. en fait parce que beaucoup de candidats à gauche, ça veut dire potentiellement aucun au deuxème tour rapidement on passera non en fait le problème c'est que c'est que d'abord un projet et les candidatures ouvertes pour tous les gens de la primaire ce n'est pas le cas en fait ce ne sera jamais Jean-Luc Mélenchon puisqu'on a des anciens insoumis qui aujourd'hui existent politiquement sur cette ligne là d'accord et qui assument d'être les supplicifs du PS c'est pas un problème.
Ensuite, on rappelle 2024 le NFP, le programme du NFP, il y a deux éléments fondamentaux : la rupture avec le macronisme, la lutte contre l'extrême droite et sur ces deux points-là, la rupture avec le macronisme, on l'a vu dans la séquence, y compris celle du budget, c'est non. Au contraire, c'est un accompagnement de la du macronisme et contre sur la lutte contre l'extrême droite, c'est un accommandement avec un récit médiatique euh qui qui réhabilite l'extrême droite pour des raisons de notabilité et de respectabilité médiatique. Sur ces deux éléments de 2024, comment faire un projet ensemble ?
Et donc les gens le voient bien. Et donc moi je pense que c'est un problème de présenter aux électeurs quelque chose qui d'emblé est une arnaque. Voilà pourquoi je pense que c'est un piège que je salue la la Marie Taudolier qui pense qu' encore y croire mais ça ça n'arrivera pas.
Alors, on a bien situé la différence de de points de vue entre vous et avec d'autres à gauche qui d'ailleurs, je pense certains des candidats à la primaire aimeraient aussi vous répondre s'ils étaient présents sur ce plateau. Mais on voulait avancer dans ce dans ce débat puisque il y a d'autres questions notamment qui se sont fortement invité ces 15 derniers jours hein depuis depuis la mort de de Quentin de Ran. D'ailleurs, la réunion convoquée mardi dernier à l'Élysée par Macron, comme certains appels à gauche, mettent au cœur de ce débat une question, celle de la dissolution.
Euh dissolution qui que Emmanuel Macron a évoqué à propos de la reconstitution de groupe de la jeune garde Pointbou, la France insoumise et d'autres d'autres à gauche ont appelé eux à la dissolution de Némésis. cet outil, il nous a semblé à entendre le ministre de la justice à l'Assemblée nationale qui pouvait être à double tranchant. On écoute pourquoi tout de suite en vidéo.
Puisque il ont moi-même voulu proposer au Conseil d'État la dissolution du soulevement de la terre, le Conseil d'État ne m'a pas donné raison. avait tiré des conséquences juridiques pour le mettre à la disposition du ministre de l'intérieur. Malheureusement la loi si la loi séparatisme est passée et elle n'a pas obtenu le vote de l'intégralité des hémicycles.
C'était une autre assemblée à l'époque mais je constate que notamment ceux qui m'ont interrogé tout à l'heure et sans esprit polémique m'avaient refusé ces moyens juridiques qui peut-être permettrai de manière plus sécurisante de mettre fin à la présence de ces groupuscules. Alors euh là, on va on ça nous pose la question est-ce que c'est vraiment un outil efficace la dissolution euh des des groupuscules évidemment passage de l'Assemblée en l'occurrence et ne risquit-il pas de se de se retourner finalement contre aussi euh des groupes de c'est pas ce qu'on dit. Nous on dit pas dissolution euh comme ça.
Nous ce qu'on dit c'est euh saisie de la justice en vue de dissolution. C'est c'est toute la différence avec l'arme de la dissolution des collectifs et des groupes brandi systématiquement par le pouvoir qui se décide en conseil des ministres. Voilà, c'est c'est quand même il y a quand même une grosse différence parce que il faut d'abord enquêter euh trouver les éléments euh qui permettent de dire que il y a euh manifestement trouble à l'ordre public, risque euh euh de violence et c'est ça en fait nous qu'on demande alors que ce que fait Darmanin euh c'est pas exactement la même chose et c'est ce qu'il veut c'est pas exactement la même chose.
Ce matin, j'ai vu que Nounes dis ça a généreusement concédé qui ne pourrait pas dissourre la France insoumise mais le problème c'est qu'à terme c'est un peu ce qui ce qu'ils essayent de faire dissoudre en vérité tous les collectifs les associations qui sont évidemment engagées pour pour l'écologie pour la gauche sociale. C'est c'est systématique c'est c'est un outil de droite. voit bien comment d'ailleurs le là en l'occurrence Géraldmanin mais tout le tout le gouvernement sans doute avec lui veut en faire un outil à sa main et d'ailleurs dans cet extrait alors que là au au aux questions à l'Assemblée à l'Assemblée nationale il est question des groupes violents, il prend l'exemple à dessin des soulèvements de la terre.
Du coup quel regard vous vous portez sur ça ? Alors très franchement c'est extrêmement malhonnête en fait d'amener le débat de cette manière là. D'abord euh la question de la dissolution des groupuscules.
Nous on y est favorable, on l'a dit, euh sauf que on peut pas tout mettre au même niveau. Euh et c'est là où on a une vraie différence. Quand vous prenez par exemple les collectifs comme la cocarde ou d'autres structures, d'ailleurs euh les patriotes, machin et cetera, ce sont des groupuscules qui se sont fondés essentiellement sur le racisme, la xénophobie, l'homophobie et cetera.
Tout ça, ce sont des délits. Et donc à partir de ce moment-là, en fait, c'est même sans passer à l'acte de la violence, on peut les dissoudre puisque leur idéologie, même intrinsèquement ces ces groupuscules sont fondés sur une idéologie qui est déjà un délit en soi. On ne peut pas dire la même chose, d'autres structures comme les soulèvements de la terre ou la jeune garde qui sont soit de l'antifascisme, soit des militants écologistes ou est le 214 et cetera.
Vous voyez bien, c'est deux choses totalement différentes. Les mett au même niveau, c'est déjà extrêmement malhonnête intellectuellement. Et ça c'est un problème et en même temps ça va dans la continuité à l'heure on a évoqué la question du cadrage médiatique.
Vous voyez bien quand on a sur une chaîne quand même France info une journaliste qui nous explique que finalement cette marche elle s'est bien passée par attendez c'est très grave il y a eu des salut nazi il y a eu des propos racistes tout ça ce sont des délit si je peux me permettre la phrase même pire elle a dit quand l'ultra droite défile c'est calme quand l'ultra gauche défile il y a un mort c'est la phrase de on voit bien tout ça tout ça en fait c'est un ensemble et moi je vais même aller plus loin que ça si on est on veut vraiment être ferme et si on avait voulu être ferme sur ces questionsl sur dire attention nous nous ne voulons pas d'organisations violentes dans notre pays, d'organisations qui discriminent, qui sont racistes, antisémites, xénophobes et cetera. Et bien je vais vous dire, il y a un moment il y a des personnalités politiques de haut niveau dans ce pays qui auraient dû dsoudre le Front national, qui auraient dû dissoudre le Rassemblement national et qui aurait dû dsoudre. Si vous dites que les organisations qui sont basées sur le racisme et l'homophobie peuvent être dissoutes, effectivement, c'est le cas du nation.
Mais ça aurait dû être en fait parce que sinon on serait pas dans parce que c'est à cause de commourdui locaux de parlementaires qui sont c tag mais vous avez des mosquées, vous avez des synagogues vous avez des rues, vous avez des quartiers, vous avez des gens qui sont agressés, des femmes qui sont arrachées des voiles dans les rues. Vous avez aujourd'hui une explosion des actes racistes, antisémites, homophobes dans notre pays parce que nous avons ces parties qui diffusent leur haine 24 he/ 24 sur des plateaux de télévision. Et donc si on avait vraiment voulu avoir une cohésion et un projet et se dire la nation, qu'est-ce que c'est que la nation française avoir un projet de société ?
Et bien c'est parti. Ces mouvements auraient dû être dissous par les gouvernements successifs. On voit bien l'impact symbolique que ça peut avoir de dire à un moment que la République dise non ça ce n'est pas possible.
En revanche, certains chercheurs pointent aussi notamment le fait de la reconstitution et de la dispersion d'un certain nombre de ces groupes. Par exemple, quand le bastion social a été disso à Lyon, il se recomposé derrière en audas Lyon et cetera. Donc est-ce que pour vous c'est tout de même un outil qui doit être qui est efficace plonger juste plonger ta question Julia ?
Est-ce que la réponse contre l'extrême droite peut être uniquement judiciaire ? Non mais en fait le truc c'est que la dissolution en fait c'est un élément de de discours politique. Voilà, c'est un élément des discours politiques parce qu'effectivement en terme d'efficacité les gens peuvent se reconstituer.
Donc c'est un élément de discours politique pour dire pour signifier que ça c'est pas possible. Et donc c'est la raison pour laquelle les gens qui évoquent la dissolution de la jeune garde qui je rappelle est un mouvement antifascisme et je rappelle que l'antifascisme c'est la protection de la République. L'antifascisme en réalité n'est pas partisan.
Nous avons vu d'ailleurs Dominique de Villepin rappeler ce qu'était l'antifascisme. L'antifascisme c'est le général de Gaulle aussi. Donc surtout donc la réalité c'est que c'est la dissolution c'est un élément de de discours et de communication politique.
La réalité ensuite c'est de mettre les moyens par exemple pour protéger les personnes agressées, les personnes victimes de racisme, victimes du sexisme, d'homophobie, de faire en sorte que la police et la justice soient formé à cela parce qu'aujourd'hui il y a une forme d'usure mentale de millions de gens dans ce pays. D'ailleurs, je vais je vais parler de la proposition de Daniel Lobona concernant l'impact psychologique de ce climat sur des millions gens dans ce pays. Et bien c'est ça en fait la réalité de d'un pouvoir politique qui lutte contre vraiment contre les mouvements violents.
La dissolution c'est un élément de discours politique. C'est de dire que là ça a été trop loin. Moi, je considère que Nemmésis est responsable de la mort de Quentin de Rocc parce qu'elle instrumentalise, elle l'embade des jeunes pour aller faire aller se battre, aller faire des guetapans alors qu'il pourrait être tranquille et laisser tranquille les réunions politiques qui se tiennent.
Donc voilà, la dissolution c'est pour nous c'est pas le Et d'ailleurs nous en général on on demande rarement la dissolution. C'est très rare ce qu'on demande c'est des enquêtes en vue de dissolution. C'est un outil.
C'est un outil. La dissolution est un outil. Moi ce que je rajouterai quand même c'est que ces groupuscules d'extrême droite et toute cette violence elle existe aussi parce que il y a des problématiques de fonds qui n'ont jamais été réglées dans ce pays.
Et je crois que tant qu'on ne donne pas une vision et en tout cas un avenir ou en tout cas un espoir politique pour toute une partie euh de notre jeunesse et de notre pays, en fait ces groupuscules continueront de se reconstituer puisque à la base ce sont des gens qui se sentent totalement abandonnés par les différents pouvoirs politiques qui ont été mis en place dans notre pays et qui donc n'ont se nourrissent sur cette haine parce que eux-mêmes se sentent exclus de la société. Et donc je crois qu'il y a un traitement de fond qui est celui du projet et comment on répare notre société et le traitement d'urgence qui est celui de la dissolution quand ça va beaucoup trop loin. Une dernière question pour terminer pour un peu ouvrir la focale cette fin de débat.
Euh on a forcément pensé à Charlie KK après l'affaire Quentin de Rang puisque voilà la rigé en martyre une figure de l'extrême droite qui a été donc dans les deux cas tué. Euh on envie de se demander où est le l'internationalisme antifasciste dans c dans ce contexte-là parce qu'on peut pas avoir juste le nez dans la France et pas se rendre compte que tout ce qui se passe bien sûr fait écho à ce qui se passe ailleurs aux États-Unis notamment mais pas seulement euh ailleurs en Europe également. Euh voilà ma question un peu ouverte pour la fin en quelques minutes seulement.
Est-ce qu'on a on a fini on a bientôt fini ? Non mais Char K c'est d'ailleurs Dominique de Villepin qui a dit que l'extrême droite cherchait son moment Charlie Kirk. Les gens qui ont mis un Signal aux États-Unis entre Martin Lucarkin et Charlie Kirk, nous ne mettons pas de Signal et effectivement la question de la lutte contre le fascisme est une question internationaliste.
Il faut évidemment regarder ce qu'il se passe partout. Nous avons vu hier un une entrevue entre le président entre Moui le dirigeant indien et Netaniaou. Ce n'est pas pour rien.
Il y a aujourd'hui une internationale réactionnaire fasciste raciste et il faut la combattre à tous les niveaux. C'est la raison pour laquelle il faut vraiment se battre contre l'importation en France de ces grilles de lecture qui moi ça me rappelle un peu ce visuel qui tourne beaucoup sur les réseaux sociaux. D'un côté le CCluxlan, de l'autre des militants pour les droits civiques, au milieu compromis.
Nous ne nous combrettons jamais avec l'extrême droite, avec les fascistes et c'est un combat effectivement international. S'ab combat international absolument. Et d'ailleurs, on a vu la tentative de récupération par Méloni et par Trump du crime de Quentin de Rank.
Donc il faut être absolument vigilant. Il faut que ce combat se fasse à l'échelle internationale. D'ailleurs, il y a des il y a des mobilisations qui se font.
Je sais qu'il y a un texte qui a été signé par plus de 250 personnes, je crois, à travers l'Europe, justement, sur la lutte antifasciste et je crois qu'il faut vraiment y faire être extrêmement vigilant parce qu'on a vu, vous savez, il y a des choses qu'on sembl qui nous semblaient totalement acquises notamment aux États-Unis et on a vu arriver Trump et là on s'est dit "Mais en fait rien n'est acquis." La question de l'IVG, la question de l'ICE, cette milice absolument donc en fait il faut jamais baisser la garde. C'est ce que je veux dire.
Ça peut aller très vite et en fait en réalité peut-être que certains se disent il faut qu'on essaye parce qu'on a jamais essayé mais quand ils sont au pouvoir ils n'en partent plus qu'on a encore moins de contrepouvoir que les États-Unis a priori 5 réplique. Oui. Et puis l'extrême droite en France je le rappelle on a déjà essayé on a vu ce que ça a donné.
Oui. Non parce que c'est quelque chose qu'on entend beaucoup en réalité. Ah bah il y a quand même des candidats qui réhabilitent totalement Pétin.
C'est assez terrifiant quand même. Et sois républicain au passage. Oui.
Alors pour ceux qui n'auraient pas suivi, c'est une référence à Martine Vassal qui a qui a assumé candidate à Marseille qui a assumé le slogan de Pétin un travail famille patrie comme étant le sien également et ses valeurs LR Renaissance. Renaissance. Oui Pen effectivement préciser.
Et bien je vous remercie toutes les deux. C'était effectivement la question de la fin comme nous en avez prévenu Cyprien. On arrive donc au terme de ce 3e match.
Il me reste donc à vous remercier vous. Merci beaucoup d'y avoir participé. Merci de votre présence.
Euh merci à toi aussi Cyprien. Merci bien sûr à vous derrière vos écrans. Et j'en profite pour glisser un dernier petit mot pour vous rappeler que l'humanité en partenariat avec Blast Street Press, Les Rock et Radio Nova vient de sortir un hors série spécial Front commun contre l'extrême droite.
Vous pouvez vous le procurer en kiosque ou en commande sur notre site. Et d'ici là, d'ici à ce que vous vouliez trouver, lisez l'huma, regardez nos vidéos, consultez notre site et surtout abonnez-vous. On a besoin de vous.
Nadège Abomangoli