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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 12 juillet 2023 26 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiSécuritéEurope & internationalInstitutions & élections

Remaniement, émeutes, marche pour Adama Traoré, propos d'Izïa sur Emmanuel Macron... Le 8h30 franceinfo d'Olivier Véran

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 25 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse directe

    Quel va être le programme de la réunion avec les partenaires sociaux à Matignon ?

  • 3:23RelanceRéponse partielle

    Certains syndicats s'interrogent sur ces consultations, puisque souvent ils constatent que vous ne les écoutez pas.

  • 3:58RelanceÉludée

    Les syndicats ont réclamé une rencontre avec le président de la République. Cette rencontre à Matignon semble acter le fait que le chef de l'État ne souhaite pas renouer le contact tout de suite avec eux ?

  • 5:03OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça vient renforcer Elisabeth Borne, le fait qu'elle soit toujours à Matignon, alors qu'on parle énormément de remaniement ?

  • 5:15FerméeÉludée

    Vous souhaitez qu'elle reste, Elisabeth Borne ?

  • 6:09RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous êtes prêts à suivre une ligne politique de droite avec un Premier ministre comme Gérald Darmanin par exemple ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueFait
    « C'est un jour important dans l'histoire sociale contemporaine de notre pays. C'est un jour où l'ensemble des forces syndicales et patronales, réunies, vont rencontrer la première ministre et le ministre du Travail pour pouvoir parler de ce qui compte pour les Français, c'est-à-dire la qualité de leur vie au travail. »
  • 0:46Invité politiqueFait
    « On va parler emploi des seniors, on va parler compte-épargne-temps, on va parler formation, on va parler reconversion professionnelle. »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « Ils l'ont fait il y a quelques mois, par exemple, avec ce qu'on appelle le partage de la valeur et nous nous sommes engagés, et nous le faisons, à transcrire dans la loi fidèlement le résultat de leur accord. »
  • 1:51Invité politiqueFait
    « Ainsi, tous les salariés des entreprises, des dix salariés, pourront toucher de l'argent lorsque leur entreprise gagnera de l'argent. »
  • 3:12Invité politiqueChiffre
    « Nous avons passé une réforme importante sur l'assurance chômage, pour faire en sorte qu'il faille 18 mois au lieu de 24 pour trouver un emploi. »
  • 4:41Invité politiqueFait
    « C'était d'atteindre, effectivement, le plein emploi, mais c'était aussi de réformer, vous le savez, le RSA, créer France Travail, améliorer l'insertion des jeunes, améliorer la formation. »
  • 7:12Invité politiqueChiffre
    « 45 textes ont été intégralement adoptés au Parlement, 45 textes de loi, certains d'initiatives parlementaires, d'autres gouvernementales, l'écrasante majorité sans recours au 49.3, je le dis tout de suite. »
  • 9:12Invité politiqueFait
    « Pour permettre aux villes, aux villages qui ont été dégradés, démolis par des émeutiers, de retrouver leur visage d'avant, vite, sans délai. »
  • 10:13Invité politiqueFait
    « L'engagement du président, vous savez qu'il a reçu quand même pendant cinq heures plusieurs centaines de maires qui avaient connu des destructions et des émeutes. Il avait pris l'engagement devant eux que la reconstruction serait garantie dans des délais extrêmement rapides. »
  • 10:41Invité politiqueChiffre
    « Nous avons restauré l'ordre, vite. Grâce à la mobilisation exceptionnelle de 45 000 forces de sécurité intérieure, mais aussi des élus du gouvernement, nous avons maintenu l'ordre, nuit après nuit. »
  • 10:54Invité politiqueFait
    « La première ministre a pris un arrêté important le 10 juillet, par exemple, pour interdire la vente de ces fameux mortiers. »
  • 11:38Invité politiqueChiffre
    « Je rappelle qu'il y a plus de 4 000 personnes, beaucoup de jeunes d'ailleurs, qui ont été arrêtés, qui ont été, qui sont ou qui sont re-ontraduites devant un tribunal et condamnés. »
  • 13:37Invité politiqueChiffre
    « La Première ministre a annoncé par exemple dimanche 7 milliards de plus sur l'année prochaine, 7 milliards de plus pour la planification écologique. »
  • 20:30Invité politiqueFait
    « Il y a toujours trois règles que nous respectons lorsque nous équipons d'armes nos amis ukrainiens pour faire face aux Russes. »

Temps de parole

  • Antoine Veran72 %
  • Intervenant10 %
  • Intervenant 29 %
  • Invité8 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:01
Intervenant

Bonjour Olivier Véran. Bonjour. Dans une heure et demie maintenant, l'ensemble des partenaires sociaux seront reçus à Matignon par Elisabeth Borne, la première ministre. Quel va être le programme, sachant que Sophie Binet de la CGT a choisi d'y aller alors qu'elle n'a pas signé l'agenda social qui a été en revanche signé par tous les autres partenaires sociaux ?

0:22
Antoine Veran

C'est un jour important dans l'histoire sociale contemporaine de notre pays. C'est un jour où l'ensemble des forces syndicales et patronales, réunies, vont rencontrer la première ministre et le ministre du Travail pour pouvoir parler de ce qui compte pour les Français, c'est-à-dire la qualité de leur vie au travail. Ce qui va se nouer, ce sont les prémices d'un véritable pacte de la vie au travail, vont être abordés des sujets du quotidien. Les Français qui nous écoutent en ce moment doivent le savoir. On va parler emploi des seniors, on va parler compte-épargne-temps, on va parler formation, on va parler reconversion professionnelle.

L'heure est venue de pouvoir aborder de manière sereine, constructive, avec les forces sociales de notre pays, des engagements qui ont été pris pendant la campagne par le Président de la République et qui visent à atteindre non seulement le plein emploi, mais le bon emploi. Faire en sorte que les Français soient plus satisfaits de se rendre au travail, qu'on tienne compte des évolutions de la société. Ça veut dire qu'il sera question de pénibilité, par exemple ? Ça veut dire qu'il sera question de tout ce dont les syndicats souhaitent parler avec nous et qu'ils souhaitent faire avancer, avec deux registres d'action.

Le premier, ce sont les actions pour lesquelles les syndicats et le patronat sont susceptibles de se mettre d'accord les uns avec les autres directement et qui relèvent de leurs compétences. Ils l'ont fait il y a quelques mois, par exemple, avec ce qu'on appelle le partage de la valeur et nous nous sommes engagés, et nous le faisons, à transcrire dans la loi fidèlement le résultat de leur accord. Parce que quand ils tombent d'accord, eh bien, il faut pouvoir le respecter. Ainsi, tous les salariés des entreprises, des dix salariés, pourront toucher de l'argent lorsque leur entreprise gagnera de l'argent.

Dans la même logique, ils vont être capables d'adopter un certain nombre de dispositions qui vont dans le bon sens. Et puis le deuxième registre d'action, très rapidement, ce sont des actions qui nécessitent l'intervention directe de l'État, et pour lesquelles il y a des négociations entre les organisations syndicales et patronales et le gouvernement.

2:13
Intervenant

Ça veut dire que le dialogue, il est revenu. Le dialogue, il est là.

2:16
Antoine Veran

C'est pour ça que je parle de jour important. Moi, j'estime que le dialogue n'a jamais été rompu. Il y a eu un désaccord profond sur un point important.

2:24
Intervenant

Qui était la réforme de retraite, et tout coûtera plus cher, vous prévenez la CFDT.

2:28
Antoine Veran

Mais tout ce qui concerne, encore une fois, le rapport au travail, on sait qu'il a changé. Dans une France post-Covid, les aspirations ne sont plus les mêmes, on le voit. Et puis, au moment où on parle de plein emploi, parfois, je me dis, quand on parle de plein emploi, pour des gens qui n'ont plus forcément peur du chômage de masse, parce que, par définition, ils ont eux-mêmes un emploi, il faut pouvoir expliquer ce qu'à l'échelle individuelle, cela peut apporter. Quand la France connaît une situation de plein emploi, ça veut dire qu'il est plus facile de changer d'emploi, de changer de métier.

Et on y tend, Laurent Sénéchal, nous y tendons, et dans beaucoup de territoires, comme le mien, par exemple, à Grenoble, nous sommes dans une situation de plein emploi. Et le gros enjeu est, pour les entreprises, d'arriver à trouver des salariés pour les postes. Je ne dis pas que tout le monde a pu trouver un travail. C'est pour ça, d'ailleurs, que nous formulons des réformes. Nous avons passé une réforme importante sur l'assurance chômage, pour faire en sorte qu'il faille 18 mois au lieu de 24 pour trouver un emploi.

3:18
Intervenant

Justement, Olivier Véran, sur ce point, certains syndicats s'interrogent sur ces consultations, puisque souvent, ils constatent que vous ne les écoutez pas. Ça a été le cas sur les retraites et sur l'assurance chômage, sur la question des salaires. Il y a de profonds désaccords aussi. Donc cette fois, vous dites, on va vous écouter.

3:32
Antoine Veran

Mais il y a eu des accords qui ont été... Il y a eu un accord identifié avec plusieurs syndicats. Ça ne veut pas dire qu'il y a un accord identifié avec tous les syndicats. L'avis syndical de notre pays, c'est d'arriver à identifier des majorités parmi les partenaires sociaux. Et la Première Ministre est engagée depuis le début du mandat qui lui a été confié pour s'inscrire sur la voie du dialogue social et pour avoir ces discussions productives pour les Français. Donc encore une fois, ce seront des avancées concrètes qui vont parler et qui vont améliorer la vie des gens.

3:58
Intervenant

Mais les syndicats, il a réclamé une rencontre avec le président de la République. Cette rencontre à Matignon avec Elisabeth Borne, elle semble acter le fait que le chef de l'État ne souhaite pas, lui, renouer le contact tout de suite avec eux ?

4:08
Antoine Veran

D'abord, l'un n'empêche pas l'autre et personne ne dit qu'il n'y aura pas à un moment donné une rencontre. Je n'ai pas la réponse, mais ça ne veut pas dire que c'est quelque chose qui serait impossible. Ensuite, il est non seulement de tradition, de coutume, mais il est plutôt de bonne organisation que les syndicats rencontrent au sein de l'exécutif la chef du gouvernement, puisque c'est le gouvernement qui va être en action sous la responsabilité du président de la République, bien sûr, pour pouvoir mener à bien les négociations et ensuite traduire dans la loi ce qui doit l'être.

Donc, vous voyez, d'ailleurs, c'était un peu l'objet des 100 jours quand on a parlé d'un des quatre axes qui était celui du plein emploi et du travail. C'était d'atteindre, effectivement, le plein emploi, mais c'était aussi de réformer, vous le savez, le RSA, créer France Travail, améliorer l'insertion des jeunes, améliorer la formation. Il nous reste des segments entiers à aborder, je le redis, l'emploi des seniors, le compte épargne-temps. Tous ces points-là, nous avons besoin des syndicats, ils ont besoin de nous, et ça tombe bien puisqu'aujourd'hui, les uns et les autres se rencontrent avec une ambition d'avancer et de conclure.

5:03
Intervenant

Est-ce que ça vient renforcer Elisabeth Borne, le fait qu'elle soit toujours à Matignon, alors qu'on parle énormément de remaniement, et qu'elle reçoive tous les partenaires sociaux ? Pour vous, ce n'est pas un sujet, c'est elle, la Première Ministre, elle va le rester, vous le souhaitez ?

5:15
Antoine Veran

La Première Ministre est au travail, elle est à sa tâche. Hier, elle a réuni l'ensemble des partenaires de la majorité et des ministres. Nous étions tous là et nous travaillons. Vous savez, il y a des questions qui peuvent se poser dans l'air du temps, mais qui ne se posent pas lorsqu'on est en responsabilité à la tête du pays.

5:31
Intervenant

Simplement, ce serait bizarre qu'elle reçoive tous les partenaires sociaux pour ne plus être finalement à la manœuvre dans quelques jours.

5:37
Antoine Veran

Ce que je vous dis, c'est qu'il y a une continuité de l'action de l'État et du gouvernement, et fort heureusement, et je suis devant vous ce matin en tant que porte-parole d'un gouvernement qui ne réfléchit pas à la question du remaniement, mais qui est là pour défendre l'action gouvernementale et aussi être à l'écoute des Français.

5:50
Intervenant

Mais vous souhaitez qu'elle reste, Elisabeth Borne ?

5:52
Antoine Veran

Je fais partie d'un collectif du gouvernemental, je n'ai pas d'avis à donner sur la question, vous le savez.

5:56
Intervenant

Vous n'avez pas d'avis ?

5:57
Antoine Veran

Mais je n'ai pas d'avis à exprimer comme porte-parole du gouvernement. Je suis un politique, je suis un député, je sais ce que je pense de la ligne politique que j'ai suivie, de cette capacité à dépasser les clivages traditionnels pour créer une majorité.

6:09
Intervenant

Est-ce que vous êtes prêts à suivre une ligne politique de droite avec un Premier ministre comme Gérald Darmanin par exemple ? Vous qui êtes issu de la gauche ?

6:15
Antoine Veran

Je ne fais pas des plans sur la comète, je vous dis, et Gérald Darmanin fait partie d'un gouvernement du dépassement, c'est-à-dire que lui aussi s'est inscrit dans cette logique présidentielle que nous suivons depuis 2017. Il est quand même classé très à droite, Olivier Véran. Et qui fait que nous sommes capables, au-delà des désaccords qu'on peut avoir les uns avec les autres, à la fin des fins, d'arriver à travailler ensemble. C'est un homme de droit de Gérald Darmanin. Est-ce qu'une fois vous nous avez pris en défaut les uns les autres d'être capables de travailler ensemble ?

Il se trouve que moi j'ai été député sous d'autres majorités, notamment dans le quinquennat Hollande, où les ministres, bien que faisaient en partie du même parti, vous le souvenez, on appelait ça le gouvernement des couacs, n'arrivait pas à s'entendre, et déclin disait quelque chose, l'autre disait l'autre autre chose. Ce n'est pas le cas ici, on arrive à travailler. Et de nos différences, on fait une richesse pour le pays. Et c'est au fond le souhait numéro un des Français qui était, il y a cinq ans, de dire ça suffit de dire que vous n'êtes pas capables de travailler ensemble, mettez-vous autour de la table.

Cette logique du dépassement, elle nous a plutôt réussi, et surtout elle a réussi à la France, puisque nous n'avons pas à rougir du bilan, nous avançons des textes, même en majorité relative, je tiens quand même à le dire, à la fin de cette première année de mandat, 45 textes ont été intégralement adoptés au Parlement, 45 textes de loi, certains d'initiatives parlementaires, d'autres gouvernementales, l'écrasante majorité sans recours au 49.3, je le dis tout de suite. Et donc on avance, et notre pays très loin d'être bloqué, alors qu'on est dans une situation délicate d'un point de vue parlementaire, transforme les choses pour les Français.

7:35
Intervenant

Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, vous restez avec nous.

7:38
Invité

L'OTAN rendra l'Ukraine plus forte, cher Volodymyr Zelensky, lors du sommet de l'Alliance en Lituanie, deuxième et dernier jour. Aujourd'hui, les pays membres du traité assurent que Kiev rejoindra l'OTAN quand les conditions seront réunies, sans préciser de calendrier. Hiromi Rollin, présenté comme la dame de compagnie d'Alain Delon, se défend dans un courrier adressé à la justice, alors que le procureur de Montargis a ouvert une enquête préliminaire, elle assure, via son avocat, être la conjointe de l'acteur et voit dans la démarche de ses enfants qui critiquent sa présence auprès de leur père un intérêt financier.

Les défaillances d'entreprises au plus haut en France depuis 2016, au deuxième trimestre de cette année, plus de 13 200, dont l'immense majorité sont des structures de moins de 10 salariés. Le secteur du commerce très touché dans un contexte d'inflation toujours élevé. Une dixième étape complètement folle et une victoire espagnole. Hier, sur le Tour de France, elle est signée Peyo Bilbao, le favori. Jonas Vingegaard est toujours en maillot jaune. Aujourd'hui, direction l'Allier, une étape pour les sprinters. Départ 13h25.

8:49
Auditeur

France Info.

8:51
Présentateur

Le 8.30 France Info. Agathe Lambré. Laurence Enéchal.

8:56
Intervenant

Toujours avec Olivier Véran, porte-parole du gouvernement, la facture des émeutes s'élèvera à 650 millions d'euros pour les assureurs. Un projet de loi, justement, doit accélérer la reconstruction. Il sera examiné demain en Conseil des ministres. Il autorisera notamment le gouvernement à procéder par ordonnance. Pour faire quoi, précisément ?

9:12
Antoine Veran

Pour permettre aux villes, aux villages qui ont été dégradés, démolis par des émeutiers, de retrouver leur visage d'avant, vite, sans délai. Ça veut dire que le principe général, c'est de reconstruire à l'identique ce qui a été détruit, de réparer, évidemment, ce qui a été abîmé, voire de reconstruire avec des améliorations lorsque ça fait sens, quand une école peut être construite avec davantage de développement durable, faisons-le.

Ça veut dire qu'on a passé d'abord une circulaire, c'est un texte qui n'est pas d'ordre de la loi, pour permettre d'accélérer des procédures, éviter d'exiger des maires qu'ils repassent par des marchés particuliers pour reconstruire ce qu'ils avaient déjà construit auparavant, et qu'il nous faut une loi pour aller un peu plus loin et faire en sorte que la totalité des situations soit couverte. Qu'on ne prenne pas, par exemple, six mois dans la vue parce qu'une école serait située dans une zone d'architecte des bâtiments de France, etc.

10:01
Intervenant

Et cette loi, elle sera votée avant l'été ? Oui. À l'Assemblée et au Sénat ? Bien sûr, parce que l'ensemble des parlementaires...

10:06
Antoine Veran

On est déjà en été, je veux dire, avant les vacances. L'ensemble des parlementaires, au-delà des clivages politiques, veulent aider les maires à reconstruire ce qui a été détruit. Et l'engagement du président, vous savez qu'il a reçu quand même pendant cinq heures plusieurs centaines de maires qui avaient connu des destructions et des émeutes. Il avait pris l'engagement devant eux que la reconstruction serait garantie dans des délais extrêmement rapides. Eh bien, c'est un engagement qu'il a demandé au gouvernement de tenir et que nous tiendrons.

10:30
Intervenant

Olivier Véran, plus de 850 bâtiments publics ont été dégradés. Est-ce que vous redoutez aujourd'hui une résurgence des violences à l'approche du 14 juillet, ce week-end en particulier ?

10:39
Antoine Veran

Nous avons restauré l'ordre, vite. Grâce à la mobilisation exceptionnelle de 45 000 forces de sécurité intérieure, mais aussi des élus du gouvernement, nous avons maintenu l'ordre, nuit après nuit. La première ministre a pris un arrêté important le 10 juillet, par exemple, pour interdire la vente de ces fameux mortiers. Pour les Français...

10:59
Intervenant

Non seulement la vente, mais aussi l'usage.

11:00
Antoine Veran

Bien sûr, c'est important. On a vu que le mésusage qui était fait de ces mortiers, évidemment, a posé une réaction. Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, sera amené à faire une communication cet après-midi sur les dispositifs de sécurisation de nos villes pour les nuits du 13 et du 14 juillet. Vous avez vu, les Français ont constaté que lorsqu'il fallait restaurer l'ordre, nous n'avions pas la main qui tremblait. Nous aurons la même fermeté dans la restauration et le maintien de l'ordre dans les nuits à venir, incluant évidemment la nuit du 14 juillet.

Il y a un vrai besoin, une vraie volonté, une vraie attente des Français de restaurer la sécurité partout et de punir ceux qui ont mal agi, ceux que nous faisons. Je rappelle qu'il y a plus de 4 000 personnes, beaucoup de jeunes d'ailleurs, qui ont été arrêtés, qui ont été, qui sont ou qui sont re-ontraduites devant un tribunal et condamnés. La violence est insupportable pour les Français, quel que soit la force.

11:51
Intervenant

Combien de policiers et gendarmes vont être déployés pour le 14 juillet ?

11:53
Antoine Veran

Ce sera le ministre de l'Intérieur qui détaillera cet après-midi.

11:56
Intervenant

Mais ça veut dire que le climat est toujours éruptif.

11:57
Antoine Veran

Il donnera une conférence de presse.

11:58
Intervenant

Vous constatez que le climat est toujours éruptif, même si l'ordre est revenu ?

12:01
Antoine Veran

Ça veut dire que nous n'avons pas terminé de lutter contre les violences qui peuvent prendre différentes formes. Mes pensées ce matin vont faire ce fleuriste qui s'appelle Philippe, cet homme de 72 ans, qui a été passé à tabac et qui est mort. Tu n'as pas tué avec les poings et les pieds par un meneur de 17 ans devant deux de ses copains de 14 et 18 ans. Il leur a demandé de faire moins de bruit. Parce qu'il leur a demandé de faire moins de bruit. Un homme qui était manifestement adoré dans son village, qui faisait partie intégrante de la société. Pourquoi je parle de cela ?

Parce qu'au-delà de la douleur qu'on ressent tous pour lui, ses proches, sa famille, ça atteste aussi de cette ultra-violence, de cette violence décomplexée contre laquelle nous devons lutter avec détermination. et nous le faisons.

12:44
Intervenant

Est-ce que le Président doit prendre la parole le 14 juillet comme c'est la tradition, même s'il ne s'y est pas toujours plié ?

12:49
Antoine Veran

La tradition, c'est aussi que le porte-parole du gouvernement ne commande pas les interventions du Président de la République.

12:55
Intervenant

Mais est-ce que vous savez si le Président va prendre la parole ?

12:57
Antoine Veran

Ce que je pressens, c'est que d'ici à la fin du mois de juillet, le Président aura l'occasion de revenir dans le format qu'il souhaite, dans les conditions qu'il souhaite, sur la feuille de route des 100 jours qu'il nous avait donnée avec les quatre axes de la planification écologique, le plein emploi, l'ordre républicain, le progrès pour les Français dans le domaine de l'école et de la santé, pour pouvoir mettre en lumière tout ce que nous avons fait pendant ces 100 jours et tout ce que nous allons faire pendant les centaines de jours du quinquennat.

13:25
Intervenant

C'est toujours d'actualité malgré les émeutes, donc de faire le bilan des 100 jours.

13:28
Antoine Veran

Mais c'est important de dire aux Français ce que nous faisons. Il y a eu les émeutes, qui appellent encore une fois de la sécurité et de l'ordre, mais il y a aussi l'ensemble des réformes que nous portons pour les Français. La Première ministre a annoncé par exemple dimanche 7 milliards de plus sur l'année prochaine, 7 milliards de plus pour la planification écologique. C'est-à-dire 7 milliards de plus pour rénover nos maisons. Donc c'est beaucoup de Français qui pourront faire de la rénovation. 7 milliards pour décarboner notre industrie, pour que nos entreprises produisent plus propre, pour qu'on atteigne cette neutralité carbone. C'est une somme qui est absolument considérable.

Tout cela va dans le sens de la mission qui nous a été confiée par le Président de la République, faire en sorte que la France aille mieux après les 100 jours qu'avant.

14:07
Intervenant

S'agissant des émeutes, la leçon que tire l'exécutif, notamment, c'est l'importance du rôle de l'éducation, de l'école. Mais au-delà de sanctionner les parents, peu de mesures ont émergé. Est-ce que vous pouvez nous expliquer plus précisément de quoi il s'agit ?

14:19
Antoine Veran

D'abord, on fait un constat. On fait un constat que quelque chose ne va pas. Quand un gamin de 12 ans sort avec un mortier à 1h du matin, dans la rue, sans ses parents, évidemment, des soirs d'émote qui faisaient, il y a un truc qui ne va pas. Et la responsabilité des parents, elle est à interroger, voire à engager. Toutes les situations ne se ressemblent pas. Il y a sans doute des parents qui sont complètement dépassés par leurs enfants et qui essayent. Il y a d'autres situations où les parents ne sont pas forcément dépassés, mais sont démissionnaires.

Donc la loi existe aujourd'hui, qui est là pour rappeler que quand on est parent, quand on a un enfant mineur qui plus est un mineur de moins de 15 ans, on a charge d'éducation et on est responsable. Mais l'échec, il n'est pas partagé par l'éducation nationale ? Ça, c'est un point qui est important. Vous savez, on est surtout... Aujourd'hui, on a plutôt une responsabilité des missions qui fait que c'est la famille, la cellule familiale qui éduque et c'est l'école qui enseigne. Ça ne veut pas dire que...

15:14
Intervenant

Mais ce n'est plus le ministère d'instruction publique, c'est le ministère de l'éducation nationale.

15:17
Antoine Veran

Oui, de l'enseignement. Il y a un rôle aussi dans l'éducation. Mais les enseignants ont aussi un rôle formidable d'accompagnement des enfants, d'accompagnement des mineurs et aussi par l'échange d'accompagnement des parents. Donc, le président de la République nous a demandé de faire un constat rapide, transparent, clair, lucide. Toutes les situations ne se ressemblent pas.

J'étais à Grenoble la semaine dernière, j'ai vu les trentaines de commerces totalement dévastés, j'ai rencontré 200 agents de police, des pompiers, des gendarmes, des pompiers qui vous expliquent que leur mission, c'est de protéger les gens qui sont attirés dans des guets-tapens par des bandes de malfrats qui les font venir au prétexte d'un feu de poubelle pour pouvoir mieux les caillasser. Et quand on dit caillasser, ce n'est pas des petits cailloux. Ils m'ont montré des pierres qu'ils recevaient, ils sont blessés. Donc, ça nécessite quoi ? Ça nécessite de se dire mais comment de telles situations sont-elles possibles ? Ça ne veut pas dire excuser.

Ça veut dire condamner, juger et faire ensuite évoluer le cadre pour pouvoir faire en sorte que cela ne se reproduise plus. Et oui, la question de la responsabilité parentale est engagée, mais pas que.

16:11
Intervenant

Olivier Véran, après ses émeutes, une manifestation a été plutôt calme alors qu'elle était pourtant interdite. C'était la manifestation de soutien à Adama Traoré. Les présidents de groupe de la majorité ont pourtant écrit à Yael Brown-Pivet pour demander des sanctions contre les députés insoumis écologistes qui étaient présents. On voit par exemple Mathilde Panot, la présidente du groupe insoumis. Ça veut dire que c'est l'Assemblée qui fait en quelque sorte la police maintenant ?

16:34
Antoine Veran

Deux choses. Un point légal et un point moral. Le point légal, un député, il fait quoi ? Il fait la loi. C'est-à-dire qu'il dit ce qui est autorisé et ce qui ne l'est pas. Donc par définition, excusez-moi, un député, il respecte les lois de la République. Quand vous avez un préfet qui estime que pour des raisons de sécurité, un événement ne peut se tenir et donc qu'il l'interdit, qu'il le rend illégal. Le rôle d'un député n'est pas de s'y rendre, encore moins en portant l'écharpe tricolore qui lui confère, qui symbolise le fait qu'il fait la loi. Sinon, il se met lui-même en dehors de la loi. Et c'est grave. Le deuxième point, il est moral.

Comment un député de la nation, quelles que soient ses idées politiques par ailleurs, peut accepter, sans broncher, de manifester au milieu de personnes qui scandent tout le monde déteste la police. Tout le monde déteste la police. Mais est-ce qu'il faut

17:24
Intervenant

pour autant sanctionner à l'Assemblée nationale ses élus ? Rendez-vous compte

17:28
Antoine Veran

du déshonneur, et je pèse le mot, le déshonneur que cela représente. Je veux dire, j'ai vu beaucoup de Français en me déplaçant. Je parlais de l'Isère tout à l'heure, mais je vais aussi évidemment ailleurs. Beaucoup de Français que ça choque. Pas que ça surprend, pas que ça divertit, que ça choque profondément. Mais au point

17:44
Intervenant

où ils ont une responsabilité dans les violences et les erreurs. Mais ils ont une responsabilité. Vous savez,

17:48
Antoine Veran

le niveau de confiance, je suis ministre en charge des questions démocratiques, le niveau de confiance des Français dans la classe politique aurait du mal à être plus faible. Le niveau de confiance des Français dans nos institutions est loin d'être l'un des plus élevés d'Europe et c'est un euphémisme. Quel message renvoient ces élus de la République aux Français qui s'interrogent sur notre capacité à faire société. C'est un message qui est néfaste. Il n'y a aucun sens politique à le faire. Et je le dis parce que ce sont des députés de la France insoumise, il y a eu aussi des députés écolos, mais je connais aussi certains...

Je connais aussi certains, je connais même bien certains députés de la NUPES qui ne sont pas normalement des insoumis et qui sont profondément républicains. Ils doivent, sans délai, se détacher, se distinguer de ces élus-là qui, encore une fois, se déshonorent en participant à ce type de manifestation.

18:37
Intervenant

Sophie Binet, la patronne de la CGT, aussi a dénoncé hier un racisme systémique dans la police. Qu'est-ce que vous lui répondrez ?

18:43
Antoine Veran

Rapidement, Olivier. Il dit que nous allons parler avec Sophie Binet de ce dont nous avons à parler avec la patronne de la CGT, la présidente de la CGT, à savoir de tout ce qui peut améliorer la qualité de vie au travail des Français. Donc il ne sera pas qu'à se parler et c'est là la nôtre dans le dialogue social.

18:58
Intervenant

Olivier Véran, vous restez avec nous. Porte-parole du gouvernement, 8h52 déjà, c'est le fil d'info avec Elia Bergel.

19:04
Invité

Les enquêteurs toujours sans trace du petit Émile autour du Vernet dans les Alpes-de-Haute-Provence. Ni indices, ni informations pour le moment, selon le procureur de Dignes-les-Bains. Le garçon de 2 ans et demi a disparu depuis ce week-end. Gérald Darmanin dénonce une agression d'une lâcheté sans nom après la mort d'un homme de 72 ans tabassé par 3 jeunes désormais mis en examen dans le Nord à Vieux-Condé. Il leur demandait de faire moins de bruit. Ce drame ne restera pas impuni, promet le ministre de l'Intérieur. Le patron des députés Les Républicains dénonce la décision inquiétante, selon lui, de la France de fournir des missiles longue portée scalp à Kiev.

Un rayon d'action de 250 kilomètres, cela me paraît, participer à une escalade, affirme Olivier Marlex. Les sénateurs à majorité de droite votent cette nuit pour le projet de loi Plein emploi. En première lecture, le but est de mettre en place un suivi plus directif des allocataires du RSA. Le texte va aussi donner naissance à France Travail pour remplacer Pôle emploi.

20:00
Auditeur

France Info.

20:05
Présentateur

Le 8.30 France Info. Agathe Lambré, Lorrain Sénéchal.

20:10
Intervenant

Toujours avec Olivier Véran, porte-parole du gouvernement. Olivier Véran, le président a annoncé au sommet de l'OTAN que la France allait livrer des missiles longue portée scalp à l'Ukraine. Des missiles qui, théoriquement, sont capables d'atteindre le sol russe. Pour Olivier Marlex, le patron des LR à l'Assemblée, c'est une mesure inquiétante qui participe à une escalade. Est-ce que c'est le cas ? Ça participe à une escalade ?

20:29
Antoine Veran

Pas du tout. En fait, il y a toujours trois règles que nous respectons lorsque nous équipons d'armes nos amis ukrainiens pour faire face aux Russes. Je le dis dans un contexte où les Russes ont réalisé une frappe particulièrement atroce le 10 juillet sur un centre humanitaire en Ukraine qui a ému toute la planète et à juste titre. Trois règles. Première règle, que ça participe à la défense de l'Ukraine. Deuxième règle, que ça n'entraîne pas d'escalade dans la participation des pays qui arment l'Ukraine au conflit. Je vais y venir. Et troisièmement, évidemment, que ça ne fragilise pas les capacités défensives françaises. Les trois règles sont ici réunies.

Un, on va permettre en équipant l'Ukraine de missiles scalp qui sont des missiles qui font des missiles de 5 mètres qui ont une portée de 250 kilomètres qui peuvent être largués par avion qui peuvent rentrer en profondeur donc qui doivent permettre le nombre n'est pas communiqué et heureusement j'ai envie de vous dire. Deuxièmement, l'Ukraine s'est engagée à n'utiliser ces missiles que sur son propre sol. Que sur son propre sol. C'est une réponse à Olivier Marleix qui s'inquiétait. Nous avons évidemment un stock qui est supérieur à nos besoins pour nos propres capacités défensives en matière de missiles scalp.

Les Anglais ont fait une initiative similaire à la nôtre avec eux ce que ça s'appelle les missiles Storm Shadows mais peu importe qui sont aussi des missiles à pénétration profonde d'usage défensif. Donc nous sommes aux côtés des Ukrainiens. Le Président de la République est déterminé dans l'accompagnement qu'il a de nos frères et voisins ukrainiens et c'est encore une fois l'honneur de la France que d'être capable de le faire.

21:57
Intervenant

On s'éloigne tout de même de la distinction faite au début entre armes défensives armes offensives. Est-ce que c'est parce que la guerre dure que la contre-offensive ukrainienne patine ?

22:09
Antoine Veran

Je le redis on parle là de missiles qui sont à utiliser sur le territoire ukrainien. Ukrainiens ça veut dire que par définition l'Ukraine défend son territoire sur son territoire c'est donc une arme à usage défensif.

22:22
Intervenant

Hier le Président a aussi affiché son soutien à une adhésion rapide de l'Ukraine à l'OTAN pourtant il y a un an Emmanuel Macron lui-même refusait cette perspective il expliquait notamment que ce serait perçu par la Russie comme quelque chose de confrontationnel. Vous pouvez nous expliquer ce changement de pied du Président ?

22:37
Antoine Veran

Ce que le Président a dit à l'OTAN hier c'est d'abord nous devons envoyer un message de soutien à l'Ukraine un message d'unité de l'OTAN et un message de détermination à ce que la Russie ne puisse doivent remporter cette guerre et il a précisé c'est la grammaire dans laquelle nous devons rester.

22:54
Intervenant

D'accord et l'idée aujourd'hui d'après ce qu'on comprend c'est plutôt de faire pression sur Poutine alors qu'au début de la guerre il s'agissait plutôt de ménager Emmanuel Macron a essayé beaucoup de discuter avec lui il n'y a pas un changement un peu d'orientation ?

23:05
Antoine Veran

Ce que vous appelez ménager en fait ce n'est pas le cas c'est du dialogue maintenir le dialogue avec l'ensemble des parties prenantes pour ne jamais rompre le dialogue ce qui nous a permis d'obtenir des conditions de corridors humanitaires de convois de céréales donc c'est fondamental encore une fois la France est l'un des pays qui a su très tôt très vite coordonner autour de lui une réponse en soutien aux Ukrainiens qui en avaient besoin et aujourd'hui vous voyez que la coalition internationale est unie.

23:34
Intervenant

Olivier Véran Isia Isgelin sera tout à l'heure en concert au francophonie de la Rochelle pour la première fois depuis son appel en plein concert à organiser une piñata géante qui visait Emmanuel Macron elle a expliqué qu'elle était dans un personnage entre deux chansons qu'elle n'appelait pas du tout à la haine pourtant un de ses concerts a été annulé un marque-en-barrel par le maire Les Républicains qui lui a été choqué par ses propos est-ce que vous aussi vous appelez à ce qu'elle ne joue pas ce soir au francophonie de la Rochelle ?

24:04
Antoine Veran

On a parlé tout à l'heure des violences des émeutes de la volonté de faire reculer la violence sous toutes ses formes on a parlé aussi d'unité de la nation du souhait d'aller de l'avant d'être aussi fier d'appartenir à une belle nation comme la France je crois que tout ce qui vient entretenir l'idée que la violence serait justifiée parce qu'on n'est pas d'accord est dangereux je crois que c'est aussi démago pardonnez-moi de le dire c'est très vous avez un succès d'estrade dans un moment qui n'a rien à voir avec un meeting politique et quand même ça aurait été dans un meeting politique les mots qui ont été tenus sont des mots totalement inadaptés

24:40
Intervenant

y compris quand c'est un artiste qui met en scène Isla Isla a eu l'occasion

24:43
Antoine Veran

de s'exprimer et de dire que ce n'est pas ce qu'elle avait voulu dire bon écoutez voilà on ne va pas en faire non plus un fait politique en soi elle n'est pas porteur elle ne porte pas en soi de mandat maintenant libre aux élus locaux qui avaient prévu de l'accueillir d'estimer que les conditions ne sont plus réunies pour le faire dans la période je n'ai pas de commentaire à faire ce n'est pas à moi qui revient de décider si oui ou non est-ce que le chapitre est clos est-ce qu'elle peut continuer ses concerts ? le mot qui vient c'est que c'était nul c'était nul inutile et dans le contexte assez inadapté

25:15
Intervenant

est-ce que le chapitre est clos et est-ce qu'elle peut continuer ses concerts ? ce n'est pas à moi de décider

25:18
Antoine Veran

encore une fois je dirais que on nous confie beaucoup de responsabilités quand on nous confie un mandat pas celui d'aller choisir qui a l'artiste a le droit de s'exprimer de quelle manière et où je donne mon avis personnel sur ce qu'elle a pu dire et dans le contexte dans lequel elle l'a fait

25:33
Intervenant

et en tant que porte-parole du gouvernement ça ne correspond pas aux attentes de français encore moins du moment merci Olivier Véran porte-parole du gouvernement donc invité du 8.30 et bonne journée à vous