Edouard Quintano, maire (DVG) de Saint-Jean-D'Illac (Gironde) se dit «inquiet pour demain»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:06OuverteRéponse directe
Les flammes sont à combien de kilomètres de votre commune ce soir ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Est-ce que je peux vous demander de leurs nouvelles ce soir ? Comment vont-ils ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:19Invité politiqueChiffre
« 12 000 hectares, c'est deux fois Bordeaux. »
- 3:36Invité politiqueChiffre
« au nord, on est au moins à 8 kilomètres des premières habitations. »
- 3:42Invité politiqueChiffre
« à l'ouest, on doit être à 4-5 kilomètres des premières habitations. »
- 3:56Invité politiqueChiffre
« notre commune est à 12 000 hectares, comme je le disais, et puis à 75 % de la forêt ou de l'agriculture. »
Temps de parole
- Edouard Quintano92 %
- Présentateur8 %
≈ 1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Tout d'abord, je tiens à vous dire que nous avons vécu une journée plutôt difficile parce que, comme vous l'avez dit, il y avait pas mal de vents tournants, vents d'Est, vents du Nord. Bref, on a pu subir de nombreuses reprises de feu. Quelques contrefeux avaient été prévus, mais les reprises de feu étaient trop importantes. Il y a eu beaucoup de travail sur les pare-feux également. Bref, une mobilisation des pompiers, une mobilisation des bénévoles, une mobilisation, après, à un autre niveau, des agents de la réserve communale des élus. Voilà la journée que nous avons vécue, donc un petit peu difficile, effectivement.
Mais le point positif, c'est que la solidarité marche, marche toujours complètement à fond. Les pompiers que l'on héberge à Saint-Jean-d'Iac, dans notre gymnase, près de 200 pompiers depuis deux jours, prennent un petit moment de repos lorsqu'ils reviennent sur leur lieu d'hébergement et de repos. Voilà ce que je peux vous dire globalement sur les à-côtés des feux. Après, je peux vous parler des feux dans le secteur, comme le reportage vient de le dire. Il y a un front à l'ouest, donc près de l'Anton, à Blagon exactement. Ce feu à l'ouest semble, à cette heure-ci, maîtrisé en tout cas. Il y a eu quelques reprises au sud de notre ville.
Là, le vent étant un peu plus important, ces reprises ont poussé quelques flammes. Mais à l'heure où je vous parle, le feu est maîtrisé également au sud. Par contre, toujours en frontière de notre ville, au nord, je ne sais pas si vous en avez parlé, mais un feu est persistant, en tout cas était persistant et actif dans le camp de Souge. Ce n'est pas exactement la commune de Saint-Jean-de-Iac, mais c'est juste au nord de notre commune. Voilà au niveau des feux. Oui, des inquiétudes pour demain. Demain, il va faire chaud, très chaud. Et donc, cette chaleur n'est pas positive, en tout cas, pour la lutte contre le feu.
En tout cas, il faut que je remercie grandement, à l'heure où je vous parle, l'ensemble des équipes. J'ai pu échanger avec, bien entendu, les pompiers, avec les gens de la DFCI toute la journée. Le président du département est venu sur Saint-Jean-de-Iac, Jean-Luc Blaise, ainsi que la députée de notre circonscription, Marie Récalde. C'est des appuis qui nous font du bien. Des lits picots ont pu être débloqués, par exemple, pour notre salle, pour les pompiers. Voilà ce que je peux vous dire ce soir, globalement, concernant le feu à Saint-Jean-de-Iac.
Monsieur le maire, pour qu'on comprenne bien, les flammes sont à combien de kilomètres de votre commune ce soir ?
Alors, de notre commune, mais vous savez que c'est une commune qui a une très large superficie. 12 000 hectares, c'est deux fois Bordeaux. Donc, quand vous me parlez de notre commune, je ne sais pas si vous parlez de la limite territoriale ou des premières habitations.
Oui, des premières habitations, monsieur le maire.
Alors, si c'est les premières habitations, au nord, on est au moins à 8 kilomètres des premières habitations. Et puis à l'ouest, on doit être à 4-5 kilomètres des premières habitations. Voilà, mais prenez en compte le fait que notre commune est à 12 000 hectares, comme je le disais, et puis à 75 % de la forêt ou de l'agriculture.
Encore un mot, si vous voulez bien. Je crois que vous accueillez sur votre commune, notamment dans un zimnage d'environ 200 pompiers. Est-ce que je peux vous demander de leurs nouvelles ce soir ? Comment vont-ils ? Est-ce qu'ils ont encore suffisamment d'énergie, suffisamment de force pour retourner au front, lutter pied à pied contre ces incendies, alors qu'ils luttent depuis six jours maintenant, quasiment sans interruption ?
Alors oui, ils ont encore des forces. Vous savez, un pompier, c'est vraiment à la fois du cœur et puis du physique, si je puis dire. Donc ils se rechargent psychologiquement quand ils viennent chez nous. Ils ont tout ce qu'il faut. Cet après-midi, on avait… Enfin, à midi, j'ai mangé là-bas. Je me suis retrouvé avec des pompiers qui étaient heureux, qui étaient contents d'être accueillis comme ils le sont chez nous. Ça remonte leur morale. Donc j'ai vu des pompiers très positifs. Fatigués, bien entendu, mais très positifs. On a ouvert une cellule de kiné et de podologie dans notre gymnase en question.
Mais ça leur fait du bien parce que les pieds sont meurtris, parce que les courbatures sont là, parce que les muscles sont tendus. Et ça leur fait du bien dès qu'ils s'assoient, dès qu'ils se couchent sur les tables des kinés. Déjà, on sent des gens qui sont beaucoup plus détendus. Et je crois que ça leur fait énormément de bien d'être également entourés par notre réserve communale, par nos élus qui sont là en permanence avec eux. Sous-titrage Société Radio-Canada