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InterviewFrance Culture (sur YouTube)· 8 juin 2022 46 minComplaisantFond programmatiqueCulture, médias & sportÉconomie & entreprisesSolidarités & familleNumérique

La culture a-t-elle aussi besoin d’être "refondée" ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Jean-Marc Dumontet, vous êtes producteur et propriétaire de six théâtres à Paris. Comment analysez-vous la situation actuelle du spectacle vivant après la crise sanitaire ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Selon l'Association pour le soutien du théâtre privé, la fréquentation est en retrait de 44% au premier trimestre 2022 par rapport à 2019. Comment l'expliquez-vous ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Le cinéma souffre d'une baisse de fréquentation de 20%. Pensez-vous que le théâtre pourrait être menacé par les mêmes changements d'habitudes liés aux plateformes ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez de l'optimisme et du retour du public. Qu'est-ce qui vous rend si confiant ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué la prise de risques dans le théâtre. Est-ce encore possible aujourd'hui ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Vous avez repris les Molières en 2014. Vous dites que la frontière entre théâtre public et privé est artificielle. Pouvez-vous expliquer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Jean-Marc DumontetFait
    « On n'allait pas tout de suite avoir des salles combles parce que dans notre métier il faut d'abord avoir des spectacles et avoir des spectacles ça prend du temps ça prend du temps pour constituer des équipes artistiques ça prend du temps pour les réunir et pour travailler pour élaborer les meilleur spectacle possible. »
  • 8:00Jean-Marc DumontetFait
    « Le public revient parce que l'expérience qu'on propose elle est totalement unique. »
  • 13:00Jean-Marc DumontetFait
    « Je me suis rendu compte à quel point c'est artificiel cette césure entre le théâtre public et le théâtre privé. »
  • 25:00Jean-Marc DumontetFait
    « Le pass Culture c'est quelque chose de révolutionnaire. »
  • 31:00Jean-Marc DumontetFait
    « Il n'y a pas de désert culturel dans ce pays. »
  • 34:00Jean-Marc DumontetFait
    « Une société qui ne sait pas reconnaître les valeurs et les vertus de ce qu'ils savent est une société assez inquiétante. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

les matins de france culture chloé cambrelin alors qu emmanuel macron annoncé à dans la presse régionale samedi vouloir créer après les élections législatives un conseil national de la refondation sur l'écologie le pouvoir d'achat la santé ou les institutions nous nous demandons ce matin si la culture a elle aussi besoin d'être refondée bonjour jean marc dumontet bonjour merci d'être avec nous vous êtes producteur d'artistes du maurice de spectacles propriétaire de 6 théâtre à paris le théâtre antoine le théâtre libre bobino le point virgule le grand point virgule et le sentier des halles vous produisez aussi à le festival paroles citoyennes dont la dernière édition a eu lieu en mars avril et le festival d'humour de paris qui se tiendra du 15 au 30 juin ce sera la septième édition vous êtes également président des molières dont la 33e cérémonie a eu lieu il y a quelques jours et vous avez été référent culture d' emmanuel macron lors de la dernière campagne présidentielle avec vous ce matin nous allons donc parler de théâtre de spectacles vivants de fréquentation de création de diffusion de démocratisation culturelle et de la nouvelle ministre de la culture rime abdul malak et des chantiers qu'elle a devant elle en tant que producteur et propriétaire de théâtre jean marc dumontet vous avez durant la crise sanitaire y compris dans les moments les plus critiques lorsque théâtres cinémas salles de concerts musée était fermé dit qu'il fallait regarder devant c'est une catastrophe mais ça ne sert à rien de se plaindre toute la journée disiez-vous il faut se projeter vers la suite la suite nous y sommes depuis plusieurs mois n'y a plus de restrictions dans tous ces lieux comment regardez-vous la situation telle qu'elle est aujourd'hui avec enthousiasme et optimisme on a un redémarrage évidemment qui est progressif on n'allait pas tout de suite avoir des salles combles parce que dans notre métier il faut d'abord avoir des spectacles et avoir des spectacles ça prend du temps ça prend du temps pour constituer des équipes artistiques ça prend du temps pour les réunir et pour travailler pour élaborer les meilleur spectacle possible et puis ça prend du temps pour les commercialiser qu'à partir du moment où nous avions beaucoup d'incertitudes c'était difficile de réunir des équipes artistiques est difficile de se projeter et d'avoir de nouveau spectacle a proposé au public mais maintenant on est rentré un peu dans la norme dans une exploitation à peu près satisfaisante après un coup vide qui quand même s'est propagée y compris en novembre décembre janvier en février où on a arrêté nos représentations sur le très nombreux spectacles donc maintenant qu'on est revenu dans la norme on peut enfin travailler sereinement et se projeter et pourquoi je dis que on est optimiste parce qu'on voit qui est un vrai appétit des français de retourner dans les salles et on voit autour d'un certain nombre de spectacles que nos spectateurs sont là qu'ils ont envie on va reprendre par exemple edouard baer au théâtre antoine dans quelques jours ça va être complet on reprend alex lutz 7 au théâtre libre partir du 23 juin pour une dizaine de dates là aussi c'est plus qu'un frémissement ça va être complet on vient de terminer panayotis à bobino il avait cinq dates complètes tout ça pour dire qu'en ce moment le public revient maintenant c'est sont pas les chiffres d'il ya trois ans il faut encore qu'on soit patient mais quand on a été privés comme nous l'avons été de notre raison d'être quand il ya de la lumière quand enfin vous pouvez à nouveau être sur les planches vous ne pouvez de coeur heureux alors ça ne sont pas les chiffres d'il ya trois ans ça c'est sûr selon l'association pour le soutien du théâtre privé la fréquentation lors du premier trimestre 2011 22 est en retrait de 44% par rapport à la même période de 2010 9 me mais une grande campagne de communication baptisée retrouvons-nous a été lancé par les professionnels du spectacle vivant aussi bien la sacem que le centre national de la musique la société des auteurs et compositeurs dramatiques le syndicat national du théâtre privé le syndicat des musiques actuelles cela veut bien dire tout de même jean marc dumontet qu'il ya une préoccupation donc est-ce que selon vous c'est juste une question de temps c'est une star josiane ou est-ce qu'il ya tout de même peut-être quelque chose d'un peu plus maintenant c'est une question de temps nous avons la chance d'exercer un métier qui fondait sur le plaisir et sur le désir et quand vous savez susciter de l'enthousiasmé auprès du public il est là allé à la comédie française allez voir ce formidable var s'est plaint les gens s'y précipitent à aller voir berlin berlin cac a eu un molière à les voir comme il vous plaira que quatre molières les salles sont combles il faut juste qu'on rencontre leur public c'est plus compliqué parce que très longtemps on s'est posé la question si les salles étaient ouvertes side les jauges étaient présentes si les conditions étaient réunies pour aller fréquenter les théâtres maintenant on sait que évidemment c'est sûr évidemment il ya plus aucune jauge et quand il ya des spectacles qui suscite le désir ils sont pleins donc je n'ai aucune inquiétude sur du moyen ou du long terme le public revient parce que l'expérience qu'on propose elle est totalement unique la comédie française vous parliez d'edouard baer alex lutz je vous parle maxime d'aboville cahul molière mais qui n'est pas parmi les les comédiens les plus connus ça fait le plein ça fait le plein donc ça c'est un motif vraiment d'enthousiasmé pour nous parce que ça veut dire que ça redémarre on voit ce qu'il en est pour le cinéma jean-marie monter le système a objectivement une baisse de fréquentation 20% va me sens pas ce qui est étonnant ce qui peut en tout cas être questionné c'est que l'on envisage beaucoup plus facilement pour le cinéma une cause qui viendrait d'un changement d'habitudes liées à l'espace occupé par les plateformes et qui a pu être accélérée par la pandémie et par les fermetures ce changement d'habitude ne menace-t-il pas ou en tout cas ne concernent t-il pas aussi le théâtre parce que après tout justement comment comment réussir à rappeler à faire comprendre qu'il ya là une expérience différente de celle des écrans qui mérite que l'on sorte de chez soi que l'on paie une place que l'on se déplace pour le spectacle alors je suis au regret de vous dire que je demeure optimiste parce que mes sait par expérience non mais il était par trop trash l'expérience non mais c'est pas du tout reproche mais l'expérience que nous proposons elle est unique ce sont des moments uniques il n'y a pas une représentation qui rend qui soit la même que la précédente donc ce moment unique le public il aura tout ça fait des milliers d'années que le théâtre existe donc le public il a envie de la partager de la vivre de vibrer parce que il ya des émotions dans le spectacle vivant ça s'appelle le spectacle vivant que vous ne retrouvez pas ailleurs alors que le cinéma puisse être concurrencé par des plateformes sans doute sans doute parce que on voit la multiplication des oeuvres et on voit des requins au cinéma il ya eu beaucoup beaucoup de de tournage qui se sont opérés y compris pendant la pandémie donc il ya eu un petit phénomène d'embouteillage qui est en train d'être résorbée et on a besoin au cinéma parce que beaucoup de diffuseur de producteurs ont un peu attendu avant de diffuser leurs oeuvres fortes mais on a besoin d'un effet plus systématique autour de gros blockbusters au cinéma on le voit on le voit avec des gros blockbusters américains qui tout à coup remplissent la salle et comme on a un système a ses vertus en france on a besoin de ce blockbuster américain pour financer notre cinéma donc c'est une très bonne chose parce que ça fait revenir dans les salles des gens qui ne viennent pas c'est pas le cas tout à fait au théâtre c'est pas le cas tout à fait au théâtre parce que comme je vous le disais notre expérience et les uniques donc on n'est pas concurrencés par une plate forme que ce qu'on voit sur scène on ne voit nulle part ailleurs ça encore faut-il justement réussir à le leur rappeler à le dire c'est ce qu'a fait isabelle carré et qui présentait la cérémonie des molières lorsqu'elle a dit ce n'est pas en restant devant nos écrans attendre les livreurs de repas que nous triompherons de nos angoisses et en riant en pleurant en partageant nos émotions dans une salle de spectacle voilà le dire c'est une chose réussira à convaincre et peut-être encore autre chose vous parlez de l'embouteillage qu'il ya eu pour le cinéma il concerne aussi le théâtre non dans une certaine mesure jean marc dumontet c'était en tout cas une crainte d'avoir justement des productions parce que parce que les personnels du théâtre ont aussi continué à travailler pendant les corridas a répété a parfois créé des spectacles alors c'était c'était moins le cas pour notre cité moyens là pour nous parce que ce qui détermine le lancement d'un projet en matière théâtrale savoir une date certaine une date certaine vous allez pouvoir mobiliser les acteurs or très longtemps par la force des choses puisque c'était pid amy était véritablement la maîtresse des horloges par la force des choses on ne connaissait pas notre mouvement de redémarrage donc à partir de là on ne pouvait pas créer de nouveaux spectacles ci voulait autant le cinéma a pu tourner parce qu'ils avaient des conditions très favorables et propice notamment avec les assurances qu'avaient été déployés pour permettre les tournages au théâtre on était un peu à l'arrêt parce que quand vous réunissez une équipe artistique elle vous demande toujours c'est pour quand est sûre c'est pour quand je ne savais pas y répondre donc on a travaillé sur des spectacles mais on n'a pas travaillé si vous voulez sur le plateau parce que c'était difficile de réunir une équipe sans avoir une certitude donc on n'est pas dans le même phénomène d'embouteillage ski ce cas là d'un préfet parce que dans les théâtres publics a eu des répétitions et parfois même des créations par les captations oui on est assez marginal malgré tout par rapport au cinéma il lui a continué à tourner de façon normale alors on peut comprendre que dans privé notamment lorsque l'on sort d'une période difficile on peut avoir envie encore plus d'habitue que d'habitude de remplir de remplir ses salles et donc d'assurer une certaine influence sur un nom sur un spectacle dont on sait qu'ils fonctionnent même s'il n'ya pas que ça vous le disiez jean marc dumontet par exemple au théâtre libre qui est aussi donc l'une de vos salles il y a encore pour quelques jours plaidoirie avec richard berry d'après les grandes plaidoiries des ténors du barreau de matthieu aron cet état qui fonctionne très bien qui a été créée en 2018 je crois on aime ou on n'aime pas nicolas canteloup jean marc dumontet que vous produisez mais le fait est que lorsque vous avez commencé à le produire il ya plus de vingt ans personne ne le connaissez c'est vous aussi qui avait produit les chatouilles d'andrea bescond en seul en scène avant que ça devienne un grand succès et un sim ce que je veux dire c'est est ce que dans la situation actuelle la prise de risques est possible elle est permanente la prise de risque d'abord parce que c'est ça qui fait le sel de notre métier ce qui nous fait vibrer c'est un jour d'avoir une idée et puis six mois plus tard que cette idée prennent chair et de voir les spectacles donc on ne peut pas être des rentiers si vous voulez autour de quelques grands noms et ceux qui nous meut véritablement c'est la création artistique on a créé pendant la pandémie un spectacle autour de simone veil à christina reali c'est impossible sur le papier de savoir si ce spectacle va être un triomphe ou pas et on a beaucoup de noms mais il ya quelques indiscrets mme simone veil a il ya quelques indices il ya quelques indices mais ce spectacle va va rencontrer un grand succès et très sincèrement au sortir de la pandémie quand le créé au mois de septembre mois de septembre le risque il est fort parce que l'épidémie existe toujours les jauges viennent à peine d'être interrompue mais ce n'est pas présent dans la tête du public et les réservations ne sont pas là et c'est aussi ça un motif d'encouragement et d'optimisme pour la suite parce que ce spectacle va partir avec très peu de réservations avance et progressivement la qualité du spectacle la qualité de l'interprétation de cristiana reali va faire que ce spectacle va monter en puissance et rencontrer son succès on a créé derrière un spectacle sur la commune avec isabelle carré de maintien de la longchamp là aussi il n'y a aucune certitude il n'y a aucune certitude et ce spectacle va rencontrer son public notre notre sel ce qui nous motive en permanence c'est de créer des spectacles notre satisfaction elle est là elle n'est pas de compter les recettes elles est d'avoir la confirmation que ce qu'on a imaginé prenez cher prenez réalité et rencontrer le public c'est ça qui nous anime donc certes on a pu et c'était bien logique on n'allait pas se dépouiller faire n'importe quoi dans ces périodes d'une édition fragile on a pu investir sur des spectacles qui fonctionnait bien mais j'ai créé un spectacle sur la radicalité qui s'appelle audrey sur l'itinéraire d'une jeune femme qui va se radicaliser vous savez sur le papier ce type de spectacle s'est pas assuré que ce soit un grand succès et ça a eu un succès d'estimé ça n'a pas été un triomphe populaire mais c'est ainsi que j'estime mais je les lancer parce qu'à ce moment là je considérais que c'était nécessaire de braquer les projecteurs sur ce phénomène là et que nous avions besoin parce que le théâtre est une caisse de résonance de nos problèmes de société d'aborder ce sujet pareil avec le le festival paroles citoyennes pendant le confinement je vais maintenu et là à la sortie de la crise on l'a réalisé c'est un festival où j'ai perdu de l'argent mais quand vous avez la chance de créer le premier spectacle de robert badinter et à cette lecture sont venus benjamin lavernhe et denis podalydès et bernard murat quand vous avez cette chance inouïe vous la saisissez-vous l'enfourcher parce que c'est un devoir pour nous de mettre en avant ses oeuvres au delà de toute question de rentabilité avant de poursuivre j'aimerais qu'on s'arrête un petit peu jean marc dumontet sur ce que vous dites sur les rapports entre théâtre privé théâtre public j'ai vu que vous disiez que la pandémie et les difficultés qu'elle avait causé avec quelque part contribuer à vous rapprocher puisque vous avez vécu dans une certaine mesure des difficultés communes j'ai vu aussi vous parler de deux versants complémentaires avec des passerelles qui se multiplient est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu ça j'ai repris les molières en 2014 les molières qui n'existait plus depuis deux ans et à ce moment là je me suis rendu compte à quel point c'est artificiel cette césure entre le théâtre public et le théâtre privé parce que quand le lit le rideau se lève le public qui se pose pas la question c'est du public et du privé public il a envie d'être merveille et il a envie d'être ému il en vue des touches il a envie de rire il a envie de se divertir il a envie de penser de réfléchir mais il se pose pas la question je suis dans un théâtre public je suis dans un théâtre privé les ressorts ils sont le même pour le public on doit le toucher on doit saisir ses émotions je me suis rendu compte de ça et je n'aime pas l'idée d'une famille et il y aurait une famille du public une famille du privé et je me suis rendu compte que beaucoup d'acteurs faisait des ponts vous avez un site et isabelle carré isabelle carré régulièrement elle fait un tour dans le privé elle fait un tour dans le public jacques weber qu'on a honoré avec un molière d'honneur il fait un tour dans le public un tour dans le privé et c'est ce qu'ils font d'ailleurs que leur expérience sont beaucoup plus riches sans doute parce qu'ils sont pas dans des des réflexes ou des routines qu'on peut avoir dans l'un ou l'autre des théâtres je pense que cette césure et artificielle et que plus on se croise et les molières sur une occasion par exemple de se croiser plus on se croise plus on se découvre et puis on envie de travailler ensemble ma plus grande frustration sur l'épidémie une de mes plus grandes c'est qu'on devait accueillir au théâtre libre les fourberies de scapin mis en scène par podalydès de la comédie française ce qui était une chance inouïe pour nous inouï théâtre privé d'accueillir la comédie française or hors les murs ça devait démarrer le 14 mars 2020 le décor était installé les trappes avait été opéré on n'aura jamais pu jouer ce spectacle ça a été une de mes plus grande frustration parce que ce rapprochement de nos théâtres est quelque chose de très important parce qu'il y a et on en parlera peut-être il y a dans ce pays un soutien une aide à la création en exhalant dîner qui irriguent qui irriguent beaucoup le secteur public le secteur public qui est extrêmement créatif qui malheureusement n'a pas forcément les moyens de diffuser ses oeuvres et nous pouvons venir en rappel de ses créations et je pense qu'on a tout intérêt parce que notre métier je le rappelle est un métier d'émerveillement donc de création nous avons tout intérêt à aller saisir ce qui est de mire jacquin pour essayer de satisfaire les publics et de continuer à émerveiller les publics ça c'est l'objet effectivement d'un rapport de la cour des comptes qui a sorti la semaine dernière et dont nous parlerons après le journal jean marc dumontet hier chose parce que parler de votre passion de la richesse de la de la scène fin de l'expérience de la salle plus précisément dernière question avant le journal vous je vais pas vous demander votre parcours voilà un professionnel mais le fait est que vous n'avez pas du tout commencé dans le théâtre vous avez fait beaucoup de choses avant vous êtes un entrepreneur d'abord et avant tout vous l'assumez y compris quand il s'agit justement de faire de théâtre néanmoins pourquoi pourquoi le théâtre parce qu'après tout il ya plein d'autres choses qui peuvent marcher vous avez fait ailleurs avant plein d'autres choses qui ont marché parce que ce sont des aventures extraordinaires parce que vous partez d'une page blanche et six mois après c'est une réalité et entrepreneur c'est être un aventurier c'est savoir saisir des défis et là en plus on est ému et je trouve que c'est au fond c'est rejoindre deux enthousiasme chez moi l'aventuré l'émotion et ça vous assumer complètement le fait justement d'être un entrepreneur dans le théâtre mais non non seulement je l'assumé je le revendique parce que je pense que quand vous avez cité le spectacle chatouille quand je m'investis autour de chatouilles mais parce que j'ai j'ai l'honneur l'honneur absolue de pouvoir défendre ce spectacle est de défendre une artiste aussi belle qu'en triant dès la seconde quand j'ai l'honneur de pouvoir servir un spectacle comme ça il est heureux que j'ai les moyens de le défendre donc d'être un entrepreneur privé donc devoir gagner de l'argent jean marc dumontet vous restez avec nous producteurs propriétaires de théâtre président des molières et référent culture d' emmanuel macron lors de la dernière campagne présidentielle nous poursuivons la discussion avec vous dans vingt minutes après le biais politique et le journal qui arrive vous écoutez france culture il est 8h 7h 9 les matins de france culture louis cambrelin il est 8h vingt-et-une et nous retrouvons notre invité jean marc dumontet producteur d'artistes d'humoristes de spectacles propriétaire de six théâtres parisiens le théâtre antoine le théâtre libre bobino le point virgule grand point virgule et le sentier des halles président des molières également et référent culture d' emmanuel macron lors de la dernière campagne présidentielle nous avons parlé avec vous avant 8h de l'aprec au vide de la fréquentation des salles du retour du public nous avons entendu votre optimisme jean marc dumontet peu avant le journal nous évoquions ce ce rapport publié la semaine dernière par la cour des comptes rapport sur le soutien du ministère de la culture au spectacle vivant il concerne précisons-le une période qui précède la crise sanitaire ce rapport note que l'état est devenu financeurs minoritaires et que les collectivités locales apportent désormais près de trois quarts des financements du spectacle vivant mais que l'état continue à jouer un rôle d'impulsion d'impulsion notamment en matière de création artistique ils notent aussi ce rapport que jusqu'à 2020 le secteur du spectacle vivant public comme privé a connu une croissance dynamique qui s'est traduit par une forte augmentation du nombre d'entreprises et de salariés et par une offre de spectacles très abondant le site et il relève que ces très nombreux spectacles sont très peu joué la faible diffusion des spectacles la difficulté à produire des séries ou à augmenter le nombre de représentations constitue un point faible de la politique développée depuis 50 ans ce même constat a été fait en 2004 par le rapport de la mission de bernard latarjet que vous inspire tous ces constats jean marc dumontet à la fois comme producteur propriétaire de théâtre que vous êtes mais aussi comme référent culture d' emmanuel macron pendant la campagne alors d'abord merci parce que grâce à vous j'ai lu ce rapport de la cour des comptes qui fait 109 pages donc ça a été ma lecture d'hier il est très intéressant parce que on a beaucoup d'idées reçues sur notre secteur et ce rapport déjà il pointe une chose qui est essentiel à savoir qu'on n'a pas tant de statistiques que ça et on parle peut-être sans savoir et que les rois qui est à noter que les remontées d'informations ne sont pas forcément fiables donc effectivement ce rapport souligne beaucoup de choses que vous avez peut-être pas signalé aussi notamment parenthèse sur la beta testing comme ça après voilà mais précisément c'est effectivement un des points qui souligne dans ce rapport c'est que finalement le ministère a peu de remontées et n'a pas forcément les outils pour pouvoir voir réellement ce qui se passe mais c'est normalement en train de changer puisque justement il ya un outil qui s'appelle siby qui est développée qui est il ya 28 pour sensibilisant les doigts au malin s'est demandé à tous les théâtres de faire remonter leurs statistiques de fréquentation mais visiblement il ya eu 28 % qui le font donc c'est encore parcellaires ce qui est très intéressant dans ce rapport c'est que on a un certain nombre d'idées arrêtées qui sont fausses une idée de la paupérisation or en vingt ans même pas en moins de 20 ans il ya 40% supplémentaires sur l'aide à la création la création c'est en france quelque chose d'essentiel et on a souhaité que ce pays soit effervescence en termes de création et il l'est beaucoup de structures son idée il ya 310 à la belle enfin lieu labellisés il ya deux mille huit cent cinquante compagnies qui sont aidées accompagné + 40 % gg noté plus 48 40 % en 20 ans avec un budget de 125 millions d'euros qui sont consacrés à cette création donc en matière de création c'est extrêmement forte en matière de fréquentation les améliorations aussi son très net là aussi sur une période longue en vingt ans puisque 43% des français en 2018 ont assisté à un spectacle et ils n'étaient que 33 % il ya 50 ans en 73 donc ça veut dire que là aussi l'impact de la politique publique a été forte en revanche qu'on constate c'est que au niveau des jeunes générations il ya plutôt une désaffection est que ces statistiques s'explique aussi parce que ce pays est vieillissant et que sont les plus de 50 ans qui vont plutôt voir des spectacles donc là il ya un enjeu en matière de de césure territoriale on a souvent en tête que dans ce pays il y aurait des territoires oubliés y aurait des territoires où il ne se passerait rien en matière culturelle c'est faux et là aussi il ya un changement radical puisque le rapport aux fonds était de 1,3 on va dire sur la fréquentation entre l'urbain et le rural il ya il ya 40 ans aujourd'hui il est de 1 à 1,5 donc c'est assez marginal donc ce rapport il est très intéressant parce que ils pointent qu'en matière de création le ministère de la culture mais depuis 50 ans ou 60 ans a vraiment fait le job qui a des moyens analysons collectivités le fond plus en plus mais tant mieux oui et c'est assez amusant la façon dont vous l'avez avancer tout à l'heure parce qu'on avait presque l'impression que c'était un regret ou que c'était quelque chose de péjoratif il était comme ça y'a que le ministère des finances a eu minoritaire mais parce mais parce qu on est dans une fiction assez paradoxal dans ce dans ce pays et c'était intéressant parce que ça vient rejoindre la précédente chronique on est dans une fiction à savoir on considère que le pouvoir est très verticale et ce à un supporter beaucoup les français qui souhaiteraient que les lieux de décision soient plus proches d'eux est à la fois quand on constate avec bonheur que les collectivités locales se sont emparés des sujets culturels et finance les lieux culturels ont dit avec un petit sous jacent il y aurait un abandon de l'état parce que c'est ça c'est ça le propos qu'en dit le financement est minoritaire de la part du mystère la culture mais je vais m'en réjouir parce que ça veut dire que les collectivités locales celle qui irrigue les territoires qui sont plus à même évidemment d'intervenir et de faire en sorte que les créations soient au plus proche des préoccupations des citoyens interviennent c'est une bonne chose ce qui est important c'est cette montée en puissance des collectivités locales alors que l'état de son côté n'a pas pour autant baissé la garde l'état financeurs minoritaire d'un secteur qui lui échappe c'est le deuxième fois je m'abonne y avait rien je songe à 100 dans la manière dont ce dont j'avais dit jean-marie de monter en tout cas donc effectivement peut-être qu'on va contre un certain nombre d'idées reçues comme vous dites néanmoins cette problématique de la trop faible diffusion qui effectivement est un constat qui était déjà posée en 2004 ça comment comment expliquer que que l'on n'arrive pas à en sortir est ce qu ont finalement on revient à cette question de la prise de risque aussi dont on parlait plutôt tout à l'heure que finalement les ans ces cétacés systémique si vous voulez on a parlé des 300 lieux qui sont labellisées dans ces lieux on exige de la part de leur directeur souvent de metteur en scène danse et du théâtre on exige qu'ils fassent sur leurs quatre premières années de mandat huit créations et ensuite sur les trois années suivantes 6 créations on exige des créations et donc ce sont des metteurs en scène qui sont à la tête de ces maisons des metteurs en scène la plupart du temps de talent parce qu'il ya beaucoup de talent dans ce pays c'est ça qui est assez extraordinaire quand vous commencez à côtoyer ce métier vous rendez compte qu'il ya beaucoup de talent on se rend compte que on leur demande et c'est ça leur cahier des charges de faire des créations et ensuite il ya des réalités des réalités locales c'est à dire que un spectacle il a besoin d'une population d'une densité de population assez forte pour pouvoir rencontrer un public or quand vous êtes dans une ville moyenne française quand vous êtes à montluçon vous pouvez pas forcément faire une série de 20 dates sur un spectacle vous ne pouvez pas le faire parce que il n'ya pas le gisement de population pour répondre à l'offre que vous proposez donc par la force des choses le nombre de représentations est limité ce qu'il faudrait évidemment c'est qu' un rayonnement de ses oeuvres sur tout le territoire et là encore les lieux ne sont pas forcément outillés parce que c'est pas ça qu'on leur a demandé au fond on est dans le paradoxe où il ya eu un rapport de bernard latarjet il ya en 2004 il ya près de 20 ans que rien n'a changé mais pourquoi rien n'a changé parce que dans le cahier des charges que les différents ministres ou les différents ministères on décline et la question de la diffusion ne s'est pas posée ce rapport n'a pas été suivie de recommandations de la part du ministère de la culture donc nous avons tout le temps préconisé et nous avons tout le temps soutenu la création dans ce pays et c'est une très très bonne chose parce que c'est la base c'est la base absolue faut une création effervescente à côté de ça la question de la diffusion n'a pas été posée et n'a pas été demandée aux lieux et qu'ils doivent diffuser les spectacles et les faire rayonner et je crois que c'est ça le coeur du problème et c'est une très bonne chose car la tête de ces lieux il ya des metteurs en scène et des hommes de l'art mais c'est pas ce non plus qui vont penser spontanément aux rayonnements le rêve le l'obsession d'un metteur en scène c'est de créer des spectacles son obsession c'est de créer le prochain spectacle et lui avec ça pendant des années il va pas forcément pensé à la diffusion et nous avons à la tête de nos lieux des gens qui sont des créateurs et c'est toute la question du directeur justement artistes ou pas et quelle est la meilleure des solutions il ya un autre constat dans ce rapport qui ne date pas d'hier jean marc dumontet c'est de nouveau une citation malgré les efforts soutenus et les financements accrus les objectifs de démocratisation culturelle et d'élargissement des publics poursuivi depuis plus de 60 ans apparaissent en demi teinte vous parliez notamment des plus jeunes dont effectivement on voit en tout cas cessé ce sont des données chiffrées qu'ils font peut-être moins au spectacle qu'il y a quelques années dans le projet dans le projet culture d' emmanuel macron donc sur lequel vous avez travaillé emmanuel macron écrivait trop de citoyens n'ont pas accès à la culture concernant les plus jeunes on sait qu'il y a ce pass culture qui a été créé et qui a été un peu difficile au départ en tout cas à se développer ça a été revu bon finalement là il était question dans le programme donc il va être question dans le second mandat on imagine de l'étendre des les élèves pour dès la 6e est ce que justement vous vous disiez pendant la campagne le pass culture ça c'est bien mais il faut que ce soit un début de quelque chose suscité un appétit une habitude justement un goût pour tout ça comment comment on fait ça comment on fait en sorte que justement par exemple pass culture se soit pas juste un un chèque pour aller acheter des livres ou autre chose alors pendant la campagne je disais beaucoup plus que ça je disais que le pass culture c'est quelque chose de révolutionnaire le pass culture on a eu la chance de le mettre en place progressivement on a eu la chance de le faire piloté par une équipe très autonome très libre pour créer des modalités très original et faire en sorte qu enfin les jeunes puissent saisir de la culture on a parlé de la création on a dit à quel point depuis 60 ans c'était vraiment le marqueur de la politique publique c'était la création c'est à dire que on s'est intéressé en permanence et on ait eu raison à l'offre c'était très important on s'est intéressé à créer un maillage territorial qui fait qu'aujourd'hui a pas de territoire oublié il n'y a pas de désert culturel dans ce pays c'est très important parce que on le voit dans le rapport c'est indiqué dans ce rapport de la cour des comptes met dans la tête de beaucoup de gens il ya des déserts culturels c'est faux il n'ya pas de désert culturel dans ce pays et il ya une offre très forte maintenant on s'interroge la laddh sur la question de la diffusion et on se dit que depuis vingt ans rien n'a changé et même manqué une pierre à cet édifice il manquait un rouage et manqué une brique et cette brique c'est le pass culturel parce que le pass culture il va permettre à des jeunes qui aujourd'hui sont absents des salles sont absents des lieux sont absentes du monde de la culture je schématise mais c'est une réalité il va permettre à ces jeunes d'être sensibilisés et il ya eu une montée en puissance du pass culture tout au long du précédent quinquennat est aujourd'hui avec la mise en passe sa place du bass culture à partir de la quatrième déjà depuis janvier 2000 23-22 pardon avec les pass culture collective les enseignants peuvent s'en saisir et les enseignants peuvent utiliser et là le rôle de médiateur est essentielle les enseignants peuvent l'utiliser pour effectuer des sorties scolaires supplémentaires et pour sensibiliser les jeunes parce que on attirera les jeunes exclusivement en les émerveillant on les attirera parce qu'on saura créer du désir et jusqu'à présent on n'était pas dans leur spectre aujourd'hui avec le pass culture qui est un outil moderne sur téléphone parce que tout le monde a un téléphone aujourd'hui il y à l'application pass culture et c'est un premier pas pour des coûts pour découvrir et goûter à la culture parce qu'il ya effectivement désormais ce que vous disiez une partie du pass culture qui en fait est collective donc ça donne donc peuvent effectivement se saisir les enseignants dans le cadre de l'éducation artistique et culturelle là on sait aussi qu'il ya encore une marge de progrès parce qu'il était prévu que 100% des élèves bénéficient de cette éducation artistique et culturelle pour l'instant ce n'est pas encore tout à fait le cas néanmoins jean marc dumontet vous dites il faut émerveillé les jeunes ils ont peut-être d'autres manières aussi d'être émerveillé les objectifs avec l'éducation artistique et culturelle mais ça aussi c'est un objectif anciens c'est de faire en sorte que justement au delà de les émerveiller une fois un spectacle y ait quelque chose qui fasse que envie d'y retourner envie de s'intéresser y compris ensuite hors de l'école donc c'est là aussi où où justement le mot éducation à tout a toute son importance parce que qu'est-ce qu'on met finalement derrière les mots éducation artistique et culturelle qu'est ce qu'on apprend et comment la somme c'est quelque chose d'extrêmement intime sauver le déclic de chacun il dépend d'une rencontre d'un moment c'est très fugace et ça ne s'impose pas moi pendant la campagne j'avais des directeurs de musées qui faisait il faut obliger les jeunes à venir dans les musées non c'est pas en obligeant c'est en créant tout à coup des désirs c'est extrêmement compliqué c'est en créant des habitudes c'est c'est en créant des envies et le pass culture on a pas mal raillé le pass culture autour des mangas en disant ah mais il ya 18 % des achats qui sont des achats de manga oui mais ça permet tout à coup à des jeunes enfants d'aller dans des librairies ça permet tout à coup et des jeunes enfants de de découvrir un univers qu'ils ne connaissaient peut-être pas certains le connaissent évidemment d'autres ne le connaissait pas et ensuite c'est aux libraires de faire leur métier s'est ensuite c'est aux professionnels de savoir guider ces nouveaux spectateurs consommateur lecteur ses taux c'est aux professionnels de savoir les prendre par la main et les accompagner ça fonctionnera sur certains sur d'autres ça ne fonctionnera pas et je ne considère pas du tout que 100 % des jeunes tout à coup vont se ruer dans les librairies vont aller au spectacle non mais de très nombreux jeunes qui n'avaient pas accès vous avez on s'est souvent rendu compte que pousser la porte d'un théâtre rentrer dans un théâtre c'était un acte assez impressionnant et que nous nos lieux étaient des lieux un peu uniment il faut désinhibé tout ça il faut que ça soit simple il faut savoir ouvrir les portes les librairies ouvrir les portes des théâtres le pass culture va y contribuer et jusqu'à présent on était dans la plainte de la désaffection du public on était dans l'inquiétude de voir de nouvelle génération qui ne s'appropriait pas toutes les offres culturelles que nous prouvions proposé aujourd'hui avec le pass culture on a enfin cette brique qui est essentielle elle va faire son chemin on a eu la chance qu'elle soit développée vraiment très progressivement avec une équipe autonome celle du pass culture et et je pense que ça va permettre de grandes découvertes pour de très nombreux jeunes certains passeront à côté mais d'autres seront séduits et c'est ça qu'on cherche et pour terminer juste là dessus vous disiez ya pas de désert culturel en france et gagné en moins des endroits où vous allez voir un spectacle ça nécessite organisée pour la classe un trajet en bus qui doit précisément être organisée qui doit être financé donc d'où l'intérêt des collectivités locales ce sens voilà ce sont des intérêts des collectivités locales parce que effectivement il ya des endroits où pour aller au cinéma même s'il ya un cinéma par circonscription il ya des cinémas partout en france on est là aussi très très doté il faut des moyens de déplacement jean marc dumontet parliez du billet politique de frédéric sai ski qui tout à l'heure qui est tout à leur parler de ce conseil national de la refondation que emmanuel macron donc souhaite mettre en place après les élections législatives dans son interview à la presse régionale il évoque manuel m'apprend l'écologie la santé les retraites est-ce que là est ce que la culture aurait elle aussi besoin alors pas forcément dans ce conseil dans ce futur conseil mais aurait elle aussi besoin d'être d'être refondée je crois pas qu'elle a besoin d'être un refonder la culture elle doit savoir faire face aux grands défis qui sont les nôtres aujourd'hui parce que le numérique vient tout bouleverser on a parlé des plateformes et la culture je pense que c'est à un moment où la société française de plus en plus atomisé je crois que le sport et la culture font partie de ces liens et de ce commun et c'est en ça que c'est important parce que ça permet de se retrouver non pas exclusivement pour pour vibrer en salle je pense pas si vous voulez que si on va voir top gun on vibre avec d'autres spectateurs parce qu'on ne partage pas avec eux en revanche on crée du commun et puis quand on va voir des films français ont créé du commun on crée du commun ou autour d'oeuvres françaises et c'est ça qui est important et c'est ça qui va au bout d'un moment j'espère en tout cas faire qu'on saura mieux vivre ensemble et de façon plus apaisée moi je suis j'ai ouvert les les les professions de foi des candidats pour les législatives je suis sidéré je ne vis pas dans le même pays je ne vis pas dans le même pays j'ai l'impression qu'on a un pays très fracturée et c'est parce que je sens au quotidien alors justement pays très fracturée jean marc dumontet je vous disais cette refondation bon c'était un peu pour faire un robot mais au delà par rapport à tout ce qu'on s'est dit ce matin c'est aussi quelque chose peut être qui a monté pendant la crise sanitaire et ce qui n'a pas un éloignement perceptible entre une partie des artistes et une partie du public avec un peu ça te rend guen sur les enfants gâtés la non remise en question supposé de ce milieu qui va peut-être je ne sais pas avec un discours anti élites est ce que c'est une chose que vous percevez et si oui est-ce que ça vous inquiète alors je ne perçois pas du tout au quotidien dans les salles que je vois mais glen je ne vois pas du tout ce ressenti et c'est ce décalage qui voulaient en revanche il ya une musique général anti-élites que je trouve particulièrement inquiétante parce qu'elles touchent les artistes mais elle touche aussi les politiques elle touche les journalistes elle touche les sachants elle touche les scientifiques elle touche les médecins et ça c'est pas satisfaisant une société qui ne sait pas reconnaître les valeurs et les vertus de ce qu'ils savent est une société assez inquiétante et c'est une forme de populisme qui que je trouve assez atterrante j'ai trouvé à teyran que lors du débat du second tour entre madame le pen et le président macron le commentaire général a été sur l'arrogance du président et a été sur le fait qu'il aurait été condescendant il connaissait juste ses dossiers et on a besoin que ce soit en politique ou en matière scientifique en matière médicale et en matière artistique en matière journalistique on a besoin de gens qui maîtrisent leur dossier c'est important c'est comme ça qu'on fait progresser une société la culture en tout cas qui n'est évidemment pas une bulle je le rappelais vous êtes président des molières en amont de la 33ème cérémonie qui a eu lieu il ya une semaine il ya eu une polémique autour de la prise de parole du collectif me to théâtre vous êtes déjà exprimé sur le sujet je rappelle à vous les aviez convié le texte que demande du collectif devait lire ne correspondait pas avez-vous dit à ce sur quoi vous vous étiez entendu elles n'ont pas voulu modifier donc elles ne sont pas venus il ya eu un rassemblement à l'extérieur et à l'intérieur tout de même plusieurs prises de parole sur le sujet comment voyez vous évoluer les choses dans ce domaine jean marc dumontet vous ne savez toujours pas ce qui se passe à l'intérieur de vos théâtre ça c'est ce qu'a dit pas vous personnellement à la salle la comédienne nathalie man qui s'est donc exprimé sur ce sujet il ya une semaine moi j'encourage toutes ses prises de parole c'est à mon initiative que j'avais sollicitée mitu théâtre pour qu'il vienne dans la cérémonie des molières et il m'avait suggéré il m'avait suggéré cette prise de parole autour de la demande qui des référents harcèlement dans tous les lieux de théâtre et j'ai trouvé ça excellent et j'avais demandé il était entièrement d'accord que ce moment là ne soit pas un moment admin m pour régler des cas personnel c'était ça notre corps avant les répétitions puisque nous répétons entièrement la cérémonie des molières dire que tous les remettants répète et tous les intervenants répète le texte nous est arrivé qui était d'abord une mise en cause de nos mines m qui était une deuxième chose ont souligné qu'ils avaient des violeurs des accusés derrière des noms mais pardon c'est très important c'est très important donc je vraiment j'ai contesté cette façon d'aborder les choses et j'ai qu'on sait c'est surtout le fait que les solutions qu'on devait préconisé n'étaient pas apportées et donc j'ai demandé à d'autres personnes de porter cette parole parce que toutes les prises de parole qui a eu pendant la cérémonie des molières y compris celle de la fin donc la portée par nathalie man ce sont des prises de paroles que j'ai suscité est sollicité parce que je pense je chéris absolument ce combat et je pense que face aux paroles des femmes je ne crois pas un instant que les paroles se libèrent je crois qu enfin et c'est le livre du jeu à foils je crois enfin que les paroles sont entendus jusqu'à présent les femmes ou les victimes parlent et elle n'était jamais entendu je souhaite qu'elle puisse est entendue et pour être entendu je crois que dans tous nos lieux dans tous les lieux mais dans toutes les entreprises ailleurs mais dans tous nos lieux théâtre la présence de référents permettra à la parole enfin d'être entendu aux preuves d'être réunies et à la justice de faire son travail parce que je crois en deux choses et je chéris deux choses absolument c'est évidemment le respect de chacun et le respect des plaignants pour qu'enfin il ou elle soit entendue et que les procédures aillent à leur terme et des procédures étayé parce qu'on peut réunir les preuves et deuxième choix chose je chéris évidemment la présomption d'innocence qui est la base de l'état de droit donc on peut chérir les deux choses et je regrette que les collectifs parfois souhaite simplement mettre des têtes ans au bout de leur pic et non pas faire progresser la cause qu'ils défendent cette cause est noble il faut maintenant rentrer dans une phase où on apporte des solutions et des préconisations il faut entendre la parole des plaignants jusqu'à présent on ne l'entendait pas et c'est ce que nous avons dit avec force à plusieurs reprises pendant la cérémonie des molières avec mon total aval puisque quand un mythe ou théâtre n'a plus voulu criant allah criant à la situation d'alerté pardon parce que je les ai appelés pour leur dire ça ne me convient pas il devait me rappeler dix minutes plus tard ils ont préféré faire un communiqué c'est pas grave on a parlé de cette cause pendant la cérémonie des molières c'était ça le plus important c'est pas la polémique c'est qu'on a parlé on a parlé et on a avancé des solutions les référents il y en a dans vos théâtre je suis je suis alors c'est amusant parce que la semaine dernière j'étais en train d'envoyer parce qu'il y aura des référents les formations aux personnes que j'ai désigné tout à l'heure juste avant le journal de 8 heures je vous demandais pourquoi finalement vous aviez décidé de d'entreprendre dans le théâtre alors que vous aviez fait beaucoup de choses avant pour pour terminer je voudrais qu'on parle de l'humour parce que c'est avec ça vous avez commencé par nicolas canteloup vous produisez beaucoup d'humoristes donc à l'exclusion a évoqué ce matin farhi les coquettes caroline vigneaux entre autres il ya ce festival a eu voilà vous l'avez cité tout à l'heure aussi il ya ce festival de l'humour de paris que vous produisez qui approche pourquoi l'humour jean marc dumontet ça marche c'est une raison sans doute mais au delà non parce qu'avec savez je dis toujours à mes à mes auteurs qui font du fonds et que caen n'a pas de fond le touche c'est très important pour moi je pense que l'humour permet de parler de beaucoup de choses l'humour permet de souligner beaucoup de nos errements et c'est c'est un outil très fort pour bousculer une société je crois fondamentalement ça et tous les artistes que que vous venez de citer sont des artistes engagés quand un propos et voilà l'humour permet de toucher beaucoup de gens et de parler de beaucoup de choses donc c'est pour ça et alors il s'avère que j'ai démarré en rachetant le point virgule en 2006 donc ça explique largement mon mon parcours mais j'ai toujours eu beaucoup d'exigences pour tous les artistes que avec qui je que j'accompagne depuis longtemps et ça d'ailleurs on parlait de création ce matin quel est votre rapport vous à la création parce que j'ai l'impression et ils le disent et puis c'est un peu dans tous les portraits de vous à vrai dire que vous êtes c'est interventionniste avec les artistes que vous produisez quand même c'est normal c'est normal parce que je les défends je dois être leurs contradicteurs je dois les pousser à être le meilleur possible donc à partir de là je suis là pour être exigeant et je joue comme ça parfaitement mon rôle merci en tout cas merci pour jean marc dumontet producteur propriétaire donc du théâtre antoine théâtre lee bobino le point virgule le grand point virgule et le sentier des halles à paris président des molières et référent culture d' emmanuel macron lors de la dernière campagne présidentielle merci d'être venus sur france culture ce matin sur vous et voici quentin la fée bonjour quand bonjour cloud et bonjour à tous ce matin vous nous parlez d'une idée nouvelle radical qui voit grandir l'intérêt qui lui est portée et oui je vous parle de la sécurité sociale de l'alimentation une idée qui porte notamment l'ambition de mettre fin à la faim et puis nous retrouverons ensuite arnaud laporte qui sera avec le comédien et metteur en scène jacques bonnaffé [Musique] france culture l'esprit d'ouverture