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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 9 août 2022 26 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

Rodéos urbains : pour Othman Nasrou (LR), "Gérald Darmanin est en échec sur la maîtrise de la situation"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:15FerméeÉludée

    Est-ce que vous applaudissez cette mesure ?

  • 1:57OuverteRéponse directe

    Par quoi vous le justifiez ? Comment vous l'expliquez ?

  • 2:52OuverteRéponse directe

    Otman Nassrou, ces rodéos urbains sont des défis à l'autorité publique.

  • 3:37OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est compliqué pour vous de vous démarquer d'un Gérald Darmanin ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    C'est un volet absent toujours dans le traitement de la délinquance ?

  • 5:22OuverteRéponse directe

    Jusqu'où on peut aller comme ça ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:32Invité politiqueFait
    « Les atteintes aux biens, comme les atteintes aux personnes, se dégradent beaucoup dans notre pays. »
  • 2:06Invité politiqueFait
    « Il y a une réponse pénale qui ne suit pas. »
  • 5:36Invité politiquePromesse
    « Il faut aller jusqu'à l'efficacité. »
  • 5:38Invité politiqueFait
    « Les peines de prison dans notre pays soient exécutées. »
  • 5:42Invité politiqueChiffre
    « Nous avons 60 000 peines de prison non exécutées tous les ans. »
  • 9:29Invité politiqueFait
    « On a sacrifié notre filière nucléaire, comme jamais. »
  • 13:51Invité politiqueFait
    « Ce gouvernement est dans la fuite en avant. »
  • 13:58Invité politiqueFait
    « Les prévisions de croissance et de déficit sont extrêmement optimistes. »
  • 14:37Invité politiqueChiffre
    « Nous avons 1500 structures para-étatiques dans notre pays. »
  • 14:45Invité politiqueFait
    « Un État qui dépense 20% de plus que la moyenne des pays européens pour des services publics qui ne cessent de se dégrader. »

Temps de parole

  • Othman Nasrou64 %
  • Présentateur16 %
  • Invité9 %
  • Invité 28 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Info. Bienvenue si vous nous rejoignez pour l'invité du 8.30 de France Info. France Info, la radio, tout comme le canal 27, avec à mes côtés dans ce studio, comme chaque matin, Jean-François Aquili. Bonjour Jean-François.

0:13
Invité

Bonjour Céline.

0:14
Présentateur

Et bonjour à vous, Ottoman Nassrou. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes le vice-président Les Républicains de la région Île-de-France. Alors vous nous direz tout à l'heure si vous avez d'autres ambitions, puisque votre parti va élire un nouveau président lors de son congrès, ce sera à la fin de l'année. Mais d'abord, si vous le voulez bien, parlons d'un ministre qui vient de votre famille politique, tiens, et qui multiplie les interviews, les déplacements cet été. C'est Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur. Il était hier à Marseille pour parler notamment des rodéos urbains.

Deux enfants ont été grièvement blessés après avoir été renversés par une moto en région parisienne. C'était il y a quelques jours. Et le ministre, vous allez l'entendre, annonce de nouvelles mesures.

0:52
Invité

J'ai demandé à la police nationale, à la gendarmerie nationale, pour ce mois d'août, l'intensification encore de ces contrôles. Et je souhaite qu'il y ait 10 000 opérations de contrôle à partir d'aujourd'hui, partout sur le territoire national, pour lutter contre ces actes criminels de gens qui prennent la route pour leur route et qui viennent assassiner des enfants. Il n'y a pas d'autre mot.

1:11
Présentateur

Alors c'est un message de fermeté de la part du ministre de l'Intérieur. Est-ce que vous applaudissez cette mesure ?

1:16
Othman Nasrou

Moi je n'applaudis plus les messages. Les messages, on en a eu, on ne cesse d'en avoir. Nous attendons des actions, des actes. Et avec Gérald Darmanin, l'histoire est un éternel recommencement. Cette phrase, j'ai le sentiment de l'avoir entendue des dizaines et des dizaines de fois. Y compris sur ce sujet spécifique des rodéos sauvages, mais sur tant d'autres sujets. La réalité, c'est qu'aujourd'hui, le bilan de Gérald Darmanin n'est pas bon, que les chiffres de l'insécurité explosent, et qu'il nous donne le sentiment de ne plus avoir la maîtrise de la situation.

Et ça, c'est un problème, quand on est ministre de l'Intérieur, finalement de donner le sentiment qu'on regarde les choses de l'extérieur, comme s'il était le commentateur de sa propre inaction. Nous avons besoin d'une politique, aujourd'hui, de fermeté sur le plan de la sécurité. Et Gérald Darmanin, aujourd'hui, est en échec sur la maîtrise de la situation.

1:57
Présentateur

Par quoi vous le justifiez ? Comment vous l'expliquez ? Il y a des chiffres qui vous prouvent ça ?

2:02
Othman Nasrou

Les atteintes aux biens, comme les atteintes aux personnes, se dégradent beaucoup dans notre pays. Il y a une réponse pénale qui ne suit pas. Il y a des échecs successifs, une forme d'impréparation, dans la maîtrise d'un certain nombre de sujets sur les rodéos sauvages.

2:14
Invité

Quand il dit assassiner les enfants, il veut marquer les esprits, Gérald Darmanin ? Il a raison de parler comme ça ?

2:20
Othman Nasrou

Je crois que n'ayant pas la capacité d'agir réellement, parce qu'il n'est peut-être pas suffisamment soutenu par le président de la République, je ne sais pas, ou parce qu'il est en échec depuis maintenant plus de deux ans, eh bien il se retrouve à devoir utiliser des mots de plus en plus forts. Mais ce que je vois, moi, c'est que la réponse de la sécurité sur le terrain ne suit pas. Les effectifs de police ne cessent d'être déployés à un moment, à un endroit, mais ensuite redéployés ailleurs. Tout cela, ce sont des artifices de communication.

Nous avons besoin d'un ministre de l'Intérieur qui agit sérieusement et dans la durée, et pas qui se contente de provocations et de messages très forts au moment où ça l'arrange.

2:52
Invité

Otman Nassrou, ces rodéos urbains sont des défis à l'autorité publique. Il y en a de très nombreux en Ile-de-France.

3:00
Othman Nasrou

Oui, ça fait des années que ce phénomène s'aggrave. Il y a des blessés graves, des décès parfois. C'est absolument dramatique. Il y a une nouvelle loi qui est plutôt une avancée, qui va dans le bon sens, qui a permis de renforcer les moyens dont dispose notamment la police. Mais cette loi aujourd'hui, elle est insuffisante. Il faut probablement aller plus loin, notamment dans la saisie des véhicules. On peut libérer davantage la capacité de nos policiers à agir. Et peut-être qu'il faut revoir la doctrine aussi d'intervention de nos policiers.

Je crois qu'il y a encore dans notre pays une envie de ne pas faire de vagues, d'avoir peur que les situations ne dégénèrent pas dans un certain nombre de quartiers. Je crois que Gérald Darmanin aujourd'hui, ce ne sont pas des mots forts dont on a besoin, mais une vraie politique inscrite dans la durée qu'il est capable de nous expliquer.

3:37
Présentateur

Est-ce que c'est compliqué pour vous de vous démarquer d'un Gérald Darmanin qui vient de votre famille politique ? Ce n'est pas un peu facile de dire qu'il n'en fait pas suffisamment, qu'il n'y a que des mots, qu'il n'y a pas d'actes ? Il y a eu quand même un certain nombre de mesures qui ont été prises depuis cinq ans. Il ne vient pas d'arrivée place Beauvau au Gérald Darmanin.

3:52
Othman Nasrou

Moi, j'ai l'impression que place Beauvau est devenue une agence de communication. Je ne vois pas les actes depuis l'arrivée de Gérald Darmanin de manière très concrète qui permettent à nos policiers d'être mieux équipés. Je pense que la droite aux responsabilités faisait mieux déjà à l'époque. Elle n'a pas tout bien fait. On a un énorme travail à faire d'inventaire et aussi pour assumer les erreurs qui ont pu être les nôtres. Mais sur le plan de la sécurité, les résultats étaient bien meilleurs.

4:12
Invité

Notamment la suppression des effectifs de police sous la présidence Sarkozy ?

4:16
Othman Nasrou

Je pense que sur cet exemple précis, même si à l'époque les résultats étaient bien meilleurs et la situation de la sécurité était assez différente, nous n'aurions pas dû donner ce signal de désengagement de l'État sur le plan de la sécurité. Il n'y aura beaucoup à dire sur ce que la droite a raté ces 15 dernières années. Mais aujourd'hui, c'est ce gouvernement qui est en échec. Il est en échec grave sur les sujets de sécurité. Je vous rappelle que le président de la République n'a même pas abordé ces sujets-là lors de son intervention le 14 juillet dernier.

4:39
Invité

Quand la maire de Vaud-en-Velin, Hélène Geoffroy, dit qu'il ne faut pas aggraver les peines concernant ces rodéos urbains, elle plaide pour de la prévention, une prévention accrue. C'est un volet absent toujours dans le traitement de la délinquance ?

4:51
Othman Nasrou

Non, je pense que le sujet aujourd'hui est un sujet de réponse pénale, de réponse sur le plan de la répression et qu'il faut qu'une partie de la gauche fasse son agenamento sur ce sujet-là aussi et cesse d'être dans une forme d'angélisme et de laxisme. C'est insupportable quand on a des gens qui sont blessés par des comportements qui sont connus comme dangereux, sur lesquels beaucoup pas été dit, sur lesquels la couverture médiatique est réelle. Je crois que sur la sensibilisation, l'essentiel est fait. Mais aujourd'hui, il y a un sentiment d'impunité et il y a des gens dans notre pays qui n'ont plus peur de la main ferme de l'État et c'est ça le problème.

5:22
Présentateur

Mais vous savez que c'est un petit peu le réflexe. À chaque fois qu'il y a un fait divers qui choque un acte de violence, on dit qu'on va faire une nouvelle loi, on dit qu'on va mettre en place une nouvelle mesure. Jusqu'où on peut aller comme ça ?

5:34
Othman Nasrou

Eh bien, il faut aller jusqu'à l'efficacité. Ça suppose que les peines de prison dans notre pays soient exécutées. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Nous avons 60 000 peines de prison non exécutées tous les ans parce que ce gouvernement n'a pas tenu ses objectifs en matière de construction de place de prison. Nous n'avons pas le retour des peines planchers pour les récidivistes.

5:48
Présentateur

Il faut mieux faire appliquer la loi, pas forcément changer la loi. C'est ce que vous dites ?

5:52
Othman Nasrou

Le sujet dans notre pays aujourd'hui, c'est davantage l'application réelle de la loi, le courage qu'il faut avoir à appliquer la loi, même quand il peut y avoir des polémiques. Il faut que la main de l'État cesse de trembler. Les lois aujourd'hui dans notre pays sont plutôt bien faites. Il y a encore des choses probablement à compléter, y compris sur la réponse pénale. J'ai parlé des peines planchers. Mais il y a essentiellement aujourd'hui un sujet d'application de la loi. Gérald Darmanin aujourd'hui me semble être dans l'impuissance face à la réalité qu'il décrit.

6:15
Invité

Le ministre de l'Intérieur, Otman Nassrou, a-t-il raison de saisir le Conseil d'État après que le tribunal administratif de Paris a suspendu l'expulsion de l'imam Hassan Iqyoussen ?

6:26
Othman Nasrou

Il a évidemment raison de saisir le Conseil d'État.

6:28
Invité

Il a raison d'assister là-dessus, sur le cas de cet imam ?

6:31
Othman Nasrou

Vous le soutenez là-dessus ? Un ressortissant étranger sur le territoire de notre pays, qui ne respecte pas les valeurs de la République, qui prêche des messages de haine, n'a pas vocation à rester sur notre territoire. Ça c'est clair, c'est net, c'est précis, ça n'est pas négociable. Ce que je ne comprends pas, c'est comment sommes-nous arrivés là ? Avec un individu dont on découvre qu'il est fiché S depuis 18 mois. Ce n'est que maintenant que la procédure est lancée.

Avec un ministre de l'Intérieur qui visiblement a mal préparé son dossier, qui se retrouve mis en défaut par le tribunal administratif, par des dispositions législatives qui s'avèrent peut-être insuffisantes pour que l'État puisse, quand même, rendons-nous bien compte, c'est le comble, simplement expulser un ressortissant étranger qui prêche des messages...

7:07
Présentateur

Donc là-dessus, il faut renforcer la loi, selon vous ?

7:09
Othman Nasrou

Nous l'avions proposé de le faire dès le projet de loi contre le séparatisme, qui était cher à Gérald Darmanin. J'avais moi-même apporté une vingtaine de contributions. Beaucoup de députés et de sénateurs, les Républicains, avaient déposé des amendements. Il avait balayé d'un revers de main toutes nos propositions. Certaines auraient pu sécuriser juridiquement ce qui paraît être le bon sens le plus élémentaire. Un ressortissant étranger qui ne respecte pas les règles et qui prêche des messages de haine contre la République a vocation à être reconduit dans son pays d'origine.

7:32
Présentateur

Ottmane Nassrou, restez avec nous. On poursuit cet entretien dans un instant. En vice-président, les Républicains de la région Île-de-France. D'abord à 8h40, ce qu'il faut retenir de l'actualité de ce mardi matin, c'est le Fil Info avec Louise Buyens.

7:44
Invité

3000 personnes évacuées en pleine nuit dans l'Aveyron. Des habitants et des touristes dans des campings. Un incendie déclenché hier soir dans le département voisin de la Lausère a déjà détruit 700 hectares. Le feu n'est pas fixé. 600 pompiers sont sur le pont et de gros moyens aériens sont attendus sur place. Pour préparer un éventuel arrêt des livraisons de gaz russes, alors qu'elles sont déjà largement réduites depuis plusieurs semaines, l'accord européen visant à limiter l'utilisation du gaz russe entre en vigueur. Aujourd'hui, les 27 s'engagent à baisser d'au moins 15% leur consommation jusqu'à fin mars.

La France appelle toutes les parties à respecter le cessez-le-feu pour éviter de nouvelles victimes civiles à Gaza. Hier soir, le Conseil de sécurité des Nations Unies s'est réuni en urgence. Plusieurs membres s'inquiètent d'une trêve très fragile entre Israël et le djihad islamique palestinien. Perfecto noir et cheveux laqués dans le rôle de Sandy. Dans la comédie musicale Grease, l'actrice et chanteuse anglo-australienne Olivia Newton-John est morte à l'âge de 73 ans. Elle luttait depuis 30 ans contre un cancer du sein.

8:52
Locuteur non identifié

France Info

8:52
Présentateur

Avec toujours à nos côtés dans le studio de France Info, Otman Nassrou, vice-président Les Républicains de la région Île-de-France. Alors on a parlé des questions sécuritaires, mais ce qui domine, j'allais dire aussi, et surtout l'actualité cet été, c'est la chaleur, les températures qui vont remonter encore, la sécheresse historique sur tout le territoire. Qu'est-ce que vous proposez de votre côté pour limiter le dérèglement climatique, faire face aux conséquences ? Est-ce que le sujet n'a pas été un peu oublié chez Les Républicains ?

9:22
Othman Nasrou

Je ne crois pas. Je crois que nous assumons, nous, chez Les Républicains, d'être ceux qui sont le plus clairs, par exemple sur la question de l'énergie, et je crois qu'on a sacrifié notre filière nucléaire, comme jamais, là aussi. On ne peut pas se contenter de belles paroles et avoir des actes qui sont en décalage. Nous avions la chance d'avoir une énergie décarbonée, compétitive, et nous l'avons sacrifiée après François Hollande et Emmanuel Macron, avec un désengagement de cette filière.

9:42
Présentateur

Emmanuel Macron veut réinvestir à la filière nucléaire.

9:45
Othman Nasrou

Après s'en être désengagé, après avoir annoncé la fermeture de 14 réacteurs nucléaires, Emmanuel Macron, en 2019, avait annoncé la fermeture de 14 réacteurs nucléaires et voulait faire baisser la part du nucléaire dans le mix énergétique. Il s'est rendu compte, trois ans plus tard, que c'était une erreur. Nous aurions pu faire l'économie de ce volte-face, de ce temps perdu, durant lequel il a fallu réajuster la politique. Et aujourd'hui, il s'est enfin remis à cette idée de bon sens, qui est de dire que notre filière nucléaire est une filière précieuse sur laquelle il faut investir. Nous avons des parlementaires qui travaillent là-dessus.

Il y a un rapport du sénateur Stéphane Piennoir, notamment, qui propose aussi des pistes très précises pour qu'on cesse de sacrifier notre filière nucléaire. Sans cela, nous n'arrivons pas à tenir nos objectifs en matière de neutralité carbone. Et c'est un atout pour nous sur lequel nous aurions pu être aujourd'hui plus efficaces. Nous aurions pu capitaliser davantage au moment où la crise énergétique se fait sentir.

10:34
Présentateur

Pendant la campagne présidentielle, Valérie Pécresse, votre candidate, vous étiez sa porte-parole, avait eu des mots très durs contre ce qu'elle estimait être l'écologie punitive au vu de ce qui se passe cet été. Vous ne regrettez pas un petit peu cette façon de voir ?

10:46
Othman Nasrou

Je ne crois pas. Je pense que sur ce sujet, comme sur d'autres, elle avait raison et l'avenir lui donnera raison parce que cette écologie punitive ne produit pas de résultats. Moi, je ne vois pas dans les propositions d'Europe Écologie Les Verts ou de la NUPES des mesures qui auraient pu permettre d'éviter ce qui arrive en ce moment. Ce ne sont pas eux qui défendent la retenue d'eau pour les agriculteurs, par exemple. Ce ne sont pas eux qui défendent la réutilisation des eaux usées qui auraient pu permettre de mieux faire face à cette sécheresse. D'autres pays s'en sortent bien mieux que nous dans cette situation.

Et sur le nucléaire, elle a raison de dire que nous avons besoin d'une écologie de progrès. Et Emmanuel Macron aurait gagné à rester constant sur ce sujet-là parce que ça aurait été un atout pour faire face à l'envolée des prix de l'énergie, notamment. Cette crise énergétique, elle est profonde. Ce changement climatique, il est réel. Mais si on veut tenir nos objectifs, il faut qu'on soit sur des choix de progrès, d'investissement, et pas des choix de punition contre ceux qui n'ont pas les moyens, souvent, que d'avoir recours, malheureusement, encore, à des énergies carbonées aujourd'hui, comme notamment le véhicule thermique.

11:39
Invité

Justement, la ristourne sur les carburants, c'est répondre à une urgence pour ceux qui n'en ont pas les moyens de faire face. Est-ce que vous ne pensez pas que c'est aussi une ode, au fond, à ce qui est de l'ordre du passé, des énergies fossiles ? Il n'y a pas de pensée collective sur comment repenser la production dans ce pays, comment faire des économies, comment changer nos habitudes de vie. Les politiques là-dessus sont un peu en retrait, si je puis dire. Ça vaut pour les Républicains.

12:02
Othman Nasrou

On a aujourd'hui une logique de court terme qui prédomine. C'est vrai sur ce sujet environnemental, c'est vrai sur le sujet financier.

12:08
Invité

Il y a un sacrifice des générations futures.

12:12
Othman Nasrou

Mais c'est vrai sur le sujet climatique et environnemental, c'est aussi vrai sur le sujet financier. On ne fait aujourd'hui qu'emprunter à nos enfants les dépenses de fonctionnement d'aujourd'hui.

12:19
Présentateur

Mettez ça sur le même plan ?

12:20
Othman Nasrou

Je mets ça sur le même plan, oui, parce que c'est une dette qui va être laissée à nos générations futures. Nos générations futures n'auront pas la capacité d'investir en faveur du climat si on leur a pris aujourd'hui l'essentiel des marges de manœuvre financière dont on pouvait disposer.

12:31
Présentateur

On peut rembourser une dette, on ne peut pas revenir en arrière sur le dérèglement climatique tout-même.

12:34
Othman Nasrou

Il y a un moment où la dette peut devenir insoutenable aussi. Ce que je veux dire par là, c'est que nous avons besoin d'investir. La transition écologique, elle va nous coûter, selon les estimations, 30 000 milliards d'euros d'investissement. Cet argent-là, pour qu'on puisse passer évidemment à une forme de production qui soit décarbonée. L'ennemi, ce sont les énergies fossiles, vous avez raison. Mais aujourd'hui, dans la réalité où se trouve le pays, il ne sert à rien de vouloir aller plus vite que les engagements que nous avons pris. Nous avons pris des engagements très forts. Atenir ces engagements, le nucléaire était une solution.

Il faut qu'elle continue à l'être pour que nous puissions tenir nos engagements en matière de neutralité carbone. Mais cela ne doit pas se faire au détriment des classes moyennes et des classes populaires qui n'ont pas d'autre choix aujourd'hui que d'avoir recours au carburant. Et donc effectivement, la remise de prix à la pompe qui a été obtenue par les Républicains est une très bonne nouvelle. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas investir sur les énergies décarbonées.

13:22
Invité

Othman, vous avez vu les arbitrages budgétaires édictés par Gabriel Attal dans les échos. Le plafond des dépenses affectées au ministère sera de 339 milliards d'euros. Ça parle peu à ceux qui nous regardent, ceux qui nous écoutent. Il y a une hausse de 14 milliards par rapport à la loi de finances précédente. Vous diriez quoi ? Que nous sommes dans une forme d'équilibre budgétaire ou que, pour reprendre les mots de votre candidate, votre ex-candidate Macron crame la caisse ?

13:49
Othman Nasrou

Là, il n'y a même plus de caisse à cramer. Ce gouvernement est dans la fuite en avant. Et quand je lis les déclarations de Gabriel Attal, ce n'est pas un budget qu'il nous décrit, c'est un compte de fait. Les prévisions de croissance et de déficit sont extrêmement optimistes. Il nous annonce des budgets... Trop optimiste pour vous ? Mais totalement irréaliste. C'est la réalité. Et malheureusement, la réalité va rattraper le gouvernement. C'est-à-dire ? C'est-à-dire qu'il y a peu de chances que l'objectif de croissance qui est retenu dans le projet de loi de finances, on verra s'il évolue au moment de son examen, se réalise. Et les prévisions de déficit me semblent difficiles à tenir.

Et c'est pour une raison simple. Il n'y a pas de mesure d'économie. Dans les annonces de Gabriel Attal...

14:23
Invité

Qu'est-ce que vous feriez concrètement pour économiser massivement

14:25
Othman Nasrou

des milliards ? Eh bien, la même chose que ce que nous réclamons depuis 2017 maintenant. Il faut débureaucratiser l'État. Il faut dénormer. Il faut simplifier les procédures administratives. Il y a des structures qu'il faut rationaliser. Nous avons 1500 structures para-étatiques dans notre pays. Nous avons une inflation, une prolifération de normes et de charges. Nous avons aujourd'hui un État qui dépense 20% de plus que la moyenne des pays européens pour des services publics qui ne cessent de se dégrader. Un État qui matraque les Français d'impôts et de charges et qui fait semblant de le redonner d'une main avec des textes qui le reprend de l'autre. C'est la simplification administrative ?

C'est la clé ? Oui, il y a un sujet de débureaucratisation qui est majeur. Et les sénateurs, les républicains à la demande de Bruno Rotaio ont d'ailleurs inscrit la lutte contre la fraude sociale dans le projet de loi finance rectificative avec cette carte vitale biométrique qui est du bon sens le plus élémentaire. C'est une manière de faire des économies. Il y en a beaucoup d'autres. Mais je ne comprends pas pourquoi ce gouvernement n'annonce jamais de mesures d'économie à un tabou sur le sujet de l'efficacité de la dépense publique.

Si on continue d'avoir un État obèse qui s'occupe de tout et qui ne réussit pas sur ses missions essentielles qui est en échec sur la sécurité comme sur la santé, nous n'allons pas nous relever.

15:28
Présentateur

Mais si on reprend les arbitrages budgétaires dévoilés en partie, ce sont les grandes lignes par Gabriel Attal, on trouve que les mieux lotis c'est l'emploi, l'éducation nationale, l'apprentissage, la défense, la transition écologique aussi. Le ministre des Comptes Publics a dit qu'il y aurait une enveloppe spécifique pour ça. Ça ne vous semble pas être des priorités pour lesquelles il faut trouver de l'argent dans les caisses tout de même ?

15:49
Othman Nasrou

Dépenser, ce n'est pas suffisant pour agir. Et je ne vois là, vous venez, Céline Asselot, d'en faire la liste que des hausses de budget. Il a annoncé une succession de hausses de budget. Il ne dit jamais où vont se faire les économies et donc où on continue de creuser lourdement les déficits mais nous arrivons à un niveau qui devient insoutenable et qui nous met en danger y compris en termes de souveraineté. La hausse des taux d'intérêt aujourd'hui, ça a été 17 milliards d'euros supplémentaires sur la charge de la dette. C'est l'équivalent de trois porte-avions.

Il faut quand même que chacun se rende compte de ce que nous perdons en termes d'investissement, en termes de capacité à agir y compris sur les sujets de défense, du fait d'une dette trop lourde que nous n'avons pas su maîtriser en temps et en heure contrairement à d'autres pays. Et donc, il faut le dire très clairement, il faut que le gouvernement maintenant s'engage à faire des économies et je crois que nos parlementaires, c'est à eux de le dire mais c'est mon sentiment, seront vigilants sur les économies qui seront mises en face de ces hausses de budget même si ces hausses évidemment vont dans le bon sens pour un certain nombre.

Encore faut-il être en capacité de s'assurer qu'il y aura des gaspillages qui seront supprimés ailleurs.

16:43
Invité

Question, Hothman, Nassrou, pas de taxes sur les super profits, on a bien compris. Total doit payer ses impôts en France ?

16:51
Othman Nasrou

Pour les opérations réalisées en France, Total doit payer ses impôts en France, bien sûr.

16:55
Invité

Je ne trouvais pas un petit peu choquant cette optimisation fiscale à l'extrême d'un si grand groupe français ?

17:00
Othman Nasrou

Mais vous savez, cette optimisation fiscale, c'est la complexité de nos lois qui la rend possible. C'est parce que précisément, nous avons un excès de normes, des procédures extrêmement compliquées, des règles qui se superfosent et parfois qui se contredisent sur ce sujet de la fiscalité comme sur tant d'autres et pas simplement pour les grands groupes. Et bien c'est pour cela que l'optimisation fiscale qui est légale a de beaux jours devant elle. Donc si on simplifie avec des règles plus claires, nous aurons peut-être la capacité là aussi de lutter contre cette optimisation fiscale. Mais moi, je ne fais pas partie de ceux qui se lamentent que nos grands groupes gagnent de l'argent.

Mais ce ne serait pas normal

17:31
Présentateur

au moment où justement vous dites qu'il ne faut pas faire peser la dette sur les générations futures d'aller chercher l'argent là où il se trouve. En l'occurrence, les grands groupes qui ont fait de beaux profits surtout depuis la guerre en Ukraine, la crise énergétique.

17:46
Othman Nasrou

Nous sommes le seul pays au monde qui est malheureux que ces grands groupes gagnent de l'argent ou réalisent des profits. Dans les autres pays, vous savez, les grands groupes aussi font des marges importantes. Il ne s'agit pas d'aller. Et je préfère que ce soit des groupes français qui d'ailleurs vont réaliser l'essentiel de ces profits à l'étranger plutôt que de laisser des marchés ouverts à des grands groupes étrangers qui eux n'auront pas nous scrupules. Donc cessons cette autoflagellation. Ces profits peuvent être évidemment taxés au niveau où il faut. Il faut qu'ils soient réinvestis pour l'essentiel. C'est le cas.

Je vous rappelle que ce sont des groupes aussi qui recrutent et aujourd'hui nous avons un million d'emplois non pourvus dans notre pays. C'est aussi ça la réalité du marché du travail. Et donc moi j'assume de dire nous avons besoin de grands groupes puissants et il ne faut pas penser que cela se fait nécessairement au détriment des Français. Nous ne sommes pas dans le pays ultra-libéral que certains veulent nous décrire. Nous sommes au contraire dans un pays très étatiste et à certains égards qui est un pays peut-être le dernier état socialiste d'Europe qui continue de collectiviser énormément de choses avec une inefficacité d'un certain nombre de services publics.

Il faut qu'on fasse le choix de l'efficacité aujourd'hui de la dépense publique.

18:50
Présentateur

9h moins 10 Otman Nassrou vice-président Les Républicains de la région Île-de-France restez avec nous. Le fil en photo tout de suite c'est avec Louise Buyens.

18:57
Invité

Pour désengorger les centres de vaccination et tenter d'enrayer la progression de la variole du singe quatre pharmacies sont autorisées dès demain à vacciner les personnes les plus à risque c'est-à-dire les homosexuels qui ont plusieurs partenaires et les travailleurs du sexe. L'expérimentation s'ouvre à Paris, Lille, Marseille et Fréjus. Si elle est concluante elle pourra être étendue à d'autres officines. Taïwan pense que Pékin utilise ses exercices militaires autour de l'archipel pour préparer une invasion et altérer le statu quo. Dans la région la Chine mène des opérations d'ampleur depuis la visite de la numéro 3 américaine Nancy Pelosi à Taipé.

C'est une persécution politique accuse Donald Trump après la perquisition de sa maison en Floride par le FBI. L'ancien président des Etats-Unis n'explique pas pourquoi l'opération n'est pas confirmée par les autorités américaines. Ce soir à 20h30 grosse pression pour l'AS Monaco. Le club joue contre les néerlandais du PSV Eindhoven pour le match retour du troisième tour des qualifications de la Ligue des champions de foot. Le vainqueur accédera au barrage.

20:00
Locuteur non identifié

France Info

20:04
Présentateur

Le 830 France Info Jean-François Aquili Céline Asselot

20:09
Invité

Avec Ottman Nassrou le vice-président des Républicains de la région Île-de-France j'ai une question très simple à vous poser. Il y aura un congrès des Républicains c'est le 4 décembre est-ce que vous serez oui ou non candidat à la présidence de LR ?

20:25
Othman Nasrou

Moi je ne veux pas assister en spectateur à une famille politique la mienne à laquelle je suis très attaché qui a vécu des moments très difficiles et qui n'arrive pas à se reconstruire le sujet ça va être de refonder cette famille politique en profondeur il va falloir qu'on se réinvente il va falloir qu'on tire les enseignements de nos échecs de nos erreurs parfois y compris dans l'exercice des responsabilités il va falloir qu'on ne fasse pas semblant en faisant simplement un ripollinage de façade mais qu'il y a un changement très profond ce changement j'ai envie d'y prendre ma part je prends le temps de consulter nos parlementaires nos adhérents nos élus ça ne doit pas être une démarche individuelle mais nous avons besoin d'engager cette refondation en profondeur et de retrouver le coeur d'une majorité de français sur une ligne politique qui doit être clarifiée et qu'on ait aussi le courage de dire clairement les choses de ne pas donner le sentiment que notre main tremble quand il s'agit de dire ce dont on veut être le nom dans notre pays et moi vous le savez je porte un certain nombre de combats qui me sont personnels et que je veux aussi que la droite porte vous en avez envie ?

j'ai envie que la droite retrouve le coeur d'une majorité de français et j'ai envie que notre pays arrête d'être dans ce choix absolument stérile entre l'extrême droite l'extrême rouge et l'extrême centre cette tripolarisation du paysage politique elle est mortifère elle mène le pays à la ruine et à l'impasse je crois que la droite républicaine a une responsabilité majeure et d'ailleurs je vous rappelle que la majorité des français continue de nous confier les communes les départements et les régions la question c'est pourquoi ils ne nous confient pas les reines du pays et c'est pour cela qu'il faut aussi qu'on se remette en cause et ce travail j'ai envie d'y prendre ma part

21:51
Présentateur

Alors vous ne serez sans doute pas tout seul à votre place il y a quelques jours Aurélien Pradié disait lui aussi qu'il se donnait l'été pour réfléchir Éric Ciotti est déjà en campagne est-ce que vous avez tous vraiment des conceptions si différentes de ce que doit être le parti Les Républicains ?

22:05
Othman Nasrou

Cette élection interne doit être un moment de clarification dans l'unité je vous le dis très clairement je ne suis pas dans une démarche de division et je m'opposerai à tout ce qui nous divise je crois qu'il y a un chemin dans lequel on reconstruit une unité on redit ce qui nous rassemble et on ne va pas vers des formes de polarisation qui seraient stériles le sujet c'est comment est-ce qu'on redevient majoritaire dans le pays comment est-ce qu'on mène la bataille culturelle sur quelle ligne vous savez que je vous l'avais entendu je suis attaché à la question de la liberté y compris de la liberté économique à un état qui se recentre sur ses missions régaliennes Vous êtes un libéral ?

Le mot dans notre pays malheureusement est très galvaudé mais moi oui j'assume de vous dire clairement je veux un état qui se recentre sur ses missions principales sur lesquelles il est aujourd'hui en échec on est dans un pays on n'arrive même pas à expulser un imam étranger qui tient des propos contre la république et on cherche à avoir un état qui veut s'occuper d'absolument tout et qui est en échec en réalité sur le quotidien des français il faut faire la démarche inverse il faut recentrer l'état sur ses missions essentielles et il faut laisser les français respirer

23:00
Invité

Valérie Pécresse plutôt discrète depuis sa candidature à la présidentielle elle vous encourage ?

23:06
Othman Nasrou

Nous avons eu cet échange bien sûr elle ça n'est pas son échéance elle m'a dit ce qu'elle avait à me dire sur son avis sur ma démarche et donc comme je l'ai consulté comme j'ai consulté beaucoup de monde Valérie Pécresse vous savez je vous le dis très clairement je crois que les mois à venir vont lui donner raison sur le projet qu'elle a porté durant cette élection présidentielle vous l'avez vu sur le rachat des RTT par exemple qu'elle avait défendu courageusement je crois que sur beaucoup de sujets de fond la réalité politique va lui donner raison dans les mois à venir et en ce qui me concerne la démarche que j'engage elle n'est pas à sa demande même si bien sûr elle m'a témoigné une forme de sympathie au regard de la proximité personnelle et politique qu'on peut avoir depuis maintenant

23:45
Présentateur

Est-ce qu'en attendant d'atteindre un jour peut-être cet objectif vous allez soutenir la majorité comme vous l'avez fait par exemple lors du débat sur le pouvoir d'achat où Emmanuel Macron peut remercier le soutien apporté par les républicains

23:56
Othman Nasrou

Moi je ne soutiens pas Emmanuel Macron je ne l'ai choisi de ne pas le soutenir je crois que les choix qu'il fait ne sont pas les bons pour le pays le texte qui a été adopté a été profondément remanié par les parlementaires les républicains je l'ai dit sur la conversion des RTT par exemple sur les heures supplémentaires sur la remise du prix à la pompe plutôt que cette usine à gaz invraisemblable qui était prévue avec cette politique d'échec d'Emmanuel Macron dont nous ne voulons pas sur la revalorisation du travail quand les textes seront modifiés avec des mesures utiles qui vont dans le sens de nos convictions bien sûr que nous les voterons mais nous continuons à nous opposer à tout ce qui ne va pas dans le bon sens sur le sujet de la sécurité de la maîtrise des flux migratoires vous voyez que le compte n'y est pas aujourd'hui

24:32
Présentateur

En même temps vous avez également par exemple voté en faveur de la suppression de la redevance quand bien même au sein de votre parti se posait la question de la taxe qui devait remplacer cette redevance il y a eu des interrogations sur la pertinence de remplacer la redevance par un prélèvement sur la TVA

24:50
Othman Nasrou

Pour une fois qu'il y a une mesure de baisse des impôts ou des taxes nous n'allions pas en faire l'économie elle était inscrite aussi dans le projet que nous avons porté à l'élection présidentielle donc c'était normal que nous la votions le sujet c'est où est-ce qu'on trouve les marges de manœuvre et là aussi le gouvernement est étonnamment muet et je crois que lors du budget du projet de loi de finances 2023 il y aura là aussi un moment de clarification qui sera utile au débat politique dans notre pays mais je sais que la droite là aussi sera au rendez-vous

25:12
Invité

Réponse très courte votre décision c'est pour quand ? Je pense qu'à la rentrée Même si nous entendons bien que vous en avez très envie

25:18
Othman Nasrou

Je vous l'ai dit très clairement j'ai envie que la droite se redresse j'ai envie d'y prendre ma part et à la rentrée quand tout le monde aura donné son avis que nous aurons pris le temps d'échanger avec tous ceux qui sont concernés par cette échéance je vous dirai avec plaisir chez vous si vous m'invitez ce qu'il en est

25:30
Présentateur

Otman Nassrou merci beaucoup vice-président Les Républicains de la région Île-de-France Merci beaucoup Invité ce matin du 8.30 France Info Merci à vous Jean-François Aquili Je vous dis à demain bien sûr Restez avec nous sur France Info Merci à vous