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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 12 février 2026 34 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleAgriculture & alimentation

Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : un conflit d’intérêts ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 56 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 22:32OuverteRéponse partielle

    Certains parlent d'un scandale d'État dans les rangs de l'opposition. Qu'en pensez-vous ?

  • 23:12OuverteÉludée

    La droite demande des clarifications au chef de l'État. Que répondez-vous ?

  • 24:14OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut y voir une polémique ou cette nomination est-elle dans la droite ligne des prédécesseurs d'Emmanuel Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 22:51PrésentateurFait
    « On désignait un ministre en exercice qui va devoir juger le budget qu'elle a fait voter par le Parlement. »
  • 23:20PrésentateurChiffre
    « Seuls 22% des Français déclarent avoir confiance dans la politique. »
  • 27:43InvitéFait
    « Elle est conflictée parce qu'elle a fait le budget donc il y a des pans entiers du budget qu'elle ne pourra pas commenter. »
  • 28:39InvitéFait
    « Pierre Moscovici a réclamé à plusieurs reprises à ce que la Cour des Comptes puisse être avertie en amont des projections de Bercy sur le budget de l'année »
  • 28:55InvitéChiffre
    « c'était en 2024 je crois de l'erreur de prévision absolument considérable qu'il y a eu sur les recettes »
  • 29:36InvitéFait
    « c'était un rapport par an, c'était les comptes de la nation à la fin de l'année »
  • 29:44InvitéChiffre
    « il a sorti 80 rapports cette année »
  • 33:20InvitéFait
    « l'élan de générosité se cache le symptôme de la crise que traverse la profession »
  • 33:23InvitéFait
    « en cause de la surproduction de l'année dernière »

Temps de parole

  • Invité28 %
  • Invité 224 %
  • Invité 316 %
  • Invité 411 %
  • Invité 58 %
  • Invité 65 %
  • Présentateur4 %

0,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:05
Invité

Et c'était une journée historique pour les sportifs français au JO de Milan-Cortina. Hier, quatre médailles, deux en or et une en bronze, celle de Périne Laffont, originaire d'Ariège. On va aller tout de suite à Foy. Bonjour Antoine Cochet. Merci beaucoup d'être avec nous, journaliste à la Gazette ariégeoise. Et Antoine, on va revenir avec vous sur cette médaille de bronze française. Hier, c'était en ski de mosse, Périne Laffont qui l'a décrochée. Elle est d'Ariège. C'est un peu votre star locale. C'est un peu notre star locale, effectivement.

Autant vous dire que dans une actualité un peu plombée par la crise agricole, un éboulement sur une route majeure en montagne et la météo de ces derniers jours, la médaille d'hier de Périne Laffont, elle fait du bien à l'actu locale. Elle fait du bien un peu à tout le département. C'est notre star locale. C'est une enfant du pays qu'on a vu grandir depuis 12 ans. On l'a découvert pour beaucoup, pour la plupart, au JO de Sochi en 2014. Elle avait 15 ans à l'époque et elle s'est qualifiée directement en finale. Elle avait fait un truc extraordinaire. Et puis après, c'est une progression. Née en 1998, elle est de l'Avlané.

Elle est née juste après que l'Avlané soit apparue sur la carte de France parce que c'était aussi la ville natale de Fabien Barbez en 1998 aussi. Et puis elle a progressé, elle a continué à progresser jusqu'à devenir celle qu'on surnomme la reine des bosses. Voilà, un palmarès époustouflant pour sa discipline. Des Coupes du Monde à Foison, des Championnats du Monde. Une médaille d'or en 2018, bien sûr. C'est la deuxième ariégeoise, enfin le deuxième sportif ariégeois parce que le premier c'était Jacques Dupont en 1948, 70 ans avant. C'est la deuxième médaille d'or ariégeoise au JO. Donc elle décroche en 2018. Et vraiment une fierté, une joie pour tout le département.

Voilà, notamment pour sa station de cœur, sa station des Montdolmes. C'est une petite station, petite à l'échelle sans doute de tout le massif alpin. On se dirait, bon, 21 kilomètres de piste, c'est pas grand-chose. En Ariège, c'est une jolie station quand même. Oui, Antoine, on imagine que l'Ariège a retenu son souffle hier parce que Périne Laffont, elle n'a pas été facile à obtenir cette médaille. Elle s'est qualifiée de justesse pour la finale. Elle est médaillée de bronze parce que la favorite sort de piste, fait une faute et sort de la piste. Elle a eu chaud. Elle a dit, cette médaille, elle vaut tout l'or du monde. On imagine que l'Ariège a retenu son souffle avec elle.

Comment elle a été accueillie, la médaille ? Avec un grand soulagement. En fait, c'est assez terrible. Alors, sans être spécialiste de ce sport, on se dit quand même qu'elle se qualifie de justesse. Bon, elle fait une première journée sans problème. Elle est quatrième à la fin des premières qualifications, pas de souci. Elle fait cette finale, cette première finale, où elle se qualifie riz-crac d'un cheveu parce qu'il y a une autre favorite, Olivia Aguaccio, qui échoue derrière elle. Et donc, elle part en premier sur la grande finale. C'est assez terrible pour ses supporters parce qu'elle part en premier. C'est elle qui fixe le temps. Puis après, il faut voir ce que font les sept autres.

Donc, au lieu de se dire, bon, il faut qu'elle soit meilleure que les autres, on attend que les autres se plantent, en fait. C'est malheureux, mais c'est comme ça. C'est assez terrible, ce sport. C'est un sport... Une ancienne préfète de l'Ariège en avait fait une allégorie de la vie, quelque part, d'un ski de bosse. C'est fait de haut, de bas et d'une capacité à rebondir, quelque part. Et Périne Laffont, elle illustre... Ce qui fait tout son charme, en fait, en Ariège, c'est que c'est quelqu'un de vraiment authentique, sincère. On le voit à chaque fois qu'elle réagit sur un podium. Elle ne cache rien. On l'a vu encore hier. Ce soulagement, ses larmes et ce... Voilà. C'est tout à fait elle.

Elle est comme ça. Elle est spontanée. Et c'est quelqu'un de... Voilà. Qui ne cache rien. En 2023, elle avait participé, par exemple, au documentaire Strong qui évoquait les questions de santé mentale avec quatre autres sportifs de très haut niveau français, tous champions du monde dans leur discipline, des handballers, surfers, etc. Pour évoquer, justement, les hauts et les bas d'une carrière de sportif de très haut niveau voilà, puisqu'elle a pris trois années très fortes. Elle avait dit, bon, M. Marduski, mais elle a toujours cette capacité à rebondir. En 2022, elle finit quatrième. Et là, pareil, on se dit, elle va finir quatrième. Ce n'est pas possible.

Et là, elle a cette médaille de bronze. C'est génial. Et elle en aura peut-être une autre samedi. Elle a une autre compétition samedi. Et on imagine que quand elle va revenir en Ariège, vous allez l'accueillir dignement. Merci beaucoup. Merci Antoine Cochet d'avoir été avec nous, journaliste à la Gazette Ariégeois. C'est un autre sujet. La une de votre journal, c'est la RN20 qui est fermée pour plusieurs semaines en raison d'un éboulement. Merci beaucoup Antoine Cochet d'avoir été avec nous. Et Guimet, la moisson française d'hier aux Jeux Olympiques, elle fait la une de la presse régionale. Oui, or, argent et bronze, le jour glorieux des Bleus.

Voilà ce que titre midi libre quand le Parisien parle, je cite, d'une avalanche de médailles. C'est un doublé historique en biathlon avec Julia Simon à la première place et Loujean Monod à la seconde et Delors aussi pour Laurence Fournier-Baudry et Guillaume Ciseron en dents sur glace. Et bien sûr, on l'a vu, l'arriégeoise Périne Laffont à la troisième place en ski à bosse. Elle est moins joyeuse. Ce sont les précipitations abondantes de ces dernières semaines qui inquiètent les agriculteurs. Oui, overdose de pluie, les conséquences, titre presse océan. Il faut dire que le reste du mois de février ne devrait pas s'améliorer. Les maraîchers estiment qu'il s'agit, je cite, d'une catastrophe.

Alors certains s'en sortent mieux quand ils produisent sur du sol sableux. Mais sur les terres marécageuses, la pluie noie les cultures, les salades sont pourries, doivent être jetées et les racines des fraises baignent dans l'eau. Et puis le tri qui laisse circonspect de plus en plus de citoyens. Oui, le tri perd du terrain selon Corse Matin. En Corse, un usager sur deux doute de la réalité du recyclage au bout de la colette et c'est encore pire chez les jeunes, les 18-24 ans. C'est en tout cas la conclusion du dernier rapport de l'Observatoire des déchets ménagers du CIVADEC. En 2025, sachez que le plastique n'a plus été trié qu'à 72% contre 80% en 2024.

Allez, on ouvre notre page consacrée aux municipales. Les dernières infos de la campagne. On va à Marseille. Le candidat du RN, Franck Alizio, il croit, il fait la une du journal La Provence. Il soutient que son projet dépasse son étiquette RN. Oui, il est fort de plusieurs ralliements, du modem à reconquête. Marcosiste l'affirme. On a tendu la main et on continuera parce qu'on construit un projet qui dépasse l'étiquette politique. Je ne vais pas me recroqueviller alors que l'on sent la dynamique sur le terrain. C'est le moment d'ouvrir les bras, dit-il. Il est actuellement crédité de plus de 30% d'intentions de vote dans les sondages. On va à Nice.

L'écologiste Jean-Marc Gouvernatori suspendu de ses fonctions à la région après son ralliement Éric Ciotti. Oui, c'est Nice matin qui nous l'apprend. Le président de la région, René Mouselier, a annoncé la suspension de l'écologiste de son poste de président de l'Office Environnemental Régional de Proposition et d'Action. C'est dans la région PACA que ça se passe. Il l'occupait depuis 2021 et cela fait suite à l'annonce lundi de sa place sur la liste Union des Droites pour la République Rassemblement National. Je ne comprends pas ce volte-face, écrit René Mouselier. Avec son positionnement, il remet aujourd'hui tout son engagement politique en cause. Il a trahi notre contrat.

Et puis on reste sur la Côte d'Azur, c'est Louis Sarkozy qui veut se faire un prénom en menton. C'est dans la dépêche du midi qui brosse le portrait du jeune homme en campagne. Il a 28 ans, vous voyez, c'est ici. C'est l'âge que son père avait. Rien à voir avec la défiance des Français pour le moment. C'est ici. C'est l'âge que son père avait quand il a été élu maire de Neuilly. Un enfant de la balle donc qui a la politique dans le sang. C'est en tout cas son équipe de campagne qui le dit. Mais il devra affronter la mère sortante RN. Alexandra Masson favorite des sondages. Alors il mène une campagne qui fait exploser les cadres, estime la dépêche et il s'en amuse.

J'ai foutu un bordel dans cette ville. Voilà en tout cas ce qu'il a déclaré à nos confrères donc de la dépêche du midi. Voilà, c'est-à-dire effectivement dans la dépêche. Merci beaucoup Guimet, merci pour cette revue de presse. On continue à parler. Maire et municipal hier avait lu la remise du prix du trombinoscope qui récompense les politiques à cinq semaines des municipales. Le prix de l'élu local de l'année a été décerné aux plus jeunes maires de France. Manière de saluer l'engagement de nos élus locaux et de la jeunesse et c'est donc Hugo Biolet qui l'a emporté. Il est maire de Vingt-Yeux en Ardèche. Son portrait est signé Stéphane Duguay.

À 18 ans, j'ai été élu pour essayer de faire vivre un village et pour essayer aussi de faire bouger les lignes. Je suis à Vingt-Yeux, une petite commune au nord de l'Ardèche, un village de 500 habitants. Ici, le maire s'appelle Hugo Biolet et il a une particularité, c'est le plus jeune maire de France. Hugo Biolet, bonjour. 18 ans, c'est très jeune. Waouh, alors ça devait être en 2019 ou en 2020. Premier reportage télé. Il s'est passé tellement de choses depuis. J'ai pris six ans d'expérience, deux, trois cheveux blancs. On gère de l'urbanisme. J'ai eu affaire à de la gestion de chantier, du montage de dossiers.

Ce qui caractérise le mandat de maire, c'est l'énorme diversité des sujets qu'on peut traiter. Ce qu'on voit ici, c'est le premier commerce qu'on a rouvert dans le village. Quand on est arrivé en 2020, ça faisait 25 ans qu'on n'avait plus d'école à Vingt-Yeux, 50 ans qu'on n'avait plus de commerce. Et donc en 2021, on a mis une petite année, on a racheté un bâtiment, on a rénové le rez-de-chaussée. Aujourd'hui, personne ne voit Vingt-Yeux sans son commerce. Et ça a été repris par un enfant du village. Salut Boris ! Je suis bouché depuis 18 ans avec un copain qui tient déjà deux bars. On a repris ça. Lui, il va gérer la partie bars.

Moi, je vais gérer la partie cuisson des viandes de feu de bois. Hugo Biolet termine son premier mandat en même temps qu'il finit ses études à Sciences Po. Et oui, parce que plus jeune maire de France, ça veut dire aussi maire étudiant. Grenoble, c'est 1h45 en dehors des heures de pointe pour aller faire mes études. Allez, 1h45, retour. Et j'en profite pour passer des coups de fil. J'en profite pour gérer, régler un certain nombre d'affaires par téléphone, à distance. Là, on se retrouve à Grenoble pour une autre petite partie de ma vie qui est mes études que j'ai dû tenir tout au long du mandat de front. Et donc, on va continuer la journée.

Sur la procédure d'expropriation, souvenez-vous, je vous disais que la procédure d'expropriation, il y avait intervention du juge judiciaire. C'est aussi très bien d'avoir un peu de théorie, de se rappeler ce qu'est un contrat public, comment ça fonctionne un budget dans les grandes mailles et faire les liens avec les autres collectivités parce que ça, c'est des compétences qui derrière vont me servir. Dans la manière dont j'envisage les choses, c'est que j'ai été élu par des gens pour exercer un mandat et une responsabilité, il faut que je le fasse au maximum. Et puis après, autour, il faut que je fasse du mieux que je peux pour réussir mes cours.

Et donc, on ne vit pas trop une vie étudiante quand on est maire et étudiant parce que moi, je suis d'abord maire et après étudiant. Et moi, quand j'ai terminé mes cours, je prends ma voiture et je rentre faire mes réunions à Vingt-Yeux, à Annonay, en Ardèche. Je profite beaucoup plus de ma vie à Vingt-Yeux que de ma vie à Grenoble parce que mon attache, en fait, elle est à Vingt-Yeux. Loin de vouloir faire de ce premier mandat une parenthèse, Hugo Biolet veut continuer à s'investir dans sa commune. Il a d'ores et déjà annoncé qu'il se présenterait à l'élection municipale de 2026. Et on va revenir sur ces municipales et sur cet engagement des jeunes avec vous. Bonjour, Nicolas Darmont.

Bonjour. Merci beaucoup d'être avec nous comme tous les jeudis. Et bonjour, Valérie Lecable. Bonjour. Merci également d'être là, éditorialiste politique au quotidien, le journal Point Faux. On le voit, Hugo Biolet qui a donc reçu hier le prix de l'élu local de l'année. Il est le plus jeune maire de France. C'était aussi une manière de saluer l'engagement de la jeunesse, de saluer aussi les élus locaux qui arrivent à la fin de leur mandat, les maires, les municipales, c'est dans moins de cinq semaines. On voit quand même qu'il y a une certaine défiance, une certaine inquiétude aussi chez les maires. Mais il y a quand même toujours de l'engagement. Il en est la preuve, Mickaël.

Oui, absolument. Et on voit bien à quel point justement ce scrutin local, municipal est composite et au fond restitue aussi la vivacité de la vie politique quand même qui existe en France. On ne peut pas sans arrêt et uniquement se complaire dans le sujet sur le blues des maires ou sur la défiance à l'égard des élus nationaux qui est forte. Mais justement, dans ce cadre-là de défiance générale des Français à l'égard du monde politique, on voit bien que c'est toujours l'échelon municipal qui reste quand même celui qui garde le plus de confiance et de rapport avec la société.

Ce qui d'ailleurs, au fond, me fait dire qu'il faut quand même être capable de réfléchir aussi avec un peu de créativité et peut-être de reconsidérer l'expérience du terrain qu'ont les élus locaux, qu'ont les élus, les maires, pour pouvoir peut-être réirriguer également la politique nationale de manière à pouvoir retrouver de la confiance. Donc, avec finalement un jeune maire et un jeune candidat à nouveau, comme il avait annoncé sur le plateau de public Sénat d'ailleurs au Salon des maires, et bien au fond, on voit bien qu'il y a encore de l'avenir pour la politique.

Oui, ce qui est important de dire, je pense, c'est que les maires demeurent vraiment l'ancrage de la politique en France, c'est-à-dire que l'enquête sur la cote de confiance des hommes politiques qui montre beaucoup de défiance, montre une confiance qui est encore de 60% pour les maires. Et ce qui est intéressant aussi, c'est que c'est extrêmement cosmopolite parce qu'effectivement, vous avez des toutes petites, j'entendais ce matin, il y a des communes où il n'y a qu'une seule liste, il n'y a pas d'autre liste, il y a une liste, alors ils vont réélire leur maire.

Et puis, vous venez de recevoir un des candidats à la mairie de Paris où la bataille est absolument à couteau tiré et là, ça prend des allures de politique nationale. Donc, ce qui est passionnant dans ces élections et la campagne démarre vraiment juste vis-à-vis de l'opinion publique, c'est la diversité de ce pays, c'est la diversité des candidats, c'est la diversité des situations avec quand même quelques points forts.

Pour moi, le plus évident, c'est quand même l'irruption pour la première fois des extrêmes dans ce scrutin, c'est-à-dire que traditionnellement, les maires en France, c'est la droite traditionnelle, c'est la gauche traditionnelle et à eux deux, depuis toujours, ils tiennent un peu les communes. Pour la première fois, cette fois, alors l'ERN avait déjà commencé en 2020 à rentrer dans les conseils municipaux, mais on n'avait pas gagné beaucoup de mairies. Il y a Perpignan, il y en a quelques-unes, mais là, vous avez fait le sujet sur Alizio à Marseille, c'est quand même la deuxième plus grande ville de France.

Et puis, c'est la première fois que LFI trouble le jeu parce que jusque-là, ils étaient toujours accrochés au Parti Socialiste et au reste de la gauche. Là, ils ont décidé d'y aller tout seuls et ils ont des scores importants à Paris, à Marseille avec Delogu, à Paris avec Chikiru et ça va être un test de voir si LFI réussit ou pas à s'installer dans la grande ville de France. Donc, c'est très passionnant en fait, très riche et très passionnant. Oui, avec un scrutin local mais une lecture nationale dans les grandes villes. Est-ce que c'est le retour, en tout cas, l'incarnation du clivage droite-gauche et municipal ?

Il y a toujours sur le terrain municipal cette logique de dépassement dans laquelle on vit depuis 2017 n'a jamais vraiment été capté. D'ailleurs, pour preuve, la faiblesse, un signe justement du parti Renaissance et du parti présidentiel sur le territoire local et sur la carte des municipales. Donc là, évidemment, ça n'a jamais pris parce qu'effectivement, c'est toujours cet équilibre des sensibilités avec aussi un principe qui peut-être ne sera pas avéré cette fois-ci, le principe de conforter les sortants. C'est parmi les surprises que l'on va regarder, en tout cas, les évolutions que l'on va regarder dans ce scrutin, c'est en quelle mesure ce principe va être respecté.

Deuxième chose, effectivement, vous l'avez mentionné, c'est l'entrée en force, en tout cas, l'offensive dans cette campagne notamment de la France insoumise qui est elle aussi partie qui n'a jamais non plus eu de tradition, de capacité de pouvoir être dans la politique publique. Il y a à la fois ce ne sont pas encore des scores, ce sont des sondages qui sont effectivement qui ont l'air d'être importants, en tout cas, qui les qualifient à chaque fois dans les grandes villes pour le deuxième tour, mais avec aussi une autre attitude qu'on va regarder selon les études, une intention extrêmement forte, totalement nouvelle, de créer un front républicain anti-LFI dans les villes.

Donc, ce qui va aussi déclencher peut-être une autre évolution qui peut être très importante, c'est dans quelle mesure l'union, les droites, entre guillemets, donc les accords possibles, RN, LR, pour en particulier repousser LFI, vont peut-être se faire. Donc, il y a effectivement beaucoup de considérations qui vont servir, qui vont être projetées sur le scrutin qui va venir immédiatement après, il y aura les sénatoriales, bien sûr, mais, bien sûr, l'élection présidentielle de 2027. Pour les élections sénatoriales, le résultat des municipales va être absolument crucial. Je crois qu'il faut 15% de suffrage, à peu près, pour un sénateur.

C'est-à-dire, si vous avez, par exemple, des candidats qui sont à LFI et qui sont de Logu à Marseille, il est à 15% aujourd'hui, par exemple. Donc, à 15%, parce qu'on va regarder qui va gagner les villes, mais on va aussi regarder qui va rentrer dans les conseils. Et ces gens-là, ils vont aussi participer à la suite. Donc, tout ça va avoir… C'est par département, les sénatoriales. Oui, c'est ça. Mais, donc, il faut quand même… Enfin, les grands électeurs de la France, il peut y avoir une évolution, pour le dire plus simplement, des grands électeurs en France et donc, plus de diversité aussi. Au Sénat, il n'y a pas de LFI aujourd'hui, par exemple, des mouvements comme ça.

Ensuite, Michael a tout à fait raison, c'est-à-dire que le deuxième tour, c'est le 22 mars, le 23 mars démarre l'élection présidentielle. Pourquoi ? Parce que les municipales vont être lourdes d'enseignement. C'est-à-dire, qu'est-ce qui a mieux fonctionné ? Est-ce que c'est l'union des droites qui a été gagnante ? Est-ce qu'au contraire, quand la droite a repoussé le Rassemblement national, elle a réalisé des meilleurs scores ? Pareil à gauche, parce que vous avez vu que la gauche, c'est unie dès le premier tour entre le Parti socialiste et les écologistes. Ils sont alliés dans les plus grandes villes de France, ils ont fait un accord de premier tour. Pourquoi ? Pour essayer de contrer LFI.

Donc, est-ce que cette stratégie va être gagnante ? Ou pas ? Est-ce qu'ils auraient mieux fait ? Parce que vous avez vu... Avec les écologistes, ils ont une stratégie plus variable. Alors, c'est ça. Des fois avec les socialistes, des fois avec la France insoumise. Il y a une mauvaise nouvelle qui est que quelques écologistes, après avoir obtenu des belles victoires, puisque à Paris, par exemple, ils ont obtenu le 11e arrondissement, ils ont obtenu plus de conseillers de Paris, ça n'a pas empêché d'accepter l'alliance pour aller rejoindre qui ? LFI, justement. Donc, il y a cette incertitude, effectivement, des alliances des verts. Pourquoi ?

Parce que les verts sont en posture extrêmement difficile. Ils vont perdre les victoires de 2020. Et donc, ils sont un peu perdus, du coup, sur quelle meilleure stratégie mener pour eux pour la suite. Michael, du coup, qui joue gros ? Est-ce que les partis traditionnels, les républicains, le PS, jouent gros parce que c'est eux qui détiennent le plus de villes ? Est-ce que le RN joue aussi le pari de son implantation locale, avec peut-être derrière un groupe au Sénat ? La Macronie, finalement, qu'est-ce qu'elle a à gagner ? Qu'est-ce qu'elle a à perdre dans cette élection ? La Macronie va continuer l'agonie, certainement. Ça, ça me paraît, ça nous paraît quand même assez clair.

Voilà, parce qu'on voit bien que les ambitions sont extrêmement modestes du point de vue de ce parti. Mais l'enjeu, vous dites, est-ce que le RN va gagner son pari de l'implantation territoriale ? Le RN est déjà très implanté sur le plan territorial, il faut effectivement, ils vont maintenant tenter effectivement avec leur présence dans les conseils municipaux d'avoir un groupe au Sénat, ce qui serait à ce moment-là une évolution considérable, d'autant plus qu'effectivement on sera déjà dans l'antichambre plus que ça même de l'élection présidentielle.

Le parti qui joue le plus, à mon avis, c'est LR parce qu'effectivement il détient beaucoup de villes et c'est le parti qui sort le plus perdant, le plus affaibli de toute cette période du débat budgétaire où les Français ont une vision, un regard extrêmement sévère sur ce parti et de ce point de vue-là l'enjeu, souvenons-nous que Bruno Rotaillot avait promis, avait prédit une vague bleue dès son arrivée à la tête du parti ELR. La bataille sera serrée d'autant plus qu'effectivement l'enjeu de l'union des droites et qu'on a bien vu que Jordan Bardella président du RN a appuyé là où ça fait mal en disant d'ores et déjà nous regarderons cas par cas les possibilités d'accord.

Il y aura des tentatives sur le terrain et surtout on sait que dans ce moment-là le terrain, les élus du terrain face aux états-majors des partis sont aussi extrêmement rebelles et indépendants parce que quand il faudra préserver des équilibres ou gagner des conseils municipaux ce que va dire Paris peut-être ne sera pas vraiment considéré. Les municipales qui ont lieu avec un remaniement qui se prépare puisque Rachida Dati est candidate à la mairie de Paris va quitter le gouvernement dans les prochaines heures c'est aussi le cas d'Amelite Monchalin qui a été nommée à la cour des comptes par Emmanuel Macron une nomination qui fait polémique on voit ça avec Céline Schmitt.

22:32
Présentateur

Certains n'hésitent pas à parler d'un véritable scandale d'état dans les rangs de l'opposition loin de remettre en cause les compétences de celle qui fut ministre des comptes publics pendant plus d'un an on pointe un risque de conflit d'intérêts.

22:49
Invité

On désignait un ministre en exercice qui va devoir juger le budget qu'elle a fait voter par le Parlement en tout cas adopté par le Parlement au travers d'un 49-3 excusez-moi mais c'est un peu osé. Nous nous demandons d'ailleurs que l'article 13 de la Constitution qui donne au Parlement un rôle de contrôle sur les nominations puisse être actionné en la matière il faudrait une réforme de la Constitution on y est prêt.

23:12
Présentateur

Alors qu'un sondage publié en début de semaine indique que seuls 22% des Français déclarent avoir confiance dans la politique la droite elle demande au chef de l'État des clarifications.

23:21
Invité

Ça me paraît dans la nomination malsain et surtout ça donne le sentiment que c'est un peu finalement le choix du roi. Je demande au Président de la République d'expliquer de manière simple et claire accessible pour tout un chacun le bien fondé et ce qui l'a amené en toute objectivité à procéder à ce type de nomination.

23:46
Présentateur

Du côté de la majorité présidentielle on appelle au respect de la décision du Président de la République. Ça ne pose pas de conflit d'intérêt parce que la structure et l'organisation inhérentes à la Cour des Comptes le fait qu'elle repose notamment sur des décisions collégiales Amélie de Montchalin ne travaillera pas seule. Amélie de Montchalin prendra ses fonctions le 23 février prochain un poste qu'elle pourrait librement occuper jusqu'à ses 68 ans en 2053.

24:14
Invité

Est-ce qu'il faut y voir une polémique Valérie Lecâble ou est-ce que finalement cette nomination elle est dans la droite ligne de ce que faisaient les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ?

Écoutez, moi je suis surprise par cette polémique je ne sais pas si elle est si considérable que ça Amélie de Montchalin c'est quelqu'un qui a montré une compétence un calme une organisation une technicité et une capacité politique en plus à convaincre à discuter avec les uns avec les autres elle a reçu tout le monde elle a passé des heures des mois à travailler sur ce sujet dans plusieurs gouvernements et elle l'a fait avec succès donc je ne sais pas je ne veux pas dire que c'est parce que c'est une femme qu'elle est jeune et que d'habitude à la Cour des Comptes on a plutôt quelques vieux barbants je ne peux pas le dire comme ça j'en sais rien mais enfin disons des gens plus âgés parce que c'est alors ce qu'il faut comprendre c'est que c'est un mandat qu'on ne peut pas la remplacer c'est elle qui part quand elle veut il n'y a pas de déchéance donc c'est vrai qu'elle peut être à ce poste pendant 28 ans je pense qu'elle a d'autres ambitions et que sans doute elle évoluera moi je trouve que c'est une bonne surprise on avait cité des noms de gens que moi personnellement je ne connaissais pas Pierre Moscovici c'était pas n'importe qui c'était quelqu'un d'important aussi qui avait lui aussi été ministre de l'économie qui avait été qui était l'actuel président de la Cour des Comptes exactement l'ancien président de la Cour des Comptes qui avait été commissaire européen qui avait un gros calibre qui avait été le directeur de campagne de François Hollande il faut s'en souvenir donc c'était aussi une nomination politique et il a bien tenu cette nomination politique donc aujourd'hui qu'est-ce qui est en train de se passer parce qu'il est plus large le sujet le sujet c'est que en fait Emmanuel Macron a nommé Richard Ferrand au Conseil constitutionnel que François Villeur qui était son très proche au Conseil constitutionnel que François Villeur de Gallo le président le gouverneur pardon de la Banque de France a décidé d'anticiper son départ et que aussi Emmanuel Macron va le remplacer que le Conseil d'État doit être remplacé aussi et en fait Jordan Bardella on ne l'a pas vu dans cet extrait mais attise fortement les braises en disant il est en train de verrouiller la République non il n'est pas en train de verrouiller la République il est en train d'utiliser son droit constitutionnel à nommer des personnalités de compétences à ces postes là d'autant que Richard Ferrand sa nomination a été soumise à validation du Parlement qui n'est pas opposée alors c'est passé juste il faut dire que oui mais c'est passé alors objectivement Richard Ferrand n'avait pas la même légitimité de compétence qu'à Amélie de Montchalin aujourd'hui qu'il y a une réelle légitimité de compétence et moi je fais confiance je vais arrêter là-dessus à Amélie de Montchalin pour être objective dans ses jugements à tête de la Cour des comptes bon d'abord Emmanuel Macron il a utilisé une vieille méthode pour faire moderne c'est-à-dire que effectivement c'est un grand classique pour un président de nommer ses proches à la fin d'un mandat ça c'est un roman qui viendra lui jeter la pierre à droite et à gauche tout le monde a fait pareil ça c'est évident la deuxième chose c'est que c'est le choix le choix n'est pas tant évidemment lié à la personne je souscris à tout ce qui a été dit sur Amélie de Montchalin mais ce sont les conséquences c'est-à-dire qu'effectivement une fois de plus Emmanuel Macron a montré sa volonté d'entre guillemets de disrupter le système de provoquer parce qu'en général on arrive à la Cour des comptes quand on a 45-50 ans elle a 40 ans on arrive quand on est magistrate ou fonctionnaire elle est ni magistrate et fonctionnaire dans ce point de vue-là il va y avoir forcément un travail de légitimité très puissant qu'elle va devoir faire et puis surtout elle est comme on dit dans le jargon elle est conflictée parce qu'elle a fait le budget donc il y a des pans entiers du budget qu'elle ne pourra pas commenter alors on a entendu déjà l'argument de Maude Bréjon la porte-parole du gouvernement en termes de contre-feu c'est-à-dire la décision le travail étant tellement collégial maintenant et c'est une des réformes qui a été mise en place notamment par Pierre Moscovici mais qui avait été déjà initiée le travail est tellement collégial qu'elle peut effectivement répartir autour d'elle mais elle va avoir un gros travail de légitimité de par sa jeunesse de par son travail n'oublions pas qu'elle arrive dans un corps de fonctionnaire alors qu'elle a fait la réforme de l'ENA qu'elle a fait la réforme du corps diplomatique la haute fonction publique a été en quelque sorte reprogrammée parfois même pour ça selon certains brisée par son travail et quand elle était à la fonction publique donc ça n'est pas une sinecure qui l'attend Je peux rajouter un point intéressant à ce qui vient d'être dit vous savez que Pierre Moscovici a réclamé à plusieurs reprises à ce que la Cour des Comptes puisse être avertie en amont des projections de Bercy sur le budget de l'année et ça ça a été à la suite de l'erreur de prévision absolument c'était en 2024 je crois de l'erreur de prévision absolument considérable qu'il y a eu sur les recettes et donc il a dit le rôle de la Cour des Comptes c'est aussi Bercy n'est plus ce qu'il était apparemment il y a des erreurs à répétition la Cour des Comptes est là pour surveiller les comptes de la nation laissez-nous regarder et accéder et la réponse de Bercy ça a été un niet ça a été non et c'est assez drôle de voir que maintenant c'est Bercy qui vient à la Cour des Comptes et si vous voulez ça rouvre le jeu parce que c'est vrai la Cour des Comptes il l'a rappelé Pierre Moscovici au moment de son départ de son bilan il y a 40 ans c'était un rapport par an c'était les comptes de la nation à la fin de l'année alors tous les journalistes se précipitaient qu'est-ce qui s'est passé cette année etc.

là je crois qu'il a sorti 80 rapports cette année donc l'institution a fondamentalement changé et je pense que le changement de profil du premier président de la première présidente en l'occurrence accompagne cette évolution-là que ça a du sens parce qu'elle elle sait ce qui se passe à Bercy elle y a passé elle connaît tous les méandres et donc je pense qu'elle va déranger davantage les ministères au contraire peut-être qu'elle est en conflit d'intérêt sur ce coup-ci mais c'est rien par rapport à la durée et je pense qu'elle va être là pour poser les bonnes questions au bon moment à ceux qui font la politique de l'État et que ça va être salutaire par ailleurs je pense qu'effectivement on glose en permanence sur la date théorique de la sortie à la période jusqu'où elle pourrait siéger à la Cour des Comptes effectivement je suis d'accord on a bien compris qu'il y a un autre vélo qui est tombé dans la tête d'Amélie de Montchalin depuis ses dernières séquences politiques et elle ne va pas y rester toute sa vie et c'est vrai que quand on regarde la mutation de la place de la Cour des Comptes dans le débat public on le voit à travers la dernière étude justement sur la confiance des Français et au chapitre institution et bien la Cour des Comptes occupe une place maintenant importante les Français considèrent que c'est un organisme qui est digne de confiance Alors Amélie de Montchalin sortira du gouvernement Rachida Dati aussi ça s'est acté pour le reste on ne sait pas remaniement annoncé dans les prochaines heures est-ce que politiquement Sébastien Lecornu il a intérêt à faire un remaniement d'ampleur ou à faire un remaniement au minima ?

Il a intérêt à faire le remaniement qu'il souhaite parce que Emmanuel Macron est très présent et qu'une fois de plus on sait que et on comprend ça y est il est revenu en France Dunkerque voilà partout et remaniement nomination et donc on a compris qu'effectivement le principal au fond sujet de Sébastien Lecornu c'est comment gérer avec Emmanuel Macron parce qu'il va vouloir et on le voit bien sûr marquer de plus en plus la fin de sa présidence et je pense que ce qui va se passer là vous savez on a l'habitude tout commence par un réajustement technique et ça se termine par un remaniement politique donc on va voir dans quelle mesure ça va s'avérer et la rapidité avec laquelle parce qu'on sait que en général c'est pas très rapide les remaniements chez Emmanuel Macron on va voir dans quelle mesure ça va s'avérer et à quelle temporalité ça va se jouer il commence à y avoir un petit peu urgence parce que la ministre de la Culture est une des principales candidates aux élections municipales qui se tiennent dans 4 semaines maintenant et donc il serait logique que les choses aillent assez vite pour que tout le monde soit dans la même situation sur la ligne de départ 4 semaines ça passe rapidement après là où vous avez raison on va voir il n'y a que quelques heures mais l'hypothèse la plus probable qui est citée dans les journaux c'est que ce soit l'actuel conseiller d'Emmanuel Macron à Culture qui remplace Rachida Dati qui a été à tête du château de Versailles pendant longtemps donc on sait qu'ils sont rapproches et qu'ils s'entendent bien il y a un nom qui circule pour remplacer Amélie Montsalin qui serait une promotion de David Amiel j'en sais rien mais c'est aussi un Macron qui est l'actuel ministre de la fonction publique voilà exactement donc effectivement ça va être un remaniement sans doute assez macronien ou macroniste et il va falloir que Sébastien Lecornu joue des coudes à moins qu'il soit d'accord et on suivra ça dans les prochaines heures allez on termine par l'histoire du jour et si vous habitez dans le Nord et dans le Pas-de-Calais vous allez avoir la patate ce week-end à Penin pas loin d'Arras dans le Pas-de-Calais Christian Roussel un agriculteur donnera ses 90 tonnes de pommes de terre à ceux qui viendront se servir alors derrière l'élan de générosité se cache le symptôme de la crise que traverse la profession en cause de la surproduction de l'année dernière les agriculteurs ont donc de nombreux invents d'huile avait le choix entre les jeter ou les donner il a opté pour la deuxième solution vous pourrez donc vous servir dans sa ferme à Penin vendredi samedi de 8h à 16h en apportant vos récipients et si vous le souhaitez vous pourrez donner quelque chose dans une cagnotte et puis vous reprendrez bien un peu de patate à Lille la coordination rurale est distribuée gratuitement 3 tonnes et demie de pommes de terre et 500 kilos d'oignons jaunes c'était hier ils en ont profité pour expliquer aux consommateurs d'acheter français ils en ont même parlé au préfet qui est reparti avec son filet de pommes de terre ça donne la frite ça donne la frite bien joué Michael merci beaucoup Michael Darmon merci Valérie Lecab d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivi on se retrouve demain très bonne journée

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Présentateur

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Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : un conflit d’intérêts ? · Pourquijevote