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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 3 août 2024 26 minComplaisantMixteÉducation & rechercheSolidarités & famille

Paris 2024: "On n'aurait pas osé espérer en être là au bout d'une semaine", se réjouit Claude Onesta

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'à ce stade vous êtes satisfait ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on risque pas d'avoir un petit coup de frein pour les prochains jours ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes allé voir dans tous les petits clubs et vous avez assumé de faire des listes de médaillables ?

  • 6:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que ça suffit, une demi-heure de sport par jour à l'école ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous de la situation de l'équipe de France de handball ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Claude OnestaFait
    « On a fait plus en une semaine qu'à Tokyo sur l'ensemble des jeux. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour Claude Nesta bonjour la France compte donc ce matin 36 médailles à ses jeux de paris 2è au tableau avec 11 titres olympiques vous qui avez été chargé de de préparer globalement les sportifs français à ces jeux est-ce qu'à ce stade vous êtes satisfait ah sur ce point d'étape oui forcément on l'aurait pas on aurait pas osé espérer en être là au bout de au bout d'une semaine on est au-delà de ce que vous aviez imaginé ah ben écoutez on a fait plus en une semaine qu'à Tokyo sur l'ensemble des jeux donc to Tokyo céta c'était il y a 3 ans c'était pas c'était pas au siècle dernier donc ça veut dire que oui on est on est très content mais bon moi mon métier c'est pas d'être content c'est de c'est d'aller au bout du au bout de de de la mission et que qu'on soit aussi content dans une semaine ou j mais je vais vous dire c'est pas si fréquent de d'entendre codonesta content et on savoure quand même d'autant que la suite de la compétition sera peut-être un peu plus difficile parce qu'on a vu passer les les héros de ces derniers jours les on marchand t rinur est-ce qu'on risque pas d'avoir un petit coup de frein pour les prochains jours non franchement enfin non je peux pas vous le dire je le maîtrise pas mais nous dans notre plan de de de je dirais de de de progression on avait effectivement cette cette première par semaine avec des échéances précises il y a quand même des ratés et on les analysera le moment venu mais comp penser par d'autres d'autres confirmations là dans le plan il nous reste 52 médailles potentielles alors quand je dis c'est pas des médailles c'est des potentiels de médailles c'est-à-dire des gens qui sont en mesure de plus les surprises plus les surprises qu'on peut par nature pas comptabiliser donc ça peut aller faire du 90 non non parce qu'on sait pertinemment non non mais on sait pertinemment que sur les potentiels de médailles ben il y a des gens qui vont les réaliser puis il y a des gens qui sont blessés ou sont pas au meilleur de leur forme donc ça veut dire qu'il y aura du déchet et nous tout notre travail c'est de limiter ce qu'on appelle le taux de le taux de conversion c'est-à-dire convertir des médailles mondiales en médaille olympique et on sait que mais c'est vrai que c'est multifactoriel on voit aussi que la pass du public cette passion populaire est un soutien qui participe à cette réussite donc c'est pas que le travail réalisé avant mais c'est aussi beaucoup le travail qu'on a réalisé dans le cadre de la mission une émulation qui peut servir aux athlètes de la semaine prochaine une journée comme hier la journée rinaire manodou marchand n'oubliez pas les trois du du BM je peux pas faire c'est tellement exceptionnel de de ce qu'ils ont réaliser que je pense que il faut pas qu'il soit écrasé par les légendes si on prend allez on va pas on peut pas tous les prendre on prend l'exemple de Lon marchand par exemple 4e titre 4e record olympique qu'est-ce qui vous épatte le plus chez ce garçon alors chez le garçon des pépites des des petits joyaux comme ça il y en a pas beaucoup pas toujours dans chaque discipline mais on en voit passer il y a Antoine pon il y a il y a eu des carabatic donc tout ça ça existe et ces gens-là arrivent qu'est-ce qu'on en fait alors au départ Léon marchand il doit plus à ses parents qu'à ses entraîneurs par contre l'environnement de la famille de justement les entraîneurs la continuité qu'il y a entre son entraîneur initial Nico Castel à Toulouse et l'entraîneur Buman aux États-Unis le fait que ces deux personnes soit en relation permanente et que Léon quand il revient en France et qui se réentraîne à Toulouse pendant 15 jours c'est dans la continuuité du travail tout ça toute cette cohérence là participe à la concrétisation du talent de Léon Léon il a un talent exceptionnel au départ mais il y a un accompag il a besoin de tout ça autour de cet équilibre de cette cohérence pour exprimer en totalité il serait dans un environnement dégradé avec une famille dstructurée avec autour pour des gens qui se qui s'affrontent pour tirer profit de de son image peut-être qu'il serait pas dans les mêmes conditions de réussite aujourd'hui malgré le talent qu'il peut avoir ces pépites là c'était pas forcément le cœur de votre mission on va expliquer un peu ce que vous étiez donc vous avez été vous étiez dans la boucle de Paris 2024 depuis le début disons clairement et c'est en 2017 Laurent Flessel ministre des Sports qui vient vous voir et qui vous dit bon comment quelle mission allez-vous fixe en fait comment on fait pour réussir les jeux à la maison c'est ça pour booster la performance je pense que la il y a eu be une une grosse candidature sur l'obtention des Jeux et quand on les obtient c'est septembre 2017 il y a immédiatement la réalité de savoir les organiser c'est ce qui est confié à Tony estangué et à son équipe mais très vite on se dit aussi mais des jeux réussis c'est bien sûr des jeux bien organisé mais c'est aussi des jeux où les Français sont au rendez-vous de l'événement donc donc la peur c'est de d'avoir de jeux bien organisés une équipe de France médiocre donc immédiatement bon comme j'étais libre à ce moment-là depuis quelques mois j'avais quitté l'équipe de France de handball on me dit viens voir et il faut repenser le modèle c'est pas uniquement faire des des médailles à Paris c'est comment repenser le modèle du sport de haut niveau en France comment le reconstruire comment le transformer et bien évidemment avec une échéance qui sera les jeux de paris et je tiens à dire que c'était c'est autant dans le champ olympique que dans le champ paralympique et qu'on construise cette nouvelle structure qui nous amènera à performer dans la durée donc ça veut dire que et là j'avais pas pris la mesure de de la mission et et de bah c'est pas un scoop que de dire que la transformation en France c'est une complexité euh je pense que j'ai retrouvé en face de moi tous les acteurs de de de de l'écosystème sportif parce que certains se voyaient dépossédés de ce qui était jusque- là leur je dirais leur prérogativ l'administration votre arrivée a pas forcément été très bien perçu parout c'est ça que vécu alors je pense que tous respecter mon parcours précédent et penser que je pouvais être légitime mais j'étais un peu le celui qui allait bousculer le système donc tout ça il a fallu construire malgré ses oppositions malgré bousculer quoi qu'est-ce qui posait problème en fait pourquoi réformer réformer parce que le système qui avait été établi alors c'est un système qui date du général de Gaul années 60 et qui qui dit parce qu'il a honte des résultats du sport français il pique une colère et il dit bon mais il faut organiser tout ça après les Jeux de Rome voilà et là effectivement on crée à cette époque-là ce que seront les sports études on crée les cadres techniques c'est-à-dire on structure l'encadrement des fédérations pour qu'ell se développe pour qu'elle développe de manière spécifique le sport de le sport de haut niveau et tout ça ça ne marche plus et et tout ça petit à petit ça stiole c'est mais non pas parce que c'est pas fonctionnel mais parce que autour de nous les autres ont changé le sport de haut niveau à l'échelle mondiale est devenu beaucoup plus complexe beaucoup plus varié et si vous restez sur un modèle et et le modèle qu'il fallait bouger c'est ce que je pourrais appeler un modèle global parce que parce que l'administration et le ministère quand ça gère un projet ça le gère de manière globale c'est-à-dire on trouve une solution et on essaie d'y rentrer de rentrer tout le monde dedans le le sport de haut niveau c'est l'inverse sport de haut niveau c'est il y a a un système au départ et qui va faire grandir les gamin pour les amener vers le haut niveau mais mais la réalisation du très haut niveau c'est un modèle qui qui qui doit s'individualiser donc on passe du prête à porter à la haute couture et je pense que c'est ce qu'on a fait on est allé voir chaque athlète chaque discipline et on les a traité de manière spécifique justement on va rentrer dans le détail de de cette réforme que vous avez souhaité appliquer dans un instant d'abord un détour par le fil info à 8h41 avec claire che caglini pour l'essentiel ce matin des orpailleurs pour l'histoire Teddy Rinner et Léon marchand trois médailles d'or en individuel pour le colosse guadeloupéen désormais Jud deoka le plus titré de tous les temps et quatre marseillaises antoné pour le surdoué de la natation en moins d'une semaine etpoustouflant et inédit pour un athlète français toute discipline confondue quel athlète sacré pour l'épreuve rine des jeux finale du 100 m femm à 21h20 au Stade de France favorite du Spring l'américaine Chaka Kiri Richardson échaufouré lors du quart de finale de foot franceargentine et carton rouge pour Enzo mio la qualification des Bleus s'est terminé hier soir par une bagarre entre joueurs sur la pelouse de Bordeaux l'héros le gare les BOUCHES DU Rône le Var la Haute Corse et la Corse du Sud toujours en vigilance orange canicule aujourd'hui en scè et mararne ce sont les cru qui sont à craindre département qui est aussi en vigilance orange France Info le 30 France Info berangerbonde Agathe maahuet avec le donesta manager général de la haute performance à l'Agence nationale du sport qui veut donc passer du prête à porter à la haute couture euh concrètement on peut pas accompagner tout le monde vous pouviez pas accompagner tout le monde vous êtes allé voir dans tous les petit club et et et disons-le vous avez assumé de faire des listes de médaillables dans le plus possible de discipline c'est ça alors que ça soit clair euh nous nous pilotons le système ce sont les fédérations qui qui ont la charge de de ce travail auprès de leur club et de faire émerger petit à petit une élite et là je on a l'impression qu'effectivement à la fin on nous dit vous faites de l'élitisme mais la nature même du sport de haut niveau c'est de l'élitisme je c'est tout le monde n'est pas invité et à la fin il en reste que quelques-uns donc il a fallu en laisser quelquesuns sur le bord de la route et ben non justement et et ça ça a été un des premiers engagements que l'on a pris c'est-à-dire que il y a effectivement quand on est arrivé il y a 5000 sportifs qui sont listés sportifs de haut niveau et ça c'est le ministère à qui les liste selon des critères très précis ces 5000 sportifs ils sont effectivement des sportifs qui relève d'un niveau supérieur à l'échelle de l'État pour autant ça en fait pas tous des gens susceptibles d'être médaillés sur dans les plus grandes compétition mondiale donc nous ce qu'on a fait c'est qu'on a été identifié à l'intérieur de ces Sam 000 il y en a aujourd'hui 680 et et encore une fois dans le champ olympique et paralympique et ceuxlà ils sont effectivement à proximité de ces médailles mondiales pour être un peu précis euh le trio du BMX par exemple qui fait or argent bronze hier ça c'est typiquement et des disciplines et des individus euh qui vous doivent qui doivent un petit peu à ce ce programme le leur médaill oui oui enfin ils doivent il doivent même ils doivent leur fédération qui les c'est sur ce genre de profil que vous plus que sur pinaou ce que je voudrais dire quand même avant c'est à la fin de notre action on constate que 73 % je crois des moyens vont à destination de ces gens qui sont pas les cibles prioritaires ça veut dire qu'on n pas enlevé aux 4300 qu'on a pas identifié comme comme Méda on leur a rien enlevé on est allé chercher des moyens supplémentaires pour traiter les 680 qu'on devait sur lesquel on devait travailler pour faire des médailles donc c'est pas une élite qui vit au dépend des autres les autres continuent à être accompagnés dans de l'insertion professionnelle au niveau des moyens au niveau des moyens de fonctionnement mais par contre tous ceux qui rentrent dans la cible des des des médaillables sont accompagnés et c'est là que je dis tivement vous me dites terinaire tderinaire il a pas besoin de l'argent de l'État pour autant il a besoin pour nous avec nous de construire le modèle qui lui va le mieux qui correspond à son besoin à son âge et on a participé avec la Fédération à cette construction pour le doter de quelque chose qui est tout à fait à son échelle l'un des objectifs aussi pour l'ensemble des athlètes c'est de faire en sorte qu'aucun d'entre eux aucun des français qualifiés pour les Jo n'est eu à à se préparer pour la séquence olympique en vivant sous le seuil de pauvreté est-ce que ça c'est un objectif atteint oui je le dis et c'est peut-être celui dont je suis le plus fier parce que quand on nous dit qu'à Rio c'est donc il y a 8 ans 40 % de la délégation française vit sous le seuil de pauvreté on trouve ça et anormal et indigne d'un pays comme la France donc on se dit il faut pas qu'il anné à Paris et c'est compliqué parce que alors c'est pas nous qui garantissons le salaire mais on fait l'analyse de leurs ressources à tous les niveaux c'est du déclaratif on travaille avec eux on regarde on croise les données et on a fait en sorte que les médaillable ils ont la garantie d'avoir un seuil de ressources à 40000 € brut annuel ce qui fait 2500 € net par mois pour pouvoir se dédier complètement à leur pratique et ne pas mettre en danger leur famille donc ça ben on l'a fait on a construit petit à petit avec des moyens avec les entreprises trouver des des entreprises support qui vont les prendre en insertion ça a été un très gros travail et je pense que ça participe à stabiliser l'athlète et à le mettre dans des conditions où il va pouvoir beaucoup plus investir sur sa pratique et ensuite il a une deuxième partie de la délégation qui était aussi liée au fait qu'on était pays c'est-à-dire on a beaucoup plus d'athlètes qualifiés par le fait que c'est la France qui reçoit donc ceux-là sont pour beaucoup des athlètes qui ne joueront pas les premiers rôles dans le dans les compétitions mais qui sont présents et cela on leur a garanti d'être effectivement au-dessus du seuil de pauvreté alors ça en assumant pardon je vous interromps mais mais bon ben le choix que vous avez très bien expliqué tout à l'heure de certains médaillab parce qu'on a aussi entendu et on entend toujours des des athlètes dans des petites disciplines c'est pas péjoratif mais et qui font des qui qui se Bang Bang des mais je vais être très clair avec ça je vais êre très clair avec ça si l'athlète est identifié par sa fédération comme un athlète qui effectivement est un athlète cible pour les Jeux Olympiques susceptibles de se qualifier encore une fois c'est la fédération qui fait d'abord l'analyse des potentiels nous on n'est pas spécialiste de toutes les disciplines donc quand la Fédération nous dit nous on sur cela cela cela et c'est effectivement pas uniquement ceux qui feront des médailles c'est ceux qui seront au jeu je peux vous assurer que aucun ne va faire de cagnotte par contre vous pouvez pas empêcher celui qui est 30e français de dire moi je veux me qualifier pour les Jeux Olympiques vous pouvez pas l'empêcher s'il fait les les temps requis il le sera mais quand tu es 30e français que tu as fédération mise pas sur toi et que tu que tu veux quand même y aller moi je peux vous assurer que quand on regarde les gens qui certains des athlètes qui font des cagnottes et ils sont ils sont légitimes pour pour essayer de d'aller d'aller plus haut mais il y en a qui savent dont on sait pertinemment qui se qualifieront jamais pour les Jeux Olympiques il on a l'impression que les cagnottes c'est un peu endormir les gens que qui vont vous soutenir donc je peux vous assurer que personne de ceux qui sont ici NTU a besoin de faire des cagnottes si ce n'est pour avoir un je dirais un soutien plus plus conséquent Claude Onesta invité ce matin de France Info vous restez avec nous on continue d'évoquer ensemble dans un instant vos missions donc pour la haute performance des athlètes on parlera aussi des bleud duant bal quand même évidemment avec votre casquette à vous d'abord le fil info de 8h50 avec Claire cheaglini 11 médailles d'or 12 d'argent et 13 de bronze moisson horors norme pour la France et des records en pagaille hier Léon marchand accroché au sommet de l'Olympe avec ses quatre titres en une semaine seulement exploit aussi àur sinedit pour un athlète français le triplet tricolore ou BMX et puis en judo une légende en or massif le meilleur judoca de tous les temps tdiner monté trois fois désormais en individuel sur la plus haute marche du podium il y a tout ce qu'il faut au village olympique se défend la directrice générale monde de Sodexo la société est en charge des repas et des athlètes et la cible de critique depuis le début des jeux des embouteillages monstre dans le sens des départs avec une carte tout en noir dans le sens des retours ce sera sera drapeau rouge en Île-de-France et autour de la Méditerranée orange ailleurs France Info le 830 France Info berangerbond Agathe mauet et toujours avec Claude hesta manager général haute performance à l'Agence nationale du sport on a entendu des athlètes comme Ty Riner Florent manodou ces derniers mois critiquer le fait que Ben en France le sport n'est pas tout à fait une priorité à l'école vous qui avez été prof de PS il y a un petit moment dans l'éducation nationale quel héritage pour ces Jeux Olympiques dans les écoles de France c'est c'est c'est un c'est un sujet complexe et qui est effectivement euh on est on peut pas dire qu'on soit pas une nation sportive on voit bien l'enthousiasme que peut générer que peuvent générer ces grands événements donc les gens sont sensibles au sport ensuite quelle est la place du sport dans l'organisation de la vie de d'un adolescent d'un jeune adulte c'est vrai qu'on a le la conscience que faire du sport de haut niveau en France est un handicap dans la construction de sa de son parcours personnel et de son insertion professionnelle alors comment faire pour faire tomber ces obstacles là bah je pense qu'effectivement euh moi pour moi le sport de haut niveau n'a pas de valeur intrinsèque c'est pas s'il s'agissait que d'aller chercher des médailles ça mérite ça mériterait pas qu'on passe 40 ans de sa vie à ne pas dormir si c'était juste pour compter les médilles c'est quoi de plus le plus c'est que c'est une société ben écoutez ce qui ce que les gens sont en train de vivre aujourd'hui c'est une passion totale pour le sport alors le sport de haut niveau effectivement mais ce que ça va engendrer c'est l'envie de C de la nouvelle génération des plus jeunes de vouloir dans un premier temps ressembler à ces champions et donc aller taper à la porte des clubs pour dire je veux en être et à l'intérieur d'un club qu'est-ce qu'on va faire ben avec la pépite on va essayer de faire un champion et avec tous les autres on va faire des des des des des hommes mieux construits plus adapté à la réalité d'un monde où on vit en communauté où on partage on est dans des périodes où où l'inclusion presque devient un gros mot et on a tendance toujours à vouloir se séparer les uns des autres ou mettre les autres à distance le sport c'est l'inverse c'est la capacité à vivre ensemble vous parlez beaucoup des clubs et c'est c'est c'est la culture française cont britannique par exemple ça beaucoup à l'école en France est-ce que ça passe quand même par l'école quand Emmanuel Macron inst une demi-heure de sport par jour tout particip ans que ça suffit est-ce que c'est non ça suffit pas et vous comprendrez bien que ça va mettre des années mais effectivement la place du sport dans l'éducation est aujourd'hui insuffisante ça veut dire que il faut être capable de vivre le sport non pas comme quelque chose qui coûte ou qui pose des problèmes mais comme un investissement pour avoir une société mieux construite des gens qui acceptent de respecter un certain nombre de règles qui vivent ensemble et qui collaborent bon tout ça et et encore une fois la vitrine ne sert qu'à donner envie d'aller vers ça mais le reste c'est la réalité de du plus grand nombre qui va profiter de cet environnement sportif et c'est vrai qu'à l'école aujourd'hui quand vous êtes un sportif de haut niveau souvent vous posez problème parce que vous êtes pas toujours là parce que vous avez des absences parce qu'il faut aménager une partie de votre scolarité et que le monde de l'éducation alors il y a des gens magnifiques qui sont capables de le faire avec avec génie et il y en a qui traînent les pieds et qui ont toujours l'impression que c'est pas une nécessité donc c'est c'est tout ça qu'il faut faire avancer petit à petit et faire un peu plus de sport euh dans à l'école primaire c'est forcément quelque chose qui accompagne ce mouvement mais je crois qu'il suffit pas de dire en France c'est pas moi je il m'agaceent les sportifs et je le leur ai dit à l'un et à l'autre quand ils disent ouais Yaka Yaka tu fais comme moi ça fait 40 ans que je par des deux r que j'aime bien avec qui j'ai des relations donc je peux me permettre de leur dire mais je pense que le dire ne suffit pas si c'est juste pour faire rire les journalistes qui sont tour ça n'a pas de sens mais et et en même temps les jeux ne suffisent pas l'euphorie des jeux ne suffit pas personne ne peut croire je sais pas ce que vous en pense que ça va changer je suis trop vieux pour savoir que oui mais mais mais ce cadre c'est la transformation et c'est exactement ce que j'étéis amené à faire depuis 7 ans à l'échelle de de je dirais du du périmètre sportif de ha niveau mais je pense que ce champl il doit partir quand même d'une prise de conscience et et je pense que les jeux sont ce type de révélateur la passion est là les gens peuvent faire du sport mais le sport c'est aussi le sport santé c'est c'est pas uniquement chercher à faire des médailles c'est faire du sport pour se sentir mieux pour mettre plus en lien avec les autres et je pense que petit à petit on va y arriver alors c'est un vieux prof qui vous dit ça qui a quitté l'ancienne l'enseignement parce que justement c'était pas les élèves qui me qui me c'était l'éducation nationale oui et la salle des profs ça me ça oui c'était pas benah oui mais quand vous voyez un élève dont vous vous dites celui-là c'est un type génial c'est un type qui est capable de de de rameter les autres c'est un type qui est capable de jouer à la limite donc il y a du génie qui et que vous allez devant le conseil de classe et qu'on vous dit il a pas de bonnes notes en math il a pas de bonnes notes en anglais c'est un cancre on nen fera rien et vous dites bon on vit pas dans le même monde on voit pas les mêmes gens et on aspire pas même chose ça c'est le vieux prof de sport que dit le vieux sélectionneur pardon pour vieux mais vous comprenez de hand au au bleu là vous êtes un qui il joue leur qualification pour les quarts demain contre la Hongrie ben je je je d'abord je leur dir parce que il y a il y a des gens à même aujourd'hui de leur parler et je veux pas interférer avec eux mais je sais que c'est une équipe qui est pas bien plus mauvaise qu'elle ne l'était il y a 3 mois or il y a 3 mois 4 ils étaient champions d'Europe alors vous êtes surpris de la situation mais c'est toute la logique de de de de la performance c'est un construit fragile et dès que vous commencez à un peu à le à le à le perdre de vue on se rend compte que ce qui paraissait solide et établis peut devenir fragile donc moi je le je le dis depuis le début ils ont raté leur départ bah c'est comme ça et ils reviendront pas dessus par par contre il faut ne pas s'affoler et il faut reconstruire de manière méthodique pour retrouver de la confiance et petit à petit réagréger tous les morceaux et une équipe qui est capable de faire ça est souvent une équipe terriblement mobilisée pour aller à la au bout des choses c'està quelqu'un qui a souffert et qui a réussi à dépasser sa difficulté va être quelqu'un de déterminé au point que les autres ont intérêt à faire attention mais par contre s'ils arrivent pas à réger il faut faut passer ce ce dernier faut passerain pass et puis derrière toutes les équipes qu'ils auront rencontré sont des équipes qui au départ auront plus peur d'eux que l'inverse donc à eux dans les 3 qu jours qui restent de de d'arriver à retrouver cette dynamique collective aplanir des fois des petites querelles qui naissent de ces périodes délicates et se dire on est venu ici on n pas besoin d'être amis pour gagner mais quand on gagne on est plus facilement amis et ben ça va jouer dès demain effectivement cette qualification ce sera euh contre la Hongrie dans un premier temps merci Claude Onesta Merci à VOUS ancien entraîneur de l'équipe de France de handball donc désormais manager général haute performance à l'Agence nationale du sport merci d'avoir été l'invité de France Info merci berangerbond et nous on se retrouve pour les informer des jeux dans quelques minutes à tout de suite [Musique]

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