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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 11 novembre 2020 30 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

#RDLS125 : Présidentielle 2022, élections aux USA, solidarité marseillaise

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Jean-Luc MélenchonPromesse
    « j'étais prêt à être candidat et que j'y mettais une condition : recueillir 150 000 signatures pour bénéficier d'une investiture populaire. »
  • 0:45Jean-Luc MélenchonFait
    « 150 000, il y a une raison. Et la raison, c'est que c'est le chiffre que je voudrais voir reconnu par la loi pour qu'on puisse présenter la candidature de quelqu'un à l'élection présidentielle de manière tout à fait officielle. »
  • 1:30Jean-Luc MélenchonFait
    « C'est Lionel Jospin qui a été chargé de faire une commission et c'est cette commission qui a trouvé le chiffre de 150 000, comment, à votre avis ? Aux dès ! Non pas du tout. Ils l'ont fait en partant de ce qui existait dans d'autres pays. »
  • 3:00Jean-Luc MélenchonFait
    « on va la mettre dans ce qu'on appelle la niche parlementaire, c'est-à-dire le moment dans l'année où on a le droit, nous les parlementaires, de proposer des textes de loi. »
  • 4:30Jean-Luc MélenchonChiffre
    « nous, on évalue quand on compare, à plus d'un tiers le nombre des gens qui signent avec nous pour la première fois. »
  • 5:30Jean-Luc MélenchonFait
    « il y a eu un vote aux États-Unis d'Amérique pour désigner leur Président. Bon, il y a une contestation qui est faite par monsieur Trump, qui est le président sortant, qui serait le président sorti. »
  • 7:00Jean-Luc MélenchonFait
    « les États-Unis qui sont les plus grands pollueurs du monde, signent les accords de Paris. »
  • 8:30Jean-Luc MélenchonFait
    « il faut être indépendants, donc nous, ça tient en quatre mots : indépendant, souverain, non-aligné, universaliste. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Alors bonjour, ici vous êtes dans ma permanence à Marseille. Allez, le générique ! [générique] Bon alors comme vous l'avez peut-être vu, dimanche soir j'étais à TF1.

Il y avait 8 millions et demi de personnes qui regardaient ça et j'ai répondu que oui, j'étais prêt à être candidat et que j'y mettais une condition : recueillir 150 000 signatures pour bénéficier d'une investiture populaire. Alors bon, comme tout ce que je fais, il suffit que j'ouvre la bouche et il y a une meute qui sort pour dire le contraire, me jeter des pierres et tout ça bon ! Mais ça on s'en fiche parce qu'on a tellement pris l'habitude que ça ne veut plus rien dire.

Non, ce qui est intéressant ce sont les questions qui honnêtement ont pu être posées, alors les gens m'ont dit : "ah bon pourquoi 150 000 ? " Alors t'expliques une fois, 2 fois, 3 fois, 4 fois, pour arriver à te faire comprendre mais bon, c'est comme ça il faut accepter l'idée que quand on a dit les choses, il faut le temps qu'elles diffusent. Alors je le redis, moi, je n'ai jamais dit que j'allais mettre 150 000 signatures et fermer le bouton, ça n'existe pas ça, ça va continuer pendant toute la campagne présidentielle.

C'est-à-dire à partir de maintenant jusque à la fin du deuxième tour de l'élection présidentielle, on va continuer à ramasser des signatures. 150 000, il y a une raison. Et la raison, c'est que c'est le chiffre que je voudrais voir reconnu par la loi pour qu'on puisse présenter la candidature de quelqu'un à l'élection présidentielle de manière tout à fait officielle, OK ?

Aujourd'hui c'est un droit ou un privilège, vous appellerez ça comme vous voulez, qui est réservé seulement à 500 élus. Si 500 élus parrainent une candidature, vous pouvez être candidat à l'élection présidentielle. Si vous n'avez pas 500 élus, vous ne pouvez pas.

Alors ça fait un moment déjà que l'idée de créer une investiture citoyenne a circulé. Et puis il se trouve que c'est Lionel Jospin qui a été chargé de faire une commission et c'est cette commission qui a trouvé le chiffre de 150 000, comment, à votre avis ? Aux dès !

Non pas du tout. Ils l'ont fait en partant de ce qui existait dans d'autres pays. Il y a 4 pays où existe l'investiture citoyenne, et c'est une proportion de la population.

Donc là 150 000 par rapport à la population en âge d'aller voter en France, c'est la même proportion qu'en Finlande où ce droit existe. Donc c'est comme ça que ça a été calculé, ce n'est pas moi qui l'ai inventé. Bon voilà pour cette histoire de 150 000, je dois vous dire que comme j'ai déposé une proposition de loi avec les Insoumis, on va la mettre dans ce qu'on appelle la niche parlementaire, c'est-à-dire le moment dans l'année où on a le droit, nous les parlementaires, de proposer des textes de loi.

Alors chaque année on a fait des textes de loi, et cette année, je vais demander à mes camarades de groupe s'ils sont d'accord pour qu'on la mette en tête parce que, j'ai déjà été chargé deux fois d'une proposition de loi, mais comme elle était au bout de la pile, si j'ose dire, ça n'avait pas le temps de passer en plénière, donc là je demanderai s'ils sont d'accord pour qu'on la passe devant, parce qu'on sera, il me semble, à une bonne distance de l'élection présidentielle et qu'on va voir qui est d'accord pour l'investiture citoyenne et qui ne l'est pas dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Donc ceux qui de toute façon me m'aiment pas, il faut bien qu'ils parlent, donc ils ont trouvé ça, mais ceux qui comprennent qu'à chaque fois qu'on engage quelque chose, il y a une idée, il y a une stratégie, il y a quelque chose de construit qui va toujours dans le même sens qui est celui de la révolution citoyenne, du passage à la 6e république. Donc ce chiffre 150 000, on a marqué un premier point, c'est que ça a fait beaucoup parler donc tout le monde l'a entendu.

Et je remercie mes adversaires et mes concurrents de m'avoir fait de la pub. Alors il y a quelques gros ballots qui ont commencé à dire : "oui, facile", ben il n'y a qu'à essayer, juste pour voir messieurs-dames qui me montrez du doigt, parce que comme je ne veux pas être trop cruel, je ne veux pas trop raconter les scores des pétitions de quelques autres qui font beaucoup de bruit dans le paysage, mais en tout cas je vous remercie parce que, comme vous avez beaucoup parlé de 150 000, pour le montrer du doigt, bah vous avez fait une partie du travail dont j'avais besoin pour que le chiffre marque les esprits, et nous permette quand on va arriver avec la proposition de loi, ben il y a plein de gens qui vont dire : "ah oui ils en avaient parlé ! " Bon, vous avez tout compris.

De la même manière, il faut aussi que je remercie ceux qui dans la foulée on dit : "Oh ! 150 000, ce n'est pas beaucoup, la preuve : il a fait 7 millions de voix ! " Alors ils ont répété ça tous, partout, 150 000, 7 millions, ça ne veut rien dire !

Donc c'est eux qui ont fait le travail que, si je l'avais fait moi, on aurait dit "quel prétentieux ! " Donc eux ont répété sur tous les tons, que la dernière fois on a fait ensemble 7 millions de voix. Alors s'il faut un argument de légitimité, hé hé, ben il me semble que c'en est un !

Hein ballots qu'ils sont ! Ben, si j'ai fait 7 millions de voix, je peux quand-même considérer que ce que je raconte et ce que je fais intéresse et concerne un peu l'avenir de ce pays puisque 7 millions de personnes ont trouvé que c'était une bonne réponse pour le pays. Je ne parle pas de moi, je parle du programme "l'Avenir en commun".

Ça, c'est notre fil conducteur, c'est le programme l'Avenir en commun. Une chose aussi qui a été bien remarquée, c'est toutes les affiches et les visuels qu'on vous a proposé. Parce qu'il y a de l'humour dedans, alors on me voit assis avec un petit gilet dans un "O", et puis après les gens ont fabriqué eux-mêmes les affiches, ça s'appelle "pose ton Jean-Luc", alors j'ai adoré parce que, je les collectionne moi, on me voit dans toutes les situations, moi sur la lune, dans la main de king kong, enfin bon, moi j'ai adoré, l'inventivité de gens et puis l'humour qu'il y a la dedans.

Donc ça, ça a aussi bien fonctionné, ça donne lieu à des visuels, mais vous savez qu'on peut aussi commander les affiches pour les mettre là où on peut les mettre, parce que par les temps qui courent… Bon vous avez le droit de faire du jogging, alors je crois qu'on doit aussi avoir le droit de faire du jogging tout en collant une affiche hein ? Parce que c'est un sport de type nouveau, on va créer la Fédération française des jogueurs-colleurs. Comme il y a Antoine qui rigole derrière la caméra, il pourrait faire président des jogueurs-colleurs, hein ?

Et vous, vous allez avec votre seau, alors il faut mettre un couvercle, pour pas que tout gicle avec le pinceau dedans, et vous portez de l'autre côté vos affiches, vous les mettez sur le dos dans un carquois, et comme ça au début, ça vous fait un poids en plus à porter donc c'est bon pour la forme et la santé. Et si vous voulez y aller à pied, tranquillou, ben aussi, hein ? Bon voilà mes amis pour cette histoire-là, après je ne sais pas, vous qui me suivez régulièrement, si vous avez accroché après l'émission de TF1, j'ai fait du direct sur 6 réseaux sociaux à la foi.

Ça n'a l'air de rien, mais c'est un petit exploit technique, donc l'équipe qui est autour d'Antoine qui réalise cette Revue de la semaine, ils ont vraiment bien bossé pour obtenir ce résultat impeccable et vous avez été en permanence 20 000, donc en gros, on a fait l'émission de TF1, il y avait 8 millions et demi de personnes et puis ensuite on a fait un meeting sur les réseaux sociaux avec 20 000 personnes. Bon moi ça va, j'étais encore chaud donc ça venait tout seul, bon c'est après que j'ai eu du mal à m'endormir, ça faisait beaucoup d'adrénaline dans la même soirée, mais on était très content, on n'a eu qu'un petit problème technique parce qu'on est passé à un moment donné à 400 connexions seconde, puis après à 600 connexions à la seconde, ben tout a sauté. Mais déjà en 2016, on avait une plate-forme qui n'était pas là nôtre, qui était une plateforme connue internationalement, elle s'appelle NationBuilder, elle aussi avait sauté le premier soir, parce que ça fait des flux trop importants.

Maintenant on marche à la cadence de 4000 signatures par heure, la machine arrive à mieux supporter ce flot -là. Et nous sommes ce jour, mercredi 11 novembre, je pense qu'on va atteindre 150 000 demain, honnêtement on est pris de court parce que on pensait… moi j'avais mis comme calendrier fin janvier. Pourquoi parce que la fois d'avant on avait mis deux mois et demi je crois, à atteindre le niveau des 100 000 signatures et j'avais déjà été candidat la fois d'avant en 2012, et j'avais eu 4 millions de voix donc on pensait que c'était une base de départ telle que, on pouvait s'attendre à quelque chose de comparable cette fois-ci.

Ça été infiniment plus vite et je m'empresse donc de vous redire : on ne ferme pas le compteur, donc vous pouvez continuer, il faut continuer à signer. Voilà comment s'est passé cette journée. Toutes les équipes sont évidemment très enthousiastes parce que ça a bien fonctionné, on a reçu un bon accueil.

Bon alors encore une fois, je vois des copains qui se plaignent, mais non, une démocratie c'est comme ça, ça ne finit jamais, d'ailleurs même jusqu'au 2ème tour de l'élection présidentielle, ça continue à cliver. On me dit : "vous êtes clivant", encore heureux, hé hé, sinon il y a pas d'élection ! S'il n'y a pas de choix, il y a pas de démocratie, si on ne clive pas.

Donc… cliver ça veut dire couper, il y en aura qui diront, "ah il coupe, il faudrait quelqu'un qui soit… " J'ai vu un titre qui m'a bien fait rire, ça s'appelle : "Mélenchon ne fait pas l'unanimité", ha ha ! J'attends qu'on me montre qui c'est qui fait l'unanimité, je voudrais voir à quoi ça ressemble ! Si, il y en a qui font l'unanimité dans le pays, mais pas pour la politique c'est normal, la politique c'est le contraire de l'unanimité, c'est la discussion, c'est l'antagonisme, par la force des choses, pas parce qu'on aime le fight hein ?

C'est parce que, bon ben, c'est la démocratie ça consiste à discuter, il faut s'y faire hein ! Discuter, écouter des visions qui ne sont pas d'accord. Il y en a qui aiment bien discuter avec ceux qui sont d'accord avec eux.

Il faut que tout le monde puisse discuter. Donc, c'est un assez beau moment qui vient de se passer là, avec ce qu'il faut d'enthousiasme. Alors, il y avait encore une autre "pataquesserie" là, à propos des signatures.

C'est-à-dire les mêmes qui disent "ouais, c'est facile", "oui, mais vous pouvez tricher", mais il faudrait savoir : si c'est facile pourquoi on va tricher ? S'il y a plein de gens qui ont envie de signer avec nous ? Vous voyez bien, quand vous carburez à 4 000 à l'heure, on voit vraiment pas pourquoi on irait en rajouter !

Mais enfin, bon. Je pense que vous savez, j'ai toujours dit un truc aux copains, c'est qu'on vous juge d'après… les autres vous jugent d'après leurs valeurs, donc si eux, ils pensent que tricher est une activité normale, alors ils viennent "ah, vous trichez ! ".

J'entends ça tellement souvent, alors bon : non on ne triche pas, et puis pour quoi faire ? On s'en fout, nous, s'il fallait attendre 8 jours de plus pour faire 150 000, on était prêt, je vous ai dit, on comptait aller à la fin du mois de janvier. Mais alors le mieux, c'est un journaliste de Marianne, il y a été et puis il a appuyé deux fois, il est intelligent, hein ?

Alors, il a mis une fois Robespierre et l'autre fois, il a mis… Jean Jaurès, je crois. Bon ben, et puis alors il dit "j'ai pu cliquer 2 fois ! ".

Ah bah oui, tu peux cliquer 2 fois partout où tu veux hein, ballot ! Sauf que derrière, nous, on passe, hein, tu vois, tu vois, ballot, le truc ? Nous, derrière, on lit aussi.

Et qu'est-ce qu'on a vu ? On a vu son nom, et puis, nous, on le connait comme un adversaire politique, c'est pas un journaliste, c'est un militant, on le connait comme un adversaire politique, donc on a regardé, il avait envoyé deux ou trois mails alors ben, on les a retirés, donc c'est bête hein, Jaurès et Robespierre n'ont pas pu soutenir ma candidature. Je dis même motif, même peine pour celui qui a signé Poutine et ainsi de suite, parce que je vous passe toutes les blagues que certains ont trouvé intelligent de faire pour montrer qu'on pouvait signer plusieurs fois.

Mais, on trie à mesure parce que nous, on a intérêt à avoir un bon fichier hein, parce que les gens qui signent avec nous ben, on va garder un lien avec eux, ils le savent, ça leur est dit. Je remercie tous ceux qui ont laissé leur numéro de téléphone, leur 06, parce que ça aide beaucoup pour faire une campagne, vous savez, le plus grand risque qu'on court dans une campagne, c'est que, couic, ils vous coupent tout d'un coup les réseaux et bon, les macronistes sont assez bien organisés pour ça, dans plusieurs pays, les grands diffuseurs de réseaux sociaux ont déjà rendu des services à leurs amis, mais c'est pas nous, leurs amis hein, donc… Donc avoir le numéro de téléphone, c'est aussi une protection pour nous, pour pouvoir continuer à communiquer avec la masse des gens. Ce qui est intéressant dans les signatures qu'on a vu arriver jusqu'à présent, c'est que nous, on évalue quand on compare, à plus d'un tiers le nombre des gens qui signent avec nous pour la première fois.

Donc ça veut dire qu'on est loin de la possibilité optimale de collecte de signatures et c'est pourquoi je vais rappeler tout le long de la campagne que cette plateforme est ouverte aux signatures. Alors, pendant que j'y suis à régler d'un coup les arguments que vous avez entendu 100 fois, peut-être que vous, ça peut vous aider à répondre, il y a l'argument de l'unité. Alors ça, c'est le bal des hypocrites, alors, ça dépend, pas tous hein, parce que je vois, par exemple, monsieur Jadot s'est exprimé, il n'était pas du tout agressif.

Bon, il a dit ce qu'il avait à dire pour son propre compte, mais il ne s'est pas senti obligé, comme les autres, de me jeter des pierres ni de jouer la comédie de l'unité. Alors pourquoi je dis la comédie ? Parce que c'est quand même l'hypocrisie la plus totale : quand j'ai proposé il y a maintenant presque un an et demi de constituer une fédération populaire en rassemblant tout le monde, tous ceux qui voulaient pour défendre un programme vers l'avenir et tout ça, ils m'ont tous envoyé balader, et en tête, le sieur Olivier Faure qui est le syndic de faillite du Parti Socialiste, qui s'est senti obligé de sortir de sa boîte, comme un diable, pour dire "Oui Mélenchon, c'est un égoïste, etc." (rire) Peut-être bien mais, "il faut faire l'unité", ben et alors, quand je t'ai tendu la main, tu m'as envoyé balader.

Enfin bon, lui, personne ne le prend au sérieux parce qu'au début du quinquennat de Macron, il avait dit qu'il souhaitait la réussite de Macron et qu'il aimerait participer à la majorité. Alors bon, c'est un problème. Mais les socialistes, c'est pas monsieur Olivier Faure, des socialistes, il y en a de toutes sortes et puis il y en a qui ont toujours été des gens de gauche fidèles au poste, syndiqués, associatifs et autres.

Donc, on ne va pas tous les mal juger parce qu'il y en a un qui se comporte très mal et qui est très nuisible. Mais enfin bon, cet homme-là, il était quand même le Président du groupe Socialiste au moment où ils ont fait le forcing pour obliger les députés socialistes à voter la loi el Khomri, hein. Ce gars-là, il s'occupait de régler leur compte aux frondeurs, bon.

Donc, je le mentionne quand même parce qu'il est dans le paysage et qu'il s'est exprimé sur le sujet. Sinon je trouve que, bon ben, le reste des organisations politiques s'est comporté, bon je ne m'attendais pas à ce qu'ils me fassent des compliments, prenons un exemple : le parti Communiste a fait un communiqué respectueux, bon, un peu froid mais c'est normal, ils ne vont pas sauter d'allégresse puisqu'eux-mêmes, c'est quelque chose, quand même, que je veux signaler, ont ouvert le processus d'investiture pour l'élection présidentielle, interne hein, au parti communiste, puisqu'au Conseil national du parti Communiste, qui se tenait le samedi avant ma déclaration, d'accord, ils ont dit qu'ils ouvraient et monsieur Fabien Roussel, qui est le Secrétaire général du Parti Communiste, a annoncé qu'il était candidat à la candidature au Parti Communiste. Donc ça veut dire que, chacun a fait ses choix, mais moi je veux pas faire l'hypocrite, je le savais hein, j'ai lu, j'ai regardé, avant de me décider.

Bon, je ne sais pas si tout ça a une grande importance, vous en ferez bien ce que vous voulez, moi je vous donne des arguments, je vous dis comment j'ai réagi à ça. Alors par contre, ce qui m'a beaucoup plus intéressé, ce sont les milliers de messages qu'on a reçus où les gens disent qu'ils s'intéressent, alors bon d'abord, vous savez, à un moment donné, j'ai dit "je vais consulter", il est arrivé à peu près 25.000 réponses.

Et puis nous, on a fait une bêtise, on a marqué "en 2000 signes", alors là : catastrophe : je me retrouve avec des trucs extrêmement longs à lire, hein, donc ben, ça prend du temps. Mais le soir de la déclaration de candidature, il y avait plein de messages de gens qui s'intéressent à tel ou tel aspect du programme, qui ajoutent des choses auxquelles on n'avait pas pensé, et donc on a remis, comme vous le savez, en débat le programme. On peut l'avoir, vous pouvez vous l'imprimer et puis vous pouvez dire à quel endroit vous voulez que d'éventuels amendements entrent dans le programme.

Et puis, des gens sont venus me parler depuis, soit parce que je les ai croisés dans la rue, soit parce que qu'ils m'ont envoyé du courrier à l'Assemblée ou sur ma boîte ou sur la boîte du mouvement Insoumis. Et je trouve que ça montre qu'on a gagné dans notre mouvance une culture du programme qui ne s'y trouvait pas au départ, et puis chez les Français, c'est pareil, car les gens sont devenus assez pointus, et puis en ce moment, vous savez il y en a qui espèrent que la crise soit un moment de sidération, la crise sanitaire. Oui, la première fois c'est vrai, mais pas la deuxième.

Donc les gens n'ont jamais fait autant de politique que maintenant. Il y a des tas de sujets qui n'intéressaient personne. La situation de l'hôpital public, il n'y avait pas tant de monde que ça, ne racontez pas d'histoires, qui s'intéressait et allait aux manifs.

Je vous signale que moi j'allais manifester avec les soignants, eux ils m'ont mis en alerte il y a maintenant 2 ans, non 3 maintenant, et mêmes 4. Ils m'avaient dit… vous savez une fois j'ai utilisé dans un discours l'expression "nous allons vers un crash sanitaire", c'était à Châteauroux je crois, eh bien, c'est les soignants qui m'avaient prévenu, qui m'avaient dit dans une manif : "écoutez, vous ne vous en rendez pas compte, on est vraiment arrivé à la limite. Et je sais que vous, vous savez tous que pendant la crise, ils continuent à fermer des lits et à fermer les hôpitaux.

Qu'est-ce qui est tombé ? – L'affiche. Tu vas tout faire tomber !

Fais attention à pas te casser la figure ! Donc là en ce moment, tout le monde a des idées sur ce qu'ils voient et tant mieux parce que c'est ça qui est bien, une nation éduquée comme la nôtre, où les gens ont un bon niveau, tout le monde donne son avis. Je pense que c'est quelque chose de très sain et maintenant c'est tout le monde qui a un avis sur : faut-il ouvrir ou pas le petit commerce ?

Pourquoi le Président favorise de manière aussi grossière Amazon ? Au point que même dans son intervention, il dit "faites-vous livrer". Jamais on n'aurait imaginé un Président de la République tenant un discours pareil !

Est-ce qu'il se rend vraiment de ce qu'il fait cet homme ? C'est comme quand il vendait des voitures : "il faut acheter, vous aurez telle prime, telle autre prime etc." Donc les gens s'intéressent à ce qui se passe et la question du programme intéresse beaucoup plus de monde que ce que certains peuvent croire.

J'ai commencé en vous disant que vous étiez dans ma permanence à Marseille. Derrière moi vous voyez des paquets, des victuailles, des jus de fruits, des produits hygiéniques, des masques… enfin un tas de choses, qui ont été collectées par des groupes d'action Insoumis de Marseille. alors il y a dedans plusieurs arrondissements dont ceux de ma propre circonscription, mais ce n'est pas que ma circonscription, c'est un peu partout du reste de Marseille.

Il y a des groupes d'action Insoumis qui ont un nom, il y en un qui s'appelle "La Meute" qui participent à ça, un autre s'appelle "La Belle Étoile" et ainsi de suite, d'autres ont juste des numéros, et leur travail consiste à se rendre utile aux gens autour de nous. Alors ils collectent et puis ensuite, ils donnent, ils redonnent à des associations qui font la distribution, ici c'est avec le Secours Populaire. Pour le quartier Félix-Pyat cette livraison va être faite.

Alors, on collecte, nous comme militants, et parce qu'on a un lieu pour le faire mais on fait redistribuer par des associations qui, elles font ce travail toute la vie hein, et qui sont connues, reconnues par les habitants, là c'est le cas du Secours Populaire, et puis qui n'ont pas de d'étiquette politique, si vous voulez, c'est un peu gênant parfois hein, de faire nous-mêmes la redistribution, puisqu'on ne va pas donner aux gens l'impression qu'ils viennent ici, qu'ils doivent venir ici comme si on les forçait quoi, voilà. Alors, c'est une belle action et j'en profite pour demander à mes amis, partout où ils le peuvent en France, d'en faire autant, c'est-à-dire de collecter puis de s'accorder avec une association populaire, de secours populaire principalement, c'est surtout avec le Secours Populaire qu'on fait mais il peut y avoir d'autres associations hein, c'est pas du tout… parfois des associations locales ou même ça peut être des associations nationales autres que le Secours Populaire, ce n'est pas le sujet, hein. Le sujet, c'est qu'il faut que ça permette aux gens, en toute dignité, de pouvoir bénéficier de la collecte sans avoir l'impression d'être embrigadés.

Bon, c'est déjà assez pénible comme ça pour eux, de dépendre du ravitaillement de cette manière. Vraiment, je demande à tous les membres de notre mouvement de le faire parce qu'il y a une très grande détresse aujourd'hui partout dans tout le pays, et le problème de la faim n'est pas du tout compris par toutes sortes de grands dirigeants à qui ça ne vient pas à l'esprit, que la question se pose pour beaucoup, qui ont déjà perdu leur emploi ou qui sont sur le fil de la brèche, hein les amis, c'est comme ça et qui se demandent s'ils vont pouvoir payer, qui le loyer, qui l'eau, qui l'électricité. Donc, il faut donner le coup de main, aussi parce que c'est une façon d'être en lien les uns avec les autres, et le lien social, ce n'est pas un supplément d'âme, c'est dans l'existence même des êtres humains.

Les êtres humains se construisent dans des relations sociales. Si vous les voulez privez de ça, ben vous les privez de la vie elle-même, d'une certaine manière, donc c'est un peu ça le grand problème du confinement. C'est la désocialisation générale des individus et leur réduction au statut de personne transportée hein, auto-métro, et puis pour le reste, boulot et puis dodo, voilà.

Donc, c'est une façon aussi de donner de la respiration sociale à notre vie commune. Bon, alors comme vous le savez, il y a eu un vote aux États-Unis d'Amérique pour désigner leur Président. Bon, il y a une contestation qui est faite par monsieur Trump, qui est le président sortant, qui serait le président sorti.

Mais, lui est dans une attitude un peu étrange et puis des proches qui sont des violents, comme Mike Pompeo qui est une espèce de pro-consul violent et agressif qui a organisé des coups d'état dans toute l'Amérique latine, qui dit qu'il ne reconnaît pas. Donc cette fois-ci, celui-là, je ne sais pas s'il a l'intention d'organiser un coup d'état aux États-Unis mais sachez que c'est un bon, c'est un gars qui sait le faire, il l'a fait dans plusieurs pays. Et ils sont plutôt spécialisés dans ce qu'ils appellent les "coup d'états constitutionnels", c'est-à-dire qu'ils utilisent les outils constitutionnels pour mettre par terre celui qui a été élu.

Pour Evo Morales, ils ont fait comme ça, ils ont déclaré qu'il y avait eu de la triche, etc., et puis ils ont commencé à prendre à la gorge le conseil constitutionnel. Ils ont fait pareil dans plein d'autres pays, je ne vais pas refaire toute la liste.

Peu importe parce que ce qui compte, c'est ce qu'on a en face de nous. Alors évidemment, tout le monde applaudit à deux mains à l'élection de Biden, moi je fais partie de ceux qui, quel que soit le Président des États-Unis, je regarde ça en mettant de la distance. Alors évidemment, je préfère un Président qui a été élu en prenant beaucoup d'idées de la gauche, de Bernie Sanders, j'aurais préféré que lui soit Président des États-Unis, mais vous savez comme moi que quand un démocrate ou un social-démocrate fait un programme, il n'y croit pas lui-même.

Rappelez-vous François Hollande disant "la finance est mon ennemie", vous savez ce que ça a donné, cette histoire-là. Donc, il ne faut pas non plus trop en rajouter sur le thème "ah lala, youpie formidable" parce que ce n'est pas vrai. Mais, c'est mieux.

D'abord parce qu'il a dit qu'il rejoindrait l'accord de Paris, nous, ça nous intéresse, que les États-Unis qui sont les plus grands pollueurs du monde, signent les accords de Paris. Après, ce qu'ils feront derrière, on verra mais, en tout cas, c'est déjà mieux que de tomber sur un énergumène comme Trump qui disait que le changement climatique, c'était de la propagande. Bon, on préfère avoir un type raisonnable de l'autre côté de l'Atlantique que quelqu'un qui prend ses désirs pour des réalités.

Immédiatement en Europe, ils ont été un paquet à faire trois double-sauts périlleux arrières de joie, les allemands pour dire "oui, bon, ça y est, ça montre, qu'il faut qu'on ait une défense commune avec les États-Unis" et puis en France, comme ils n'en ratent jamais une, les commentateurs et les dirigeants, tous à plat-ventre : "formidable, youpie", bon. Tout ça, nous, moi, ce n'est pas ma position. Ils élisent qui ils veulent, de toute façon, on a une relation avec eux.

Nous sommes dans une relation amicale depuis le début des États-Unis d'Amérique, on ne va pas s'inventer des raisons de se fâcher tout noir avec eux, mais on les connaît, 229 ans d'histoire, 222 ans de guerre. C'est un pays extrêmement agressif depuis sa création. Et surtout les Démocrates sont assez enclins à la guerre.

Vous me direz "ben, les Républicains aussi". Bon oui, c'est ce que je viens de vous dire. Mais, les Démocrates, je m'en méfie parce qu'ils ont toujours de beaux arguments moraux pour entourer leurs guerres.

Donc, il faut raison garder, s'éviter des enthousiasmes parce que c'est pas chez nous que ça a eu lieu et c'est pas nous que ça concerne directement. Ça nous implique, évidemment, mais encore une fois il faut raison garder, et en particulier, moi je reste sur ma position, je ne vois pas ce qu'on fait dans l'OTAN. Maintenant le ridicule de cette alliance militaire soi-disant atlantique est prouvé par le comportement de la Turquie, dont vous remarquerez que la Turquie n'a pas d'accès à l'océan Atlantique, la Turquie a accès à la mer Méditerranée et à la mer Noire, mais pas à l'Atlantique, pourtant elle est membre de l'organisation du traité de l'Atlantique Nord.

Bon, être dans la même alliance que la Turquie est ridicule, et bon, ça nous lie les mains. Il faut être indépendants, donc nous, ça tient en quatre mots : indépendant, souverain, non-aligné, universaliste, voilà. Moi, c'est la politique internationale comme je la vois.

Et puis, on discute avec des nations. Ce n'est pas la couleur d'un gouvernement qui détermine notre comportement, c'est une forme de réalisme qui permet de faire de la politique et qui permet, puisque cette semaine, ils étaient tous là à jouer du violon en cadence à propos de l'anniversaire du décès du Général de Gaulle, que le Général de Gaulle, qui n'était pas communiste, peut-être que vous l'avez entendu dire, a reconnu le premier, sur la scène mondiale en 1964, la République Populaire de Chine qui était, à l'époque, dirigée par Mao Tsé-toung. Et en pleine guerre, le Général de Gaulle était en relation avec Staline et j'ai bien l'impression que de Gaulle n'avait rien à voir avec Staline non plus.

Et ainsi de suite. La position des Français, c'est d'abord de s'assurer de leur indépendance et de leur souveraineté, donc on discute avec tout le monde. Et la position des Français ne se détermine pas par rapport à ce que leur dit telle ou telle locomotive.

C'est pourquoi je dis qu'il faut être non-aligné. Et la position des Français se détermine par rapport à la production d'un Droit international qui s'applique à tout le monde, voilà pourquoi nous devons être universalistes. Et enfin indépendant : ben, ça veut dire qu'on décide tout seul, parce qu'on a les moyens de décider tout seul, donc l'indépendance et la souveraineté, ça marche ensemble.

Ce sont deux idées qui sont absolument liées. On n'est capable de savoir ce qu'on veut que si on est indépendant, on n'est indépendant que si on est capable de savoir ce qu'on veut et tout ça dépend du fait d'être capable de faire les choses, que ça plaise ou pas aux autres, voilà. Bon voilà, c'est fini.

Alors, cette fois-ci je vais vous dire comme d'habitude, si ça vous a plu, vous mettez un petit pouce bleu, vous pouvez vous abonner, c'est gratuit, ça le restera toujours, gratuit, et ça vous permet de semaine en semaine de suivre ce qu'on fait. On va peut-être un peu, changer la formule pour que ça corresponde un peu mieux à la foule des choses que j'ai envie de raconter, mais surtout au moment dans lequel on va entrer ensemble, le nombre des abonnés se développe d'une manière qui est plutôt, pour nous, réconfortante, il est évident que dès qu'on sera arrivé à 500 000 abonnés, on pourra dire qu'on a vraiment une chaîne de télé YouTube qui a un potentiel assez spectaculaire hein, il n'y en a pas d'autres comme ça dans le pays, mais il faut qu'on le développe parce que ça, c'est un de nos moyens d'expression autonome, hein. Alors, c'est pas tout !

Cette fois-ci, il faudra que je rajoute à chaque fois que je conclue, qu'il ne faut pas oublier d'aller passer sur la plateforme "nous sommes pour", noussommespour.fr, pour y mettre votre signature, éventuellement votre numéro de téléphone. Je vous ai dit tout à l'heure pourquoi c'était important pour nous d'avoir mails et téléphones pour mener cette campagne, puis vous verrez si vous avez envie de donner des sous, parce qu'il y a eu des sous qui sont rentrés et je parle toujours de ça avec beaucoup d'émotion parce qu'il y a des gens qui font quand même un… c'est un sacrifice pour eux, hein bon.

Eh bien, ils disent "voilà, j'investis, c'est pour la cause, c'est pour la bataille qu'on mène", et moi, ça me touche beaucoup que ce soit comme ça que ça se passe. Allez, voilà ça y est, j'ai tout dit. Au revoir, à bientôt. – Sous-titrage : Le Crayon d'oreille -

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