L'immigration massive pèse sur notre sécurité - Laure Lavalette (Europe 1)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse partielle
Va-t-on rétablir les frontières ?
- 0:42OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pourriez vous entendre avec Michel Barnier sur l'immigration ?
- 2:36RelanceRéponse directe
Vous allez soutenir le Rassemblement National sur cette question ?
- 2:59OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes favorable à la mise en place d'un moratoire sur l'immigration ?
- 3:55OuverteRéponse partielle
Que fait-on de ces migrants en 2024, l'année la plus meurtrière ?
- 5:29OuverteRéponse directe
Est-ce que vous préparez la prochaine dissolution ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:09Invité politiqueChiffre
« Plus de 30% avec une participation historique. »
- 2:26Invité politiqueChiffre
« Il est rentré plus d'immigrés légaux sous Nicolas Sarkozy que sous Lionel Jospin. »
- 4:54Invité politiqueChiffre
« Il y avait plus de 40 mineurs qui ont disparu. »
- 16:30PrésentateurChiffre
« D'après la gendarmerie, près de 900 églises ont été vandalisées ou profanées depuis le début de l'année. »
- 16:42PrésentateurChiffre
« 854 actes anti-chrétiens en 2023. »
- 16:52PrésentateurChiffre
« Il y a entre 2023 et 2024, 40 églises qui ont été incendiées. »
- 17:05PrésentateurChiffre
« Il y en avait 27 en 2023, et là il y en a déjà 12 cette année. »
- 22:40Invité politiqueFait
« La première menace contre les chrétiens en France, mais aussi dans le monde entier, c'est l'islamisme. »
Temps de parole
- Présentateur70 %
- Laure Lavalette16 %
- Locuteur 29 %
≈ 2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Laure Lavalette, députée du Var et porte-parole du groupe RN à l'Assemblée Nationale, est mon invité. Bonsoir Laure Lavalette. Bonsoir. Merci d'être avec nous dans ce studio d'Europe 1. D'abord évidemment, je voudrais revenir sur le premier thème dont nous parlions il y a quelques instants avec Jules Torres et Paul Melin, le sujet de l'immigration. Pourquoi ? Parce que l'Allemagne donc rétablit ses contrôles aux frontières demain. En Europe, il y a un frémissement effectivement autour de cette question. Et nous, en France, Michel Barnier a laissé entendre qu'il était prêt à prendre des mesures concrètes, à maîtriser les flux migratoires avec des mesures concrètes.
Va-t-on rétablir les frontières ? En tout cas, il y a 77% des Français, d'après un sondage CSA pour Europe 1, CNews et le JDD, qui y sont favorables. Est-ce que vous pourriez vous entendre, vous le Rassemblement National, sur cette question avec Michel Barnier ? Je vous réponds tout de suite. D'abord, je m'arrête un instant sur le fait qu'effectivement, cette mesure du chancelier allemand était une mesure de Jordan Bardella au moment des Européennes.
Donc, je me réjouis que cette mesure qui a été tellement moquée, tellement raillée, à la fois par la classe politique et même médiatique, alors je ne sais pas si Europe 1 avait hurlé avec les loups ou pas à ce moment-là, mais tout le monde avait l'air de feindre, de ne pas comprendre comment cette mesure allait être mise en place. C'est évidemment très simple, il faut le rappeler aux Français, que simplement Frontex, qui est cette agence qui est censée maintenir les frontières extérieures de l'Europe fasse sa prérogative et ne soit pas une agence d'accueil pour migrants et qu'ils nous ayons effectivement des frontières nationales.
Je veux dire, ça fonctionne très bien, l'Allemagne l'avait déjà fait, ils avaient baissé de 40% leur immigration illégale. Et quand vous entendez le chancelier dire, je veux choisir qui rentre en Allemagne, c'est exactement ce que nous disons depuis bien longtemps, et pourtant on a des cris d'orfraie quand nous le disons, il y a une certaine bienveillance quand c'est le chancelier allemand. Dont acte, moi je suis ravie qu'il y ait ce frémissement dont vous parlez, j'entendais Jules Torres parler du Danemark, et c'est pourtant un gouvernement social-démocrate, il y a la Suède, vous en parlez aussi.
Moi je suis ravie qu'il y ait un réveil des peuples, on voit bien que cette immigration massive, dérégulée, elle pèse sur nos comptes publics, elle pèse sur notre sécurité, elle pèse sur notre identité. Les Français n'en veulent pas, je le rappelle, c'est pour ça qu'ils ont plébiscité Jordan Bardella au soir des élections européennes, plus de 30% avec une participation historique. Donc oui, je voudrais que M.
Barnier prenne ce sujet à bras le corps, vous avez raison, il l'a dit, il avait effectivement au moment de la primaire des LR, il avait eu des mesures qui nous paraissaient très proches des nôtres, mais moi je me souviens aussi qu'il est rentré plus d'immigrés légaux sous Nicolas Sarkozy que sous Lionel Jospin. Donc je vous avouerai que voilà, je ne fais pas un chèque en blanc, je paye pour voir. Non mais là vous allez soutenir, vous allez soutenir sur cette question, le Rassemblement National. Moi je vous rappelle que je suis dans un groupe d'opposition, ça ne vous a pas échappé. Oui je sais, mais vous pouvez soutenir.
Mais nous serons constructifs, et nous voulons exactement ce qu'on a fait depuis le début, toutes les mesures qui vont dans le bon sens, qui améliorent le quotidien des Français, et effectivement une reprise en main de cette politique chaotique migratoire améliorerait, je peux vous dire, le quotidien des Français, donc nous le voterons, mais voilà, nous serons constructifs. Est-ce que vous êtes favorable à la mise en place d'un moratoire sur l'immigration ?
C'est ce que nous demandons, donc évidemment on veut un moratoire sur l'immigration, après nous on va vouloir faire voter un référendum, qui est complètement prêt sur l'immigration, parce que pour lutter contre l'immigration, il faut qu'on inscrive véritablement aussi dans notre constitution, les moyens juridiques, administratifs, politiques, qui nous permettront de réagir efficacement. Parce que si on veut changer la façon dont on devient français, voilà, il faut que ça rentre dans notre constitution. Mais il y a des mesures très simples, il faut, et je vous entendais tout à l'heure, il faut décourager les gens de venir, parce que bien sûr qu'ils sont poussés par...
C'est déjà appliqué en Europe. Bien sûr, par la pauvreté et la misère, et on les comprend très bien, mais on ne peut pas être le guichet social du monde, il faut qu'ils sachent, voilà, si nous étions au pouvoir, que s'ils venaient de façon illégale sur notre sol, ils auraient la certitude de ne jamais être régularisés, mais exactement comme fait l'Australie, sans que ça ne choque personne. Laure Laval, je suis obligée de vous poser la question, je l'évoquais tout à l'heure avec Jules Torres et Paul Melun, la question de ces migrants, que fait-on de ces migrants en 2024, l'année la plus meurtrière, la plus meurtrière pour ces migrants qui veulent traverser la Manche.
Je suis obligée de vous entendre aussi sur le côté humain. Non mais évidemment, mais moi à chaque fois je suis révoltée, et j'en veux justement aussi. Alors, il y a deux sortes de migrants, parce qu'il y a effectivement les morts en Méditerranée, et depuis 2015, la Méditerranée est devenue un cimetière, c'est absolument épouvantable, et moi je pense que les ONG sont vraiment complices des passeurs, font croire aux gens que ça va être facile d'aller de l'autre côté et qu'on va s'occuper d'eux.
Nous, nous avons une doctrine très simple, on veut secourir ces embarcations en mer et les reconduire, alors que nos adversaires politiques veulent les accueillir et les répartir sur le territoire, donc on a deux visions très différentes.
Je connais bien la situation, je suis élue de Toulon, où vous savez, nous avons accueilli l'Océan Viking, où en très peu de temps, tout le monde était dans la nature, je rassure les gens, personne ne sait exactement où sont passés les migrants, c'est une opération qui a coûté un fric phénoménal, je me suis inquiétée, même moi, des mineurs, il y avait plus de 40 mineurs qui ont disparu, ça veut dire qu'il y avait des enfants de 11 ans qu'on a retrouvés dans la nature, aux mains des proxénètes, aux mains du trafic de drogue, donc en fait c'est une catastrophe de A à Z, il faut empêcher qu'ils viennent sur notre sol, et puis il y a les morts en Manche, ceux qui passent par chez nous pour aller jusqu'en Angleterre, voilà, je pense que la solution c'est de faire en sorte qu'ils n'arrivent pas chez nous, pour ne pas avoir envie d'aller en Angleterre.
On va un peu parler de la rentrée, c'est un week-end pré-studio, Rassemblement National du Trois, vous préparez la prochaine dissolution ? Oui, alors je viens de déposer mes comptes de campagne quand même, parce que si je pouvais avoir deux, trois mois, vous en avez dix au moins. Oui, j'en ai dix, exactement. Marine Le Pan a dit, nous souhaitons que cette mandature soit la plus courte possible. Je vous pose la question, est-ce que vous préparez la prochaine dissolution ? Bien sûr qu'on ne se prépare. Bien sûr. En fait, si vous voulez, au bout de ces deux tours, la composition de l'Assemblée Nationale ne reflète pas véritablement les aspirations de la France.
S'il n'y avait pas eu ces magouilles, ces petits arrangements complètement honteux, je pense, entre l'alliance de la carpe et du lapin, enfin plutôt l'alliance de la honte, de la Macronie avec l'extrême-gauche, vous n'en seriez pas là. C'est-à-dire que vous avez commis les failles, vous avez sorti ceux qui ont débordé, vous faites le ménage au Rassemblement National. On fait de notre mieux, mais n'oubliez pas quand même, 11 millions de Français, plus gros groupes à l'Assemblée Nationale. Même pas plus gros groupes d'opposition, plus gros groupes à l'Assemblée Nationale. Donc je peux vous dire qu'on est en ordre de bataille. On est en ordre de bataille.
La rentrée, c'était en plusieurs temps, en premier temps d'accueil de nos nouveaux, parce qu'on est passé de 88 à 126, on a une croissance de plus de 50%, donc on a pu accueillir nos nouveaux collègues, et puis ce coup-ci, on était plus près, puisqu'il y a 26 mois, ils étaient 6, donc il y a quand même une crise de croissance. Il a fallu s'organiser. Après, on a travaillé évidemment sur le programme, sur les préoccupations des Français, la sécurité, l'éducation. Et je disais, faire le ménage aussi, parce que, tiens, par exemple, on va parler de Christine Angrand, députée RN, déjà accusée d'avoir utilisé ses frais de mandat pour des dépenses personnelles, gardiennage de chiens.
Vous avez raison. Voilà, site de rencontre funérail, exactement, Jules Thorez. Dites-moi, elle va rester députée ? Vous avez raison, quand on est députée, on se doit d'être exemplaire. Et effectivement, Christine Angrand n'a pas été exemplaire. Alors, a priori, tout a été remboursé. Elle parle de confusion. Il y a une instance qui est le bureau du groupe, donc elle va passer devant une espèce de commission disciplinaire, devant le bureau du groupe, et nous verrons quelles sont les sanctions qui sont prises. Mais c'est intolérable, évidemment, et sera sanctionné comme il le faut. Donc, ménage, ménage...
Vous savez, ce qui compte, ce n'est pas tant ce qui arrive au sein d'un groupe, mais c'est la façon dont le groupe réagit aussi. Non, mais les Français regardent. Mais bien sûr, franchement, c'est pour ça qu'elle sera sanctionnée. Elle sera sanctionnée, d'accord. Elle sera plus députée. Bien sûr, elle sera sanctionnée. Après, vous savez, vous n'êtes pas à l'abri de savoir ce que vont faire les gens qui sont dans votre parti. On va continuer par la rentrée dans un instant. Je voudrais juste qu'on écoute les mots de Jordan Bardella, qui a mis quelques taquets à nos confrères.
Un pays qui est libre et un pays souverain. J'ai fait un peu le florilège d'articles de presse. Donc, dans Le Parisien, il est dit que tout le monde a la trouille dans le parti. Il parle de rentrée austère pour le Rassemblement National.
Ils n'étaient pas là hier soir, je pense.
RMC parle d'un séminaire de rentrée à l'heure du grand nettoyage. Le journal L'Express nous parle d'une rentrée sous tension, avec des vexations et des critiques internes. Et puis, alors là, BFM a carrément sorti le grand jeu. On a eu un débat d'une demi-heure. Bardella Le Pen, de l'eau dans le gaz. Vous allez lire beaucoup de bêtises à l'occasion de cette rentrée.
Bon, alors, juste, Laure Lavalette, pas très sympa de taper sur les confrères. Ça reste la presse, quand même, non ? Ça reste la presse. Franchement. Voilà, je pense qu'on suscite... Laure Lavalette, c'est la presse. On suscite un certain fantasme. Qu'est-ce que vous voulez ? Quoi qu'on fasse, globalement, ça suscite certains remous. Voilà, je vais vous dire, l'Assemblée Nationale, c'est le lieu par excellence de la souveraineté populaire. C'est le lieu par excellence. Voilà, c'est la maison du peuple. Encore une fois, on sort victorieux des élections européennes, des élections nationales, où on a 11 millions, on a le plus gros groupe.
Ça nous paraissait important, que ça soit à l'Assemblée Nationale, où on est en ordre de bataille. Moi, je voudrais qu'on ait un gouvernement. J'ai envie de retourner dans l'hémicycle. Ça me manque. Ça vous manque. Bien sûr. Laure Lavalette, on a d'autres sujets à aborder avec vous, évidemment. Député du Var et porte-parole du groupe Assemblement National à l'Assemblée Nationale. On va revenir dans un tout petit instant. Tiens, je voulais vous parler de Cyril, évidemment. Il est 19h41 sur Europe 1. Cyril qui a rejoint la grande famille Europe 1 tous les jours du lundi au vendredi de 16h à 18h.
Vous le retrouvez avec ses chroniqueurs, ses invités pour son émission « On marche sur la tête » pour participer à l'émission en direct. 01 80 20 39 21. 01 80 20 39 21. Numéro non surtaxé. Et Europe 1 vous rappellera.
Écoutez Europe 1, c'est d'être libre. Très bon réveil à tous. C'est un plaisir de vous retrouver. Libre de s'informer. Écoutez la suite, vous n'allez vraiment pas être déçus. Libre de donner son avis. Moi, je suis en colère. On est tous d'accord sur ce que vous dites. Tous. Libre de rire. Libre de se divertir.
On vous adore.
Libre de se réunir.
De se retrouver.
Merci beaucoup d'avoir été avec nous sur Europe 1. La grande famille Europe 1 vous retrouve pour une nouvelle saison.
Tu dis tout. Tout le monde pense tout bas.
Ça fait des années que tu te bats pour ça. Profite. On a le temps.
Écouter Europe 1, c'est être libre.
Libre. Libre comme Europe 1. Visio Confucius. Tu vois, toi qui travailles à ton compte, la mutuelle de demain te permettra d'être indemnisé si tu es arrêté.
Ok, ben ta mutuelle de demain m'aurait bien servi aujourd'hui en fait parce que là, mes clients, ils ne comprennent rien à ce que je dis.
Être obligé de travailler quand on est arrêté, c'est du passé. Avec Aisio Mutuel, les professionnels bénéficient de garanties santé ou prévoyances adaptées à leur statut comme l'indemnisation perte de revenu en cas d'arrêt de travail. Aisio Mutuel, c'est ça la mutuelle d'aujourd'hui. Informations et conditions en agence ou sur Aisio.fr Laurent Mariotte
Dans mon magazine Les Petits Plats, je vous ai préparé 60 recettes pour une rentrée à la bonne franquette. Au menu, les classiques de la cuisine de bistro et des pastas généreuses. Côté balade, direction le Périgord, ses noix, ses canards et puis le moulin de Cucugnan où j'ai redécouvert le goût du pain.
Les Petits Plats de Laurent Mariotte, le magazine cuisine numéro 1 chez les marchands de journaux.
Ce rire, c'est Sandra, une enfant qui n'était jamais partie en vacances avant de rencontrer la fondation de l'armée du salut. L'armée du salut accompagne sa famille et des milliers de personnes confrontées à la précarité. En la soutenant par un leg, vous luttez contre l'exclusion sociale et permettez à des enfants de vivre des moments de bonheur. Contactez-nous sur leg.armueducalut.fr Europe 1, le journal permanent.
Il est 19h45 sur Europe 1, le journal permanent. Brandon Noiret.
Un millier de personnes à Grenoble pour rendre hommage à Lilian de Jean. Une marche blanche, silencieuse et bienveillante. Familles, amis, élus, anonymes, rassemblés une semaine jour pour jour après la mort de cet agent municipal tué par un homme qui a fui après un accident de voiture. Il a reçu deux balles dans le thorax. Le suspect est connu de la justice pour vol, violence et trafic de stupéfiants. Il est toujours recherché par la police. Nouvelle fusillade dans la métropole à quelques kilomètres de Grenoble hier soir. Deux hommes blessés dont un grièvement à la tête et dans l'abdomen. Deux tireurs qui ont utilisé des kalachnikovs ont rapidement pris la fuite.
Leur véhicule a été retrouvé incendié. Huit migrants sont morts la nuit dernière au niveau d'embluteuses dans le Pas-de-Calais. Ils tentaient de traverser la Manche clandestinement vers l'Angleterre sur un bateau de fortune. Ce qui porte à 46 le nombre de migrants décédés dans la Manche en 2024. Le bilan de la tempête Boris en Europe centrale s'alourdit encore. Un cinquième mort officialisé en Roumanie portant le total à 7 en comptant les victimes en Pologne et en Autriche. Plusieurs personnes sont aussi portées disparues. Les images impressionnantes montrent des quartiers entiers sous les eaux.
Emmanuel Macron n'aura pas d'autre possibilité que de revenir aux urnes et de revenir devant les Français. Déclaration de Jordan Bardella devant l'Assemblée nationale alors que son parti fait sa rentrée parlementaire. De son côté, François Ruffin dit de l'intérieur de la France insoumise ce que nous disons depuis longtemps de l'extérieur, estime François Hollande. Le député de la Somme ex la France insoumise a confirmé hier son désaccord moral et électoral avec Jean-Luc Mélenchon et le parti insoumis. Le sport est la Formule 1 Grand Prix d'Azerbaïdjan et à la fin c'est Oscar Piastri qui s'impose à Bakou. Deuxième victoire de sa carrière pour l'Australien.
Il devance le monégasque Charles Leclerc pourtant parti en pole position. A noter le crash de Sergio Pérez et Carlos Senz dans l'avant-dernier tour. Au classement, Max Verstappen conserve la tête mais perd un peu de terrain.
Merci beaucoup Brandon. A tout à l'heure pour le journal de 20h. Il est 19h46 sur Europe 1.
Europe 1 soir week-end.
19h21 heure. Pascal de la Tour du Pain.
Laure Lavallette est toujours dans ce studio porte-parole du groupe RN à l'Assemblée nationale députée du VAR. Véronique Jacquier nous a rejoint. Journaliste CNews et France Catholique. Bonsoir Véronique. Bonsoir Pascal. Bonsoir à tous. Je suis très contente de vous revoir. On a travaillé ensemble il y a quelques années. Véronique Jacquier. Ça nous rajeunit pas. Ça nous rajeunit pas du tout. Parce que c'était vraiment il y a beaucoup d'années. Chul Torre. C'est toujours dans ce studio journaliste OJDD et Paul Melun évidemment écrivain et essayiste. Laure Lavallette, je voulais que vous restiez dans ce studio pour réagir.
Je ne sais pas si vous avez vu passer cette vidéo de cet influenceur saoudien. Alors il y en a fait plein. Cet influenceur saoudien qui fait la tournée de l'Europe. Il rentre dans les églises pour menacer les fidèles. Son compte TikTok a d'ailleurs été fermé. Je voudrais qu'on écoute cet extrait. Sa date de quelques semaines. Il est entré dans l'église Notre-Dame des Akouls de Marseille dans le quartier du Pannier.
Tu es chrétienne ? Inch'Allah mes dieux vont te tuer aujourd'hui ou demain. C'est un bon mot en arabe. Ravi de vous rencontrer. Les gars, quand je vois ces choses ici, je suis en colère intérieurement.
Je veux détruire toutes les croix ici. Oh, tu veux que je prie ici ? Elle tente de me changer de religion. Si c'est à moi de décider, je vais la battre.
Et que pouvons-nous faire ici ? Tu ne peux rien faire.
Voilà, c'est un extrait de cette vidéo. Alors la Valette peut être une réaction. Alors si on a décidé d'en parler, c'est qu'il en a fait plusieurs. Elle a fait la tournée de toutes les églises. Sur TikTok, on voit de plus en plus. On se demande parfois, et on en parlait dans la rédaction avec Thomas Lacroix qui est rédacteur en chef ici à Europe 1 et Adrien Bager. On se posait la question, on se disait, c'est vrai, est-ce que ce n'est pas non plus une espèce de challenge chez les jeunes ? C'est extrêmement choquant, cet extrait vidéo. Oui, c'est tellement choquant qu'on se demande même si ce n'est pas psychiatrique.
Parce que si vous venez de là-bas pour venir insulter des pauvres vieilles dames dans une église, ça pose question. Après, ça réouvre la question effectivement des actes anti-chrétiens, de la christianophobie en France. Je pense qu'en valeur absolue, Véronique Jacquet nous le dira mieux que moi, mais je crois qu'en valeur absolue, c'est les actes anti-chrétiens qui sont les plus grands en France, même si quand même nos compatriotes de confession juive, malheureusement depuis quelques années, sont aussi évidemment victimes. Ah ben là, les actes antisémites ont explosé. Voilà, ont explosé. Donc je ne sais plus qui challenge malheureusement ce mauvais podium.
Mais on n'a pas non plus à le laisser faire. Enfin, je veux dire, il y a un moment, il faudrait peut-être prendre des mesures si jamais on le voit et de lui dire que ce n'est pas comme ça que ça se passe. Non, mais c'est cette montée effectivement de sentiments anti-chrétiens, Véronique Jacquet. Merci d'être là. Parce qu'on avait besoin de votre expertise et de chiffres. Vous avez la bonne personne, je pense. A mon avis, on s'adresse à la bonne personne. Non, mais alors attendez, moi j'ai vu que... Que Paul Melun a l'air un peu largué sur la question.
Moi je prends une bataille.
D'après la gendarmerie, près de 900 églises ont été vandalisées ou profanées depuis le début de l'année. C'est vrai ça, Véronique ? Non, combien ? 900, là, d'après la gendarmerie. Non, non, c'est énorme. Non, non, non, il y a 854 actes anti-chrétiens en 2023. On est parti pour avoir sensiblement le même chiffre en 2024. Il y a entre 2023 et 2024, 40 églises qui ont été incendiées. Et quand je vous donne le chiffre des actes anti-chrétiens, 854 en 2023, ça concerne bien entendu les incendies. Donc il y en avait 27 en 2023, et là il y en a déjà 12 cette année. Mais ça concerne aussi les profanations, le vandalisme, le fait qu'on pille les troncs, le fait qu'on tague les murs.
Voilà, ça concerne toutes les atteintes en fait à ces lieux qui sont ô combien sacrées, mais on l'a oublié. Mais oui, non, mais c'est ça. Mais j'ai l'impression que ça passe un peu, j'ai le sentiment que ça passe un petit peu inaperçu. Je ne sais pas. Mais à Nice, la police a interpellé un homme, c'était le 6 septembre dernier, il n'y a pas longtemps, qui a brisé plusieurs statues, menacé une femme avec un couteau. Et à Nice, Nice a déjà eu à subir quand même des attaques terroristes. Bien sûr, Nice est très très éprouvée. Mais là, je parle de faits récents.
L'église Notre-Dame du travail dans le 14e arrondissement de Paris, taguée avec des slogans du type « Soumettez-vous à l'art infidèle, la prière cinq fois pas jour, au bâtard Jésus, un seul Dieu à l'art ». La question, si vous voulez, ce qui me fait réagir, c'est que je me dis que si ça se passait ailleurs, peut-être qu'il y aurait une réaction un peu plus forte. J'ai le sentiment que ces actes anti-chrétiens aujourd'hui grimpent et que ça passe un peu totalement inaperçu. Alors, c'est évident que tout ce qui est actes anti-chrétiens est considéré comme un non-événement. On l'a vu pour l'incendie de l'église de Saint-Omer. Alors, pour deux raisons.
La première, c'est que quand même, même parmi nos élus, il y a de plus en plus une classe politique qui n'a absolument aucune culture religieuse. Donc, un grand relativisme. Et quelque part, tout se vaut. Et donc, on passe un petit peu l'émotion sous les rayons radar. On n'a pas envie de s'engager plus que ça puisque ce n'est plus une religion qu'on porte intimement. Ça, c'est un fait quand même qui est générationnel. Il faut quand même l'avouer. Et puis, deuxièmement, là encore, c'est générationnel et c'est sociétal. Il n'y a plus d'idée de transgression de ce qui est sacré.
On n'a plus l'impression que ce qu'on fait, c'est très très très mal et qu'on offense finalement à travers le fait de profaner une église et un tabernacle. On touche à Dieu. Alors après, il y a plusieurs types de profils dans ces atteintes à tout ce qui est chrétien et à tout ce qui est catholique. Bon, là, on l'a vu, l'influenceur, c'est un saoudien, il est ouvertement anti-chrétien parce qu'il est profondément pro-musulman et donc, en gros, on voit, il est un peu sur le registre de la guerre sainte. Et en cela, c'est quand même très très inquiétant parce que c'est un influenceur.
Et ça veut dire qu'il y a quand même des milliers, voire des millions de jeunes qui pensent comme lui et certains qui sont d'ailleurs en France. Il y a ensuite ce qu'on appelle des adeptes de Satan. Donc, on peut dire qu'ils sont dérangés, mais ceux-là, ils existent aussi, notamment les tags, notamment les profanations d'hosties, etc. Et puis après, il y a des incendiaires parce qu'ils sont notoirement anti-cléricaux pour telle ou telle raison, ne serait-ce que parce que, médiatiquement, on ne respecte plus l'église catholique, on ne respecte plus les prêtres, on ne respecte plus les cathos. Ils passent pour des imbéciles, sans doute parce que, collectivement, ils ont du mal à se défendre.
Ils ont du mal à se défendre ou est-ce qu'ils se défendent ? Moi, je suis catholique, je vais me permettre de le dire. Excusez-moi, mais les catholiques, on a un peu le sentiment qu'on peut tout leur faire et qu'ils ne diront jamais rien. C'est un peu tendre la joue gauche. Alors, d'abord, tendre la joue gauche quand on se fait gifler sur la joue droite. Non, mais ça, c'est très mal interprété, bien sûr, puisque c'est au contraire une demande de non-violence absolue pour dire qu'on est capable de se retenir. Donc, c'est l'acte anti-barbare, par essence. Évidemment, ça a été complètement dévoyé. Mais c'est pris pour de la faiblesse. Attends, Paul, juste, je vais terminer.
Il y a deux réponses qui ne sont pas là. Il y a la réponse judiciaire, parce qu'on ne prend pas en compte le côté sacrilège des choses. Donc, évidemment, même pour les gendarmes, ce n'est pas quelque chose de très important que d'avoir profané un tabernacle. Il n'y a pas de réponse politique, on l'a dit, parce qu'il y a une génération qui est moins sensible à ça. Et puis, parce qu'on se dit, les cathos, ils valent plus forcément grand-chose. Donc, on ne va pas les défendre. Et puis, finalement, ce n'est pas de la christianophobie, c'est de nos mépris, du christiano-mépris.
Et c'est vrai que, comme il n'y a pas collectivement de lobbying catho avec des gens qui crient très, très fort, on dit, allez, ils peuvent se faire encore un petit peu s'en prendre sur la figure. Parce que ce sujet m'intéressait, intéressait la rédaction. On a appelé l'église catholique, les porte-parole, machin. Personne de joignable. Je sais. Et moi, vous voulez que je vous fasse une confidence ? Je te juge. Vous voulez que je vous fasse une confidence, Pascal ? Pascal, vous avez vu que c'est moi qui suis venu à la rescousse. Et je vais vous faire une confidence. C'est vrai que j'en ai marre d'être la porte-parole des catholistes.
Parce que j'estime qu'il y en a bien, enfin, qu'il y en a qui sont bien mieux placés que moi pour le faire. Juste une petite chose, quand même, il y a la sénatrice Valérie Boyer, qui, elle, a demandé trois commissions d'enquête parlementaire depuis dix ans pour étudier ces phénomènes. Chaque fois, on a dit, oh non, c'est pas la peine, etc. Et là, elle demande finalement à ce que ce soit constitué comme un... Quand on s'attaque à une église, que ce soit un crime avec un caractère spécifique pour que, justement, les personnes qui sont appréhendées soient vraiment jugées très, très sévèrement. Jules Thorez, peut-être un mot à l'armement. Non, pour vous, Paul Melin, je ne sais pas, nous.
Non, je voudrais te dire. Très rapidement.
Non, moi, je ne veux pas dire qu'il y a une impunité quand il y a des faits antichrétiens. C'est-à-dire qu'on a, vous vous souvenez sans doute, de cette triste affaire autour du père Olivier Mer, en Vendée, qui avait été tué par quelqu'un qui, deux ans plus tôt, avait mis un incendie à l'église de Nantes, et il avait été relâché. Et souvent, c'est pour des raisons psychiatriques, souvent, c'est pour des raisons de l'impunité de la justice ou de la faiblesse de la justice. Et s'il y avait des vraies peines... Vous savez, on parlait tout à l'heure, pendant notre sujet d'immigration, de la bataille de la communication.
Eh bien, en fait, si on apprenait aux gens, si vous incendiez une église, si vous agressez des fidèles, eh bien, en fait, c'est la casse-prison. Ah bien, je peux vous dire qu'il y aurait moins d'agressions.
Il y en aurait moins, Paul Melin.
J'espère qu'il y en aurait moins. De toute façon, il faut évidemment condamner très sévèrement ceux qui s'adonnent à ça. Moi, je pense qu'il y a une chose à dire sur ce sujet qui est fondamentale, c'est que la première menace contre les chrétiens en France, mais aussi dans le monde entier, c'est l'islamisme. Regardez les populations, les chrétiens d'Orient, partout où ils sont. Dans certains pays, ils ont été décimés. Dans d'autres, ils ont été boutés. Comme du reste, les juifs partout dans le monde. Il y avait 10 000 juifs dans le monde arabo-musulman en 1900. Il y avait un million à l'époque. Pardon, il y en a 10 000 aujourd'hui.
Donc, vous voyez bien qu'il y a là un problème et qu'à l'instar de cet influenceur saoudien, il mène une croisade considérant que chaque occidental est aussi un chrétien. Eux, ils font d'ailleurs ce continuum culturel et religieux que nous, nous ne faisons plus et que nous avons des plusieurs de gazelles à faire depuis longtemps. Donc ça, c'est sur la menace. Et après, ce qui ferme les yeux sur les attaques christianophobes, sur la christianophobie, là, effectivement, il a été de bon ton dans une certaine élite culturelle et intellectuelle française, surtout française et européenne, mais surtout française, de critiquer, de se moquer des religions. Ça, ça fait partie de notre culture.
Moi, je dis pourquoi pas. Mais à ce moment-là, moqueront toutes les religions. Pourquoi c'est systématiquement la religion chrétienne dont on se le montre ? Mais je vais vous dire pourquoi.
Parce qu'elle ne répond jamais. Parce qu'elle ne répond jamais.
Oui, il y a de ça.
Est-ce que, si on trouvait des... Si on allait casser dans les mosquées ou si on allait, effectivement, mettre des tags blasphématoires... Alors, si on avait un influenceur catholique français qui allait en Arnie saoudite... Non, mais là aussi, on s'en prenait... Attendez, pas tous ensemble, pas tous ensemble.
Ils finiraient vite, probablement, au fond d'une jole. Mais ça, c'est vrai que nous, on a cette culture... Pour le coup, vous parliez de tendre la joue gauche pascal, je pense que c'est la bonne expression. Mais attendez, bien sûr que c'est ça. On est quand même là-dessus, dans une espèce de laisser-faire qui est absolument aberrant. On doit défendre toutes les religions en France et toute la liberté de culte, c'est aussi ça. Et c'est vrai que ces actes anti-chrétiens ou anti-sémites qui sont en constante augmentation depuis des années et qui font des morts quand même. Je rappelle ce qui s'est passé avec le Père Hamel. Enfin, à un moment donné, il faut une réaction extrêmement forte.
Et là aussi, c'est comme notre sujet sur l'immigration tout à l'heure. L'omerta, l'interdiction d'en parler depuis des années, a fait beaucoup de mal à la réaction qui aurait dû se mettre en place et qui, j'espère, se mettre en place dans les années à venir.
Eh bien, merci beaucoup, 19h57 sur Europe 1. Merci beaucoup, Laurent Laval, d'être venu dans le studio. J'allais dire sur le plateau, dans le studio d'Europe 1.
Laure Lavalette