N. Sarkozy condamné : l’exécution provisoire fait débat - C à Vous l’intégrale - 29/09/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 1:00OuverteRéponse directe
Pourquoi infliger au condamné un mandat de dépôt que le parquet n'avait pas réclamé?
- 3:00RelanceRéponse directe
Ce qui paraît contraire à la présomption d'innocence dont doit bénéficier un prévenu qui fait appel.
- 5:00OuverteRéponse directe
La peine d'exécution provisoire accélère la procédure?
- 7:00OuverteRéponse directe
Vous comprenez que ce mandat de dépôt puisse choquer les Français?
- 9:00RelanceRéponse directe
Si ce sont des justiciables comme les autres, ils ont le droit de critiquer la justice.
- 12:00OuverteRéponse directe
Il y a ceux qui pensent que les cols blancs sont encore plus sévèrement jugés et qu'il y a une justice à deux vitesses. Que répondez-vous?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00P.CohenFait
« Un dispositif qui a rendu M.Le Pen immédiatement inéligible et qui va conduire N.Sarkozy en prison sans attendre un jugement définitif ni un procès en appel. »
- 4:00P.CohenFait
« Les tribunaux prononcent presque toujours un mandat de dépôt pour les peines de 5 ans de prison et plus. Il n'y a pas de possibilité d'aménagement. »
- 6:00E.HalphenChiffre
« On en compte aujourd'hui 28 000, près d'un tiers des prisonniers. »
- 8:00E.HalphenFait
« Son procès en appel doit se tenir 6 mois après. Son exécution provisoire, on aurait attendu fin 2026 voire début 2027. »
- 10:00E.HalphenFait
« Le code prévoit 2 mois maximum. S'il fait une demande de liberté, il sera sans doute convoqué 1 mois ou 3 semaines après sa demande. »
- 12:00E.HalphenFait
« Il y a une espèce de retournement de la situation. Au lieu de s'étonner... C'est la première fois qu'un président de la République est condamné 3 fois. »
- 14:00E.HalphenFait
« N.Sarkozy a été condamné pour financement illicite du parti politique dans une autre affaire, une situation gravissime. »
- 16:00E.HalphenFait
« Il y a encore un débat sur ce sujet, mais ça ne va pas se passer. Il devrait y avoir un gouvernement d'ici à dimanche soir. »
- 18:00T.SouliéFait
« Il y a 2 options. Soit il se dédit, il fait de vrais gestes au PS et pourrait éviter une censure, soit il confirme ce qu'il nous a dit et on ne voit pas comment le PS n'appuie pas sur le bouton rouge. »
- 20:00T.SouliéFait
« Il y a eu une réunion cet après-midi, où ils se sont mis d'accord de ne pas être d'accord. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir à tous les 5.
A la une ce soir, la riposte des juges. - Ce qui est intolérable, c'est lorsqu'on en arrive à des menaces de mort. - Quand on vient critiquer avec violence et menaces de mort un tribunal, c'est l'Etat de droit qui est menacé. - C'est une dérive de notre démocratie. - Vouloir attenter à des magistrats, c'est contraire à tout fondement démocratique. - Ca devait être un électrochoc dans notre pays. - A.-E.Lemoine: Alors que la présidente du tribunal correctionnel qui a condamné N.Sarkozy à 5 ans de prison est la cible de menaces, les magistrats s'indignent.
L'exécution provisoire fait particulièrement polémique. - P.Cohen: C'est l'un des aspects qui choquent le plus.
Pour certains, c'est la négation de la présomption d'innocence. C'est pourtant la règle commune. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, E.Halphen.
Vous êtes un ancien juge anticorruption. Vous nous donnerez votre regard sur ce jugement. - E.Tran Nguyen: C'est la décision de justice la plus critiquée, la plus incomprise.
Elle ne laisse personne indifférent. - A.-E.Lemoine: A la une ce soir, l'accident le plus meurtrier de l'histoire d'Air France. - On a besoin que des sanctions soient prises. - On fait front. - L.Amar: Le procès en appel du crash Rio-Paris s'est ouvert aujourd'hui.
Airbus et Air France sont accusés d'homicide involontaire. - A.-E.Lemoine: Ce soir, des aveux en direct... ... - L.Sénéchal: Cet homme est arrêté quelque minutes après ses aveux en direct. - A.-E.Lemoine: Ca s'est passé aux Etats-Unis.
Après 20h, C.Cordula, Marie s'infiltre et P.Presley, l'unique femme du King qui publie ses mémoires. - P.Lescure: 2 inédits.
L'un avec Dalida, le second avec R.Charles. C'est C.Aznavour. - A.-E.Lemoine: B.Chameroy est aux côtés de notre cheffe. - B.Chameroy: Dans un instant, le journaliste T.Soulié.
En quittant BFM, avez-vous trouvé chaussure à votre pied? Au menu du soir? - A.Alaoui: C'est pour C.Cordula.
C'est son plat préféré. Lait de coco, crevettes...
C'est un peu brésilien. J'ai découvert ça ce matin. - B.Chameroy: On va faire ce qu'on peut avec ce qu'on a.
Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Merci.
A tout à l'heure pour le dîner. Tout de suite, L'Edito de P.Cohen.
Dans l'affaire Sarkozy, le procès du procès passe par celui de l'exécution provisoire. - P.Cohen: Un dispositif qui a rendu M.Le Pen immédiatement inéligible et qui va conduire N.Sarkozy en prison sans attendre un jugement définitif ni un procès en appel. "Je m'attendais à tout mais pas à cela." ...
La question a été posée ce matin sur France Inter au président du tribunal judiciaire de Paris. Pourquoi infliger au condamné un mandat de dépôt que le parquet n'avait pas réclamé? Même si ce mandat de dépôt est différé de quelques semaines, sa réponse est que N.Sarkozy a plutôt bénéficié d'un traitement de faveur. - Un mandat de dépôt, habituellement, les menottes auraient dû être passées à la barre à monsieur Sarkozy.
Or, le tribunal ne l'a pas fait. Le tribunal a précisé pourquoi il a prononcé un mandat de dépôt. - 5 ans d'emprisonnement.
Il y a habituellement un mandat de dépôt. Le fait d'avoir eu un mandat de dépôt à effet différé, c'est avoir tenu compte de la situation professionnelle de monsieur Sarkozy. - P.Cohen: Les tribunaux prononcent presque toujours un mandat de dépôt pour les peines de 5 ans de prison et plus.
Il n'y a pas de possibilité d'aménagement. - A.-E.Lemoine: Ce qui paraît contraire à la présomption d'innocence dont doit bénéficier un prévenu qui fait appel. - P.Cohen: Les politiques découvrent cette pratique et s'en émeuvent. - F.Bayrou: Je trouve qu'il faut respecter les décisions mais qu'on a le droit de se poser des questions sur une disposition: l'exécution provisoire.
Si on adopte la généralisation du principe de l'exécution provisoire, ça veut dire qu'il n'y a plus d'appel possible. - M.Le Pen: C'est une mauvaise loi, cette loi qui permet aux magistrats de mettre en place une inéligibilité. - G.Larcher: Y avait-il un risque pour l'ordre public ou le pays?
Je m'interroge et j'ai le droit de m'interroger sur la pratique de l'exécution provisoire. - P.Cohen: Est-ce que cette interrogation ira jusqu'à changer la loi?
Les politiques entrent en terrain mouvant. Est-ce qu'on veut exécuter l'exécution provisoire? Est-ce qu'on veut en épargner les politiques?
Dans le premier cas, cela supposerait de libérer tous les présumés innocents enfermés dans les prisons françaises. On en compte aujourd'hui 28 000, près d'un tiers des prisonniers. Les relâcher réglerait le problème de la surpopulation carcérale, mais je ne suis pas sûr que les partisans de M.Le Pen et N.Sarkozy applaudiraient. 2e solution: exonérer les élus de cette mesure.
C'est la proposition d'E.Ciotti, qui avait échoué en juin dernier. Elle pourrait revenir en débat.
Quel serait l'effet dans l'opinion d'une loi d'exception qui protégerait les politiques? - A.-E.Lemoine: La question vous est posée. - E.Halphen: Est-ce que c'est une mauvaise loi?
Pourquoi il y a exécution provisoire? La première question, c'est qu'il y a une proportion très importante des peines prononcées qui ne sont jamais exécutées. Ce qui veut dire que parfois, la justice tourne en rond.
Elle prononce des peines. Il y a un appel et rien ne se passe. C'est la première grande raison.
Ca nous est beaucoup critiqué par les politiques depuis de nombreuses années. 2e raison: il y a un engorgement et un manque de moyens. Quand on fait appel, parfois, la cour d'appel se réunit 3 ou 4 ans après la décision de première instance. - A.-E.Lemoine: La peine d'exécution provisoire accélère la procédure? - E.Halphen: On l'a vu avec M.Le Pen.
Son procès en appel doit se tenir 6 mois après. Son exécution provisoire, on aurait attendu fin 2026 voire début 2027. - P.Cohen: C'est un délai record. - E.Halphen: Il faut éviter cette espèce de cercle vicieux qui fait que des gens passent devant la justice, sont condamnés et il ne se passe rien.
La 3e raison...
Quand on a des gros trafiquants de drogue, des gens dans des dossiers de terrorisme, des braqueurs, des viols, que les gens passent en correctionnelle et qu'ils sont condamnés à 6 mois ou un an de prison, quand on les libère...
Un ministre l'a critiqué il n'y a pas très longtemps. Quand on les libère, tout le monde râle. Il y a une loi qui n'est pas forcément mauvaise.
Elle est critiquable. Elle porte atteinte à la présomption d'innocence. Mais entre 2 maux, peut-être faut-il choisir le moindre.
Il faut que des gens qui ont fait des choses graves soient tout de suite incarcérés. - A.-E.Lemoine: Même s'il n'y a pas de risque à l'ordre public comme c'est le cas pour N.Sarkozy? - E.Halphen: Le président du tribunal l'a très bien expliqué.
Ce n'est pas le trouble à l'ordre public. C'est la gravité objective des faits. Un ministre qui envoie des émissaires passer des accords avec quelqu'un qui, par ailleurs, est recherché par la justice française pour un attentat qui a entraîné plus de 100 victimes françaises...
Il y a de quoi se poser des questions. Quand, en plus, ce même président a déjà été condamné 2 fois, notamment pour corruption, et qu'à l'audience, il a cherché à minimiser les faits de corruption sur hauts magistrats pour lesquels il a été condamné...
Je ne dis pas que je l'aurais prononcé, mais énormément de raisons expliquent ce mandat de dépôt. - A.-E.Lemoine: Vous comprenez que ce mandat de dépôt puisse choquer les Français? - E.Halphen: Pas plus que des délinquants de droit commun qui vont en prison avant même que la cour d'appel n'ait examiné leur cas.
Il y a la justice et il y a un minimum d'ordre. - P.Cohen: L'ordre, mais avec pas d'aménagement...
Très vite, une fois en prison, il pourra faire une demande de remise en liberté qui pourra lui permettre...
Elle sera examinée assez vite. C'est de l'ordre de quelques semaines? - E.Halphen: Le code prévoit 2 mois maximum.
S'il fait une demande de liberté, il sera sans doute convoqué 1 mois ou 3 semaines après sa demande. Ce n'est pas sûr que la cour d'appel décide tout de suite De le libérer. Il pourra faire une nouvelle demande.
La loi prévoit aussi que l'affaire soit jugée en appel dans les 4 mois. Je ne pense pas que le calendrier puisse être rempli. Il y a des audiences relais où on convoque les gens, on renvoie l'affaire.
Ce sera jugé assez rapidement. - P.Cohen: Une fois incarcéré, sa peine pourra être aménagée. - E.Halphen: Ce n'est pas un aménagement.
C'est une mise en liberté. C'est tout ou rien. - A.-E.Lemoine: 2 enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Paris à la suite de menaces visant la magistrate qui a énoncé la condamnation à l'encontre de N.Sarkozy.
Avant, les magistrats recevaient des menaces pour des affaires en rapport avec le crime organisé. Un nouveau pas vient d'être franchi? - E.Halphen: Ce n'est pas un nouveau pas.
Je disais souvent que les politiques, par rapport à des délinquants chevronnés, ne reconnaissent jamais les faits qui leur sont reprochés. Premier point. Le 2e point, c'est qu'ils critiquent les décisions qui sont rendues contre eux.
A défaut de revenir précisément sur les éléments de droit qui ont motivé la décision, ils ne trouvent rien de mieux à faire que de s'en prendre aux juges. Moi-même... - A.-E.Lemoine: Si ce sont des justiciables comme les autres, ils ont le droit de critiquer la justice. - E.Halphen: Critiquer le juge dans sa vie, dans ses engagements, dans sa vie privée, c'est différent.
Quand j'instruisais l'affaire des HLM de Paris, la première présidente m'a fait venir dans son bureau pour me proposer sa voiture blindée. Ma vie était en danger. A l'époque, c'est le clan Pasqua.
On m'a proposé une protection que j'ai refusée. Protection, ça veut dire surveillance. Les politiques avaient tendance à s'en prendre aux magistrats qui enquêtaient sur eux.
Après, il y a eu des décisions judiciaires qui ont été prises, notamment pour éviter une personnalisation excessive. On a dit que ce n'était plus un juge seul qui allait instruire, mais 2 ou 3. Maintenant, l'inverse se produit.
Quand c'est un tribunal, c'est-à-dire 3 magistrats qui délibèrent...
Quand il y a 3 magistrats, ce n'est pas le président qui a une voix prépondérante. Quand ils sont 3 anonymes, on ne trouve rien de mieux à faire que de donner le nom de l'un des 3 pour le jeter en pâture. C'est ce qui est dangereux et pervers.
Tout le monde croit pouvoir approcher son prochain en lui répondant, en le tutoyant, en lui envoyant des insultes et des injures. Quand un président de la République ou son avocat donnent un nom en disant: "La magistrate n'est pas neutre, elle a rendu une décision pleine de haine..." Qu'est-ce que les esprits faibles peuvent penser? "Ce n'est pas normal.
On va se venger". C'est pour ça que c'est dangereux. - A.-E.Lemoine: Des magistrats accusés par certains politiques d'aller au-delà de leurs fonctions.
C'est la théorie d'E.Zemmour. - E.Zemmour: Les juges estiment que les politiques sont immoraux et qu'ils ne respectent pas les droits de l'homme.
C'est le peuple qui est en cause. Les politiques ne sont que les élus du peuple. C'est le peuple qui est visé.
Ces gens sont pour beaucoup d'une idéologie de gauche. Il faut les empêcher de s'exprimer et les empêcher de voir leur volonté incarnée par des politiques. - A.-E.Lemoine: "Il faut empêcher les juges de s'exprimer." - E.Halphen: Il y a très longtemps, j'ai vu débarquer un jeune stagiaire journaliste qui m'a dit: "Est-ce que je peux vous voir 15 secondes?" Je l'ai fait entrer. "Je cherche à être embauché dans un journal.
J'aimerais faire un truc sur les juges. Puis-je vous poser une question?" J'ai dit non.
Ca s'est arrêté là. 6 mois après, j'ai la surprise de voir des pages et des pages d'entretien avec moi dans lesquelles E.Zemmour revenait sur ma vie de famille.
Soi-disant j'avais besoin d'une revanche sociale. J'ai passé mon enfance à Versailles. Je n'avais pas de revanche sociale à prendre.
Il a fait toute une psychologie sur les juges d'instruction. Il y avait moi, E.Joly, R.Van Ruymbeke...
Il n'y avait que des mensonges et des erreurs. - A.-E.Lemoine: "Le coup d'Etat des juges". - E.Halphen: Il en est toujours à évoquer le coup d'Etat des juges. - A.-E.Lemoine: Aujourd'hui, vous proposez qu'un élu condamné soit automatiquement déclaré inéligible.
Ce n'est pas aux électeurs de choisir s'ils veulent redonner un mandat à un responsable politique? - E.Halphen: Je parle en tant que citoyen.
La situation est grave. Les gens se méfient de la justice, mais parfois encore plus du personnel politique. Il y a de moins en moins de gens qui veulent faire de la politique.
Pourquoi? Parce qu'ils estiment qu'on peut pas faire confiance aux politiques, que c'est magouilles et compagnie. Du coup, il vaut mieux aller vers les extrêmes.
L'association Anticor que j'ai cofondée...
Ca nous avait repoussé que le Front national représente l'honnêteté en politique. C'est pour ça qu'on a fondé l'association. Parfois, les gens ne font pas attention à qui sont les gens pour lesquels ils votent.
On a besoin de dire: "Faites attention." L'inéligibilité à vie...
Un comptable qui détourne de l'argent, les tribunaux vont lui faire interdiction de continuer à exercer un métier en relation avec l'argent. Quelqu'un qui fait des mauvais traitements à enfants, on va lui interdire d'exercer une profession le mettant en contact avec des enfants. - A.-E.Lemoine: Proposer ça, ce n'est pas faire de la politique? - E.Halphen: De la politique au sens noble du terme.
C'est un engagement pour un pays qui fonctionne mieux. Je pense qu'il est normal que quelqu'un qui a trahi la confiance des électeurs, qui a détourné de l'argent public, qui a utilisé ses fonctions pour favoriser les copains ou la belle-famille...
On parlait du Front national tout à l'heure. Il y a eu une condamnation récente. Récemment, 2 députés se sont échangé des assistants parlementaires.
Ca veut dire que malheureusement, l'exemplarité ne joue pas à plein. Personne ne comprend jamais rien. J'attends de voir un homme politique qui dit: "J'ai été condamné, je reconnais, j'ai eu tort." - P.Lescure: Dans 2 jours, vous serez officiellement à la retraite.
Pour ma génération, on se souvient des années 90 et de l'affaire des HLM de Paris. En 2001, vous avez convoqué J.Chirac, alors président de la République.
Il ne s'est pas présenté. Cette convocation avait fait sensation. - C'est une lettre-type comme celle-ci que J.Chirac a reçue du juge Halphen.
Une convocation à témoin avec l'avertissement rituel. ... 9 février 94.
Le juge d'instruction de Créteil a 34 ans. Il vient d'hériter du lourd dossier des HLM parisiens. Cette affaire lui vaut dès le début des ennuis. - On a tenté de le toucher par tous les moyens pour lui faire lâcher le dossier.
Il a résisté aux pressions. Il ne s'est pas énervé. Il continue à instruire normalement. - P.Lescure: Vous avez refusé la protection qui vous avait été proposée.
Vous regrettez que J.Chirac ne se soit pas présenté, avec le recul? - E.Halphen: J'aurais Trouvé ça fair-play.
Je trouvais que le dossier concernait la mairie de Paris. Le même dossier concernait à l'époque le RPR. Il y avait une personne qui était le maire, le président de ce parti.
Je trouvais ça normal d'essayer de l'entendre. La Constitution n'était pas claire. Elle a été réformée depuis.
Je pensais qu'il serait sport et que, quitte à ne rien dire, il répondrait quand même à la convocation. - E.Tran Nguyen: Pour en revenir au jugement de N.Sarkozy, vous êtes aussi là parce qu'une partie de l'opinion ne comprend pas ce jugement.
N.Sarkozy raconte être sorti faire son jogging. Il dit avoir été interpellé une soixantaine de fois.
Quand il sort du restaurant, la salle se lève et l'applaudit. Nicolas Sarkozy est érigé par certains en héros. "Le Journal du dimanche" le compare à Edmond Dantès.
Christian Estrosi a décidé de donner son nom au futur parvis de l'hôtel des Polices. Un mari soutenu coûte que coûte par sa femme C.Bruni.
Elle avait jeté la bonnette de Mediapart. Depuis, elle communique tous les jours sur les réseaux sociaux. Voici la dernière vidéo en date. - C.Bruni: Tu veux une chanson, mon amour? - N.Sarkozy: Avec plaisir. - E.Tran Nguyen: "Let It Be" des Beatles, qu'on peut traduire par "Ainsi soit-il".
Il y a des gens qui disent comprendre cette décision de justice, qu'un président est un justiciable comme les autres. Et il y a ceux pour qui c'est un scandale, de l'acharnement. Ce sont des mots que j'ai beaucoup reçus aujourd'hui.
La stratégie de défense de N.Sarkozy est efficace. Ces arguments sont repris les uns après les autres.
Il y a cette impression que les juges se mettent à juger sur des suppositions, que la justice fait ce qu'elle veut quand ça lui chante. Les juges seraient politisés. Le fait que les 3 juges aient participé à une manifestation contre N.Sarkozy en 2011 est beaucoup relevé.
Enfin, il y a cette impression de deux poids, deux mesures. On irait trop loin dans l'exemplarité en condamnant un ancien président de la République. Il y a eu beaucoup de réactions de cet acabit.
C'est l'argument de K.Le Marchand. - K.Le Marchand: Je ne comprends pas ce qui se passe avec N.Sarkozy, 70 ans, ancien président de la République.
On vient de dire qu'il n'y avait pas eu d'enrichissement personnel. On a démontré que l'article de départ de Mediapart était faux. L'enquête est partie d'un faux.
On le condamne à 5 ans alors qu'on a des jeunes qui tabassent des policiers, qui sont relâchés. Des mecs sous OQTF, condamnés jusqu'à 11 fois, qui agressent des femmes, sont relâchés... - E.Tran Nguyen: Il y a ceux qui pensent que les cols blancs sont encore plus sévèrement jugés et qu'il y a une justice à deux vitesses.
Que répondez-vous? - E.Halphen: Il y a une espèce de retournement de la situation.
Au lieu de s'étonner...
C'est la première fois qu'un président de la République est condamné 3 fois. Donc une fois, définitivement, et la 2e, presque définitivement. Il est condamné 3 fois.
Tout le monde trouve ça normal qu'un président de la République soit condamné. La décision de justice prend juste état d'une situation donnée. Contrairement à ce qui est annoncé partout, le tribunal n'a pas dit qu'il n'y avait pas de corruption, pas d'argent libyen qui était arrivé en France, notamment sur les comptes examinés.
Ils ont dit qu'il y avait des espèces qui circulaient. Ils ont fait le circuit des espèces. Vraisemblablement, c'était de l'argent qui venait de Libye.
Mais on n'avait pas la preuve absolue, donc il valait mieux le relaxer de ce point. Mais ils n'ont pas dit qu'il n'y avait pas de corruption. De la même façon, ils n'ont pas dit qu'il n'y avait pas de financement illicite du parti.
N.Sarkozy a été condamné pour financement illicite du parti politique dans une autre affaire, une situation gravissime. Qu'il y ait des liens entre ces émissaires et un terroriste...
Il faut une décision lourde de conséquences, j'en conviens. Je comprends qu'au sortir du tribunal, il était ému. Mais de là à stigmatiser un juge et à parler de haine...
La manifestation dont vous parlez, tous les magistrats avaient fait partie de ce petit mouvement de manifestation contre N.Sarkozy à l'époque. Ca ne veut rien dire.
Si, vraiment, ils avaient des soupçons...
Ils auraient pu faire une requête. Tout ça, c'est un peu un moyen d'accuser son chien de la rage quand on veut se débarrasser de lui. Sur le fond, ils n'ont pas dit grand-chose. - A.-E.Lemoine: On continue à évoquer l'actualité, notamment dans la Story de L.Amar. - A.Jacubowicz: Ca pouvait être chacun d'entre nous.
Eux, leurs parents ou leurs enfants...
On est tous concernés. Quand on monte dans son avion, est-ce qu'on est certain d'arriver à destination? - L.Amar: C'est le crash le plus meurtrier de l'histoire d'Air France.
Le vol reliait Rio à Paris. 16 ans plus tard, la justice doit de nouveau se prononcer sur les causes du drame. Regardez cette image qui remonte au jour du crash, le 1er juin 2009.
Des dizaines de personnes sont venues chercher leurs proches. *-Toutes les personnes attendant l'arrivée du vol Air France en provenance de Rio doivent se présenter au comptoir d'information. - L.Amar: Les familles angoissent.
Elles seront prises en charge par une cellule psychologique à l'aéroport. 16 ans plus tard, les responsabilités ne sont pas complètement établies. Un premier procès a conduit à la relaxe des 2 entreprises accusées d'homicide involontaire, Air France et Airbus.
Les parties civiles espèrent une autre issue en 2e instance. - Nous sommes très combatifs et nous croyons en ce nouveau procès en appel. - Il y a de l'usure, du découragement et, parfois, de l'espoir.
C'est en dents de scie. Air France joue de ça dans ce dossier. Ils espèrent qu'on s'épuise. - On fait front.
Quand on perd un enfant, c'est fini. On ne fait que survivre. - L.Amar: Quand vous êtes arrivée, vous m'avez dit: "J'ai activé le mode automatique." Qu'est-ce que ça veut dire? - Je coupe tout ce qui est émotionnel.
J'assiste aux débats. Je fais abstraction de tout ce qui peut m'émouvoir. - L.Amar: Vous y arrivez? - Pas tout le temps, mais je m'y efforce. - L.Amar: Il a fallu quasiment 2 ans pour retrouver l'épave dans l'océan Atlantique.
Les boîtes noires ont permis de révéler l'origine de l'accident. Les sondes Pitot, qui fournissent des informations capitales sur la vitesse et l'altitude, ont gelé en traversant un orage. Airbus aurait dû mieux anticiper ces dysfonctionnements?
Les pilotes auraient-ils dû être mieux formés pour y faire face? Le tribunal avait reconnu des négligences mais n'avait pu démontrer qu'elles avaient directement causé l'accident. - A.Jacubowicz: Le 1er jugement dit très clairement qu'il y a des fautes importantes d'Air France et d'Airbus, mais ne tire pas les conclusions de ses fautes.
On va avoir un procès à l'identique avec les mêmes rapports d'expertise, les mêmes témoins...
J'espère qu'on n'aura pas la même accusation. La responsabilité est très partagée. Est-ce qu'ils ont contribué à cet homicide par imprudence?
La réponse, à l'évidence, est oui. - L.Amar: Nous avons aussi interrogé les avocats de la défense, mais ils refusent de répondre à la presse.
Airbus et Air France nous ont transmis ce communiqué. Le constructeur rejette toutes les charges pénales. La compagnie réaffirme sa confiance à l'ensemble de ses pilotes.
Les pilotes ont-ils commis une erreur qui a conduit au crash? Pour les familles, ils ne sont pas en cause. Ils n'étaient pas formé à réagir au givrage des sondes.
Voici leur dernier échange. ... - L.Amar: "On ne comprend rien.
On a tout tenté." Ces mots sont glaçants. Pour cet expert de l'aéronautique, les pilotes ne peuvent pas être exonérés de responsabilités. - Si l'équipage avait été entièrement à l'arrière, il n'y aurait pas eu de catastrophe.
Lorsqu'ils ont perdu leur information de vitesse, ils ont décidé de cabrer l'avion pour en diminuer la vitesse. En faisant ça, ils l'ont amené à son plafond, à son incapacité de monter plus haut. La vitesse s'est effondrée.
Ils n'ont pas su réagir parce qu'ils n'ont pas su faire appel à un savoir qu'ils avaient connu des années avant, très brièvement. La formation des pilotes est de plus en plus banalisée. Les pilotes pilotent des avions extrêmement sophistiqués avec des formations très accélérées, en particulier sur les parties basiques. - L.Amar: Le procès en appel est prévu jusqu'au 27 novembre.
E.Halphen, vous avez travaillé sur ce dossier. Vous aviez décidé de renvoyer Airbus et Air France en procès.
Comprenez-vous la lassitude? - E.Halphen: Je ne peux pas m'exprimer sur le fond du dossier.
Les juges d'instruction, après des années d'enquête, avaient estimé qu'il n'y avait pas suffisamment de charges pour renvoyer les 2 entreprises devant le tribunal correctionnel. Le parquet avait fait appel avec les parties civiles. C'est passé devant la chambre d'instruction que je présidais.
Nous avons examiné les dossiers. Il y avait de nombreux éléments. Nous avons estimé qu'il y avait matière.
Nous avons renvoyé l'affaire devant le tribunal correctionnel. Il n'a pas été du même avis. Ils ont considéré qu'il y avait des fautes. - P.Cohen: Il était de l'avis des 1ers juges d'instruction. - E.Halphen: C'est pour ça que c'est compliqué, le droit.
Je vais suivre avec intérêt ce procès. Ca montre le temps. 10 ans d'enquête...
Il y avait de nombreuses personnes à entendre...
Des gens se renvoyaient la balle. C'était compliqué. Après, première instance en février 2023, appel aujourd'hui en septembre 2025.
Ca a été accéléré. C'était compliqué, parce qu'il fallait trouver un mois. Ca fait 2 ans et demi.
Le temps judiciaire n'est pas le temps journalistique. - A.-E.Lemoine: Le record de M.Barnier est battu.
Déjà 20 jours que S.Lecornu a été nommé à Matignon et n'a toujours pas formé son gouvernement. Quand "Le Parisien" demande s'il n'est pas pressé, il répond qu'il est au travail avec méthode et sérieux, qu'il repart d'une feuille blanche sur le budget, ce qui explique ce délai.
Une feuille blanche, pas tout à fait. Il écarte l'hypothèse d'une taxe Zucman et d'un retour de l'ISF, de quoi faire bondir la gauche et faire redouter aux observateurs une nouvelle censure. - N.Saint-Cricq: S.Lecornu est secret.
Ses camarades du socle commun ne savent pas où il veut en venir. - Il semble vouloir ouvrir des portes, mais quand on regarde entre les lignes, il en ferme. - Il ferme des portes à la gauche. - Les socialistes n'attendaient pas des paroles, mais des actes. - Le plus semblable, moins improbable, c'est que S.Lecornu doive affronter une censure. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, T.Soulié.
Vous êtes grand reporter au journal "Le Parisien-Aujourd'hui en France". Vous avez interviewé le Premier ministre à Matignon. Il n'avait pas pris la parole jusque-là.
Là, c'est un coup de maître. Il fait beaucoup réagir, mais il ne s'attendait peut-être pas forcément à cette levée de boucliers, notamment de la gauche. - T.Soulié: Moi non plus.
A l'interview, on ne savait pas ce qu'il voulait dire. J'ai été surpris par le fait qu'il n'y ait pas de vraies concessions faites à la gauche alors que c'était la feuille de mission donnée par E.Macron.
Durant l'interview, je me demandais ce qu'il était en train de faire. Je ne comprenais pas très bien. Il choisit de fermer des portes dès le début.
Ca crée une levée de boucliers à gauche et une menace de censure. - A.-E.Lemoine: Aussi une certaine incompréhension dans le socle commun? - T.Soulié: Plus que ça.
Ils sont furieux que S.Lecornu n'ait pas fait de geste vis-à-vis du PS pour plusieurs raisons. J'ai passé 3 jours à L'Isle-sur-la-Sorgue ce week-end.
Les gens du MoDem étaient furieux en se disant: "S'il ne tend pas la main à la gauche et qu'il est censuré, il se passe quoi, après?" Ils trouvent que ce que S.Lecornu est en train de faire est dangereux.
Ils ne comprennent pas. Certains se demandent pourquoi il fait ça. Moi non plus, je n'ai pas compris. ... avec une ultime discussion avec les ténors du PS.
Si ça se passe mal, dès lundi, le PS pourrait voter une motion de censure? - T.Soulié: Oui.
Il y a 2 options. Soit il se dédit, il fait de vrais gestes au PS et pourrait éviter une censure, soit il confirme ce qu'il nous a dit et on ne voit pas comment le PS n'appuie pas sur le bouton rouge. - P.Cohen: Est-ce que le bouton est rouge? - T.Soulié: On ne sait pas.
Il est gris. - P.Cohen: Si le RN ne vote pas... - A.-E.Lemoine: Ca met le RN au centre du jeu. - T.Soulié: M.Fesneau disait ce week-end: "On ne veut pas revenir dans les mains du RN." La veille, G.Attal a dit qu'il fallait négocier avec le PS et pas avec l'autre camp.
Si le RN sauve S.Lecornu, ça va être compliqué de l'avaler pour ses alliés. - A.-E.Lemoine: Constitutionnellement, S.Lecornu ne peut pas être renversé tant qu'il n'a pas formé de gouvernement. - E.Halphen: Il y a encore un débat sur ce sujet, mais ça ne va pas se passer.
Il devrait y avoir un gouvernement d'ici à dimanche soir. Jeudi soir, quand le président sera de retour de son voyage au Danemark et avant de repartir en Allemagne, ou samedi ou dimanche, il devrait y avoir un gouvernement. S.Lecornu n'était pas pressé.
Il a dit qu'il était là pour faire le budget et que tout ce qui était gouvernement, il verrait après. E.Macron, selon nos informations, lui a dit en tête-à-tête jeudi dernier: "Attention.
On ne va pas donner le sentiment d'une vacance du pouvoir trop longtemps. On va accélérer." - A.-E.Lemoine: A-t-il un plan, S.Lecornu, pour obtenir un accord sur le budget? - T.Soulié: Ce week-end, on me disait que le plan, c'est qu'il n'y en a pas.
C'est un fin politique. Il adore négocier en coulisses. Il a négocié un budget très difficile pour les armées.
Je vois 2 options. Soit il n'a pas de gouvernement et il tâtonne, soit il se dit que le plan est qu'il est sauvé par le RN à la 1re censure et qu'il donne des victoires au PS ensuite. A la fin, il est sauvé par le PS.
Là, on me dit que ce n'est plus un trou de souris, mais en trou d'épingle. On n'en est pas loin. - P.Cohen: Les choses avancent au fur et à mesure de la discussion budgétaire.
Vote par vote, le budget se construit avec les majorités et les forces à l'Assemblée nationale. Ca redonne, pour une part, la main à la gauche, mais ça risque d'accoucher d'un monstre qu'on ne connaît pas à l'avance. - A.-E.Lemoine: C'est un aveu de faiblesse ou un aveu de lucidité face à la situation? - T.Soulié: C'est plutôt un bon coup de communication.
Il dit aux députés: "Je suis très faible politiquement. Si ça échoue, ce sera vous. Vous avez le pouvoir." Les députés sont très sensibles à entendre "c'est vous qui avez le pouvoir et ce n'est plus moi qui négocie de manière verticale".
Il dit même qu'il est sous tutelle de l'Assemblée. - E.Tran Nguyen: Ca surprend.
Cette Assemblée n'a jamais autant ressemblé à... - T.Soulié: Je trouve ça plutôt malin politiquement, mais en disant qu'il est faible, il dit aux manifestants dans la rue, qui seront là jeudi, qu'ils ont le pouvoir aussi.
Ca peut doper la rue et les manifestants. - E.Tran Nguyen: On parlait du RN.
On va en reparler à l'Assemblée. Ils vont renouveler les postes-clés. La présidente, Y.Braun-Pivet, estime que tous les groupes doivent être représentés, mais il y a encore de la résistance forte à gauche pour ne pas voir le RN à ces postes-clés. - T.Soulié: Il y a eu une réunion cet après-midi, où ils se sont mis d'accord de ne pas être d'accord.
La gauche ne veut pas que le RN ait accès au moindre poste-clé ou à responsabilité. Sauf que le socle commun, le bloc central et Les Républicains veulent donner des postes au RN en disant qu'ils ont été élus par les Français. Ils ont 140 voix de tête et des députés, donc il faut leur donner des postes.
Ca va être un test pour les alliés de S.Lecornu mercredi et jeudi. S'ils s'écharpent entre eux, L.Wauquiez, G.Attal...
Bon courage à lui pour former un gouvernement avec des gens qui se sont tapé sur la tête. - A.-E.Lemoine: T.Soulié, grand reporter au service politique du "Parisien-Aujourd'hui en France".
Tout de suite, le 5/5 de Lorrain. Un camouflet pour la Russie. Les pro-UE remportent les élections en Moldavie. - L.Sénéchal: On parle d'un pays de 2,5 millions d'habitants coincé entre la Roumanie et l'Ukraine et dont une partie du territoire est sous contrôle des séparatistes prorusses.
L'enjeu des législatives est de poursuivre ou non le rapprochement avec l'UE. Le camp européen l'a remporté largement, avec 52 % des voix. Plus du double des partisans du Kremlin. ... - L.Sénéchal: Le leader de l'opposition a bien tenté de mobiliser son camp, celui des prorusses... 200 personnes à peine ont manifesté contre ce qu'ils qualifient de fraude.
Le président français E.Macron a affirmé ceci. En parlant d'ingérence, 11 personnes ont été arrêtées en Serbie dans l'enquête sur les têtes de cochon déposées devant des mosquées en région parisienne.
C'est l'ombre de la Russie qui plane. - A.-E.Lemoine: La Russie continue la guerre en Ukraine. - L.Sénéchal: En frappant durement Kiev, la capitale, dont une petite fille de 12 ans.
Près de 500 drones et une cinquantaine de missiles. Cette attaque a duré 12 heures. Les services de secours ukrainiens sont parfois parvenus à sauver la vie in extremis.
Ils sont souvent la cible, ensuite, de frappes russes. Ces frappes n'ont aucun intérêt militaire. Le but est de plonger les Ukrainiens dans la terreur. ... - L.Sénéchal: D'autres villes ont été ciblées ce week-end, comme dans la région de Zaporijia.
Cette guerre coûte cher à la Russie, qui prévoit d'enrôler 135 000 nouveaux hommes d'ici à la fin de l'année. La Russie se retire par ailleurs d'une Convention européenne contre la torture. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, D.Trump dénonce une nouvelle attaque contre les chrétiens après l'attaque d'une église mormone. - L.Sénéchal: 4 personnes sont mortes.
L'assaillant a défoncé avec sa voiture la porte de cette église du Michigan avant de tirer sur les fidèles et d'incendier le bâtiment. Le tireur a été abattu par les forces de l'ordre 8 minutes après le début de son assaut. C'est un vétéran de 40 ans, originaire d'une commune voisine.
On ne sait rien du mobile qui l'a poussé à s'attaquer à cette église mormone, une communauté religieuse traditionaliste. Déjà, D.Trump qualifie cette attaque politiquement.
C'est pour lui un nouvel assaut contre les chrétiens aux Etats-Unis. Il parle même d'une épidémie de violence, moins de 3 semaines après l'assassinat de C.Kirk.
Il poursuit sa politique clivante. Les arrestations de migrants sont filmées partout. Elles choquent, comme ici.
Un homme de 79 ans est frappé violemment par la police aux frontières. L'employé d'un supermarché poursuivi jusque dans son commerce par un policier en civil. Ce sont des images qui choquent une partie de l'Amérique.
Cette Amérique manifeste parfois contre les méthodes de la police des frontières. Exemple à Portland, dans l'Oregon. Elle est à son tour dans le viseur de D.Trump.
Elle serait "à feu et à sang", selon D.Trump. Les violences dans cette ville sont en baisse depuis 4 ans, d'après les chiffres du FBI.
Sidération de la gouverneure démocrate de l'Oregon. ... - L.Sénéchal: Trump a déjà ciblé d'autres villes démocrates, envoyé ou menacé d'envoyer l'armée à Los Angeles, Washington ou Chicago. - A.-E.Lemoine: Un homme avoue en direct à la télévision avoir tué ses parents. - L.Sénéchal: Mercredi, un corps est retrouvé dans sa propriété.
Le lendemain, il prend les devants et appelle la télévision locale pour avouer en direct le double meurtre de ses parents. ... - L.Sénéchal: Il vient pour s'expliquer à la télévision américaine. - E.Halphen: C'est très révélateur de notre société.
Il ne va pas au commissariat ou au palais de justice, mais chez vous. - A.-E.Lemoine: Non...
A la télévision américaine. - L.Sénéchal: Il donne les raisons de ce double meurtre.
Il affirme qu'il les a tués parce qu'ils étaient en fin de vie et en souffrance. ... - L.Sénéchal: La police est manifestement à l'écoute de l'émission.
Alors qu'il sort du studio, il est arrêté. Il était dans le viseur des enquêteurs parce que ses parents n'avaient plus donné signe de vie depuis des années. Il encaissait les chèques de retraite des parents en faisant croire qu'ils étaient toujours en vie. - A.-E.Lemoine: Prison Et inéligibilité requis contre le maire de Saint-Etienne. - L.Sénéchal: Maire LR qualifié par le parquet tout à l'heure de décideur dans l'affaire du chantage à la sexualité.
Pour la procureure, c'est lui qui avait les mains sur la manette nucléaire, la vidéo de son ancien premier adjoint filmé à son insu avec un prostitué. 5 ans de prison dont 3 ans ferme requis contre G.Perdriau.
Aussi, 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire qui s'appliquerait même en cas d'appel et l'empêcherait de se représenter. La procureure reconnaît que ça peut créer un trouble démocratique si elle était suivie. "Les faits sont d'une telle vilenie qu'il ne peut pas rester maire de Saint-Etienne." - E.Halphen: C'est un bon exemple.
A un moment, pour que la justice se fasse respecter, il faut que les décisions soient appliquées et, éventuellement, immédiatement. - A.-E.Lemoine: Quelles que soient les conséquences, mêmes politiques.
Le ravisseur d'une petite fille de 12 ans écroué. - L.Sénéchal: L'enlèvement de cette fille de 12 ans a déclenché une alerte enlèvement.
Elle a fini par être retrouvée en vie. Elle a quitté son domicile en sautant par la fenêtre de sa chambre pour rejoindre le suspect. C'est un ami de son père qui a appelé le papa pour le prévenir qu'il allait l'enlever et la violer.
Il a déjà été condamné pour des faits de violence sur mineur. Il a été mis en examen pour enlèvement, séquestration et viol. Il avait aussi prévenu sa propre soeur que la prochaine fois qu'ils se verraient, il serait en prison. - A.-E.Lemoine: Alerte rouge en Espagne, un an après les inondations dévastatrices. - L.Sénéchal: Pour l'instant, la pluie tombe plus au nord.
Il y a déjà des inondations limitées. Toute l'Espagne garde en mémoire les inondations d'il y a près d'un an. 230 morts en tout et des dégâts très importants dans la région de Valence.
On se souvient des images qui ont suivi. 120 000 épaves de voitures ont dû être stockées. L'angoisse est à la hauteur de ce traumatisme.
Ce monsieur disait son angoisse. Alerte rouge. Des écoles et collèges fermés, tout comme les bibliothèques, parcs et jardins.
Pour l'instant, des pluies moins dévastatrices qu'il y a un an. Pas de dégâts majeurs ni de victimes. - A.-E.Lemoine: On finit avec cette histoire incroyable: un chirurgien également plombier. - P.Cohen: Mieux vaut ça qu'un plombier qui soit chirurgien... - L.Sénéchal: Ce médecin de 62 ans...
A 62 ans, on songe à la retraite. Lui a ajouté une activité. Sa spécialité, c'est la chirurgie cardiaque, qu'il a pratiquée toute sa vie.
Dans le même temps, il en est à sa 40e chaudière. Il a même fait la salle de bains de l'aide-soignante. On l'a suivi sur un chantier. - Mon métier principal, que je continue et que j'adore, est la chirurgie cardiaque, que j'ai fait ce matin car j'ai opéré un patient d'un remplacement valvulaire.
J'avais promis ensuite au client de finir son installation. Il est prévu qu'il emménage ce week-end. - Vous n'avez pas encore mélangé les deux? - Non.
Je n'ai pas encore essayé...
Je n'ai pas trop envie. - L.Sénéchal: Il n'a pas soudé d'aorte.
Il a demandé l'autorisation à l'Ordre des médecins. - A.-E.Lemoine: Il ne diversifie pas sa pratique! - J'ai demandé à le faire.
Ils ont transmis la demande au conseil national de l'Ordre, à Paris, lequel ne s'était jamais présenté. Ensuite, la réponse a été donnée de dire que dans la mesure où c'était 2 activités séparées, je pouvais les cumuler. Au début, les collègues m'ont taquiné.
Ils m'appellent Mario, le personnage de "Mario Kart" qui est plombier. - L.Sénéchal: Il a suivi les traces de son grand-père bricoleur. - A.-E.Lemoine: Il peut aussi devenir sosie de B.Lavilliers, s'il lui reste un peu de temps.
Merci, E.Halphen, juge bientôt à la retraite mais aussi auteur de polars. T.Soulié, merci.