Ukraine, municipales à Paris... Geoffroy Didier (LR) est l'invité politique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Geofre. On commence avec cet accord historique signé hier entre Emmanuel Macron et et Volodimir Zelinski. La livraison de 100 rafales français, c'est un contrat de 15 à 20 milliards d'euros.
C'est l'Union européenne qui pourrait payer notamment avec les avoir russes gelés. Sauf que visiblement les Européens sont sont pas tous d'accord pour ce déblocage de ces fonds. Est-ce que ce contrat pourrait faire pit ?
D'abord, ce n'est qu'une déclaration d'intention, c'est-à-dire c'est l'expression d'une volonté politique de la part de la France et de la part de l'Ukraine. Ensuite, je crois que nous devons aider l'Ukraine. L'Union européenne doit continuer à aider l'Ukraine parce que sinon elle est en danger.
Parce que la volonté de Vladimir Poutine, c'est de créer une grande Russie, ce qui peut aller bien au-delà des frontières même de l'Ukraine qu'il a commencé à envahir, mais aussi la Moldavie, la Finlande, la Pologne. Nous n'avons pas d'autres choix. Même si évidemment nous voudrions que la guerre s'achève au plus vite, même si évidemment nous devons aussi négocier avec Vladimir Poutine, nous n'avons pas d'autre choix que de nous inscrire dans une temporalité plus grande en permettant à l'Ukraine au lendemain de ce que j'appelle et de ce que j'espère être des négociations de pouvoir créer sa propre défense pour l'avenir.
C'est évidemment l'état d'esprit de ces 100 rafales. Les Européens ont déjà adopté 19 trains de mesure et pourtant bah la Russie est toujours debout et même elle grignote du territoire ukrainien. Est-ce qu'il faut un 20e paquet de mesures ?
Est-ce que c'est efficace ? efficace, je ne le sais pas, mais pour m'être rendu deux fois en Ukraine depuis le début du conflit comme président délégué d'une région la plus grande région d'Europe qui aide l'Ukraine et qui recevra d'ailleurs demain les présidents des régions de Kiev et de Ternif, c'est-à-dire la frontière nord de l'Ukraine, je crois que nous devons aider ce peuple digne, debout qui est sûr de sa victoire parce qu'il est sûr de sa légitimité. Mais bien sûr, nous le voyons sur le terrain euh sur le front, les nouvelles ne sont pas forcément bonnes.
Est-ce que cela signifie que nous devons abandonner l'Ukraine ? Je ne le crois pas. En revanche, oui Alex Bouyaget, nous devons faire en sorte que cette guerre s'achève au plus vite, qu'il y ait des négociations.
Mais pour cela, faut être deux. Et Vladimir Poutine pour l'instant a joué avec tous ces interlocuteurs potentiels, y compris Donald Trump. Donc en attendant, nous n'avons pas d'autre choix aussi que de montrer les muscles et que de garantir à l'Ukraine une sécurité. durable, c'est-à-dire celle qui débutera au lendemain de la guerre.
Euh, président Zelinski est aussi fragilisé, hein, il y a par un scandale de corruption, deux ministres limogés, un de ses proches qui serait qui est en fuite après des accusations de pot de vin dans le secteur énergétique. Est-ce que vous Volimir Zelinski reste un interlocuteur fiable ? Je le crois.
C'est celui qui a été choisi par le peuple ukrainien. Et bien sûr que nous le savons, il y a un véritable défi de lutte contre la corruption en Ukraine qui existait avant la guerre, qui ne s'est pas achevé avec le conflit armé. Et si un jour l'Ukraine voulait devenir membre de l'Union européenne, il y aurait beaucoup de conditions à remplir et on sait qu'aujourd'hui elle ne les remplit pas du fait de cette corruption.
Donc restons concentrés sur notre intention d'aider l'Ukraine, restons concentrés sur la volonté de négociation et bien sûr restons aussi concentrés sur cet objectif de mettre à mal la corruption dans le pays. Alors, restons aussi concentré sur le budget hein qui poursuit à son rythme euh le son chemin parlementaire. Certains textes votés par les députés n'auront jamais d'application nous explique Sébastien Lecornu.
Il a d'ailleurs saisi le Conseil d'État. Est-ce que c'est une manière de déminer les choses ou est-ce que c'est un mépris parlementaire ? le le dénoncent certains de ses opposants.
Écoutez, il faut un budget à la France, mais ce budget ou cette ce début de discussion budgétaire est devenu un feu d'artifice fiscal insupportable pour ceux qui nous regardent et qui nous écoutent. Vous dites que les députés votent n'importe quoi en ce moment. Mais on s'en rend pas trop compte parce qu'on est dans un budgétaire on sait plus exactement quel est le mauvais épisode du jour, mais en réalité entre l'impôt universel, le retour de l'impôt sur la fortune, la hausse de la CSG, la volonté de fiscaliser tout, les pourboirs, les pensions alimentaires, c'est insupportable.
On nous avait promis le compromis, on a eu l'hystérie, l'hystérie fiscale. Et heureusement que il y a un groupe, celui de la droite républicaine présidée par Laurent Voquier qui essaie d'amortir les chocs et surtout avec une vraie philosophie et un état d'esprit très clair, c'est non aux augmentations d'impôts. Nous sommes malheureusement minoritaires parce que vous aurez observé que même les députés du groupe Renaissance d'Emmanuel Macron votent les augmentations des impôts après avoir promis de les baisser. vote par exemple la suspension de la réforme des retraites dans le cas de la discussion du PLFSS après avoir mis en place la réforme des retraites.
Tout le monde perd sa boussole, c'est devenu n'importe quoi. Et donc, il faut une balise, un repère qui est la droite républicaine avec un état d'esprit très clair. Non, à l'augmentation des impôts, on baisse les dépenses et on met fin à la sistana avec une une allocation sociale unique qui doit être plafonnée à peu près 3/4 du SMIC pour que le travail rapporte toujours mieux que la SIS.
Le Sénat qui a, on le sait, une majorité droite devrait détricoter méticulisement les textes venant de l'Assemblée nationale et en effaçant effectivement les concessions faites aux socialistes à commencer par la suspension de la réforme des retraites. Vous vous dites c'est salutaire. Mais bien sûr que c'est salutaire, c'est surtout nécessaire et je sagren effectivement de de mettre en place une politique très offensive face aux erments d'une grande partie de l'Assemblée nationale.
Mais vous connaissez la procédure parlementaire comme moi. Le problème c'est qu'après on va avoir une commission mixte paritaire c'est-à-dire des députés et les sénateurs. Sera conclusive ou pas ?
Ça se pr je ne le sais pas. En tout cas ce que je sais et ce que je peux vous affirmer dès ce matin, c'est que nous devons refuser de voter ce budget dans sa version actuelle. car elle consiste à une augmentation d'impôts qui est insupportable.
D'autant plus que madame Bouyegé, si nous augmentions les impôts et que à ce moment-là, ça voudrait dire on baisse les dépenses. Mais vous aurez remarqué une chose, c'est que à chaque fois on augmente les impôts et quand on augmente les impôts, à chaque fois on augmente les dépenses, ça devient insupportable. Donc stop à cette folie et cette hystérie fiscale.
Sauf que le péril qui pèse sur l'économie française, c'est l'absence de budget. C'est ce que Martel Sébastien Lecornu, il l'a encore redit hier. Il a pas raison quand même à un moment de se dire faut faire un compromis pour rassurer la stabilité ou vous dites non le prix est définitivement trop cher.
Je vous avais dit on était pour le compromis on a eu l'hystérie. Ce qui pèse surtout pour la France c'est pas le principe d'avoir un budget, c'est même pas le principe d'avoir un gouvernement. On n pas eu de gouvernement pendant quelques semaines.
Honnêtement, onen est pas sorti trop mal. Ce qui pèse surtout sur la France, c'est de ne pas avoir de croissance. C'est ne pas avoir une politique où on travaille plus parce que non.
Mais donc vous dites à la fin de du fin, ça doit se terminer comment ? ordonnance loi spéciale ou ou pas de budget. Ça ça c'est votre boulot.
Moi je ne suis pas commentateur, je ne suis pas journaliste, je ne suis pas devin, je ne suis pas monsieur ou madame soleil. Moi ce que je veux c'est un budget parce que il y a une question de stabilité. Ce que je veux c'est un budget de croissance et ce que je veux c'est un budget qui protège les Français de cette hystérie fiscale à laquelle ça donne des groupes politiques.
Les extrêmes certes, mais aussi le groupe Renaissance d'Emmanuel Macron. C'est quand même un comble. Euh un dernier mot sur le Congrès des maires de France qui s'ouvre aujourd'hui.
Euh c'est vrai que les municipales c'est dans 4 mois. Juste une petite précision concernant Rachi Dadati, elle reste euh la candidate des Républicains à Paris parce que j'avais compris qu'elle avait été suspendue de ses fonctions parce qu'elle était restée enfin de de son titre de républicain parce qu'elle était restée au sein du gouvernement. C'est ce que Bruno Rotaillot avait dit.
Donc elle reste elle reste notre candidate des Républicains. Personne ne conteste son envie ni son énergie et je crois que la droite peut emporter des municipalités. Paris bien sûr, mais aussi d'autres grandes communes comme Strasbourg où il y a un candidat formidable, un jeune candidat Jean-Philippe Vetter, comme Lyon avec l'union autour de Jean-Michel Holas.
Bref, la droite peut remporter des mairies et en conserver un grand nombre. Pourquoi ? parce qu'elle s'est géré elle contrairement à tous ceux qu'on vient de décrire et parce qu'elle n'est pas idéologue.
Et au fond dans les communes, il faut pas faire preuve trop de partisanisme et d'idéologie. Il faut être pragmatique, bon gestionnaire, inventif et énergique. Si on a tout ça, je vous assure, on va remporter déjà beaucoup de communes.
Un dernier mot sur ces mères he qui déplore moins de moyens mais qui aussi explique finalement le narcotrafic sans racine aussi en zone rurale. Emmanuel Macron s'est saisi du dossier, hein, il fait une grande réunion ce matin euh avec notamment le ministre de l'intérieur. C'est quoi la formule magique pour lutter contre ce fléo qui semble inarrêtable ?
Il n'y a pas de formule magique mais les réunions ne suffiront pas. Il faut mettre les moyens et des moyens financiers majeurs. Et pour cela, il faut que l'État décide de se concentrer sur ces missions essentielles.
Protéger protéger les Français, par exemple des narcotrafic. Éduquer, c'est-à-dire instruire nos gamins avec les savoirs fondamentaux et soigner. Parce qu'aujourd'hui, le véritable scandale d'État, c'est la paupérisation de services publics les plus fondamentaux alors que nous avons le taux de record des prélèvements obligatoires.
Si l'État se concentre sur ces missions essentielles, c'est une organisation d'État. L'État doit se concentrer sur ses missions essentielles et lâcher du l'est sur tout le reste. Ça nous permettra par exemple de mettre le paquet sur la lutte contre les narcotrafic.
Geoffroy Didier