"Est-ce que je pense que le président Poutine veut la paix ? Non", assure Emmanuel Macron
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous craignez que les Ukrainiens soient contraints d'accepter des conditions de gel de front en échange de territoires ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Est-ce que demain nous allons voir des avancées sur un accord de paix avec Vladimir Poutine ?
- 9:00OuverteRéponse partielle
Soutiendrez-vous l'initiative d'inclure la question des prisonniers politiques à l'ordre du jour ?
- 11:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous convaincu par un traité de réassurance type article 5 de l'OTAN sans adhésion ukrainienne ?
- 13:00FerméeRéponse directe
Avez-vous parlé avec Donald Trump aujourd'hui avant la réunion de demain ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a un double jeu qui s'installe dans les discussions avec la Russie ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Emmanuel MacronFait
« Il n'y a qu'un agresseur, la Russie. Et il n'y a aujourd'hui que au fond un État qui propose une paix qui serait une capitulation qui est la Russie. »
- 13:30Emmanuel MacronFait
« Je salue la volonté du président Trump de vouloir la paix. »
- 15:30Emmanuel MacronFait
« Je ne prétends pas être au courant de tout parce que je ne suis pas dans ces discussions. »
- 17:30Emmanuel MacronFait
« Est-ce que je pense que le président Poutine veut la paix ? La réponse est non. »
- 19:30Emmanuel MacronFait
« Si nous sommes faibles aujourd'hui avec la Russie, nous préparerons les conflits de demain. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
qui arrive devant nous allons l'écouter en direct édition spéciale sur LC alors que l'histoire s'écrit sous nos yeux merci beaucoup de votre présence bonsoir. Je voulais vous dire quelques mots à l'issue donc des des échanges que nous avons eu ces derniers jours. J'avais l'occasion de rendre compte ici de des échanges que nous avions tenus au sein de la coalition des volontaires et puis en coordination entre européens et américain avant la rencontre d'Alaska.
Hier matin, nous avons eu le compte-rendu de cette rencontre en Alaska par le président Trump. Nous avons eu ensuite une coordination européenne et aujourd'hui donc nous avons souhaité réunir la la coalition des volontaires comme vous le savez qui est le fruit du travail de mobilisation que nous avions lancé en février dernier à Paris et qui a été poursuivi avec nos collègues et que nous coprésidons avec le premier ministre britannique. Cette coalition des volontaires rassemble tous les Européens qui soutiennent l'Ukraine, les nonmembres aussi de l'Union européenne, je pense en particulier à la Norvège, l'Allbagie et plusieurs autres. de la Norvège étant un contributeur extrêmement actif du du soutien à l'Ukraine, mais je pense aussi à d'autres alliés comme le Canada mais également au Japon ou à l'Australie qui étaient présents cet après-midi à nos côtés.
Et donc nous avons tenu cette cet échange qui a duré près de 2 he avec le président Zelinski pour préparer en effet la réunion de demain à Washington dans un contexte extrêmement grave à la fois pour l'Ukraine mais pour la sécurité de toute l'Europe. C'est d'ailleurs cela et ce contexte qui a décidé avec plusieurs collègues européens à l'invitation du président Trump et du président Zelinski d'aller avec ce dernier demain à Washington. Pourquoi ?
Parce que se joue en ce moment même un temps important du conflit et un temps important pour la sécurité de l'Ukraine et la sécurité de toute l'Europe. Et donc l'objectif qui est le nôtre demain est simple. Le premier, c'est de rappeler ce qui unit l'Ukraine, les Européens, les États-Unis d'Amérique.
Nous voulons la paix, une paix robuste, durable, c'est-à-dire respectueuse du droit international qui est précédée par la restitution des prisonniers, des enfants et qui permet de s'installer dans la durée, c'est-à-dire qui respecte la souveraineté, l'intégrité territoriale de tous les pays. C'est la responsabilité des membres permanents du Conseil de sécurité dont sont les États-Unis d'Amérique, le Royaume-Uni et la France. Et c'est ce que nous irons réitérer.
Il n'y a qu'un agresseur, la Russie. Et il n'y a aujourd'hui que au fond un État qui propose une paix qui serait une capitulation qui est la Russie. Ça c'est le premier point.
Le deuxième sur la base des échanges que nous avons eu et des initiatives qui ont été prises par les États-Unis, c'est de pouvoir ici rappeler qu'il ne peut pas y avoir de discussion territoriale concernant l'Ukraine sans les responsables légitimes démocratiquement élus de l'Ukraine. Pas de discussion sur les d'Ukraine sans les Ukrainiens, mais de la même manière pas de discussion sur la sécurité des Européens sans eux. La trème chose, c'est de faire le lien entre toute question territoriale et les garanties de sécurité.
Et c'est tout le travail que nous avons fait ces derniers mois. Et pour moi, un des points importants de la réunion de demain, c'est de pouvoir expliquer au président américain tout le travail qui a été fait par la coalition des volontaires que nous avons bâti qui consiste à dire quel est le format d'armée ukrainienne pour que la paix justement soit juste et durable. Et ça c'est une condition à poser sur la table et il ne peut pas y avoir de division entre les Ukrainiens, les Européens, les Américains sur ce point.
Ce que nous irons consolider demain. Tout accord qui reposerait sur l'absence d'une armée ukrainienne, sur la réduction d'une armée ukrainienne serait un accord insincère voué à ne pas être respecté parce que ces accords ont déjà existé par le passé et que y compris quand la Russie a signé elle-même des accords de non agression à l'égard de l'Ukraine, ce qu'elle a fait en 94. avec l'accord de Budapest, elle ne les a pas respecté.
Et donc le format de l'armée ukrainienne est premier pilier de ces garanties de sécurité. Le deuxième, ce sont ses forces de réassurance. Vous m'avez entendu souvent en parler ces derniers mois.
Nous l'avons consolidé. Nos chefs d'étatmajors l'ont travaillé au sein de la coalition des volontaires. Plusieurs États sont prêts à le faire.
De la formation à la logistique jusqu'à la présence dans des zones non chaudes, c'est-à-dire pas sur la ligne de front, pas dans des territoires contestés. mais d'avoir une présence de force alliée au côté de l'Ukraine. Nous irons présenter cela en demandant aussi aux États-Unis d'Amérique jusqu'où jusqu'à quel point ils sont prêts à se joindre à ces dernières puisque ils ont mis sur la table des garanties de sécurité l'ont réaffirmé.
Et puis le troisème, c'est comment formaliser cela à l'égard de l'Ukraine. Au fond, notre volonté demain, c'est de présenter un front uni européen et ukrainien dans ce moment de règlement du conflit en réaffirmant qui est du côté de la paix, qui est du côté du droit international, mais surtout comment nous assurerait collectivement que l'ordre international est respecté et que notre sécurité à tous est protégée. parce que il en va de la sécurité des Européens et de la France.
Et je le dis ici avec beaucoup de gravité. Je l'ai rappelé le 13 juin dernier à l'hôtel de Brienne. Quand nous parlons de ce qui se passe en Ukraine, nous parlons d'un pouvoir impérialiste et révisionniste qui'est la Russie d'aujourd'hui qui depuis 2008 n'a cessé de vouloir conquérir d'un nouveau territoire, n'a cessé de revoir les frontières internationales, n'a jamais respecté ces promesses de paix et de non agression.
Et donc si nous sommes faibles aujourd'hui avec la Russie, nous préparerons les conflits de demain et ils toucheront les Ukrainiens. Et ne nous trompons pas, ils peuvent aussi nous toucher au moment même où notre pays continue d'être de manière régulière attaqué sur le plan cyber, sur le plan de l'information ou dans des espaces contestés du maritime au spatial. Donc pas de faiblesse.
Au fond ce que nous allons dire, nous voulons la paix. Tous ceux qui sont là demain à Washington sont du côté de la paix depuis le premier jour. Mais nous voulons une paix robuste.
Une paix qui en aucun cas ne serait être une capitulation. Une paix qui en aucun cas ne peut se faire au dépend de la sécurité des européens. Monsieur le président, vous parliez de la question des territoires.
Donald Trump semble d'accord pour l'idée d'un gel de front en échange de la cession de certains territoires par l'Ukraine. Alors, on a bien entendu ce que ce que vous disiez sur le fait que les les Ukrainiens devaient décider eux-mêmes, mais est-ce que vous craignez pas quand même que les Ukrainiens soient contraints d'accepter ces conditions-l ? Et est-ce que ça reviendrait selon vous à ce que vous appelez une capitulation ?
Écoutez, d'abord, je pense que c'est la partie en président Trump de dire ce qu'il défend. Moi, je salue sa volonté d'avoir la paix. Je pense c'est très important d'avoir un président des États-Unis d'Amérique qui se met du côté de la paix.
C'est un geste très important. La deuxième chose, c'est que les États-Unis d'Amérique, par leur histoire, par leur place, par le fait qu'ils sont membres permanents du Conseil de sécurité ne peuvent vouloir que la paix conforme au droit international. Et comme nous, président Trump est lucide sur les conséquences que ça, comment les États-Unis d'Amérique seraient entendu quand on parle de Taiwan, quand on parle de d'autres endroits du monde, si on considérait qu'en Europe, on aurait le droit de fouler au pied l'ordre international ?
Donc, je pense que quiconque est du côté de la paix et du côté de la charte des Nations- Unies, les États-Unis en sont en quelque sorte les premiers garants. Donc, je sais que c'est la volonté du président Trump. Et donc si on est du côté de la paix, du droit international, on ne peut pas être du côté de la reconnaissance au fond de la loi du plus fort.
Parce qu'à ce moment-là, on ouvre un nouvel ordre international qui n'est plus celui de l'ordre international que nous connaissons qui est dire basé sur le droit. On ouvre une nouvelle ère qui est celle de la loi du plus fort et qui du proche Orient à l'Afrique, à l'Asie et partout ailleurs ne s'aimera qu'une chose, c'est la guerre à coup sûr. Parce que si le plus fort considère que il y a plus personne pour garantir le droit international et qu'on lui laisse faire et qu'on finit par reconnaître les territoires sur lesquels il a mis la main, je vous laisse voir les précédents que cela crée.
Donc non, je crois que le je salue la volonté du président Trump de vouloir la paix. Je salue son engagement personnel et nous allons demain justement clarifier tout cela. Mais il est évident que tout ça doit se faire conformément au droit international.
C'est notre rôle à tous. Et surtout le président Trump l'a rappelé lui-même, les seuls qui peuvent parler des territoires ukrainiens sont les autorités ukrainiennes et en l'espèce le président Zelinski. Monsieur le président, est-ce que demain nous allons voir des avancées sur cet accord de paix sur lequel a travaillé déjà Donald Trump avec Vladimir Poutine ?
Vous à titre personnel, qu'est-ce qui vous a convaincu d'aller à d'aller à Washington ? Le fait que maintenant après euh cette ce sommet qui s'est tenu en Alaska euh après les discussion que j'ai pu avoir avec le président Zelinski, le président Trump et plusieurs collègues européens, j'ai la conviction que nous devons rentrer dans une nouvelle phase diplomatique, celle dans laquelle nous assumons d'avoir et de défendre les intérêts des Européens. Nous y allons demain pas simplement pour accompagner le président Zeninski, nous y allons pour défendre les intérêts des Européens.
L'Europe n'a pas envie d'être à la table des grandes discussions comme un sujet de discussion. L'Europe doit être à la table pour discuter d'elle-même et de son avenir. C'est ça ce que je vois.
Et quand en 2019, je disais que notre organisation du traité de l'Atlantique Nord était morte d'un point de vue cérébral, je parlais d'une situation où les États-Unis d'Amérique avaient unilatéralement décidé de sortir d'un traité qui nous couvrait contre les missiles intermédiaires en disant que les Russes ne les respectaient plus. Le fait est que notre Europe aujourd'hui n'a plus de cadre qui la protège parce que le cadre qui a été construit pendant la guerre froide n'existe plus. À travers le conflit ukrainien, nous sommes en train de redéfinir les règles de notre sécurité collective.
Nous devons en être et donc nous y allons demain pour défendre évidemment l'Ukraine mais pour défendre nos intérêts à nous européens que nous assumons. Et moi je vous le dis très clairement, je veux aussi défendre l'idée que les prochains sommets, il faut pas simplement qu'il y ait l'Ukraine autour de la table, il faut qu'il y ait les Européens autour de la table avec la Russie, avec les États-Unis parce qu'on parle de la sécurité des Européens. On serait prêt à discuter avec Vladimir Poutine ?
Je l'ai déjà fait, je l'ai ru au téléphone il y a quelques semaines. Vous savez que je l'ai toujours fait et j'ai jamais considéré qu'on pouvait arriver à la fin d'un conflit en cessant de discuter, y compris avec les gens avec lesquels on n'est pas d'accord. Encore faut-il qu'il puisse y avoir des avancées.
Donc moi, j'ai toujours montré ma disponibilité mais avec des principes clairs et en essayant de faire ce que je disais. Monsieur le président Monsieur le président le prix Nobel de de la paix Nim Ratov journaliste russe anti-guerre il a demandé à Monsieur Trump d'inclure des questions la question des prisonniers politiques euh à l'ordre de jour à l'ordre de jour des discussions avec Vladimir Poutine d'échange de prisonniers politique entre l'Ukraine et la Russie euh et comme l'ont déjà fait Jul Navalnaya le veuve d'Alexis Navalni et et les militants de Mréal. Euh qu'est-ce que vous en pensez et euh euh soutiendrez-vous cette initiative euh peut-être demain à Washington ?
Alors, je pense que demain les ce ne sera pas la question principale qui sera discutée pour être transparent avec vous parce qu'elles vont se concentrer sans doute sur les sujets de garantie de sécurité de territoire. Mais je pense que ce qui est soulevé par nos prix Nobel et ce qui est soulevé par beaucoup de de dissidents, d'opposants, de femmes et d'hommes d'un courage extraordinaire qui ont parfois perdu la plus proche, qui ont perdu pour certains autres leur liberté et qui se battent pour la sécurité, la dignité, la liberté dans leur pays, nous devons le défendre. Et si nous devons cheminer vers la fin des hostilités puis un traité de paix, la question du réengagement passera en effet par le traitement de ces prisonniers.
Donc ce sera sur ce chemin. Mais je veux ici redire en tout cas notre attachement, notre soutien, notre grande estime pour toutes les combattantes et les combattants de la liberté en Russie. leur cause est immense et ils le font avec un courage un signe et aujourd'hui les violences qu'ils subissent, les privations de liberté, le durcissement du système est encore plus forte que ce qu'on avait connu durant le système soviétique.
Et donc je veux saluer leur courage à titre personnel et dire que je soutiens leur cause à titre politique. Merci beaucoup. Est-ce que vous êtes convaincu par la proposition d'un traité de ré l'article 5 de de l'OTAN mais sans que l'Ukraine rentre dans l'OTAN ? que cette proposition pourrait être selon vous la bonne sur la table.
La question c'est celle de la substance et pour être très clair avec vous, ça a déjà existé ce qu'on se dit là. C'est-à-dire qu'on avait déjà plusieurs pays avaient collectivement dit il y a de cela 30 ans aux Ukrainiens quand l'Ukraine s'était départie du nucléaire parce que ça existait. Il y a eu ce débat.
C'est ce fameux accord de Budapest en 1994. D'abord la Russie avait signé qu'elle n'agresserait jamais l'Ukraine. Tout ça pour vous dire ce que vaut une signature de la Russie.
On a déjà la preuve, il l'avait déjà signé. Mais plusieurs pays ensuite se sont engagés à protéger l'Ukraine si elle était attaquée. Nous l'avons pas fait aujourd'hui même dans le contexte qu'on évoque.
Est-ce que nous avons engagé des troupes ? Non. Donc je crois que un article théorique n'est pas suffisant.
La question c'est la substance. C'est tout le travail que nous avons fait depuis février dernier. C'est pour ça qu'en février dernier, j'ai voulu réunir quelques collègues européens et non européens et président Zelinski à Paris puis que nous avons poursuivi avec les Britanniques et qu'on a bâti cette coalition des volontaires.
C'est pour mettre de la substance. Qu'est-ce que c'est que les garanties de sécurité ? Et donc nous ce qu'on doit faire c'est pas des des grands mots des théories parce qu'on sait à quoi on sera confronté le jour d'après si on reste dans la même situation.
C'est d'abord de dire la première des garanties de sécurité pour l'Ukraine, c'est une armée ukrainienne forte. Écoutez, regardez là aussi par rapport à toute l'intoxication du débat ambiant. Il y a 3 ans et demi que cette guerre a commencé.
Il y a 3 ans et demi, le président Poutine nous expliquait qu'il allait terrasser les Ukrainiens en 3 semaines de ce qu'il appelait lui-même une opération spéciale. 3 ans et demi après, il n'a toujours pas réussi à prendre tout le Donbas. Ils sont pas si forts que beaucoup le croient ou veulent le croire.
Ça n'est pas vrai. Les Ukrainiens sont vaillants, braves. Ils ont été très intelligents sur le plan tactique sur le terrain.
Nous les avons beaucoup aidés. Mais c'est eux qui se sont battus. Et donc si on veut que cette paix soit durable, il faut qu'il y ait une armée ukrainienne solide, robuste.
C'està-dire au côté de d'une Russie qui a plus d'un million de combattants aujourd'hui. Et d'ailleurs dans notre discussion, il faudra savoir à combien on demandera la Russie de réduire son armée, nous et les Américains, parce que c'est une source de désordre dans le monde colossal. Et bien on a besoin d'avoir un format crédible d'armée ukrainienne.
Premier point et de dire nous européens américains comment on les forme, comment on les équipe, comment on finance cet effort dans la durée. C'est légitime, c'est la meilleure défense et c'est l'avant-pose de notre défense collective si la Russie voulait réavancer. La deuxième chose, c'est nous de dire, et c'est pour ça que c'est pas la masse qui compte, c'est la signature stratégique, comment on met ce qu'on appelle des forces de réassurance, c'està-dire quelques milliers d'hommes sur le terrain en Ukraine dans la zone de paix pour garantir qu'il y a une présence de quelques alliés qui disent "Notre destin lié, ce qu'on a pu connaître par le passé.
Ces forces là n'ont pas vocation ni à tenir une ligne de front, ni à être engagé sur un conflit chaud, mais à signer une solidarité d'un point de vue stratégique." Ça c'est le deuxème pilier. Donc c'est ça dont il faut qu'on discute avec les Américains.
Qui est prêt à faire quoi ? La planification, nous l'avons finalisé en juillet dernier. Ça a été coordonné par les chefs d'étatmajor britannique et français.
Ça a été présenté, j'étais à ce moment-là à la fin de cette visite d'étail du sommet avec les Britanniques. Nous l'avons à Norfood présenté à tous les collègues. C'est un travail qui est très sérieux, qui est construit.
Donc on va aller le montrer à nos collègues américains. On va leur dire voilà et nous on est prêt à faire ceci, cela. Qu'êtes-vous prêt à faire ?
C'est ça la garantie de sécurité, la seule qui existe. Je crois que les Ukrainiens sinon ne peuvent pas accepter simplement des engagements théoriques. C'est ça la cl.
Est-ce que vous avez parlé avec Donald Trump justement aujourd'hui avant la réunion de demain ? Non, je n'excl pas dans les prochaines heures de le faire. Je vais voir.
Mais après, il faut qu'il y ait aussi une solennité de ces échanges. Je vais demain à Washington, c'est pour pouvoir échanger, exprimer, rentrer dans le détail et donc c'est demain que j'aurai cette discussion. Tout à l'heure, vous parliez de clarification.
Euh est-ce que aujourd'hui vous avez tous les tenants et les aboutissants des discussions qui ont été menées avec la Russie ? Encore tout à l'heure Donald Trump disait sur TR que globalement il y avait de grands progrès avec la Russie. Est-ce que vous avez l'impression qu'il y a un double jeu ou pas qui s'installe ?
Non, je d'abord je ne veux pas ici avoir des des qualifications des mots telles que cela. Je ne prétends pas être au courant de tout parce que je ne suis pas dans ces discussions. Donc par définition, il est très probable que je ne sois pas au courant de tout.
Je suis au courant de la même chose que l'ensemble de mes partenaires européens et du président ukrainien et nous voyons la difficulté de la tâche et je crois qu'il faut aujourd'hui être lucide. Est-ce que je pense que le président Poutine veut la paix ? La réponse est non.
Si vous voulez mon intime conviction, non. Est-ce que je pense que le président Trump veut la paix ? Oui.
Je pense pas que le président Putin veuille la paix. Je pense qu'il veut la capitulation de l'Ukraine. C'est ça qu'il a proposé.
Donc maintenant, on va voir. Demain, on aura une discussion, elle sera robuste et elle permettra au président Trump de réengager sur la base de ce qu'il a lui-même dit et souhaité un rendez-vous élargi où les Ukrainiens et les Européens pourront être là pour porter leur vue. C'est une bonne chose et donc on verra à ce moment-là.
Mais euh c'est aussi pour ça que je pense que si on veut vraiment la paix, il faut que les armes cessent et que on appelle ça cesser le feu armistique un moment qu'on arrive à ce que tout cela permettent de sauver des vies et c'est la volonté réaffirmée par le président Trump. Très concrètement, quelle serait pour vous des concessions notamment territoriales de la part de l'Ukraine qui serait conforme au droit international ? Parce que vous dites d'un côté que il faut respecter le droit international sur les territoires et de l'autre si on veut la paix de fait la Russie doit la Russie conession.
Qu'est-ce que ça peut être très concrètement ? Alors d'abord vous avez raison mais ce que je dis est possible. Si on veut respecter le droit international on ne stipule pas pour un pays des pertes territoriales pour lui.
Ensuite un pays peut tout à fait dans le cadre d'un armisti d'un cesser le feu d'un traité de paix reconnaître des territoires qu'il aurait perdus qui sont gelés. ne reconnaît pas qu'ils sont sous une autre souveraineté, mais il reconnaît qu'il les a militairement perdu. Ça c'est pas non conforme au droit international mais c'est une très grosse concession et comme je vous l'ai dit m'appartient pas de l'affaire.
Par contre aucun pays après 3 ans et demi d'un tel conflit tant de vie humaine sacrifiée ne peut accepter des pertes territoriales même de fait s'il n'a pas la garantie qu'il sera protégé sur le reste de son territoire. Et voyez, je conclurai là-dessus, nous français, beaucoup je sais dans le débat public parfois disent "Pourquoi on en fait tant sur l'Ukraine ? On en fait autant sur l'Ukraine parce qu'il s'agit de l'Europe et on en fait tant sur l'Ukraine parce qu'il s'agit de notre voisinage.
Et donc si nous nous sommes faibles qu'on accepte qu'une puissance révisionniste qui revoit les traités internationaux, les frontières internationalement reconnues, avance, conquer des territoires, on peut pas être en paix. Et ça a déjà existé et on l'a déjà vu par le passé. Et vous savez quoi ?
Je dirais tout à l'heure à Bor et Mimosa célébrer les 81 ans de la libération de Borm. Mais il faut avoir oublié cette histoire. Les mêmes nous expliquaient à l'époque que c'était très loin la Pologne ou la Tchéquie et que ça n'avancerait pas plus loin et qu'il y aurait pas de problème pour la France parce que tout ça était très loin.
L'Europe c'est un tout. Quand vous avez des grandes puissances qui plus qui sont dans une course en avant militaire, qui sont doté de l'arme nucléaire, qui commencent à vouloir mordre, rien ne les arrêtera. Et donc nous devons, si nous voulons être libre, si nous voulons être indépendants, nous devons être craint.
Si nous voulons être craint, nous devons être forts. Et c'est la cohérence entre ce que je vous dis aujourd'hui et ce que nous sommes en train de conduire pour le pays. C'est-à-dire que c'est ce qui se passe en Ukraine aujourd'hui.
C'est un réveil collectif. L'Europe n'est plus une terre de paix, pas par notre faute, pas par une guerre civile des Européens. Parce que nous avons à côté de nous aujourd'hui une puissance militaire qui ne veut pas la paix en Europe et qui cherche d'ailleurs son affaiblissement politique.
Et donc nous Européens, nous devons accepter ce sursaut. Il est difficile pour tout le monde, mais c'est de nous de restaurer des capacités de puissance. La France les a pour partie pour ce qui la concerne parce que nous avons un format d'armée complète parce que nous avons l'arme de dissuasion mais on doit réinvestir sur cette sécurité et donc faire des nouveaux choix accepter que l'ordre du monde nous impose de revoir nos priorités pour nous-mêmes et on doit porter ces choix au niveau européen pour défendre l'Europe et la France, nos intérêts, notre sécurité, notre liberté.
Parce que si nous sommes faibles aujourd'hui, alors nous payerons très cher demain, croyez-moi, très cher demain. L'effacement géopolitique de l'Europe et l'insécurité qui règnera. Moi, je veux une Europe puissance, militaire, technologique, économique, diplomatique et je veux une Europe forte, puissante, qui est respectée parce qu'elle est forte et qui peut donc continuer à être libre.
C'est ça que nous allons faire demain à Washington. C'est ça que nous allons porter et dire aussi que ce pilier européen de l'OTAN que nous défendons nous Français depuis tant d'années est désormais une réalité et que nous sommes prêts à prendre nos responsabilités quand on parle de ces garanties de sécurité collective. Voilà, nous ne sommes passifs, nous sommes actifs et nous voulons prendre ses responsabilités et nous voulons décider pour nous-mêmes.
C'est ça l'autonomie stratégique, c'est de décider pour nous-même ce qui va nous toucher. Prétend pas décider ce qui va toucher les autres, mais pour nous, on veut décider, c'est tout. Il y a combien de soldats français qui en Ukraine.
Mais on va pas c'est c'est pas ça la discussion aujourd'hui. La discussion c'est déjà de savoir comment on a la paix et ensuite qui est prêt à financer comment une armée ukrainienne qui sera au bon niveau. Premier élément.
Et la deuxième ensuite c'est d'avoir quelques milliers de soldats entre plusieurs pays. Donc c'est pas massivement un déploiement. Faut pas commencer à faire peur aux français.
Mais surtout ça n'a pas de sens. Si le premier pilier aujourd'hui quelle est l'armée européenne la plus importante ? C'est l'armée ukrainienne, c'est la plus grande armée d'Europe.
Ils sont quasiment à 1 million de combattants. Nous en sommes tous très loin. Nous, on a une armée qui est beaucoup mieux équipée, qui a la capacité nucléaire.
Très bien. Mais notre vocation n'est pas de nous substituer à une armée ukrainienne, c'est de la bâtir. C'est ça la première garantie de sécurité.
Ce sera donc ça le premier sujet. Et après, c'est les forces de réassurance. Mais les forces de réassurance, je vous l'ai dit, c'est une signature stratégique et donc c'est pas du tout le nombre qui compte, mais c'est de dire on est là à Odessa, à Kief pour dire là pas touche en quelque sorte et avoir des garanties stables parce que c'est aussi nos frontières.
Voilà, merci à vous en tout cas d'être là et d'avoir conscience que ce moment est un moment grave pour l'Europe, la France au côté des Ukrainiens mais ça nous touche aussi très directement. Merci beaucoup.
Emmanuel Macron