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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 2 février 2026 94 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiSantéÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

Comprenez-vous que le Medef veuille faciliter les ruptures des CDI jeunes ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 42 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    C'est quoi le problème avec la cocaïne ? On en consomme de plus en plus, c'est ça ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça peut favoriser l'emploi des jeunes ?

  • 25:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi les policiers sont dans des conditions insupportables ?

  • 35:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le peuple français est prêt à faire des efforts ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Comprenez-vous que le Medef veuille faciliter les ruptures des CDI jeunes ?

  • 4:00RelanceÉludée

    Est-ce que c'est un CPE XXL, un CPE déguisé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 15:00Félix MathieuChiffre
    « Un adulte sur 10 selon les études, on a déjà consommé aujourd'hui. On était à 1 sur 50 il y a une vingtaine d'années. »
  • 17:00Félix MathieuFait
    « La consommation de cocaïne se diffuse en terme de classe sociale, d'implantation géographique et d'usage. »
  • 19:00Félix MathieuFait
    « Il y en a plus qu'avant, plus pur, de meilleure qualité, moins coupé et puis aussi moins cher qu'avant. »
  • 21:00Valérie ExpertFait
    « Le MEDF veut un nouveau CDI jeune. Alors qu'est-ce que c'est que ce truc encore ? Bah ça rappelle un peu le CPE. »
  • 23:00Romain MarciliFait
    « On préfère donner des milliers d'euros pour des ruches au Togo que de rénover nos commissariats. »
  • 37:00Romain MarciliChiffre
    « Les Français sont les plus imposés au monde. Les charges sur les entreprises sont les plus importantes au monde. »
  • 2:00Frédéric FoueraFait
    « Le problème c'est que le socialisme n'est pas le problème et le problème c'est que le socialisme n'est pas qu'à gauche. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le 10h mid, mettez-vous d'accord. Valérie Expert. Bonjour à toutes et à tous.

Une nouvelle semaine, un nouveau mois. Bonjour Gil Gman. Et c'était long le mois de janvier.

Vous avez pas trouvé le mois de janvier très long ? Si très très long. Très très Biz sensation.

Il y a plein de gens qui m'en parlent. J'en parlais tout à l'heure avec la rédaction qui me disait "On a trouvé le mois de juillet très long." Ouais.

Bonjour Félix Mathieu. Bonjour Valérie. Vous avez trouvé le mois de [rires] scoop.

J'ai un scoop. février va être plus court. Voilà.

Euh mais c'est quoi le problème Félix Mathieu avec vous ce matin ? On va parler de ces chiffres qui sont assez ahurissants. Les chiffres de consommation de la cocaïne, consommation qui est en hausse, toute classe sociale confondu, toute classe d'âge confondu.

Oui. Un adulte sur 10 selon les études, on a déjà consommé aujourd'hui. On était à 1 sur 50 il y a une vingtaine d'années.

Donc ça c'est vraiment banalisé entre guillemets. On va en parler dans un instant avec le docteur Hélène Donadieux qui est médecin hépathologue et addictologue. On va essayer de comprendre un petit peu pourquoi et comment comment ça fonctionne la cocaïne, pourquoi on en prend, pourquoi on devient addicte.

Et puis évidemment, vous pouvez nous appeler 0826 300. Est-ce que vous avez été vous-même confronté à des proches qui prenaient de la cocaïne ? Est-ce que vous en avez pris ?

Est-ce que vous avez remarqué qu'effectivement c'est une drogue qui se banalise ? 0826 300. On attend vos témoignages sur Sud Radio et puis Valérie, on rappelle le numéro de drogue info évidemment 0823 13 absolument chômage des jeunes.

Alors le MEDF veut un nouveau CDI jeune. Alors qu'est-ce que c'est que ce truc encore ? Bah ça rappelle un peu le CPE.

C'est un CDI qui permet de bah de pas être un CDI en gros, c'est-à-dire de vous de virer très rapidement le jeune qui ne ferait pas l'affaire sans avoir besoin de de justifier ce licenciement. Alors qu'en pensez-vous ? Est-ce que ça peut favoriser ?

C'est une proposition du MEDF hein. Est-ce que ça peut favoriser l'emploi des jeunes ? L'emploi des jeunes qui est en en panne très très concrètement.

Donc là aussi 0826 300 300. On parlera également des assistants scolaires avec Alex d'Armond tout à l'heure avec ce reportage qui est qui est qui a été diffusé dans Cach Investigation et qui fait froid dans le dos. Bref, beaucoup de beaucoup de sujets avec vous.

Alors Félix Mathieu, c'est quoi le problème avec la cocaïne ? On en consomme de plus en plus, c'est ça ? Oui, ça s'est banalisé.

Je je vous cite ce rapport de l'INERME qui a été publié récemment. La consommation de cocaïne se diffuse en terme de classe sociale, d'implantation géographique et d'usage. Je vous le disais, près d'un die adultes aujourd'hui.

On a consommé au moins une fois dans sa vie quand c'était plutôt un adulte sur 50 au début des années 2000. Donc ça s'est vraiment propagé. Il y en a plus qu'avant, plus pur, de meilleure qualité, moins coupé et puis aussi moins cher qu'avant.

Ceci explique cela. Il y a il y a plus cette connotation, vous savez, drogue de l'élite que çaavait un peu dans les années du Oui, voilà. Ou du showbiz.

Ça c'est désormais un petit peu un petit peu partout, explique ce ce rapport de de l'INERME. Pour le craque qui est dérivé, bah c'est un peu l'inverse. Il reste avant tout consommé par des personnes plus en marge, plutôt précaires, nous dit ce rapport.

Mais on le trouve de plus en plus aussi chez des gens plus insérés socialement. Ça sort un peu si vous voulez des marges de la société. Donc si c'est un peu comme la cocaïne mais dans l'autre sens he dans dans les deux cas, on est face à une drogue, la cocaïne ou sont des rivées qui qui quelque part élargissent son marché au-delà du profil type du consommateur d'avant.

Ouais. Visiblement la la politique pénale n'a pas du tout permis de de ralentir la consommation. Oui, c'est ce que nous dit aussi l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, l'INCERME qui estime qu'il faudrait mettre plus de moyens sur la lutte contre le trafic et pas juste se concentrer sur la pénalisation des consommateurs.

Je je les cite encore recentrer l'effort répressif sur le haut du spectre avec donc ben évidemment la la prévention. Ils en appellent aussi à développer les dispositifs pour réduire ce qu'on peut pas stopper tout de suite he défaut de pouvoir le stopper. Réduire par exemple avec les altes soins addiction souvent ce qu'on appelle vous savez les salles de de shoot hein.

C'est c'est vrai que ça peut quand quand il y en a une qui se développe ça ça peut créer la controverse localement. Mais sur le principe en tout cas ce ce rapport nous appelle plutôt à développer ce genre de de solution. Et puis évidemment le rapport nous rappelle les risques parce que quand on dit banalisation on peut croire que c'est anodin.

Non, ça l'est pas. risque de la cocaïne, troubles mentaux, problèmes cardio-vasculaires, risque d'infection VIH à l'hépatite B et puis contrairement à l'héroïne, on a pour le moment aucun médicament efficace nous rappelle ces chercheurs même si même si il y a des des pistes prometteuses mais pour le moment on les a pas vraiment. Oui.

Alors Hélène Donadieu, docteur Hélène Donadieu, bonjour. Vous êtes en ligne avec nous, médecin hépathologue, addictologue. Vous êtes professeur d'adictologie à l'université de Montpellier, chef du service d'adictologie donc et co-autrice du rapport de l'INCERME sur la sur la cocaïne.

Euh vous exercez évidemment depuis depuis un certain temps. Vous avez vous constaté dans votre pratique cette cette évolution et pour comment vous l'expliquer ? Bonjour.

Tout d'abord et merci pour l'invitation. Euh oui, effectivement, on constate depuis 5 à 10 ans, je dirais, une augmentation des demandes de soins dans nos structure d'adictologie vis-à-vis de la consommation de cocaïne, qu'elle soit consommée en poudre ou consommée basé fumée. Comment expliquer ça ?

Il y a une espèce de de relation mutuelle entre l'augmentation de l'offre et l'augmentation de la demande et une adaptation du marché vis-à-vis de cette adaptation de de cette hausse de la demande avec des des recherches de sensations propres à l'effet que la cocaïne peut donner. soit vis-à-vis euh d'une d'un modèle récréatif, c'est-à-dire autour euh autour de la fête, mais soit euh vis-à-vis de la stimulation par rapport à l'activité professionnelle dans un rôle plutôt de dopage. Donc on a de nombreuses explications sociales, on va dire, sur l'augmentation de la demande.

Oui. Ça commence à à quel âge en fait ? Est-ce qu'il y a un âge d'entrée dans la dans la cocaïne ?

Et comment, vous qui avez donc beaucoup travaillé sur le sujet, comment on on prend sa première ligne de cocaïne ? Alors, définir un âge de début de la cocaïne, ce serait extrêmement compliqué de vous répondre puisque les jeunes ont parfois pas tout à fait les moyens financiers, même s'il y a une adaptation de l'offre à cela. Donc on constate une augmentation avec l'âge et on est plutôt sur des personnes autour de 20 25 ans qui débuteraient nos consommation et un peu plus jeune, on a d'autres substances que l'on rencontre.

Est-ce que les autres substances amènent à la cocaïne ? C'est le grand débat sur cannabis cannabis cocaïne où on peut pas faire le lien. Alors c'est le fameux effet, ça n'est pas une réalité l'effet passer.

C'est pas parce qu'on consomme une fois dans sa vie une substance psychoactive que automatiquement on va avoir cet effet passerel vers d'autres substances psychoactives. Mais disons que ça fait prendre un peu plus de risque de rencontrer les autres substances mais on a des tas de personnes qui vont consommer de l'alcool, du tabac voire même du cannabis qui pour autant n'iront jamais vers d'autres substances. Mais on peut dire pardon que tous ceux qui consomment de la cocaïne ont consommé du cannabis.

Grosso modo, non pas forcément. Non non mais c'était une question parce que c'est une idée reçue effectivement. Euh le 100 % n'existe pas.

Dire que toutes les personnes qui consomment de la cocaïne en un jour consomm du cannabis, non et bien évidemment que non. Mais il est vrai qu'on va rencontrer plus de personnes qui ont consommé du cannabis chez des personnes qui consomment d'autres substances. Félix Mathieu parlait dans dans son papier que vous que la drogue était plus pure qu'avant et moi j'avais dans l'idée qu'en fait avec la chimie, avec les produits chimiques de nos jours euh bah c'était c'était l'inverse et que elle était plus dangereuse qu'à l'époque.

Non non, elle est vraiment beaucoup moins coupée. C'est ça qu'on appelle être pur. Elle est beaucoup moins coupée.

Ça c'est une réalité. Sachant que la cocaïne n'est pas une drogue de synthèse euh et du coup elle elle est vraiment de moins en moins coupée avec des des pots de cocaïne qui peuvent circuler autour de 80 90 % actuellement sur notre territoire contre du 60 il y a quelques années de ça et c'est plus présent que le de se droguer avec les médicaments. Est-ce que c'est plus présent de consommer de la cocaïne que de prendre des médicaments ?

Oui. Enfin, des ce qu'on appelle les nouvelles drogues. Ah, les nouvelles drogues de synthèse qui ne sont pas des médicaments oui.

Non, non, c'est pas je dirais pas que c'est c'est plus fréquent. Alors, c'est vrai qu'on a une augmentation de la consommation de l'ensemble des substances du spectre des psychostimulants. H c'est-à-dire que il va y avoir dans ce spectre des psychostimulants certes la cocaïne extrêmement accessible mais il va y avoir les autres substances psychoactives et psychostimulantes qui sont plus des drogues de synthèse.

Et donc on va trouver conjointement une augmentation de l'ensemble de la typologie des substances du sang des substances psychostimulantes. Mais j'ai pas compris, elle est plus dangereuse ou moins dangereuse qu'avant la cocaïne ? [rires] C'est une question piège.

Est-ce qu'elle est plus dangereuse ? Euh elle est plus diffusée ? Le fait qu'elle soit moins coupée ?

On peut imaginer que les complications médicales, vu que la plupart des complications médicales sont quantité dépendantes, on prend évidemment plus de risque sur une substance qui est beaucoup moins coupée parce que sur une même prise, on va prendre plus de quantité de candidat. C'est ça. Ouais.

Ouais, bien sûr. J'ai Valérie un reportage d'envoyé spécial qui s'appelait La drogue et dans le prê. Euh c'est la rencontre, on a rencontré enfin l'équipe d'envoyé spécial a rencontré un dealer qui explique qu'aujourd'hui la cocaïne s'est démocratisé jusqu'aux agriculteurs qui en prennent écouter.

Ça va être une personne âgée aussi de 60 ans, 50 ans, le patron d'un restaurant, l'employé du d'un restaurant aussi par rapport aux horaires tout ça. C'est comme les ballons pêch en fait eux c'est pas pour se défoncer en c'est pour tenir leur charge de travail dovent rester vie pour leur chaudier donc tu en a il tapent du stup pour rester vif tu vois ça leur donner de la vaillance donc voilà un agriculteur qui se retrouve soit à travailler de manière très productive aujourd'hui il a cette possibilité d'avoir recours à de la cocaïne pour endurer des pratiques agricoles très intensives. L'avantage, c'est que le prix du gramme de cocaïne reste stable alors que tout augmente.

Voilà. Donc juste une précision parce que F nous dit "Ah, c'est incroyable, vous faites de la pub, c'est de la bonne, c'est incroyable." Non, on est en train de dire le contraire.

Enfin, on est en train de dire qu'elle est plus pure, mais qu'elle est aussi potentiellement plus dangereuse pour la santé sur les conséquences sur la santé, les effets psychiatriques. On va en parler avec vous aussi dans un instant. Et c'est suite à un rapport hein euh Oui, c'est le rapport de de de Linme que je vous encourage à aller euh lire et regarder parce qu'il est très intéressant.

Euh on a Olivier en ligne qui voulait réagir. Bonjour Olivier. Oui, bonjour Valérie.

Bonjour. Euh oui, je veux réagir parce que c'est ça la la drogue devient un fléau. Alors autour de moi ça commence à s'agrandir de je connu de de plus en plus des gens euh du notable de la ville qui consommait pas qui consomment parce que c'est cher sûrement, ils ont le moyens peut-être.

Je me suis posé la question mais des gens que je soupçonnais pas du tout qui qui prennent de la cocaïne. J'ai un copain qui me dit "Oh mais moi tout le monde en prend, je veux essayer, je vais me faire un rail". Il s'est fait un rail.

J'ai demandé, j'ai dit alors ? Ben, il m'a dit pas plus, plus tant mieux. Oui, ben tant mieux parce que j'ai j'ai eu peur.

Moi j'ai même un mp qui a essayé hein. Je lui ai dit "Mais si je te vois, je te casse un bras." Il m'a dit "Non mais papa, il y a rien d'intéressant là-dedans." Bah tant mieux.

Il a il y a vraiment Ouais. Bah tant mieux, tant mieux. Mais ça veut dire qu'effectivement euh euh c'est facile euh c'est facile de s'en procurer, que ça touche tous les milieux.

C'est vous confirmez ce que dit le rapport le rapport de l'incerme. Ah oui, mais c'est pire parce que les premières doses on leur offre. Ouais.

Et moi c'est ça qui me peur parce que j'ai dit à mon fils mais ça coûte combien ? Il me dit je sais pas on on m'en a fait cadeau ou là là. J'ai demandé à mon copain aussi il m'a dit la même chose.

Il m'a dit non on m'en a fait cadeau. Il dit j'ai conclu. Ouais et les dealers sont sont visibles.

Évidemment vous habitez vous appelez de de Beaucer enfin du sud de la France. Vous dites que dans votre ville, on les voit facilement. Enfin, ils sont ils ont ils se cachent pas, quoi.

Ben, on les voit ma maman qui me disait euh tiens, il livre aujourd'hui. Je dis quoi ? Il livre quoi ?

Elle me dit "Mais de ma fenêtre, je les vois les gars, ils attendent là, ils sont impatients, ils tournent en rond, ils tournent en rond. Euh j'ai dit "Mais il livre quoi ?" Elle me dit "Il livre la drogue." Elle me dit "Viens le mardi, tu verras le mardi matin, il passe et ils attendent tous.

Il y en a de partout et ils attendent tous la livraison." Ouais. Merci de nous avoir appelé Olivier 0826 300 si vous voulez témoigner vous aussi.

On vous attend sur Sud Radio et avec le docteur Hélène Deadieu, on va parler des des dispositifs qui qu'on peut mettre en place éventuellement pour prévenir et pour surtout informer. Moi, j'ai le sentiment Hélène Deadieu, vous allez nous le dire, qu'on n'est pas suffisamment que la population n'est pas insuffisamment informée des conséquences sur la santé AVC, des conséquences psychiatriques. On en parle avec vous dans un instant.

Sud Radio, mettez-vous d'accord. UD Radio le 10h30 mettez-vous d'accord. Valérie Expert.

C'est quoi le problème ? Le problème est soulevé par ce rapport de linerme un adulte sur 10 à consommer de la cocaïne. La cocaïne, on le disait, c'est banalisé.

On l'a vu avec l'appel d'Olivier tout à l'heure. Hélène Deadieu, c'est quoi la priorité aujourd'hui pour vous addictologue ? C'est la prévention, c'est la répression.

C'est quoi ? pour pour empêcher peut-être encore plus de de de gens de de se rendre de rentrer dans la cocaïne. Euh oui, bah la priorité, je dirais en tout, c'est de la pédagogie et qui va passer par de la de la prévention, de l'information des risques, de l'information claire et non fantasmée de ce qui se passe réellement. et euh parler également évidemment des prises de risque, savoir comment on peut les prévenir et puis l'accès au soin ensuite.

Vous voyez, c'est toute la chaîne de l'accompagnement des personnes, que ça passe de avant la consommation. Une personne qui a consommé mais qui n'a pas de dommage et une personne qui a consommé qui a des dommages et à chaque point proposer un accès aux soins qui respecte l'autodétermination de la personne. Qu'est-ce que vous dites à à aux gens qui viennent vous voir ?

Comment vous vous les soignez ? L'addiction se fait est plutôt mentale ou plutôt au produit en fait ? C'est plutôt le produit dont vous avez besoin où en fait l'addiction est dans la tête.

Alors l'addiction c'est une maladie du cerveau hein, c'est une maladie chronique. On va accompagner la personne en fonction de la place que prend cette substance ou ces substances dans sa vie. c'est-à-dire ce qu'on appelle la saillance de l'utilisation de la substance et ce que va chercher euh dans l'utilisation de la substance la personne et on va travailler avec lui pour trouver d'autres stratégies que les substances qu'il utilisent s'il le souhaite.

Ouais. peut-être parler des des effets sur la santé parce que je pense que c'est aussi une des manières de prévenir. Je racontais antenne que moi j'en ai jamais pris parce que j'ai eu la chance d'avoir une maman qui travaillait dans un laboratoire et qui m'avait expliqué ce qu'on trouvait à l'époque il y a très longtemps dans ces produits et ça m'avait fait très très peur.

Et puis après par la suite, j'ai rencontré des médecins qui m'ont raconté que bah des jeunes aujourd'hui qui arrivent, quand je dis des jeunes 25 35 ans à l'hôpital avec un AVC, bah la plupart sont positifs à la cocaïne. Donc de raconter quand même les troubles très importants sur l'organisme, même sur des jeunes adultes que ça peut sur les effets que ça peut avoir. Oui.

Alors pour pour venir là-dessus, faut faut savoir que les dommages en lien avec la cocaïne sont intimement lié à la quantité et à la durée de la consommation. Ça c'est une première information. L'autre information, c'est que il peut y avoir une prise de risque sur une seule prise.

C'est aussi une information. Et autre information importante pour quand même ne pas être dans du sens sensationnalisme, c'est que la majorité des personnes qui consomment de la cocaïne la consomment de manière récréative et non pas automatiquement une addiction. Donc pour répondre à votre question sur les sur les prises de risque, effectivement il existe une prise de risque ponctuelle au moment de la prise de problématique neurologique et vasculaires avec des troubles du rythme cardiaque, risque de crise d'épilepsie, un risque d'infarctus du myocarde en lien avec le fait que la cocaïne va fermer, on va dire, les vaisseaux et provoquer une diminution de la flux dans certains organes. dit mais ça peut être avec une seule prise parce que vous je vous disiez au début c'est c'est en fait si on en prend beaucoup que c'est risqué mais là vous dites vous enfin j'ai pas bien compris j'ai dit les deux j'ai dit que la majorité des complications étaiit quantité dépendante mais qu'il n'y avait pas de risque zéro sur une crise ponctuelle donc effectivement ça peut arriver sur une crise ponctuelle mais globalement la majorité des complications que l'on voit est plutôt des complications de l'ordre des consommations chronique comme les lésions du nez, comme les lésions pulmonaires avec la cocaïne fumée, comme les complications santé mental qui sont majeures et très préoccupantes dans l'accompagnement des personnes qui consomment de manière régulière avec des troubles anxieux, des troubles dépressifs, une majoration d'une problématique en santé mentale préexistante à l'utilisation de la cocaïne. parfois une majoration de l'impulsivité, des troubles du comportement et ces problématiques en santé mentale peuvent aller jusqu'à des véritables symptômes psychotiques.

Ouais. Alors alors Félix que vous parliez d'un usage majoritairement récréatif, qu'est-ce qui donnait de l'usage professionnel si j'ose dire ? On a quand même cette image, ça existe aussi de pour ne pas sentir la fatigue, pour travailler sans relâche comme on a entendu dans le reportage avec les agriculteurs ou dans le milieu des serveurs et des barmans.

Euh tout à fait. Alors effectivement, on a de plus en plus de récits dans les personnes accompagnées de l'utilisation de la cocaïne à visé de d'opage pour maintenir l'activité professionnelle au rythme où on souhaite l'avoir ou au rythme où on nous la demande dans le cadre de son activité professionnelle. On on a on a Jean-Philippe en ligne avec nous.

Bonjour Jean-Philippe. Oui, bonjour Valérie. Bonjour à tous vos chniqueurs et aux médecins et à vos auditeurs.

Ben écoutez, oui, moi je voulais témoigner par rapport à ça dans le milieu professionnel, même si dans le monde civil en général, c'est une catastrophe, mais en fait l'État ne veut ne veut rien faire. Je je m'entends si réellement il voulait tenter de d'éradiquer la consommation dans le milieu professionnel, il ferait des contrôles. Alors certes, ça coûterait cher probablement, mais il ne il ne le met pas en place.

Euh hormis dans certains milieux comme le milieu aéronautique où je travaille en tant que professionnel dans le parachutisme et euh j'ai subi moins en tant qu'éducateur sportif au sein d'une commune en tant que maître majeur euh l'éviction de de de comment dirais-je de mon lieu de travail parce que j'avais dénoncé un fonctionnaire consommateur de cocaïne maître nageur. C'est quelqu'un qui qui encadre des enfants, qui encadre des adultes et qui arrivait le matin avec les yeux comme un lapin qui a la mixomatose euh qui toute la journée faisait des bons et signaler à la direction et ben ça n'aura pas plu et c'est moi qui étais viré de de mon travail. Vous l'avez vous le saviez, c'était une donnée.

Tout le monde savait que cette personne prenait de la drogue. Alors euh oui oui, en fait, bon je n'ai commencé à le signaler que lorsque j'ai subi le vol de mes bijoux euh par ce fonctionnaire parce que il avait besoin d'argent et que euh en fait tout le monde le savait au sein de la structure, euh il suffisait de le voir le matin arriver avec euh les narines rosies, les yeux euh écarquillés et toute la journée à faire des bons de partout quand il était en quand il était en manque. et la direction au courant, la mairie, la mairie donc au plus haut était au courant l'a protégé et ils ont finalement ils l'ont déplacé d'une autre structure mais parce que il causait beaucoup trop de problèmes au sein de l'équipe et ça c'est ça c'est parce que le gouvernement ne veut pas mettre en place [rires] dans dans certains milieux.

C'est professionnel, c'est c'est c'est tout hein. Alors, un agriculteur qui conduit son tracteur, au pire, il va se dans le fossé avec son tracteur. Et quand vous avez un conducteur de bus, quand vous avez un un un éducateur, un éducateur sportif qui est en cas des enfants et que vous retrouvez un gamin au fond parce que il y a pas eu les réflexes et ben moi je suis moi professionnel du par tous les ans je suis une visite comme les pilotes dans un centre d'expertise du personnel navigant et il y a un contrôle sanguin avec une recherche de produits stupéfiants.

Alors merci merci de votre témoignage Jean-Philippe Hélène Donadieu. Est-ce que le gouvernement en fait assez ? Est-ce qu'il y a de les politiques de prévention ou de contrôle sont suffisantes aujourd'hui ?

Alors je moi je reprendrai les termes de l'expertise inne parce que je crois que c'est ça qui est extrêmement cohérent. Tout ce qui va être basé exclusivement sur les utilisateurs et la répression basée exclusivement sur les utilisateur ne fonctionne pas et on l'a bien vu et ça participe à la discrimination. On voit bien dans les auditeurs que dont les dont les les constats sont probablement légitimes, mais où on va criminaliser, pénaliser, mettre à une posture de délinquant les personnes qui consomment et globalement ça ne fonctionne pas dans la prévention puisque ça limite l'accès aux soins et ça limite la capacité qu'à la personne de pouvoir en discuter.

Oui, mais il faut rappeler que la prise de cocaïne est illégale et est interdite en France. Oui, bien sûr. Je je peux pas je vais absolument pas vous dire le contraire, mais quand elle est soutendue par une maladie, l'idéal c'est que la personne puisse avoir accès à un soin.

Oui. Et quand elle n'est pas soutendue par une maladie, l'idéal c'est que quand même la personne est accée à une réduction des risques et une amélioration de sa qualité de vie, à une limitation des risques s'il souhaite continuer. Et donc dans ce contexte là, c'est vraiment les structures de soins qui vont pouvoir donner ces dispositifs aux personnes concernées.

Mais si les personnes concernées sont systématiquement criminalisées, discriminées, elles ne vont pas avoir accès à ces messages de prévention, de réduction des risques, voire d'accompagnement vers le sevrage. Tout ce qui va être basé strict au sensus sur les utilisateurs en les criminalisant n'a pas prouvé son efficacité. Alors le rapport de l'INCERME, je disais est à retrouver. il est tout à fait accessible et et lisible sur les réseaux sociaux et Drog Infoservice, le numéro 0800 23 13 euh numéro qui vous viendra qui vous aidera si vous avez des problèmes d'addiction et l'écoute est anonyme et gratuit et vous pouvez appeler entre 8h à 2h 7 jours sur 7 2h du matin.

Merci à vous. Merci docteur Hélène Donadieu d'avoir été avec nous. Merci Félix Mathieu et nous on se retrouve dans un instant avec le zapping et les débats sur l'actualité.

À tout de suite. [musique] Sud Radio le 10h mid. Sud Radio le 10h midi.

Mettez-vous d'accord. Valérie Expert. Et nous sommes ensemble dans ce 10h midi comme tous les jours pour commenter l'actualité avec Laurence Saet.

Bonjour chroniqueuse politique ancienne députée européenne Frédéric Fougera. Bonjour président de Tenkan Paris. Je rappelle votre dernier livre, c'est de la com 60 idées reçus par aux éditions Bréal Studiama.

Alex Armand journaliste politique, on vous retrouve sur YouTube, vous animez la chaîne les indécis et Romain Marcili, directeur général de Nouvelle énergie. Bonjour à vous, merci d'être là. est là pour le zapping.

On va parler du chômage des jeunes. Chômage des jeunes auquel le MEDEF souhaite répondre par un nouveau CDI jeune. CDI jeune qui rappelle le défunt CPE, c'est-à-dire que ce serait un CDI qui permettrait de d'embaucher des jeunes en CDI mais de pouvoir les virer quand bon quand bon leur semble.

Voilà, donc on vous attend 0826 300. Vous êtes jeune, vous n'avez pas de boulot. racontez-nous un petit peu comment ça se passe et puis bah beaucoup d'autres sujets évidemment avec vous.

On parlera peut-être aussi du dossier Epstein, un sex un scandale mondial, sexuel et politique. Alors je disais si tu es pas dans si tu es pas dans les ston files, tu as raté ta vie parce que ce weekend on a vu des noms circuler. C'est c'est de l'humour bon un petit peu peut-être déplacé mais c'est vrai qu'on a vu des noms sortir.

Bruno Lemè, Jack Lang. Alors après, il faut être très prudent parce que Epstein était un homme d'affaires euh et c'est vrai que beaucoup de de beaucoup de de gens avait affaire à lui autrement dans d'autres cas que celui de de sa sexualité. Oui.

Et beaucoup de noms qui sont mis là au hasard comme je dit comme si quelqu'un avait dit "Ben j'ai pris un petit déjeuner ce matin, il vair expert." C'est pas pour ça que vous auriez été sûrement magnifique. En j'ai des gens qui apparaissent de très très nombreuses fois.

Ouais, il faut aussi faire attention parce qu'il y a aussi des faux. Donc il faut bien vérifier et je pense c'est le travail journalistique de de d'aller directement à la source c'estàd sur le site américain de la justice. Voilà.

Mais de nom vous que vous avez cité par exemple français leur présence dans ces fichiers n'est pas du tout de même nature. Je crois qu'il faut le préciser ou de ce qu'on sait pour l'instant. Gill, on commence avec votre zapping qui va nous faire réagir sur d'autres sujets.

Oui, la petite info qui peut devenir la grande info là pour le coup. C'est la grande info. Alors, on aurait dit une mauvaise série ce weekend avec des mauvais acteurs sur BFM, LCI, Cs.

Oh là là, de vendredi à samedi, les spécialistes enfin presque se sont reliés pour nous dire si Trump va attaquer. Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Alors, j'ai relevé les bandeaux de BFM.

On a commencé tôt le matin avec Trump. Et pour parler avec l'Iran sont sérieux. Alors ensuite, bon, fallait un peu remonter l'audience.

Ils ont affiché exercice naval, un risque d'embrasement. Tension aux États-Unis, quel rôle pour Israël. Iran et ça a encore du temps pour la diplomatie.

Point d'interrogation. Ensuite Iran en alerte maximale. Ensuite Trump posture ou menace.

Iran la guerre des nerfs. Et puis quelle option pour Trump ? Même le correspondant de BFM sur place ne savait pas quoi dire si Trump allait attaquer ou pas.

Alors il a meublé. Il repartait vers Washington. Il a passé une quinzaine d'heures à Maralago pour le mariage de du chef de son chef de cabinet adjoint et il est déjà en route pour Washington.

Mais avant de partir, il s'est entretenu avec les journalistes qui le suivent à l'année et qui sont avec lui à bord d'ir Force One et on lui a demandé ce qu'il voulait répondre au leader iranien quand celui-ci pensait que les frappes américaines seraient la source d'une guerre régionale. Et bien, il a dit et bien les bateaux sont les plus puissants et les plus forts. Ils sont les nôtres et ils sont sur place.

Nous voulons un accord et s'il n'y en a pas, on verra bien s'il a raison. En gros, Donald Trump continue sur la ligne qui est la sienne depuis quelques jours. C'est-à-dire qu'il a un peu euh mise en sourdine ses déclarations belliqueuses, mais il continue quand même à ne pas vouloir dire s'il est prêt à faire des frappes ou pas.

En fait, ce qu'on sait, c'est que dans les coulisses, c'est la solution diplomatique pour l'instant qui est la plus privilégiée. Voilà. Donc c'est vrai que les chaînes d'info sont en boucle adapte imminente.

Ça fait une semaine que l'attaque est imminente. Et juste moi j'ai vu c'était sur LCI un des intervenants qui racontait qu'il venait de recevoir un message d'un de ses amis américains qui disait "Je regarde à la fois LCI et les chaînes américaines et je dois vous dire que là-bas personne ne parle de l'Iran. Ils sont tous focalisés sur Upstein." Donc c'est il trouvait ça assez amusant.

Laurence ça y est. J'imagine que ce qui est en train de se passer en Iran est un véritable massacre. C'est dramatique et moi je trouve au contraire qu'on en parle pas assez parce que après la la manière dont l'information est traitée, bon chacun peut avoir son opinion mais euh enfin c'est absolument terrible pour les Iraniens qui sont en attente d'une intervention quoi qu'on en dise parce que ça leur a été promis au moins un soutien et de l'aide.

Le problème c'est que bien sûr ça concerne toute une région avec un risque d'embrasement. Enfin Laurence, l'intervention euh pour l'instant la négociation, elle est sur le nucléaire, elle est pas sur aider les gens, hein. Alors ça euh peut-être que vous avez une information précise, mais moi de ce que j'entends euh il n'y a pas que ça non plus et je pense que je n'ai pas justement les éléments pour vous contredire.

Peut-être que vous les avez, mais aujourd'hui euh les les comment dire les les réactions de Trump sont toujours euh comment dire euh on ne sait jamais ben dans quel sens il va aller. Mais quoi qu'il en soit, ce sujet est dramatique. Euh c'est un massacre d'Iraniens qui sont dans une situation terrible et moi je trouve important qu'on puisse en parler.

Mais sauf qu'aujourd'hui on en parle plus vraiment. On parle pas de ça, on parle de l'intervention. Euh et on a jamais beaucoup parlé, enfin on en a parlé un petit peu au moment où il y a eu les grosses manifestations.

Mais euh là, pour aller dans le sens de Gill, ce matin, on apprend l'Iran qu'on voit avec les ambassadeurs et affirment européens affirment qu'un cadre de négociation avec les États-Unis sera finalisé dans les prochains jours. Donc il est il est mais ça c'est l'Iran qui le dit. Je veux dire, si on croit maintenant ce que dit l'Iran, c'est sûr que bien sûr ils ont tout intérêt à dire ça parce qu'ils veulent gagner du temps.

Mais vous pensez vraiment que Trump a un intérêt pour le peuple iranien ? Enfin, c'est une vraie question he ce qu'il veut lui c'est le ché. On peut pas dire que Trump s'en fout totalement du peuple iranien non plus.

Je pense qu'on peut pas être ni dans un sens ni dans le nôtre. Enfin, je veux dire, je veux bien que ce soit s avait quelque chose à faire, il serait intervenu. Il avait dit en tout cas, c'est le seul qui essaie quand même de faire quelque chose parce que nous en Europe, on ne fait rien.

C'estàd qu'on ne fait rien. On les laisse se faire achever dans les hôpitaux à bout portant. Il avait bien dit "S'il y a des morts, j'interviendrai.

On en est à 40000 morts." Bien sûr. Peut-être c'est-il trop avancé.

Néanmoins, au moins, il essaie de d'engager quelque chose alors que l'Europe est totalement à faune. Oui, mais il essaie d'engager quelque chose encore une fois qui l'intéresse lui qui n'intéresse pas forcément. On va voir.

Pas sûr. Mais d'ailleurs, il a ses enjeux à lui personnels qui sont les mid ters qui vont arriver en novembre. Et s'il commence à rentrer dans une guerre aujourd'hui, il va falloir la gérer hein jusqu'au mid cette guerre.

Euh et puis à son vice-président qui a priori est contre cette guerre parce que lui il a combattu en Afghanistan et qui sait ce que ça peut avoir comme conséquence politique. Moi je suis d'accord avec vous Laurence sur le fait que euh il faut intervenir de toute façon en irant d'une façon ou d'une autre. Maintenant je trouve que Donald Trump comme d'habitude il rajoute du flou à la situation.

C'est dire qu'il va y aller puis il y va pas. Il y a aussi autre chose dont on ne parle pas. Vous l'avez dit Valérie, presque 40000 morts.

La position de l'ONU dans tout ça, elle est où cette position de l'ONU ? C'est que l'ONU elle commande tout ce qui se passe dans le monde partout tout le temps. Sauf quand c'est l'Iran. parce que l'Iran, elle a le droit de représenter une commission pour le droit des femmes en novembre dernier.

Elle a le droit de participer, d'avoir limite un droit de véto sur les décisions. Limite hein, je dis pas qu'elle là, mais limite un droit de véto sur les décisions qui se passent à la Oue. Donc en en en réalité, on est bien embêté dans le monde entier avec cette situation en Iran parce qu'on veut pas aller contre l'Iran et on veut pas faire plus de bruit.

On voit pas là, on voit qu'il y a une décision qui est tombée vendredi où les Européens ont déclaré comme mouvement terroriste les gardiens de la révolution iranienne. Quelles sont les conséquences de cette décision ? Aucune, puisqu'on nous dit qu'il va y avoir il va y avoir des des négociations dans les heures qui viennent avec ces mêmes gardiens de la révolution.

Donc en fait c'est tout ça est hypocrite tant de la part des des iraniens que de la part des Américains. Chacun cherche à avoir et à atteindre son propre intérêt et il y a 400 on en parle pas assez. Je suis d'accord. tout de suite de vous parlez de traitement médiatique quandme un grand festival de l'animanisme primaire c'estd Trump il y va pas c'est un Trump il y va c'est un dans tous les cas il est coincé moi je suis bien sûr d'accord à votre analyse.

La situation est dramatique il faut aider le peuple iranien sur l'Iran. Non en Europe on en parle pas assez je suis tout à fait d'accord. L'inénarable candidat à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, a dit avec son air indigné que face aux violences à Minéapolis, la ville de Paris qui est à refuge allait donner la citoyenneté d'honneur à tous les habitants de Minnéapolis.

Donc il dit les hommes et les femmes comme toujours, ils sont 400000 he donc 400000 habitants de Minneapolis citoyens d'honneur parce qu'il y a eu de morts qui sont bien sûr il faut le dire scandaleuse abjectible. En revanche par un mot les les Ianiens les les habitants de terran ne vont pas voir l'honneur de la citoyenneté de Paris. Donc il y a quand même une, je reprends votre mot, une certaine hypocrisie aussi puisqueen France certains en Europe mais en parlant de la France certains ne veulent pas parler de la situation en Iran pour des raisons peu claires mais qu'on peut quand même assimiler à du clientélisme électoral au mieux.

On va on continue avec vous Gill dans dans un instant. On va parler de et puis vous pourrez réagir évidemment Frédéric Fougera sur ce sujet. Ce que ce que ce que pointait Gill, c'était le Vous avez raison sur le fait qu'il faut parler de l'Iran, de ce qui s'y passe, mais sur ces chaînes d'info qui sont en boucle sur depuis 5 jours qui font du remplissage.

On va y revenir parce que c'est de la com à tout de suite. Sud radio le 10h midi, mettez-vous d'accord. Valérie Expert.

Et nous sommes de retour avec vous pour commenter l'actualité. Alors, Frédéric Fougera sur l'Iran. Alors Gill disait les chaînes d'info sont en boucle et n'ont pas grand-chose à raconter si ce n'est des suputations de "Que peut faire Trump ?

Hypothèse 1 2 3. Euh qu'est-ce que vous vouliez dire vous sur ce sujet ?" Ben oui, en fait, je voulais revenir sur l'introduction de G qui a tout de suite ouvert sur le fond du sujet qui est le plus dramatique avec de l'humain en cause.

Donc c'est c'est le plus important, je dirais. Mais sur l'introduction de Gill, c'est vrai qu'il évoquait en fait toutes ces hypothèses émises en permanence par les chaînes d'info qui on a même plus l'impression qu'elles sont à la recherche du scoop, mais elles sont à la recherche de fabriquer l'information avant l'information. Et en fait sur un sujet aussi délicat et avec un interlocuteur qui est souvent dans les bandes au titre, le président américain qui n'est me paraît pas être la personne la plus fiable sur sa vision et sur ses discours, il serait peut-être beaucoup plus sage de se limiter au fait.

Donc soit de vraiment parler du fond, soit d'attendre qu'il y ait des faits plutôt que de multiplier les supputations sur ce qui n'arrivera ou arrivera jamais. Et donc c'est un peu le cette faiblesse ou cette faille de cette course à l'info qu'on finit par chercher à fabriquer. Faute de l'avoir arrivé à temps parce qu'on voudrait qu'elle soit là tout de suite pour la commenter.

Résultat fait à force d'attendre l'attaque de Trump. La manife des policiers de ce weekend est passée sous silence dans les médias. Pourtant avant les journalistes avaient commencé à filmer les locaux qui sont plus qu'insalubres des policiers.

Reportage de TF. Des souris entre les bureaux, l'odeur défiante de pigeons et des toilettes inutilisables. 10 mois après notre tournage au commissariat de Roubé, rien n'a changé.

Aujourd'hui encore, des policiers nous envoient ces mêmes images. Une colère partagée partout en France, de Lille, à Marseille et Paris. Dans ce commissariat, la salle dédiée aux plaintes est condamné.

Olivier est officier de police judiciaire à Paris. Non syndiqué. Il nous confie avoir honte de recevoir les victimes qui l'auditionnent.

Et on a quand même les douches des fois qui sont bouchées, les toilettes qui qu'on ne peut plus utiliser. On se retrouve des fois dans des imprimantes qui décent. Alors, les chiffres de la police Valérie et nos débatteurs et sont assez bas. 15 à 20000 personnes à Paris et 45000 dans tout le pays.

Euh c'est ça n'a pas vraiment fonctionné mais euh oui, vous disiez que disons qu'il y a pas eu de d'union syndicale mais le problème de fond reste le même. C'est-à-dire que aujourd'hui on préfère donner des milliers d'euros pour des ruches au Togo que de rénover nos commissariats. Je donne un exemple au hasard mais la Gabg de l'argent public si vous voulez vous faites référence à la mairie de Paris qu'on a appris qu' donnait combien 1200 € des grosses sommes pour des choses si vous voulez l'argent public est mal fléché et on se retrouve avec ceux qui sont en première ligne qui font tenir la République qui sont dans des conditions insupportables de travail et ce qui est totalement dégradant pour la profession.

Donc quand on commence à dégrader la proposition de ceux qui nous protègent, ça en dit beaucoup sur la République. On sait dilapider de l'argent dans un tas de choses, des associations lambda qui servent à rien. Et puis on ne sait pas flécher cet argent vers nos forces de l'ordre qui sont déjà désœuvrés matériellement, désœuvrés psychologiquement parce que ils sont mis en cause de manière abusive.

Bien souvent, je ne dis pas que parfois il n'y a pas des des des problèmes, mais quand vous voyez sur les réseaux sociaux que on va diffuser des vidéos où on voit pas ce qui s'est passé avant et on jette l'eau probre sur nos forces de l'ordre, résultat des opérations qui aujourd'hui a envie d'être policier sûr avec des salaires de misère, des conditions de travail de misère et la remise en cause même de votre travail. Donc si on continue comme ça, c'est la destruction de la République. Ce sont des piliers républicains et nous devons faire en sorte qu'ils aient les moyens, même si des moyens quand même supplémentaires ont été mis depuis euh quelques années.

Ouais. comment à force de s'occuper de tout, à force de s'occuper de tout et mal, l'État ne s'occupe plus de l'essentiel, de ce pourquoi il était historiquement pensé, créé, c'est-à-dire la sécurité, la justice et la défense. Les moyens, on parle bien sûr des moyens des policiers.

Effectivement, c'est honteux ce qu'on voit dans les reportages. C'est pas digne d'un pays développé. On pourrait parler parfois des moyens de la justice qui sont extrêmement faibles.

On pourrait parler de la situation dans les prisons qui sont indignes d'un pays développé, civilisé, des hôpitaux. Donc l'État malheureusement à force de s'occuper de tout ne s'occupe plus de ce pourquoi il est il il est fait, il est pensé et ce qu'on répète toujours nous c'est central dans notre propos à nouvelle énergie et donc on veut on veut aujourd'hui recentrer l'État et pour ça il va falloir beaucoup de courage politique. Il va falloir aussi couper toutes les stupidités.

Il y a les associations mais il y a pas que il y a beaucoup d'organismes d'état. Enfin laadem à quoi sert l'adem c'est plusieurs milliards qui servent à rien. Ils nous disent quand même combien de fois on doit se doucher.

Voilà combien de fois on doit doucher. Il y a beaucoup de choses. Voilà on pour faire la liste.

Nous on a David Lisnard a déjà mis 200 milliards d'économies. Donc on on les trouve très facilement les économies des ministères qu'on peut supprimer. Enfin il y a quand même un travail de fond énorme à faire.

Pour ça il va falloir un gros courage politique. Quand on voit les discussions budgétaires à l'assemblée. C'est pas encourageant.

Non. Oui oui, moi je je suis d'accord avec tout ce qui est dit mais enfin bon le courage politique ne suffira pas et les économies que vous avez fléché même si elles sont considérables, elles sont importante ne suffira pas. Je pense qu'il faut quand même pas faire euh l'économie non plus d'un d'un sursaut national et que les Français comprennent en réalité parce que moi j'aime bien ces discours de dire il nous faut plus de sécurité, il nous faut plus de prison, il nous faut plus de d'écoles publiques dans des meilleurs états, mais il faut aussi dans ces cas-là plus d'impôts.

Ou alors attendez, attendez, j'y viens, excusez-moi, j'y viens. Ou alors dans ces cas-là, il faut accepter de faire des réformes et les tenir jusqu'au bout. Vous voyez, par exemple, la réforme des retraites, moi je veux bien qu'on dise que euh c'est euh c'est super.

On va pas travailler jusqu'à 62 ans, 64 ans, 65 ans parce que il faut qu'on ait du temps pour nous. Mais visiblement, c'est ce que veulent les Français et que de l'autre côté, bah cette réforme de retraite finalement la tienne pas et on a plus de ressources financières derrière. Donc le courage financier, le courage politique, pas de problème.

Mais ça passe aussi par des réformes et faire accepter par les Français qu'il faut faire des efforts au quotidien. Et je ne suis pas sûr que notre peuple aujourd'hui soit prêt à faire ces efforts là. Et de toute façon, ça sera 2027 qui sera le grand juge de ce moment-là.

Donc euh moi, je pense qu'il faut qu'il y ait aussi un mindset qui change. Vous voyez, vous prenez l'exemple de la justice, typiquement cet exemple de la justice où on dit il nous manque euh je sais pas 5000 places de prison minimum euh aujourd'hui en France. Mais euh les prisons, on veut les construire.

Le problème, c'est qu'on les construit où ? Vous êtes élu politique, monsieur Marcy. Quand vous allez dans des villes et que vous demandez, vous le serez un jour où vous l'avez été, je vous le souhaite et en tout cas vous représentez David Lisnard.

Vous travaillez avec lui en tout cas. Quand vous allez voir dans certaines villes, quelques villes, vous demandez à des élus est-ce qu'on peut construire une prison à côté de chez vous ? Ils vous disent non.

Ils vous disent non parce qu'ils veulent pas mais non mais c'est en fait c'est il faut il faut qu'on repense le système global. Si on expulsait tous les prisonniers étrangers, on mettrait de la place dans les prisons hein. Désolé mais on a on a juste je vous donne la parole à Frédéric parce qu'il est pressé, il voulait intervenir.

Bonjour Frédéric, vous appelez de Blagnac. Bonjour. Bonjour.

Oui, bah effectivement de toute façon les nos policiers ce sont nos premiers et derniers remparts de la République hein. Donc quand la police commence à se sentir mal et descendre de la russe, ça prouve qu'il y a quand même un gros malaise. Alors il y a pas eu énormément de médiatisation.

Pourquoi ? Parce que quand la police qui a un droit de réserve commence à outrepasser un petit peu cela et montrer véritablement leur albol, qu'est-ce qu'il peut y avoir derrière ? Après les seuls qui peuvent descendre derrière, c'est l'armée.

Donc je dirais que ça prouve quand même qu'il y a un profond malaise au niveau de de la France, de la République. Alors après, j'entends que si on veut plus de sécurité, il faut augmenter les impôts. Dans un premier temps, quand on est chef d'entreprise, avant d'augmenter, on regarde les dépenses.

Dans ce cas-là, on essaie de réduire un peu les dépenses dessus et de voir ce qui est possible de réaménager en la matière. Et Dieu sait si il y a à mon à mon sens et comme pas mal de personnes beaucoup d'économie d'échelle à faire dessus. Quant au travail, beaucoup de personnes sont prêts à pouvoir travailler un peu plus tard.

Mais par contre, la grosse question c'est que 40 55 ans, est-ce qu'il y a de l'emploi ? Non, mais vous avez raison. Ça c'est vrai, vous avez raison.

Vous avez raison. Comment dans ce cas-là engager une politique véritablement efficace pour qu'il y ait un véritable emploi au niveau des seniors ? Et à partir de là effectivement, il y a beaucoup de seigneurs dont je fais partie qui ont envie de travailler un peu plus tard parce que pourquoi on se sent en bonne santé, on a envie de de garder notre pouvoir d'achat.

Mais faut-il encore que les entreprises ont devenu un seigneor de plus en plus jeune. On est aujourd'hui seigneor des entreprises à partir de 40 ans. Oui.

Et puis on vous on vous remercie assez souvent dans les entreprises de plus en plus jeunes parce que vous coûtez cher parce que parce que voilà donc c'est tout un tout un système. Merci merci Frédéric d'être d'être intervenu. Alors certains des auditeurs nous disent ça fait des années que les Français font des efforts.

Toujours plus d'efforts, plus d'impôts. Ça c'est vous. il faut surtout que nos impôts soient bien des efforts on en fait énormément renvoyer avec couragef bref ce n'est pas au français de faire les efforts, ils les font ils sont massacrés d'impôts et de taxes donc c'est à l'état l'État de faire enfin les efforts.

Vous dites et je partage votre analyse totalement là où nous avons peut-être là où nous avons peut-être une nuiance et vous dites est-ce que le peuple français est prêt ? Est-ce que le mindset l'état d'esprit pour ces réformes là ? Moi je crois que oui justement je pense fondamentalement que oui.

Je pense les gens en ont marre des normes à la À Nouvelle énergie, on a lancé une étude une grande consultation sur les sur les normes que soit les gens n'en peuvent plus la bureaucratie. On a eu des des dizaines de mes témoignages. Les gens n'en peuvent plus, que soit pour des raisons personnelles ou dans leur champ professionnel, les gens n'en peuvent plus d'être massacrés d'impôts.

On voit bien que les salaires stagnent parce que ben comme dit David Lisnard, pour gagner plus, il faut il faut cotiser moins. C'estàd arrêtons toujours toujours ses charges. Et les gens sont prêts à ça.

Le pays le pays réel est prêt à ça. Le problème effectivement c'est qu'il y a une casse politique qui aujourd'hui est extrêmement prudente, peureuse, lâche, qui ne jure que par la stabilité la droite des députés de droite ont quand même voté un budget socialiste, en tout cas ne se sont pas opposés au nom de la stabilité avec même avec non je finis je finis avec en disant le contexte international. Oui, bien sûr le contexte international donc durant la guerre froide, il fallait jamais s'opposer.

Qu'est-ce qu'on va dire la prochaine étape ? Il y a la coupe du monde en juin donc faut pas ça pourrait déconcentrer les joueurs de l'équipe de France. Donc arrêtons, il faut du courage et d'ailleurs c'est pour ça que nouvelle énergie a été créée parce qu'il y a une demande mais il faut une offre politique et ça monte.

Le courage, c'est pas la démagogie non plus parce que vous vous demandez au chefs d'entreprise si aujourd'hui il voulait revivre des élections législative et puis si monsieur Lissenard veut être à l'Assemblée nationale qui se présente aux élections législatives et on ver d'esprit c'est pas de sa faute si on peut pas être fo quand on est en fonction c'est toujours beaucoup plus compliqué moi je suis partagé sur ce vote du budget que j'exécre sur le fond mais aujourd'hui à un mois des municipales vouloir faire tomber un gouvernement demander au chefs d'entreprise et je crois en croiser beaucoup aussi et justement puisque vous dites plus ou moins être en faveur, il n'était absolument pas pour qu'on fasse tomber un gouvernement aujourd'hui qu'on se relance, c'est des milliards chaque jour qu'on perd avec l'instabilité donc on peut pas non plus dire n'importe quoi. La sit c'était c'était dans tous les cas c'était une situation difficile. Les électeurs en haute de Savoie apparemment ont primé cette attitude très courageuse.

Non pas du tout ça n'a rien à voir. Vous savez très bien que ça n'a rien à voir. On se retrouve après les infos.

On va parler donc de l'emploi des jeunes et justement qu'est-ce qu'il y a ? Rien, c'est il voulait réagir. Oui, mais il va réagir.

Mais je j'annonce un sommaire, vous pourrez réagir. Vous avez encore un son mais vous pourrez évidemment réagir à ce sujet. Manife des policiers, trop d'impôts, pas assez d'impôts.

À tout de suite. [musique] Sud Radio le 10h midi. Mettez-vous d'accord.

Valérie Expert et on est ensemble pour commenter l'actualité avec Laurence Saet chroniqueuse politique ancienne députée européenne. Frédéric Fougera président de Tenkan Paris vous êtes l'auteur de C de la com 60 idé reçus par aux éditions Bréal Studiama et Alex d'Armand journaliste politique. On vous retrouve sur votre chaîne les Indécis et sur YouTube et Romain Marcili directeur général de Nouvelle énergie Gill Gansman est toujours avec nous.

Alors Frédéric, vous avez été censuré par le par la pub. On parlait de cette manifestation des policiers. Ça nous a emmené sur la délicence de l'État et des services publics en partie.

Ça nous a emmené sur le budget et la position des chefs d'entreprise. Al, je me suis pas du tout senti censuré par la pub. Euh mais puisque on parle de ce que pensent les chefs d'entreprise, bah permettez-moi en tant que chef d'entreprise de donner mon avis.

Euh la France, les Français ont souverainement décidé de ne pas donner une majorité à l'Assemblée nationale. Donc le Parlement n'a pas de majorité. Donc en tant que moi chef d'entreprise, je suis pragmatique.

Oui, le budget qui est proposé, je le trouve plutôt inacceptable mais c'est le budget de compromis de plusieurs camps politiques qui doivent s'entendre pour soit faire créer le chaos, pas de budget, on crée le chaos, soit on avance avec un budget qu'évidemment chacun trouve mauvais selon son angle de vision. Ouais. Donc voilà, je pense que les chefs d'entreprise, ils sont avant tout pragmatiques et effectivement, ils ont besoin d'un budget.

On a besoin d'un budget pour pouvoir avancer. Comme disait Laurence, sans budget vous prenez pas de décision en fait. Ça bloque tout, ça freine tout, ça bloque tout.

Alors, c'est facile d'une position politique de d'avoir des postures, mais après celui qui crée de de la richesse de de l'emploi, qui doit investir, qui doit aller chercher des clients, ben lui, il a une autre il a une autre façon de voir les choses. Et pour je voulais aussi rebondir sur le le le manque de cohérence des Français qui a été qui a été pointé à la fois par Romain et par Alex sur le fait bah on les Français, on voudrait ceci, on voudrait cela mais on est contre quelque part la même chose. C'est aussi parce qu'il y a un discours ambiant qui dit que tout serait facile, tout pourrait être payé par d'autres.

Donc bah ne demandez pas, n'acceptez pas de travailler un peu plus longtemps ou de cotiser plus ou d'avoir une retraite réduite puisque de toute façon il y a certains auront des solutions miracles. Alors on est toujours très confortable à attendre la solution miracle alors qu'on sait très bien qu'elle n'existe pas. Donc à un moment, il faut effectivement aussi avoir des solutions un peu concrètes euh mais il faut avoir du courage politique comme on l'a dit tout à l'heure et le courage politique on l'a souvent avant les élections et puis tout d'un coup dès qu'on est élu on parle de principe de réalité et on se rend compte que c'est beaucoup plus compliqué reste que le courage politique c'est quand même parmi ce qui nous manque le plus dans ce pays mais il y a pas que il y a pas que du rêve quand on parle de supprimer toutes ces agences qui servent à rien ça je suis tout à fait d'accord mais quand je dis on vend du rêve c'est-à-dire que la gauche explique aux français que contrairement à tous les autres pays européens on pourrait trava travailler moins longtemps.

On a une recette miracle du monde. Voilà que tout est normal en fait 35h. Dans les collectivités, vous êtes à 30h, tout est normal 30h semaine.

Mais dans quel pays on on travaille 30 he semaines avec la garantie de l'emploi sans jamais de challenge. Vous êtes posé là, vous êtes payé, vous faites 30 heures par semaine quand vous travaillez au Parc des jardins et puis on trouve ça normal et que vous deviez la SNCF. Enfin, je veux dire, on a réformé mais on n' jamais été vraiment clair, hein, quand même sur ces histoires de retraite.

Donc, mais on est dans un monde de coucoui les petits oiseaux. Vous savez, le FMI, il va venir vite réveiller tout le monde à expliquer que on vit plus longtemps, donc on doit travailler plus longtemps et on doit travailler autant que les autres pays. Pourquoi en France, on aurait une baguette magique qui nous permettrait de moins faire ?

Et l'argent est dilapidé. Donc les Français sont les plus imposés au monde. Les charges sur les entreprises sont les plus importantes au monde.

Donc on n'est pas du tout même concurrentiel au niveau européen. Mais pourquoi ça marche pas ? Je reviens à la manifers de samedi.

Pourquoi ça ne fonctionne pas ? Pourquoi ils ont des voitures pourries ? Pourquoi ils doivent payer leur gilet par sa les policiers même s'ils ont manifesté, ils s'arrêtent pas de travailler, ils mettent pas tout.

Mais comme les médecins, comme les médecins, les infirmiers dans les hôpitaux. Mais quand vous voyez quand vous êtes à la SNCF ou qu'on veut vous acheter comme ça s'est passé avant les Jo, RATP et compagnie, bah on a fait des gros chèqus. Pourquoi ?

Parce que ils bloquent le pays dès qu'ils veulent. C'est-à-dire que demain ils arrêtent tout et le pays est bloqué. Bah les policiers eux, ils vont pas bloquer le pays et tous ceux qui peuvent pas bloquer le pays, les chefs d'entreprise ils vont pas bloquer le pays.

Donc c'est cela qui paient. C'est ça qui est injuste en fait. Dès que vous avez des professions qui permettent de de de d'avoir un rapport de force et ben on vous gave d'argent public et dès que vous êtes dans des professions où vous ne pouvez pas, vous n'avez pas et puis vous n'a même pas la conscience de le faire hein, les chefs d'entreprise ont pas envie de planter la France alors que demander à la SNCF quand ils mettent les trains à l'arrêt, je peux vous dire que les négociations elles vont dans le bon sens hein.

Mais le problème de tout ça, pardon, c'est simplement que vous dites la gauche promet plein de choses, mais la gauche aujourd'hui, elle est pas au pouvoir nulle part. Non. Donc non mais mais elle peut promettre tout tout ce que vous voulez.

Moi je suis d'accord avec vous. Elle promet plein de choses peut-être qui sont pas réalisables, d'autres qui sont réalisables. Assemblée nationale.

D'accord. Mais mais d'accord. Mais dans ces cas-là encore une fois, elle est pas au pouvoir.

Ça fait ça fait 15 ans qu'elle est pas enfin non 10 ans pardon, excusez-moi qu'elle n'est pas au pouvoir. Ça fait 10 ans que normalement la droite une majorité du centre droit. budget mais vous avez vu qu'à chaque fois qu'on veut réformer ce que je veux vous dire par là c'est que si vraiment on voulait une ils ont un certain pouvoir puisque j'ai pas dit qu'ils avaient pas de pouvoir mais si si vous dites ça fait 20 ans qu'ils n'ont pas de pouvoir.

Dis non mais qu'ils n'ont pas le pouvoir législatif et le pouvoir de défider. Oui mais ils ont le pouvoir d'envoyer les gens dans la rue mettre la zis avec la CGT et compagnie et donc il bloqu le pays. Mais si Édouard Philippe excusez-moi si Édouard Philippe en 2018 avait tenu sa ligne en disant on fait la réforme des retraites et qu'il n'avait pas bougé on ne serait pas là 7 ans plus tard.

Il y a aussi le courage politique vous dites Alexandre la gauche bon vous l'avez compris je suis pas de gauche mais je veux pas il faut pas accuser la gauche. Je pense que le problème le problème mental de ce pays puisque vous parlez tout à l'heure d'état d'esprit c'est une maladie qui s'appelle le socialisme. Et le problème c'est que le socialisme n'est pas le problème et le problème c'est que le socialisme n'est pas qu'à gauche.

C'està-dire Ah bah c'estàd qu'il y a des socialistes de droite aussi. Ouais de mon regard c'est ça ? Non mais il suffit de voir ce qui se passe depuis 20 ans.

Enfin, c'était tellement évident que on aurait toutes les mississions s'il fallait en parler. Ben oui, mais quand on parle d'Edouard Philippe, désolé, il est pas socialiste, il a de droite. C'était lui, il voulait qu'on travaille encore plus longtemps que 65 ans.

Et juste ce que vous disiez tout à l'heure est intéressant, c'est vrai sur le courage politique, il y a un moment donné, si demain l'alternance a lieu que ça soit d'ailleurs pour les municipales ou pour le niveau national, je je suis curieux de voir comment ça se passera. Est-ce qu'il y aura vraiment un courage politique qui sera vraiment assumé ou est-ce qu'on part de trop loin pour dire on a ce que je dis le pouvoir il est le pouvoir de blocage de syndicat qui représentent personne 10 % des salariés et qui peuvent de par leur action empêcher l'action politique. Parce que quand vous avez le pays bloqué et ben je peux vous dire plus à expliquer que le 493 c'était diabolique hein.

On nous a expliqué diabolique le 493. Alors maintenant la gauche à redemandé le 493 parce que tout fait c'était très bien. Donc vous voyez ce que je veux dire, c'est tout le problème français.

C'est-à-dire qu'on a donné pouvoir à des syndicats qui par ailleurs ont subventionne pour représenter personne qui ont la capacité de bloquer physiquement et économiquement le pays. Et tant qu'on sera là-dedans, vous pouvez mettre n'importe quel ministre. Vous savez, un ministre quand il arrive en cabinet, il croit qu'il va tout révolutionner et il a son administration qui ne lui répond même pas au téléphone parfois à la santé, à l'éducation nationale.

Soyez ministre de l'éducation nationale, personne vous répond. Ah parce que on a donné trop de pouvoir à cette administration dans le mais le mindset doit changer. Je suis pas sûr aujourd'hui que les français ont envie que ça change quand vous dites que c'est pas grave le FMI va leur expliquer que si on est ont envie que ça change.

Vous le verrez. Les français ont envie que ça change. Ils n'en peut plus.

Et effectivement faut s'attaquer à la bureaucratie comme vous l'avez dit. C'est le fond du problème. Il faut du courage.

Dans d'autres pays ça a été fait. Rigan l'a fait. Toucher l'a fait.

En France de Ga a tout changé en 58 quand il est arrivé. Voilà, il y a des hommes qui arrivent et des femmes parce que en l'occurrence, il y a beaucoup de femmes aussi qui le font à tout changer. Alors, parlons de ce CDI proposé par le MEDEF, CDI jeune.

Donc, est-ce que c'est un CPE XXL, un CPE déguisé ? Vous souvenez des manifes qu'il y avait eu euh dans la rue il y a une vingtaine d'années ? Et le MEDEV donc demande à ce qu'on fasse une sorte de contrat à durée indéterminé mais qui serait finalement déterminé au bon vouloir du du patron pour favoriser l'emploi du jeune.

Alors déjà recituons le contexte aujourd'hui. Donc ça s'adresserait à des jeunes qui sont totalement hors emploi, hors formation, non diplômé. De toute façon, aujourd'hui 90 % des embauches se font en intérim pour ces jeunes là et ou en CDD.

Donc de c'est pas comme si ça fonctionnait. et puis que tout à coup on disait bah tiens, on va moins payer les jeunes. Ces jeunes qui sont totalement éloignés de l'emploi et pour beaucoup euh parfois au RSA, on propose une autre chose.

Est-ce qu'il vaut mieux mettre un jeune dans l'emploi, certes un peu moins payé que le SMIC, mais lui permettre de rester dans l'entreprise parce que s'il est bon, vous inquiétez pas que les chefs d'entreprise quand ils ont un bon employé, il le reste ou est-ce qu'on ne fait rien ? Voilà, c'est ça le cadre. Mais pourquoi ?

Pourquoi moins payer que le SMIC ? Ben pour permettre de lancer, vous savez quand vous pour la formation c'est ça c'est pour en même temps une for une sorte de formation ça peut-être un peu l'alternance aussi quand vous êtes dans ces situation là vous n'avez ni expérience professionnelle ni diplôme. Comment un employeur si vous voulez vous demander à un employeur prenez cette personne mais sur quel critère ?

Donc c'est une main tendue pour permettre à ces jeunes d'aller dans l'emploi. On peut la critiquer hein pour rester dans un milieu de bisou. On se dit que tout est imaginer beaucoup de faut imaginer des choses effectivement différentes formes avec des patrons qui sont pied points liés avec des avec les salariés.

On va marquer une pause et on aura le temps de débattre dans un instant. CDI jeune, qu'en pensez-vous ? 0826 300.

Est-ce qu'effectivement avec des droits progressifs, ça s'inspire d'un modèle italien avec des droits progressifs, c'estàd plus vous restez dans l'entreprise, plus vous avez de droit en cas de rupture une indemnisation qui augmenterait avec l'ancienneté 0826 300. On aura Bastien en ligne avec nous. À tout de suite.

Sud Radio, mettez-vous d'accord midi. Mettez-vous d'accord. Valérie Expert. [musique] Alors les le MEDEV propose donc de créer un CDI pouvant être rompu contre le chômage des jeunes.

Évidemment beaucoup de réactions en particulier de la de la CGT. On aura Bastien qui a 23 ans en ligne dans un instant avec nous. Oui, c'est un reportage de de du 20h de France 2 hier qu'on qui justement vu les les deux parties, le MEDEF et et CGT qui réagissait et puis au départ cette étudiante qui veut absolument un CDI parce que le CDI en fait ça ouvre évidemment des droits pour avoir un appartement, pour la banque, pour un tas de choses pour une personne c'est très important aussi très important d'avoir un CDI France de hier.

Noémie a 24 ans, elle vient d'être diplômée en marketing et pour elle le but est clair, obtenir un CDI. Le CDI pour moi c'est plus une question de sécurité, même pour voir sur l'avenir, pour acheter un appartement et pour avoir cette sécurité là d'avoir un travail et d'être protégé aussi aux yeux de la loi et de son employeur. Le CDI synonyme de sécurité de l'emploi indispensable ses âes pour se lancer dans la vie d'adulte.

Pourtant, selon les pistes d'études du MEDF, il constitue un frein à l'embauche des jeunes. Dans ce qu'on propose, c'est un il y a un contrat qui a dur indéterminé avec des droits progressifs. C'est un CDI qui n'a que le nom.

La proposition du MEDF, ce serait un CDI dans lequel on pourrait se faire licencier à n'importe quel moment dans les trois premières années après le début du contrat. Donc c'est en fait un nouveau motif de licenciement, un licenciement jeune en fait. C'est une très mauvaise façon de fêter l'anniversaire de la victoire contre le CPE.

Le MEDF devrait retirer immédiatement sa proposition. Il s'expose à de grosses déconvenus. Alors, c'était sur M6, hein, j'ai ce reportage.

Euh, je fais beaucoup de son. Oui. Euh Thomas nous dit "Le CDI jeune ne constitue pour l'heure qu'une proposition pour nourrir le débat.

Le MEDF déplace la fenêtre d'overt, il lance le débat en tout cas et c'est vrai qu'il y a un vrai une vraie problématique sur l'emploi des jeunes. On a Bastien en ligne. Bonjour Bastien.

Bonjour Valérie. Bonjour à tous. Bonjour.

Vous avez ans ? Oui, effectivement. Euh enfin moi je sors tout juste de l'école et donc enfin moi quand j'entends ça franchement enfin je dis que c'est c'est ridicule.

Moi je sors de l'école voyez c'est vraiment très compliqué de trouver un boulot qui est sable. Euh moi voyez j'ai enchaîné les stages les CDD les petits contrats des postes qui sont bien souvent pas très très bien payés. On est on est en dessous le SMIC et donc là nous annonce ça avec un nouveau contrat spécial jeune.

On peut être essentiel n'importe quand à n'importe quel moment sans motif dans les trois premières années. Ben c'est c'est non c'est pas possible. Mais vous vous ne serez pas vous n'êtes pas concerné.

A priori ça concerne des a priori c'est des jeunes travailleurs précair enfin ou des gens qui n'ont pas de formation. Formation sans boulot sans formation. Mais je trouve ça quand même dommage parce que c'est vrai que bon moi maintenant je suis installé, j'ai mon CDI depuis près de 2 ans mais je trouve ça dommage pour les jeunes qui à eux arriveront sur le marché du travail et de devoir se retrouver avec ce boulet quoi comme on entendu dans ce que vous avez passé.

Ouais ce que dit le MDEF c'est que c'est pour les former aussi c'està-dire que ça ne concerne pas ceux qui sortent d'école. Ça concerne des jeunes qui n'ont pas d'emploi, qui n'ont pas de formation. Donc le MEDF encore une fois propose si j'ai bien compris de les embaucher, de leur donner une formation et effectivement en échange de quoi la rupture peut être plus facile.

Plus facile. Ouais, je comprends. C'est de la main d'œuvre pas cher en fait.

Et puis dans une entreprise, une formation ça prend pas ça prend pas 3 ans quoi. Je veux dire sur un poste un poste par exemple de manutentionnaire ou de n'importe quoi en quelques semaines, c'est c'est bon. peut être opérationnel et se débrouiller facilement.

Ouais. Euh là, je trouve ça un peu un peu aberrant quoi. Je pense que ça va être un frein pour les jeunes plus qu'autre chose de se dire "Je suis en CDI mais demain je peux me faire je peux me faire l'essentiel n'importe quand quoi." Ouais.

Alors euh alors attendez, on va faire peut-être on n pas entendu Frédéric Fouera sur le sujet. Merci Bastien. Je voudis dire deux choses.

D'abord, je pense qu'il faut totalement arrêter et oublier le mythe du CDI qui est qui serait la sécurité absolue et protecteur. Alors oui, quand on est en CDI chez un artisan ou dans une toute petite entreprise, c'est très compliqué pour le dirigeant de vous licencier. Dans les grands groupes, on dégage les gens mais sans aucune préoccupation.

On paye ce qu'il faut. C'est souvent même pas grand-chose. Donc ce CDI c'est un mythe auquel on s'accroche mais qui qui est un peu qui est un peu dépassé.

Il faut quand même il faut aussi il faut quand même le réaliser. Ouais. La deuxième chose, c'est que dans le sujet précédent, on parlait de l'état d'esprit et de l'état d'esprit qui qu'il faut faire évoluer.

Là, on est quand même, quand on aborde ce sujet-là, on est dans l'état d'esprit que l'entrepreneur ce serait le méchant. Le méchant, c'est celui qui veut créer des emplois. On est quand même dans cet état d'esprit là.

Et le gentil, ce sont ceux qui croient qu'on peut qui pensent qu'on peut garder un emploi à vie ou qu'il faut protéger l'emploi, quoi qu'il en soit. Mais quel est le premier objectif d'un entrepreneur ? Gros, en gros, le premier objectif, bah c'est de recruter et de recruter le plus possible parce que ça veut dire que son carnet de commande grossit, qu'il a des clients, qu'il les fidélise et qu'il a un chiffre d'affaires à faire et qu'il a donc besoin de ressources pour produire ce chiffre d'affaires.

Pourquoi il ne recrute pas ? Bah parce que tous les freins, toute la suradministration, toutes les taxes, dès que vous créez une activité, vous êtes déjà taxé alors que vous n'avez même pas encore créé votre activité, vous n'avez même pas encore engrangé de l'argent. Donc, ce sont tous ces freins qui font que bah, on hésite à recruter, voire on ne recrute pas.

Mais il faudrait si on parle de changement d'état d'esprit, faut quand même pas oublier que le méchant c'est pas celui qui crée l'emploi. Lui c'est le gentil a priori. Ouais.

Moi moi j'aurais bien aimé poser la question au jeune homme qui était en ligne. Par exemple lui si demain il monte une entreprise, est-ce qu'il va être prêt comme ça sans aucune garantie à prendre des gens sans expérience jeunes et sans diplôme et leur dire je te prends pour tout le temps en CDI ? Parce qu'il faut savoir aussi renverser la chose.

C'est-à-dire c'est bien facile de dire "Ah bah pourquoi on donne pas aux gens un CDI ?" Vous savez, parfois il y a des patrons qui embauchent des gens et qui le la personne ne convient pas et c'est quand même compliqué comme vous dites dans des petites structure de les euh on parle jamais du patron enchaîner de CDD avec des portes de sortie et enchaîner sur un CDI. Ben dans ce cas-là de CDD ça ne change rien.

Ça ça c'est la même chose. Autant faire un CDI avec une projection d'évolution des droits plutôt que de cumuler les CDD. Juste bien sûr et mais ça vaut aussi pour quelquun de 40 ans le le le problème c'est ce que vous avez dit le problème il il est il est systémique il est beaucoup plus large.

Les entrepreneurs qui se font massacrer de taxir même qu'ils aient le premier euros de chiffre d'affaires. Donc et puis on parle d'état d'esprit c'est un des mots ce matin des fils rouges. Merci Alexandre.

Donc par génération y parlons [rires] c'est pour ça que je me suis permis de le dire en français. un ministre du travail, j'avoue que j'ai du mal à suivre les remanements, je sais même pas s'il est en poste, mais un ministre du travail qui a dit tout travail mérite cotisation. Voilà.

Donc quand un ministre du travail dit ça, non, tout travail mérite salaire, il faut qu'il y ait le moins de cotisation possible, donc il faut encore une fois pour gagner plus, faut cotiser moins. Donc lorsqu'on est dans cet état d'esprit là, c'est catastrophique. Donc moi ce qui me gêne un peu dans ces discussions, même si je suis d'accord avec beaucoup de choses qu'on peut être dites, je trouve qu'il y a quand même, revenons sur l'état d'esprit, toujours un jeune bashing.

C'est qu'on s'en prend souvent aux jeunes euh comme si c'était une catégorie spéciale ou des ou des sous-citoyens. Moi, je crois qu'il faut qu'on arrête de sacrifier la jeunesse sur l'hôtel de la stabilité uniquement pour sauver à tout prix un système qui ne fonctionne plus. Comme vous l'avez dit, euh les jeunes sont pas des sous-citoyens, il faut penser une révolution beaucoup plus large euh de la fiscalité, de la réduction des normes et des charges et et non pas toujours attaquer les jeunes parce que les jeunes, ils sont quand même toujours regardez là la crise du logement qui est terrible.

C'est probablement la plus grande crise sociale actuellement. Elle touche avant tous les jeunes. Regardez la question des retraites.

Je suis contre totalement contre l'idée qu'on voit de plus en plus d'une guerre entre générations. Il faut surtout lutter contre ça. Totalement lutter contre ça.

Mais de fait tous ces jeunes qui partent à l'étranger parce qu'ils sentent qu'il y a plus cet avenir en France. Donc toujours en rajouter les jeunes les jeunes précaires ils pensent pas. Ah mais il y a beaucoup entrepreneurs qui parlent, ils essayent de voir ailleurs.

Non non oui, il y a 40 a 40 % des des de jeunes sans diplôme qui sont au chômage. Donc bien sûr qu'il y a un énorme problème, mais je crois qu'en terme d'état d'esprit et de réforme, il faut il faut avoir une forme beaucoup plus systémique. Non mais oui, moi je trouve tout ça très intéressant.

C'est toujours bien de vouloir donner plus de travail et de vouloir faire baisser le chômage bien évidemment 19 % je crois des 18 24 ans sont aujourd' au chômage et c'est eux qui sont directement concernés par cette première réforme. Maintenant il y a aussi des solutions qui existent. On l'a dit vous avez les CDD qui sont renouvelables, vous avez les autoeneurs les auto-entrepreneurs, les périodes d'essai qui sont aussi renouvelables de 3 à 6 mois.

Moi ce qui me dérange avec cette proposition, je vais vous dire, c'est la précarité en fait. C'estàd que les jeunes sont déjà dans une situation de précarité extrême. Demain, si vous faites ce genre de contrat, si j'ai bien compris, vous avez même plus de prime de précarité à la fin.

Vous pouvez vous faire envoyer un peu à l'américaine ou à la canadienne, vous savez, du jour au lendemain, hop, tu prends ton carton, merci, bye bye pour tout ce que tu as fait et bon courage. Moi, je ferai pour si le système était fait pareil. De l'autre côté pour les pour les pour les travailleurs, si dans l'état d'esprit dont on parle depuis tout à l'heure, les les Français étaient prêts à se dire "Bon bah c'est comme ça, ça se passe pas bien carton, voilà pour tout le monde pour les entrepreneurs exactement que pour les que pour les patrons que pour les petits employeurs que pour les cadres." Le souci, c'est qu'on est à mon avis pas prêt à cela et j'entends complètement, moi je suis d'accord avec vous Laurence sur le fait que il faut que les jeunes comprennent aussi et et ce que tu disais Frédéric tout à l'heure que les jeunes comprennent aussi que les chefs d'entreprise et je suis chef d'entreprise font le maximum pour enfin ils emploient de moins en moins en CDI euh et et de la même manière que les les même les salariés ont pas forcément envie envie Oui, mais donc il y a peut-être effectivement un système à revoir et je pense pas que ça passe par soci à mon avis.

On a Aurélien qui est en ligne avec nous. Aurélien, vous êtes chef d'entreprise, vous êtes en région parisienne. Qu'est-ce que vous pensez de cette proposition du MDEF ?

Oui, je trouve que Bonjour d'abord à tous. Je trouve que je trouve que c'est toujours j'ai l'impression à chaque fois que c'est le concours l'épine des bonnes fausses bonnes nouvelles. Encore une fois, le code du travail, j'ai été conseillé prom le code du travail est déjà avec un forme de euh d'arsenal super complet.

Euh j'ai entendu pour euh euh tout à l'heure vous parliez de la formation. Alors déjà déjà il existe des des contrats euh en CDD pour de la formation, mais il existe même pour des CDI ce qu'on appelle la période de professionnalisation pour des salariés qu's auraient été en CDI, ça existe déjà. Donc déjà qu'on utilise tout ce qui se passe et après alors ailleurs alors on peut pas accuser le MEDF de pas savoir de de pas avoir créé de l'emploi mais beaucoup d'intervenants notamment j'entends les CGT tout à l'heure et d'autres c'est ils prennent la parole sans même jamais avoir été eux-mêmes euh entrepreneurs et avoir créé un emploi.

Déjà quand vous levez le matin, vous savez le premier jour du mois là on est le 2 février, déjà vous devez penser à vos salariés pour honorer leur pay et honorer les carnet commande. Et sincèrement, je rejoins un un de vos intervenants tout à l'heure qui a dit en effet la raison même de chaîne, c'est absolument pas de de virer les gens le premier jour du la raison même d'enfre c'est de pouvoir honorer ce carnet de commande et périniser son entreprise. et à l'appui et ben pour péréniser l'entreprise, il y a besoin de de personnel qui viennent travailler avec lui et voilà.

Après tout ça, j'ai vraiment l'impression qu'en ce moment c'est le concours l'épine de de celui qui trouvera la l'idée la plus farfelue parce que sincèrement il y a déjà plein de choses qu'on applique déjà à tout ce qui est proposé et ça sera déjà pas mal. Ouais. Merci de votre témoignage.

Merci de nous avoir appelé Aurélien. Oui, vous vouliez réagir. Je voulais juste dire un mot en réaction Aurélien.

Alors, j'avais pas dit j'avais mais c'est pas ce qui c'est pas ce que Aurélien dit, mais je n'ai pas dit que c'était cette proposition était une bonne nouvelle. Mais en revanche, ce que je dis c'est que entre pas d'emploi et un emploi fragile, bah je préférerais toujours un emploi fragile même si c'est pas la une bonne nouvelle mais mieux enfin quelque chose c'est mieux que rien quoi. Oui.

Bon. Oui, de toute façon, je vais vous dire, il y a quand même dans la en France des gens qui sont très motivés pour travailler et des gens qui ne sont pas motivés pour travailler. Au RSA, il y a plein de jeunes à qui vous proposez des trucs qui n'ont pas envie de bosser.

Allez dans tous les restaurants, vous allez voir, ils ne trouvent pas de personnel. Donc, il y a plein de d'autres secteurs d'activité où il y a des jeunes qui se disent "Moi, je préfère être au RSA." Bah, c'est on a le droit de le dire aussi.

Donc, il y a un moment, il faut quand même mettre des coups de pieds dans la fourmilière en disant "Ben voilà, il faut aller bosser." Il faut aller bosser. et un chef d'entreprise quand il peut couler sa boîte avec une mauvaise embauche en CDI parce que s'il arrive pas à virer la personne, imaginons vous avez un ou deux salariés, vous avez quelqu'un qui arrive, vous lui mettez un CDI, il se met qui se met en maladie qui ne vient pas qui s'assoit et qui dit "Je ne fais rien sur une petite structure avec une mauvaise embauche, vous pouvez couler votre boîte mais lui personne ne le défend." Mais il y a pas un gène de la paresse, c'est parce que le travail ne paye pas assez malheureusement.

Le travail le travail enfin les restaurateurs en l'occurrence ont fait beaucoup d'efforts, ont aménagé les horaires, ont augmenté les salaires et quand vous les écoutez le problème pareil, ce sont les taxes et les taxes et les charges mais même sans ça, il y en a qui veulent pas bosser, ne dites pas que ça n'existe pas. On se retrouve dans un instant avec vos coups de cœur, vos coups de gueule. On va reparler du de des problèmes des assistants scolaires, le périscolaire en particulier avec l'émission Cach Investigation, mais ça concerne l'ensemble de la France et on peut s'interroger sur le recrutement des assistants scolaires.

À tout de suite. Sud Radio le 10h30h midi, mettez-vous d'accord. Valérie Expert.

C'est bon. Nous commentions la télévision avec le renseil tour de table. On va commencer avec vous Alex et ce reportage sur le périscolaire parisien euh c'est dans Cach Investigation.

Je vous propose peut-être d'écouter un un petit extrait où dans lequel Élise Lu confronte Patrick Bloch qui est l'élu en charge de de l'éducation à un certain nombre de de dysfonctionnements et le je mets des guillemets à dysfonctionnement parce que c'est au-delà de ça, c'est une faillite totale euh de certains aspects du recrutement par la mairie de Paris qui est responsable he écoutez sur l'affaire de l'école Bodin. une affaire que j'ai particulièrement suivi qu'il y a eu un dysfonctionnement majeur dans le cheminement du signalement. Oui, mais monsieur Blanche, quand vous me dites tout à l'heure en début d'interview, tout signalement entraîne une suspension, bah ça si c'est pas un signalement, c'est quoi ?

Mais un signalement qui a été fait à un agent qui ne l'a pas remonté et c'est la raison pour laquelle elle a été sanctionnée. Donc si vous voulez donc vous avez un système d'alerte qui ne fonctionne pas. Mais c'est un système d'alerte qui fonctionne à partir du moment où l'information nous remonte.

Et c'est la raison pour laquelle nous avons créer une adresse mail générique que je viens de transmettre à tous les parents d'élèves parisiens pour être certain que le signalement nous arrive automatiquement. Bon, c'est un naufrage absolu investigation. C'est euh pour le coup Élise Lu a fait le job hein.

Frédéric euh Alexandre pardon Alex. Euh non non mais c'est Ouais c'est un naufrage absolu. C'est terrifiant.

Moi j'ai regardé ce ce reportage hier. Euh faut quand même rappeler que le périscolaire c'est pas un à côté hein, c'est le temps libre où les enfants doivent être surveillés, éduqués, continuer à à évoluer. et et on se rend compte dans ce documentaire au-delà du fait que il peut y avoir des violences sexuelles, ce qui est quand même terrible, terrible dans le cadre scolaire, que rien n'est préparé, que ils se font engueuler toutes les 3 minutes les gamins, mais limite violenté pour certains maltraité au niveau de de du vocabulaire de la part de ces de ces j'allais dire de ces surveillants, c'est même pas des surveillants. et et on découvre aussi comment ils sont recrutés.

On leur dit, il y a deux mots qu'il faut savoir, c'est bienveillance, je crois, le premier mot et le deuxième, c'est bon sens. Bienveillance et bon sens. Alors que on sait que de s'occuper des enfants, ça nécessite des formations, ça nécessite des diplômes et ils n'en ont aucun.

Et donc en fait, je je suis terrifié à l'idée de ce qui se passe. Oui, on entend Patrick Blo Bloch aujourd'hui qui est responsable du scolaire et du spériscolaire à la mairie de Paris. Mais ça se passe dans toutes les villes de France.

On entend pas du tout l'éducation nationale à ce sujet-là. Euh on on sait qu' il y a un défenseur des enfants qui va être nommé, ça a été annoncé ce matin euh au mois de mars au mois d'avril, mais l'éducation nationale a aussi sa responsabilité. Et ce qui est terrible aujourd'hui, c'est que quand on regarde le classement PISA de l'éducation nationale française, on est euh au fin fond de ce classement dire que le niveau scolaire est nul et on narrive même pas à protéger nos enfants contre, je le répète, des violences, des des la de la la pédophilie dans nos établissements scolaires.

C'est notre école est devenue lowcaust en quelque sorte à tous les niveaux. et et on semble en plus se réveiller et on sait que ça dure depuis des années. En tout cas dans le milieu politique, on sait que ça dure depuis des années et personne ne fait rien.

Quand vous entendez quand même les les surveillants nous raconter que vous avez des gens qui sont recrutés pour une ou deux journées qui arrivent complètement ivre, qui parlent à des gamins dans les cours de récréation et que ça semble et que quand on regarde le dossier et c'est très bien fait ce reportage pour le regarder qu'on qu'on regarde les dossiers où ont été recrutés ces gens-là. qui avait écrit pas très stable mais ça vaut le coup d'essayer. Ouais.

Vous vous dites mais où est-ce qu'on est ? Est-ce qu'on est nos enfants vertigineux enfants. Ouais.

Oui. Et les plaintes pour les plaintes sont très peu suivies des faits. Pardon mais moi on m'a raconté quelque chose, c'est-à-dire que oui, c'est de la faute de la mairie de Paris, pas de problème.

C'est de la faute de l'État aussi, c'est certain. Mais là, vous avez des réunions dans les écoles qui sont tenues parce que c'est pas un cas isolé hein. Ça arrive partout à Paris malheureusement. et et les mers d'arrondissement dans d'autres grandes villes aussi he dans nos grandes on est en pleine campagne municipale à Paris les mères d'arrondissement des arrondissements concerné ne viennent même pas voir les parents pour parler et échanger avec eux pour au moins faire un m honorable et dire mais on a déconné quoi et et il faut qu'on reprenne tout le système à zéro.

On est dans une campagne électorale, ça devrait être le cœur de la campagne. On devrait en parler tous les jours. Tout le monde évite le sujet sûr c'est pas normal.

Ouais, il faut pas l'éviter. Moi, j'ai j'ai vu les potentiels candidats, enfin les potentiels candidats quand même en parler. Maintenant, je veux pas dire que ça suffit, mais en tout cas, je les ai j'ai vu que chacun relayait.

Mais moi, quand j'ai écouté cet adjoint là, enfin je sais pas, je je me dis mais mais qui est cet homme ? Premier adjoint. Alors, qui est cet homme ?

Qui est cet homme ? Est-ce qu'il considère que derrière ce dont on est en train de parler, ce sont des petits êtres qui vont parfois être traumatisés à vie ? On parle d'enfants vulnérables.

Donc je ne comprends pas que cet homme ne soit pas plus mis en cause parce que là il a fait l'émission mais de toute façon il s'en fout. Il était en déplacement à Rome là j'ai vu ils étaient tout contents, il faisaient des selfies avec madame Idalgo. Enfin personne prend ses responsabilités.

Moi j'ai honte. C'est ça c'est vraiment une image horrible de la classe politique. Il y a eu le lycée Fenlon aussi où il a fallu que plusieurs parents euh se battent pour qu'on les entende alors qu'il y avait des signalements qui étaient faits depuis un depuis un certain temps.

Donc le le pas de vague, on en a déjà parlé assez souvent ici, il continue le pas de vague bien sûr. Alors que la parole d'un enfant enfin c'est tellement rare que ce soit faux, tellement rare, c'est l'exception. Donc elle devrait être entendue et bien sûr et là il dit bah oui bah on est bien de mettre un système maintenant de faire remonter la vi d'envoyer un numéro de téléphone numéro et vous savez cet homme cet homme ne sera jamais puni jamais sanctionné pour ce qu'il a fait ça va plus loin je pense que ça va plus loin euh si on parle de Paris en l'occurrence et après il y a mon avis un problème beaucoup plus global si on parle de Paris vous citez le premier adjoint actuel mais il se trouve que le candidat de la gauche quelqu'un qui a été premier adjoint aussi avant lui et qui a été adjoint avant notre premier adjoint, il était adjoint en charge des ressources humaines.

Donc normalement quand ça il devrait dire pardon, il devrait arrêter la politique. Mais en France, il y a un tel degré d'irresabilité que cette personne-là se sont autorisées à se dire je serai le prochain maire de Paris. Je parle bien sûr d'Emmanel Grégoire.

Ça c'est pour le point parisien. Et sur au global, je crois que l'émission a commencé avec l'affaire, vous en aviez parlé. Je crois qu'un des combats du 21e siècle, c'est la protection de l'enfance.

Ouais. Et en Occident aussi. Ouais, il y a trop longtemps un mépris, ça va de l'élite jusqu'en bas, jusqu partout, il y a un mépris de l'enfance.

Il faut protéger, il faut protéger les enfants. C'est c'est un combat immense décennies à venir parce que parlons de la he enfin je à chaque fois que je peux je le dis mais depuis depuis 2 ans depuis ce reportage de zone interdite où on mettait en évidence les faill les les carences, rien n'a été fait. Vous pouvez aller demain vous faire embaucher comme éducateur et et la même chose dans le périscolaire.

Frédéric Fouera. Oui, Valérie, moi je vois euh un naufrage autant sur le fond que sur la forme. On a on a on a évoqué euh le fond et Alex disait dans le milieu politique, on est au courant depuis longtemps, bah quand on n'est pas du milieu politique, on est quand même sidéré euh de d'imaginer que ça que de telles horreurs puissent exister et surtout euh continuer sans que sans qu'il n'y ait de d'agissement ou de mesures qui soient prises.

Maintenant, j'imagine que et ça n'excuse absolument rien, mais qui doit être très compliqué de recruter avec des grilles de salaire minables, avec des gens qui sont pas formés et que tous les candidats ou tous ceux qui vont dire avec moi tout va changer, tout va être merveilleux, c'est peut-être un peu ambitieux d'être aussi confiant. Ce qui n'excuse rien, on est bien d'accord. et puis sur la forme parce que là c'est le communiquant qui vous parle.

Euh le minimum pour essayer de d'atténuer une une communication de crise, c'est de déjà de reconnaître les faits et de pas les ignorer. de tirer quelques enseignements. On comprend qu'il y a eu quelques enseignements bien tardifs a priori qui ont été tirés mais faire comme si on était pas si au courant que ça comme si on avait aucune responsabilité quand Élise Luc qui ne qui est pour moi plus procureur que que journaliste mais qui pour le coup quand même fait quand même son bien son boulot cette fois-ci de mon point de vue dit mais les signalements ne fonctionnent pas et qu'il répond si ça fonctionne seulement quand ça fonctionne.

Bah oui si ça fonctionne seulement quand ça fonctionne ça veut donc bien dire que ça fonctionne pas. Juste, je voudrais préciser une chose. Dans ce reportage, vous avez quand même un maire d'une petite ville dont le nom m'échappe, qui dit que lui, pour lui, c'est le plus important et qui met 40 % des moyens à louer à sa ville dans le périscolaire.

Et vous voyez la différence. Les enfants veulent pas rentrer chez eux. Quand je dis ils rentreront quoi qu'il arrive, mais les parents sont ravis de voir que les enfants veulent pas rentrer chez eux.

Il y a un projet pédagogique qui est mis en place et cette phrase, c'est cette phrase qu'il faut retenir de ce maire qui dit quand on est lumère, on n'est pas là pour faire que de la voirie. On est surtout là pour faire de l'humain. Et ça, j'ai trouvé ça formidable.

Voilà, au moins ça marche. Et c'est là-dessus qu'il faut s'inspirer souvent des territoires et des petites villes. Il faut faire remonter les bonnes idées.

Bah à Paris, ils ont oublié la voirie aussi. Oui. Laurence, votre coup de gueule, c'est le February.

Alors, ça a l'air beaucoup moins important que ce dont on vient de parler, le of February. Donc, j'ai découvert ça hier, c'est-à-dire que vous savez, vous avez le dry January, c'est-à-dire qu'on considère que parce que vous allez pas boire pendant un mois, ça va vous sauver quoi que ce soit. Donc complètement stupide au lieu d'expliquer simplement ou de parler des méfets de l'alcool et de tenter de la modération, du juste équilibre, donc c'est très à la mode, vous savez.

Donc d jan January et maintenant donc February, il fallait créer quelque chose. Donc le off February, ça veut dire vous déconnectez des réseaux sociaux pendant 28 jours. Alors qu'est-ce que ça va faire ?

Donc non mais je trouve ça tellement pénible d'entendre des des imbécilités pareil tout le temps. Non mais c'est vrai au lieu de parler des vrais sujets donc du coup là c'est vrai que je prends du temps pour en parler mais pour le dénoncer ça veut dire que bah pendant un mois ça va être très fun de dire allez j'enlève mes mes applications de de réseaux sociaux et puis bah après le 1er mars c'est reparti et donc ça va rien changer. Donc au lieu de passer du temps à essayer de dire aux gens déjà ce qu'ils doivent faire ou les inciter ou les culpabiliser en leur expliquant que c'est des méchants parce que c'est 1h50 en moyenne pour les adultes sur les réseaux sociaux, au lieu de faire une éducation positive pour expliquer effectivement les méfets parce que c'est vrai qu'il y a un vrai sujet que ce soit pour les adultes et encore plus pour les jeunes et ben on fait comme ça des petits trucs sympas c'est tellement drôle c'est du marketing celui qui a créé ça bah ça lui fait un petit business enfin ça vient d'Espagne il y a quatre pays qui seront engagés là-dedans.

Et bon, non seulement bah on n'est pas des enfants et puis en plus ça ne servira à rien. Donc les trucs qui servent à rien et qui j'espère ne va pas coûter de l'argent parce que peut-être que l'État va financer, on sait jamais. Quand même pas mais je rappelle que le mois de février, c'est le mois de la prévention du cancer donc c'est plus important.

Faites-vous dép mammographie et dépistage du du cancer du col de l'utérus. pour les hommes, il y a aussi euh euh la prostate, il y a il y a beaucoup de de prévention à faire et c'est très important de de suivre les recommandation. Pardon ?

Non, il faut le rappeler. Merci pour ce rappel, Valérie. Euh ce qui est amusant, c'est que là cet exemple, c'est le politiquement correct, le plus démagogique, le plus le plus le plus crasse.

Ce qui c'est très facile à dire. Faut pas oublier qu'aujourd'hui beaucoup de gens s'informment via les réseaux sociaux. Donc ne pas être connecté, c'est aussi ne pas s'informer.

Donc je trouve ça grave. Mais ce qui est amusant, c'est que fébé. D'où vient le mot même de février, c'est fébrer.

Se purifier dans le calendrier euh de l'ancienne Rome de la Rome antique. Février était le dernier mois de l'année puisque c'est le calendrier commençait avec mars et donc pour le dernier mois de l'année, on se purifiait donc et là aujourd'hui certains pensent qu'on se purifie en coupant les réseaux sociaux. Donc c'est un mélange, on retrouve des réflexes ancestraux mélangés à du politiquement correct.

Je trouve même dangereux puisqu'il faut pas dire aux gens de se déconnecter, il faut mieux se connecter. Allez, on se retrouve dans un instant et on continue. On va parler bah on va par continuer à parler du numérique avec vous Romain Marcili et puis et puis de la dette avec vous.

Euh envie Fred. Oui, ça donne pas envie. Je l'ai gardé pour le dernier.

Allez à tout de [rires] suite. Sud Radio, mettez-vous d'accord. Valérie [musique] Sud Radio, le 10h mettez-vous d'accord.

Valérie Expert et nous sommes ensemble avec vous pour commenter l'actualité. Alors l'actualité, le pas de côté de des débatteurs. Romain euh Marcilie vous c'est un un coup de gueule euh Oui. ou un coup de projecteur euh parce que je trouve qu'on l' en parle pas assez euh alors que c'est un sujet fondamental sur une certaine dérive liberticide, inquiétante dans les débats politiques actuels euh concernant la régulation d'Internet et des réseaux sociaux en France.

Alors bien sûr, on nous explique que tout cela est pour notre bien, pour protéger les mineurs, qui peut être contre, pour lutter contre le le le crime et le narcotrafic en particulier, pour redonner de la verticalité aux réseaux sociaux pour citer les mots du président de la République. Mais en réalité, on risque de de mettre sous tutelle une partie de nos libertés fondamentales et on a eu droit à l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de de 15 ans avec les immenses risques que ça crée de fichage pour tout le reste de la population et mais ça ne s'est pas arrêté là puisque la ministre du numérique a dit la semaine dernière ce n'est qu'un début. Alors c'était quoi la suite pour elle ?

Ben la prochaine étape c'est l'interdiction possible des VPN. Les VPN, c'est essentiel pour la la confidentialité notamment beaucoup d'entreprises les utilisent. Et quand on regarde la liste des pays qui interdisent les VPN, il n'y a que des régimes autoritaires et des dictatures de la Corée du Nord et la Biorussie.

Puis je parle que de choses de la semaine dernière, le canard enchaîné qui euh nous nous parle des des véléités gouvernemental plus au niveau du du gouver du gouvernement le premier ministre euh d'accès aux messageries cryptées comme WhatsApp, ce qui créerait une brèche très dangereuse pour la sécurité de tous nos échanges et sans parler bien sûr des des principes philosophiques de la confidentialité des correspondances. Donc au nom de de la sécurité, on crée de l'insécurité et puis ça ne s'arrête pas là. Enfin, on se dit où va s'arrêter le délire ?

J'ai vu qu'il y avait un amendement alors retiré heureusement mais quand même il il a été écrit donc comment peut-on écrire des choses pareil qui proposait d'imposer avant des films ou des séries des mentions lorsque dans le film ou la série, un enfant enfin ou un mineur de moins de 15 ans avait un téléphone portable à la main tous les avertissements qu'on a partout. Donc c'est absolument dangereux au nom euh du bien, au nom d'un politiquement correct, on est en train de remettre en cause des principes fondamentaux euh essentiel de la démocratie libérale et je crois que ça mérite beaucoup plus de débats que les gnorgnans euh qui peut qui peuvent exister actuellement. Ouais.

Mais là encore, on dit les politiques font rien. Il y a c'est un véritable fléo tout de même pour les pour les jeunes. Vous vous ne croyez pas à cette interdiction.

Mais bien sûr que c'est un fléo. Enfin, c'est pas parce que on est contre des solutions qu'on pense que le problème n'existe pas. Oui, il y a un énorme problème euh de santé mentale, il y a un énorme problème de de sécurité pour les enfants, ça c'est évident.

Mais est-ce que l'interdiction règle quelque chose en Australie où ça a été fait ? Le débat, c'est un long débat. Ça donne un outil aux parents pour leur dire c'est interdit, c'est des enfant.

C'est un débat et à la rigueur que c'est le débat euh qui est le plus intéressant parce que je comprends, on peut comprendre les arguments des deux côtés. J'avoue que moi-même ma religion est difficile à faire parce que il faut voir dans les autres pays si ça marche ou ça marche pas. Pour l'instant les exemples qu'on a ça ne marche pas.

Les enfants sont malins, ils vont ailleurs, ils vont sur des forums comme il y avait au début des années 2000 où là il n'y a plus aucun contrôle. Et mais le problème c'est que au-delà de la question de l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs, c'est ce que ça enclenche par ailleurs. La ministre l'a dit, ce n'est qu'un début.

Il faut voir, il faut lire avec attention ce qu'a dit le président Macron dans sa dans son Tour de France devant la DPCH du Midi et cetera. Il a une vision totalement archaïque, dépassée empreinte de de saintsimonisme terrible euh concernant les les réseaux sociaux. Faire réagir Laurence, je je suis un peu plus modéré sur le sujet. parce que ce qu'a dit la ministre déjà, ça a été remis en cause notamment sur les VPN, c'est très clair que tout le monde en connaît l'intérêt et après les propos du président qui sont piochés au milieu des discours.

Enfin, moi je suis je trouve que le Macron bashing un peu excessif. J'ai pas l'impression non plus qu'il soit à couper la liberté totale d'expression sur les réseaux sociaux. Alors ça, je le lis dans les les trolls russes, mais c'est pas ce que j'ai dit du tout.

Non mais je d'accord mais je je permettez-moi d'avoir une opinion qui n'est pas la votre déjà la liberté c'est déjà au tr russ pas très cor si vous vous y associez vous monsieur j'ai certains troll russes le disent j'ai pas fait référence à vous je vais aller au bout de mon propos parce que la liberté c'est aussi dans le débat justement d'écouter les autres comme je l'ai fait pour vous mais ce que je veux dire par là c'est que je pense que c'est un cumul d'outils qui peut être efficace et c'est vrai que l'interdiction ça va pas régler tout le problème. Mais ça permet de de se positionner en tant que parent. Ça veut pas dire qu'on est démissionnaire et que sans l'interdiction, on n'y arrive pas.

Mais ça permet de de de dire attention danger comme pour la drogue. C'est-à-dire que c'est pas parce qu'on interdit la drogue que les gens n'en consomment pas, mais le jour où on la légalise, ben on trouvera plus qu'à un problème à la consommer. Maintenant, il faut qu'il y ait un cumul de de solutions, c'est-à-dire bah bien sûr l'éducation, cette interdiction au moins de 15 ans, elle est pas parfaite, mais elle elle fait partie elle fonctionne en Australie. et puis tout ce qui vautour aussi prendre du temps quand on peut avec ses enfants pour les décrocher du téléphone ça c'est aussi important en pensez quoi Frédéric Fouera je suis mal à l'aise sur ce sujet c'est peut-être mon quart d'heure d'incohérence mais je suis surtout très mal à l'aise de ce pays où une des principales préoccupations de nos élus d'interdire ou de nous dire ce qu'on doit faire moi j'ai je ne vote pas pour un député pour qu'il me dise comment je dois me conduire ce que je dois faire ou pas quand on disait dans les pays où il y a de l'interdiction ça fonctionne pas à l'inverse en Chine par exemple les plus jeunes, je sais pas si ce sont les moins de 15 ans, mais ça ça doit ressembler à peu près à ça, n'ont accès à TikTok que une heure par jour.

C'est-à-dire qu'ils sont bien conscients du mal que peuvent faire certains réseaux sociaux et donc essayent eux-mêmes de de de limiter les risques. Donc il y a quand même aussi des pays où ça fonctionne où en tout cas on on veille à ce que les enfants ne soient pas complètement de comparer la France à la Chine. Non mais dans ce cas-là, c'est quand même c'est quand même c'est quand même le comble de se dire que finalement ils sont peut-être plus raisonnables que nous.

C'est pas une démocratie. Moi je suis complètement pour l'interdiction. Pardon je suis mais vraiment sans aucune nuance.

Je comprends ce que vous dites mais je vais vous dire pourquoi je suis complètement pour toi qui sur ton téléphone depuis le début de l'émission. Non mais surtout moi qui fait des vidéos pour les jeunes parce que j'ai une chaîne YouTube et que j'ai Instagram et que j'ai TikTok et que mes vidéos leur sont attribué et je suis très à l'aise et je suis très cohérent avec moi-même. C'est que en fait je me rends compte depuis des années que ces jeunes-là ne raisonnent ne s'informent que par ça.

Ouais. Et donc dans quelques années, ça va être très compliqué de les orienter vers de l'information vérifiée, vers de l'information travaillée, vers votre travail Valérie, vers le travail des journalistes de rédaction radio ou de rédaction papier parce qu'ils auront leur canaux d'information et je suis cohérent avec moi-même. C'estàd que je fais ce travail là en leur donnant de l'information sur les indécis et je me dis mais en fait moi peut-être que je fais mon travail avec un on va dire j'essaie un certain un petit peu d'éthique même beaucoup d'éthiqu mais d'autres ne le font pas et donc se font une une opinion et construisent leur façon de raisonner qu'avec ces réseauxl vous pensez à votre à votre petit petit bébé on en parlait avec Réy Branco qui qui vient d'avoir un petit garçon et qui et qui disait oui peut-être que pour lui ce sera une bonne chose parce qu'il va naître dans dans un monde ou où ce sera un petit peu différent.

Je suis tout à fait sensible bien évidemment à cette question. Est-ce que votre chaîne YouTube est un danger pour un enfant de 14 ans ? Je ne sais pas.

Est-ce que c'est est-ce que c'est est-ce que c'est plus dangereux qu'il y aura de votre je fais provocateur votre chaîne YouTube ou quotidien ? Voilà, je veux dire et c'est ce qui est amusant c'est qu'à travers l'histoire, il y a toujours eu il y a toujours eu le mêmes débats sur les jeux vidéos, même sur la télévision. Au début, la télévision était une machine à abrutir, il faut l'interdire.

C'est normal qu'on retrouve les mêmes débats. La question sur la moins de 15 ans, on peut en parler pendant 3 heures. Ma religion, je vous dis, n'est pas totalement faite.

C'est très sensible. Mais il faut voir ce que ça enclenche par ailleurs. Vous avez une minute Frédéric pour parler de la dette.

Facile, facile. [rires] Moi je voulais pas je voulais pas directement parler de la dette, mais je voulais faire un coup de cœur à au départ à Nicolas Dufour qui le président de la BPI, la banque d'investissement quelque part qui a été rejoint dans son discours ce weekend par Bernard Casneu mais ce ne sont ce sont loin d'être les seuls mais je trouvais que Nicolas Duf c'est intéressant parce que c'est pas un politique même si le sujet est politique et qui parle de la question de la dette en essayant de rationaliser et en essayant de dépassionner parce que nous tous nous savons très bien que si nous gagnons 100 et que nous dépensons 200 ça va pas. Si on gagne 100 et qu'on dépense 300, ça va vraiment pas.

Si on gagne 100 et qu'on dépense 400, ça devient très compliqué. Mais quand il s'agit de la dette du pays, alors ça un aspect totalement virtuel et beaucoup de nos politiques nous laissent croire que finalement c'est pas un sujet, c'est pas un sujet bien grave. Et puis de toute façon, quelque part ça se réglera comme par magie.

Et je trouve que les gens qui ont le qui ont la une parole publique et qui ont le mérite de venir expliquer que bah une dette, il faut le il faut l'affronter, il faut la regarder en face et que ce n'est pas un non sujet. Là en France, c'est 3500 milliards de dettes. Ça veut dire que c'est 50000 € par habitant.

Mais qui peut dormir tranquille sachant qu'il a 50000 € de dette et qu'il a pas les moyens de la payer ? C'est presque 1000 ans par 1000 ans pardon 1000 € par an. Juste le coût de la dette pour chaque habitant.

Donc voilà, un coup de cœur pour ces ces gens bah qui ne font pas rêver en parlant d'un sujet et en ayant un discours vrai, mais c'est pourtant celui qu'il faut entendre et ça reboucle avec ce que nous disions pendant l'émission le ce changement d'état d'esprit. Bah, il faut arrêter de croire qu'il y a de l'argent magique et des solutions faciles. Non, il y a des vrais problèmes à affronter et il faudrait avoir le courage de les affronter avec des gens qui le disent clairement.

Euh, Périco, c'est la chandeleur faire des trè qui paye ses dettes s'enrichis. les pays qui n'ayant pas dett ne pourront plus s'enrichir. Je plés bien entendu rapidement au sommaire.

Euh vous avez vu, on a entendu parler de cette étude de des sur les fiertés françaises. Oui. Et malgré tout ce qu'on entend, malgré les mauvaises nouvelles que vous anonz ici sur cette émission [rires] et bien il y a encore beaucoup de Français qui sont fiers d'être d'être français et qui aiment la France.

Et on va discuter avec avec Arno Benedetti qui va nous décrypter pourquoi il y a encore de très bonnes raisons avec une dette aussi aussi importante d'être d'être français. On va s'intéresser à ce restaurateur Michel Trama qui est obligé de fermer au bout de 47 ans parce que son installation de gaz est pas au norme et l'installateur lui avait pas dit que c'était pas au norme. Donc terminé, on l'aura en ligne.

Je suis allé voir, je suis allé à à côté d'Agentin à la conférence de presse, il s'est mis à pleurer. C'est c'est tragique. Et puis la population majoritaire, ça va être les vieux en France et ben ils sont pas c'est pas les mieux.

Je sais pas s'ils ont des dettes ou pas mais on verra avec le président de petit faire des pauvres qui fait pas toujours bon et être vu en France ni jeune d'ailleurs. Donc voilà mais on est quand même très fier d'être français et surtout d'être sur Sud Radio ma chère. Absolument et merci à vous Perco.

On vous retrouve dans un instant. Très bonne journée.