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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 19 décembre 2025 23 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEurope & internationalSanté

Agriculture : la culture du modèle qualitatif français menacée ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Ce report de 3 semaines est-il une victoire pour la France ou un recul pour mieux sauter ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    La crise agricole est-elle structurelle ou superficielle ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Faut-il défendre un modèle de petite exploitation ou agroindustriel ?

  • 12:00OuverteRéponse partielle

    La stratégie vaccinale contre la dermatose nodulaire est-elle adaptée ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Les traités de libre-échange menacent-ils la souveraineté alimentaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Clément GuillonauFait
    « Le projet d'accord commercial avec le Mercosour a été repoussé de 3 semaines au Parlement européen. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est une annonce à laquelle les agriculteurs ne s'attendaient pas. Le projet d'accord commercial avec le Mercosour a été repoussé de 3 semaines au Parlement européen. Nous avions besoin d'un léger report.

Comme l'a déjà dit mon ami Antonio Costa, après 26 ans de négociation, un délai de 3 semaines me paraît acceptable. C'est incroyable que nous soyons sur le point de conclure cet accord commercial si important. Emmanuel Macron n'a pas tardé à réagir à cette annonce.

S'il s'est félicé du report de l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur, il a également demandé à ce que le texte change de nature afin de prendre en compte les avancées réclamées par la filière agricole française. Et nous devons continuer le travail qui a été engagé depuis des mois. Je l'ai dit ce matin en arrivant, nous n'y sommes pas et le texte n'est pas acceptable et c'est ce qui a permis d'obtenir ce report.

Maintenant, nous allons continuer de travailler. Les agriculteurs eux aussi ont salué l'annonce d'Ursula Van Derleon. Ils se félicitent que leur mobilisation est payé.

Hier, plus de 7000 d'entre eux avaient fait le déplacement à Bruxelles pour exprimer leur colère. Il faut se réveiller vite parce que sinon la culture française et même l'agriculture européenne, elle va mourir et comme on dit, il y a pas d'avenir sans paysan. On forme les paysages, on forme tout et demain s'il y a plus d'agriculture, bah faudra se nourrir on sait pas comment.

On est en réel détresse déjà donc donc on peut pas accepter ces ces ces trahisons de l'Union européenne qui qui continue et qui perdure et c'est plus acceptable. Pas sûr que le nouveau délai accordé à l'accord suffise à calmer la colère, la FNSEA a déjà appelé les agriculteurs à rester mobilisés dans les prochaines semaines. Voilà pour ces explications de Clément Guillonau sur cet accord du Mercosur qui cristallise la colère des agriculteurs.

On va parler de cette crise agricole avec mes invités Olivier Olivia Desroya. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes journaliste Figaro. Vous êtes spécialiste des questions d'agriculture. J'ai que également sur ce plateau Pablo Piot Vivien.

Bonjour. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes rédacteur en chef de la revue Regard et on a le plaisir d'accueillir Alain Cruger. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes journaliste, vous avez été le producteur et l'animateur de l'émission gastronomique On ne parle pas la bouche pleine sur France Culture avec un angle culturel sur la gastronomie. C'est une émission qui a marqué les années 2010 notamment. Et vous vous publiez un livre du du même nom aux éditions Albin Michel, une encyclopédie culturelle de la gourmandise qui reprend votre travail et vos entretiens radiophoniques dans cette émission.

On ne parle pas la bouche pleine, on parlera de gastronomie à la fin de nos échanges. Mais d'abord le sujet d'actualité, c'est bien sûr la crise agricole avec Pablo Pablo Piovévien cette quand même information de vendredi matin et les tracteurs des agriculteurs qui vont jusqu'au domicile d'Emmanuel Macron et de Brigitte Macron au Touta pour mettre la pression sur le président. Bien sûr, parce que la colère est forte, la colère gronde et celle des agriculteurs en vérité ne s'est pas arrêté depuis maintenant au moins une dizaine d'années.

Euh à chaque fois euh il euh ils ont des demandes en fait qui sont très précises. Là, ils se mobilisent euh en partie euh contre le le Mercosour, mais il y a toute une fullitude en fait de paramètres qui font que aujourd'hui les agriculteurs sont dans la rue. C'est un secteur en fait qui est en crise en fait, il faut bien comprendre et en crise pas une crise superficielle ou où il faudrait juste regarder le caractère aigu de cette crise.

C'est une crise structurelle. Aujourd'hui, moi j'ai par exemple dans ma famille des des des éleveurs des éleveurs de de vaches donc qui sont particulièrement touchés par la question de la de la dermatose bovine. Et bien ces éleveurs, ils n'arrivent pas en fait à vivre correctement de leur travail quand bien même ils le font bien et c'estàd que ils doivent travailler non mais juste comme ça on je pose les bases au départ, ils doivent travailler 7 jours sur 7.

Ils se lèvent tous les matins à 4h du mat pour aller traire leur vaches et euh ils peuvent pas prendre de vacances parce qu'ils n'ont pas les moyens euh de de d'embaucher quelqu'un pendant le pour aller trire les vaches, ce qui est obligatoire tous les jours. Ils peuvent ils peuvent pas embaucher quelqu'un pendant qu'ils partent en vacances et à la fin de leur mois, ils ont euh bonhommalan entre 800 et 1000 €. Donc c'est ce n'est pas vivable.

Ce n'est pas acceptable que dans un pays comme la France, on ait des éleveurs qui soient aussi sous-payés et qui a des conditions de travail aussi catastrophiques. Alors après la question c'est est-ce qu'on a envie, quel modèle on a envie d'avoir en France ? Et cette question là, je trouve qu'on ne la pose pas assez, c'est-à-dire est-ce qu'on a envie d'un modèle agroindustriel ou est-ce qu'on a envie d'un modèle de petite exploitation ?

Et si on a envie d'un modèle de petite exploitation, comment est-ce qu'on quel quelle structure on crée pour que ce modèle puisse exister ? Mais est-ce qu'Emmanuel Macron est le responsable de ces difficultés des agriculteurs depuis des années ? Ouais, c'est toujours on dirait toujours en tant que que chef de l'exécutif d'une d'une situation qui dure depuis euh des années.

Vous regardez en fait le déclin euh de l'agriculture qui était très bien évoqué. Il date de d'il y a au moins 20 ans, c'est-à-dire qu'il y a une vingtaine d'années, on était largement excédentaire en terme de de souveraineté alimentaire et d'excédent commercial. Cette année, on va être pour la première fois euh probablement déficitaire sur le de d'un point de vue euh d'un point de vue euh agricole.

Là où effectivement Emmanuel Macron est un peu responsable, c'est qu'il lui a suscité énormément d'espoir au début de son premier mandat. C'était en 2017, il avait lancé les états généraux de l'alimentation, souvenez-vous, qui étaient à la base de l'aide des lois égalim avec une promesse, on va augmenter votre revenu. Le le les états généraux de l'alimentation, c'était augmenté le revenu agricole.

Je trouve que et la fameuse loi égalime pour essayer de les lois égalimes puisqueil y en a eu trois vo revenu digne pour les agriculteurs. Exactement. Il y a eu quand même des avancées dans certaines filières.

La situation que vous dépigniez sur le sur sur l'élevage est un peu plus voilà contrasté selon les filières. On a eu les céréaliers qui ont eu des très bonnes années ces dernières années sur l'élevage laitier. les prix ont les prix ont ont plutôt euh eu tendance euh à à augmenter.

Donc effectivement, on a une situation un peu plus contrastée et un choix de modèle à faire, pas forcément entre de l'agroindustrie ou des petites exploitations. Je pense que la force de l'agriculture en France, c'est d'avoir un modèle qui est encore diversifié. C'est-à-dire que on a l'image de de d'une agriculture française qui utilise des pesticides à Touva, qui est avec des immenses exploitations.

C'est pas du tout le cas. La taille moyenne d'une exploitation agricole en France, c'est 69 hactares. C'est la plus petite euh c'est la plus petite taille euh de moyenne d'exploitation en Europe.

Et évidemment euh dans le monde, ce qu'on veut éviter, c'est d'arriver à des extrêmes euh qu'on peut avoir notamment dans les pays sud-américains ou même aux États-Unis avec des gigas fermes qui pour le coup n'est ni le modèle que les Français veulent, ni celui que veulent les agriculteurs. À l'incruger, il y a une forme de paradoxe car les Français sont fiers de leur agriculture, de leurs produits locaux, mais on s'habitue à avoir des agriculteurs malheureux depuis des années. Non, on s'habitue pas euh parce que euh l'un des plus beaux mots de la langue française, c'est paysan.

Euh avec tout ce qui va avec, tout ce que ça tout ce que ça raconte, c'est notre pays, c'est ce qui dessine le paysage. C'est c'est une richesse culturelle. C'est pas un hasard si l'agriculture et la culture sont aussi proches.

Et je crois qu'il faudrait considérer vraiment l'agriculture sous sa forme, je dirais la plus la plus noble et et pas la la plus agroindustrielle. Euh, il faudrait il faudrait la considérer comme on considère la culture et la défendre comme on défend la culture. Je veux dire, on a le grand privilège en France de de défendre sa culture qui est une de nos richesses d'ailleurs euh euh qui qui produit euh qui produit et des talents et aussi de de la richesse.

Et bien, il faut considérer que si d'abord si on mange pas, on meurt, on le sait bien. Donc si on a plus d'agriculteurs, si on a plus de paysans dans ce pays de cocagne absolument merveilleux qui est la France, il faut il faut faire ce qu'il y a à faire et il faut il faut absolument aider ces gens qui qui ont une vie une des plus dures qu'il soit. Je veux dire, c'est les derniers vrais ouvriers et ce rapport à la terre est un est un des rapports les les plus nobles qu'il soit.

Et ce qui ce qui explique que ces difficultés agricoles sont aussi sensibles en France aujourd'hui notamment dans le débat dans le débat européen Pablo Vien sur sur le Mercosour. Exactement. Et le alors vous avez deux pays qui sont un peu en en tête de de prou pour s'opposer au Mercosour.

C'est l'Italie et la France qui aujourd'hui ont décidé, enfin a priori Emmanuel Macron a réussi à obtenir le report d'un mois pour pouvoir un peu souffler pour pouvoir éventuellement renégocier quelques lignes de ce de ce traité de de libre échange avec entre l'Union européenne et quatre pays d'Amérique latine. Je je je rebondis en fait sur ce qui vient d'être dit. Le le problème en fait de ce traité de Mercosour comme de beaucoup de traités d'ailleurs de libre échange, c'est qu'il considère les les biens en fait qui sont produits et notamment ben les biens agricoles comme de simples bien.

Il n'y a pas d'exception agriculturelle française comme il y a une exception culturelle parce que vous avez fait la comparaison avec la culture la culture l'exception culturelle française, ça veut dire sortir en fait du marché les euh les les objets culturels, les œuvres d'art. L'idée qu'on puisse éventuellement faire la même chose avec les biens agriculturels est une idée qui a germé dans la tête de de de certains penseurs en fait du secteur qui est un peu complexe puisque le le il y a énormément il y a une variété en fait de de production qui est très importante. Il y a une nécessité en fait dans l'économie c'estd que en l'agriculture en France mais comme dans beaucoup de pays structure notre économie c'estàd que comme ça a été dit tout à l'heure on mange tous les jours et on en a besoin et la question de la souveraineté alimentaire est une question qui est très importante.

Et donc l'idée que l'on puisse aller se se mettre sous genre le le le boisseau, on va dire, de d'autres pays qui sont à l'autre bout du monde dont on va dépendre en fait parce que on va faire rentrer, je prends un exemple, le soja, on va avoir besoin, on a besoin de soja dans notre dans notre économie au sens large, dans notre alimentation et dans genre plein de choses transformées. On on va on va acheter le soja dans les pays avec qui on signe le le Mercosour. Mais le problème c'est que le jour où il c'est-à-dire que après on va on va dépendre donc de ces pays-là mais le jour où on décide le jour où ces pays décident de dire bon bah non finalement genre on ne veut plus vous vendre de soja ou on augmente énormément les prix on a'ura pas la souveraineté de dire ah bah en fait si je suis désol on en a besoin en fait on en a besoin pour énormément de choses en France et ça cette idée-là de perdre notre souveraineté par des accords de libre échange est une est une idée qui en ce moment n'a pas tellement le vent en pou Olivier Droya ce report de 3 semaines de la signature de l'accord de libre échange qui avait été demandé par Emmanuel Macron.

Est-ce que c'est une victoire pour la France ou est-ce que c'est reculé pour mieux sauter ? Alors, c'est une c'est victoire d'une bataille, on va dire, pour les agriculteurs, mais c'est pas du tout ils ont pas du tout gagné la guerre. En fait, je pense que Emmanuel Macron a réussi à se donner un petit peu de temps.

Il avait bien conscience que dans le contexte éruptif de la dermatose allait conclure un accord comme le Mercosour, c'était l'assurance d'avoir la FNSA sur les routes et que et que le ce qu'on enfin le la colère agricole qui est pour l'instant contenue dans le sud-ouest se propage à toute la France dans pendant les périodes de Noël. C'était vraiment l'exécutif surveillait ça comme le lait sur le feu. La question c'est qu'est-ce qui va se passer pendant ces 3 semaines ?

Très honnêtement, ça ne changera pas grand-chose. En fait, l'essentiel du mercour a été déjà négocié et acté depuis le mois de septembre, depuis que la commission a valider l'accord. Donc, on ne peut plus renégocier fondamentalement ce qu'il y a dans cet accord.

On ne peut pas améliorer les clauses de sauvegarde, peut mettre des mesures, on peut essayer d'en négocier de façon périphérique à l'accord, mais d'un point de vue juridique, sans sans être trop technique, euh ça ça c'est assez assez faible. Et c'est pour ça que les agriculteurs ont bien compris que euh le voter maintenant au renégocier quelques quelques gardes de fou dont le caractère opérationnel est assez discutable et ben ça n'a pas vraiment de enfin il y a pas vraiment de de de changement fondamental et donc pour eux le mercour c'est non. J'ai pas souvenir qu'il y ait des euh accords de cette ampleur euh qui était abandonné après 25 ans de euh de discussion et finira probablement par être signé euh au mois de janvier ou au mois de février.

Je pense qu'Emmanuel Macron ce matin a laissé entendre que il était pas opposé hein à à sa signature euh définitive. Donc fondamentalement la bataille du Marcosouroir, elle est perdue aujourd'hui pour pour les agriculteurs. La question c'est de voir d'essayer que ce moment-là soit l'occasion de se rendre compte effectivement de ce sujet de la concurrence des loyales qui est du libre échange.

C'est assez normal. La souveraineté alimentaire c'est pas l'autarsie alimentaire, c'est la capacité de nourrir sa population. On exporte donc c'est une formidable puissance pas même gritère aussi.

Donc voilà mais on peut pas on peut pas être autosuffisant surtout les Français aiment le le le cacao, le le café, c'est des choses qu'on peut pas voilà qu'on peut pas produire chez nous. Donc la capacité de nourrir sa population, c'est ça la souveraineté alimentaire, c'est pas l'autarsie. Donc je pense que ces traités de libre échange, ils sont importants.

Euh, ils ouvrent des marchés pour nos filières agricoles qui en ont besoin. En revanche, cette question-là symbolique de mettre euh nous mettre en concurrence avec euh des productions qui sont moins disantes d'un point de vue environnemental moins disantes d'un point de vue du bien-être animal, c'est fondamental dans la colère qu'on qu'on connaît aujourd'hui et c'est la même chose sur la dermatose nodulaire. C'est un symbole fort ce débat autour du merc de cette agriculture qui pourrait être victime euh du business, de la mondialisation et et du libre échange.

Mais c'est-à-dire qu'il y a aussi euh l'agriculture, c'est des gros et des petits. Ce qui est sûr, c'est que ce qu'il faut défendre aujourd'hui de façon vraiment conséquente, c'est ceux qui qui ont une exigence de qualité, ceux qui travaillent sur le bio, ceux qui ceux qui font de l'agroforesterie, ceux qui ceux qui ont un rapport avec la nature qui considèrent que qu'ils en font partie, qu'il faut la protéger, il faut privilégier aussi l'intelligence de la main. Enfin, et c'est vrai aussi depuis euh depuis l'agriculture jusque qu'à la cuisine, enfin ça c'est la même chaîne.

Euh et cette chaîne alimentaire, il faut la il faut la la préserver, la conserver, l'entretenir depuis depuis la source jusqu'à la table. D'ailleurs, il y a le chef 3 étoiles Jacques Marcon dont l'établissement familial est situé en en Haute-EL Loire qui a décidé de manifester pour la première fois mardi au côté des agriculteurs contre la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire et les abattages massifs de troupeau également contre le Mercosoursa. Ça montre ce lien entre gastronomie et agriculture.

C'est-à-dire que de toute façon on voit bien que tout que tout est que tout est lié. Alors je vais pas rentrer sur le terrain médical parce que je suis pas compétent. Mais ce qui est ce qui est certain, c'est que il y a la nécessité de défendre un modèle qualitatif, ultra qualitatif qu'il a effectivement chez les Italiens, chez les Français et qu'il faut pouvoir le faire de faç enfin on ne peut pas mettre à la même échelle un céréalier de la bosse qui a des des centaines et des centaines d'hectares et un vigneron ou ou un éleveur qui a qui a une échelle totalement différente.

Donc il faut défendre la qualité française et il faut la défendre par tous les moyens et c'est et c'est vraiment je veux dire le président du Sénat est lui-même très concerné par cette questionlà. Oui, à la fois. Et puis il est aussi vétérinaire de profession président euh du Sénat et donc concerné par cette crise de la dermatose nodulaire dans les dans laquelle les vétérinaires sont très impliqués pour essayer d'accélérer la vaccination.

En tout cas, justement pour en parler, on va écouter la porte-parole du gouvernement ce vendredi matin qui estimait que la situation était sous contrôle et qu'il n'y avait plus de foyer infectieux. Aujourd'hui, il n'y a plus de foyer de dermatose. À ma connaissance, ce que je peux vous dire en revanche, c'est que la stratégie vaccinale qui touche les huit départements au-dessus de l'Espagne, donc en Nouvelle Aquitaine et en Lucitanie avance et on a signé la mobilisation générale.

On a 100 % des Pyrénées orientales, pour vous donner cet exemple, qui a été vacciné, 60 % de l'Aude qui a été vacciné et 30 % de l'Ariège. Pablo, le gouvernement est sur le pont sur tous les fronts pour essayer de de résoudre cette crise sanitaire qui touche l'agriculture. Oui, il est sur tous les pont elle est bien gérée cette crise par Sébastien alors la question ils ont ils ont fait un choix et ils ont fait ce choix de euh une vaccination partielle et de l'abattage de tout le troupeau s'il y avait un cas de dermatose.

Peut-être que vous Oui, enfin c'est pas le gouvernement tout seul. Je pense qu'il y avait vétérina syndicat et la FNSEA était partie prenante aussi en fait de cette décision de stratégie de stratégie nationale. Il y a des agriculteurs notamment via des syndicats qui n'ont n'étaient pas d'accord avec le choix de ces stratégies et qui ont exprimé ce ce désaccord assez naturellement.

Après, savoir qui a raison, est-ce que c'est la coordination rurale et la Confédération paysane euh qui ont dit qui disait en fait à partir des premiers cas de Dermatos qui disaient "Nous, on veut une on veut la vaccination pour 100 % euh des bêtes, ce qui entre parenthèses à un certain coup hein plutôt que il y a 18 millions de voilà, il y a 18 millions de vaches." Donc bon, bah ça fait beaucoup de ça fait beaucoup de vaccin, ça c'est évident mais c'est ce qu'ils demandaient, ce n'est pas ce qu'ils ont obtenu. Voilà, il y a un débat savoir s'ils ont raison ou pas.

C'est c'est un peu un peu compliqué. En tout cas, ils font ce qu'ils peuvent. Enfin, je je suis certain que à la fois Annie Jean Var Brégon, tout le monde de la FNSEA, la coordination rurale et la confédération paysane, tout le monde essaie de faire son maximum pour qu'il y ait un minimum de bêtes qui meurent pour que les les paysans et les agriculteurs soient le moins impactés possible par cette par cette crise dramatique.

D'ailleurs, Sébastien Lecornul, le premier ministre, reçoit ce vendredi les syndicats euh voilà ce ce vendredi matin, il reçoit les syndicats agricoles avec d'ailleurs une union assez originale entre la Confédération paysane plutôt à gauche, coordination rurale plutôt soutenue par le Rassemblement national contre cette stratégie sanitaire. Oui, c'est un atelage assez étonnant d'un point de vue syndical, mais on voit aussi que Est-ce que c'est un atelage populiste qui va à l'encontre des décisions scientifiques qui sont prises ? Oui, dans le sens où effectivement il y a un collectif sanitaire qui est assez unanime sur le fait que la stratégie qui a été adoptée et qui a été adopté dans d'autres pays aussi fonctionne plutôt bien.

D'ailleurs, ce qui est assez amusant entre guillemets, c'est que c'est les premiers cas de DNC on les a sont apparus cet été en savoir et ça a été on n' pas eu de remou particulier. On entendait ça là des éleveurs exprimer la difficulté de d'abattre leurs troupeaux. Mais euh c'est une région qui en terme d'élevage, il y a beaucoup d'élevages, ils sont très solidaires, les choses ont été bien expliquées, ça s'est plutôt bien passé et la maladie a été contenue.

Là, c'est vrai qu'on est arrivé, elle est arrivée malheureusement dans une région qui d'un point de vue syndical est beaucoup plus remuante, qui cumule beaucoup de difficultés en terme de agricole, hein. Il y a de la sécheresse, il y a ils sont très exposés au changement climatique. Il y a la crise de la viticulture.

Donc ça explique pourquoi pourquoi ça s'est enflammé tout d'un coup. C'est vrai que je pense qu'il y a un jeu syndical aussi assez fort entre d'un côté la FNSEA et de l'autre côté la enfin la confédération paysane et la coordination rurale. On savait que cette semaine serait très agité d'un point de vue social notamment avec le Mercosour et probablement que les deux autres syndicats ont voulu occuper un peu le terrain notamment avec la DNC en amont de du Mercour.

Donc je pense que ça explique aussi cette configuration syndicale un peu particulière. Alain Cruger pour pour conclure. Non, je moi ce qui me frappe quand même c'est cette détresse des paysans.

Le fait de là c'est pas fin. Ouai. Non, mais oui, c'est c'est tellement c'est veut dire la relation que euh les éleveurs dans les les dans les petits élevages euh ont avec euh avec leur bêtes, c'est une relation familiale intime.

Euh voir disparaître son son troupeau, c'est c'est une déchirure terrible. Euh mais en même temps, c'était c'était eux qui donnaient les meilleurs lait, qui faisaient les meilleurs fromages. Enfin, voyez, enfin, il y a tout ce lien.

Alors, c'est vrai que quand ça s'est passé en Savoie euh cet été, euh ça s'est entre guillemets pas trop mal passé que les que de nouvelles bêtes reviennent aujourd'hui dans les étables. Euh mais moi je je je pense que il faut être quand même conscient de de cette douleur, de cette déchirure, quel que soit le conflit euh politique euh qui est qui est qui est extrêmement fort. On a eu exactement la même stratégie sanitaire lors de la grippe avière qui touche les volailles.

Pour le coup, on était on abattait aussi totalement tous les tous les élevages qui étaient touchés. Et c'est vrai que là, on voit la spécificité du rapport dans l'élevage beau vin. C'est-à-dire que autant des volaill on s'en fout.

Je sais pas si on s'en fout mais en tout cas on peut on peut en faire revenir. Voilà, dans un mois plus tard, on peut reremplir son son élevage. C'est vrai que sur l'élevage beau vin, c'est souvent des troupeaux qu'on a parfois depuis 15 ans 20 ans.

Donc il y a cette cet attachement particulier à l'animal. Merci à tous les trois pour ces échanges autour de nos agriculteurs en détresse. On va finir par une note positive et toujours sur les animaux avec cette histoire du jour qui nous emmène en Sénémarne près de Couomier.

L'histoire de Maurice, un sanglier qui était menacé d'euthanasie et qui a finalement été sauvé grâce à la mobilisation de l'influenceur Jérême Star et de Stéphane Lamar. Stéphane Lamar un jour tombe sur ce sanglier sur le bord de la route et le retrouve au même endroit le lendemain et le surlendemain. Il comprend que c'est un sanglier qui a été domestiqué et il souhaite alors le récupérer pour éviter qu'il ne périsse dans la forêt.

Mais la loi interdit la détention d'animaux sauvages domestiques. Alors après une bataille juridique médiatique et grâce à l'influenceur Jéremme Star et bien Maurice le sanglier a été accueilli dans accueilli dans la propriété de plusieurs hectares d'un vétérinaire qui avait les autorisations pour l'accueillir. Et aujourd'hui et bien Maurice le sanglier coule des jours heureux auprès d'une laie.

Donc voilà comme le président américain grassit une dinde à Noël et bien Coulomier a gracié un sanglier euh pour les fêtes. Voilà pour cette histoire. Il y en a beaucoup trop des sangliers trop font des dégâts.

Ils font beaucoup de dégâts et on ferait mieux de de faire. Merci merci à tous les trois d'avoir participé à cette dernière émission de l'année. Olivier des troy pour Olivia des troya pardon pour le Figaro.

Pablo Piervien pour la revue regard et puis Alain Cruger avec votre livre que je présente une nouvelle fois. On ne parle pas la bouche pleine. Oui, c'est un très beau cadeau hein.

Je je leur cadeau sous le sapin la gastronomie vue par le prisme culturel. Merci à tous les trois. C'était la dernière émission Bonjour chez vous de l'année.

Toutes les équipes de Public Sénat vous souhaitent de très belles fêtes de fin d'année et on se retrouve en janvier en début d'année 2026. Très bonne suite des programmes sur Public Sénor. [musique]