Peut-on choisir nos immigrés ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et l'Europe qui durcit sa politique migratoire. La réforme est entrée en vigueur 20 Vendredi, elle met notamment en place une procédure de filtrage des migrants aux frontières extérieures de l'Union européenne. Et ce même jour, la Cour des comptes a rendu un rapport.
Elle se penchait sur la répartition des migrants sur notre territoire instauré notamment en 2023 avec des sas régionaux. On va revenir sur ces questions. L'immigration qui, à n'en pas douter, sera au cœur de la politique présidentielle.
Alors peut-on choisir nos immigrés ? L'immigration est-elle une chance pour la France ? On va en débattre avec Françoise Degoy.
Bonjour Françoise. Bonjour. Il est en porto.
Ça c'est venu sur l'espace. C'est ça, je suis partie. Hésitorialiste politique Olivier Facourt, bonjour.
Merci d'être avec nous sénateurs LR de l'Oise et puis Diane Fogelman, merci également d'être là chargée de plaidoyer sur les migrations pour Amnesty International. sur les migrations pour Amnesty International. Alors je le disais, vendredi une grande réforme est entrée en vigueur, elle modifie la gestion des demandes d entrée en vigueur, elle modifie la gestion des demandes d d'asile au sein de l'Union européenne avec une procédure de filtrage des migrants qui arrivent aux frontières extérieures de l'UE.
Des demandes d'asile qui sont traitées à la frontière si elles sont peu susceptibles d'aboutir. Ce système européen inédit était nécessaire c'est ce que dit la commission européenne est-ce que ce durcissement de la politique migratoire est une bonne chose olivier pacot moi j'y suis favorable parce qu'effectivement on peut pas nier qu'aujourd'hui l'immigration incontrôlée, je rajoute bien cet adjectif qualificatif, pose des problèmes et pas seulement en France. D'ailleurs c'est une décision européenne et pas française qui traduit effectivement une difficulté des sociétés européennes à intégrer un nombre trop important d'immigrés donc moi je me félicite de la transformation de de la directive retour en un règlement retour qui permette effectivement de faciliter le retour des immigrés en situation irrégulière.
Il faut quand même bien le préciser. Après, la vraie problématique, à mon avis, c'est d'insister sur l'aide au développement des pays émetteurs d'immigrés. c'est d'insister sur l'aide au développement des pays émetteurs d'immigrés.
C'est de mettre aussi en évidence que l'immigration incontrôlée est en fait le fruit d'une...
Comment dirais-je ? De quelque chose de très malsain qui fait vivre des passeurs, des réseaux de passeurs, et il faut lutter contre ça. Donc à travers cette directive devenue donc règlement retour, il ne s'agit pas d'être sans cœur, bien au contraire, il ne s'agit pas d'être sans cœur, bien au contraire, personne n'a de monopole du cœur ou de la personne n'a de monopole du cœur ou de la charité.
Mais pour pouvoir bien accueillir, eh bien il faut être en condition et aujourd'hui les états européens ne le sont plus vraiment parce qu'il y a eu trop d'immigrés qui sont On peut prendre le cas de la France, on est le mieux placé pour en parler, mais il n'y a pas qu'en France cette problématique. mais il n'y a pas qu'en France cette problématique. Donc moi je suis favorable à ce durcissement des règles et à la facilitation de l'expulsion des les immigrés qui sont en situation irrégulière. – Diane Fugelman, l'Union européenne n'est plus en capacité d'accueillir autant d'immigration qu'elle a pu le faire par le passé ? d'accueillir autant d'immigration qu'elle a pu le faire par le passé ? – Alors premièrement dire que l'immigration c'est un terme qui n'a pas beaucoup de sens en tant que C'est très déshumanisant de parler d'immigration au sens large.
De qui parle-t-on ? Est-ce qu'on parle des personnes qui demandent l'asile ? Est-ce qu'on parle des personnes qui l'ont obtenue et qui sont réfugiées ?
Est-ce qu'on parle des personnes qui ont des titres de séjour et qui sont déjà sur le territoire français Vous parlez du règlement retour, celui-ci devrait être adopté la semaine prochaine. Vous posiez la question sur le pacte européen Asile et Migration. Le pacte européen Asile et Migration, lui, il intervient dans le cadre de la demande d'asile, donc en amont de la procédure.
Le règlement retour, lui, a vocation à faciliter effectivement les expulsions de toute personne membres. Et là, il s'agit de toute personne, aussi bien des personnes qui seraient déboutées du droit d'asile que des personnes qui se trouveraient en situation irrégulière sur le territoire. Je veux ici dire que des personnes en situation irrégulière peuvent l'être, notamment à cause des défaillances de l'État et donc se retrouvent en situation régulière notamment à cause des défaillances de l'État et donc se retrouvent en situation régulière alors qu'elles n'auraient jamais dû l'être. alors qu'elles n'auraient jamais dû l'être.
C'est par exemple le cas des personnes qui sont actuellement en attente de renouvellement de leur titre de séjour et qui, en raison des dysfonctionnements et des retards pris par la procédure administrative, tout à fait, et des retards pris par la procédure administrative, tout à fait, se retrouvent en situation irrégulière. se retrouvent en situation irrégulière. Et ces personnes, à partir de la semaine prochaine, au moment de l'adoption du règlement retour, qui est donc un autre texte complémentaire au moment de l'adoption du règlement retour, qui est donc un autre texte complémentaire effectivement au pacte effectivement au pacte européen à l'immigration, ces personnes pourraient se retrouver expulsées du jour au lendemain à des milliers de kilomètres de expulsées du jour au lendemain à des milliers de kilomètres de la France potentiellement. la France potentiellement.
On va voir comment la France va le mettre en œuvre, bien sûr. Mais en tout cas, on voit qu'il y a des restrictions qui sont prises envers les les personnes étrangères, les personnes en exil, les personnes qui sont en immigration depuis plus de dix ans. Et donc c'est en réalité plutôt des restrictions qui sont mises en œuvre par les politiques depuis des années. – Je pense que le règlement Il me retourne...
Oui, excusez-moi, mais il ne concerne dans l'esprit des législateurs européens et du Conseil de l'Union, il ne concerne pas ceux qui sont déjà dans l'Union et qui doivent faire renouveler leur titre. – Il concerne toute personne en situation irrégulière. – Oui, c'est vrai, mais ce n'est pas pour ça qu'il a été fait. – Excusez-moi, je voudrais vraiment intervenir là-dessus.
D'abord parce que j'entends, je suis assez d'accord avec Diane sur l'idée de la déshumanisation des migrants et immigrants, ce discours dans le débat politique, ce terme est tout à fait insupportable parce que je pense en plus que l'immigration… que je pense en plus que l'immigration… – Mais quel terme ? Immigration ? – Écoutez, vraiment, honnêtement, je vais vous dire.
J'entends tout ce que vous ne dites pas, mon cher ami, sénateur, « Tout ce que je ne dis pas mise en œuvre sereine, respectueuse des droits humains des personnes concernées, alors que le pacte avec lequel il est pensé en complément n'est déjà pas appliqué d'une manière qui permette, encore une fois, cette protection. Donc on nous parle toujours de restriction mais on n'a même pas lorsqu'on adopte des textes au niveau européen la décence de les appliquer avec préparation avec une garantie suffisante pour les droits fondamentaux pourtant la commission européenne y inviter aussi pour vous dire que, encore une fois, nous on documente, on sait la réalité des migrations et des personnes étrangères. Ce qu'elles vivent aujourd'hui en France c'est la précarité.
Et ça c'est des choses qu'il faut absolument remettre au centre du débat. Olivier Bacot, vous n'avez pas parlé de submersion migratoire, mais on va écouter Pete Etzeck, le secrétaire d'État américain à la Défense. C'était en Normandie.
On était pour les commémorations du débarquement il y a une dizaine de jours. Lui, il va beaucoup plus loin sur cette question malheureusement aujourd'hui différentes plages européennes sont prises d'assaut par diverses idéologies dangereuses « Sur les plages d'Espagne, d'Italie, de Grèce et de Bulgarie, des bateaux et des hommes débarquent. Quand les capitales européennes réagiront -elles face à cette invasion ?
Ou bien est-il déjà trop tard ? J'espère que non, et je ne le crois pas. Est-ce que vous auriez aussi non inclué Olivier Paco ?
Ben disons que moi je ne vais pas faire de l'ingérence dans la politique états-unienne. Donc, voilà, je pense que...
Lui, il en fait dans la politique européenne. Oui, donc ce n'est pas forcément ce qui me semble le plus pertinent. Maintenant, ce qu'il me gêne dans le discours de mes interlocutrices, c'est qu'il y a quand même une notion de bien et de mal.
En gros, ce qui...
Alors, c'est tous les États européens, visiblement, aujourd'hui, qui sont maudits par vous, parce qu'ils ont une politique...
Ils veulent avoir une politique un petit peu plus stricte. S'ils ont évolué...
L'Espagne n'est pas encore, c'est pareil. C'est vrai. L'Espagne n'est pas encore.
Mais s'ils ont évolué, c'est uniquement parce qu'ils se rendent compte qu'aujourd'hui, leur société en général sont soumises à des problématiques qu'elles ont du mal à accepter alors vous me parlez des problématiques économiques en disant voilà on a besoin d'ouvriers agricoles etc on est dans un pays où il ya quand même un nombre de chômeurs qui est non négligeable et si donc à chaque fois que certains postes ne sont pas pourvus il faut automatiquement aller chercher un immigré c'est une problématique c'est pas comme ça que ça marche pas du tout je sais très bien que ça ne fonctionne pas comme ça mais Mais c'est comme ça que vous résolvez le problème en disant l'immigration est une chance parce qu'elle nous permet de combler des manques en matière de natalité et en matière de travail. Bien sûr, mais je vais aller plus loin. Mais non, vous n'irez pas plus loin ?
Mais ce n'est pas possible, de l'écouter. Moi, j'ai parlé d'une minute, elle a parlé quatre minutes. Mais allez-y, on ne les fait pas.
Est-ce qu'il faut une immigration choisie en fonction des besoins du marché du travail et en fonction de la natalité ? Ah mais moi, je l'assume tout à fait. Je suis favorable aux quotas, je suis favorable à l'immigration choisie, et je me répète, l'immigration incontrôlée n'est pas une chance pour la France ni l'Europe, et je pense même que c'est un danger.
Parce Et là, voilà, je vais rompre effectivement le petit non-dit. C'est qu'il y a un problème d'intégration de la part de populations qui n'ont pas forcément la même façon de vivre, la même culture. Et dans certains endroits, c'est très difficile de faire cohabiter des gens qui ont des...
C'est-à-dire que l'assimilation est plus possible aujourd'hui ? Mais bien sûr ! Et le nier, et le nier, c'est se voiler la face.
Je n'utilise pas le mot voile au hasard. Oui, oui, bien sûr. Évidemment, c'est l'islam.
Mais bien sûr. Mais est-ce que l'assimilation est encore possible aujourd'hui ? L'assimilation est encore...
Moi, je pense que de toute façon, nous sommes dans une...
Alors, assimilation, je pense qu'encore une fois, c'est le discours. Donc, je suis ravi qu'à la fin, notre ami le sénateur dise les choses telles que vous les pensez au Au fond, en gros, tout va bien, les immigrés c'est très bien, sauf en gros les musulmans. Je vous le redis, il n'y a pas de submersion de l'immigration sauvage.
J'entends les chiffres délirants donnés par Bruno Retailleau, des centaines de millions. Des centaines de millions ? Non, écoutez, oui, je lisais ça dans une interview il y a quelques jours.
Il faut vraiment, soyons précis, bien sûr que l'immigration illégale est un problème, mais qu'est-ce qu'on entend par immigration illégale ? Est-ce que l'immigration illégale, c'est les gens qui vont se faire crever sur des bateaux en Méditerranée parce que, parce que, et je vais vous faire la chose telle que moi je la ressens, parce que quand vous êtes dans un pays comme la Syrie ou quand vous êtes dans un pays comme la Libye, eh bien vous avez le choix entre être violé, prendre des coups de fusil, etc. Eh bien vous prenez vos mômes sous le bras et puis vous prenez un bateau pour aller chercher une vie meilleure.
Est-ce que c'est ça dont vous parlez Est-ce que ces gens-là sont un danger ? Non, mais c'est une caricature. Mais ce n'est pas une caricature.
Vous nous faites passer ceux qui ont le malheur de ne pas être dans la même philosophie que vous pour des gens sans cœur. C'est proprement scandaleux et ce n'est pas comme C'est pas du tout ce que je vous dis. Moi, je fais pas du béni-oui-ouisme.
Je sais très bien qu'il y a un problème d'immigration. Oui, mais le chiffre, si vous voulez, des gens qui sont dans l'illégalité, encore une fois, il faut séparer le bon grain de l livre et pourquoi vous êtes dans l'illégalité ? Est-ce que vous fuyez un régime politique ?
Est-ce que vous fuyez des exactions ? Est-ce que vous êtes là pour islamiser la France parce que vous êtes un prêcheur radical ? C'est des choses tout à fait différent de vous ?
Est-ce que la politique d'assimilation marche encore ou est-ce qu'il faut aujourd'hui une immigration choisie pour permettre une meilleure intégration ? Premièrement, ce terme, nous, on le récuse et je ne l'utiliserai pas ici. Deuxièmement, vous parlez de philosophie et... – Quelle termes ? – Immigration choisie. – Moi, je parlerai de droit. – Immigration choisie ou assimilation ? – Assimilation est un terme que nous, on utilisera premièrement.
Deuxièmement, pour redire que toute votre discussion est intéressante, parce que vous êtes sur le terrain, vous l'avez dit, de la Je vais vous répondre sur le terrain du droit. Le droit, aujourd'hui, est-ce qu'on a documenté, nous, à Neste International ? Vous êtes sur le terrain du droit, mais vous refusez certains mots.
C'est quand même très amusant. Les personnes qui sont en France depuis parfois 20, 30 ans, et qui sont des personnes qui travaillent en France, qui ont un travail, qui ont un logement, qui sont là, je le répète, depuis 20, 30 ans, et qui sont avec des titres de séjour précaires dans des secteurs où il y a des besoins de recrutement. Et vous parliez des besoins de recrutement.
Il se trouve qu'avec la loi Darmanin, donc de janvier 2024, il y a eu cette facilitation pour les personnes dans des secteurs dits en tension pour obtenir un titre de séjour. Pourquoi ? Parce que dans ces secteurs, il y a des besoins de recrutement.
Donc vous le savez très bien, c'est pas parce qu'il y a des personnes qui sont au chômage que les personnes étrangères, si vous voulez, il n'y a pas de lien de cause à effet sur ce que vous avez dit un peu plus tôt. Et en l'occurrence, on sait qu'on a besoin de recrutement dans des secteurs essentiels. C'est quoi ?
C'est le BTP, c'est l'hôtellerie, c'est la restauration, c'est personne là. Et nous, on l'a documenté dans ce rapport. Je vous invite à lire.
Il s'appelle « À la merci d'un papier ». On note que des personnes sont intégrées en France, comme je le redis, puisqu'elles ont un emploi, elles parlent français, elles ont un logement et et pourtant, la manière dont les politiques migratoires ont été construites ces dernières années l'empêchent de pouvoir se maintenir, de pouvoir être stade, de pouvoir être pérenne sur le territoire. Est-ce que c'est ça, le modèle que l'on souhaite ?
Pourtant, ce sont des personnes qui sont intégrées de fait. Par ailleurs, sur le règlement retour, je vous le dis, il est susceptible de cibler toute personne en situation irrégulière sur le territoire. À ce moment-là, je vous pose la question, quelles sont les garanties que l'on peut offrir à ces personnes qui sont victimes de défaillances administratives, qu'elles ne seraient pas expulsées suite à l'adoption, à la mise en œuvre du règlement retour en France ?
Je vous pose la question. Moi, je fais confiance à l'administration pour faire preuve de discernement. Point à la ligne.
C'est intéressant ce que vous dites. On ne confond pas l'immigré qui arrive d'un fait qui est celui qui est là depuis 15 ans, qui était intégré, qui avait une fiche de travail et qui a eu une problématique d'un traitement trop long dans le renouvellement de son type de séjour. Ce n'est pas la même chose.
Juste pour vous dire qu'une situation irrégulière, ce n'est pas un crime. Être en situation irrégulière, ce n'est pas un – Je suis d'accord. – Alors, être en situation irrégulière, c'est être en situation irrégulière et ne pas être en accord avec la loi de la République. – Non mais qui parlez-vous ? – Écoutez les braves gens de l'histoire, on connaît tout ça, tout ça c'est de la simplification, c'est pas le sujet, vous pouvez être en situation irrégulière.
Moi j'ai connu des étudiants par exemple qui allaient rue Miolis à l'époque, c'était ça, ils étaient en doctorat et ils allaient patienter pendant des jours et des heures, ils Ils étaient des jours et des jours et ils étaient brillantissimes et ils étaient en retard. Ils avaient des décalages parfois de 3 mois sur le titre de séjour. Ce ne sont pas eux qui sont concernés.
C'est-à-dire, – Le problème, si vous voulez, monsieur le sénateur, c'est qu'à chaque fois que je vous donne une catégorie, vous savez très bien qu'à chaque fois que vous donnez une catégorie. Quand on arrive à la fin, on se rend compte que cette immigration dont vous parlez finalement, qui est au cœur des discours de l'extrême droite. Excusez-moi, moi je fais de la politique, alors c'est pas le cas d'Amnesty.
Moi, je suis éditorialiste...
Ils font que de la politique ! Moi, je suis éditorialiste politique. J'en j'ai un regard politique. arrivez et quand vous séparez le bon grain livré à la fin à la fin vous vous rendez compte que le discours est totalement fantasmé parce que quand vous avez vous enlevez le migrant que le discours est totalement fantasmé parce que quand vous avez vous enlevez le migrant qui est là et en situation régulière l'étudiant qui est là depuis des années et qui est là et en situation régulière l'étudiant qui est là depuis des années et parce qu'il y a un bug terrible et Patrick Veil dans son excellent ouvrage qui vient de sortir je vous le recommande qui s'appelle ouvrage qui vient de sortir je vous le recommande qui s'appelle De l'immigration Patrick Veil raconte en fait la défaillance De l'immigration Patrick Veil raconte en fait la défaillance de la machine administrative française c'est de la machine administrative française c'est
Olivier Paccaud